Réalisé par Agosse Rodolphe MOTI Page 0
REPUBLIQUE DU BENIN
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
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UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI
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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
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DEPARTEMENT DE GENIE BIOMEDICAL
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Option : Maintenance Biomédicale et Hospitalière
Pour l’obtention du
DIPLOME DE LICENCE PROFESSIONNELLE
Réalisé Par : Rodolphe Agosse MOTI
Sous la direction de :
Superviseur : Dr Daton MEDENOU
Maître-Assistant des Universités du CAMES
Tuteur :
Mr Simplice ADJIBODOU Responsable de la division
Maintenance du CHD-A
3ème Promotion
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DEDICACE
Je dédie ce document à Dieu tout puissant, celui sans qui cette œuvre serait vaine, à toi mon cher père Gabriel MOTI et ma chère mère Kossiwa VIGNON, Pour votre grand amour, pour tous les sacrifices consentis pour assurer mon voyage et mon éducation et pour tous les moyens que vous avez mis à ma disposition pour la réussite de ma vie. Papa, maman que DIEU tout puissant vous accorde la longévité afin que vous puissiez récolter en moi le fruit de vos sacrifices.
à toi mon cousin Ghislain AMEGNITO, pour tout ton soutien et aide manifestés à mon égard durant les périodes de cette formation.
à vous Mme Paula DENON pour tous vos conseils et soutiens moraux, vos efforts ont porté leurs fruits…
à toi mon frère jumeau Alban MOTI, pour tes prières et soutiens.
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REMERCIEMENT
De tout cœur, je remercie ceux qui depuis le début de mes études ont pris une part active dans ma vie et qui n’ont ménagé aucun effort pour me soutenir dans tous les domaines et à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la rédaction de ce rapport.
Je dis particulièrement merci :
au Professeur Félicien AVLESSI, Directeur de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi et au Professeur Clément BONOU, Directeur Adjoint de l’EPAC qui donnent tout pour que notre école atteigne ses objectifs ;
au Docteur Latif FAGBEMI, le Chef du département de génie biomédical de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi pour nous avoir permis de suivre notre formation dans les conditions adéquates ;
au Docteur Daton MEDENOU, mon maître de mémoire pour sa disponibilité et son assistance malgré ses multiples occupations ;
à Monsieur Simplice ADJIBODOU, le responsable de la division Maintenance du Centre Hospitalier Départemental de l’ATACORA, mon tuteur de stage pour son assistance, sa générosité, et son attitude de transmettre librement ses connaissances et savoir-faire ;
à tous les professeurs de l’EPAC qui ont contribué à note formation ;
à Monsieur Wilfried d’ALMEIDA pour son assistance ;
à tout le personnel du Centre Hospitalier Départemental de l’ATACORA ;
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à la famille WOWO pour son accueil ;
à Maelle HOUETO et Emmanuel TAVI pour la fraternité partagée ;
à tous mes camarades de la troisième promotion de MBH. Ce fut trois courtes années mais bien plaisantes et fraternelles.
à Daniel AZIADOME, en souvenir de nos années d’étude.
à toute la communauté de l’Eglise Baptiste du Plein Evangile du BENIN, pour ses prières et soutiens.
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LISTE DES ABREVIATIONS ET SIGLES
AFNOR Association Française de Normalisation C/DME Chef Division Maintenance et Entretien C/SAAE Chef Service des Affaires Administratives et
Economiques
C/SAF Chef Service des Affaires Financières
CHD – A Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora CMC Commission Médicale Consultative
CODIR Comité de Direction CP Conseil Pédagogique
CPer Conseil de Perfectionnement
CPU Collège Polytechnique Universitaire
CUPPE Centre Universitaire de Promotion des Petites Entreprises DGAP Division Gestion Administrative et du Personnel
DGMS Division Gestion des Malades et Statistique DHH Division Hygiène Hospitalière
Div. Division
DM Dispositif Médical
DROB Division Recouvrement et Opération Bancaire ECG Electrocardiogramme
EPAC Ecole Polytechnique d’Abomey Calavi GBH Génie de Biologie Humaine
GBM Génie Bio Médical
GC Génie Civil
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GE Génie Electrique
Gen Génie de l'Environnement
GIMR Génie d’Imagerie Médicale et de Radiobiologie GIT Génie Informatique et Télécommunication GME Génie Mécanique et Energétique
GTA Génie de Technologie Alimentaire LCD Ecrans à Cristaux Liquides
MA Machinisme Agricole
MBH Maintenance Biomédicale et Hospitalière PC Personnal Computer
PSA Production et Santé Animales PZT Titano-Zirconate de Plomb
S.T.M Service Technique de Maintenance SA Secrétariat Administratif
SAAE Service des Affaires Administratives et Economiques SAF Service des Affaires Financières
SBEE Société Béninoise d’Energie Electrique SCSI Small Computer System Interface Sect. Secteur
SOLTHIS Solidarité Thérapeutique et Initiatives contre le Sida SP Secrétariat Particulier
STE Science et Technique de l’Eau UAC Université d’Abomey-Calavi
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TABLE DES MATIERES
1. HISTORIQUE DE L’EPAC ... 4
2. ORGANIGRAMME DE L’EPAC ... 5
3. MISSIONS DE L’EPAC ... 5
4. LE DEPARTEMENT GENIE BIOMEDICAL ... 7
1. SITUATION GEOGRAPHIQUE ... 8
2. HISTORIQUE, MISSIONS ET FONCTIONNEMENT DU CHD- A ... 8
3. ORGANIGRAMME DU CENTRE HOSPITALIER DEPARTEMENTAL DE L’ATACORA ... 9
4. LES SERVICES DU CENTRE HOSPITALIER DEPARTEMENTAL DE L’ATACORA 10 5. DESCRIPTION DE LA DIVISION MAINTENANCE ... 11
a. Définition : ... 11
b. Objectifs de la maintenance : ... 11
c. Buts de la maintenance préventive: ... Erreur ! Signet non défini. d. Personnel du service technique de maintenance du CHD Atacora ... 12
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e. Organisation du service technique de maintenance ... 13
