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(1)

African Programme For Onchocerciasis Control

(APOC)

CDTI/CDI TRAINING MATERIALS

(2)

TABLE OF CONTENTS

PURPOSE, LEARNTNG OBJECTIVES AND GENEzuC AGENDA FORCDTI TRAINTNG I. PURPOSE OF TRAINTNG ON CDTUCDT...

2. PARTICIPANTS EXPECTATIONS 3. CDI STRUCTURE

4. TRATNTNG CONTENT FOR HEALTH CARE PROVIDERS

5. TRATNTNG CONTENT. DC & COMMUNITY

LEADERS...

...I0 6. TRATNTNG AGENDA

BACKGROUND INFORMATION TO DISEASES/EPIDEMIOLOGICAL SITUATION (\ilORLD, AFRICA

7 7 8 8 9

ll

AND COUNTRY LEVELS) INTRODUCTION

CHAPITRE I:OBJECTTFS DE LA FORMATION

CHAPITRE II :NOTIONS DE BASE SUR LES MALADIES TROPICALES NEGLIGEES:

l6 t7 l8 l8 l9

23 27 29

3l A. L'ONCHOCERCOSE

B. LA FILAzuOSE LYMPHATIQUE C. SCHISTOSOMIASES

D. GEOHELMINTHIASES

F. SEUILS D'ENDEMICITE DES MTN-CTP ADMIS AU.DELA DESQUELS LE TRAITEMENT DE

MASSE EST RECOMMANDE 33

CHAPITRE III : PROCESSUS DE FORMATION DU DISTRIBUTEUR COMMUNAUTAIRE POUR LA DTSTRIBUTION DES MEDICAMENTS CONTRE LES MTN (IVERMECTTNE, ALBENDAZOLE ET PRAZIQUANTEL)

I. CHOIX DES DC.

II. FORMATION PROPREMENT DITE DES

DC...

...34

RECENSEMENT DE LA POPULATION DANS LE CADRE DU TIDC/IDC 40

I. OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE 40

II. CONTEXTE .41

III. PROCEDURE DU RECENSEMENT .41

IV. ARCHIVAGE ET TRANSMISSION DU RAPPORT DE RECENSEMENT .43 TRAITEMENT DE L'ONCHOCERCOSE ET AUTRES MALADIES EN UTILISANT LE TIDC/IDC...,..44

SESSION Nol (Durée : 120 mn) : Le traitement de masse intégré de I'onchocercose, de la LF, des

schistosomiases, des vers intestinaux, et du Trachome .44

FICHE TECTINIQUE N"

I

: TRAITEMENT DE L'ONCHOCERCOSE ET DES AUTRES MALADIES

TTROPTCALES NEGLIGEES

(MTN).

...46

34 34

A.

B.

C.

D.

E.

TRAITEMENT DE L'ONCHOCERCOSE

TRAITEMENT DE LA FILAzuOSE LYMPHATIQUE TRAITEMENT DES BILHARZTOSES

TRAITEMENT DES HELMINTHIASES INTESTINALES TRAITEMENT DU TRACHOME

FICHE TECHNIQUE NO 2 : ORGANISATION DE LA DISTzuBUTION INTEGREE DES

MEDICAMENTS DE (TRAITEMENT DE MASSE). 49

TRAITEMENT DE MASSE DES POPULATIONS CIBLES POURL'ONCHOCERCOSE, LA FILARIOSE LYMPHATIQUE, LES SCHISTOSOMIASES, LES VERS INTESTINAUX ET LE TRACHOME 50 GESTION DES EFFETS SECONDAIRES LIES A LA PzuSE DU

MECTIZAN...

...53 FICHE TECHNIQUE N"3: EFFETS SECONDAIRES LIES A LA PRISE DU MECTIZAN ET LEUR PRISE

46 46 47 48 48

EN CHARGE .55

(3)

A. TYPES D'EFFETS SECONDAIRES .56 .57 .s',t .58 .58 .59 .60 .60 .60 .60 .60 .60 .60 .61 .61 C. FACTEUR DE RISQUE

D. SIGNES D'ALARME.

E. DEFTNITION DE CAS

F. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

PzuSE EN CHARGE DES EFFETS SECONDAIRES

A.

