Quelques rappels de comptabilité nationale Quelques rappels de comptabilité nationale
Produit Intérieur Brut
+ Rémunérations des salariés reçues du RdM – Rémunérations des salariés versées au RdM + Revenus de la propriété reçus du RdM – Revenus de la propriété versés au RdM
+ Subventions reçues du RdM – Impôts sur la production versés au RdM
= Revenu National Brut (RNB)
+ Transferts courants reçus du RdM – Transferts courants versés au RdM
= Revenus National Brut Disponible (RNBD) - Consommation de Capital Fixe
= Revenu National (RN)
La Balance des Paiements (exemple de la France, mds €)
La Balance des Paiements (exemple de la France, mds €)
1999 2005 2012 2019 1. Compte des transactions courantes (ou compte courant) 43,0 -8,3 -44,4 -16,2
1.1 Biens (Exportations – Importations) 16,4 -22,5 -70,6 -46,8
1.2 Services (Exportations – Importations) 17,5 12,3 32,6 21,6
1.3 Revenus 21,4 23,8 29,7 9,0
1.4 Transferts courants -12,8 -21,9 -36,6
2. Compte de capital (brut) 1,4 -0,5 -0,4 1,9
3. Compte financier (brut) -37,5 -1,6 74,2 28,8
3.1 Investissements directs -75,4 -24,1 -9,4 -4,2
Français à l’étranger -119,1 -92,5 -29,0 -49,8
Etrangers en France 43,7 68,3 19,5 45,6
3.2 Investissements de portefeuillle -7,1 -14,6 39,2 93,0
Avoirs (résidents sur titres émis par des non-résidents) -117,8 195,7 6,3 -53,2 Engagements (non-résidents sur titres émis par des
résidents) 110,6 181,1 32,9 146,2
3.3 Instruments financiers dérivés -1,3 5,2 14,3 -3,7
3.4 Autres investissements (prêts et emprunts) 45,3 24,9 34,1 -53,4
3.5 Avoirs de réserve 1,1 7,1 -4,0 -2,8
4. Erreurs et omissions -6,9 9,4 -29,4 14,6
Principaux soldes de la Balance des Paiements
Source : Cassagnard P. (2016), « Les balances des paiements à l’épreuve des crises », Ecoflash, n°304, janvier 2016.
Principaux soldes de la Balance des Paiements
Source : Cassagnard P. (2016), « Les balances des paiements à l’épreuve des crises », Ecoflash, n°304, janvier 2016.
L’ équilibre macroéconomique en économie ouverte L’ équilibre macroéconomique en économie ouverte
Y + M = C + I + G + X (1) Y + U = C + S + T (2) (1) et (2) donnent :
(S – I) + (T – G) = X – M + U = BOC (3) Soit,
SN – I = BOC (4) Et, comme BOC + SCF = 0,
SN – I = BOC = - SCF (5)
Equilibre Emplois – Ressources Optique Revenu, avec U =
solde du compte revenu et du compte des
transferts courants, T = les impôts nets de transferts publics Epargne nette du
secteur privé + Solde budgétaire
= Solde courant (BOC) La balance courante
reflète l’écart entre l’épargne nationale et l’investissement
domestique
- Epargne nationale supérieure à l’investissement domestique => capacité de financement => le pays est exportateur net de capitaux (SCF < 0, avec SCF = solde du compte financier), en contrepartie d’un excédent courant (BOC > 0).
- Epargne nationale inférieur à l’investissement domestique => le pays vit « au-dessus de ses moyens » (besoin de financement) => le pays est importateur net de capitaux (SCF > 0), en contrepartie d’un déficit courant (BOC < 0)
La dynamique de la dette externe (contrainte extérieure) La dynamique de la dette externe (contrainte extérieure)
B
t– B
t-1= BC
t+ r.B
t-1b
t– b
t-1= (r – g) b
t-1+ bc
tAccroissement de la dette
externe
Déficit courant primaire
Service de la dette
Accroissement du ratio
dette externe / PIB
Accroissement ‘autonome’ du ratio dette externe / PIB (*)
Ratio
Déficit courant primaire / PIB
(*) On a : Bt-1 / Yt = Bt-1 / [Yt-1 . (1 + g)] = bt-1 / (1 + g), où g est le taux de croissance du PIB.
