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ANNEXES V (09) ’ E ’ D ’

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(1)

D OSSIER DE DEMANDE D ’ AUTORISATION

E NVIRONNEMENTALE POUR LA CREATION D ’ UN

STOCKAGE DE DECHETS DE MATERIAUX DE CONSTRUCTION CONTENANT DE L ’ AMIANTE A

V ARILHES (09)

ANNEXES

A2/C/SACV – Juillet 2019

(2)

IDE Environnement GAÏA – A2/C/SACV ISDND de Varilhes (09)

1 Kbis de la société GAÏA

2 Avis sur la remise en état du site

3 Conventions de restriction d’usage signées par la SNC SIADOUX et le SMECTOM du Plantaurel

4 FONDASOL - Etude de faisabilité hydro-géotechnique et Avant-Projet

5 ANTEA – Modélisation hydrogéologique de l’impact du comblement d’une gravière sur la nappe alluviale

6 Rapport d’expertise hydrogéologique

7 Identification des propriétaires des terrains dans un rayon de 100 m aux abords des casiers

8 Attestation de la mairie de Varilhes concernant la compatibilité de l’ISDND avec le futur PLU projeté

9 Attestations de maîtrise foncière GAÏA

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IDE Environnement GAÏA – A2/C/SACV ISDND de Varilhes (09)

ANNEXE 1 :

KBIS DE LA SOCIETE GAÏA

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IDE Environnement GAÏA – A2/C/SACV ISDND de Varilhes (09)

ANNEXE 2 :

AVIS SUR LA REMISE EN ETAT DU SITE

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Le gérant de Bétons Granulats Occitans A

La SNS SIADOUX

Varilhes, le 05 octobre 2017

Objet : Création d’un stockage de déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante – Avis de la SNC SIADOUX sur la remise en état du site

Madame, Monsieur,

Sur le site de Varilhes (09), carrière de sables et de graviers autorisée depuis 1983, l’entreprise Bétons Granulats Occitans (BGO) filiale du groupe COLAS a été autorisée à exploiter une installation de stockage de déchets d’amiante lié à des matériaux inertes par arrêté préfectoral du 25 février 2009. L’autorisation préfectorale est arrivée à échéance le 6 juillet 2016.

Dans le cadre des projets de renouvellement d’autorisation et d’extension des différentes activités exercées sur cette carrière, l’administration a souhaité que l’activité de stockage de déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante (DMCCA), menée depuis 2009 dans l’emprise de la carrière, soit suspendue et qu’elle fasse l’objet d’une autorisation spécifique établie sur la base de la nouvelle réglementation relative aux installations de stockage de déchets non dangereux (arrêté ministériel du 15/02/2016) qui s’applique aujourd’hui aux déchets d’amiante lié.

BGO a établi un projet de poursuite de stockage de DMCCA adapté au nouveau plan d’exploitation de la carrière et conforme à la nouvelle réglementation. Ce projet, adjacent au casier amiante existant qu’il englobe, offre une capacité d’accueil de 100 000 tonnes pour une durée d’exploitation de 20 ans.

Philippe DURAND Gérant de BGO

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Le gérant de Bétons Granulats Occitans A

Madame le Maire de Varilhes 1 rue de l’Eglise

09120 Varilhes

Varilhes, le 05 octobre 2017

Objet : Création d’un stockage de déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante – Avis du Maire sur la remise en état du site

Monsieur Le Maire,

Sur son site de Varilhes (09), carrière de sables et de graviers autorisée depuis 1983, l’entreprise Bétons Granulats Occitans (BGO) filiale du groupe COLAS a été autorisée à exploiter une installation de stockage de déchets d’amiante lié à des matériaux inertes par arrêté préfectoral du 25 février 2009.

L’autorisation préfectorale est arrivée à échéance le 6 juillet 2016.

Dans le cadre des projets de renouvellement d’autorisation et d’extension des différentes activités exercées sur cette carrière, l’administration a souhaité que l’activité de stockage de déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante (DMCCA), menée depuis 2009 dans l’emprise de la carrière, soit suspendue et qu’elle fasse l’objet d’une autorisation spécifique établie sur la base de la nouvelle réglementation relative aux installations de stockage de déchets non dangereux (arrêté ministériel du 15/02/2016) qui s’applique aujourd’hui aux déchets d’amiante lié.

BGO a établi un projet de poursuite de stockage de DMCCA adapté au nouveau plan d’exploitation de la carrière et conforme à la nouvelle réglementation. Ce projet, adjacent au casier amiante existant qu’il englobe, offre une capacité d’accueil de 100 000 tonnes pour une durée d’exploitation de 20 ans.

Vous trouverez ci-dessous, les mesures que nous prévoyons de prendre en cas d’arrêt définitif de l’installation.

La remise en état du site repose sur la mise en place d'une couverture aménagée de manière à : - favoriser l'écoulement des eaux de ruissellement ;

- recouvrir le massif de déchets d’une couverture dont le rôle majeur est de séparer les déchets du milieu environnant ;

- revégétaliser le site afin d’intégrer la zone de stockage dans son environnement.

Au fil de l’exploitation, les déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante seront recouverts par une couche de matériaux inertes dont l’épaisseur et les caractéristiques de portance sont suffisantes pour permettre une résistance mécanique minimale en prévision d’autres dépôts successifs.

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Puis après l’exploitation, lorsque le stockage de déchets de matériaux de construction contenant de l’amiante atteint la cote attendue, une couverture d’au moins 1 m sera mise en place sur la surface concernée puis recouverte d’une couche de terre végétale permettant l’enherbement.

Le toit sera planté de haies champêtres permettant de préserver une mémoire naturelle pérenne de ces limites d’exploitation.

Le bassin de collecte des eaux de ruissellement interne sera réaménagé en mare afin de devenir un lieu de développement de la faune et de la flore.

L’objectif du réaménagement est de viser une cote finale correspondant à l’altimétrie des dépôts BGO actuels (333 à 335 m NGF). Avec une cote en périphérie de toit de 333 m NGF, la pente habituelle de 3%

pour les ISDND conduit à un sommet de dôme à 335 m NGF.

Au plus tard 6 mois après la mise en place de la couverture finale, l’exploitant remettra au préfet, un plan topographique de l’installation et un mémoire descriptif des travaux réalisés dans le cadre du réaménagement final.

En cas d’accord de votre part, nous vous demandons de bien vouloir nous retourner ce courrier signé précédé de la mention « Lu et approuvé ».

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer, Madame, l’expression de nos salutations distinguées.