f. Sous-traitance ... 13
1. TRAVAUX DE MAINTENANCE PREVENTIVE ... 16
2. TRAVAUX DE MAINTENANCE CORRECTIVE ... 16
1. REMARQUES ... 22
2. SUGGESTIONS ... 23
INTRODUCTION ... 26
1. DEFINITION DU SON ET DES ULTRASONS. ... 27
2. GENERATION DES ULTRASONS. ... 29
a. Piézoélectricité ... 29
b. Caractéristiques de l’émission acoustique ... 30
3. PROPAGATION DES ULTRASONS... 31
a. Notion d’impédance acoustique ... 31
b. Phénomènes observés aux interfaces ... 32
4. LES ORGANES POUVANT ÊTRE EXPLORES EN ECHOGRAPHIE ET SON RÔLE SUR CES ORGANES ... 33
1. DEFINITION DE L'APPAREIL ... 35
2. VUE D'AVANT ET DE COTE. ... 36
3. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT ... 36
4. SCHEMA SYNOPTIQUE ... 38
5. DECOMPOSITION EN GROUPE FONCTIONNEL ... 40
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a. Le Pupitre de commande. ... 40
b. La sonde ... 40
c. Le Moniteur ... 42
d. Stockage ... 43
e. Le Module PC ... 44
f. L’alimentation ... 45
INTRODUCTION ... 46
1. RECEPTION DE L’ECHOGRAPHE ... 46
2. INSTALLATION DE L’ECHOGRAPHE ... 47
a. Avant La Livraison ... 47
b. Lors De L'installation De L'échographe ... 47
c. Après L'installation De L'Echographe ... 48
d. Procédure De La Maintenance Périodique de l’échographe ... 49
e. Contrôle De L'Echographe Au Quotidien... 50
3. LE PROTOCOLE DE MAINTENANCE ... 51
a. Protocole de maintenance préventive au quotidien ... 51
b. Protocole mensuel de maintenance préventive ... 52
c. Protocole de maintenance corrective ... 54
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LISTE DES FIGURES
FIGURE 1: ORGANIGRAMME DE L'EPAC ... 5
FIGURE 2 : DIAGRAMME DES SONS ... 27
FIGURE 3: CARACTERISTIQUE DE L'ONDE ULTRASONORE, EVOLUTION DES VARIABLES ACOUSTIQUES EN FONCTION DU TEMPS ... 28
FIGURE 4: LARGEUR DE LA BANDE PASSANTE ... 31
FIGURE 5 : SCHEMA ANNOTE DE L'ECHOGRAPHE ... 36
FIGURE 6 : SCHEMA SYNOPTIQUE DE L'ECHOGRAPHE ... 39
FIGURE 7 : SCHEMA ANNOTE DE LA SONDE D'UN ECHOGRAPHE ... 42
FIGURE 8 : SCHEMA DE L'ECRAN PLAT ... 43
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LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU 1: les organes pouvant etre explores en echographie et son role sur ces
organes ...33
TABLEAU 2: Décomposition en groupes fonctionnels du pupitre de commande .40 TABLEAU 3: Décomposition en éléments fonctionnels du module pc ...45
TABLEAU 4: Décomposition fonctionnelle du bloc d’alimentation ...45
TABLEAU 5: Procédure de la maintenance périodique de l’échographe ...49
TABLEAU 6 : Protocole journalier de maintenance préventive ...51
TABLEAU 7 : Tableau de protocole mensuel de maintenance preventive ...52
TABLEAU 8: Fiche de protocole de maintenance corrective ...54
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RESUME
La formation de technicien en Maintenance biomédicale reçue à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi nous a permis d’acquérir des connaissances et des savoir-faire en matière d’acquisition, d’installation, de maintenance préventive et de maintenance corrective des équipements biomédicaux. Le stage effectué au Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora dont le rapport ici présenté, nous a permis de faire valoir ces savoir-faire et de mieux appréhender ce secteur important de l’hôpital.
Nous avons au cours de ce stage fait une étude particulière et proposé un protocole de maintenance sur l’échographe ALOKA ust-9124 du centre dont le suivi nous a semblé être pris à la légère. C’est un équipement qui, à partir des ultrasons qu’il génère, permet d’explorer le corps humain et participant ainsi en grande partie au diagnostic.
MOTS CLES : Maintenance biomédicale, Equipement Biomédical, stage, échographe, ultrasons.
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ABSTRACT
Technician training in biomedical Maintenance received at “Ecole Polytechnique d'Abomey-Calavi” has enabled us to acquire knowledge and skills regarding acquisition, installation, preventive maintenance and corrective maintenance of biomedical equipment. The internship at the Departmental Hospital of Atacora which report is presented here, allowed us to present these know-how and to better apprehend this important sector of the hospital.
We have during this internship made a particular study and proposed a protocol for maintenance on the ultrasound scanner of the center which monitoring, for us, is seemed taken lightly: the ultrasound scanner ALOKA ust-9124. It is an equipment which, from ultrasound that it generates, enable to explore the human body and participate thus in large part to the diagnosis.
KEY WORDS: Biomedical Maintenance, Biomedical equipment, internship, scanner, ultrasound.
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INTRODUCTION
Comme l’audit, une procédure de contrôle de la comptabilité et de la gestion d'une entreprise ou comme la visite technique, une procédure de contrôle périodique de l’état des engins roulants, la maintenance est une procédure de remise en état et de prévision sur l’état de fonctionnement des équipements. Le biomédical dépendant largement de nos jours de ces équipements, il s’avère indispensable d’accorder une grande importance à leur bon fonctionnement afin de garantir la sécurité et l’efficacité du travail rendu.
L’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) étant consciente de cet enjeu, a créé une filière dénommée la Maintenance Biomédicale et Hospitalière (MBH) au sein de son Département de Génie Biomédical (GBM) afin de former des étudiants aptes à relever ce défi important qu’est d’assurer la maintenance tant préventive que corrective des équipements biomédicaux. Cette formation prévoit dans son programme au-delà des travaux pratiques et des deux stages à la fin des deux premières années, un stage professionnel de trois mois afin de permettre à ses étudiants non seulement de mettre en pratique les connaissances acquises, et de vivre la réalité du terrain, mais aussi d’identifier un problème éminent de maintenance et d’y apporter une approche de solution.