PRISE EN CHARGE DES EFFETS SECONDAIRES MTNEURS ET MODERES B. PRISE EN CHARGE DES EFFETS SECONDAIRES GRAVES...

B. I. SURVEILLANCE DES PARAMETRES VITAUX...

B.2. REHYDRATATION PARENTERALE

8.3. GAVAGE PAR LA SONDE NASO-GASTRIQUE 8.5. EXAMENS COMPLEMENTAIRES

C. PREVENTION DES PLAIES DE PRESSION

D. GESTION DES EFFETS SECONDAIRES DANS LES ZONES DE CO.ENDEMICITE

ONCHOCERCOSE.LOASE 62

I. AU NIVEAU COMMUNAUTAIRE: 62

II. AU NIVEAU DU CENTRE DE SANTE: 63

III. AU NIVEAU DE L'HOPITAL DE REFERENCE: 64

IV. AU NIVEAU DU SERVTCE DE SANTE DE DISTRICT: 66

V. AU NIVEAU DE LA DELEGATION REGIONALE DE LA SANTE ET DU CONSEILLER TECHNIQUE LOASE:

A. TYPES D'EFFETS SECONDAIRES B. PHYSIOPATHOLOGIE.

c. FACTEUR DE RTSQUE.

F. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

FICHE TECHNIQUE No 4 : GESTION DES EFFETS SECONDAIRES DANS LES ZONES DE CO-

ENDEMICITE ONCHOCERCOSE.LOASE 75

A. AU NIVEAU COMMUNAUTAIRE 75

B. AU NIVEAU DU CENTRE DE SANTE. 75

c. AU NIVEAU DE L',HOPITAL DE

REFERENCE...

...76 SESSION N'3 (45 MIN): GESTION DES EFFETS SECONDAIRES LIES A LA PRISE DES AUTRES MEDICAMENTS : PRAZIQUANTEL, ALBENDAZOLE ET/OU MEBENDAZOLE, ZYTRHOMAX...78

FICHE TECHNIQUE NO 5: EFFETS SECONDAIRES LIES A LA PzuSE DU PRAZIQUANTEL, DE

L'ALBENDAZOLE, MEBENDAZOLE ET DU ZITHROMAX 80

SESSION N'4 (150 MIN) : SYSTEME D'APPROVISIONNEMENT EN MEDICAMENTS

FICHE TECHNIQUE NO 6: SYSTEME D,APPROVISIONNEMENT EN MECTIZAN ET AUTRES

MEDICAMENTS UTILISES POUR LES AUTRES MTN : DONATEURS, DEFIS, DilGENCES, CIRCUTT ET ESTIMATION DES BESOINS

A. DONATION DES MEDICAMENTS...

B. DEFIS C. EXIGENCES

D. CIRCUIT D' APPROVISIONNEMENT ...

E. ESTIMATION DES BESOINS EN MEDICAMENTS

PROSPECTS AND CHALLENGES OF INTEGRATION IN CDTI /CDI

66 70

?2 73 74

8l

82 82 82 82 83 83 85 90

9l 9l

93 APERCU SUR LE SYSTEME DE SANTE.

SYSTEME NATIONAL DE SANTE DU CAMEROUN PLAN DE PRESENTATION: ...

(4)

SYSTEME NATIONAL DE SANTE DU TCHAD...

SYSTEME NATIONAL DE SANTE DU NIGERIA.

SYSTEME NATIONAL DE SANTE DE LA TANZANIE

APOC PHILOSOPHY, THE CONCEPT OF CDTVCDI STRATEGY APOC PHILOSOPHY, THE CONCEPT OF CDTVCDI STRATEGY...