Philippe DURAND Gérant de BGO

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IDE Environnement GAÏA – A2/C/SACV ISDND de Varilhes (09)

ANNEXE 3 :

CONVENTIONS DE RESTRICTION D’USAGE SIGNEES PAR LA SNC SIADOUX ET LE SMECTOM DU

PLANTAUREL

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IDE Environnement GAÏA – A2/C/SACV ISDND de Varilhes (09)

ANNEXE 4 :

FONDASOL - ETUDE DE FAISABILITE HYDRO-

GEOTECHNIQUE ET AVANT-PROJET

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GAÏA

Agence de L’Union 05 61 12 02 49

Varilhes (09)

Projet de casier de stockage d’amiante lié ISDND

Etude de faisabilité hydro-géotechnique et Avant-Projet (Mission G1-PGC et G2-AVP)

AF.E TH .1 6.0 11 4- - Pi èc e n °0 01 Ind . C

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Sommaire

Préambule _____________________________________________________________________________ 4 1 – Description du projet et objectif de la mission ______________________________________ 4 2 – Mission du bureau d’étude des sols ______________________________________________ 5 3 – Documents remis ___________________________________________________________ 6 4 – Documents de référence ______________________________________________________ 7

Etude hydro-géotechnique de faisabilité ___________________________________________________ 8 1 – Enquête documentaire sur le cadre hydro-géotechnique du projet ________________________ 8 2 – Nature des matériaux en présence et capacités de réutilisation en barrière passive ___________ 12 3 – Principe de géométrie retenu pour le casier _______________________________________ 15 4 – Nature des matériaux support du casier __________________________________________ 15 5 – Pente des talus des déblais et remblais ___________________________________________ 16

Etude AVP du projet de casier __________________________________________________________ 19 1 – Fond de terrassement _______________________________________________________ 19 2 – Gestion des eaux __________________________________________________________ 20 3 – Traficabilité et exploitation ___________________________________________________ 21 4 – Contraintes de réalisation de la plateforme en remblais _______________________________ 21 5 – Volumes et dimensions ______________________________________________________ 25 6 – Complément de mission _____________________________________________________ 26 Conditions Générales ___________________________________________________________________ 27 Enchaînement des missions types d’ingénierie géotechnique (Norme NF P 94-500)___________ 29 Missions types d’ingénierie géotechnique (Norme NF P 94-500) ____________________________ 30 ANNEXES __________________________________________________________________________ 31

Annexe 1 : Résultats des essais de laboratoire _____________________________________________ 32 Annexe 2 : Plan et profils en phase esquisse (IDE Environnement) __________________________ 52 Annexe 3 : Etude de stabilité ____________________________________________________________ 61 Annexe 4 : Plans et profils en phase Avant-Projet _________________________________________ 94 - Fond de forme ________________________________________________________________________ 94 - Couverture ___________________________________________________________________________ 94 - Profils AA’ ___________________________________________________________________________ 94 - Profils BB’ ____________________________________________________________________________ 94 - Profils CC’ ___________________________________________________________________________ 94

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Préambule

Dans le cadre de son projet de poursuite d’exploitation d’un casier de stockage d’amiante liée, GAÏA a confié à Fondasol une mission d’étude de faisabilité hydro-géotechnique et d’avant-projet qui seront intégrés au DDAE élaboré par le bureau d’études IDE Environnement.

Cette mission fait suite à l’acceptation de notre offre DE.ETH.16.07.040 ind. A, en date du 19 septembre 2016, par la commande N°03492 en date du 05/12/2016.

1 – Description du projet et objectif de la mission

GAÏA a exploité entre 2009 et 2016 un casier de stockage d’amiante lié d’environ 0.5 ha sur son site de Varilhes. En parallèle à l’exploitation de son gisement alluvionnaire, GAÏA souhaite réaliser un renouvellement d’autorisation et une extension de sa zone de stockage conforme à l’arrêté du 15 février 2016.

Sur le principe, le casier de stockage sera réalisé au droit d’un vide d’exploitation créé par l’extraction du tout-venant. L’exploitation de granulat sera effectuée jusqu’à une côte minimale d’environ -10 m/nappe. Les talus résiduels au sein de graves à matrice sableuse ou sablo-limoneuse présentent une stabilité naturelle avec des angles compris entre 1H/1V et 3H/2V pour une hauteur d’environ 10m. A proximité de la zone pressentie pour le casier, les matériaux sont exploités jusqu’à 20 à 25 m de profondeur / terrain initial dont environ 10 m sous nappe. Latéralement cette zone après exploitation, est remblayée à l’aide de matériaux inertes.

Les apports d’amiante lié projetés sont en moyenne de 5000 t/an pour une durée de 20 ans.

Pour répondre à l’arrêté ministériel du 15 février 2016, les principales contraintes hydro- géotechniques seront les suivantes :

 Le casier doit présenter une perméabilité inférieure à 1.10-7 m/s sur au moins 1 m d’épaisseur en fond et 0.5 m sur les flancs. Selon l’arrêté, cette barrière passive doit être constituée par le terrain naturel en l’état sauf si une évaluation des risques environnementaux permet de justifier la mise en œuvre de matériaux d’apport.

 La géométrie des flancs est déterminée de façon à assurer un coefficient de stabilité suffisant à ne pas altérer l’efficacité de la barrière passive. (étude de stabilité à joindre au DDAE),

 Les eaux de ruissellement internes doivent être stockées dans un bassin dimensionné pour recueillir une pluie de fréquence décennale avant rejet dans le milieu naturel,

 Un dispositif de gestion des eaux internes et externes doit être mis en place,

 La couverture finale (toit) devra répondre aux exigences des ISDND avec une couche anti-érosion composée de matériaux grossiers sur 1 m,

 La qualité des eaux rejetées est contrôlée annuellement.

La perméabilité naturelle des alluvions sablo-graveleuses étant supérieure à 1.10-7 m/s, GAÏA projette de la reconstituer à l’aide de fines de lavage décantées.

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L’objectif de la mission hydro-géotechnique porte donc sur :

 La caractérisation hydro-géotechnique du site sur la base des documents et résultats de sondages déjà disponibles.

 La caractérisation des fines de lavage pour évaluer leur aptitude à être utilisées en barrière passive reconstituée et répondant aux critères de perméabilité, de traficabilité et de stabilité.

 L’étude et la mise au point de la géométrie du casier de stockage en collaboration avec le cabinet IDE Environnement.

 Le pré-dimensionnement des ouvrages de gestion des eaux internes et externes et bassin de stockage (in fine, les caractéristiques du bassin ont été définies par GAÏA).

2 – Mission du bureau d’étude des sols

Il s’agit d’une mission d’investigations géotechniques et d’étude géotechnique G2-AVP, au sens de la Norme NFP 94500 de novembre 2013.

