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Corrigé de la série 18

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Texte intégral

(1)

EPFLAlgèbre linéaire 1ère année 2009-2010

Corrigé de la série 18

Exercice 1. 1. On cherche tout d’abord une base orthonormale du sous-espace vectorielU.

On a :(x1, x2, x3, x4, x5)∈Ussix3=x1+x4etx5=−x1−x2+x3−x4=−x1−x2+x1+ x4−x4=−x2. Donc(x1, x2, x3, x4, x5) =x1(1,0,1,0,0)+x2(0,1,0,0,−1)+x4(0,0,1,1,0) et U = span{(1,0,1,0,0),(0,1,0,0,−1),(0,0,1,1,0)}. On utilise le procédé de Gram- Schmidt pour trouver une base orthonormale deU. On pose w1 = (1,0,1,0,0); on a kw1k=√

2et

w2= (0,1,0,0,−1)− 1

kw1k2h(0,1,0,0,−1), w1iw1

= (0,1,0,0,−1)−1

2·0·(1,0,1,0,0) = (0,1,0,0,−1) aveckw2k=√

2. On a ensuite w3= (0,0,1,1,0)− 1

kw2k2h(0,0,1,1,0), w2iw2− 1

kw1k2h(0,0,1,1,0), w1iw1

= (0,0,1,1,0)−0−1

2(1,0,1,0,0) =1

2(−1,0,1,2,0) aveckw3k=q

32.

Les trois vecteursu1=12(1,0,1,0,0),u2=12(0,1,0,0,−1)etu3=q

23·12(−1,0,1,2,0) =

1

6(−1,0,1,2,0)forment donc une base orthonormale deU.

La distance dev= (2,−1,0,1,1)àU est la norme dev−ProjU(v). On calcule v−ProjU(v) =v− hv, u1iu1− hv, u2iu2− hv, u3iu3

=(2,−1,0,1,1)−√ 2· 1

√2(1,0,1,0,0) +√ 2· 1

√2(0,1,0,0,−1)−0· 1

√6(−1,0,1,2,0)

=(2,−1,0,1,1)−(1,0,1,0,0) + (0,1,0,0,−1) = (1,0,−1,1,0).

On a doncdist(v, U) =kv−ProjU(v)k=k(1,0,−1,1,0)k=√ 3.

2. On considère l’espaceC0([−π, π],R)des fonctions continues de[−π, π] dansR. On va calculer la projections orthogonale de la fonctionf∈C0([−π, π],R),f(x) = sin(x)sur le sous-espaceU= span(f0, . . . , f3), oùfi∈C0([−π, π],R),fi(x) =xi. Ce sera la meilleure approximation (dans le sens voulu) desinpar un polynôme de degré 3. Dans la suite, on écrira simplementXi pourfi. On applique l’algorithme de Gram–Schmidt à la base (1, X, X2, X3)deU. On obtient la base(p0, . . . , p3), avec

p0=√1

2π, p1= r 3

3X, p2= r45

5

X2−π2 3

= 3√ 5 2π2

X2−π2 3

, p3=

r175 8π7

X3−3π2 5 X

= 5√ 7 2π3

X3−3π2 5 X

. 1

On calcule donc Z π

−πsin(t)dt= 0, Z π

−πtsin(t)dt= [−tcos(t)]π−π+ Z π

−πcos(t)dt= 2π, Zπ

−πt2sin(t)dt= 0, (fonction impaire) Zπ

−πt3sin(t)dt= [−t3cos(t)]π−π+ 3 Z π

−πt2cos(t)dt= 2π3+ 3[t2sin(t)]π−π−6 Z π

−πtsin(t)dt

= 2π3+ 0−12π= 2π3−12π.

On en déduit

p= ProjU(f) =φ(f, p0)p0+φ(f, p1)p1+φ(f, p2)p2+φ(f, p3)p3

= 0 + 2π 3

3X+ 0 +

3−12π−3π2 5 2π

175 8π7

X3−3π2 5 X

= 3 π2X+

π2 5 −3

175 2π6

X3−3π2 5 X

= 3

π2− π2

5 −3 105

4

X+ π2

5 −3 175

6X3

≃0.85698332779525X−0.0933876972831854X3

-1.5 -1 -0.5 0 0.5 1 1.5

-3 -2 -1 0 1 2 3

sin(x) x-x**3/6 0.85698332779525*x-0.0933876972831854*x**3

Exercice 2. 1. La première équation donney=x+1. Si l’on substitue ceci dans la deuxième équation, on trouve quex=−2, doncy=−1. Par contre, si l’on substitue(−2,−1)dans la troisième, on trouve que2(−2) + (−1) =−56=−1. Donc le système est inconsistant.

On poseA=

1 −1 1 −4 2 1

etb=

−1 2 4

. Le système normal estAtAx=Atb. On effectue

2

(2)

les calculs :

Atb=

1 1 2

−1 −4 1 

−1 24

= 9

−3

AtA=

1 1 2

−1 −4 1

1 −1 1 −4 2 1

=

6 −3

−3 18

Le système associé est donc 6 −3

−3 18 x y

= 9

−3

ou

6x−3y = 9

−3x+ 18y = −3.

2.

(AtA)−1= 1 6·18−(−3)·(−3)

18 3 3 6

= 1 33

6 1 1 2

Alors

xy

= 1 33

6 1

1 2 9

−3

= 1 11

17 1

.