Þpossibilité d’un effet « boule de neige » des intérêts sur la dette extérieure si r > g : la dette externe est explosive même si le déficit courant primaire est stable (égal à zéro par exemple) Þ au contraire, possibilité d’une dette externe soutenable (bt constant) si g > r. Exemple : un déficit courant primaire permanent de 2% du PIB peut coïncider avec une dette externe
stabilisée à 100% du PIB si le taux de croissance du PIB est supérieur de 2 points au taux d’intérêt.
Effet boule de neige de la dette : exemple Effet boule de neige de la dette : exemple
=> Pour un taux de croissance du PIB de 2% par an et un taux d’intérêt de 3%, la dette externe croît continuellement, malgré l’absence de déficit courant primaire.
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Dette externe soutenable : exemple Dette externe soutenable : exemple
=> Malgré un déficit courant primaire (modéré), la combinaison d’un taux de croissance relativement élevé et d’un taux d’intérêt relativement faible permet la convergence vers un niveau stable du rapport dette externe/PIB.
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La dette externe rapportée au PIB La dette externe rapportée au PIB
Source : Reinhart C., Reinhart R. et Rogoff K. (2012), « Public Debt Overhangs: Advanced-Economy Episodes Since 1800, Journal of Economic Perspective. 22 économies avancées, 48 économies émergentes.
Un cycle long de la Balance des paiements ? Un cycle long de la Balance des paiements ?
Balance Commer-
ciale (X – M) (1)
Balance des rémuné-
rations (intérêts)
(2)
Balance courante (1)+(2)
Balance des capitaux
Epargne domestique
– Inves- tissement domestique
Exemples
1.Pays
nouvellement
emprunteur
– – – + –
- Etats-Unis avant 1914, - PMA aujourd’hui ?
- Etats-Unis aujourd’hui ? 2. Pays
emprunteur
évolué
+ – – + +
- Mexique, Brésil aujourd’hui
3. Pays
nouvellement
prêteur
+ – / + + – +
- Etats-Unis après 1914, - France de 1880 à 1913 (Harry White),
- Corée du Sud depuis le milieu des années 1980, - Chine aujourd’hui 4. Pays
prêteur évolué
– + + – –
- Etats-Unis après 1945- Japon aujourd’hui ?
1990 1995 2000 2005 2010 2015 Investissement (% du PIB)
Chine 34,3 39,4 34,0 40,1 46,7 44,3
Allemagne 27,4 23,7 23,9 18,8 19,6 18,8
Japon 32,5 28,1 25,1 22,5 19,8 21,8
France 24,3 20,4 22,4 22,4 21,9 21,7
États-Unis 21,4 21,2 23,6 23,2 18,4 20,3
Epargne (% du PIB)
Chine 39,0 41,9 35,7 46,7 50,9 47,4
Allemagne 24,4 22,5 22,2 23,4 23,0 27,3
Japon 33,8 30,2 27,9 26,2 23,8 24,8
France 23,5 20,9 23,6 22,4 21,1 21,5
États-Unis 18,7 18,7 20,6 17,9 15,0 18,2
Solde des transactions courantes (mds $)
Chine 12,0 1,6 20,4 132,4 237,8 347,8
Allemagne 43,9 -32,2 -34,2 132,2 192,6 286,3
Japon 44,7 110,4 130,7 170,1 221,0 124,3
France -9,9 7,3 16,2 -0,4 -22,2 -5,2
États-Unis -79,0 -113,6 -410,8 -745,4 -442,2 -460,6
Investissement, épargne et solde courant Investissement, épargne et solde courant
Note : Investissement total, Epargne nationale brute. Source : World Economic Outlook (WEO), Fonds Monétaire International
Solde de la balance courante (% PIB)
Source : OCDE et FMI-WEO
Solde de la balance courante (% PIB)
Source : OCDE et FMI-WEO
1960 1963
1966 1969
1972 1975
1978 1981