Ces investigations se concluent par le présent rapport factuel qui contient : A. Etude hydro-géotechnique de faisabilité

L'étude hydro-géotechnique doit permettre de préciser le contexte géologique et hydrogéologique local et de définir les dispositions techniques à adopter pour que le projet de casier soit conforme aux textes réglementaires en vigueur.

Nous avons décrit :

- le contexte géologique et hydrogéologique local (notamment les niveaux de nappe à retenir pour caler la cote de la base du casier),

- la nature des matériaux et leur condition de réemploi pour la barrière passive, - la nature des matériaux supports de l’ouvrage (identification, perméabilité…), - la pente des talus des déblais et remblais,

Hormis pour la caractérisation des fines de lavage, cette analyse a été effectuée sur la base des données déjà disponibles et intégrées au DDAE Carrière (résultats sondages, niveau de nappe…).

Nous ne prévoyons pas, à ce stade de l’étude, de réaliser un complément d’étude d’impact hydrogéologique puisque la base du casier a été calée au-dessus du niveau de la nappe.

B. Etude AVP du projet de casier

La création du nouveau casier nécessite la réalisation d’un dossier niveau Avant-Projet qui sera intégré dans le Dossier de Demande d’Autorisation à la charge du bureau d’études d’IDE Environnement. Il comprend :

 l’adaptation du projet au site en fonction des résultats de l’étude hydro- géotechnique,

 la fourniture de plans et coupes de principe au 1/500 : fond de terrassement, fond de forme, 2 à 3 coupes de principe caractéristiques, plan du toit, plan général de gestion des eaux.

 le mode de gestion des eaux internes, externes,

 le volume utile des déchets admissibles dans le nouveau casier et des matériaux nécessaires à la constitution des digues et autres corrois (calcul des volumes et des surfaces à l’aide du logiciel COVADIS),

 un calcul de stabilité des ouvrages réalisé à l’aide du logiciel TALREN.

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3 – Documents remis

Pour remplir notre mission, il nous a été remis :

- les plans topographiques et bathymétriques suivants :

- Le DDAE une carrière de sable et gravier sur la commune de Varilhes (version définitive de mars 2016.

- Les arrêtés préfectoraux délivrés pour les activités du site :

- L’esquisse de projet de casier de stockage d’IDE Environnement

- Emails GAÏA des 13 et 28 juin 2017 précisant après la réunion de présentation du 28/04/2017 la position et le volume définitif du bassin des eaux de ruissellement et l’emprise finale du casier.

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4 – Documents de référence

- Normes :

 NF P 94-500 : Mission de classification géotechnique

 NF P 11-300 : Classification des sols

 BPX30-438 : Guide de bonnes pratiques pour les reconnaissances géologiques, hydrogéologiques et géotechniques de sites d’installations de stockage de déchets

- Guide Technique :

 GTR 92 version 2000 : Fascicules I et II

 GT Traitement des sols à la chaux et /ou au liant hydraulique (version sept 2007) - Arrêté du 15 février 2016 relatif aux ISDND.

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Etude hydro-géotechnique de faisabilité

1 – Enquête documentaire sur le cadre hydro-géotechnique du projet 1.1 – Cadre topographique et environnement du projet

Le projet est situé sur la commune de Varilhes (09), entre les villages de Varilhes au Sud, de Saint Jean du Falga et Verniolle au Nord.

Le projet s’inscrit dans l’exploitation d’une carrière de granulat à proximité et en limite d’un casier de stockage d’amiante lié autorisé (au sud de la zone dédiée au projet).

Secteur d’étude

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Au Nord, se situe la zone d’extraction des granulats en cours d’exploitation et partiellement remblayée.

Extrait vue aérienne

D’un point de vue topographique, on notera que le projet est localisé sur un terrain initialement relativement plat présentant une légère pente vers le Nord. (cf. extrait carte IGN ci-dessous) : cote de 326 à 328 m NGF au droit de l’emprise du projet, selon extrait de plan.

Zone d’extraction de granulat

Zone projetée pour le nouveau casier de stockage d’amiante lié

Casier de stockage d’amiante lié existant

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Extrait carte IGN au 1/25000

1.2 – Contexte géologique du projet

D'après la carte géologique au 1/50.000ème du BRGM de Pamiers, les terrains sont situés dans les alluvions des rivières pyrénéennes (galets, graviers, sables).

Extrait de la carte géologique du BRGM au 1/50000ème de Pamiers Secteur d’étude

Secteur d’étude

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Le contexte géologique de la zone étudiée est donc celui des alluvions de la Basse Plaine de l’Ariège, au moins épaisse de 20 m, selon les données de la notice de la carte géologique de Pamiers. Les alluvions recouvrent le substratum molassique d’une puissance d’au moins 300 à 500 m.

La lithologie au droit de la future zone à aménager est la suivante :

- Sous une couche de limons sableux épaisse de 1,5 à 2,0 m en moyenne, des graves argileuses et sableuses exploitées jusqu’à la cote 302 m NGF environ,

- Au-delà le substratum marneux à marno-calcaire de plus de 100 m d’épaisseur.

1.3 – Contexte hydrogéologique du projet

Le principal aquifère du site est constitué des alluvions de la basse plaine de l’Ariège (FZ1).

Il présente une épaisseur moyenne de 10 à 15 m. Il est limité au mur par le substratum molassique sous-jacent, peu perméable, d’une puissance moyenne de 300 à 500 m, selon les données de la notice géologique.

Une nappe libre s’écoule globalement du Sud-Est vers le Nord-Ouest avec un gradient hydraulique d’environ 0.4% (Cf. carte piézométrique de mars 2012 ci-après). Les fluctuations de la nappe varieraient entre 0.5 et 2.7 m, en fonction des secteurs.

Carte piézométrique de mars 2010 – Extrait rapport ANTEA N°A66436/B d’Avril 2012

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Selon la modélisation hydrogéologique de l’impact du comblement d’une gravière sur la nappe alluviale (dossier A66436/B d’Avril 2012) jointe au dossier de demande d’autorisation d’extension (annexe 10), les niveaux de nappe à considérer sont les suivants :

- Niveau des plus hautes eaux (NPHE) : 315 m NGF pour les calculs de stabilité à l’EUROCODE COURANT,

- Niveau de nappe moyen dans la zone concernée par l’extension du casier de stockage d’amiante liée : 313 m NGF et considéré pour les calculs de stabilité selon l’EUROCODE SISMIQUE,

- Niveau bas de la nappe : 1,2 m sous le niveau moyen de la nappe, soit 311.8 mNGF (d’après les données exploitées dans le dossier A66436 B).

1.4 – Risque d’inondation par remontée de nappe

La zone d’étude est localisée en risque très faible à inexistante de remontée de nappe selon la carte du site « inondation.nappe.fr ».

