PARLONS É LECTRONIQUE
ABC DE L ’ OSCILLOGRAPHE
Par Roger DAMAN , Ing é
nieur£ . S . £
,rectangle d
’
inscription en un quadrilatère oblique AB’
D’
C (voir fig.
4)...
qui n’est
pas un trapèze.
En effet,
par définition un trapèze est un quadrilatère qui présente
deux côtés parallèles.
La cause de la distorsion ?
Les spécialistes ne sont pas d
’
accord là-
dessus
.
Ils ont recherché des explications fortsavantes ,
mais pas toujours très con -
vaincantes
.
Quant à nous,
nousavons
toujours proposé l’explication suivante quia
l’avantage
d’être
simple :La disposition générale des plaques de déviation est représentée ( fig
.
5).
On doit considérer que les plaques de déviation font partie du système optique du tube à rayons cathodiques.
Les plaques HIet
VI demeurent toujoursau mêmepotentiel que l’anode puisqu’une connexion directe les relient.
Quand
on
applique une différence de potentiel alternative d’une valeur de crête de100 Y,
le potentiel de la plaque VIreste
fixe par rapport àceluide la cathode, mais celui de la plaque Y2 subit des variations de±
100 V.
Cela veut dire qu’il passe de+
800+
100—
soit 900 V à+
800—
100soit 700 V
.
• Dans le premier
cas ,
les électrons re-
çoivent une accélération supplémentaire
, et
Notredernierarticle a traitéde la déviationdans TosciNographe
.
Nous avons reconnuqu’on pouvait considérer l
’
appareil commeun voltmètre d
’
une nature particulière, mais qui donnetionnelleàune déviation strictementlatension appliquée.
propor-
Nous avons aussi constaté que c’était un
instrument relativement peu sensible puisque
,
pour obtenir une déviation visible du « spot », il faut appliquer une tension supérieure à 10V entreles plaques de déviation
.
Si nous voulons l
’
utiliser pour observer la forme de tensions detrès faible amplitude,il faudra faire appelaux bonsofficesd’unampli-
ficateur
.
C’
est une question que nous exami-
nerons par la suite
.
Quand on applique une tension alternative entre les plaques de déviation
,
on voit appa-
raître une ligne verticale
.
Celle-
ci est propor-
tionnelle à la tension appliquée
.
Maisde quelletension s
’
agit-
il ? TENSION EFFICACE ? TEN-
SION DE CRÊTE? TENSION DE CRÊTE A CRÊTE? Nous avons débrouillé tout cela dansnotredernierarticle
.
Il nous faut maintenant préciser quelques particularitésdela déviation
.
ELONGATION
TEMPS
FIG.2
La sensibilité de déviation n' étant pas la même pour les deux sens
,
une sinusoïdeest
dé formée comme l'indique lafigure
.
FIG
.
2.
ELONGATION
B
'
-B Distorsion d
’
amplitudeou « trapézoïdale ».
D
’
après la formule simple qui permetde calculer la déviation dans unoscillographe,
le déplacement du « spot »
sur
l’écran est exactementproportionnelleà la tension ap-
pliquée
.
Faisons donc
,
à cesujet, une
expérience.
Les plaques de déviation
sont
connectées comme nous l’indiquonssur
la figure 1.
i --I-D
i
-
D'
ELONGATION
FIG.3
B' FIG
.
3. —
La figure d'inscription devraitêtre le rectangle ABCD
.
Elle devient AB'D'C qui
...
à première vue, semble être untrapèze
.
D'où lenomdistorsiontrapézoïdale.
Une des plaques verticales
et
une des plaques horizontalessont
reliéesentre elleset
en même temps à la masse,
c'est-
à-
dire au pôle positif de la sourcede hautetension.
Les tensions de déviationsont appliquées entre chacune des plaques de déviation
et
lamasse.
Appliquons, par exemple
,
40 Y dans un sens tel quela plaque de déviation Y2 soit positive.
Onobtiendraalorsla déviationOO’.
Inversonscette tension
,
c’est-à-dire relions,
cettefois,
le pôlenégatif dela tension à V2.
Nous obtiendrons alors la déviation OO”
.