Nous avons effectué dans ce but, pendant la période du 12 Mai au 14 Août 2014, un stage professionnel au Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora. Durant cette période, nous avons effectué des travaux de maintenance dans plusieurs services du centre. Ces prestations ont été d’ordres préventifs et/ou correctifs.
La maintenance biomédicale est une fonction qui a un objectif plus accentué sur le préventif que sur le correctif, le premier ayant pour but de réduire au considérablement l’action du dernier. Ainsi avons-nous porté une étude particulière sur l’échographe ALOKA UST-9124 du service imagerie médical du
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centre, un équipement de diagnostic dont la présence et le fonctionnement sont capitaux et inéluctables de nos jours pour un centre hospitalier de la taille du centre hospitalier départemental de l’Atacora. Après une description du cadre de notre formation et celle du cadre de notre stage, nous reviendrons sur cette étude de l’échographe.
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PREMIERE PARTIE
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1. HISTORIQUE DE L’EPAC
L’Ecole Polytechnique d’Abomey Calavi, en abrégé EPAC était à l’origine le Collège Polytechnique Universitaire (CPU). Fruit de la coopération bénino- canadienne, il avait ouvert ses portes à ses premiers étudiants en février 1977. Situé dans l’enceinte de l’Université Nationale du Bénin ; le CPU était un établissement public de formation scientifique et technique supérieure orientée vers la professionnalisation. En tant que tel, il était un maillon important du système éducatif béninois. Le CPU formait aussi bien des étudiants nationaux que les étrangers.
Comme on peut s’en douter le CPU, à un moment donné de son évolution, était devenu une institution prête à générer dans un avenir proche, des ingénieurs de conception ; ce qui d’ailleurs était une nécessité à partir du moment où, d’année en année, les besoins en formation d’ingénieurs devenaient de plus en plus pressants, obligeant ainsi les autorités académiques à l’ouverture du second cycle.
Le 25 février 2005, le Président de la République d’en temps, le Général Mathieu KEREKOU signe le Décret (N°2005-078) portant création, attribution, organisation et fonctionnement de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), «une école supérieure à caractère de grande école » en lieu et place du CPU et dépendant directement de l’Université d’Abomey-Calavi. Un an auparavant, c’est-à-dire depuis la rentrée académique 2003-2004, la première promotion d’étudiants de l’EPAC a dû effectuer sa rentrée en première année préparatoire dans le Secteur Industriel et ce, malgré toutes les difficultés inhérentes à toute entreprise humaine.
Chapitre 1 : Présentation de l’EPAC
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2. ORGANIGRAMME DE L’EPAC
3. MISSIONS DE L’EPAC
L’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi est un établissement universitaire public d’enseignements techniques et professionnels. Elle est dotée de la personnalité
Documentation et audiovisuel
Laboratoire de recherche
Affaires académiques Informatique
Département de génie CEDCPER Maintenance
Unité d’Application Réseau d’Etude Registrariat et scolarité Classes préparatoires Examens Archives Audiovisuel Bibliothèque Achats Magasin central Etude 3e cycle Recherche Transport et Sécurité Bâtiments Services
Options
CONSEIL
D’ ADMINISTRATION
Direction
CODIR
CGE Direction adjointe
SP
Secrétariat particulier Secrétariat
administratif CP
Approvisionnement général Comptabilité CUPPE Etude 3e cycle et recherche Prospective et relation extérieure
Administration et personnel CAP
Figure 1: Organigramme de l'EPAC
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morale et de l’autonomie financière. A ce titre elle est sous l’autorité du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Elle est une entité de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) où elle est logée. De ce fait, elle dépend sur les plans académiques et administratifs du Recteur de l’UAC.
En sa qualité de grande école, l’EPAC a pour missions d’assurer :
- des formations conduisant essentiellement au Diplôme de Technicien Supérieur ; - des formations conduisant essentiellement au diplôme d’Ingénieur de Conception et à la Maîtrise Professionnelle dans les secteurs industriel et biologique ;
- la formation aux Diplômes d’Etudes de Troisième Cycle, conformément aux textes en vigueur à l’Université d’Abomey-Calavi ;
- la recherche scientifique et technique ;
- le perfectionnement et la formation continue du personnel des entreprises privées et de toute structure étatique qui en expriment le besoin.
Ces formations sont rassemblées par secteur englobant des départements d’étude ; ainsi nous avons :
- le secteur biologique, composé des départements de : Génie de Biologie Humaine (GBH)
Génie d’Imagerie Médicale et de Radiobiologie (GIMR) Génie de l'Environnement (Gen)
Production et Santé Animales (PSA) Génie de Technologie Alimentaire (GTA) - Le secteur industriel composé des départements de :
Génie Civil (GC) Génie Electrique (GE)
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Génie Mécanique et Energétique (GME)
Génie Informatique et Télécommunication (GIT) Génie des Procédés Chimiques (GPC)
Génie Bio Médical (GBM).
4. LE DEPARTEMENT GENIE BIOMEDICAL
Le département de Génie Biomédical (GBM) a vu le jour à l’aube de l’année académique 2009-2010 grâce aux efforts du Dr Daton MEDENOU et du feu Docteur S. A. ADEDJOUMA. Il est dirigé actuellement par le Dr Latif FAGBEMI et a pour mission de former des techniciens en Maintenance Biomédicale et Hospitalière (MBH) et des ingénieurs biomédicaux. La formation des techniciens dans le département de GBM est organisée en 6 semestres de 16 semaines dont cinq semestres de cours (trois années académiques). Dans ces trois années les deux premiers semestres sont consacrés aux cours en tronc commun pour les filières de licence professionnelle du secteur industriel de l’EPAC (MBH, STE, MA). Après ces deux semestres, le troisième, quatrième et cinquième semestres offrent une spécialisation en Maintenance Biomédicale et Hospitalière. A la fin du 2ème et du 4ème semestre les étudiants sont envoyés en stages, le 1er pour leur initiation et l’observation des travaux de maintenance dans le milieu hospitalier, le 2ème pour leur participation aux travaux de maintenance. Le dernier semestre est consacré au projet de fin d’études durant lequel, l’étudiant à travers un stage pratique de trois mois, développe un thème d’utilité pratique dans la réalisation de la maintenance biomédicale et hospitalière.
