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Utilisation des pulpes de betteraves sèches par les faons
(Cervus Elaphus) après sevrage
A. Brelurut
To cite this version:
A. BRELURUT
INRA Laboratoire
Adapatation
des herbivores aux milieuxTheix 63122 Saint
Genès-Champanelle
L’élevage
du cerf à des fins deproduction
de viande est récent enFrance,
et sedéveloppe
simultanément dans des zones
herbagères
traditionnelles
d’élevage
-Bretagne,
Normandie, Auvergne-,
et dans des zones céréalières-Picardie,
Centre-(Brelurut 1991).
On
compte
aujourd’hui
environ 120élevages
d’un effectif moyen decinquante
femelles enreproduction.
Dans la
majorité
des cas, les faons sont sevrés entre débutseptembre
et débutdécembre,
hivernent en bâtiment etreçoivent
au cours de leurpremier
hiver une alimenta-tioncomposée
defourrages
et d’alimentsconcentrés
(céréales
seules ou enmélange,
concentrés du
commerce)
enproportions
variables. Aim de réduire le coût del’alimen-tation,
certains éleveursenvisagent
d’utiliser dessous-produits
tels que lespulpes
de bette-raves sous une forme deprésentation simple
(mélange
fermier).
L’objet
de cette étude était donc de testerl’utilisation de
pulpes déshydratées
de bette-raves par des faons sevrés encomparaison
Utilisation
des
pulpes
de
betteraves sèches
par les faons
(Cervus
Elaphus)
après sevrage
d’un aliment concentré
classique déjà
utilisé en stationexpérimentale
sur faons.La forme de
présentation
pouvant
avoir uneffet sur le niveau
global
de consommation et sur le tri d’unepartie
descomposants,
l’ali-ment à base depulpes
était offert sous deux formes : soit enmélange fermier,
soit enali-ment
aggloméré.
Conditions
expérimentales
1
/ Principe
et
mise
enlots
L’expérience
s’est déroulée entre le sevrage(16
septembre
1991)
et la mise à l’herbe(30
mars
1992).
On a utilisé 31 faons mâles etfemelles,
nés entre le 21 mai et le 24juin
etallaités par leur
mère,
entrés en bâtiment dès le sevrage etrépartis
en 4 lotshomogènes
sur les critères sexe, date denaissance,
poids
à la naissance et croissancependant
laphase
d’allaitement(tableau 1).
).
Chaque
lot recevait un bon foin de seconde coupe offert à volonté et l’un des alimentsconcentrés suivants :
- lot
"pulpe
fermier" :mélange pulpe
+ tour-teau desoja
+CMV,
offert àvolonté ;
- lot
"pulpe aggloméré" :
lemélange
précé-dent sous forme
agglomérée,
offert àvolonté ;
- lot "concentré 1" : un aliment du commerce
offert à
volonté ;
- lot "concentré 2" : le même aliment
concen-tré du commerce en
quantités ajustées
à laconsommation du lot
"pulpe aggloméré",
au cas où celle-ci serait inférieure à celle du lot "concentré 1".La
composition
minérale despulpes
étanttrès
déséquilibrée
(Hoden
et al1975)
et lesbesoins des faons en minéraux et en
oligo-élé-ments très mal connus
(Brelurut
et al1990),
nous avons offert en
plus
du CMV des blocs desel à lécher
supplémenté
enoligo-éléments
afin d’éviter toutrisque
de carence.Résumé
__________________________Cette étude compare les
performances
hivernales réalisées par des faons mâles etfemelles
sevrés,
recevant à volonté une ration à base depulpes déshydratées
debet-terave à celles obtenues avec une ration à base de concentré
complet
du commerce. Lespulpes
étaientcomplémentées
par du tourteau desoja
(24
% dutotal)
et par uncomplément
minéral etvitaminique
(1 %).
Ces troiscomposants
étaientprésentés
sous forme demélange
fermier ou sous formeagglomérée.
Les faons recevaient en outre un foin deprairie
permanente
de bonnequalité
à volonté.Sur l’ensemble de la
période,
les faons alimentés avec lapulpe
ont eu ungain
depoids
vif totalsupérieur
de 15 % à celui des faons recevant l’alimentcomplet
(34,5
kg
contre
31,1
kg),
mais les bois des mâles étaient un peu moinsdéveloppés.
