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Résolution des équations de transport par linéarisation

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(1)

HAL Id: jpa-00231488

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00231488

Submitted on 1 Jan 1978

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Résolution des équations de transport par linéarisation

J.-C. Manifacier, J. Jimenez-Lopez, J. Gasiot, J. Bonnafe, J.-P. Fillard

To cite this version:

(2)

RESOLUTION

DES

ÉQUATIONS

DE TRANSPORT PAR

LINÉARISATION

J. C.

MANIFACIER,

J.

JIMENEZ-LOPEZ,

J.

GASIOT,

J. BONNAFE et J. P. FILLARD Université des Sciences et

Techniques

du

Languedoc,

Centre d’Etudes

d’Electronique

des Solides

(*),

place E.-Bataillon,

34060

Montpellier

Cedex,

France

(Re _Cu

le 24

avril 1978,

revise le 22 mai

1978,

accepte

le 29 mai

1978)

Classification

Physics Abstracts 72.15 - 72.20

Résumé. 2014 Les

équations de transport classiques dans les semiconducteurs sont en général

résolues au moyen

d’hypothèses

simplificatrices ou par des méthodes numériques

spécifiques.

Une

troisième méthode,

qui

consiste à linéariser les

équations

de départ (méthode des

petits signaux),

permet d’obtenir les solutions sous forme analytique.

Nous donnons les résultats obtenus dans deux cas

particuliers :

(i)

l’injection

de porteurs minori-taires dans un semiconducteur;

(ii)

l’effet Hall dans un échantillon de dimensions finies.

Les

conséquences

de cette analyse sont

importantes

pour

l’interprétation

des mesures

électriques

mettant en 0153uvre des contacts.

Abstract. 2014 The

transport

relationships

are

generally

solved by means of

simplifying

hypotheses

or by

using

numerical analysis. A third method, within the framework of small signal theory, enables solutions to be obtained in closed form.

We give results for two

particular

cases : (i) minority carrier

injection

in semiconductors; (ii) Hall effect in a

sample

of finite

length.

The consequences of this

analysis

are believed to be of general

importance

in connection with the

interpretation

of electrical measurements on solids

involving

contacts.

1. Introduction. - Dans les

dispositifs

électroni-ques

(diodes,

transistors,

structure

MOS,

etc...)

les

grandeurs

physiques,

telles que les densites d’electrons

ou de trous, le

champ electrique,

etc..., sont reliees

entre elles par l’intermédiaire des

equations

de

trans-port.

Ces

equations

sont la loi de Poisson

(Eq.

(1)),

les

equations

du courant

(Eqs.

(2,

3))

et les

equations

de conservation des

particules

(Eqs.

(4,

5)).

Nous nous sommes

places

ici dans le cadre d’une

analyse

unidimensionnelle et en

regime independant

du

temps.

Si l’on considere la

presence

d’un centre

recombinant dans la bande interdite obeissant au

modele de

Schockley

Read

[1],

l’equation

(6)

donne

1’exces de

charge

positive ~Qt

se trouvant sur ce

piege

en fonction des densites de

charge

libres en exces

A~ = ~ 2013 ~ et A/? = /? 2013 j9~

(3)

L-240 JOURNAL DE PHYSIQUE - LETTRES

Dans ces

equations n,

p, ne, pe, gn, ~cp, E ont leur

signification

habituelle,

et Tno’ T Po’ n, et PI sont des

paramètres caracteristiques

au centre recombinant

[1],

me etant la densite d’electrons dans ce centre a

1’equi-libre

thermique.

A ces six

equations,

il faut

ajouter

les

conditions aux limites propres au

problème

particulier

étudié. I

Les difficultés de la résolution du

systeme

d’equa-tions

proviennent

du fait que ces

equations

ne

peuvent

pas etre résolues

explicitement

meme si les conditions

aux limites sont connues

(ce

qui

n’est pas souvent le

cas en

pratique).

Les deux methodes utilisées a ce

jour

ont ete :

(A)

L’introduction

d’hypotheses

simplificatrices

(neutralite

électrique,

absence de

pièges,

courants de

diffusion

negligcabtes

devant les courants de conduc-tion ou

reciproquement,

etc...).

(B)

L’utilisation de methodes de calcul

numerique,

les conditions aux limites

manquantes

etant

deter-minees par une

technique

iterative sur la base de tests

self consistants

[2].

