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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

– Correction Analyse –

Exercice 1 On considère la fonctionf définie surR2 par :

f(x, y) =y2−x2y+x2 1. Etudier les extrema locaux def surR2.

La fonctionf est de classeC2surR2. Les points critiques def surR2sontO(0,0), A1

√ 2,1

etA2

−√ 2,1

. La matrice hessienne def en(a, b)estHf(a, b) =

−2b+ 2 −2a

−2a 2

.

,→ det(Hf(0,0))>0 et Tr(Hf(0,0))>0, doncf admet un minimum local enO.

,→ det(Hf(±√

2,1))<0doncA1 etA2sont des points cols.

2. On considère l’ensemble suivant :

K={(x, y)∈R2, x2−1≤y≤1−x2}

a. Représenter rapidementK.

K est la partie non hachurée, délimitée par les deux paraboles d’équationsy=x2−1et y= 1−x2.

b. Montrer queK est fermé et borné.

Soit((xn, yn))n∈

N∈KNune suite d’éléments de Kconvergeant vers(x, y).

∀n∈N, x2n−1≤yn≤1−x2n, donc par passage à la limite :x2−1≤y≤1−x2. Ainsi,(x, y)∈K donc par caractérisation séquentielle des fermés,Kest fermé.

Soit(x, y)∈K. On a :−1≤x2−1≤y≤1−x2≤1 donc|y| ≤1 etx2−1≤1−x2 d’oùx2≤1.

On en déduit que pour tout(x, y)∈K,||(x, y)||=p

x2+y2≤√

2, doncKest borné.

c. Déterminer les extrema def surK.

K étant un ensemble fermé borné, etf étant continue surK, on sait quef est bornée surK et atteint ses bornes, soit en un point critique de K, soit à la frontière de K.

Le seul extremum local def dansK est atteint enO et vautf(0,0) = 0.

Etude à la frontière deK :

(x, y)∈Fr(K)si, et seulement six∈[−1,1], ety=x2−1 ouy= 1−x2. – Pour toutx∈R, f(x, x2−1) = 1.

– Soitg:x7→f(x,1−x2) = 2x4−2x2+ 1. Une étude (rapide) deg sur[−1,1]donne le maximum deg égal à 1, atteint pourx=−1, x= 0et x= 1. Son minimum est 1

2, atteint pourx=± 1

√2.

Finalement, le minimum de f surK est 0, atteint en (0,0)et le maximum de f surK est 1, atteint en de nombreux points de la frontière deK (dont(0,1) par exemple).

(2)

Exercice 2 1. Soientϕ:]0,+∞[→Rune fonction dérivable, etf :

]0,+∞[×R → R

(x, y) 7→ (x2+y2) ln(x) +ϕ(x2+y2) a. Exprimer les dérivées partielles ∂f

∂x et ∂f

∂y à l’aide de la dérivée deϕ.

∂f

∂x(x, y) = 2xln(x) +x2+y2

x + 2xϕ0(x2+y2)

∂f

∂y(x, y) = 2yln(x) + 2yϕ0(x2+y2) b. Exprimer simplementy∂f

∂x −x∂f

∂y. y∂f

∂x −x∂f

∂y =y(x2+y2)

x =xy+y3 x

2. On considère l’équation aux dérivées partielles :

y∂f

∂x −x∂f

∂y =xy+y3

x, (x, y)∈]0,+∞[×R (1) Remarque : C’est celle obtenue dans la question précédente !

Pour résoudre (1), on passe des coordonnées cartésiennes(x, y)aux coordonnées polaires(r, θ).

On notef(x, y) =F(r, θ).

a. Montrer que (1) est équivalente à l’équation aux dérivées partielles en les variablesret θ:

∂F

∂θ =−r2tan θ

On remarque tout d’abord que commex∈]0,+∞[, on ar∈]0,+∞[etθ∈ −π

2 ,π 2

. La règle de la chaîne donne :

∂F

∂θ =∂f

∂x

∂x

∂θ +∂f

∂y

∂y

∂θ =−rsinθ∂f

∂x+rcosθ∂f

∂y =−y∂f

∂x+x∂f

∂y. Par ailleurs,xy+y3

x =r2cosθsinθ+r2sin3θ

cosθ =r2sinθ(cos2θ+ sin2θ)

cosθ =r2tanθ.