En fin de formation, nous avons suivi notre stage au Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora en abrégé CHD –A, un hôpital à caractère public dans le département de l’Atacora que nous présentons dans le chapitre suivant.
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1. SITUATION GEOGRAPHIQUE
Le Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora est situé à l’entrée Sud de la ville de Natitingou, la plus grande ville du département de l’Atacora. Plus précisément, dans le quartier Ourbouga sur la voie inter-état Bénin-Burkina-Faso, entre l’Ecole Normale Supérieure de Natitingou et la Gendarmerie.
2. HISTORIQUE, MISSIONS ET FONCTIONNEMENT DU CHD- A
Le Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora (CHD-A) est un office sanitaire d’Etat, à caractère social. Il a été créé en 1986, grâce à la coopération belge.
Construit en matériaux démontables, d’où son ancienne appellation « Hôpital modulaire », il a été classé au rang de Centre Hospitalier Départemental en 1990 par décret n° 90-347 du 14 novembre 1990 portant approbation des statuts des Centres Hospitaliers Départementaux et des Formations Sanitaires assimilées.
Placé sous l’autorité du Ministre de la Santé, le CHD-A jouit d’une semi autonomie financière.
Le CHD-A a une mission de service public en matière de santé. Il est le centre de référence des prestations de soins des centres de santé du département de l’Atacora.
Il appartient à l’Espace Hospitalier Universitaire conformément au décret n°2010- 060 du 12 mars 2010 portant attributions, organisation et fonctionnement du Ministère de la Santé. Il a donc pour mission principale la dispensation des soins de qualité de niveau intermédiaire aux malades internes et externes, d’assurer la
Chapitre 2 : Présentation du CHD-A
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formation initiale, post universitaire des cadres supérieurs de la santé et de développer la recherche scientifique en matière de santé.
Le cadre organisationnel du CHD-A est fixé par les dispositions du décret n°90- 347 du 14 novembre 1990 portant approbation des statuts des Centres Hospitaliers Départementaux et des Formations Sanitaires assimilées et ceux de l’arrêté n°903/MS/DC/DSAF/SAG portant son application. [1]
3. ORGANIGRAMME DU CENTRE HOSPITALIER DEPARTEMENTAL DE L’ATACORA
L’organe délibérant du CHD – A est son Conseil d’Administration, qui est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de l’Etablissement et dans la limite de l’objet social.
La gestion du CHD-A est assurée par le Directeur qui dispose à cet effet des pouvoirs définis par le Règlement intérieur. Il met en œuvre les décisions du Conseil d’Administration à qui il rend compte et qui le contrôle. En cas d’absence du Directeur son intérim est assuré par le Chef du Service des Affaires Administratives et Economiques.
Les organes consultatifs du CHD-A sont des commissions spécialisées et consultatives que sont le Comité de Direction (CODIR), la Commission Médicale Consultative (CMC), la Commission d’Hygiène et de Sécurité, et enfin la Cellule du Contrôle de Gestion. Le CODIR est un organe consultatif obligatoire présidé par le Directeur et consulté pour des décisions importantes tel que l’élaboration du budget et de la politique générale du CHD-A, tandis que la CMC est consultée sur les principales affaires concernant notamment les activités de santé, l’organisation, le fonctionnement, la répartition des services médicaux et médicotechniques. La
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CMC examine les questions relatives à l’hygiène, à la salubrité et au fonctionnement médical et technique du CHD-A. La commission d’hygiène et de sécurité est un organe technique de contrôle et de gestion en matière d’hygiène alors que la cellule de contrôle de gestion est un organe technique d’analyse en position staff par rapport au Directeur et lui facilite les prises de décisions.
Figure 2 : Organigramme du CHD-A
4. LES SERVICES DU CENTRE HOSPITALIER DEPARTEMENTAL DE L’ATACORA
Le Centre Hospitalier Départemental dispose de différents services : Des services médicaux :
• La Médecine,
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• La Pédiatrie,
• La Gynéco obstétrique,
• Bloc des urgences
• Service d’ORL
• La chirurgie.
Des Services paramédicaux :
• L’Imagerie Médicale,
• Le laboratoire,
• La pharmacie.
• Unité de diabétologie Des Services Administratifs :
• Le Service des Affaires Financières (SAF),
• Le Service des Affaires Administratives et Économiques (SAAE),
• Le service social.
5. DESCRIPTION DE LA DIVISION MAINTENANCE a. Définition :
L’Association Française de Normalisation (AFNOR) dans la norme NFX 60-010 définit la maintenance comme : l’ensemble des actions permettant de maintenir ou de rétablir un bien dans un état spécifié ou en mesure d’assurer un service déterminé.
b. Objectifs et buts de la maintenance au CHD-A La maintenance a pour objectif de :
Contribuer à assurer la disponibilité du matériel, Contribuer à maintenir la qualité des soins,
Rechercher des coûts optimums (objectifs financiers),
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Respecter les objectifs humains (conditions de travail et de sécurité), Préserver l’environnement.
Et a pour buts de :
Augmenter la durée de vie du matériel,
Diminuer la probabilité de défaillance en service,
Diminuer le temps d’arrêt en cas de panne ou de révision,
Prévenir et aussi prévoir les interventions de maintenances collectives coûteuses,
Permettre de décider la maintenance collective dans de bonnes conditions, Eviter les consommations anormales d’énergies et de lubrifiants,
Améliorer les conditions de travail du personnel utilisateur, Diminuer le budget de maintenance,
Supprimer les causes d’accidents graves,
c. Présentation de la division de maintenance
Situé dans le local du centre SOLTHIS, l’atelier de maintenance occupe une pièce de 15 m2. Il était inexistant jusqu’en octobre 2012. La maintenance était ainsi assurée par des prestataires extérieurs, des techniciens de la Direction Départemental de la Santé ou par l’électricien qui y était. Le service de maintenance biomédicale aidé par son équipe de techniciens d’électricité et de plomberie assure actuellement la maintenance des équipements biomédicaux.
d. Personnel de la division de maintenance du CHD Atacora
Le service technique de maintenance du CHD Atacora est composé de : - Mr Simplice ADJIBODOU, technicien en maintenance hospitalière - Mr Brice ALOZE, technicien en électricité et froid
- Mr Jérémie SAMBIENI, technicien en plomberie sanitaire
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e. Organisation de la division de maintenance
Le bon fonctionnement du Service Technique de Maintenance (S.T.M) est le résultat de la politique de maintenance et de coordination mise en place, de l’efficacité ainsi que de la coopération entre les différents ateliers. Le processus de la prise de décision doit être abordé dans une dimension coopérative.