Exercice 3. 1. On utilise la méthode donnée dans le polycopié du cours comme application de la méthode des moindres carrés. On considère la matrice

A=



 1 11 1 0 1 0 2



(dont les colonnes sont linéairement indépendantes). L’image de l’application linéaire LA:R2→R4 associée à cette matrice est le sous-espace vectorielU deR4. On a donc, d’après le cours

ProjU



 12 34



=A·(AtA)−1·At



 12 34



=



 1 11 1 0 1 0 2





1 1 0 0 1 1 1 2



 1 11 1 0 1 0 2





−1

1 1 0 0 1 1 1 2



 12 3 4



=



 1 1 1 10 1 0 2



 2 2

2 7 −1

143

= 1 10



 1 1 1 10 1 0 2



7 −2

−2 2 3 14

= 1 10



 1 11 1 0 1 0 2



 −7

22

= 1 10



 1515 22 44



=



 3/23/2 11/5 22/5



.

3

2. Si une droite d’équationy=mx+bpassait par les points donnés, alors le vecteur(m, b)t serait une solution du système suivant :



 0.5 1 2.5 11 1 4 1



· m

b

=



 2.1 2.42.8 3.4



.

Ce système est incompatible. On cherche donc les paramètres(m, b)donnant une meilleure approximation sous-forme de droite pour l’ensemble des quatre points.

On pose :A=101



 10 105 10 25 10 40 10



,x= m

b

, etb=101



 2124 28 34



. Alors

Atb= 1 100

5 10 25 40 10 10 10 10



 2124 28 34



= 1 100

2405 1070

= 1 20

481 214

et

AtA= 1 100

5 10 25 40 10 10 10 10



 5 10 10 10 25 10 40 10



= 1 100

2350 800 800 400

=1 2

47 16 16 8

donc

(AtA)−1= 4

47·8−16·16·1 2

8 −16

−16 47

= 1 60

8 −16

−16 47

.

Alors

m b

= 1 1200

8 −16

−16 47 481 214

= 1 600

212 1181

Donc la droite est donnée par l’équationy=15053x+1181600. 3. On considère le système inconsistant











a·(−2)2+b·(−2) +c = 8.4 a·(−1)2+b·(−1) +c = 2.7 a·02+b·0 +c = 0.8 a·12+b·1 +c = 3.1 a·22+b·2 +c = 9.2

On voudrait trouver les valeurs dea,betcqui donnent la meilleure approximation à une solution. On pose

A=





 4 −2 1 1 −1 1 0 0 1 1 1 1 4 2 1





 x=

a bc

 b= 1 10





 84 278 3192





.

4

(3)

Alors

AtA=

34 0 10 0 10 0 10 0 5

d’où

(AtA)−1= 1 70

 5 0 −10

0 7 0

−10 0 34

. On a

Atb= 1 10

4 1 0 1 4

−2 −1 0 1 2 1 1 1 1 1





 8427 318 92





= 1 10

762 24220

et on trouve finalement

a b c

= 1 700

 5 0 −10

0 7 0

−10 0 34

762 20 242

= 1 700

1390 140 608

= 1 350

695 70 304

.

L’équation de la parabole cherchée est donc y=139

70x2+1 5x+152

175. Exercice 4. 1. On calcule

T(1) = 0 + 1 = 1, T(X) = 1 +X T(X2) = 2X+X2, T(X3) = 3X2+X3 et on obtient

[T]B,B=



1 1 0 0 0 1 2 0 0 0 1 3 0 0 0 1



.

2. D’après le cours, il suffit d’appliquer l’algorithme de Gram–Schmidt àB. On obtient C=

r1 2π,

r 3

3X, 3√ 5 2π2

X2−π2 3

, 5√ 7 2π3

X3−3π2 5 X

! .

5

On calcule ensuite T

r1 2π

!

= r1

2π,

T r 3

3X

!

= r 3

3+ r 3

3X=

√3 π

r1 2π+

r 3 2π3X

T 3√

5 2π2

X2−π2 3

!

= 3√ 5 π2

2πX+ 3√ 5 2π2

X2−π2 3

=

√15 π

r 3

3X+ 3√ 5 2π2

X2−π2 3

,

T 5√

7 2π3

X3−3π2 5 X

!

= 15√ 7 2π3

X2−π2 5

+ 5√ 7 2π3

X3−3π2 5 X

=15√ 7 3π√

5· 3√ 5 2π2

X2−π2 3

+

√7 π

r1 2π + 5√

7 2π3

X3−3π2 5 X

et on en déduit

[T]C,C=





1 π3 0 π7 0 1 π15 0 0 0 1 1575

0 0 0 1



.

3. D’après ce qu’on a vu en 1.), on peut par exemple prendre V0={0}, V1= span(1), V2= span(1, X),

V3= span(1, X, X2), V4= span(1, X, X2, X3), V5=P3(R).

4. On aS(1) = 0,S(X) =X,S(X2) = 2X2etS(X3) = 3X3. On obtient donc

[S]B,B=



0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 2 0 0 0 0 3



.

En même temps, on trouve que1est un vecteur propre pour la valeur propre0,Xest un vecteur propre pour la valeur propre1,X2 un vecteur propre pour la valeur propre2et X3un vecteur propre pour la valeur propre3. On a donc les valeurs propres0,1,2,3.

Admettons qu’il existe une autre valeur propreλ∈R. Alors il existep=a+bX+cX2+ dX3∈P3(R)tel queS(p) =λp, c’est-à-dire

λ·(a+bX+cX2+dX3) =bX+ 2cX2+ 3dX3. Cela implique0 =λa,b=λb,λc= 2cetλd= 3d. On a donc – soitλ= 0etaquelconque, ce qui impliqueb=c=d= 0, – soitλ= 1etbquelconque, ce qui impliquea=c=d= 0, – soitλ= 2etcquelconque, par conséquenta=b=d= 0, – soitλ= 3,dquelconque, eta=b=c= 0.

Les valeurs propres0,1,2,3sont donc toutes les valeurs propres deS.

6

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