On a donc bien le résultat attendu.

b. En déduire une famille de fonctions solutions de l’équation aux dérivées partielles (1).

Les solutions de l’équation aux dérivées partielles ∂F

∂θ =−r2tan θsont les fonctions de la forme : (r, θ)7→r2ln(cosθ) +ψ(r), oùψ est une fonction dérivable der, et(r, θ)∈]0,+∞[×i

−π 2,π

2 h

. On en déduit que les fonctions de la forme :

f : (x, y)7→(x2+y2) ln x px2+y2

!

+ψp

x2+y2

sont solutions de (1).

Remarque :

On a :(x2+y2) ln x px2+y2

!

+ψp

x2+y2

= (x2+y2) ln(x)−1

2(x2+y2) ln(x2+y2) +ψp

x2+y2 . En posantϕ(t) =−1

2tln(t) +ψ(t), on obtient les fonctions de la formef(x, y) = (x2+y2) ln(x) +ϕ(x2+y2) qui sont celles vues dans la première question !

(3)

Le but de l’exercice est de calculer

J = Z 1

0

ln(1 +t) 1 +t2 dt On note

F :x7→

Z 1

0

ln(1 +xt) 1 +t2 dt 1. Montrer queF est de classeC1 sur]−1,+∞[.

On notef la fonction définie sur]−1,+∞[×[0,1]parf(x, t) = ln(1 +xt) 1 +t2 .

Pour(x, t)∈]−1,+∞[×[0,1], on a1 +xt >1−t≥0, donc d’après les théorèmes généraux,f est de classeC1 sur]−1,+∞[×[0,1].

Comme on intègre sur un compact, toutes les hypothèses du théorème de dérivation sous le signe intégral sont acquises, et on en déduit queF est de classeC1sur]−1,+∞[.

De plus, la formule de Leibniz donne :

∀x∈]−1,+∞[, F0(x) = Z 1

0

t

(1 +xt)(1 +t2)dt .

2. Montrer que

∀(x, t)∈]−1,+∞[×[0,1], t

(1 +xt)(1 +t2) = −x

(1 +x2)(1 +xt)+ x+t (1 +x2)(1 +t2)

∀(x, t)∈]−1,+∞[×[0,1], −x

(1 +x2)(1 +xt)+ x+t

(1 +x2)(1 +t2) = −x(1 +t2) + (x+t)(1 +xt)

(1 +x2)(1 +xt)(1 +t2) = t (1 +xt)(1 +t2) 3. En déduire l’expression deF0(x)pourx∈]−1,+∞[.

D’après les deux questions précédentes, pour x∈]−1,+∞[on a : F0(x) = 1

1 +x2 Z 1

0

−x

1 +xt+ x

1 +t2+ t 1 +t2

dt

= 1

1 +x2

−ln(1 +xt) +xArctan(t) +1

2ln(1 +t2) 1

0

= −ln(1 +x) 1 +x2 + x

1 +x2 ×π 4 + 1

1 +x2 ×ln(2) 2

4. Montrer que pourx >−1 :

F(x) = ln(2)

2 Arctan(x) +π

8 ln(1 +x2)− Z x

0

ln(1 +t) 1 +t2 dt On aF(0) = 0, donc pourx >−1,F(x) =

Z x

0

F0(x)dx.

La fonction donnée est la primitive deF0 qui s’annule en 0, c’est donc bienF.

5. En déduire une valeur deJ.

D’après les questions précédentes, on a :J =F(1) = ln(2)

2 Arctan(1) +π

8 ln(2)−J. On en déduit :

J = π

8 ×ln(2)

(4)

Exercice 4

Le but de l’exercice est de calculer

K= Z +∞

0

e−t

√tdt

On note :

G:x7→

Z +∞

0

e−xt

√t(1 +t)dt

1. Montrer queGest continue sur[0,+∞[.

On noteg la fonction définie sur[0,+∞[×]0,+∞[parg(x, t) = e−xt

√t(1 +t).

• Pourx∈[0,+∞[, la fonction t7→g(x, t)est continue sur]0,+∞[.

• Pourt∈]0,+∞[, la fonctionx7→g(x, t)est continue sur[0,+∞[.

• Hypothèse de domination :

∀(x, t)∈[0,+∞[×]0,+∞[, |f(x, t)| ≤ 1

√t(1 +t) =ϕ(t)(car−xt≤0 donc0<e−xt≤1).