Les diffé-rences ne sont toutefois passignificatives.
Les
quantités ingérées
d’aliments concentrés ont étéplus
élevées dans le cas des lotsrecevant la
pulpe
(1460 contre 1295g MS/faon/j).
Les
pulpes déshydratées
de betterave correctementcomplémentées
en azote et en minérauxpermettent
donc à des faons de réaliser desperformances
au moinséquiva-lentes à celles obtenues avec un aliment
complet plus
coûteux. Dans nos conditionsLes
principales
caractéristiques
desali-ments sont
reportées
dans le tableau 2. Laproportion
des différentscomposants
des lots&dquo;pulpe&dquo;
a étéajustée
defaçon
à obtenir unali-ment de mêmes valeurs
énergétique
et azotéeque celles du concentré du commerce : 75 % de
pulpes,
24 % de tourteau desoja
et 1 % decomplément
minéral etvitaminique
(CMV).
Ce CMV contenait en
plus
des minéraux etdes vitamines deux acides aminés soufrés :
lysine
et méthionine.Les aliments concentrés ont été offerts à
volonté
après
unepériode
de transition pen-dantlaquelle
lesquantités
offertes ont étéprogressivement augmentées
de 300 grammespar jour
et par faon.Les faons ont été
déparasités
à deuxreprises
le 13septembre
et le 7 octobre(IVO-MEC),
et vaccinés contre l’entérotoxémie le 18septembre
et le 21 octobre(MILOXAN).
2
/ Mesures
Les
quantités
offertes et refusées d’alimentsconcentrés des 4 lots ont été contrôlées
chaque
jour,
celles desfourrages
2 fois par semaine.Un échantillon de chacun des aliments a été
prélevé
une fois par semaine afin de détermi-ner leur teneur en matière sèche.Les faons ont été
pesés
une fois par semainependant
lapériode
destabulation, puis
10jours après
la mise à l’herbe.En
plus
de ces mesureszootechniques
clas-siques,
la pousse des bois des mâles a étécontrôlée,
car elle est considérée comme un bon indicateur du niveau nutritionnel(Fennessy
et Suttie1985).
Leur dimension a étéenregistrée
dès que leur taille était suffi-sante pour effectuer la mesure. Dans le cascontraire,
on notait leur dated’apparition
dèsque leur
présence
était décelable au toucher.Résultats
1
/ Adaptation
auxaliments
Le diamètre
plus important
desgranulés
depulpe
et la dureté desgranulés
des deuxali-ments à base de
pulpe
n’ont pasposé
de pro-blèmed’adaptation.
La durée de laphase
de transition est la même pour chacun deslots,
soit 9
jours.
Durant toute
l’expérience,
les refus du lot&dquo;pulpe
fermier&dquo; étaient exclusivementcompo-sés de
pulpe,
les faons consommant enpriorité
le tourteau desoja.
Enoutre,
le CMV n’a pas été consommé entotalité,
du fait de saprésen-tation en semoule
qui
a entraîné sondépôt
au fond del’auge.
2
/ Etat
sanitaire
Aucun
problème
sanitaire oupathologique
lié à la nature des aliments n’a été relevé. Un faon du lot &dquo;concentré 2&dquo; est mort brutalementle 22
février,
probablement
deyersiniose,
mais lediagnostic
n’a pas été confirmé par les3
/
Consommations
Après
unepremière
phase
d’accroissementdes consommations
jusqu’au
15octobre,
lesquantités
ingérées
diminuentrégulièrement
jusqu’au
début du mois de février où ellesaugmentent
de nouveau(figure
1).
).
Les aliments à base de
pulpe
sontglobale-ment mieux consommés que l’aliment concen-tré
(figure
2) :
le maximumaprès
l’entrée enbâtiment est
plus
élevé(1700
et 1750 g de matière sèche par faon et parjour
pour leslots
&dquo;pulpe
fermier&dquo; et&dquo;pulpe aggloméré&dquo;
contre 1630 et 1570 g pour les deux lots
&dquo;concentré&dquo;),
et le début de laphase
de dimi-nution des consommations estplus
tardif(le
4novembre contre le 14
octobre).