1.5 – Contexte hydrologique

D’après la carte informative des zones inondables de Midi Pyrénées, le site est situé en dehors de toute zone cartographiée comme inondable.

1.6 – Contexte sismique

Depuis le 1er Mai 2011, le nouveau zonage sismique de la France (décret n°2010-1255 du 22/10/2010) est applicable. Le site étudié est classé en zone de sismicité 2 (faible).

2 – Nature des matériaux en présence et capacités de réutilisation en barrière passive

Le casier projeté correspondant au vide d’exploitation créé par l’extraction de granulats, le fond correspondra à des remblais dont le caractère hétérogène ne permettra pas de garantir un objectif de perméabilité.

En conséquence de quoi, il apparaît que la barrière passive de 1 m d’épaisseur en fond et 0.5m sur les flancs jusqu’à au moins 2m de haut, avec k<1.10-7m/s, devra être reconstituée avec des matériaux d’apport.

Ces matériaux pourront correspondre à :

 Des matériaux fins exogènes à prédominance argileuse répondant au critère de perméabilité et présentant des caractéristiques géotechniques compatibles avec l’ouvrage projeté,

 Des fines de lavages issues du process de traitement des granulats de l’unité de production de Varilhes.

Cette étude de faisabilité a donc été menée sur la base du programme d’essais de laboratoire prévisionnel décrits dans l’offre DE.ETH.16.07.040 ind. A, en date du 19 septembre 2016.

Les fines de lavage sont produites par un filtre presse après adjonction de floculant. La consistance de ces matériaux est très molle et incompatible, en l’état, avec la construction d’un remblai.

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2.1 – Résultats bruts des essais de laboratoire

Il a donc été effectué les essais de laboratoire suivants sur 2 échantillons de sol prélevés sur stock le 21/10/2016 (1 issu directement du filtre presse et un ayant subi un séchage de quelques semaines à priori) :

- Essais d’identification :

- 2 teneurs en eau

- 2 analyses granulométriques

- 2 valeurs au bleu

- Essais de compactage et de portance :

- 1 essais Proctor Normal + IPI sur fines de lavage

- 1 moule avec mesure IPI et CBR sur sol traité chaux ou bentonite

- 1 essai d’aptitude au traitement à la chaux (mesure de gonflement NFP 94100)

- 1 essai d’aptitude au ciment - Essais de cisaillement :

- 1 essais de cisaillement de type Cu+U sur matériau non traité - Mesure de perméabilité :

- 1 mesure de perméabilité à l’oedomètre sur matériau naturel

Les résultats bruts des essais ainsi qu’un tableau de synthèse sont fournis en annexe 1.

2.2 – Interprétation

Les résultats des essais de laboratoire permettent les observations suivantes :

 La teneur en eau des matériaux (Classification A1 selon NFP 11 300) est de 45.8 % directement en sortie de filtre et 35.8 % pour ceux qui étaient stockés en surplus sur le côté (séchage de quelques semaines).

 Pour une teneur en eau de 35.8 %, l’IPI est de 1.5% (portance trop faible pour construire des digues ou un corroi).

 La teneur en eau optimale pour construire les ouvrages seraient de 25 %.

 Les essais d’aptitude au traitement à la chaux indiquent que le matériau est inadapté.

 Pour une teneur en eau initiale de 35.8 %, l’adjonction de 2 % de Cao ou de 5 % de ciment, ne permettent d’abaisser la teneur en eau que de 2 %, ce qui est largement insuffisant.

 Pour une teneur en eau proche de l’OPN :

o la perméabilité K répond à l’objectif K<1.10-7 m/s, avec K = 1.10-8 m/s, o les caractéristiques géotechniques seraient les suivantes: C’ = 0 et Phi’ = 33.3°.

Ainsi il apparait que les fines de lavage issues du filtre presse présentent des teneurs en eau trop élevées et que les traitements à la chaux et au ciment ne sont pas efficaces, certainement en raison de la présence de floculant dans l’échantillon.

Pour que le matériau soit compatible avec la réalisation des digues et des corrois, il conviendra :

soit d’abaisser la teneur en eau du matériau par aération en période estivale (travail du matériau sur zone de séchage),

soit de le mélanger avec un matériau sec du même type (environ 50% en poids),

soit de récupérer les quantités nécessaires de fines de lavage avant entrée dans le filtre presse, de les mettre dans un bassin de décantation /drainage et

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de récupérer le matériau en fin de période estivale (méthodologie et résultats à faire valider par prototype).

Soit de modifier le process de production de fines de lavage.

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3 – Principe de géométrie retenu pour le casier

Il a été mis au point par IDE Environnement et Fondasol et retranscrit dans le document ESQV1 du 18/11/2016 (voir annexe2).

Avant la fin de l’exploitation du casier actuel (casier N°1) qui est muni (d’après les informations transmises par GAÏA) en fond d’une barrière peu perméable (environ 5 m de fines de lavage ayant une perméabilité < 10-8 m/s, donnée GAÏA), le casier N°2 sera construit selon le principe suivant :

- Réalisation d’une plate-forme à 1 m minimum au-dessus des NPHE définis par Antea à 315 m NGF au droit du projet, réglée à une pente minimale de 0.5 % (soit une cote minimale de plateforme à 316 m NGF),

- Evacuation des eaux en point bas du casier K1 par une canalisation inter- alvéolaire vers un bassin tampon des eaux de ruissellement présentant un volume V = 400 m3,

- Mise en place d’une couche de 1 m d’épaisseur avec un matériau fin présentant une perméabilité k<1.10-7 m/s (cote minimale du fond de casier aménagé de 317 m NGF),

- Réalisation d’une digue aval en tout-venant et/ou matériaux de remblais inertes provenant de chantiers de TP, de 6 m de haut (cote tête de 322 m NGF) présentant une pente aval à 2H/1V,

- Mise en place d’un corroi périmétrique de 1.50 m de haut présentant une épaisseur minimale 0.6 m et une pente de 2H/1V ;

- Mise en place d’un premier niveau de palettes, big/bag ou équivalent d’amiante liée,

- Couverture avec du tout-venant du site jusqu’à une hauteur finie de 1.50 m environ,

- Réalisation d’un nouveau corroi périmétrique de 1.50 m de haut en raccord avec le premier,

- Les casiers K1, K2 et K3 pourront être techniquement remplis en même temps, en montant successivement de 1.50m « en escargot », ou bien l’un après l’autre en maintenant des talus provisoires à 2H/1V.

- Chaque alvéole sera munie d’un axe en point bas permettant un drainage des eaux vers l’aval et de diguettes inter-alvéolaires de 1 m de haut et 3 m de large en matériaux fins.