On peut facilement
constater ,
figure1,
que OO” estnettement
plus long que OO’.
S’il s’agissait d’une tension alternative
,
et si celle-
ciétait étaléedansle temps par des moyens quenous
exposerons plus loin,
on aurait obtenu l’apparence représentée sur la figure 2.
Notons d’ailleurs que, sur
cette figure,
le phénomènea
été quelque peu exagéré pour le rendre plus visible.
Pourquoi ce type de distorsion est-il dit
« trapézoïdal? » Tout simplement parce que
,
si l’on
part d’un balayage régu-
lier ( fig
.
3) s’inscrivant normalement dans un rectangleABCD, on suppose quela dis-
torsion en question transforme la figure d’inscription en un trapèze AB’ D’ G
. ..
Mais cette supposition est
tout
à fait gratuite.
La distorsion se manifestant dans les deux sens,
transforme,
en réalité,
leA B
TH\ l
l I
\ I
\ I
\ TEMPS
V\
\
\
D
—
JIC\FIG.4
FIG
.
4. —
En réalité les choses ne se passent pas comme sur la figure 3;le rec-
tangle ABCD devient le quatrilatère oblique AB' C' D
. . .
qui n'est pas un trapèze.
V H
1
H2 DERNIERE
ANODE V 2
s — rTS
FIG
.
1. —
a) Le branchement le pluscourant
des plaquesde déviationest
conforme à la disposition a.
b) Si l'on applique
entre
les plaques VI et V2 la même tension continue on observe que le spot passe de O,en O' par un sens de branchement et de O' en O”
pour l'autre sens.
Mais 00' n'est pas égal à OO".
Il ya distorsion
.
+800 V
»
1FIG.5
FIG
.
5. —
Schéma général de branche-
ment d'un système de déviation simple
.
(1) Voirles n08 169et170 deRadio-Plans. 48
dansle second
cas ,
ils subissentun
freinage.
Or
,
la formule qui permet de calculer l'importance dela déviation fait intervenir la tension dtesse.
'accélération,c
'est-
à-dire la vi-
Il en résulte inéluctablement que
,
dans le premier
cas ,
la sensibilitéest
dimi-
nuée
,
alors qu'elle est augmentée dans le second cas.
Et cela se traduit nécessaire-
ment par unedistorsion
.
D'
une
manièreplusg
énérale, on
pourrait montrer que la cause profonde dece
phé-
nomène est le fait qu'
entre
un faisceau d'électrons et un champ électrique se pro-
duisent nécessairement deséchangesd'éner
-
gie
,
même si la force de déviation est,
à l'origine,
perpendiculaire à la trajectoire.
En effet
,
sousl'influence decette
force F { fig.
6) les électrons acquièrent une vitesse transversaleVt , ce
qui correspond à une1 *
certaineénergiecinétique-mYt
.
La vitesse,le long de la trajectoire ou Vr peut être considérée comme résultant de la composi
-
tion de la vitesse initiale V0 avec Vt
.
Ilest
bien évident que Vr croit à mesureque les électrons pénètrent
davantageentre
les deux plaques.. .
Attaquesymétrique des plaques de déviation
.
On peut éviter totalementl'inconvénient de la distorsion dite « trapézoïdale » en attaquant symétriquement les plaques de déviation
.
Le montage de principe est indiquésur
la figure 7.
Le potentiel moyen, c
'est-
à-
dire celui de l'anode,
est fixé par l'intermédiaire de deux résistances égales RI et R2.
La valeur deces résistancespeut être choisie très grande,
de manière
àne
pas produire d'amortissemententre
les deux bornes d'entr
ée.
Dans ces conditions
,
ilest
certain quele potentiel le long de l'axe optique central 00' demeure absolument invariable au cours du fonctionnement.
En effet,
si la tension d'une plaque augmente d'une cer-
taine valeur
,
celle de la plaque symétrique diminue d'une valeurégale.
Ainsi lepoten-
tiel médian est inchangé
.
Ce procédé
est
employé danstous
les oscillographes de grande précision.
Ilcom-
plique évidemment sérieusement la réa
-
lisation de l'appareil
.
