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(1)

Organe officiel de la FMH et de FMH Services www.bullmed.ch Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch Bollettino ufficiale della FMH e del FMH Services

Bulletin des médecins suisses

Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung

Editorial 1359

Coordonner les activités qualité plutôt que de créer des doublons

Point de vue sur le projet de loi sur les produits du tabac 1380

Die Schweiz und der internationale Kampf zur Beendigung der Tabakepidemie

Point de vue sur le projet de loi sur les produits du tabac 1383

On torpille la protection de la jeunesse et viole la convention cadre de l’OMS

Ethique 1387

La prise de décision éthique, notamment au vu de la constante limitation des ressources

Horizons 1393

Wahnsinn

«Et encore…» par Christina Aus der Au 1394

La santé: être ou avoir?

37

10. 9. 2014

(2)

S O M M A I R E

FMH

Editorial

1359 Coordonner les activités qualité plutôt que de créer des doublons Christoph Bosshard

1361 Nouvelles du corps médical

Courrier / Communications

1362 Courrier au BMS 1363 Communications

FMH Services

1364 Seminare / Séminaires 2014

1365 Krankenkassen-Rahmenverträge für Ärzte 1366 Zahlungseingang pünktlich

1368 Emplois et cabinets médicaux

Tribune

Point de vue

1380 Die Schweiz und der internationale Kampf zur Beendigung der Tabak- epidemie

Theodor Abelin

Dans le cadre de la consultation sur la loi relative aux produits du tabac, l’auteur propose de privilégier une stratégie visant à empêcher toute incitation des jeunes à fumer. Jusqu’ici, la législation suisse a permis aux multi- nationales du tabac d’éviter d’avoir à mettre en place les mesures préventives de la convention cadre internatio- nale pour la lutte antitabac. Cela devrait changer.

Tribune

Point de vue

1383 On torpille la protection de la jeunesse et viole la convention cadre de l’OMS Rainer M. Kaelin

L’auteur s’oppose fermement au projet de loi relative aux produits du tabac qui, selon lui, ne remplit en aucun cas l’objectif visé. L’industrie du tabac serait tout à fait en mesure de s’adapter aux dispositions du projet, ce qui risquerait de nuire à tout effort de prévention.

Compte rendu de conférence 1385 Perspektiven ärztlicher

Weiterbildung 2020

Hans Ulrich Bucher, Jürg Hodler, Werner Bauer, Christoph Hänggeli

Comment doit évoluer la formation médicale postgra- duée? Quelles sont les tendances actuelles? Quelles adaptations sont-elles nécessaires? Ce sont là les princi- pales questions sur lesquelles des experts réunis en symposium à l’Hôpital universitaire de Zurich se sont penchés.

Ethique

1387 La prise de décision éthique, notamment au vu de la constante limitation des ressources

Jean Martin, Simone Romagnoli

Portrait de la Commission nationale d’éthique dans le domaine de la médecine humaine (CNE): quelles sont ses tâches, comment travaille-t-elle, quelles sont les parti- cularités des réflexions et décisions en matière d’éthique, comment sont-elles influencées par la limitation des res- sources?

1390 Spectrum

(3)

S O M M A I R E

Horizons

Sous un autre angle

1391 Der Fünfliber oder Soziale Marktwirt- schaft: Win-win auf Kosten von wem?

Markus Gassner

Quelle personnalité peut-on observer sur une pièce de cinq francs? Guil- laume Tell certai- nement? Faux! Si vous souhaitez en apprendre davantage sur l’argent en général mais également sur la «tune», cet article est pour vous.

1393 Wahnsinn Erhard Taverna

«La folie pure; la vie en dehors des normes», tel est le titre de l’exposition présentée à Pfäffikon et consacrée à la puissance créative de la différence, aux marginaux, aux fous et aux malades, mais aussi aux modèles, héros et génies tant vénérés.

Et encore…

1394 La santé: être ou avoir?

Christina Aus der Au

Médecine personna- lisée, «personalized genomics», applica- tions permettant aux détenteurs d’un télé- phone intelligent de mesurer leur pres-

sion sanguine, de se maintenir en forme et de tenir un carnet alimentaire. En savoir plus pour mieux prévenir.

Le contrôle et la responsabilité en matière de santé se déplacent de plus en plus souvent du médecin au pa- tient. Après avoir souhaité «être en bonne santé», nous voulons désormais «avoir la santé».

Mix & Remix

Alexeyboldin/Dreamstime.com

Délégués des sociétés de discipline médicale

Allergologie et immunologie clinique:

Pr A. Bircher

Anesthésiologie: Pr T. Erb Angiologie: Pr B. Amann-Vesti Cardiologie: Pr C. Seiler Chirurgie: Pr Dr L. Bühler Chirurgie cardiaque et vasculaire thoracique: Pr T. Carrel

Chirurgie de la main: PD Dr L. Nagy Chirurgie maxillo-faciale: Pr H.-F. Zeilhofer Chirurgie orthopédique:

PD Dr M. Zumstein

Chirurgie pédiatrique: Dr M. Bittel

Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique: PD Dr T. Fischer Dermatologie et vénéréologie:

PD S. Lautenschlager

Endocrinologie/diabétologie: Pr G. A. Spinas Gastro-entérologie: PD Dr C. Mottet Génétique médicale: Dr D. Niedrist Gériatrie: Dr M. Conzelmann Gynécologie et obstétrique:

Pr W. Holzgreve Hématologie: Dr M. Zoppi Infectiologie: Pr W. Zimmerli Médecine du travail: Dr C. Pletscher Médecine générale: Dr B. Kissling Médecine intensive: Dr C. Jenni

Médecine interne: Dr W. Bauer Médecine légale: Pr T. Krompecher Médecine nucléaire: Pr J. Müller Médecine pharmaceutique: Dr P. Kleist Médecine physique et réadaptation:

Dr M. Weber

Médecine tropicale et médecine de voyages:

PD Dr C. Hatz

Néonatologie: Pr H.-U. Bucher Neurochirurgie: Pr H. Landolt Neurologie: Pr H. Mattle Neuropédiatrie: Pr J. Lütschg Neuroradiologie: Pr W. Wichmann Oncologie: Pr B. Pestalozzi Ophtalmologie: Dr A. Franceschetti

Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale: Pr J.-P. Guyot Pathologie: Pr G. Cathomas Pédiatrie: Dr R. Tabin

Pharmacologie et toxicologie clinique:

Dr M. Kondo-Oestreicher Pneumologie: Pr T. Geiser

Prévention et santé publique: Dr C. Junker Psychiatrie et psychothérapie: Dr G. Ebner Psychiatrie et psychothérapie d’enfants et d’adolescents: Dr R. Hotz Radiologie: Pr B. Marincek

Radio-oncologie: PD Dr Damien Weber Rhumatologie: Pr M. Seitz

Rédaction

Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Prof. Dr Samia Hurst Dr Jean Martin lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna

lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique

Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.

Prof. Dr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.

Rédaction Economie lic. oec. Anna Sax, MHA Rédaction Droit

Me Hanspeter Kuhn (FMH) Managing Editor Annette Eichholtz M.A.