MEETING OF PARTNERS

STAKE HOLDERS MEETING AT NATIONAL, SUB NATIONAL AND DISTzuCT LEVELS

STAKEHOLDERS MEETING AT COMMUNITY LEVEL

STEPS FOR EFFECTIVE PLANNTNG OF STAKEHOLDERS MEETINGS AT COMMUNITY LEVEL

ll7

,.94 .95 .95 ,.97 102 104 106 108 109 109 109 r16 IA. MAPPING OF STAKEHOLDERS:

I B. SITUATIONAL ANALYSIS:

IC. PLANNING FOR LOGISTICS ID. HOLDTNG A PLANNTNG

5C. FEEDBACK AND FOLLOW UP

ROLES AND RESPONSIBILITIES IN THE PARTNERSHIP ROLES AND RESPONSIBILITIES TN THE PARTNERSHIP STEPS IN INTRODUCING CDTVCDI AT ALL LEVELS...

I.INTRODUCTION

II. KEY PROCESSES FOR GAINTNG SUPPORT OF STAKEHOLDERS III. NATIONAL/SUB NATIONAL AND DISTzuCT LEVELS

IV. MEETING WITH PARTNERS ATTHENATIONAL LEVEL V. FRONTLINE HEALTH FACILITY LEVEL...

DEMARCHE ET RENCONTRE AVEC LES COMMUNAUTES

120

t2t

125 133 135 135 135 r36 136 r3"t

I.INTRODUCTION

II. ETAPES DANS L'APPROCHE DES COMMUNAUTES III. ROLES ET RESPONSABILITES DE COMMUNAUTES..

FORMATION DES AGENTS DE SANTE ET DES DCS

137 138

140

II. OBJECTIFS DE LA FORMATION

t4t

IV. LES APPROCHES DE FORMATION 141

v.

LES TROIS (3) DOMAINES

D',APPRENTISSAGE....

...141

vr. QUELQUES TECHNIQUES DE

FORMATION...

...142

VII. LISTE DES ACTIVITES A CONSIDERER POUR LA FORMATION DES AGENTS DE SANTE...I42 VIII. LISTE DES ACTIVITES A CONSIDERER POUR LA FORMATION DES DCS 142 IX. QUELQUES PRINCIPES D',APPRENTISSAGE CHEZ

L'ADULTE.

...142

X. LA PLANIFICATION DE LA FORMATION t43

Xl. MATRIES POURLA FORMATION DES

DCs...

...143 EXERCICE PRATIQUE SUR LA

FORMATION...

...144

A-

PREPARATION (a5 mn). 144

(5)

B-

ENTRETIEN AVEC LES COMMUNAUTES (30-45MN). 145

c-

FEED-BACK EN PLENTERE ET AMENDEMENTS EN SALLE (30 MN). 145

MISE EN OEUVRE DES INTERVENTIONS AUNIVEAU COMMUNAUTAIRE 146

I.INTRODUCTION 146

II. LES ETAPES DE LA MISE EN GUVRE DES INTERVENTIONS AU NIVEAU COMMUNAUTAIRE.

III. LE BUT

IV. LES PRINCIPALES ACTIVITES...

V. DEFIS.

APPROPRIATION COMMUNAUTAIRE I. DEFINITION

II. LE PROCESSUS D'APPROPRIATION

III. LES RESPONSABILITES DE LA COMMUNAUTE...

IV. LES FORCES AGISSANTES V. LES MENACES

VI. CONCLUSION

INTEGRATION DE L'APPROCHE GENRE DANS LE TIDC/IDC I.INTRODUCTION

II. DEFINITION/COMPREHENSION DES CONCEPTS: GENRE ET DEVELOPPEMENT III. LES PLETNS POUVOIRS

IV. ACCOMPAGNEMENTS

V. LES COMPOSANTES DE L'EMPOWERMENT TNDIVIDUEL ET ORGANISATIONNEL : INDTCE DU CHANGEMENT DE COMPORTEMENT..

SUPERVISION ET MONITORAGE DANS LA MISE EN GWRE DU TIDC/IDC...