Pour mener à bien les activités du service de maintenance, tout le personnel de ce service se réunit toutes les semaines, les lundis soirs.
L’ordre du jour porte habituellement sur : - Le Bilan des activités de la semaine passée.
- Les problèmes rencontrés lors de l’exécution des activités.
- les suggestions.
- La programmation des activités de la semaine en cours.
- les divers.
De chaque réunion ressort le planning hebdomadaire de maintenance, qui sera affiché au tableau d’affichage.
f. Sous-traitance
Compte tenu de la complexité de certains équipements, des moyens de diagnostic et de l’indisponibilité des pièces de rechange, des contrats de maintenance sont signés avec des sociétés extérieures agréées pour ces équipements. L’équipe de maintenance assiste à toute opération de la sous-traitance.
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Conclusion
Cette première partie nous a permis de présenter l’Ecole Polytechnique d’Abomey- Calavi où nous avons suivi notre formation de technicien biomédical, de son historique à ses missions en passant par son organigramme. Elle nous a aussi permis de présenter le Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora, le lieu de stage et surtout sa division Maintenance l’atelier de pratique. Quelles sont les activités menées au cours de ce stage, quelles remarques avons-nous faites et quelles suggestions pouvons-nous apporter ? Ceci fera l’objet de la deuxième partie de ce document.
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DEUXIEME PARTIE
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INTRODUCTION
Durant ces trois mois que nous avons fait au Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora, nous avons eu à effectuer des travaux de maintenance tant préventive que corrective. Ces travaux nous ont permis de toucher du doigt les réalités du terrain et de faire des remarques et des suggestions pour l’amélioration des prestations des services du centre.
1. TRAVAUX DE MAINTENANCE PREVENTIVE
La Norme Française (NF) définit la maintenance préventive comme la maintenance exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prescrits et est destinée à réduire la probabilité de défaillance ou la dégradation du fonctionnement d'un bien. Elle a pour objectif de:
• Réduire les interventions d’urgence.
• Éviter les périodes de dysfonctionnement d'avant panne.
• Rendre possible la réparation.
• Augmenter le niveau de sécurité.
Ainsi, nous avons eu à appliquer cette maintenance sur quelques équipements du centre : la baladeuse du service des urgences, l’automate d’hématologie…
2. TRAVAUX DE MAINTENANCE CORRECTIVE
Chapitre 1 : Travaux effectués
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La maintenance corrective désigne l'élimination d'une avarie ou d'une altération dans le fonctionnement d'un élément matériel par sa réparation, sa restauration à l'état antérieur ou son remplacement.
La Norme Européenne la définit comme la Maintenance exécutée après détection d'une panne et destinée à remettre un bien dans un état dans lequel il peut accomplir une fonction requise.
Ce volet de la maintenance a été touché par la plupart de nos travaux de maintenance effectués pendant la période de notre séjour. Ainsi, nous avons eu à remettre en état plusieurs équipements de divers services.
LE SPECTROPHOTOMETRE
• Service : LABORATOIRE
• Description du spectrophotomètre
Un spectrophotomètre est un appareil capable de mesurer l'absorbance A d'une substance colorée en solution pour une longueur d'onde donnée : Il est constitué :
- d’une source de lumière blanche ;
- d’un système dispersif (réseau ou prisme) muni d'une fente capable de sélectionner une lumière monochromatique incidente tombant sur une cuve porte échantillon pouvant contenir :
une substance colorée d’étude S ;
ou une solution de référence E, solution incolore obtenue en privant la solution S de l’espèce colorée.
d’un système optoélectronique permettant de calculer la valeur de A à l’aide de mesures de puissances lumineuses.
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• Panne signalée : l’appareil s’allume mais ne sauvegarde pas les paramètres
• Résultat du diagnostic : après le diagnostic de l’équipement, nous avons constaté que la pile mémoire était faible.
• Actions menées:
Démontage du spectrophotomètre et remplacement de la pile mémoire
Remontage, nettoyage et mise en marche Reprogrammation et essai
• Résultat : le spectrophotomètre s’allume et garde les paramètres antérieurs
LA LAMPE A FENTE
• Service : Ophtalmologie de l’Hôpital de zone
• Description de la lampe à fente
La lampe à fente est un appareil qui permet un examen plus approfondi de certaines structures de l’œil grâce à l’ajout de certaines lentilles ou verres de contact. Il a deux différentes composantes : le microscope qui permet d’observer les structures oculaires à plus fort grossissement, et un système d’illumination très perfectionné qui, en plus d’éclairer, permet de faire des sections des structures transparentes de l’œil. [8]
• Panne signalée : la source lumineuse ne s’allume pas
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• Le diagnostic nous a permis de conclure en la défectuosité de l’ampoule.
• Actions menées :
Commande de l’ampoule à Cotonou, Remplacement de l’ampoule
Nettoyage et essai
• Résultat : l’appareil fonctionne normalement
GENERATEUR D’EAU DE JAVEL de marque SANILEC 6, modèle SEVERN.
• Service : Buanderie
• Description : l’appareil générateur d’eau de javel est constitué de deux grandes parties : une première composée d’un bloc d’alimentation, transformant les 220volts alternatifs en en une forte tension continue.
La deuxième partie est composée des électrodes alimentées par la tension continue permettant l’électrolyse.
• Panne signalée : l’appareil a pris feu
• Le diagnostic nous a permis de voir que la non-étanchéité des cosses a causé un incendie à ses bords.