Secrétariat de rédaction Elisa Jaun

Adresse de la rédaction

EMH Editions médicales suisses SA Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz Case postale, 4010 Bâle

Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected] Internet: www.bullmed.ch Editeur

FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, Case postale 300, 3000 Berne 15

Tél. 031 359 11 11, fax 031 359 11 12 Courriel: [email protected]

Internet: www.fmh.ch Production Schwabe SA, Muttenz Marketing EMH

Dr Karin Würz, responsable marketing et communication Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]

Annonces Publicité Dr Karin Würz

Cheffe placement des annonces Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]

«Offres et demandes d’emploi/

Immeubles/Divers»

Matteo Domeniconi, personne de contact Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]

«Office de placement»

FMH Consulting Services Office de placement

Case postale 246, 6208 Oberkirch Tél. 041 925 00 77, fax 041 921 05 86 Courriel: [email protected] Internet: www.fmhjob.ch

Abonnements Membres de la FMH

FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11, fax 031 359 11 12 Abonnements EMH

EMH Editions médicales suisses SA Abonnements, Case postale, 4010 Bâle Tél. 061 467 85 75, fax 061 467 85 76 Courriel: [email protected]

Abonnement annuel: CHF 320.–, porto en plus

© 2014 by EMH Editions médicales suisses SA. Tous droits réservés. Toute reproduction d’article, y inclus électroni- quement et la traduction, en totalité ou par extrait, est soumise à l’autorisation écrite des éditions.

Paraît le mercredi ISSN 1661-5948

ISSN 1424-4012 (édition électronique)

I M P R E S S U M

(4)

E d i t o r i a l

F M H

1359

Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 37 On peut s’en remettre au

temps qui passe et se dire que

«tout vient à point pour qui sait attendre». Parfois en vain:

la FMH a dû constater à ses dépens que le projet de loi sur le centre pour la qualité, an- noncé de longue date, large- ment discuté et finalement mis en consultation cet été, n’atteint pas les objectifs visés.

Bien sûr, nous saluons l’intention de la Confédération d’approfondir et de promou- voir la qualité, les objectifs poursuivis par le projet de loi mé- ritant d’être soutenus – à l’exception de la baisse des coûts im- pliquée – et correspondant à nos attentes. La FMH reconnaît

la nécessité d’agir et a pleinement conscience du mandat po- litique de la Confédération. Mais elle rejette un projet de loi qui ne permettra pas d’atteindre les objectifs visés. Le corps médical ainsi que d’autres organisations réfléchissent depuis longtemps et intensément à la garantie et à la promotion de la qualité. De nombreuses initiatives ont été prises et des ins- truments existent. Ils ont été améliorés au cours des ans et ce sont eux qui permettent à notre système de santé de répondre aujourd’hui à des standards élevés. Dès lors, il est incontes- table pour la FMH que si la Confédération doit intervenir, c’est pour jouer un rôle de coordination et de mise en réseau.

Le système de santé de notre pays est un des meilleurs au monde. Pour le préserver à l’avenir, il est essentiel d’accorder beaucoup d’importance à la garantie et à l’amélioration de la qualité. En revanche, parler de lacunes en matière de sécurité des patients n’est ni pertinent ni ciblé. Selon la FMH, la Fon- dation pour la sécurité des patients Suisse apporte à cet égard une contribution primordiale. La poursuite de son action est par conséquent essentielle.

Dans ce contexte, la FMH propose les adaptations sui- vantes dans le projet de loi:

– Réexaminer la forme juridique, dans le sens d’une fonda- tion permettant une mise en réseau.

– Créer une liste complète et transparente des démarches accomplies en Suisse. Les décideurs doivent pouvoir bénéficier d’informations globales, fiables et si possible symétriques. La FMH offre tout le soutien possible.

– Associer tous les fournisseurs de prestations, acteurs de la santé et organisations partenaires.

– Elaborer un point de vue général intégrant toutes les assu- rances sociales (pas de focalisation sur la LAMal) ainsi qu’une manière de procéder durable et économique.

– Définir la qualité des soins ne peut relever que de la com- pétence des sociétés de discipline concernées.

– Reconnaître le Swiss Medical Board; cet organisme sou- tenu par un nombre croissant d’acteurs suite au processus de convergence en cours a atteint un excellent standard scientifique grâce à un consortium d’instituts universi- taires et à une méthodologie adaptée en permanence aux standards internationaux.

– Apporter un soutien inchangé aux activités de la Fonda- tion pour la sécurité des patients Suisse.

– Créer une rémunération adéquate des démarches qualité pour les fournisseurs de prestations et les travaux de documentation qui en découlent.

– Reconnaître les aspects liés à qualité dans les structures et les processus, prévoir la dotation de personnel et respec- ter les bases légales en matière de temps de travail car c’est un point cardinal de la qualité et de la sécurité des patients.

Pour la FMH, l’institution de droit public proposée par le Conseil fédéral n’est pas efficace. Aujourd’hui, les différents acteurs de la santé exécutent déjà très bien les tâches reprises dans le projet de loi. Le centre prévu ne crée que des dou- blons, ne correspond pas à l’engagement actuel des acteurs de la santé et ne favorise aucune synergie. L’Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM) est un exemple qui montre comment il est possible en deux ans d’obtenir la confiance et l’adhésion par la mise en réseau des personnes et la coordination des idées.

La FMH va poursuivre ses travaux en faveur de la qualité avec l’ASQM et bien évidemment continuer de participer de manière constructive aux discussions. Pour la FMH, il est cependant indispensable que le corps médical soit associé le plus tôt possible et de manière durable aux questions de qualité. Pour qu’elle profite aux patients, la qualité doit être définie par ceux qui l’appliquent au quotidien.

Dr Christoph Bosshard, membre du Comité central de la FMH, responsable du département Données, démographie et qualité / Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM)

Coordonner les activités qualité plutôt que de créer des doublons

Plutôt que de créer un nouvel institut,

la Confédération devrait coordonner les activités – nouvelles ou existantes – en faveur de la qualité.

La qualité est au cœur de l’activité des médecins.

C’est donc à eux qu’il appartient de la définir

pour qu’elle bénéficie aux patients.

(5)

1361

Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 37

Personalien

Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliche Mitglieder haben sich angemeldet:

Karin Friederike Laimböck, Praktische Ärztin FMH, Marienstrasse 23, 3005 Bern

Sabine Tusche, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie FMH, Länggassstrasse 23, 3012 Bern

Sarah Rückforth, Fachärztin für Kardiologie FMH, Kirchlindachstrasse 2, 3052 Zollikofen

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern

Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt hat sich gemeldet:

Astrid Keil, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, Praxis Gruppe Luzern Hirschengra- ben, Hirschengraben 13, 6003 Luzern

Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu rich- ten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern.

Gesellschaft der Ärztinnen und Ärzte des Kantons Solothurn

Zur Aufnahme als ordentliche Mitglieder per 21.8.2014 haben sich angemeldet:

Andreas Betschart Casti, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin FMH, Hausarztpraxis Weissen- stein, Schulhausstrasse 2, 4513 Langendorf Denise Brencklé Läubli, Fachärztin für Gynäko- logie und Geburtshilfe FMH, Bürgerspital Solo- thurn, Schöngrünstrasse 42, 4500 Solothurn Stephan Ciciliani, Facharzt für Allgemeine In- nere Medizin FMH, Ärztezentrum Büren AG, Liestalerstrasse 11, 4413 Büren

Lukas Fatzer, Facharzt für Chirugie FMH, Kan- tonsspital Olten, Baslerstrasse 150, 4600 Olten Todesfälle / Décès / Decessi

Otto Bernhardsgrütter (1922), † 21.6.2014, Facharzt für Chirurgie, 9000 St. Gallen

Praxiseröffnung /

Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici

BE

Eva Iren Müller, Fachärztin für Kinder- und Jugendmedizin, Gesundheitszentrum Jura Süd / SRO AG, Anternstrasse 22, 4704 Niederbipp BS

Henryk Missol, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, Gerbergasse 16, 4001 Basel SZ

Wjatscheslaw Akusok, Praktischer Arzt, Kantonsstrasse 1, 8863 Buttikon

Yann Favre, Facharzt für Plastische, Rekonstruk- tive und Ästhetische Chirurgie FMH, Dorn- acherplatz 7, 4500 Solothurn

Doris Heim, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe FMH, Bürgerspital Solothurn, Schöngrünstrasse 42, 4500 Solothurn

Daniel Herschkowitz, Facharzt für Anästhesio- logie FMH, Privatklinik Obach PKO, Leopold- stras se 5, 4500 Solothurn

Tobias Losch, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin FMH, Friedensgasse 2, 4143 Dornach Rebecca Moffat, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe FMH, Fertisuisse, Tannwaldstras- se 2, 4600 Olten

Gideon Sartorius, Facharzt für Gynäkologie und Geburtshilfe FMH, Fertisuisse, Tannwaldstras- se 2, 4600 Olten

Anne Speierer, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe FMH, Praxis Villa Rentsch, Basler- strasse 2, 4632 Trimbach

Anna Raggi, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe FMH, Fertisuisse, Tannwaldstras- se 2, 4600 Olten

Einsprachen gegen diese Aufnahmen sind mit Begründung innert 10 Tagen seit Publikation beim Co-Präsidenten der Gesellschaft der Ärz- tinnen und Ärzte des Kantons Solothurn ein- zureichen.

Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug Zur Aufnahme in die Ärzte-Gesellschaft des Kantons Zug als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:

Werder Nicole, Praktische Ärztin, Centramed, Baarerstrasse 8, 6300 Zug

Einsprachen gegen diese Kandidatur müssen innerhalb 14 Tagen seit dieser Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Sekretariat der Aerzte-Gesellschaft des Kantons Zug einge- reicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet der Vorstand über Gesuch und all- fällige Einsprachen.

F M H

Nouvelles du corps médical

(6)

1362

Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 37

Briefe an die SÄZ

même «It would be my greatest sadness to see Zionists do to Palestinian Arabs much of what Nazis did to Jews.». Actuellement, le niveau de violence dans ce conflit permanent est tel que le révérent Desmond Tutu, leader avec Nelson Mandela du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud, qui ont réussi à faire la paix(!), a publié un article exclusif dans le journal Ha aretz, que je vous laisse lire [2] : il est sans équivoque.

Dr Virgile Woringer, Lausanne 1 Martin J. Einstein et la marche du monde –

idéaliste engagé, parfois prémonitoire.

Bull Méd Suisses. 2014;95(34):1250–1.

2 www.haaretz.com/opinion/1.610687

Wehe, wenn ein Arzt verunfallt

Die Beurteilung der Arbeitsfähigkeit gehört für die meisten praktizierenden Ärzte zur alltäg- lichen Routine. Als Assistenzärztin in verschie- denen Zürcher und Thurgauer Hausarztpraxen war ich selber regelmässig mit dieser Proble- matik konfrontiert. Meinem Empfinden nach wurde Patienten nach Unfall oder bei Krank- heit mit medizinischem Sachverstand und Empathie begegnet. Eine (längere) Arbeitsun- fähigkeit ist für den betroffenen Arbeitnehmer schliesslich mit zahlreichen Ängsten und Un- sicherheiten verbunden.

Leider verlor ich im Laufe meiner Assistenzzeit den unfairen Kampf Finger gegen Haustür. Das Resultat war ein erhebliches Quetschtrauma mit offener Fraktur zweier Finger. Eine ziemlich dumme Geschichte, wie sie naturgemäss den meisten Unfällen zugrunde liegt. Und oben- drein äusserst schmerzhaft. Zum Glück ahnte ich damals noch nicht, dass der Heilungsverlauf komplikationsreich und protrahiert sein würde.

Was ich in den darauffolgenden Tagen im Kon- text mit meiner eigenen Arbeitsunfähigkeit er- lebt habe, hat mich nachdenklich gestimmt.

Plötzlich war ich selber diejenige, welcher der Handchirurg ohne zu zögern eine mehrwö- chige 100%ige Arbeitsunfähigkeit attestierte.

Mein damaliger Arbeitgeber war offenbar ande- rer Auffassung und fragte mich bereits am Morgen nach dem Unfallereignis, wie er «die Woche planen» solle. Trotz Vorliegen eines unmissverständlich formulierten spezialärzt- lichen Zeugnisses und meiner eigenen Schilde- rungen des Gesundheitszustandes wurde ich Mit Augenmass

Zur Kontroverse «Ruptur des vorderen Kreuzbandes: operative oder konservative Behandlung?» [1, 2]

Der Entscheid, ob ein Kreuzbandpatient kon- servativ oder operativ behandelt wird, war und ist Teil einer verantwortungsvollen ortho- pädisch-chirurgischen Tätigkeit – und wird es bleiben. Dies sicher nicht zuletzt deshalb, weil auch operativ behandelte Patienten ein nicht mehr adäquat funktionierendes Knie haben können, was – unbesehen der jeweiligen Litera- turlage – besonders diejenigen wissen dürften, welche sich etwas genauer mit der Sache befas- sen. In diesem Sinne darf also den operativ täti- gen Orthopäden auch weiterhin vertrauensvoll das notwendige Augenmass zugetraut werden, wenn es darum geht, die beste Behandlung für den Patienten anzustreben. Im Übrigen sei daran erinnert, dass das Thema seit Jahren auch innerhalb der SGO immer wieder zu in- teressanten Diskussionen Anlass gegeben hat.

Dr. med. Hans Stalder, Zürich 1 Christen B, Biedert R. Review des SMB-Fach-

berichts «Ruptur des vorderen Kreuzbandes».

Schweiz Ärztezeitung. 2014;95(29/30):1089–91.

2 Metzger U, Bohnenblust H. Replik des Swiss Medical Board zur Stellungnahme von swiss orthopaedics. Schweiz Ärztezeitung.

2014;95(29/30):1092.

Einstein et le Proche-Orient, et le Révérend Desmond Tutu Réponse et complément à l’article du Dr. Jean Martin [1]

Pudiquement dit cela ne s’est pas réalisé comme Einstein le souhaitait: politiquement correct.

Mais c’est une évolution bien plus substantielle qui a eu lieu chez lui, vers le rejet de la politique actuelle. Le livre «Einstein on Israel and Zi on- ism, His Provocative Ideas About the Middle East Crisis» (Fred Jerome, 2009) décrit très bien son revirement quant à la politique appliquée par Israel, et son clair désaveu. On lui prête

wiederholt angefragt, zu arbeiten. Ich könne ja unter anderem «einfache Patienten» behan- deln.

Infolge des zunehmenden Drucks traf ich im Verlauf eine für mich weitreichende Entschei- dung. Ich wollte die vorzeitige Auflösung des Arbeitsvertrages. Ich hatte es satt, mir durch die Blume unterstellen zu lassen, ich würde einfach nicht arbeiten wollen. Stattdessen bangte ich um die funktionale Integrität mei- ner Hand und somit um das Kapital meiner ärztlichen Arbeit. Wenn ich mir vorstelle, dass ich zum damaligen Zeitpunkt mit ungewissem Ausgang arbeitsunfähig war und zudem kurz vor Abschluss meiner Weiterbildungszeit stand, kann ich meine Reaktion nur noch als irrationale Verzweiflungstat werten. Zu allem Überfluss wurde mir im Evaluationsprotokoll des Arbeitgebers dann noch mangelnde Belast- barkeit und unkollegiales Verhalten unterstellt, was seltsamerweise während 5 Jahren statio- närer und ambulanter Weiterbildung niemals Diskussion war.

Ich würde mir wünschen, dass wir Ärzte das gleiche Verständnis erfahren dürfen wie unsere Patienten, wenn sich die Rolle mal umkehrt und wir selber Patienten werden. Eine Rolle, welche wohl die meisten Ärzte, mich einge- nommen, zu allem Überfluss noch nicht mal gut beherrschen. Und bitte nicht erst, wenn wir mit dem (eigenen) Kopf unterm Arm da- herkommen.