Il faut
, en
effet,
que la source du signal appliqué entre les deux bornes B1B2 soit isolée delamasse.
Celaneserait pasle cas d'un amplificateur de schéma
courant,
comme celui qui est représenté figure 8.
Le signal pré
sent au
point S n'est
dispo-
nible qu'entre
ce
pointet
lamasse
et il serait,
par conséquent,
impossible de l'ap-
pliquer
entre
les bornes B1 et B2.
Pour profiter des avantages de l'
attaque
symétrique des plaques de déviation, il faudrait passer par l’intermédiaire d’un transformateur spécial comme celui qui a été représenté en bsur
la figure8.
Mais, avec la plupart des signaux qu'il s'agit d'examiner
,
ce transformateur serait lui-
même une cause dedistorsion.
La solution la meilleure
est
l'emploi d'un
amplificateur dont la sortieest
elle-
même symétrique
comme
celui quiest
représent
é sur la figure 9.
Il est toutefoiscertain que c'
est
une complication aug-
mentant notablement le prix de revient de l'oscillographe
.
CLL ; J 0 u
B2LU 13
O R 2
cc
LU
Z O+H T
>
-
C/5
R1
LU LU B1
OC
OTTH »
Z
LU
O
Fl6.9
FIG
.
9. —
Cet amplificateur symétriqueou
push-
pull permet,
Vattaque symétriquedes plaques de déviation.
9i 92 93
CQTn )
FIG.
10— Il —
SIGNALo FIG.
10.
La distorsion d'amplitudes'ac-
compagne de phénomènes de déconcentration du spot
.
+g
2
:
les qualité
s
que doit présenter cet
ampli-
ficateur
.
*C'est pour
cette
raison que les électro-
niciens
ont
cherché à remédier à la distor-
sion
tout
en utilisant un amplificateur à sortie simple.
Diff érentes
solutionsont
été trouvées à ce problème. .
La meilleure consiste à modifier l'ar
-
chitecture des plaques de déviation pour éviter le mal
.
Les plaques ne sont plus de simples plans.
Ensomme, on
corrigela dis-
torsion
au
moyen d'uneautre
distorsion.
Il
va sans
dire que ces tubes spéciaux doivent être utilisés dans des conditions quisont préciséesparleconstructeur .
Dans ce cas,
on peut considérer quela distorsion d'amplitude est à peu près
supprimée.
Cetavantage se paie généralement d'
une
cer-
taineperte de sensibilité
.
Cadrage et centrage
.
Dans
un
tube à rayons cathodiques par-
fait
,
le « spot » doit être situé aucentre
G de l'écran quand aucune tensionn
'est
ap-
pliqu
éesur
les plaques de déviation.
Pour etre assuré qu'ilen
est bien ainsi,
il suffit demettre
ces plaques encourt -
circuit.
Dans la plupart descas
, on
pourra obser-
ver que le spot
n'
occupe pas le centre de l'écran.
Il se projette,
par exemple,
en x.
Il ne faut pas s'é
tonner
de ce résultat,
car il est bien évident que le moindre défaut decentrage auniveau dusystèmede dévia-
tion se traduit par un é
cart
notable de la déviation,
surtout si la longueur du tube est relativement grande.
L'architecture compliquée ducanon
àélectronset dusys-
t
ème de déviation est établieau moyen de tiges de verre frité,
et,
éventuellement,
d’entretoises de mica
.
On ne peut absolument,pas compter
sur
unerigueur d'assemblage aussi grande que celle qu'on
obtient dans la mécanique depr
écision.
Mais il est relativement facile de corriger les é
carts
au moyen de réglages de cen-
trage
.
En effet,
pour déplacer le spot dans un sens ou dansl’autre
,ilsuffitd'appliquer une diff érence de potentiel dans un sensi * a )
B2
s
O O O
O
—
* BR
1
b )
FIG.8
FIG
.
8. —
Un amplificateur ordinaire,
ou à sortie simple,
comme ena ,
ne permet pas l'attaque symétriquedes plaques de déviation.
Pour que cela soit possible
,
il faudrait utiliser un tansformateur spécial en b...
Enpratique
,
laréalisation dece
transformateur est souvent impossible.