ϕest continue sur]0,+∞[, donc localement intégrable sur]0,+∞[.

Etude en 0 : ϕ(t) ∼

t→0

1

t12 , donc par comparaison à une intégrale de Riemann intégrable,ϕest intégrable sur]0,1].

Etude en +∞: ϕ(t) ∼

t→+∞

1

t32, donc par comparaison à une intégrale de Riemann convergente,ϕest intégrable sur[1,+∞[.

Finalement,ϕest positive et intégrable sur ]0,+∞[.

Le théorème de continuité sous le signe intégral donne queGest continue sur[0,+∞[.

2. Montrer queGest de classeC1 sur]0,+∞[.

• Le travail de la question précédente permet de dire que pourx∈]0,+∞[, la fonctiont7→g(x, t)est intégrable sur]0,+∞[.

• Pourt∈]0,+∞[, la fonctionx7→g(x, t)est de classeC1sur]0,+∞[, et∀(x, t)∈]0,+∞[×]0,+∞[,

∂f

∂x(x, t) = −te−xt

√t(1 +t) =−√ te−xt 1 +t .

• Pourx∈]0,+∞[, la fonctiont7→ ∂f

∂x(x, t)est continue sur ]0,+∞[.

• Hypothèse de domination :

Soit[a, b]⊂]0,+∞[(0< a < b). On a∀(x, t)∈[a, b]×]0,+∞[,

∂f

∂x(x, t)

≤√

te−ata,b(t).

ϕa,b est continue sur[0,+∞[, donc localement intégrable.

Etude en +∞: ϕa,b(t) =

t→+∞ ◦ 1

t2

(par croissances comparées), donc par comparaison à une intégrale de Riemann convergent,ϕa,b est intégrable sur[1,+∞[.

Fialement,ϕa,b est positive et intégrable sur[0,+∞[.

Le théorème de dérivation sous le signe intégral donne queGest de classeC1 sur]0,+∞[.

De plus, la formule de Leibniz donne :

∀x >0, G0(x) = Z +∞

0

−te−xt

√t(1 +t)dt

3. Montrer queGest solution sur]0,+∞[ de l’équation différentielle :

(5)

G(x)−G0(x) = Z +∞

0

e−xt

√t(1 +t)dt− Z +∞

0

−te−xt

√t(1 +t)dt

= Z +∞

0

e−xt+te−xt

√t(1 +t) dt

= Z +∞

0

e−xt

√t dt

u=xt=

√1 x

Z +∞

0

e−u

√udu= K

√x

Gest bien solution sur]0,+∞[de l’équation différentielle :y−y0= K

√x. 4. En déduire l’expression deG(x)pourx∈]0,+∞[.

On résout l’équation différentielle en utilisant la méthode de la variation de la constante et on trouve qu’il existe une constante réelleC telle que

∀x >0, G(x) =

C−K Z x

1

e−t

√tdt

ex

Ainsi,Gétant continue en0, on en déduit queC−K Z 0

1

e−t

√tdt=G(0). Finalement,

∀x >0, G(x) =

G(0)−K Z x

0

e−t

√tdt

ex Cette égalité est encore valable pourx= 0.

Remarque : On a utilisé la convergence de l’intégrale Z 1

0

e−t

√tdt(qui est nécessaire pour l’existence deK!) 5. Montrer queG(0) =π.

G(0) = Z +∞

0

√ 1

t(1 +t)dt =

t=u2

Z +∞

0

2

1 +u2du=π 6. Montrer que lim

x→+∞G(x) = 0 (on pourra utiliser un encadrement).

Par positivité de l’intégrale, on a pourx >0 : 0≤G(x)≤

Z +∞

0

e−xt

√t dt =

u=tx

Z +∞

0

e−u pu x

du x = K

√x −→

x→+∞0 et ainsi par encadrement

x→+∞lim G(x) = 0

7. En déduire la valeur deK.

∀x >0, G(x) =

G(0)−K Z x

0

e−t

√tdt

exet G(x) −→

x→+∞0.

Ceci n’est possible que siG(0)−K Z x

0

e−t

√tdt −→

x→+∞0, c’est à dire Z x

0

e−t

√tdt −→

x→+∞

G(0) K . Comme

Z x

0

e−t

√tdt −→

x→+∞K, on en déduit queK= G(0) K , puis K=p

G(0) =√ π

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