Ich für meinen Fall war sehr erleichtert, im Verlauf wieder in die Normalität meines Ar- beitsalltags zurückkehren zu können. Glück- licherweise konnte ich auf Umwegen, jedoch auch um viele positive Erfahrungen reicher, meine Weiterbildungszeit für den FMH all- gemeine Innere Medizin noch absolvieren. Dr.

med. Karl Frehner, Wängi/TG, möchte ich hier danken, dass er mich trotz Vorhandensein von Unfallfolgen, mit denen mir etliche hausärzt- liche Tätigkeiten schwer fielen, in seiner Praxis als Assistenzärztin anstellte.

Dr. med. Carolin Dengler-Voss, Kreuzlingen

Lettres de lecteurs

Envoyez vos lettres de lecteur de manière simple et rapide. Sur notre site internet, vous trouverez un outil spécifique pour le faire.

Votre lettre de lecteur pourra ainsi être traitée et publiée rapidement.Vous trouverez toutes les informations sous: www.bullmed.ch/

auteurs/envoi-lettres-lecteurs/

r e d a c t i o n . b m s @ e m h . c h

CO U R R I E R

Courrier au BMS

(7)

1363

Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 37

Mitteilungen

Buchs «Mourir» von Gian Domenico Borasio hat offenbar bei einigen Leserinnen und Lesern den Eindruck erweckt, dass dieses Werk nur in französischer Sprache erhältlich sei.

Wie bereits im Artikel sei deshalb an dieser Stelle nochmals darauf hingewiesen, dass das Werk im Original in deutscher Sprache verfasst wurde. Zudem existiert eine deutschsprachige

«Schweizer Ausgabe» des Buchs, die auch die Basis für die französische Übersetzung bildete.

Wie das Gesundheitswesen organisiert und ge­

regelt ist, einschliesslich der ärztlichen Ausbil­

dung und der Patientenversorgung am Lebens­

ende, unterscheidet sich von Land zu Land.

Damit sind auch die Strukturen der Sterbe­

begleitung in der Schweiz ganz andere als in Deutschland. Das gilt für den Krankenhaussek­

tor wie für den ambulanten Bereich, für die Pa­

tientenvertretung und die Patientenverfügung sowie für den Umgang mit dem Thema Sterbe­

hilfe. Mit der Nationalen Strategie Palliative Care wurden in der Schweiz seit 2010 grund­

legende Impulse für die weitere Entwicklung der Versorgungsstrukturen am Lebensende ge­

setzt. Um diesen Umständen Rechnung zu tra­

gen, hat Gian Domenico Borasio eine komplett überarbeitete, auf die Situation in der Schweiz zugeschnittene Ausgabe vorgelegt.

Gian Domenico Borasio, einer der führenden Palliativmediziner Europas, steht seit vielen Jahren für eine Medizin am Lebensende, die das Leiden lebensbedrohlich Erkrankter lindert Buchhinweis

«Über das Sterben» von Gian Domenico Borasio in einer deutschsprachigen Schweizer Ausgabe

Die in der SÄZ Nr. 31/32 (S. 1162–3) in franzö­

sischer Sprache erschienene Rezension des

und ihre Lebensqualität und die ihrer Ange­

hörigen verbessert, statt künstlich den Sterbe­

prozess zu verlängern. In «Über das Sterben» be­

schreibt er, was wir heute über das Sterben wis­

sen und welche Mittel und Möglichkeiten wir haben, unsere Angst vor dem Tod zu ver ringern sowie uns auf das Lebensende vorzu bereiten.

Fondation Allergie Ulrich Müller- Gierok

Prix annuel

La Fondation Allergologie Ulrich Müller­Gierok décerne un prix annuel d’un montant de 10 000 francs pour une étude effectuée en Suisse, dans le domaine de l’allergologie clinique.

Cette étude devra être publiée dans l’année précédent le délai de soumission, le 31 octobre 2014, dans un journal peer­reviewed. La publi­

cation doit être soumis auprès du secrétariat de la fondation. Le choix de la ou du lauréat sera fait par le Conseil de Fondation, la remise du prix se fera lors de l’AIU Grindelwald en hiver de l’année 2015.

Tous les renseignements concernant la soumis­

sion de publications pour le prix, ainsi que la soumission de projets de recherche se trouvent sur le site Internet de la Société Suisse d’Allergo­

logie et d’Immunologie clinique: www.ssai.ch, lien Fondations.

Gian Domenico Borasio Über das Sterben

Was wir wissen. Was wir tun können.

Wie wir uns darauf einstellen.

Schweizer Ausgabe. 192 Seiten.

11 Abbildungen, 5 Tabellen. 1. Aufl.; 2014.

ISBN 978-3-423-34808-9

Sujets actuels de forum

Joignez la discussion en ligne sur www.saez.ch

Dr méd. Walter Grete, ancien président de la Société de médecine du canton de Zurich

NON à la caisse publique d’assurance-maladie

Contre la naïveté et les pseudo-arguments

Dr méd. David Winizki, spécialiste en médecine générale, Zurich

OUI à la caisse publique d’assurance-maladie

Les arguments en faveur d’un changement de système sont nombreux

CO M M U N I C AT I O N S

Communications

(8)

1364

Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 37

Seminare / Séminaires 2014

Daten

K09 Donnerstag, Zürich 11. September 2014 FMT 13.30–18.00 Uhr

K10 Donnerstag, Basel 13. November 2014 Hotel Victoria 13.30–18.00 Uhr

Finanz- und Steuerplanung

Das Seminar richtet sich an Praxiseröffner/in- nen, Praxisübernehmer/innen sowie an bereits praxistätige Ärztinnen und Ärzte.

Themen

– Finanzplanung (Businessplan, buchhalte- rische Massnahmen vor Praxiseröffnung/

-übernahme, Standardkontenplan, dop- pelte Buchhaltung, EDV-unterstützte Buch- führungslösung)

– Steuern (Steueraspekte bei Eintritt in die Selbständigkeit, Steuerfallen und Steuer- risiken, optimierte Steuerplanung) Kosten

Für FMH Services-Mitglieder kostenlos.

Daten

K12 Donnerstag, Bern 18. September 2014 Schmiedstube 13.30–18.00 Uhr

Praxiscomputerworkshop

Der Workshop richtet sich an praxiseröffnende sowie an bereits praxistätige Ärztinnen und Ärzte.

Inhalt

– Anforderungen an ein Praxisinformations- system (Einführung)

– Evaluationsprozess (projektorientiertes Vorgehen in der Evaluation eines Praxis- informationssystems)

Präsentation von sechs führenden Praxis- informationssystemen (Leistungserfassung, elektronisches Abrechnen unter Einbezug der TrustCenter, Agendaführung, Statistiken, Laborgeräteeinbindung, elektronische Kran- kengeschichte, Finanzbuchhaltungslösun- gen usw.)

Kosten

Für FMH Services-Mitglieder kostenlos.

Daten

K15 Donnerstag, Olten 27. November 2014 Stadttheater 13.30–18.00 Uhr

Praxiseröffnung/-übernahme

Das Seminar richtet sich an Ärztinnen und Ärzte, welche vor einer Praxiseröffnung (Einzel-/

Gruppenpraxis), dem Einstieg in eine Gruppen- praxis oder vor einer Praxisübernahme stehen.

Themen

– Juristische Aspekte (Praxisbewilligung, Zulas- sung zur Sozialversicherung, Vertragswesen) – Gesellschaftsformen / Ehe- und Erbrecht

(Privat-/Geschäftsvermögen, Güterstand, Erbschaftsplanung)

– Praxiseinrichtung (Inneneinrichtung, Kosten berechnung)

– Praxisadministration (Leistungserfassungs- und Abrechnungssysteme)

– Bewertung einer Arztpraxis (Berechnung Inventarwert und Goodwill als Verhand- lungsbasis)

– Finanzierung der Arztpraxis (Business- plan, Kredite, Absicherungsmöglichkeiten) – Versicherungen/Vorsorge/Vermögen (Per-

sonen- und Sachversicherungen, Vorsorge- planung)

Sponsoren

Die Kosten werden durch diverse Sponsoren (siehe www.fmhservices.ch) gedeckt.