1984 1987
1990 1993
1996 1999
2002 2005
2008 2011
2014 2017
-8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10 12
Chine
Allemagne Japon
France Royaume- Uni
États-Unis
Solde de la balance courante (mds USD)
Source : OCDE et FMI-WEO
Solde de la balance courante (mds USD)
Source : OCDE et FMI-WEO
Solde de la balance courante (pays de la zone euro, mds USD)
Source : OCDE et FMI-WEO
Solde de la balance courante (pays de la zone euro, mds USD)
Source : OCDE et FMI-WEO
Solde de la balance courante (pays de la zone euro, % du PIB)
Source : Xerfi-Canal (Vidéo 3:52)
Solde de la balance courante (pays de la zone euro, % du PIB)
Source : Xerfi-Canal (Vidéo 3:52)
Solde de la balance commerciale en France
Source : Xerfi-Canal (Vidéo 5:16)
Solde de la balance commerciale en France
Source : Xerfi-Canal (Vidéo 5:16)
La dette extérieure des Etats-Unis
(Artus et Ripert (2009), « Dette extérieure des Etats-Unis : 23000 milliards de dollars en 2015 ? », Flash Economie n°219, Natixis)
La dette extérieure des Etats-Unis
(Artus et Ripert (2009), « Dette extérieure des Etats-Unis : 23000 milliards de dollars en 2015 ? », Flash Economie n°219, Natixis)
Le théorème des élasticités critiques (Marshall-Lerner) Le théorème des élasticités critiques (Marshall-Lerner)
BC = Px.X – Pm.M
On montre que (on suppose que la balance
commerciale est initialement équilibrée, M.Pm = X.Px) : dBC/dS = X.(Px/S).ηx + X.(Px/S).ηm – X.(Px/S)
On a donc :
dBC/dS > 0 (ηx + ηm – 1) > 0
Px = prix des exportations en monnaie nationale Px* = prix des exportations en monnaie étrangère
= Px/S
Pm = prix des importations en monnaie nationale
S = taux de change coté à l’incertain
(le prix en monnaie domestique d’une unité monétaire étrangère) ηx = élasticité-prix de la demande d’exportation
= - (dX/X)/(dPx*/Px*) ηm = élasticité-prix de la demande d’importation
= - (dM/M)/(dPm/Pm)
Effet volume sur les exportations
Effet prix sur les importations Effet volume sur les
importations
Théorème des élasticités critiques : une dévaluation (hausse de S) a un effet net positif sur la balance commerciale ssi la somme des élasticités-prix de la demande (étrangère) d’exportation et de la demande (domestique) d’importation est supérieure à un.
Les estimations des élasticités-prix à long terme des demandes d’exportation et d’importation
Les estimations des élasticités-prix à long terme des demandes d’exportation et d’importation
Lecture : Lorsque les prix (en monnaie étrangère) des exportations américaines baissent de 1%, le volume de ces exportations augmente, selon les 19 études recensées, entre 0.20% et 3.75% (1.31% en moyenne).
La courbe en J
La courbe en J
Taux de change (effectif réel) du dollar,
base 100 en 1987 Taux de change (effectif réel) du dollar,
base 100 en 1987
Solde de la balance courante,
% du PIB
Solde de la balance courante,
% du PIB
Ceci est un J ! Ceci est un J !
Commentaire : Après un pic en février 1985, le dollar chute de 50% environ (les accords du Plaza sont conclus en septembre 1985).
La balance courante ne commence à se redresser que plus de 2 ans et demi plus tard.
Source : Bouguinat H., Teïletche J. et Dupuy M., Finance Internationale, Dalloz, 2007.
