12/11/2021
MEMOIRE EN REPONSE A L'AVIS DE LA
MRAE
EARL TY LEZ
M. JOSSE Gwénaël LA VILLE MORVAN 22210 COETLOGON
: 06.33.66.38.74 Site : LA VILLE MORVAN
22210 COETLOGON
Ce document à pour objet de répondre à l'avis de la MRAE du 29/10/2021.
Les points évoqués dans ce document le seront en fonction des éléments abordés par la MRAE dans l'ordre de lecture.
1 - Augmentation des effectifs demandés :
La prise en compte des poulets "léger export" dans le dossier a été fait pour sécuriser le nombre d'emplacement maximum autorisé.
Dans la réalité, comme indiqué dans le dossier à la page 39 et 40, il y aura 66555 poulets standard dans les 2 poulaillers soit 26550 poulets ou emplacements de plus soit une augmentation bien inférieure à celle citée à la page 4 du rapport.
De plus, le nombre d'emplacement utilisé se fait en fonction de :
- La production mise en place (poulet léger, poulet standard, dinde, …..)
- Le chargement au m2 souhaitable ou autorisé (42 kg de poids vif pour les poulets en fin d'engraissement).
Ce dernier est calculé en fonction de la production car le poids à l'abattage des animaux est différent suivant les productions en allant de 1,88 kg pour le poulet standard à 11,14 kg pour la dinde médium.
Tableau récapitulatif de la durée d'élevage et poids à l'abattage suivant le type de production (reprise tableau page 13 et 39 du dossier)
Types de volailles Nombre de jours d’élevage
Poids à l’abattage (en kg)
Densité au m2
Nombre de bandes par an
Dindes médium (mixte) 124 11.14 7,45 2.5
Dindes NA (mixte) environ 124 11.5 4,8 2.5
Poulets standards 40 1.882 22,95 6.5
Poulets légers 37 1.405 29 7
Poulets NA 40 1.850/1.900 15,81 6.5
2 – Emission d'ammoniac sur le site (complément page 9 du rapport) Avant projet : 2,61 tonnes par an
Après projet : 2,5 tonnes par an
Le compostage réalisé par la société DORAVEN ne libérera pas d'ammoniac car celui est réalisé sous atmosphère contrôlée avec traitement.
Pour rappel, pour un élevage identique mais avec stockage du fumier aux champs et épandage sur les terres agricoles, la production d'ammoniac est estimée à 7,11 tonnes par an soit 64 % de plus (référence annexe "BRS et GEREP" du dossier).
S'il y a une baisse de la production d'ammoniac après projet, cela vient du fait de la mise en place d'une ventilation dynamique qui améliore le confort des animaux mais aussi l'assèchement de la litière et diminue ainsi la fermentation de la litière (moins de dégagement d'ammoniac).
3 – Trafic routier :
Il est normal que celui-ci évolue mais il se fera surtout en fonction de la production mise en place. Plus la durée d'élevage est courte et plus le trafic routier augmente.
4 – Production d'éléments fertilisants avant et après projet avec différentes hypothèses après projet :
Ci-dessous un tableau récapitulatif de production d'éléments fertilisants (en tenant compte des données techniques ci-dessus et des normes CORPEN)
situation production Production N (kg par an) Production P2O5 (kg par an)
Avant projet 2,5 lots de dindes (P3) et 6,5 lots de poulets standard (P4)
10950 kg (page32) 8169 kg (page 32)
Après projet 1 lot de dindes (P3 et P4) et 4 lots de poulets (P3 et P4)
12575 kg (page 89) 8963 kg (page 89)
Ou 6,5 lots de poulets
standard (P3 et P4)
12113 kg 6405 kg
Ou 2,5 lots de dindes
médium (P3 et P4)
12801 kg 12423 kg
Ou 7 lots de poulets légers
(P3 et P4)
12363 kg 5298 kg
En fonction des éléments ci-dessus et des différentes hypothèses, l'augmentation de la production d'azote entre avant et après projet est de l'ordre de 12% et de 9 % pour le phosphore, ce qui est relativement faible. Par ailleurs, les différentes hypothèses montre que la production d'azote et phosphore est inférieure à celle retenue (voir légèrement supérieure) dans le dossier.
5 – Consommation en eau :
L'augmentation de la consommation en eau (abreuvement plus lavage des bâtiments : page 78) est de l'ordre de 2366 m3 avant projet et de 2750 m3 après projet de rénovation soit une augmentation de 384 m3 par an. Celle-ci est faible et est due à la modification de la rotation du type de volailles dans les bâtiments. De plus, cette consommation pourrait être moins importante si les durées de vide sanitaire sont augmentées.
6 – Retombées atmosphérique azotées :
Comme indiqué précédemment, celles-ci sont inférieures à l'état initial du site de 0,11 tonne par an du fait de l'équipement en ventilation dynamique du bâtiment P3 et inférieures à un mode de conduite en standard avec stockage du fumier aux champs et épandage sur les terres agricoles (annexe BERS et GEREP du dossier). Pour les autres paramètres (NO3, particules totales, particules fines), les valeurs sont similaires.