Datum

K05 Donnerstag, Basel

6. November 2014 Hotel Victoria 9.00–16.30 Uhr

Praxisübergabe

Das Seminar richtet sich an zukünftige Praxis- übergeber/innen. Idealtermin: 5–10 Jahre vor geplanter Übergabe (aus steuer- und vorsorge- planerischen Gründen).

Themen

– Juristische Aspekte (Praxisübergabevertrag, allg. Vertragswesen, Übergabe der Kranken- geschichten)

– Nachfolgeplanung und Bewertung einer Arztpraxis (projektorientiertes Vorgehen in der Nachfolgeplanung, Berechnung Inven- tarwert und Goodwill als Verhandlungsbasis) – Versicherungen/Vorsorge/Vermögen

(Übergabe / Auflösung von Versicherungs- verträgen, Pensions- und Finanzplanung) – Steuern (Steueraspekte bei der Praxisüber-

gabe: Optimierung der steuerlichen Auswir- kungen, Liquidations- und Grundstück- gewinnsteuer, Bestimmung des optimalen Übergabezeitpunktes)

Sponsoren

Die Kosten werden durch diverse Sponsoren (siehe www.fmhservices.ch) gedeckt.

Ouverture et reprise d’un cabinet médical Le séminaire est destiné aux médecins sur le point d’ouvrir un cabinet médical (individuel ou de groupe), de joindre un cabinet de groupe ou de reprendre un cabinet existant.

Contenu

– Business plan (préparation du plan de financement et crédit d’exploitation, finan- cement par la banque)

– Aménagement (implantation, projet et concept d’aménagement, choix du mobilier, budget)

– Estimation d’un cabinet (inventaire et goodwill)

– Laboratoire

– Administration d’un cabinet médical – Assurances

– Passage du statut de salarié à celui d’indé- pendant

– Fiscalité Sponsors

Les coûts sont pris en charge par divers spon- sors (voir www.fmhservices.ch).

Dates

K23 Jeudi 20 novembre 2014 Genève 17.00–21.30 h Crowne Plaza Anmeldung und Auskunft /

Inscription et information

www.fmhservices.ch oder FMH Consulting Ser- vices, Cornelia Fuchs, Burghöhe 1, 6208 Ober- kirch, Tel. 041 925 00 77, Fax 041 921 05 86 Hinweis / Remarque

Bei sämtlichen Seminaren, bei denen die Kosten teilweise oder gänzlich von Seminarsponsoren gedeckt werden, werden die Teilnehmeradressen den jeweiligen Sponsoren zur Verfügung gestellt.

Les adresses des participants aux séminaires dont les coûts sont couverts en partie ou totale- ment par des sponsors sont communiquées aux sponsors concernés.

Annullierungsbedingungen / Conditions d’annulation

Bei Abmeldungen oder Fernbleiben werden folgende Unkostenbeiträge erhoben:

Un montant est perçu pour une absence ou une annulation. Il est de:

– 50 CHF pro Person ab 14 Tage vor Seminar- beginn / par personne dans les 15 jours avant le début du séminaire;

– 100 CHF pro Person ab 7 Tage vor Seminar- beginn oder Fernbleiben / par personne dans les 7 jours avant le début du séminaire.

F M H S E R V I C E S

L a p l u s g r a n d e o r g a n i s a t i o n d e s e r v i c e s d u c o r p s m é d i c a l R e s p o n s a b i l i t é r é d a c t i o n n e l l e : F M H S E R V I C E S

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Krankenkassen-Rahmenverträge für Ärzte

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Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2014;95: 37

Überlegungen zum Tabakproduktegesetz

Die Schweiz und der internationale Kampf zur Beendigung der Tabakepidemie

Seit Jahrzehnten besteht eine tödliche Epidemie, gegen die bisher nur zögerlich vorgegangen worden ist, obwohl sie in der Schweiz jährlich Tausende und weltweit Millionen Menschenleben fordert. 178 Staaten haben sich durch Ratifikation einer Rahmenkonvention verpflichtet, an der gemeinsamen Besiegung mitzuarbeiten.

Doch die Schweiz steht bisher abseits.

Nikotinsucht und Anfixen als Schlüssel Der Erreger der tödlichen Epidemie ist der Tabak- rauch, der jahrzehntelang inhaliert wird, weil ihre Konsumenten süchtig sind – süchtig geworden als Kinder und Jugendliche und angefixt durch eine raf- finierte Kombination von Werbung, Promotion und Sponsoring, die darauf ausgerichtet ist, sie glauben zu machen, Rauchen sei unter Erwachsenen etwas

«Normales» und Trendiges.

Das Suchtpotential von Nikotin ist vergleichbar mit demjenigen von Kokain. Bei vielen Jugendlichen löst das Rauchen einiger weniger Zigaretten im Hirn ein langfristiges Verlangen nach Nikotin aus. Und Nikotinabhängigkeit erleichtert die Entwicklung von Kokainabhängigkeit [1]. Bei der Förderung des Erst- konsums geht es also um Anfixen, und solange ange- fixt wird, setzt sich die Epidemie fort. Die interessier- ten Kreise haben bisher vom Aspekt der Suchtwir- kung des Nikotins abgelenkt und mit dem Recht des Erwachsenen zu rauchen argumentiert. Doch um diese Frage geht es hier nicht. Erwachsene Raucher dürfen ruhig weiterhin rauchen, solange es ihre Mit- menschen nicht stört oder gefährdet und den Jungen nicht als Vorbild dient. Sie müssen Tabakprodukte kaufen können, und im Interesse ihrer Gesundheit muss ihnen Hilfe beim Aufhören angeboten werden.

Das Tabakproduktegesetz als Basis der Epidemiebekämpfung

In der Epidemiebekämpfung sind zur Eliminierung der Krankheitsursache gelegentlich repressive Mass- nahmen angezeigt. Das Tabakproduktegesetz (TPG) erlaubt solche, ebenso wie das Gift- oder das Heil- mittelgesetz, die ebenfalls den Handel mit Produkten mit Schädlichkeits potential regeln, und im Gegen- satz zum bisher als Rahmen benützten Lebensmittel- gesetz. Damit ist endlich die gesetzgeberische Vor- aussetzung für eine erfolgreiche «Denormalisierung»

des Rauchens und Beendigung der Tabakepidemie gegeben.

Theodor Abelin 1971–2000 Professor und Direktor des Instituts für Sozial- und Präventivmedizin der Universität Bern, 1973–1992 Präsident der 1973 gegründeten Arbeitsgemeinschaft Tabak- prävention Schweiz, 2001–2004 Präsident der Weltföderation der Public-Health-Gesellschaften

Korrespondenz:

Prof. em. Dr. med.

Theodor Abelin Seelandstrasse 23 CH-3095 Spiegel b. Bern Tel. 031 971 01 59 th.abelin[at]bluewin.ch

Considérations en vue de la loi sur les produits du tabac

Dans le contexte de la consultation en cours sur la nouvelle loi relative aux produits du tabac, l’auteur propose de miser sur une stratégie visant à enrayer l’épidémie de tabagisme en empêchant toute incita- tion des jeunes à fumer. Si cette stratégie ne s’adresse pas aux fumeurs, elle a pour objectif d’éviter que les jeunes considèrent l’acte de fumer comme un acte

«normal» dans le monde des adultes. Cela suppose une interdiction stricte de toute forme de publicité, de promotion et de sponsoring en remplaçant, entre autre, le financement de la culture et du sport par l’industrie du tabac par une hausse des moyens issus du fonds de prévention du tabagisme. Les cigarettes électroniques devront être mises sur le même plan que les cigarettes afin d’éviter tout contournement de cette interdiction. Jusqu’ici, la législation suisse a permis aux multinationales du tabac d’éviter d’avoir à mettre en place les mesures préventives de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac.