- Le toit (couverture finale) sera profilé avec une pente moyenne à 5% et un point haut à 332.25 m NGF

- Les pentes Ouest et Est des talus finaux ne dépasseront pas 3H/1V.

- La couverture sera constituée de tout-venant minéral grossier sur une épaisseur minimale de 1 m.

4 – Nature des matériaux support du casier

Au droit du projet de casier les matériaux alluvionnaires sont exploités jusqu’à 20/25 m de profondeur par rapport au TN actuel.

Le levé bathymétrique effectué en mars 2016 et transmis par GAÏA indique une exploitation faite jusqu’aux cotes 300 à 303 m NGF.

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La plate-forme à créer se situant au-dessus de la cote 316 m NGF, elle reposera pour partie soit sur des matériaux alluvionnaires en place, soit sur des remblais inertes, qui auront servi au comblement du vide d’exploitation jusqu’à la cote finie de la plate-forme.

Dans ce dernier cas, selon la nature, l’hétérogénéité et l’épaisseur des matériaux inertes utilisés pour remblayer le vide d’exploitation sous nappe, une amélioration des caractéristiques intrinsèques pourrait s’avérer nécessaire, par compactage dynamique, par exemple, afin de limiter les phénomènes de tassement et de non poinçonnement des sols d’assise.

Les flancs des casiers seront adossés soit sur des remblais inertes (remblais correspondant à des matériaux mis en place sur d’anciennes zones d’exploitation de granulats), soit sur des alluvions graveleuses et sableuses en place.

D’un point de vue perméabilité, les matériaux alluvionnaires auront des valeurs élevées (K de l’ordre de 5.10-3 m/s).

Les remblais inertes présenteront, eux, des perméabilités variables par définition.

5 – Pente des talus des déblais et remblais

Les talus latéraux de déblais des casiers présentant une hauteur de 10 m environ au sein de remblais inertes ou de matériaux alluvionnaires, une pente maximale de 2H/1V devra être respectée au-dessus du niveau de la nappe. Si des zones de remblai peu stables sont rencontrées et notamment des éléments grossiers (gros blocs, longrines bétons...) créant des hors profils, les pentes du talus devront être adaptées (abaissement à 3H/1V, voir localement 3.5H/1V si nécessaire) de manière à garantir, en tout point, la stabilité et éviter le risque de glissement de matériaux vers le fond du casier.

En aval, la géométrie du casier avec un talus de 6 m de haut et une pente de 2H/1V est stable avec un coefficient de sécurité suffisant si une baquette poids est réalisée au Nord.

Le détail de l’étude de stabilité réalisée aux Eurocodes avec et sans sollicitations sismiques est fourni en annexe 3.

Les calculs ont été menés à l’aide du logiciel TALREN Version V, pour des phases définitives selon les pondérations de l’EUROCODE pour la situation FONDAMENTAL COURANT et pour la situation avec sollicitations sismiques. Pour ces calculs, un coefficient global de sécurité de 1 est recherché.

Ces calculs ont été réalisés en considérant :

- une hauteur de matériaux dans le casier de 14m

- une surcharge d’exploitation de 10KPa en crête de digue (engin d’entretien ou d’exploitation)

- un stockage d’amiante (stock + couvertures intermédiaires) représenté par une surcharge moyenne et sécuritaire de 280KPa

- les caractéristiques intrinsèques suivantes :

Nature de sols Poids volumique Cohésion C’ Angle de frottement ’

Matériaux de remplissage

(matériaux inertes) 19 0 kPa

Ou 0 kPa 25°

Ou 30°

Matériaux constitutifs de la

digue 20 5 kPa 30°

Graves sableuses à sablo-

limoneuses 20 0 kPa 30°

Substratum molassique

(marnes) 21 10 kPa 33°

(56)

Remblais inertes Digue de 6 m de hauteur Banquette poids

NB : La réalisation de reconnaissances spécifiques permettrait de confirmer et éventuellement, d’optimiser le profil de calcul modélisé dans cette étude.

Concernant les matériaux de remplissage, deux couples de valeurs caractéristiques ont été pris en compte dans la modélisation, en tenant compte :

- 1/ Des valeurs moyennes (avec un angle de frottement de 25°) tenant compte du mode de remblaiement sous nappe. Ces valeurs sont relativement moyennes et correspondraient à un remblaiement sans compactage avec des sols principalement sableux à sablo-limoneux.

- 2/ Des valeurs plus élevées (avec un angle de frottement de 30°) en tenant compte soit d’une amélioration de sols éventuellement nécessaire à l’obtention du critère de non-poinçonnement sous le futur stockage, soit à un choix plus restrictif dans la nature des matériaux utilisés pour le comblement de l’ancienne carrière sous nappe ainsi que le mode de mise en œuvre.

≥ 20 à 40 m

(57)

Les résultats sont présentés ci-dessous : Angle de

frottement considéré

Cas de

sollicitation Stabilité Coefficient de sécurité obtenu

Largeur de la banquette Pente Talus

25°

EUROCODE COURANT

Digue de retenue du

casier 1,13

Largeur de 40 m Talus Digue : 2H/1V

Talus remblai carrière : 3H/1V * Pied de remblai de

comblement 1,74

EUROCODE SISMIQUE

Digue de retenue du

casier 1,0

Pied de remblai de

comblement 1,07

30°

EUROCODE COURANT

Digue de retenue du

casier 1,63

Largeur de 20 m Talus Digue : 2H/1V

Talus remblai carrière : 3H/1V * Pied de remblai de

comblement 1,19

EUROCODE SISMIQUE

Digue de retenue du

casier 1,06

Pied de remblai de

comblement 1,06

*Seule la vérification à l’EUROCODE SISMIQUE ne permet pas d’atteindre un coefficient de sécurité minimum de 1, avec une pente de 2H/1V.

Selon cette configuration (banquette minimale de 20 à 40 m (suivant les caractéristiques intrinsèques prises en compte) entre le pied de la digue de retenue du nouveau casier et la crête des remblais de remplissage de l’ancienne carrière), la stabilité générale vis-à-vis des glissements circulaires serait assurée sous réserve de la non-liquéfaction des matériaux de remplissage mis en œuvre.

Recommandations particulières :

On rappelle l’absence d’investigations spécifiques pour établir cette première ébauche de calcul de stabilité.