LA SUPERVISION DANS LE TIDC/IDC LE MONITORAGE DANS LE TIDCNDC

r46

148 148 148 149 149 149 150 150 150 150

l5l

152 152 154 155

A) B)

c)

D)

155 156 t57 157

LA RECHERCHE OPERATIONNELLE EN SANTE PUBLIQUE. 157

APERÇU DE L'EVALUATION DES ACTIONS DE SANTE PUBLIQUE ET LIENS AVEC LE

TIDCNDC 157

A. LA SUPERVISION B. LE MONITORAGE

C. LA RECHERCHE OPERATIONELLE

D. APERCU DE L'EVALUATION DES ACTIONS DE SANTE PUBLIQUE ET LIENS AVEC LE TIDC/IDC t64

ANNEXES 165

FICHE DE SUPERVISION DES ACTIVITES DU TIDC AU NIVEAU DES CENTRES DE SANTE

I . IDENTIFICATION r66

ANNEXE 2 : GUIDE DE SUPERVISION DU DISTRIBUTEUR 169

I

-

IDENTIFICATION 169

ANNEXE 4 : EXEMPLE DE GRILLE D,OBSERVATION DU DC 172

I _ IDENTIFICATION 172

SUSTAINABILITY EVALUATION OF CDTI PROJECTS 183

OUTLTNE OF TRAINING TOPIC: 183

158

l6t

r63

BODY OF PRESENTATION 185

(6)

I.O. INTRODUCTION BACKGROUND ....

2.0. INDICATORS OF SUSTAINABILITY

3.0. PLANNING

4.0. INTEGRATION OF SUPPORT ACTIVITIES

5.0. LEADERSHIP

6.0. MONITORING & SUPERVISION 8.0 TRATNING AND HSAM...

IO.O TRANSPORT AND OTHER MATERIAL RESOURCES

I I.O HUMAN RESOURCES

I2.0. METHODS FORCONDUCTING THE EVALUATION I3.0. DEVELOPING SUSTAINABTLITY EVALUATION PLAN FIELD TRIP VISITS

PRTNCIPES GENERAUX DE LA MOBILISATION DES RESSOURCES IMPORTANCE DU CYCLE DE LA LEVÉE DES FONDS

II. PRESENTER SES ARGUMENTS DE BASE.

I.

A. OBJECTIFS...

B. METHODOLOGIE

I.O. PRACTICE ON TRAINTNG THE CDDS 2.0 CLOSING

ATELIER SUR LE RENFORCEMENT DES CAPACITES POUR LA MOBILISATION DES RESSOURCES DANS LE CADRE DE TIDC.

185 186 187 188 188 188 189 189 190

l9l l9l

194 197

.t97

.200

.202 .202 .203 .203 III. ELABORATION D'UNE PROPOSITION REUSSIE DE DEMANDE DES

FONDS

...2I I

IV. CONFECTION D'UN DEPLIANT SE RAPPORTANT AUX ARGUMENTS DE SOUTIEN...2I2

V. PRESENTER SES ARGUMENTS DE BASE. .213

RECENSEMENT DE LA POPULATION DANS LE CADRE DE

TIDC/IDC...

...2I8

II.

CONTEXTE.

III. PROCEDURE DU RECENSEMENT ...

A. ETAPES

B. REMPLISSAGE DU REGISTRE PAR LE DC...

C. UTILISATION DU RECENSEMENT DANS L'AVENIR:PROJECTION DE LA POPULATION ET TAUX

DE CROISSANCE DE LA POPULATION 220

IV. ARCHIVAGE ET TRANSMISSION DU RAPPORT DE RECENSEMENT 220

D-

PREPARATTON (45 MN) 22r

E. ENTRETIEN AVEC LES COMMUNAUTES (30-a5 mn) 22t

EXERCICE PRATIQUE SUR LA FORMATION 222

LA MISE EN OEUVRE DES TNTERVENTIONS AU NIVEAU COMMUNAUTAIRE 223

I.

TNTRODUCTION 223

II.

LES ETAPES DE LA MISE EN GUVRE DES INTERVENTION AU NIVEAU

COMMUNAUTAIRE 223

224 224 225

III.

LE BUT

IV.

LES PRINCIPALES ACTIVITES

V.

DEFIS

.2r8 .2r8

.218 .219 .219 .219

(7)

i

PTIRPOSE, LEARNING OBJECTTVES AND GENERIC AGENDA FOR CDTI

TRAINING

TARGET GROUP:

All

future trainers, especially health workers are targeted.