Or, le nouveau texte de loi est formulé de telle ma- nière qu’il permettra également à cette pratique de perdurer au détriment de la santé dans les pays défa- vorisés. Pour des raisons de solidarité mais égale- ment pour préserver la réputation de la Suisse à l’échelle internationale, l’auteur estime donc qu’une modification du texte de loi s’impose. Enfin, l’auteur met en lumière les avantages d’une initiative popu- laire par rapport à un référendum dans le cas où la nouvelle loi ne satisferait pas aux exigences permet- tant d’enrayer l’épidémie de tabagisme.

Po i n t d e v u e

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Welche Massnahmen sind erforderlich?

Zur Verhinderung des Anfixens Jugendlicher ist ein generelles und bedingungsloses Verbot von Werbung, Promotion und Sponsoring unentbehrlich – allenfalls mit der Ausnahme der Information des Tabakhandels.

In einer Studie der Eidgenössischen Kommission für Tabakprävention (EKTP) [2] mit über 60 zitierten Literaturreferenzen haben wir gefunden, dass zur

Vermeidung des Erstkonsums nur ein lückenloses Verbot wirksam ist, da partielle Verbote stets Umge- hungsmöglichkeiten bieten. Andererseits bleiben die meisten erwachsenen Raucher/innen zeitlebens ihrer Marke treu, so dass die Werbung ihre Markenwahl kaum mehr beeinflusst. Von Tabakwerbung zu spre- chen, die sich an Erwachsene richtet, ist deshalb irre führend und gehört nicht in den Gesetzestext.

Andere Lösung für das Sponsoring von Anlässen

Gemäss dem Entwurf soll das Sponsoring für Tabak- produkte und -marken für Schweiz-interne Anlässe zugelassen werden. Begründet wird dies durch die andernfalls drohende Gefährdung wichtiger sport- licher und kultureller Veranstaltungen. Das könnte jedoch durch eine mit dem Tabakproduktegesetz verbundene kleine Revision der Verordnung über den Tabakpräventionsfonds (TPFV) vermieden wer- den, indem der Tabakpräventionsrappen von heute 1,3 Rappen pro verkaufte Zigarettenpackung entspre- chend dem für das Sponsoring erforderlichen Betrag erhöht wird. (Weitere 1,3 Rappen dienen der Unter-

stützung des Tabakanbaus.) In der Romandie führen die «Centres d’information pour la prévention du tabagisme» (CIPRET) schon seit Jahren ein Sponso- ring in diesen Bereichen durch, und dieses könnte mit den zusätzlichen Mitteln ausgebaut und auf die gesamte Schweiz erweitert werden.

E-Zigaretten bedrohen die Bekämpfung der Tabakepidemie

E-Zigaretten ermöglichen eine Nikotinaufnahme durch Dampf ohne Inhalation der gesundheitsschäd- lichen Rauchbestandteile des Tabaks. In den letzten Jahren haben sich die grossen Tabakkonzerne in den E-Zigarettenmarkt eingekauft, und seither wurde der Aufwand zur Bekanntmachung dieser Produkte ver- vielfacht. Während die Frage der Schädlichkeit der Dampfbestandteile noch nicht abschliessend geklärt ist, ist klar, dass E-Zigaretten missbraucht werden kön- nen, um Werbeverbote für Tabakwaren zu umgehen und der angestrebten Denormalisierung des Rauchens entgegenzuwirken. Eine führende Bierbrauerei de- monstrierte dies vor einigen Jahren, indem sie unter Umgehung des damaligen Verbots der TV-Werbung für alkoholische Getränke TV-Spots mit typischer Bierwerbung und ihrem Marken-Logo ausstrahlte und am Schluss kurz einblendete, dass es sich um alkoholfreies Bier handle. Die vorgeschlagene konse- quente Einbeziehung der E-Zigaretten unter das Tabakproduktegesetz ist daher unentbehrlich – umso mehr als auch E-Zigaretten ein Anfixen mit Nikotin ermöglichen. Deshalb wäre auch vorzuziehen, für die Nikotinaufnahme anstelle der E-Zigaretten Behälter in der Form von Medikamenten- oder Giftfläschchen vorzuschreiben. Dafür spricht auch, dass das Nikotin bei unsorgfältigem Nachfüllen der Verdampfungs- geräte auslaufen und als starkes Gift wirken kann.

Markierung von Zigaretten im Kampf gegen den internationalen Schmuggel In wirtschaftlich wenig entwickelten Ländern er- folgt ein beträchtlicher Teil des Anfixens mit geset- zeswidrig gehandelten Zigaretten, und damit ver- bunden ist eine Bindung der Bevölkerung an die an- gebotenen Marken. Wie mehrfach gezeigt wurde, sind die internationalen Tabakkonzerne dabei direkt beteiligt, und der Schweiz kommt als Drehscheibe des Transports und der Finanzflüsse eine bedeutende Rolle zu [3, 4]. Diesen Handel zu unterbinden ist unentbehrlich, um die Verbreitung der Tabakepide- mie in ärmere Länder zu verhindern. Und das zentrale Instrument ist das Track-and-Tracing-System im Rah- men der von 178 Staaten ratifizierten Rahmenkon- vention zur Tabakkontrolle, das erlauben soll, alle gesetzeskonform gehandelten Zigaretten einheitlich zu bezeichnen, auf ihrem Weg durch die Welt zu ver- folgen und festzustellen, wo sie allenfalls vom lega- len Transportweg abgewichen sind. Dazu müssen die Staaten die Daten einheitlich erheben und einer zen- tralen Datenbank zuführen. Die vom Bundesrat vor- geschlagene Verwendung eines eigenen Codes durch

Ein generelles und bedingungsloses Verbot von

Werbung, Promotion und Sponsoring ist unentbehrlich.

Im Fokus der Tabakindustrie: Uruguay, denn es wehrt sich gegen den Import besonders schädlicher Zigaretten. Aufgrund der jetzigen Gesetzeslage kann Philip Morris von der Schweiz aus dagegen klagen.

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die Schweiz würde die internationale Zusammen- arbeit in folgenschwerer Weise zuungunsten der Ent- wicklungsländer unterwandern, wie der Autor letzt- hin auch am Sitz der WHO in Genf hören konnte.

Denn nur wenn die Schweiz hier mitarbeitet, kann das internationale Ziel erreicht werden, die Entwick-

lungsländer vor der Ausbreitung der tödlichen und für ihr Gesundheitswesen unbezahlbaren Tabak epi de mie zu schützen. So geht es hier um eine zen trale Frage der Reputation der Schweiz in der internationalen Staatengemeinschaft und nicht nur um eine Teilfrage der Problematik Schweiz/EU [5]. Eine Änderung in Art. 35 des Entwurfs könnte diese Zusammenarbeit ermöglichen, etwa mit einer Formulierung wie: «Die Schweiz nimmt am internationalen Datenaustausch teil, wenn dieser gesundheitlichen Zwecken, insbe- sondere der Bekämpfung des illegalen Handels dient.»

Export von speziell schädlichen Zigaretten in Länder, die diese nicht importieren wollen In Übereinstimmung mit der internationalen Praxis enthält der Entwurf für die Schweiz ein Verbot der Ab- gabe von Zigaretten, deren Rauch den Gehalt von 10 mg Teer, 1,0 mg Nikotin und 10 mg Kohlenmonoxid übersteigt, doch verzichtet er auf ein generelles Pro- duktions- und Exportverbot für solche Zigaretten, um, wie es weltweit üblich ist, auch die Bevölkerung ande- rer Länder zu schützen. Dies sollte korrigiert werden.