Déconcentration du faisceau
.
En même temps que l'attaque asymé
-
triquedesplaquesde déviation faità appa
-
raître
une
distorsion,
ellese
traduit égale-
ment
par une déconcentration du faisceau.
Si le réglage de finesseestr
églé pour obte-
nir un spot bien concentré dans les
r
égions comme A C, etc. ,
on constate que le tracé s'épaissit dans les régions commeB et
D { fig.
10 à).
Si
,
au contraire,
on cherche à obtenir la finesse la plus grandeen
.B,on constateun
manquede finesse danstoutes
lesautres
régions ( fig.
10 b).
Ce phénomène étant d
û
~à des causes qui ont déjà été expliquées plus haut,
il peut être évitégr
âce aux m êmes
dispositions, c'est-à-dire au moyen d'une attaque sy-
métrique des plaques de déviation
.
Unautre remède
.
Quand on entreprend la construction d'un oscillographe simple
,
il est normal d'hésiter à prévoir un amplificateur symé-
trique
.
On le comprendrasanspeine quand nousaurons
examiné plusloin quelles sont FIG.
6. —
En examinant cette figure,
oncomprend qu'à leur sortie des plaques de déviation les électrons ont une vitesse plus grande qu'à l'
entr
ée.
La vitesse initiale Vo se compose avec la vitesse transversale Vt pour donner la vitesse résultante Vr qui est plus grande que Vo.
9aB2
w y
ï7
Vd+800V
R 1 B
1
FIG
.
7FIG
.
7. —
On peut éviter la distorsion dite « trapézoïdale » en attaquant symétri-
quement les plaques de déviation
.
49
sait
, en
effet,
qu’
unecapacité,
si elle bloque radicalement le courantcontinu,
laissepas-
ser
lecourantalternatif.
On sait que l
’
impédance d’une
capacité estdonnéeparla relation simple:Z
=
1/
Ceoavec :
œ=
6,
28x / .
/
étant
lafréquence.
Dans un tube oscillographique normal
,
commeleDG7-31 dontnous avonsdéjà in-
diqué les
caract
éristiques,
nous constatons que la capacitéentre
les plaques dedéviation est comprise entre 1 et 2 pF.
C’est extrê-
mementfaible
.
Il estfacile de calculerque,
pour une fréquence de 10000 Hz
,
l’impé-
dance d’unecapacité de1 pFestde16Mf2
.. .
cequi esténorme
.
Pour unefréquence de 1MHz
, cette
im-
pédance est
encore
de 160 000 Q, Enfin,
pour 200 MHz correspondant
aux
fré-
quences de la télévision
,
cette impédance est encore de 800 Q.
Si l’on tient comptequ’on travaille toujours à basse impé
-
dance (75Q) quand il s’agit de fréquences aussi élevées
,
on peut considérer que ce dernier chiffreest
encore considérable.
FIG
.
11. —
a) Principe du centrage ou du cadrage.
Le dispositif représent
é en b) permet de faire passer lespot de VI à V2.
Il est bien évident qu
’
en combinant les deux réglages,
ilsera tr
ès facile d’amener trèsexactement
le spot au point centralG.
La résistance RI dont la valeur est très élevée (plusieurs mégohms
,
par exemple) a pour fonction d’éviter de court-
circuiter le système de déviation par le système de cadrage.
Notons
en
passant quece
système de cadrageserait utile,
même
si lesystèmede déviation était parfait.
En effet,
il faut relier l’amplificateuraux
plaques de dévia-
tionaumoyen d’uncondensateur
.
Or,
aucun condensateurne présente uneisolation par-
faite
.
On risque donc d’appliquer une cer-
taine tension aux plaques de déviation
.
Il en résulteune
déviation permanente quele système
de cadrage permet de corriger.
ou dansl’
autre
entreles plaques de dévia-
tion
.
C’
est ce que permettra la disposition indiquée sur la figure 11 b.
Le potentio-
mètre P permet de faire varier la tension depuis une valeur nulle
,
correspondant à la position du curseur au centredu poten-
tiomètre
,
jusqu’
à une certaine valeur posi-
tive dans un sens
,
négative dans l’
autre.