Les hypothèses géotechniques et hydrogéologiques prises en compte dans cette étude devront faire l’objet de sondages in situ et essais en laboratoire spécifiques pour confirmer ou adapter le modèle ainsi défini en première approche, avec notamment :

- L’estimation des caractéristiques intrinsèques des différentes couches modélisées,

- La vérification du caractère non liquéfiable des matériaux de remplissage mis en œuvre pour combler l’ancienne carrière,

- Eventuellement, pour des besoins d’optimisation, l’estimation du spectre de réponse élastique (verticale et horizontale) en accélération représentant le mouvement sismique d’un point à la surface du sol au droit du site,

- L’estimation des caractéristiques mécaniques des matériaux supports du casier de stockage d’amiante liée.

Nous rappelons que notre étude n’a porté que sur la modélisation de la stabilité générale du casier vis-à-vis de glissements circulaires. Aucune vérification n’a été établie pour vérifier la condition de non-poinçonnement des sols d’assise qui pourra donner lieu à des améliorations de sols.

Nous attirons l’attention sur le fait que cette condition pourra être dimensionnante suivant les caractéristiques intrinsèques des matériaux de comblement (limitation de la hauteur de stockage réduisant de manière importante le volume utile de stockage ou amélioration de sols).

Ainsi, une banquette de 40m de large avec un pied de talus présentant une pente à 3H/1V permettra d’assurer la stabilité du stock sous réserves de vérifier la qualité du remblai mis en œuvre.

(58)

Etude AVP du projet de casier

Les plans fond de forme, couverture et 3 profils en travers sont fournis en annexe 4.

Dans un premier temps, GAÏA terminera l’exploitation du casier 1 en réalisant un puits de collecte des eaux d’infiltration dans la partie Nord-Ouest de la zone exploitée. Les eaux seront pompées vers le bassin de stockage définitif des eaux du projet (avec une éventuelle phase de stockage dans un bassin provisoire si besoin en était pour des contraintes de phasage des travaux).

1 – Fond de terrassement

La plate-forme sera terrassée jusqu’à la cote 316mNGF au droit de la pointe aval avec une pente à 0.5% en remontant vers le Sud conformément au plan joint.

Les talus des casiers seront terrassés avec une pente maximale de 2H1V avec des adaptations possibles au sein des matériaux de remblais inertes déjà en place à proximité du casier (cf. Chapitre A5).

La plate-forme aménagée correspondra au vide d’exploitation remblayé, celle-ci devra être contrôlée de manière à vérifier son aptitude à recevoir le stock prévu dans le casier. Un compactage dynamique pourrait être nécessaire pour obtenir des caractéristiques géotechniques compatibles avec le projet (contraintes liées aux risques de poinçonnement et de tassements différentiels).

Une banquette aval de 40 m de large supplémentaire sera réalisée au Nord afin d’assurer la stabilité de pied de la zone de stockage. La pente du talus aval devra présenter une pente maximale de 3H/1V.

Une fois la plate-forme réceptionnée, la barrière passive de 1 m d’épaisseur et le corroi latéral des casiers seront réalisés en matériaux fins (matériaux de type A1 ou A2 selon NFP 11300) présentant une perméabilité inférieure à 1.10-7 m/s et des caractéristiques géotechniques compatibles avec une utilisation en remblai (C’, Phi’, W).

La digue aval sera, elle, réalisée en matériaux naturels de type graves sablo-limoneuses (C1 B5) présentant des caractéristiques mécaniques compatibles avec l’ouvrage (C’ = 5 Kpa et Phi’ = 30°).

D’après les essais de laboratoire effectués sur deux échantillons, les fines de lavage pourront être réutilisées après séchage préalable afin d’atteindre une teneur en eau de l’ordre de 25 %.

2 diguettes de 1 m de haut, 1 m de large en tête et présentant une pente de talus de 1H/1V seront construites pour marquer les limites hydrauliques de chaque casier.

(59)

Les corrois seront réalisés à l’avancement de la manière suivante :

 Construction d’un remblai compacté de 3 m de large et 1.5 m de haut minimum en matériau adapté avec contrôle de la perméabilité en place,

 Reprise des matériaux excédentaires à la pelle mécanique pour obtenir une épaisseur finie de 0.60 m minimum,

 Profilage du haut de la banquette avec une pente de 5 % environ vers le talus de déblai pour évacuer les eaux de ruissellement vers le talus et stocker les matériaux issus du ravinement,

 Remplissage du premier niveau de stockage et comblement des interstices et réalisation d’une couverture de 10 cm minimum avec du tout-venant inerte qui sera compacté en périphérie contre les talus de manière à bloquer le corroi,

 Réalisation du niveau supérieur de corroi après purge et nettoyage préalable des matériaux fins pour assurer une continuité de la barrière latérale.

Les casiers pourront être remblayés successivement ou simultanément en fonction des contraintes d’exploitation, de co-activité et de flux entrants.

Une fois arrivée à la cote 322 m NGF et jusqu’à la cote 326 m NGF environ, le talus extérieur, au Nord, sera constitué par des diguettes construites successivement de 1.50 m de haut environ (avec des pentes de 2H/1V au droit de la digue aval mais 3H/1V à l’Ouest) avec une largeur en tête de 3 m minimum.

Une fois arrivée à la cote haute du terrain actuel (environ 326 à 327 m NGF), les matériaux seront stockés de manière à constituer une pente latérale moyenne de 3H/1V en laissant la place pour mettre une couverture de 1 m d’épaisseur.

Enfin au niveau du toit, le stockage se fera jusqu’à la cote finie moins 1m avec une pente moyenne de 5%, Une couverture en matériaux grossiers de 1 m d’épaisseur sera alors mise en place avec la possibilité de rajouter sur les derniers 0.20m des matériaux fins ou de la terre végétale afin de faciliter la pousse des végétaux et l’intégration paysagère.

2 – Gestion des eaux

2.1 – Les eaux internes

Les eaux seront collectées en point bas au niveau de la barrière passive de 1 m d’épaisseur en matériaux peu perméables (k<1.10-7 m/s). Cette couche de forme présentera une pente axiale et latérale de 0.5 %. Une canalisation inter-alvéolaire en diam. 300 mm sera mise en place entre les alvéoles K2 et K3 afin de permettre l’écoulement.

De même, une canalisation inter-digue (diam. 300 mm) dirigera les eaux du casier vers le bassin de stockage tampon des eaux des casiers 1 et 2.

Ce bassin, dimensionné par GAÏA présentera un volume de 400 m3 :

 120 m3 de réserve incendie,

 280 m3 de stockage.

(60)

Le volume excédentaire à la pluie de référence sera stocké dans les casiers sans dépasser une hauteur maximale de 0.30 m conformément à la règlementation en vigueur pour les ISDND.

Le contrôle du remplissage du bassin se fera à l’aide d’une vanne commandée par flotteurs dans le bassin.

Le contrôle de l’évacuation des eaux en sortie du bassin se fera par une vanne avec un débit régulé qui pourra être fermée en cas de pollution accidentelle.