Ein noch hängiger Rechtsstreit zwischen Philip Morris (mit rechtlichem Sitz in der Schweiz) und Uru- guay (als Mitglied der Rahmenkonvention der WHO) zeigt, wie ungünstig die Schweiz dastehen kann, wenn sie hier tätigen Tabakfirmen erlaubt, in der Schweiz nicht zugelassene Zigaretten in Länder zu exportieren, die diese im Einklang mit der Rahmenkonvention nicht akzeptieren. Unter Berufung auf ein Investitions- schutzabkommen zwischen der Schweiz und Uruguay von 1991 versucht Philip Morris, Uruguay zum Import solcher Zigaretten zu zwingen, und unter Umgehung uruguayischer Gerichte erhebt der Tabakkonzern nun vor einem Schiedsgericht der Weltbank Schadener- satzansprüche gegenüber Uruguay von über 2 Milliar- den Dollar – beinahe 5 % des dortigen Bruttoinland- produkts. Wie das Verfahren auch ausgeht, werde Uruguay rund 8 Millionen Dollar Gerichtskosten über- nehmen müssen, wie die Alliance Sud ermittelt hat [6]. Am Rande einer Sitzung bei der WHO in Genf war letzthin zu hören, dass Philip Morris dabei durch schweizerische Anwälte beraten werde. Gewinnt Phi- lip Morris das Verfahren gegen Uruguay, so wird in

den Kreisen der Rahmenkonvention befürchtet, dass der Tabakmulti von der Schweiz aus weitere Länder mit der Drohung hoher finanzieller Verluste unter Druck setzen wird. Eine Ergänzung des TPG durch ein Produktions- und Exportverbot für in der Schweiz nicht zugelassene Zigaretten wäre einfach und könnte dies verhindern.

Schlussfolgerung: Die Gesundheit der Schweizer und der Ruf der Schweiz

«Gesundheit ist unser höchstes Gut» lautet das welt- weit befolgte Sprichwort. Für die Schweiz gilt es aber – zumindest im Bereich der Verhütung chronischer Krankheiten – nicht, falls die hier angeführten Pro- bleme im Tabakproduktegesetz nicht beseitigt werden.

Dazu kommt die Frage der Solidarität der Schweiz mit der internationalen Staatengemeinschaft. Wollen wir wirklich eine Schweiz, die gezielt ermöglicht, die Prä- vention chronischer Krankheiten in anderen Ländern zu behindern? Während im Finanzsektor ein Einlen- ken im Rahmen internationaler Regelungen eingelei- tet wird, könnte das Tabakproduktegesetz die Möglich- keit bieten, auch im Gesundheitsbereich der interna- tionalen Entwicklung zu folgen und den Ruf der fehlenden Solidarität hinter uns zu lassen. Dazu braucht es jedoch ein Gesetz, das erlaubt, das Anfixen unserer Jugend kompromisslos und wirklich wirksam zu verhindern und partnerschaftlich mit dem Rest der Welt an der Besiegung der Tabakepidemie zusammen- zuarbeiten.

Für den Fall, dass die Vernehmlassung nicht zu ei- nem solchen konsequent formulierten Gesetz führen sollte, müssten neue politische Strategien entwickelt werden, die den alten Diskurs im Sinne von «Staat- liche Kontrolle vs. Freiheit» nicht mehr zulassen und der Tabakindustrie nicht mehr die Chance gibt, die Diskussion im Parlament mit Referendumsdrohungen zu beherrschen. Selbst das Referendum gegen ein zu schwaches Gesetz zu ergreifen, bringt die Prävention nicht weiter. Gesundheits-, Konsumenten-, Sport- und Jugendorganisationen könnten jedoch für den Fall ei- nes ungenügenden Gesetzes mit einer gemeinsamen Volksinitiative (z. B. «Anfixerinitiative») drohen, sollte das Parlament das Ziel der Besiegung der Tabakepide- mie nicht ernst nehmen. Ziel müsste eine Schweiz sein, welche die internationalen Anstrengungen und Konventionen zur Tabakkontrolle unterstützt und mitträgt und dabei gesundheitlichen gegenüber wirt- schaftlichen Überlegungen den Vorrang gibt.

«Wollen wir wirklich eine Schweiz, die gezielt

ermöglicht, die Prävention chronischer Krankheiten in anderen Ländern zu behindern?»

Literatur

1 Levine A et al. Molecular Mechanism for a Gateway Drug: Epigenetic Changes Initiated by Nicotine Prime Gene Expression by Cocaine.

Sci Transl Med.

2011;3.107ra109.

2 Neue Erkenntnisse zu Marketing und Werbung bei Tabakerzeugnissen.

Eine Übersicht zu gesetzli- chen Massnahmen und ihrer Wirksamkeit. Th. Abelin, Valérie Borioli Sandoz, Claude Jeanrenaud. Eidg.

Departement des Innern EDI. Eidg. Kommission für Tabakprävention. Bern; 2011.

3 Joossens L, Raw M. Progress in combating cigarette smuggling: controlling the supply chain. Tob Control.

2008;17:399–404.

4 Joossens L, Raw M. From cigarette smuggling to illicit tobacco trade. Tob Control.

2012;21:230–4.

5 Häne S. In der Schmuggel- zone. Tages-Anzeiger / Der Bund, 31.5.2014.

6 Alliance Sud, 20. 7. 2013 (www.alliancesud.ch/de/ep/

handel/philip-morris- gegen-uruguay-1-0) abgerufen 15.6.2014).

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Projet de loi sur les produits du tabac du conseil fédéral

On torpille la protection de la jeunesse et viole la convention cadre de l’OMS

Il est indiscutable que les produits du tabac, leur dis- tribution, leur promotion, leur publicité et leur spon- soring doivent faire l’objet d’une législation. Le pro- blème de santé publique du tabagisme, toujours en progression sur le plan mondial, ne permet pas de douter d’une telle évidence. Les règles qui s’ap- pliquent au tabac sont réunies dans la loi actuelle sur les «denrées alimentaires»! Elles se trouveront dans un seul texte. Une fois une telle loi sur les produits du tabac (LPTab) adoptée, le parlement fédéral pourra ratifier la convention cadre sur le contrôle du tabagisme de l’OMS.

Le projet de loi, présenté par le conseiller fédéral Alain Berset le 21.5.2014, déclare avoir comme but la protection des jeunes. En effet, c’est eux qui sont les plus exposés au risque lié au tabac. La plupart des fu- meurs/fumeuses ont developpé leur comportement addictif avant l’age de 20 ans et c’est cette population qui présente le plus de difficulté à cesser de fumer. Il est donc logique que la vente de tabac aux jeunes soit interdite. La publicité sur affiches, dans les ciné- mas, dans les média écrits et sur les supports électro- niques devra être interdite, car «elle a une grand in- fluence et crée des incitations». Il est prouvé, que l’interdiction générale de la publicité et du sponsoring contribue de manière décisive à la dé-normalisation de la fumée dans la société et qu’elle diminue l’entrée dans la dépendance.

Aussi est-il incompréhensible, que l’interdiction du sponsoring concernera uniquement les «évène- ments internationaux» et que la publicité aux points de vente et sur des «produits avec une relation di- recte avec le tabac» restera permise. Cela signifie, que les distributeurs de cigarettes dans les restaurants, les cendriers sur les terrasses des cafés, les affiches et les écriteaux sur les fumoirs et dans les établissements fumeurs de certains cantons, ainsi que les surfaces de banalisation derrière les caisses des shops, ouverts 24 h/24, et des kiosques continueront à faire ce que la loi est censée prévenir. Les jeunes, dotés d’un sens

infaillible pour les messages doubles, percevront que fumer est banal. Et les «évènements nationaux» aux quels le sponsoring sera permis, contribueront à ren- forcer l’ambivalence dans un soi-disant «message de prévention». Les jeunes footballeurs, coachés pen- dant la semaine par leurs entraîneurs pour pratiquer un sport sans fumée, auront le droit de se présenter pour le match avec le logo du cigarettier!