• Actions menées :
Démontage de l’appareil
Remplacement de la plaque brulée servant de support aux bornes
Remontage Nettoyage
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Essai
• Résultat : l’appareil fonctionne normalement
STERILISATEUR A AIR CHAUD (Marque : HEATING DRYING OVEN, Model : DMG 9053A)
• Service : Laboratoire
• Description : c’est un appareil qui permet de stériliser à air chaud, les ustensiles du laboratoire. Il est constitué des résistances chauffantes disposées dans de la laine de verre et permettant de monter la température du local pour la stérilisation. Un thermostat permet de sélectionner la température de stérilisation désirée.
• Panne : l’Appareil ne s’allume pas.
• Diagnostic : défaut de l’interrupteur de démarrage.
• Actions menées : Démontage ; Branchement direct (sans interrupteur) pour manque de pièce de rechange ; Remontage ; Essai
• Résultat : l’Appareil fonctionne normalement.
Nous avons eu en outre à faire des installations de nouveaux équipements, essentiellement des climatiseurs.
CLIMATISEURS DE MARQUE SHARP ET BECO
• Services : Pédiatrie, Salle de garde de la Médicine, Salle de garde de la Chirurgie, Salle d’accouchement.
• Actions menées :
Rassemblement des différents modules Installation et essai
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DISTRIBUTEUR AUTOMATIQUE DE DETERGENT
• Service : Bureau du directeur
• Actions menées :
Assemblage des différents modules Perçage du mur
Installation et essai
L’outillage utilisé au cours de ses différentes opérations se présente comme suit:
• un multimètre numérique,
• un fer à souder de 25W,
• une pompe à dessouder,
• un jeu de six (06) tournevis long,
• un ciseau d’électricien,
• un coffret de six (06) tournevis de précision,
• un tournevis testeur,
• un jeu de (12) clés mixte,
• une clé à molette,
• une pince coupante,
• une pince à bec,
• une perceuse,
• des gants.
Notre passage dans ce centre nous a permis de faire des remarques et des suggestions que nous présentons dans le chapitre suivant.
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1. REMARQUES
Même si la ville de Natitingou est une ville où il fait beau vivre comme un peu partout dans l’Atacora, le CHD-A reste une structure sanitaire dont l’image de référence reste à revoir. En effet ce centre laisse voir une vétusté apparente de ses infrastructures, avec des bâtiments toujours en matériaux démontables vieux de plus de 28 ans et des espaces trop restreintes pour les services. Outre les mauvaises conditions d’hygiène qui font courir un gros risque tant aux patients qu’au personnel traitant, tous les services sont en manque continuel d’équipements de pointe pour satisfaire une population de plus en plus nombreuse et en besoin.
Le service de maintenance quant à lui, souffre du manque de personnel et tout le travail revient à un nombre réduit d’acteurs faisant face au manque d’outils de travail. Aussi faut-il remarquer le manque de pièces de rechange pour les équipements en besoin. Ceci prolonge le temps de réparation et empiète sur le temps de disponibilité des équipements dans le centre.
Nous avons aussi noté l’absence d’outils informatiques qui permettraient à la division maintenance de gérer le parc d’équipement, suivre les entrées/sorties des pièces, la disponibilité et enregistrer les pannes éventuelles corrigées sur les équipements du centre.
Un autre problème du CHD-A, est l’écart qui existe entre l’atelier de maintenance et les services cliniques. En effet, la situation de l’atelier et les conditions du sol ne permettent pas de transporter un appareil sur des roulettes au besoin, comme le prétendent les normes. Ainsi, tout appareil en panne, risque de voir son état
Chapitre 2 : Remarques et Suggestions
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s’aggraver lors du transport vers l’atelier ou de l’atelier vers le service après réparation.
A tous ces problèmes, viennent s’ajouter l’absence de protocoles de maintenance préventive permettant de mieux suivre les équipements depuis l’achat jusqu’à la mise au rebus et le manque de recyclage du personnel de la maintenance leur permettant de se mettre à niveau face à l’avancée actuelle de la technologie.
2. SUGGESTIONS
Au vu de tout ce qui précède, nous suggérons :
• Aux autorités du Ministère de la Santé ce qui suit :
- Acheter des outils de travail pour la division maintenance - Construire un local pour la division maintenance
- Doter le centre d’appareils de contrôle qualité, de spécificités biomédicales
- Doter le service de maintenance d’outils informatiques
• Aux autorités du Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora ce qui suit : - Former les cliniciens sur l’utilisation des équipements biomédicaux - Mettre des moyens financiers à la disposition du service de
maintenance
- Sensibiliser le personnel sur la nécessité d’entretenir les dispositifs médicaux.
- Etablir des protocoles de maintenance préventive Conclusion
Dans cette deuxième partie, nous avons présenté les travaux effectués lors de ce passage au CHD-A. ils sont essentiellement des travaux de maintenance préventive et de maintenance corrective. En plus, il nous est donné de faire quelques
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remarques auxquelles nous avons apporté quelques suggestions. Mais garantir le bon fonctionnement de l’Echographe nous a semblé encore plus pertinent. Ainsi, nous avons fait sur cet équipement une étude particulière que nous présentons dans la troisième partie à suivre.
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TROISIEME PARTIE
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INTRODUCTION
L’imagerie médicale comme on peut s’en douter, est un secteur très important de la médecine, précisément dans le diagnostic des patients. Elle fournit des images médicales afin d’aider au diagnostic et constitue un élément essentiel à la recherche clinique, l’étude des maladies et la mise au point de nouveaux traitements.
L’objectif étant pour le traitant non seulement de diagnostiquer les maladies, suivre leur évolution, découvrir leur mode de propagation mais aussi mieux les soigner ; l’imagerie en est alors un élément de base et est d’un grand apport. Nous irons même jusqu’à dire qu’elle constitue les yeux du médecin traitant. De ce fait, il ressort aisément qu’un suivi soit accordé à ce secteur de la médecine, d’où tout commence.
L’Echographie est l’une des techniques de l’imagerie médicale permettant de visualiser sur un écran en temps réel ou sur un support papier en temps différé, des structures du corps humain en utilisant des ondes ultrasonores.