La

premiere

methode est

dange-reuse car les

consequences

exactes des diff6rentes

approximations

sont difficiles a

prevoir,

la deuxième

est

longue

et

spécifique

du cas

particulier

etudie.

(C)

Une troisieme methode

[3, 4]

a ete récemment

explorée,

elle consiste a Hneariser les

equations (1)-(6)

sans aucune

hypothese

simplificatrice.

La validite des résultats est alors restreinte au cas des courants

faibles,

mais les conclusions sont en dehors de cela

gencrales.

L’analyse

meme sous forme linéarisée est

complexe

et les détails en sont donnes par ailleurs

[3,

4],

nous nous proposons

simplement

ici de donner un aperçu

des

possibilités

de cette

analyse.

2. Resolution des

equations

de

transport

par

Mnearisation. - A

partir

des seules

hypotheses

Ap

Pe et

L1 n ne, on

peut

montrer

[3]

que les

equations (1)-(6)

se reduiscnt a un

couple d’equations

differentielles du deuxième ordre a coefficients

cons-tants, reliant entre elles

Ap(x)

et

An(x) :

dans le cas

particulier

ou la densite de

pieges

est

nulle,

rne = 0

on obtient :

Les solutions obtenues sont dans Ie cas

general

ou me =1= 0 de la forme :

avec des

expressions

identiques

pour

Ap(X)

et a

partir

de

1’equation (1)

pour

E(X).

On a normalise x à la

longueur

de

Deby~‘X

=

xl LD ;

A =

~,p/zo

Da. D.

etant la

longueur

de diffusion

ambipolaire; 11

6tant un

parametre

caractéristique

du

centre recombinant X.

Les

figures

2, 3,

4

correspondent

au cas

particulier

ou la densité de

pièges

est nulle : me =

0; ~

= 1.

Les resultats

precedents

sont établis dans le cas

général,

nous allons donner les resuttats

correspondant

a deux cas

particuliers : (i) l’injection

dans un

échan-tillon

semi-infini ;

(ii)

1’etude de 1’effet Hall dans un

échantillon de dimension finie.

3.

Injection

dans un semiconducteur. -

L’injection

de

porteurs

minoritaires est a la base du

fonctionne-ment des

composants

électroniques

tels que transistors

ou diodes éIectroluminescentes.

Supposons

un semiconducteur de

type

n, muni

d’un contact

injectant métallique (Fig.

1).

Les

condi-tions aux limites seront

prises

en X = 0 ou le

champ

électrique

E =

0,

a l’infini ou An = 0 et

Ap

=

0,

FIG. 1. - Schema de bande d’un contact métal-semiconducteur

de type n, polarise dans le sens direct, regime d’injection

[Band scheme at a metal-(n-type) semiconductor interface, with a

positive voltage applied to the metal : injection regime

(4)

on introduit de

plus

un taux

d’injection

y(X)

qui

est le

rapport

entre le courant des

porteurs

minoritaires et

le courant

total,

la valeur de

y(O)

=

y etant fix’

arbitrairement

(dans

le cas de

l’injection,

y varie entre yo =

y(oo)

et

1).

11 est couramment admis que

l’injection

de

porteurs

minoritaires dans un semiconducteur du

type à

duree

de vie

[5]

(defini

comme etant un semiconducteur pour

lequel la

duree de vie To est tres

superieure

au

temps

de

relaxation

diéIectrique

TD =

£/(1)

diminue Ia resistance

totale du

systeme.

En fait cela est

vrai,

mais seulement

pour des densités de courant suffisamment

impor-tantes. Pour des densites de courant faibles une

augmentation

de la resistance

peut

etre

observee,

associée a un maximum du

champ electrique,

voir

figure

2. Cette

figure correspond

au cas d’un semî-conducteur

intrinseque

FiG. 2. -

AN(X), AP(X), E(X) dans le cas de l’injection dans

un semiconducteur a duree de vie,

L’encadre montre les variations des concentrations et du champ E

pres de l’origine. E est normalise a ~Ty~Lp, ~C a L" et

[A~O,

AP(X), E(X) for injection in a lifetime semiconductor

Insert shows the variations of field E and carrier concentrations in the vicinity of X = 0. E is normalized to ~T/qL~, X to Lo and

J =

jL~/~p

kT(ne + jpe) where j is the current density.]