Ce niveauplus
élevépersiste
jusqu’au
début de lapériode
dereprise
de la consommation. Il n’adonc pas été utile de limiter les
quantités
offertes au lot &dquo;concentré2&dquo;, qui
a été ali-menté à volonté. Sesperformances
étant très voisines du lot &dquo;concentré1&dquo;,
certainsrésul-tats sont
regroupés
sousl’appellation
&dquo;concen-tré&dquo;.Globalement,
sur l’ensemble del’expérience,
les faons des deux lotspulpe
ont consommé 280 et 272kg
de matière sèche d’alimentsconcentrés contre 242 et 248
kg
pour les lotsconcentré,
soit en moyenne 1480 et 1440 g dematière sèche par faon et par
jour,
contre1295 g par
jour
pour les faons des lots&dquo;concentré&dquo;
(tableau 3).
Ces derniers n’ont quepartiellement
compensé
la différence par uneingestion légèrement
accrue defourrage :
250g de
MS/j
contre 200 g pour les faons des lotspulpe
soit sur l’ensemble de lapériode
47,9
kg
contre
38,3
kg.
4
/ Poids
vifs
et
variations
de
poids
L’évolution du
poids
vif de l’ensemble deslots s’est ralentie
pendant
l’hiver(figure
3).
La croissance des faons des deux lots
pulpe
qui
était de 289 ± 43g/j
entre l’entrée enbâti-ment et le 25 novembre n’a été que de 125 ±
48
g/j
du 25 novembre au 3février, puis
de 210 ± 73g/j
de cette date à la mise à l’herbe.En ce
qui
concerne les lotsconcentré,
lesvaleurs obtenues pour les mêmes
périodes
ontété de 238 ± 42
g/j,
122 ± 50g/j
et 176 ± 52g/j.
Le 30 mars à la mise à
l’herbe,
lepoids
moyen des faons était de80,4 ;
78,6 ; 77,4
et75,9
kg
pour les lots&dquo;pulpe fermier&dquo;,
&dquo;pulpe
aggloméré&dquo;,
&dquo;concentré 1&dquo; et &dquo;concentré 2&dquo;.Pendant la
période
destabulation,
les faons des lots&dquo;pulpe
fermier&dquo; et&dquo;pulpe aggloméré&dquo;
ontgagné respectivement
38,3
±7,7
et36,8
±8,6
kg
depoids vif,
alors que ceux des lots &dquo;concentré&dquo; n’ontgagné
que33,3
±11,0
et31,8
±7,6
kg,
cequi
correspond
à unecrois-sance moyenne de
195, 188,
169 et 162g/j.
Le
gain de poids
a été un peu
plus
élevé pour
lesfaons
Bien que le
gain
total depoids
vif des deux lots&dquo;pulpes&dquo;
soit en moyennesupérieur
de15 % à celui des deux lots
&dquo;concentrés&dquo;,
lesdif-férences ne sont pas
statistiquement
diffé-rentes.Enfin,
laperte
depoids
vif suite à la mise à l’herbe estlégèrement supérieure
pourles deux lots
&dquo;pulpe&dquo;
(2,2
et3,5
kg
contre2,5
et
0,5
kg
pour les lots&dquo;concentré&dquo;),
cequi
réduit la différence moyenne depoids
entrelots
&dquo;pulpe&dquo;
et lots &dquo;concentré&dquo; à3,6
kg.
5
/ Indices
de consommation
Les indices de consommation des différents lots sont voisins et varient fortement selon la
période
considérée :6,15
et6,45
kg
de matière sèche parkg
degain
depoids
pour les lots&dquo;pulpes&dquo;
et &dquo;concentré&dquo; entre le 16septembre
et le 25
novembre,
11,9
et12,1
du 25novembre au 3
février,
et7,9
et7,1
du 3février
jusqu’à
la mise à l’herbe.Sur l’ensemble de la
période expérimentale,
la consommation en aliments concentrés parkg
degain
depoids
estlégèrement
plus
faiblepour les lots &dquo;concentré&dquo; :
7,51
et7,20
kg
deMS contre
7,55
et7,72
pour les lots&dquo;pulpe
fer-mier&dquo; et&dquo;pulpe aggloméré&dquo;.