Ainsi
,
le spot étant normalement en X quand les plaques sont en court-
circuit,
lamanœ
uvre
du potentiomètre PV permettra de faire passerlespot deVI à Y2.
Un sys-
tè
me
semblable prévu sur les plaquesdon-
nant
la déviation verticale permettra de fairepasser le spot deVI àV2;et un
sys-
tè
me
semblable prévu sur les plaques donnant la déviation verticale,
permettra de déplacer le « spot » de H2 à H1.
Le courant d'équilibre
.
D’après ce quiprécède
, on
pourrait faci-
lement conclure que l’impédance d’entré
e
en courant continu est infiniment grande.
En effet
,
les deux plaques de déviationsont
parfaitement isolées l’une par rapport à l’autre
et un condensateurest
unarr
êt absolu pour le courant continu...
Toutefois
,
ne nous hâtons pas trop*de conclure.
Sinous
insérons
un micro-
ampè-
remètre sensible en série
avec
une plaque.de déviation
nous
constaterons le passage d’unecertaine intensité decourant
continu quand le tubeest en fonctionnement...
Or, s’
ily apassage
d’uncourant
continu,
c’est que la résistance en courant continu n’
est pas infiniment grande...
La conclusion est inévitable.
CHARGE IMPOSÉE PAR LES PLAQUES DE DÉVIATION
D
’
où vientce
courant ? Ilpeutavoir deux origines.
Lapremière ,
c’est que les plaques de déviation captent aupassage ,
quelques électrons qui proviennent du faisceauca -
thodique direct
.
Ces électonssont
extrême-
ment
peu nombreux,
sauf au cas où le faisceau vient directement heurter une des plaques,
parce quela tension de déviationest
trop élevée.
L’autre composante de
cette
intensité àune
sensibilité de 20000 û par volt.
Il beaucoup près la plus importantea une
est bien certain qu’un voltmètre
sera d’
au-
origine toute différente .
Il s’agit des élec-
tant
mieux que sa résistance sera plus tronfc secondaires arrachés
à l’écran sous
élevée pour mesurer une tension donnée
, l’impact des éléments primaires.
CetteEn effet
, un
voltmètre
est,
enr
éalité,
un émission secondaire,
nous l’avons
montré instrument quidériveunecertaine intensité, au début decette
série d’
articles,
est néces-
La perturbation qu’il introduira dansuncir
-
saire pourassurer
le fonctionnement du cuitet ,
parcons
équent,
leserreurs
demesure
tube,dont il
sera
la causeseront
d’autant
plus réduites que l’
intensité dérivéesera
plus faibleproquement .
Remarquonson pourrait,
en passantmontrer,
que rqu’unéci-
ampè
rem
ètre est
un instrument qui con-
sommedes volts
,
de lamêmemanière qu’
un voltmètre
consomme des ampères ...
Pour résumer ce qui précède
,
on peut direquela qualitéd’unvoltmètre se mesure àsa
résistance,
oud’une
manièreplusgéné-
raleà sonimpédance
.
La question que nous devonsnous
poser à propos de l’
oscillo- graphe utilisécommevoltmètreest
donc la suivante : quelleest
Vimpédance équiva-
lente ?
Ion mesurer un volt
cette
résistance doit avoir une valeur x telle que:[1
=
xx
50x
10"®Le voltmètre
.
Nous avons
montr
é plus haut qu’unos -
cillographe pouvait ê
tre
considérécomme un
voltmètre .
En effet,
la déviation du« spot » est proportionnelle à la tension appliquéeentreles deux plaques
.
Un voltmètreà cadre
est
constituécomme
l’
indique la figure12.
Il comporteun
gal-
vanomè
tre
à cadre mobile (du moins,
c’est lecas
des voltmètres
de qualité) qui dévie d’un
angle proportionnel à Yintensité decourant
qui letraverse .
En sérieest mont
ée uner
ésistance.
L
’
appareilest
d’autant plus sensible que le galvanomètre fournitune
plus grande déviation pour une plus faible insensité de courant.
Les appareils modernes de bonne qualité donnent la totalité de leur dévia-
tionpour une intensité de
courant
de50 pAou
50x
10-® A.