La courbe en J : l’exemple du dollar en 1985 La courbe en J : l’exemple du dollar en 1985
appréciation
dépréciation
« [L]a bonne notion pour juger de la performance économique d’un pays est sa productivité, et non sa « compétitivité », qui est un concept assez bancal. Pour un même niveau de productivité, différents pays peuvent temporairement se retrouver dans des situations totalement différentes en termes de balance commerciale, pour des raisons plus ou moins volontaires. Par exemple, certains pays peuvent choisir d’exporter plus qu’ils n’importent, afin de faire des réserves pour l’avenir sous forme d’actifs détenus à l’étranger.
Cela peut se justifier pour un pays vieillissant qui anticipe une baisse de sa population active, et cette explication classique est souvent donnée pour expliquer une partie de l’excédent commercial observé dans des pays vieillissants comme l’Allemagne ou le Japon, par comparaison à des pays plus jeunes comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou la France, qui peuvent avoir besoin de consommer et d’investir davantage sur leur territoire, ce qui peut occasionner des déficits commerciaux. Mais le point important est que ces situations d’excédent ou de déficit commercial ne peuvent durer qu’un temps et doivent se compenser sur la longue durée. En particulier, cela ne sert à rien d’avoir des excédents commerciaux permanents (cela reviendrait à produire éternellement pour le bénéfice du reste du monde, ce qui n’a aucun intérêt). »
Performance économique d’un pays : compétitivité ou productivité ?
(Source : Piketty T. (2017), « De la productivité en France et en Allemagne », Le Blog de Thomas Piketty, 5 janvier 2017)
Performance économique d’un pays : compétitivité ou productivité ?
(Source : Piketty T. (2017), « De la productivité en France et en Allemagne », Le Blog de Thomas Piketty, 5 janvier 2017)
Les 12 piliers de la compétitivité selon le Forum Economique mondial (WEF) Les 12 piliers de la compétitivité selon le Forum Economique mondial (WEF)
Définition de la compétitivité selon le WEF : « Ensemble des institutions, politiques et facteurs qui déterminent le niveau de productivité d’un pays. »
L’indice de compétitivité globale : le classement 2015 (WEF sur 144 pays)
L’indice de compétitivité globale : le classement 2015 (WEF sur 144 pays)
Compétitivité : le rôle des consommations intermédiaires importées et des services (cas de la France)
Compétitivité : le rôle des consommations intermédiaires importées et des services (cas de la France)
Source : Xerfi Canal (vidéo 4’29’’, 21/04/2015)
Perte de parts de marché de la France : compétitivité prix ou hors-prix ?
(Source : Bussière M., Gaulier G et S. Jean (2014), « La compétitivité-prix explique-t-elle les performances à l’exportation de la France et de ses partenaires », Lettre du CEPII, n°349, Décembre 2014)
Perte de parts de marché de la France : compétitivité prix ou hors-prix ?
(Source : Bussière M., Gaulier G et S. Jean (2014), « La compétitivité-prix explique-t-elle les performances à l’exportation de la France et de ses partenaires », Lettre du CEPII, n°349, Décembre 2014)
Variables Définition Exemple
e taux de change nominal à l’incertain 1 $ = 0,7 €
f taux de change nominal au certain 1 € =
P prix exprimé en monnaie domestique (€) P = 1000 €
P* prix exprimé en devises ($) P* = 1500 $
rer taux de change réel : rer = rer = 1050 / 1000 = 1,05
Variables Définition Exemple
e taux de change nominal à l’incertain 1 $ = 0,7 €
f taux de change nominal au certain
P prix exprimé en monnaie domestique (€) P = 1000 €
P* prix exprimé en devises ($) P* = 1500 $
rer rer = 1050 / 1000 = 1,05
Le taux de change réel (de l’euro)
Le taux de change réel (de l’euro)
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la compétitivité-coût « compare l’évolution des coûts salariaux unitaires » d’un pays donné par rapport à celle de ses partenaires. Qu’est-ce qu’un coût salarial unitaire ? Il s’agit de la mesure du coût salarial destiné à une production donnée : il dépend donc du niveau de productivité. On le mesure en divisant le coût salarial total par les quantités
produites. Dans ces conditions, une entreprise de pointe versant de hauts salaires n’aura pas nécessairement un coût salarial unitaire plus élevé qu’une entreprise qui rémunère moins ses employés, mais où la
productivité est plus faible. La compétitivité-coût compare donc les coûts salariaux unitaires entre deux pays.