Si on
exprime
l’indice de consommation enénergie
totale consommée parkg
degain
(énergie ingérée
sous forme d’aliments concentréplus
celleingérée
sous forme defourrages),
on obtient un résultat inverse :8,77
et8,88 UFL/
kg
degain
dans le cas desdeux lots
&dquo;pulpe&dquo;,
et9,08
et9,22
UFL/kg
dans le cas des lots &dquo;concentré&dquo;.Ces résultats différents selon leur mode
d’expression s’expliquent
par laplus
fortepro-portion
de foin dans la ration des deux lots &dquo;concentrés&dquo;.6
/
Croissance des bois
La
proportion
de mâles des différents lotsportant
des bois au moins décelables autou-cher à trois dates
différentes,
et l’évolution de leurlongueur
moyenne dèsqu’ils
ont tous étémesurables sont
reportées
dans le tableau 4. La croissance des bois des mâles des lots concentré estplus rapide,
et ces animauxpré-sentent des bois
plus développés
que ceux deslots
pulpes.
Bien que la différence soit en moyenne relativementimportante
(25 cm contre 21 en find’expérience),
elle n’est passignificative :
l’effectif esttrop
faible(9
et 10 mâles pargroupe),
et la variabilité indivi-duelletrop
importante.
Discussion
Globalement,
lesperformances
des faonssont
bonnes,
et les croissances sontsupé-rieures à celle obtenues en Ecosse par Blaxter
et al
(1988)
avec desrégimes
à based’ali-ments concentrés. L’extrême sensibilité des cervidés au
photopériodisme
a été décrite par de nombreux auteurs(revue
bibliographique
de Thériez
1989)
et ellepeut
expliquer
cettedifférence car la durée d’éclairement en hiver est
plus
courte en Ecosse. La variation de lalongueur
dujour
est aussi àl’origine
de la diminution de la croissance et del’appétit
que nous avons observéependant
les trois mois d’hiver.L’adaptation
aux aliments à base depulpes
n’a pasposé
deproblèmes,
contrairement aux observations faites chez d’autresespèces
deruminants,
enparticulier
lescaprins
(Taccard
(société USICA)
communicationpersonnelle).
Toutefois,
laprésentation
sous forme demélange
fermier apermis
le tri du tourteauqui
a été consommé enpriorité.
Les lots
&dquo;pulpe&dquo;
ont eupendant
lescinq
pre-miers mois del’expérience
une croissanceplus
rapide,
certainement liée à une consommationplus
élevée. Ces résultats sont en accord avec ceux obtenus sur agneaux par Thériez et Brun(1983),
qui
avaientcomparé
desrégimes
à base depulpes déshydratées
de betterave ou àbase de céréales. Les agneaux recevant les
pulpes
avaient une consommationlégèrement
plus
élevée(différence
de 8%),
etprésentaient
aussi une meilleure
croissance,
la différence n’étant toutefois passignificative.
4 % du
poids
vif 10jours après
la mise à l’herbe.Les indices de consommations varient peu
d’un lot à l’autre et la valeur
énergétique
despulpes
de1,01
UFL/kg
de MS(INRA 1988)
peut
donc être retenue pour le calcul de rations destinées à des faons. Le coûténergé-tique
d’unkg
degain
depoids
vif est cepen-dantbeaucoup
plus
élevé chez les faonscom-parativement
à celui observé chez d’autresespèces
de ruminantsd’élevage :
23000 kcald’énergie
métabolisable parkg
degain
sur l’ensemble de lapériode
expérimentale
contre 13300kcal/kg
chezl’agneau
recevant unrégime comparable
(Thériez
et Brun1983).