Durant la période de notre stage au Centre Hospitalier Départemental de l’Atacora, nous sommes amenés à constater une légèreté dans les procédures de maintenance de l’équipement permettant cette technique : l’Echographe. Ceci constitue un risque et un danger pour la vie de cet équipement dont les attentes sont non seulement importantes mais aussi indispensables surtout pour un centre Hospitalier du rang du CHD-A. Nous avons ainsi choisi de faire l’étude de cet équipement et de proposer un protocole pour sa maintenance.
L’étude de l’Echographe partira de celle de son élément essentiel : les ondes ultrasonores pour arriver à son étude technique. Ainsi, à partir de ses groupes fonctionnels nous proposerons un protocole de maintenance pour le mettre dans de meilleures conditions de fonctionnement.
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1. DEFINITION DU SON ET DES ULTRASONS.
Le son est une vibration de particule dans un milieu donné et qui se déplace par le phénomène d'élasticité de ce dernier. Selon la fréquence du son nous trouvons :
• Les infrasons : F< 20 Hz
• Le son audible : F est du 20Hz - 20 KHz Graves : 20 Hz à 300Hz
Médium : 300Hz à 6 KHz Aiguës : 6KHz à 20 KHz
• Les Ultrasons : 20 KHz < F < 1GHz
• Les hyper sons : F > 1GHz
Figure 3 : Diagramme des sons Source : Rodolphe MOTI, notre stage 2014
Les ondes ultrasonores sont des ondes de pression. Elles induisent une succession de compression et de raréfaction des particules du milieu qu’elles traversent, qui se transmet de proche en proche. Leur propagation nécessite donc un support matériel déformable, contrairement à celle des rayons X qui peut s’effectuer dans le vide.
Chapitre 1 : Rappel sur les Ultrasons
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Elles induisent localement des modifications cycliques de la densité des particules, de la pression et de la température, nommées variables acoustiques, ainsi qu’un déplacement transitoire des particules autour de leur position d’équilibre. On qualifie encore les ondes ultrasonores de vibrations matérielles.
Elles sont, comme toute onde, définies par plusieurs caractéristiques, dont certaines sont liées entre elles, telles que la fréquence, la période, la longueur d’onde, la vitesse de propagation, l’amplitude et l’intensité (fig.3)
Figure 4: Caractéristique de l'onde ultrasonore, évolution des variables acoustiques en fonction du temps [2]
La fréquence (F) correspond au nombre de cycles (alternance de compressions et raréfactions) par seconde ; son unité est le hertz (Hz).
Le terme d’ultrasons vient de ce que la fréquence des ondes ultrasonores est située au-delà de la gamme audible, c’est-à-dire au-delà de 20 000 Hz (20 kHz), ce qui les différencie des sons qui sont également des ondes acoustiques, mais que l’oreille humaine peut percevoir.
La période (ô) correspond à la durée d’un cycle, elle s’exprime en unité de temps. C’est l’inverse de la fréquence.
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La longueur d’onde (ì) est la distance entre deux zones de statut identique par rapport à la propagation de l’onde, ou encore la distance parcourue par l’onde pendant une période.
La vitesse de propagation de l’onde (c) dépend du milieu traversé. Dans les tissus biologiques, elle est de 1 540 m/s en moyenne.
Longueur d’onde (ì), vitesse (c) et période (ô) ou fréquence (F = 1/ô) sont liées par la relation : ì = c.ô soit, ì = c/F [2]. La longueur d’onde est d’autant plus courte que la fréquence est élevée.
L’amplitude correspond au maximum de variation des variables acoustiques (densité ou pression) induites par l’onde par rapport au statut d’équilibre.
L’intensité (égale au carré de l’amplitude) correspond à la puissance transportée par unité de surface et s’exprime en watts par centimètre carré (W/cm2).
L’intensité n’est pas uniforme au sein du faisceau, du fait de sa géométrie caractérisée par un élargissement progressif ; l’intensité est maximale au voisinage du point focal, là où le diamètre, donc la surface du faisceau, est le plus réduit. Elle n’est pas non plus uniforme temporellement car les ondes sont émises de façon discontinue pour la réalisation de l’imagerie, sous forme de pulses de courte durée.
Cela conduit donc à définir des intensités moyennes et des pics d’intensité spatiaux ou temporels.
L’amplitude et l’intensité (égale au carré de l’amplitude) des ondes diminuent progressivement au cours de la traversée des tissus. Cette réduction correspond à l’atténuation et s’exprime en décibels (dB).
2. GENERATION DES ULTRASONS.
a. Piézoélectricité
Les ultrasons sont générés par piézoélectricité, phénomène qui permet la transformation d’une énergie mécanique en énergie électrique, de façon réversible.
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Cette fonction est réalisée par un élément de la sonde ayant des propriétés piézoélectriques ; il s’agit de céramiques PZT, de matériaux composites ou de polymères. Le terme de transducteur qui désigne l’élément piézoélectrique ou par extension la sonde elle-même vient de ce qu’ils convertissent une forme d’énergie en une autre. Ils fonctionnent autant comme émetteurs d’ultrasons que comme récepteurs. Pour produire un faisceau d’ultrasons, on leur applique une impulsion électrique qui entraîne une vibration de la céramique. À l’inverse, lors de la réception de l’écho, l’onde de pression qui vient heurter le transducteur induit l’apparition de charges électriques. Ce signal électrique est ensuite traité dans les circuits électroniques de l’appareil et sert à l’élaboration de l’image échographique.
b. Caractéristiques de l’émission acoustique
L’émission ultrasonore en imagerie est intermittente. Elle est produite par des impulsions électriques dont la durée détermine les caractéristiques de l’émission acoustique.
Une impulsion brève induit une courte vibration de l’élément piézoélectrique. Les échos réfléchis sont également brefs, ce qui permet de distinguer deux cibles proches si les échos qu’elles émettent sont décalés. Plus l’écho est bref, plus la distance résolue est petite.
La durée de l’impulsion électrique influence également la disparité des fréquences émises. Le transducteur a une fréquence de résonance naturelle (dite fréquence centrale ou fréquence opératoire), inversement proportionnelle à l’épaisseur de l’élément piézoélectrique.