Il
est
facile de calculer la résistance R qui doit être placée ens
érie.
Sinous vo
ù-
c
’est -
à-
dire:J50
x
10-«x
=
11,—
50x
10rrr-e=
20 000ÜOn dira de
ce
voltmètre
qu’
il présente
Ilfaut bien
,
en effet,
que le circuit de la cathodese
referme d’une manièreou d’uneautre .
Lacathodeémet un certain nombre d’électrons par secondeet
il faut obliga-
toirementqu’elleretrouve
ce
mêmenombre d’
électrons.
Le circuit ne peut pas ê
tre
ouvert,
car,
dansce
cas ,
ilyaurait accumulation d’élec-
trons quelque part
,
ce qui impliquerait la constitution d’un potentiomètre négatifconstamment
croissant. ..
Si
ce
phénom
ène se
produisaitsur
l’
écran ,
celui
-
ci,
prenant une charge négative, re -
pousserait de plus
en
plus les électrons.
Le faisceau électronique ne tarderait pas à être
«refoulé »vers
l’arrièreet
iln’
yaurait pas de spot.
En réalité
,
des expériences précises per-
mettent d’établir que le potentiel d
’
écran
se fixetr
ès rapidement à une valeurtr
ès
peu différente
de celle del’anode.
La diffé-
rence est , en
pratique,
de quelques volts.
§0
?
0O
Po
Impédance d'entrée
.
Les deux plaques de déviation se com
-
portent
a
prioricommeles deuxarmatures d’un condensateur.
Quandnous
branche-
rons une
source
decourant
alternatif entre deux plaques de déviation,
il en résultera doncune
certaine intensité decourant.
Ono
—
< Rss >
O OF1G
.
12FIG
.
12. —
[ Principe du voltmètre
à cadre.
50
www.retronik.fr
n'
est
d'autre ressource
que d'augmenter la vitesse desélectrons,
c’est -
à-
dire, en
pra-
tique
,
la tension d'acc
élération.
Malheureusement
,
dans un tube oscillo-
graphique
,
c'est-
à-
dire utilisant la déviation électrostatique,
la sensibilitéest strictement proportionnelle à la tension d'accélération.
Doubler la tension d'
acc
élérationc'est divi-
ser par deux la sensibilité
.
Or, nous
avonsdéjà
eu
l'occasion d'observer qu'un tube à rayons cathodiques n'était pasun
instru-
ment particulièrement sensible
.
Cette perte de sensibilité vient évidem
-
ment du fait que
,
dans un tube oscillogra-
phique
,
l'acc
élération des électrons précède leur déviation.
Ne serait
-
il pas possible d'acc
élérer les électrons après avoir dévié le faisceau ?C'
est ,
en effet,
parfaitement possible—
et la réponse à la question précédente
est
pratiquement donnée par les tubes dits à« post
- acc
élération ».
Dans ces tubes
,
le faisceauest
accéléré une première
fois modérément dansle ca-
acc
élérateur
viennent passer par ce même point.
On montrerait quelessurfaces équi-
potentielles qui produisent le champ soient des sphè
res
admettant Ccomme centre .
Il est évident que l'intersection de
ces
sphèresavec
le cône deverre
du tube à rayons cathodiques correspond à des cir-
conférences
.
On peut donc réaliserundispositif comme celui qui a été représenté sur la figure16
.
Si les tensions sont judicieusement répar
-
ties le long du potentiomè
tre ,
iln
'y auraaucune
modification de sensibilité.
Lesan -
neaux
peuvent être réaliséen
graphite ouau
moyend'unrev
êtement
métallique.
Pourque le résultat soit parfait
,
il faudrait un nombre d'anneaux
infiniment grand.
Enpratique on
r
éduit le nombre desanneaux
à 2...
parfois même àun
seul.
Ler
ésultat n’est
alors pas parfaitet
l'on constate que la post-
accélération se traduitparunemodi-
fication de la sensibilité du tube
.
FIG. 13
. —
Comment fonctionne le tubeà rayons cathodiques
.