Enfin,
bien que moins élevée que chez les faons des lots&dquo;concentré&dquo;,
la croissance desbois des mâles des lots
&dquo;pulpe&dquo;
n’a pas étésignificativement
affectée.Conclusion
L’utilisation des
pulpes
permet
donc, quel
que soit leur mode de
présentation,
desper-formances au moins
équivalentes
à celles obtenues avec des aliments concentréscom-plets,
et sejustifie
totalement pourl’élevage
du faonaprès
sevrage.Toutefois,
certainesprécautions
doivent êtreprises
par les éventuels utilisateurs(répartition
en lots d’effectifs limités etlon-gueur
d’auge
suffisante).
Eneffet,
le tri effec-tué par les faons dans le cas dumélange
fer-mier n’ a pas eu deconséquences
dans nosconditions
expérimentales,
maispourrait
avoir des effetsnégatifs
car la hiérarchie sociale est trèsmarquée
chez cetteespèce.
Les faons dominés
disposent
alors d’une ration éventuellementprivée
de certains deses
composants
etrisquent
de réaliser desperformances
médiocres.La distribution d’un aliment
aggloméré
semble donc
préférable
à celle dumélange
fer-mier. Il est
également
nécessaire desupplé-menter correctement la ration en minéraux et en
oligo-éléments
afin d’éviter toutrisque
de carence.Enfin,
nous recommandons la distributiondes aliments concentrés en
quantités
limi-tées : eneffet,
les indices de consommation très élevés nejustifient
pas une alimentation àvolonté,
enparticulier pendant
lapériode
dejours
lesplus
courts(du
15 novembre au 1erfévrier)
pendant laquelle
la croissance estréduite
malgré
un niveau élevéd’apport
éner-gétique.
Dans le cas d’une distribution d’ali-ments concentrés limitée à 500 ou 600g/j,
ilest nécessaire de s’assurer de la bonne
qualité
du
fourrage
offert.Sous réserve des recommandations
précé-dentes,
l’utilisation despulpes
permet
doncd’obtenir de bonnes
performances.
Le choix decet aliment se
justifie
d’autantplus
que, dans de nombreusessituations,
ceproduit
estdis-ponible
à unprix
relativementfaible,
etqu’il
permet
deremplacer
defaçon
avantageuse
lesautres sources
énergétiques classiquement
utilisées dans les alimentscomplets.
’
Remerciements
Nous tenons à remercier l’USICA dont le soutien a permis
la réalisation de cette
expérience.
Références
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FENNESSY P.F., SUTTIE J.M., 1985. Antler
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nutritional and endocrine factors.Biology
of deerproduc-tion, (22) 239-250.
La
pulpe
debetterave,
complémentée
enazote et en
minéraux, peut
êtreutilisée en
remplacement
d’unconcentré
classique,
moyennant
certainesHODEN A., JOURNET M., DEMARQUILLY C.,
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THERIEZ M.,1988. Elevage et alimentation du cerf
(Cervus
elaphus). Elevage
des jeunes etproduction
de viande. INRA Prod. Anim.,2 (2), 105-116.Summary
Use
of dry
beetby
red deer calvesafter weaning
This
study
compares the differences in wintergrowth
of weaned male and female red deer calvesreceiving,
adlibitum,
a diet ofdehydrated
beetpulp
with a ration based on a commercialcom-plete
concentrate.The
pulp
wassupplemented
with soy oil-cake(24
% of thetotal)
and with minerals and vitamins(1
%).
These three constituents weregiven
either in the form of a farm mix or asagglomerate.
Otherwise,
the fawnsreceived,
ad libitumgood
hay
of naturalpasture.
Over the whole
period, the
fawns fed onpulp
had a total liveweight gain
greater
than 15 % of that of fawns fed oncomplete
feed (34.5kg compared
to31.1
kg)
but their antlers were less-welldeveloped.
The differences were however not
significant.
The amount of concentrate
ingested
washigher
in the case of the groupsreceiving
thepulp
(1460
g ascompared
to 1295 gDM/fawn/d).
The
dehydrated
beetpulp supplemented
withnitrogen
and minerals enables the fawns togain
weight
in anequivalent
way to those fed withmore
costly complete
feeds. Under ourexperimen-tal conditions the form in which the
pulp
(farm
mix or
agglomerates)
wasgiven
had no effect onperformance.
BRELURUT A., 1992. Utilisation des
pulpes
debette-raves s6ches par les faons (Cervus