La stimulation électrique induit une émission acoustique qui n’est pas composée d’une seule fréquence mais d’une gamme de fréquences réparties de façon gaussienne de part et d’autre de la fréquence de résonance. (Fig.4)
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L’étalement de la répartition gaussienne peut être modulé par la durée de stimulation électrique. Une impulsion brève produit simultanément des ondes de fréquence dispersée, donc un étalement de la gamme des fréquences émises. Avec une impulsion plus longue, les fréquences émises sont davantage regroupées autour de la fréquence centrale, ce qui est plus adapté aux examens doppler.
Figure 5: Largeur de la bande Passante [3]
3. PROPAGATION DES ULTRASONS.
a. Notion d’impédance acoustique
L’onde de pression produite par la céramique piézoélectrique se transmet au milieu. Sa vitesse de propagation (c) dépend du milieu traversé. Elle est fonction de la déformabilité du milieu et de sa densité (q). Au cours de sa propagation, l’onde ultrasonore traverse des milieux différents, certains lui permettent de se propager
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facilement, d’autres lui opposent une résistance. La résistance à l’onde de pression correspond à l’impédance acoustique Z ; elle traduit la plus ou moins grande facilité avec laquelle les particules du milieu traversé sont déplacées.
Elle dépend de la densité q du milieu et de c, la célérité des ultrasons dans le milieu.
b. Phénomènes observés aux interfaces
Une interface correspond à la limite entre deux milieux d’impédance acoustique différente. Plusieurs phénomènes sont observés aux interfaces: il s’agit des phénomènes de réflexion, de transmission et de réfraction du faisceau ultrasonore.
i. Réflexion et transmission
Lorsque le faisceau d’ultrasons parvient à une interface, il peut la franchir ou être réfléchi. La fraction du faisceau qui franchit l’interface est la fraction transmise ; elle poursuit son trajet en profondeur. La fraction non transmise est réfléchie vers la source d’émission. L’angle de réflexion est toujours égal à l’angle d’incidence du faisceau, d’où le terme de réflexion spéculaire (en miroir) qui qualifie la réflexion aux interfaces. L’écho revient alors au transducteur puisque les angles d’incidence et de réflexion sont égaux. Pour améliorer une image échographique, notamment la visualisation des parois vasculaires, générée par réflexion spéculaire, l’examinateur doit ajuster l’angle d’incidence du faisceau ultrasonore, en modifiant graduellement le positionnement de la sonde. Réflexion et transmission s’observent pour des interfaces de grande taille par rapport à la longueur d’onde du faisceau.
Z = q x c [3]
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ii. Réfraction
Lorsque le faisceau aborde une interface avec un angle différent de 90°, si l’angle de réflexion reste égal à l’angle d’incidence, la fraction transmise subit une réfraction. En fait, compte tenu de la faible variation de la célérité des ultrasons dans les différents tissus, la réfraction est généralement peu importante.
4. LES ORGANES POUVANT ÊTRE EXPLORES EN ECHOGRAPHIE ET SON RÔLE SUR CES ORGANES
Tableau 1: les Organes pouvant être explorés en échographie et son rôle sur ces Organes [2]
ORGANE Définition de l'organe Rôle de l'échographe sur cet organe
Le cœur Organe creux et musculaire, qui est le moteur de la circulation sanguine.
Identifier des lésions valvulaires.
La thyroïde
Glande thyroïdienne située à la partie inférieure du larynx.
Recherche de kystes ou tumeurs.
Le foie Volumineux organe situé dans l'hypocondre droit avec les voies biliaires.
Mettre en évidence des kystes ou tumeurs, lésions
vasculaires,
l'œil organe de la vision. Chercher un hématome ou d'autres pathologies.
Les reins Situés dans les fosses lombaires, dont leur fonction est la formation des urines.
Apprécier leurs tailles, leur fonction et rechercher des
malformations.
La vessie Réservoir musculo-membraneux de l'urine. Recherche des tumeurs
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Les ovaires Organe sexuel femelle au sein duquel se différencient les ovules.
Recherche de kystes ou tumeurs.
L'utérus C'est un organe creux et qui contient l'œuf fécondé pendant son évolution.
Recherche un cancer ou fibrome et apprécier l'âge de
la grossesse.
Les veines Vaisseaux portant le sang non oxygéné. Apprécier le degré de la perméabilité vasculaire par
échographie Doppler.
Les artères Vaisseaux portant le sang oxygéné.
Les testicules
Glande génitale male, qui produit les spermatozoïdes et les hormones males.
Recherche de kystes ou tumeurs.
Les seins Situés à la partie antérieure de la poitrine où se trouvent les mamelons.
La recherche d'une masse – (kyste ou tumeurs).
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1. DEFINITION DE L'APPAREIL
L’échographe est un appareil de visualisation qui permet d’explorer de multiples organes de l’abdomen, du petit bassin, du cou (thyroïde, ganglions, foie, rate, pancréas, reins, vessie, organes génitaux) mais aussi les vaisseaux (artères et veines), les ligaments et le cœur, etc. L’exploration échographique est basée sur le principe d’émission des ultrasons par une sonde. Ces ultrasons vont pénétrer dans l’organe à explorer, puis par plusieurs phénomènes physiques et en particulier la réflexion, une partie de ces ultrasons vont revenir à la sonde qui va les transformer en signaux électriques. Ces signaux, une fois traités par l’échographe vont apparaître sur un écran et seront imprimés sur des clichés échographiques sous forme d’image. Au cours d’une grossesse, elle permet d’étudier la vitalité et le développement du fœtus, de dépister des anomalies ou encore déterminer le sexe de l’enfant.
Même si le principe de fonctionnement et le schéma synoptique restent les mêmes, les modèles diffèrent selon qu’on va d’un fabriquant à un autre.
Chapitre 2 : L’Equipement
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2. VUE D'AVANT ET DE COTE.
Figure 6 : Schéma annoté de l'Echographe [4]
3. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Des impulsions électriques viennent agir sur la sonde : les grains qui la composent se compressent et se dilatent plusieurs centaines de fois par seconde. Ce phénomène provoque des vibrations à très haute fréquence, qui sont la cause d’émission d’ultrasons.