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La vie, Jean pierre GABRILLAC

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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La vie

Pour définir la vie il faudrait l'observer Isoler les instants et les analyser

Nous sommes les otages d'un futur d'un passer Nous vivons au présent il nous est imposé L'unité de mesure c'est le nombre d'années Celles qu'il me souvient et celles oubliées Notre primo enfance fait partie de l'histoire

Mais ces quelques années ne sont pas en mémoire Naître ce traumatisme n'est pas un souvenir

Il faut trois ans et plus pour regarder la vie Le passé qui construit présume l'avenir

Nous sommes une mémoire nous consommons les fruits Mais la seule question qu'est ce donc que la vie

Serait-ce une illusion que l'esprit définit

Ou bien la construction d'une histoire en projet Sommes nous des sujets qui sont manipulés C'est dans l'inconscience que nous participons Nous savons que la mort est notre finition Cette notion abstraite ne nous effleure pas Nous sommes indifférent jusqu'à notre trépas Avant nos cinquante ans nous sommes immortels Les dangers nous dépassent ils ne sont pas réels La prudence s'impose aux abords du grand age Même lorsqu'on est vieux il paraît qu'on est sage Rare sont les vieillards qui attendent la mort Les projets sont vivaces et donnent du ressort Seule la maladie dira son dernier mot

Et jette l'avenir avec ses oripeaux

Bagages d'une vie cumul de connaissances Avoir lu Baudelaire Ovide et ses stances

Peut créer l'illusion que nous sommes immortels Mais la mort est présente cela est naturel

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Références

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Car rien n'a d'importance on doit tout mépriser Et nous ne valons rien nous sommes annihilés Par ce très grand roman Céline est le premier À dénoncer l'absurde de la vie sans

Nous sommes les enfants les gardiens de ce monde Proposant la beauté mais aussi de l’immonde La faim la maladie les guerres et génocides Comment rester contrit en position

Nos sens matérialisent et l'abstraction nous fuit Voir entendre toucher sans oublier goûter Fait vivre notre corps dans ce monde qu'on crée Mais la pensée sublime celle qu'on

Kubilaï me demande de bien le conseiller Mais Jimgim se méfie beaucoup d’un étranger Après plusieurs essais et la mort de son frére Le Grand Khan est vainqueur et septuagénaire

Nous sommes les chainons de cette unique ronde Nos esprits évoluent dans l’esprit qui nous fonde Vivre dans l’hypothèse qui nous oblige à naitre S’accrocher au sujet qui

Sur un banc est assis un vieil homme qui dort Appuyé sur sa canne, semble attendre la mort Tout autour c’est la vie a ces pieds des pigeons Il est las immobile ses doigts

Est bien le résultat d'un projet d'avenir Il amplifie l’ego fait grandir l'être-là Révèle le Dasein de l'étant qui louvoie La création de l’Être sa vie et puis sa mort

Consentie devenant alors une habitude La somme des diktats qui nous est imposée Face à l'épidémie nous laisse présager Que demain il faudra se souvenir du pire Pour regagner l'envie