Le potentiel d'écran s'équilibre automatiquement à une valeur telle que le nombre d'électrons primaires soitexactement
égal au nombre d' électrons secon-
daires perdus dans le même temps
.
Ce potentiel d
’
équilibrese
maintient auto-
matiquement par le jeu des électrons pri
-
maires et secondaires
.
Quandcet
équilibre est réalisé—
ce qui se produit dans les premières microsecondes du fonctionne-
ment
,
l'écran reçoitautant
d'électrons pri-
maires qu'il perd d'électrons secondaires ( fig
.
13).
Les électrons secondaires diffusent en sens inverse des électrons primaireset
sont captés par les premières électrodes• positives qu'ilsrencontrent
en chemin.
Ces électrodes sont précisément
les plaques de déviation.
On peut d’ailleurs facilementvé-
rifierque
,
si la dispositionest
cellequenousFIG.
—
Principe des tubes à forte accélé-
ration
.
ü -
c
non à électrons
.
Après
quoi,
il est dévié,
comme dans un tube normal
.
Ensuite,
après leur sortie des plaques de déviation
,
lesélectrons soumis à l'action d'électrodes spéciales
,
subissent une nouvelleacc
éléra-
tion
.
i*FIG.14
FIG. 14.
—
Schéma équivalent de l'impé-
dance offerte par les plaques de déviation
.
Tout cela correspond à la disposition schématiquereprésentéesur
lafigure15.
avons
représent
ée sur la figure 13 n,
l'in-
tensité d'équilibre
est
beaucoup plus im-
portante pour les plaques H1H2 quepour les plaques VI V2
.
De
tout
cela,
on peut conclure qu'il serait faux de considérer que les plaques de déviation présententtout
simplement une réactance de capacité.
Il faut ajouter à celaune
résistance purement ohmique.
Sibien qu'en définitive
,
leschéma équivalent doit comporter les deux éléments.
On peut donc le représenter commenous
l'avons
faitsur
la figure 14.
La valeur de R
sera
beaucoup plus im-
portante pourles plaques VI V2
.
C'est
donc entre ces plaques quesera
appliquée la tension quenous
voulonssoumettre
à l'ap-
pareil
.
Lesdeux plaquesH1et H2 serviront au balayage,
ainsi quenous
l'examinerons parla suite.
Et,
danscecas,
il n'y a aucun inconvénient si l'impédance équivalenteest
plus faible.
Forme du champ post
-
accélérateur.
Après déviation
,
la direction du fais-
ceau est
CD, en
l'absence de champ post-
acc
élérateur.
Sinous
voulons que la dévia-
tion demeure la même aprè
s
l’opération,
il faut évidemment que la force exercée par la tension de post-
accélération soit di-
rigée précisé
ment
selon CD.
Si la déviationétait CD' ou CD" il faudrait de la même maniè
re
que les forces de post- acc
éléra -
tions'exercent selon CD'et CD"
.
Si l'on considèreque la déviation s'effec
-
tue à partir d’un
centre
de déviation C ; il fautqueles lignesde forces du champ post-
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Tubes à forte accélération
.
Labrillance du«spot»
sur
l’
écran
dépend de deux facteurs:a
J
Intensité du faisceau.
b ) Vitesse des électrons
.
On peut augmenter l’intensité du fais
-
ceau
en réduisant la tension négative appli-
qué
e
au cylindre de Wehnelt,
ou grille).
Mais en mê
me
temps qu'on augmente le nombre d'électrons,
on diminue la finesse du « spot ».
Ilest
impossible qu'ilen
soitautrement .
En
cons
équence,
pourobtenirsur
l'écran un
tracé à lafoistrès finet tr
èsbrillant,
ilb
Ri
Ra R 3 R4••
H
I I-
1 +É C O L E P R A T I Q U E D ' É L E C T R O N I Q U E R a d i o - T é l é v i s i o n
I I
,
R u e d u Q u a t r e-
S e p t e m b r e P A R I S (2)TENSIONDE POSTACCELERATION
FIG
.
16FIG. 16
. —
Disposition théorique des élec-
trodes de forte accélération
.
En pratique,
le nombre des anneaux conducteurs est réduit à 1ou 2.
51