L’origine physique

de ce maximum du

champ

électrique s’explique

facilement ;

l’augmentation

de la densite des

porteurs

minoritaires

AP(X)

est neutralisée

parunexcesdeporteursmajoritaircsA~V(~) ~

AP(X),

les

gradients

etant ainsi sensiblement

egaux

Le courant de diffusion des electrons

s’oppose

au courant de conduction

lorsque

la mobilite des

elec-trons est

superieure

a cette des trous

(b > 1),

1’effect des

gradients

de concentration

peut

dominer 1’effet de

l’augmentation

de la dcnsite de

porteurs

et conduire

ainsi a une

augmentation

de la resistance du

systeme.

Dans Ie cas des semiconducteurs a

relaxation,

de6nis par Van Roosbroeck

~f, 7]

comme ceux pour

ksqucb

iq

~~, c’est te cas en

général

des

isolants,

rinjection

de

porteurs

minoritaires se traduit par un

appauvrissement

de ]a densite des porteurs

majori-taires ainsi que Fen

peut

1’observer sur la

figure

3.

FIG. 3. 2013 A~(JT), AP(X) et E(X) dans Ie cas de l’injection dans

un semiconducteur à relaxation (voir figure 2 pour les conditions

de normalisation).

[AN(X), AP(X), ~0 for injection in a relaxation semiconductor

(sec figure 2 for the normalization conditions).]

FiG. 4. -

Rapport VHIVHO en fonction de

alF-r;-D-.

pour

ditIé-rentes valeurs de S =

~,/5’p et b =

~~/~cp,

aN = a/L~, BN =

/J¡JfI’

B etant Ie champ magnetique (voir figure 2 pour les conditions de normalisation).

[Ratio VH/VHO versus

~/ io ~38

for different values of S =

SnIS~

and b =

~, J~~,

aN = a/7.D and BN =

(5)

L-242 JOURNAL DE PHYSIQUE - LETTRES

4. Etude de I’effet Hall. -

L’analyse simplifiee

traite le

specimen

en

supposant

qu’il

est en tout

point

a

1’equilibre

(duree

de vie To =

0).

En ecrivant

que le courant total r=

Yn

+

Jp

dans la direction du

champ

de Hall

(axe OZ)

est nul et en

ajoutant

la

composante

des courants due a la force de

Laplace

dans les

equa-tions

(2)

et

(3)

on obtient

1’expression classique

de la

tension de Hall

2 a etant la dimension laterale de 1’echantillon dans la direction

OZ,

le

champ magnétique B

etant

applique

dans la direction OY et le courant circulant dans la

direction OX. Les

equations

de

transport

linéarisées

permettent

de traiter le

probleme

sans les

hypotheses

simplificatrices

qui

conduisent a

1’equation

(10).

Les conditions aux limites font intervenir les vitesses

de

recombinaisons Sn

et

Sp

des electrons et des trous en Z = :t a.

On obtient ainsi

[4]

la tension de Hall

qui

s’ecrit

sous la forme :

dans

laquelle A VH

est un terme correctif faisant inter-venir la dimension de l’échantillon et la nature des

surfaces,

ainsi que le mecanisme de recombinaison. La

figure

4 donne

VHI VHO en

fonction de

~/~/To D~.

io

Da

qui

est la

longueur

de diffusion

ambipolaire

est le

parametre

important,

si a >

.J 1:0

Da,

alors

~H ~ VH 0

-Dans 1’autre cas, celui d’un semiconducteur a duree

de vie

importante,

le terme correctif

peut

devenir

important ;

de

plus

il peut etre

positif

ou

negatif

et

conduire ainsi a une

interpretation

totalement erronee des resultats

experimentaux.

D’une maniere

identique,

les

equations

linearisees

peuvent

etre

appliquees

a d’autres mecanismes de

conduction par

exemple

1’exclusion

[8],

definie par

y(O)

Yo, ou a des structures finies du

type

P-I-N. Ces courbes sont en accord

complet

avec les solutions

exactes obtenues

numeriquement

[2, 9] correspondant

au domaine de validite de la methode des

petits

signaux.

Bibliographie

[1] SCHOCKLEY, W. and READ, W. T., Phys. Rev. 77 (1952).

[2] POPESCU, C. and HENISCH, H. K., Phys. Rev. B 11 (1975) 1563.

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