De plus, comment distinguera-t-on une manifes- tation «nationale» d’un évènement «international»?

Un tournoi amical de football, ou un concert open air avec une star internationale, sponsorisés par exemple dans la campagne lucernoise par Japan Tobacco, sont-ils des manifestation internationales?

ou est-ce seulement le cas, si un groupe de sportifs ou de musiciens alsaciens y participait? On est en droit de penser, que les manifestations internationales s’adresseront uniquement à des adultes. Dans une société de consommation qui subit l’information, la désinformation, la publicité et la promotion, toutes orchestrées en fonction des conditions locales et nationales par des acteurs économiques planétaires, les «exceptions» de ce genre garantissent l’ineffica- cité de la mesure préconisée par le Conseiller Fédéral.

Il paraît cohérent, dans la projét de loi, que les e-cigarettes soient assimilés à des Cigarettes tabac. Toute- fois, que la loi LPTab soit applicable uniquement pour les e-cigarettes contenant la nicotine, rend l’in- terdiction de publicité pour l’e-cigarette peu utile et peu crédible. D’un côté la majorité des «vapoteurs»

utilisent des liquides nicotiniques, mais cette utilisa- tion ne se distingue ni par son aspect, ni par sa mani- pulation d’autres cigarettes électroniques. D’autre part, l’industrie emploie ces engins, tout comme les narguilés, les chichas etc. en visant les jeunes consommateurs. Nous pourrons donc nous attendre, que l’ancienne interdiction de publicité à la Radio et à la Télévision sera détournée, tout comme celle prévue dans la nouvelle loi pour d’autres média: on verra des clips montrant des jeunes vapoteurs invi- ter leurs semblables à essayer l’«engin à la mode».

Et on apercevra (ou pas) la mention, qu’il s’agit – évidemment – d’une cigarette électronique sans nicotine. Par ailleurs, ce type de tromperie est déjà utilisé ces jours-ci dans la publicité télé visée pour des marques de bières, qui font la promotion de la bière sans alcool! Ici, le projet de loi ignore tota- lement le rôle attribué astucieusement à la ciga- rette électronique destiné à servir à la re-normali- Rainer M. Kaelin

Médecine interne et Pneumologie, ancien vice- président de la Ligue pulmonaire Suisse et de la Ligue pulmonaire vaudoise, Morges

Correspondance:

Dr Rainer M. Kaelin 2, place Hôtel de Ville CH-1110 Morges rmkaelin[at]sunrise.ch

«Ainsi, les exceptions concédées torpillent l’objectif déclaré, la protection de la jeunesse.»

Po i n t d e v u e

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sation de la fumée dans l’environnent audio visuel d’aujourd’hui.

Conscient, que le projet de loi Berset est insatis- faisant, le Conseil Fédéral tente de camoufler les demi-mesures mentionnées en les qualifiant de

« mesures modérées». Il demeure toutefois clair que nos autorités ont cédé aux pressions des cigarettiers.

Ainsi, les exceptions concédées torpillent l’objectif déclaré, la protection de la jeunesse. Clairement, le projet de loi rate son but. Les autorités fédérales s’ap- prêtent, à nouveau, à tromper le public, comme c’était le cas avec la loi fédérale alibi de la protection contre la fumée passive [1]. Le nombre de fumeurs, en Suisse, stagne autour de 27 %. Ce chiffre est envi- ron le double de ce qu’on constate en Australie, où les mesures structurelles visent depuis longtemps et systématiquement la dé-normalisation de la fumée (sans interdire ni de fumer, ni le tabac). Hélas, der- rière les chiffres se cache le fait inquiétant que la part des jeunes fumeurs en Suisse augmente. De toute évidence, les investissements de l’industrie en faveur du sponsoring ont du succès. Et ceci exactement dans le segment de la population, dans lequel la prévention aurait l’effet le plus durable. On ne peut que déplorer que «les règles supportables pour l’in- dustrie» du projet de loi retentissent, comme un ap- plaudissement pour celle-ci, capable d’avoir déjoué les efforts de prévention de l’Etat.

Il y a déjà dix ans, que notre ministre de la santé d’alors Pascal Couchepin signa la convention cadre pour le contrôle du tabagisme de l’OMS. Cette législation internationale multilatérale, ratifiée par la plupart des pays du monde (la Suisse avec quelques rares pays reste une exception) oblige les partenaires de légiférer non seulement sur le produit mortel qu’est le tabac, mais également de mettre des barrières aux comportements de l’industrie liée à ce toxique, et qui est à l’origine du problème de santé publique. La convention stipule que le bien de la santé doit pri- mer sur des intérêts économiques particuliers. En effet «le tabagisme avec son cortège de décès est le paradigme d’une épidémie industrielle, causée par la recherche du profit de firmes transnationales, au dépens de la santé des citoyens et des comptes des Etats» [2]. On rappellera aux directions cantonales de la santé, aux autorités fédérales et aux parlemen- taires qui décideront de la LPTab, que depuis des siècles les épidémies sont combattues par des me- sures qui entravent la diffusion et la mobilité des vec- teurs de la maladie. Une loi sur les produits du tabac inefficace pourra conduire à une situation perverse:

notre parlement fédéral ratifiera la convention cadre

de l’OMS sur le tabac, au mépris de son esprit et de son contenu.

Les organisations médicales, de la santé et de la prévention, ainsi que les média sont encouragés à œuvrer pour une société, dans laquelle fumer n’est plus la norme, en démasquant toute désinformation sur les effets du tabac par un travail de conviction basé sur des évidences scientifiques. C’est pourquoi il n’est pas honnête d’appeler le projet de la LPTab «un pas dans la bonne direction». La population suisse a le droit à une information véridique et complète.

C’est spécialement vrai, quand il s’agit de la «séduc- tion» de nos enfants par le sponsoring d’une indus- trie, pour laquelle le bien commun de la société n’a jamais été un soucis ni démontré ni évident.

Le comité de «Médecins de famille Suisse» soutient le contenu de cet article; il correspond à la position de l’organisation professionnelle prise en réponse à la mise en consultation du projet de loi.

Co-signataires:

Prof. émér. Jean-Claude Chevrolet, ancien médecin chef des soins intensifs HCUGE, Genève;

Dr. med. Gerhard Ernst, Facharzt für Allgemeinmedizin, Himmelried;

Dr. med. Hanspeter Faes, Facharzt für Allgemeinmedizin, Ärzte-Gesundheitszentrum Lägern, Ehrendingen;

Dr. med. Alexander Möller PD, Leitender Arzt Pneumologie Kinderspital Zürich;

Dr Reto Olgiati, Médecine interne et Pneumologie, Délémont;

Dr. med. Helmut Oswald, Leitender Arzt Pneumologie Kantonspital Winterthur;

Dr. med. Erich Stritt, Facharzt für Kinder und Jugendliche, Belegarzt Neonatologie Dalerspital, Schularzt, Düdingen;

Prof. émér. Jean-Marie Tschopp. Ancien médecin chef Centre valaisan de Pneumologie, Montana;

Dr Christophe Uldry, Pneumologie, médecin chef Hôpital de Rolle;

Dr. med. Alice Zürcher, Pneumologie, Oberärztin Spital Uster;

Dr Jean Claude Zellweger,PD, Pneumologie, Fribourg

Références

1 Kaelin R.M. Prévention et crédibilité des politiciens, un champs de mines. Bull Méd Suisses. 2012;93(23):

873–8.

2 Bulletin épidémiologique hébdomadaire français.

Mai 2013.

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