Si le taux de change que l’on a l’habitude d’évoquer (taux de change nominal) compare les monnaies, le taux de change réel compare les prix d’un même bien entre deux pays — prix eux-mêmes dépendants des
compétitivités-coûts respectives des pays concernés.
Un pays jouissant d’une compétitivité-coût plus faible qu’un autre voit le prix de ses marchandises devenir plus élevé que ceux de ses partenaires commerciaux. Son taux de change réel augmente. Il peut compenser cette difficulté en jouant sur la valeur de sa monnaie. En la dévaluant, c’est-à-dire en modifiant le taux de change nominal, il peut doper sa compétitivité-prix. Avant la monnaie unique (en usage dès 1999 et mise en circulation en 2002), la production d’un produit donné pouvait revenir plus cher en France qu’en Allemagne ; mais si la France dévaluait la valeur du franc, alors sa production redevenait compétitive par rapport à celle d’outre-Rhin.
Dès lors que Paris et Berlin s’entendent pour utiliser la même monnaie, les dévaluations ne sont plus
possibles. L’évolution des taux de change réels ne peut plus être corrigée par l’évolution des taux de change nominaux. Certains pays perdent en compétitivité, exportent moins et enregistrent un déficit de leur balance commerciale : c’est le cas d’une grande partie des pays du sud de la zone euro. Au contraire, d’autres,
comme l’Allemagne, bénéficient de la situation et affichent d’importants excédents commerciaux.
Compétitivité-coût, taux de change réel et déséquilibres commerciaux
(Source : Laurent Cordonnier in Le Monde Diplomatique, mai 2020, https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/A/61736 )
Compétitivité-coût, taux de change réel et déséquilibres commerciaux
(Source : Laurent Cordonnier in Le Monde Diplomatique, mai 2020, https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/A/61736 )
Evolution des Taux de change
(1998 – 2010)
Taux de change effectifs réel, base 100 en 1998
Evolution des Taux de change
(1998 – 2010)
Taux de change effectifs réel, base 100 en 1998
Source : Artus (2010), « Les taux de change effectifs réels vont-ils dans la bonne direction ? La réponse est négative, sauf dans le cas de la Chine (et du Royaume- Uni). Pourquoi alors critiquer le régime de change chinois alors que les anomalies sont partout ailleurs ? », Flash Economie, n°568.
appréciation
dépréciation
0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 1.8
Royaume-Uni Zone euro (19 pays)
Japon
Avril 2008 1$ = 0,63€
Avril 2008 1$ = 0,63€
Le dollar face à l’euro, au yen et à la livre sterling depuis 1987
(Source : OCDE, Taux de change nominal ; avant 1999 : taux de change moyen des 19 pays membres aujourd’hui de la zone euro)
Le dollar face à l’euro, au yen et à la livre sterling depuis 1987
(Source : OCDE, Taux de change nominal ; avant 1999 : taux de change moyen des 19 pays membres aujourd’hui de la zone euro)
Juil 1995 1$ = 0,74€
Juil 1995 1$ = 0,74€
Fev 2002 1$ = 1,15€
Fev 2002 1$ = 1,15€
appréciation du dollar
dépréciation du dollar
5 5.5 6 6.5 7 7.5 8 8.5
Le dollar face au yuan depuis 2000
(Source : OCDE, Taux de change nominal )
Le dollar face au yuan depuis 2000
(Source : OCDE, Taux de change nominal )
appréciation du dollar face au yuan
dépréciation du dollar face au yuan
Jusqu’en juin 2005, 1 USD = 8.277 CNY
En août 2008, 1 USD = 6.838 CNY
En juillet 2015, 1 USD = 6.117 CNY
Le taux de change effectif de l’euro
(source : BCE ; base 100 début 1999, 42 partenaires commerciaux)
Le taux de change effectif de l’euro
(source : BCE ; base 100 début 1999, 42 partenaires commerciaux)
appréciation
dépréciation
Transactions de change par devise
(2 monnaies sont impliquées dans chaque opération de change => total = 200%)
Transactions de change par instrument
Le Marché des changes : + de 5000 mds USD par jour en 2013
(source : Banque des Règlements Internationaux)
Le Marché des changes : + de 5000 mds USD par jour en 2013
(source : Banque des Règlements Internationaux)
Des transactions de change financiarisées
(source : Banque des Règlements Internationaux)
Des transactions de change financiarisées
(source : Banque des Règlements Internationaux)
Les opérations de change représentent 1 à 10 fois le volume des transactions courantes (échanges commerciaux) pour les pays émergents et près de 100 fois, voire plus, pour les économies avancées.