Tableau des émissions d'ammoniac, NO3 et particules fines avant et après projet : Avant projet :
Après projet :
Comparaison élevage standard :
7 – Consommation de gaz :
Celle-ci est indiquée à la page 148 (avant et après projet) et se situe dans la moyenne basse des références de l'ITAVI.
kg/an kg/an kg/an kg/an kg/an
Batiment 2 616 Stockage ‐ Epandage (sur terres en propre) ‐ Epandage (sur autres terres dans le cadre du plan d'épandage) ‐ Epandage (exportation d'effluents normalisés) 4 470 Parcours ‐
Emissions totales (à l'exclusion des émissions des
effluents normalisés exportés) 2 616 80 ‐ 2 520 1 739
Valeur seuil de déclaration des Emissions Polluantes (arrêté du 31
janvier 2008) 10 000 10 000 100 000 100 000 50 000 Ammoniac
(NH3)
Particules fines (PM10) Protoxyde d’azote
(N2O)
Méthane (CH4)
Particules totales (TSP)
kg/an kg/an kg/an kg/an kg/an
Batiment 2 551 Stockage ‐ Epandage (sur terres en propre) ‐ Epandage (sur autres terres dans le cadre du plan d'épandage) ‐ Epandage (exportation d'effluents normalisés) 4 428 Parcours ‐
Emissions totales (à l'exclusion des émissions des
effluents normalisés exportés) 2 551 78 ‐ 2 566 1 746
Valeur seuil de déclaration des Emissions Polluantes (arrêté du 31
janvier 2008) 10 000 10 000 100 000 100 000 50 000 Ammoniac
(NH3)
Particules fines (PM10) Protoxyde d’azote
(N2O)
Méthane (CH4)
Particules totales (TSP)
kg/an kg/an kg/an kg/an kg/an
Batiment 2 844 Stockage 2 865 Epandage (sur terres en propre) 1 319
Parcours ‐
Emissions totales (à l'exclusion des émissions des
effluents normalisés exportés) 7 028 341 1 321 2 520 1 739 Ammoniac
(NH3)
Protoxyde d’azote (N2O)
Méthane (CH4)
Particules totales (TSP)
Particules fines (PM10)
8 – Consommation de fuel :
La consommation est très aléatoire car en fonction des pannes électriques et de la compensation de production par la mise en route du groupe électrogène. Cela peut aller de 0 litre par an à 1000 litres par an pour 5 jours sans approvisionnement d'électricité du réseau.
9 – Incohérence entre l'augmentation des effectifs volailles, consommation d'aliment, production azote et phosphore :
Voir haut de page 40 du dossier et indications précédentes.
10 – Elevage et voisinage :
Le site d'élevage n'a fait l'objet d'aucune plainte ou remarque du voisinage depuis sa mise en place à l'origine et depuis la construction du bâtiment P4.
11 – Gestion des eaux pluviales :
Celle-ci est identique avant et après projet sur une surface imperméable de 3000 m2 (page 79 du dossier). La quantité de rejet à l'année est faible (2250 m3 par an) soit une moyenne de 187 m3 par mois qui sont rejetés dans le fossé et vers un milieu naturel enherbé.
Par comparaison, le rejet d'eau pluviale d'une grande surface imperméabilisée de 10 000 m2 est de l'ordre de 7500 m3 par an dans la même zone, ce rejet étant réalisé dans le réseau des eaux pluviales de la collectivité donc s'ajoutant aux autres eaux pluviales collectées provenant des autres zones imperméabilisées.
12 – Solutions alternatives :
- Production d'aliment sur place :
A ce jour, ce n'est pas envisagé pour ce type de production car la mise en place d'une fabrique d'aliment serait trop onéreuse et remettrait en cause la pérennité économique de l'activité.
De plus, l'approvisionnement en matières premières de qualité (céréales, tourteaux, …) serait compliqué car la région n'a pas vocation pour ce type de production en quantité suffisante.
- Diffusion de l'ammoniac et retombées azotées :
Cf éléments précédents concernant la quantité émises par rapport à l'existant et un élevage standard (production bien inférieure).
De plus, pour limiter encore plus les émissions, il pourrait être envisagé le piégeage des poussières en pignons de bâtiment à la sortie des turbines (de l'ordre de 25 à 30 % de baisse), mais cet investissement est onéreux et sera éventuellement envisagée quand la situation économique sera plus favorable.
- Devenir du compost :
Celui-ci est épandu sur des terres agricoles dans le secteur céréalier qui peut être en manque de matière organique dans le sol.
Conclusion :
L'impact du projet de rénovation sur le milieu naturel et voisinage avec augmentation des emplacements sera faible voir nul car il s'agit d'un site existant ou il n'est pas prévu de nouvelle construction d'élevage et ou la totalité des déjections produites est exportée vers une station de compostage disposant de tous les agréments.
Fait à COETLOGON le 17/11/2021 M. JOSSE Gwénaël