2.2 – Les eaux externes

Les terrains environnants sont perméables et peu propices au ruissellement. Un dispositif de fossé périphérique permettra, si besoin, de collecter les eaux directement vers le lac en aval sans contact possible avec les déchets amiantés.

Pour un bassin versant extérieur sécuritaire de 25 000 m², un coefficient de ruissellement de 0.4, une pente minimale de 0.5 %, la formule de Montana donne un débit de récurrence décennale de 0.32 m3/s.

A partir de la formule de Manning Strickler, nous préconisons de réaliser un fossé périmétrique présentant une profondeur de 0.75 m, avec des pentes de talus de 1H/1V et une pente minimale de 0.5 % qui permettra d’évacuer un débit de 0.58 m3/s.

Des passages busés (ou équivalent) seront prévus au droit des pistes et des descentes en enrochement (ou équivalent) au droit des talus afin de limiter les phénomènes d’érosion.

3 – Traficabilité et exploitation

Des pistes d’exploitation provisoires seront réalisées à l’avancement depuis la périphérie.

La pente sera adaptée aux engins destinés à mettre en stock la matière au fond du casier.

Dans tous les cas une couche de roulement en matériaux insensibles à l’eau sera mise en place pour assurer la traficabilité par tout temps et la sécurité des utilisateurs.

Sur les rampes, des merlons de sécurité de 1 m de haut environ seront réalisés, de manière à éviter toute sortie de piste de véhicules. Une pente de 2 % minimum sera maintenue sur les pistes de manière à évacuer les eaux des zones de circulation, en période d’exploitation.

4 – Contraintes de réalisation de la plateforme en remblais

L’exploitation des alluvions graveleuses sera effectuée par GAÏA dans l’emprise des futurs casiers de stockage. Il est donc prévu de remblayer avec des matériaux inertes de la cote 302 m NGF à la cote 316 m NGF. A ce stade du projet, la nature exacte des matériaux employés pour le comblement n’est pas connue (matériaux fins, pierre, gravats en mélange…).

Cependant, la nature même des matériaux employés, ainsi que les modalités de remblaiement, pourraient avoir une influence directe sur la stabilité des casiers de stockage.

4.1 / Rappels des hypothèses considérées et des facteurs limitants :

Les casiers de stockage seront délimités par des digues de retenue réalisées jusqu’à la cote 322 m NGF, avec une largeur en tête de 5 m et des pentes de talus n’excédant pas 2H/1V qui reposeront sur les zones comblées par des remblais inertes.

(61)

Les valeurs moyennes des matériaux de remplissage pris en compte dans notre modélisation sont :

- CAS 1 : en se basant sur un mode de remblaiement sans compactage avec des sols à dominante sableuse à sablo-limoneuse :

o Poids volumique : 19 kN/m3, o Angle de frottement ’ : 25°, o Cohésion C’ : 0 kPa

NB : Pour la frange immergée, il est vivement recommandé de mettre en œuvre principalement des matériaux insensibles à l’eau, étant donné les difficultés de mise en œuvre dans des conditions respectant les recommandations du GTR.

 Selon ces considérations, une banquette d’une largeur minimale de 40 m serait nécessaire (avec une pente de talus des remblais de comblement considérée à 3H/1V)

- CAS 2 : en tenant compte soit d’une amélioration de sols éventuellement nécessaire à l’obtention du critère de stabilité vis-à-vis du glissement, soit à un choix plus restrictif dans la nature des matériaux (graves sableuses à sablo-limoneuses) utilisés pour le comblement de l’ancienne carrière sous nappe ainsi que le mode de mise en œuvre :

o Poids volumique : 19 kN/m3, o Angle de frottement ’ : 30°, o Cohésion C’ : 0 kPa

 En considérant ces améliorations, la banquette pourrait alors être portée à une largeur minimale de 20 m (avec une pente de talus des remblais de comblement considérée à 3H/1V).

Les hypothèses complémentaires prises en compte dans ces modélisations sont : - La vérification de la condition de non-poinçonnement des matériaux,

- Des tassements admissibles pour les ouvrages,

- L’objectif de l’insensibilité et le caractère non évolutif des matériaux de remplissage vis-à- vis de l’eau,

- La non-liquéfaction des matériaux de remplissage de mise en œuvre est vérifiée.

4.2 / Présentation des contraintes et des objectifs minimaux à atteindre Remarque préliminaire :

Le comblement de la zone exploitée sera réalisé en grande partie sous nappe avant la création des casiers de stockage des déchets d’amiante liés. La présence de la nappe ne permettra pas de mettre en œuvre les remblais de comblement dans des conditions techniques permettant de répondre aux critères de la norme NFP 11-300 (GTR), notamment concernant le compactage.

En effet, la mise en œuvre de matériaux sensibles à l’eau dans la frange immergée impliquerait une maîtrise des tassements aléatoire, voire non adaptée à l’exploitation des futurs casiers de stockage à créer. L’efficacité des éventuelles solutions d’amélioration de sols en présence de sols sensibles à l’eau non compactés dans la frange immergée serait elle aussi aléatoire.

(62)

Ainsi, il est vivement recommandé de ne mettre en œuvre que des matériaux insensibles à l’eau dans la frange immergée, ceci pour ne pas engendrer d’instabilité de la plateforme accueillant les futurs casiers de stockage et pour pouvoir mieux maîtriser les tassements et déformations qui se produiront pendant la phase d’exploitation. Par ailleurs, la maîtrise des matériaux mis en œuvre pour combler la zone sous nappe permettra de pouvoir employer une panoplie d’amélioration de sols plus large en fonction des objectifs à atteindre après diagnostic de la plateforme réalisée.

Vis-à-vis du phasage à mettre en place pour la réalisation de ces travaux, il est conseillé de respecter un point d’arrêt pour établir un diagnostic de la plateforme mise en œuvre après avoir dépassé la frange immergée d’au moins 0,8 m. Ce diagnostic devra servir à estimer les déformations qui se produiront en phase d’exploitation des futurs casiers de stockage de déchets d’amiante liés et vérifier les caractéristiques intrinsèques des matériaux mis en œuvre (critère de stabilité vis-à-vis de glissements).

Suivant les résultats de ce diagnostic, il devra être envisagé la réalisation d’amélioration de sols (par compactage dynamique, vibro-flottation, autres techniques…), avant la poursuite du remblaiement.

Pour le montage des remblais au-dessus de la frange immergée après l’établissement de ce premier diagnostic, la mise en œuvre des matériaux devra respecter les critères du GTR.