+ l’économie se développe (PIB par tête élevé) moins les opérations de change sont liées à l’économie réelle et plus elles sont liées à l’économie financière.
Rq : Les codes de trois lettres pour les devises se trouvent ici.
La volatilité du cours dollar / yen
(variations mensuelles en %)
La volatilité du cours dollar / yen
(variations mensuelles en %)
Source : D. Plihon, Les taux de change, 6e édition, La Découverte, 2012.
La Parité des Pouvoirs d’Achat : l’Indice Big Mac
(Source: The Economist, juillet 2014, indice non ajusté par le PIB par tête)
La Parité des Pouvoirs d’Achat : l’Indice Big Mac
(Source: The Economist, juillet 2014, indice non ajusté par le PIB par tête)
Surévaluation (+) ou Sous-évaluation (-) par rapport au dollar selon l’Indice Big Mac
(Source: The Economist)
Surévaluation (+) ou Sous-évaluation (-) par rapport au dollar selon l’Indice Big Mac
(Source: The Economist)
Yuan Yen Euro
Juillet 2011 Index ajusté par le PIB par
tête + 3,32 % + 5,49 % + 36,31 %
Juillet 2014 Index ajusté par le PIB par
tête - 6,4 % - 20,5 % + 18,4 %
Juillet 2015
Index ajusté par le PIB par
tête -9,3 % -27,2 % -4,4 %
Index non
ajusté -42,8% -37,7% -15,4%
Juillet 2021
Index ajusté par le PIB par
tête -0,4 % - 24,4 % +9,2 %
Index non
ajusté -38,8 % - 37,2 % - 11,1 %
Taux de change GBP / USD
observé Taux de change
de PPA absolue
La PPA vérifiée sur le long terme ? le cas livre sterling / dollar depuis 1800
(Source : Bouguinat H., Teïletche J. et Dupuy M., Finance Internationale, Dalloz, 2007 ; taux de change base 1 en 1900) )
La PPA vérifiée sur le long terme ? le cas livre sterling / dollar depuis 1800
(Source : Bouguinat H., Teïletche J. et Dupuy M., Finance Internationale, Dalloz, 2007 ; taux de change base 1 en 1900) )
Taux d’inflation entre 1946 et 1979 : 2,8% par an aux Etats-Unis
5.6% au Royaume-Uni.
Taux d’inflation entre 1946 et 1979 : 2,8% par an aux Etats-Unis
5.6% au Royaume-Uni.
Taux d’inflation entre 1870 et 1913 : 0,1% par an aux Etats-Unis -0,7% au Royaume-Uni.
Taux d’inflation entre 1870 et 1913 : 0,1% par an aux Etats-Unis -0,7% au Royaume-Uni.
1960 1962
1964 1966
1968 1970
1972 1974
1976 1978
1980 1982
1984 1986
1988 1990
1992 1994
1996 1998
2000 2002
2004 2006
2008 2010
2012 2014 0
50 100 150 200 250 300 350 400
Yen_PP A
Yen
1986-2006 : sous-évaluation du dollar / surévaluation du yen selon la PPA
Source : OCDE
1986-2006 : sous-évaluation du dollar / surévaluation du yen selon la PPA
Source : OCDE
appréciation du dollar face au yen
dépréciation du dollar face au yen
Sous-évaluation du yen
Surévaluation du yen
1970 1972
1974 1976
1978 1980
1982 1984
1986 1988
1990 1992
1994 1996
1998 2000
2002 2004
2006 2008
2010 2012
2014 0
1 2 3 4 5 6 7 8 9
10 Yuan_PP
A Yuan
Surévaluation du dollar / sous-évaluation du yuan selon la PPA
Source : OCDE
Surévaluation du dollar / sous-évaluation du yuan selon la PPA
Source : OCDE
appréciation du dollar face au yuan
dépréciation du dollar face au yuan
Sous-évaluation du yuan
L’euro face au dollar selon la PPA
Source : OCDE
L’euro face au dollar selon la PPA
Source : OCDE
appréciation du dollar face à l’euro
dépréciation du dollar face à l’euro
1995 1996
1997 1998
1999 2000
2001 2002
2003 2004
2005 2006
2007 2008
2009 2010
2011 2012
2013 2014 0.5
0.6 0.7 0.8 0.9 1 1.1 1.2
Euro_PP A
Euro
Sous-évaluation de l’euro
Surévaluation de l’euro
La parité couverte des taux d’intérêt : les opérations de couverture La parité couverte des taux d’intérêt : les opérations de couverture
Service fourni par la banque à son
client européen Livrer 100 $ dans 1 an (t+1)
Variables connues en t
i = 3% (taux d’intérêt en Europe)
i* = 2% (taux d’intérêt aux Etats-Unis)
Et = 0.8 (taux de change spot en t à l’incertain : 1$ = 0.8 €)
Opérations de couverture à réaliser en t
Emprunt de 80 € en Europe
Conversion en dollars (80 € = 100 $) Placement des 100 $ aux Etats-Unis
Résultats des opérations en t+1 La banque va récupérer 102 $ (100 x 1.02) La banque va rembourser 82.4 € (80 x 1.03) Question : quel taux de change à terme
Ft la banque doit-elle fixer ?
Réponse :
82.4 = Ft x 102 soit Ft = 0.8078 (1$ = 0.8078 €)
La surréaction (overshooting) des taux de change (Dornbusch (1976)) La surréaction (overshooting) des taux de change (Dornbusch (1976))
temps Taux de
change (au certain)
Date de l’expansion monétaire
Taux de change d’équilibre (PPA) avant le choc
monétaire
Taux de change d’équilibre (PPA) avant le choc
monétaire
Overshooting Overshooting
Taux de change d’équilibre (PPA) à long terme Taux de change d’équilibre
(PPA) à long terme
« Il me faut expliquer que, par l'expression de connaissance
"incertaine", mon intention n'est pas simplement de distinguer ce qui est su avec certitude de ce qui est seulement probable.
Le jeu de la roulette n'est pas sujet à incertitude, en ce sens, ni la perspective de tirer un bon numéro au loto. Ou encore,
l'espérance de vie n'est soumise qu'à une légère incertitude.
Même le temps qu'il fait n'est que modérément incertain. Le sens dans lequel j'utilise ce terme est celui selon lequel la
perspective d'une guerre européenne était incertaine, ou encore le prix du cuivre et le taux d'intérêt dans vingt ans, ou la date d'obsolescence d'une invention nouvelle, ou la position des
détenteurs de fortunes privées dans le système social de 1970.
En ces matières, il n'y a pas de fondement scientifique sur lequel on puisse formuler, de façon autorisée, quelque
raisonnement probabiliste que ce soit. Nous ne savons pas, tout simplement. » (Keynes (1937, p.144)).