Une fois la cote finale atteinte, des contrôles complémentaires devront être effectués pour la partie non immergée, pour adaptation éventuelle des travaux à réaliser pour la mise en œuvre de la barrière passive reconstituée.

4.2.1 / Nature des matériaux

En fonction de la géométrie retenue, on veillera à respecter les critères suivants :

- Les matériaux devront être principalement sableux (voire sablo-limoneux hors nappe) dans le cas 1 à graveleux et sableux (voire sablo-limoneux hors nappe) dans le cas 2, - Le remblaiement s’opérant sous nappe, les matériaux devront être

globalement insensibles à l’eau. Le risque de déformation augmentera avec la proportion des matériaux sensibles à l’eau qui seront mise en œuvre pour constituer la plateforme support.

- Les matériaux devront être non évolutifs,

- Les matériaux devront être non liquéfiables (ne pas utiliser de sables fins).

4.2.2 / Condition de non poinçonnement

Pour vérifier la condition de non-poinçonnement, les caractéristiques mécaniques des matériaux de comblement doivent permettre d’atteindre la valeur suivante :

R RH

po pl F kp

) ( 

  ≥ 1,5

En considérant un poids volumique de l’ordre de 16 kN/m3, la pression limite nette au sein des remblais de comblement à atteindre serait alors de l’ordre de :

Pl – po ≥

8 , 0

8 , 0 25 , 16 016

, 0 5 ,

1  MPam

(63)

Pl-po ≥ 0,5 MPa

Par sécurité, une pression limite nette minimale de 1,0 MPa sera recherchée au sein des remblais de comblement pour vérifier la condition de non- poinçonnement.

4.2.3 / Caractéristiques intrinsèques des matériaux de comblement

On rappelle que la stabilité des casiers de stockage et des digues de retenue est vérifiée pour un angle de frottement de 25° pour une banquette de 40 m de large et de 30° pour une banquette de 20 m de large.

A défaut de pouvoir recourir à des essais mécaniques en laboratoire, nécessitant la réalisation de sondages carottés et d’éprouvettes calibrées, il pourra être envisagé de réaliser des plots d’essais afin d’évaluer la pente d’équilibre d’un remblai constitué des matériaux qui seront utilisés pour le comblement, sur une hauteur minimale de 3 m.

A titre informatif, l’approche de MENARD permet d’approcher empiriquement la pression limite nette nécessaire pour un angle de frottement donné, à l’aide de la formule suivante :

Pl – po ≥ 4 )

( 24

2 5 , 2

Ainsi, pour un angle de frottement de 25° : pl-po ≥ 6,5 bars soit 0,65 MPa Pour un angle de frottement de 30° : pl-po ≥ 7,1 bars soit 0,71 MPa

Vis-à-vis des critères pris en compte pour assurer la stabilité de la plateforme vis-à-vis des glissements, il sera recherché une pression limite nette minimale de :

Pl-po ≥ 1,0 MPa

4.3 / Recommandations particulières sur les contrôles à envisager

Pour s’assurer de la bonne réalisation des remblais mis en œuvre en assise des futurs casiers de stockage et des digues, on recommandera d’effectuer le type de contrôle suivant :

- Vérifier la nature des matériaux mis en œuvre et assurer leur traçabilité (nature, localisation géographique),

- Privilégier la mise en œuvre de matériaux grossiers, inertes et insensibles à l’eau dans la frange concernée par la présence de la nappe, au droit du projet de casier comprenant la banquette,

- Les matériaux de remblais seront scrupuleusement inertes, sans sulfates et sans matière organique,

- Effectuer des sondages pressiométriques et des essais phicométriques,

- Le cas échéant, réaliser des sondages carottés et effectuer des essais mécaniques en laboratoire pour vérifier les caractéristiques intrinsèques des matériaux,

- Effectuer des essais à la plaque sur les dernières couches mises en œuvre avant la mise en place de la barrière passive reconstituée.

Dans le cas où l’un de ces critères ne serait pas atteint tant au niveau du diagnostic à prévoir après avoir remblayé la partie immergée qu’au moment des contrôles de la plateforme finale, on veillera à effectuer des améliorations de sols des remblais mis en œuvre soumises à des contrôles afin de s’assurer de l’obtention des critères de stabilité.

(64)

Enfin, une estimation des tassements des sols d’assise devra être effectuée afin d’envisager, le cas échéant, des adaptations spécifiques pour maintenir l’efficacité de la barrière passive à disposer en fond et sur les talus du casier.

4.4 / Instrumentation

Un dispositif de suivi des tassements et des déformations est préconisé dès que la plateforme sera réalisée : profilomètre, topographie, inclinomètre.

5 – Volumes et dimensions

L’estimation des volumes et surfaces sont synthétisés dans le tableau ci-après :

Bilan des Volumes en m3

Volume utile :

casier 1 13 000

casier 2 200 000

Volume remblai :

Volume barrière passive en fond (1m à 1.10-7 m/s) 12 900 Volume corroi latéral (0.67 avec k< 1.10-7m/s) 12 000 Volume du Toit casier 1 (1 m de tout venant minéral grossier) 5 800 Volume du Toit casier 2 (1 m de tout venant minéral grossier) 19 000

Volume remblai minéral pour plate-forme aval, digue, bassin 110 300

Volume utile bassin : 400

Principales cotes et pentes en mNGF

Cote fond de terrassement 316 à 316.8

Cote fond de forme après barrière passive 317 à 317.8

Cote toit maximum 330.50 à 332.25

Pente talus de déblais 2H/1V

Pente talus de remblais 2H/1V à 3H/1V

Pente talus de la banquette 3H/1V

Pente du fond 0.50%

Pente du toit 5%

Surfaces en m²

Alvéole K1 4 400

Alvéole K2 4 400

Alvéole K3 3 700

Toit casier 1 5800

Toit casier 2 19 000

Volume total de matériaux fins avec K< 1.10-7 m/s 24 800 m3

(65)

6 – Complément de mission

Les calculs et valeurs dimensionnelles donnés dans le présent rapport ne sont que des ébauches destinées à donner un premier aperçu des sujétions techniques d’exécution et ne constituent pas un dimensionnement du projet.

Ce rapport conclut la mission G1 + G2-AVP qui nous a été confiée par GAÏA.

Selon l’enchaînement des missions au sens de la norme NFP 94-500, elle doit être suivie d’une mission d’étude géotechnique de projet G2 visant notamment à :

 traiter les aléas importants identifiés pour le projet (principalement remblais d’assise),

 reprendre les points qui demandent une analyse spécifique,

 donner les prescriptions de chantier, les méthodes et objectifs de contrôle,

 réaliser les contrôles des remblais avant réception.

FONDASOL est à la disposition de tous les intervenants pour réaliser toutes ou parties de ces missions.

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