DIIRATION

OF

TRAINING

ON TOPIC: 3-4 Days.

TRAINING OBJECTwE:

See details below PROCEDURE:

Power point presentation is needed.

Role play.

Field visit and practices

TRAINING OUTLINE

r. PI.IRPOSE OF

TRAINING

ON CDTUCDI

For many years health services and NGOs have been distributing health commodities

to

communities

-

immunizations, vitamin

A,

bed nets, ivermectin, guinea worm filters,

to

name a few. However, these have recorded minimal successes in term of coverage and depth of the programmes. The low coverage recorded in these programmes is often attributed to logistic constraints. Most of the communities are located in very harsh and diffrcult terrains that are hard to reach. The health workers and NGO staff are often overwhelmed with tasks and limited resources.

With the search for effective ways

of

reaching people adequately, the CDTI approach came up as an option.

The ability of the communities to deliver these interventions was tested and compared with the performance

of

the health seruice. The results showed that communities were not only able to deliver the interventions to their people they did better than the health service. They reach more people. tn addition, communities distributing the health commodities tend

to

promote community ownership

of

the programmes which also brought the benefits of sustainabiliÿ with it.

tJy'e now know that communities can carry out this task very well, through the community directed intervention (CDD approach. CDI happens when communities take charge of distributing health commodities themselves

with

guidance from the health service. The success

of CDI

has attracted many involved

in

the delivery

of

essential health commodities and seruices in communities. Even those in other development activities find the CDI structures, trained CDDs attractive to use in their programme.

a a a

(8)

Unfortunately, it has been observed that most of these programmes lack skills in the process of CDI. Thus they tend to adapt the structures without the process. As an approach with a strong process component, the success

of

CDI depends on the skills

of

the implementers on the process. This makes training on the CDI process gerrnane for the realization of the goals

of

delivering interventions through the CDI approach. This training guide is developed to assist trainers

in

training implementers

of CDI

programme at the different levels. In conducting the training, one should be guiding with clear workshop objectives. However, before presenting the workshop objectives to the participants it witt be rewarding to ascertain the participants expectations.

2. PARTICIPANTS EXPECTATIONS

o

Ask participants to spend some time to reflect and list their expectations on pieces of papers.

o

Discuss the participant's expectations.

o

Reflect on ways of accommodating the participants' expectations in the workshop objectives 3. CDI STRUCTT]RE

Give brief history on the development of CDI. Show brief history should contain the follow:

o

The CDI structure and process were first tested and established as "community directed treatment with ivermectin (CDTI)".

o

Research was conducted to learn if communities could deliver the drug ivermectin more effectively than agency outreach had done in the past.

o

When CDI proved successful, it was adopted as APOC's officialstratery.

o

There are now tens of thousands of communities throughout Africa benefiting from annual onchocerciasis control through CDI.

o

Recently APOC observed that the CDI approach is being used for other issues.

o

Studies have documented that CDI has been used to promote guinea wonn control, immunization programs, Vitamin A distribution, water and sanitation projects and schistosomiasis control, to name a

r

few.Some lack adequate skills of the CDI process.

o

There is thus a need for training on the process for proper application and effectiveness.

3.0 LEARNING OBJECTTVES OF

TRAINING

ON CDTUCDI

The next step

wilt

be to present and discuss the learning objectives for the session.

A

typical list

of

learning objectives

will

contain the following.

.

By the end of the training participants

will

be able to:

Define the community directed intervention approach.

Define a community in CDI.

Outline the philosophy of CDI.

Outline the steps to establish CDI.

Describe program coverage benefits from using CDI.

Learning Objectives of training on CDTUCDI.

Explain how CDI can be adapted to other interventions.

List key approaches in gaining community commitment for CDI program (community enury, sensitization and mobilization).

Outline partners as well as their roles in CDI.

Describe the steps in selecting and training community distributors.

Outline data collection and management issues.

(9)

Learning Objectives of maining on CDTVCDI.

Outline ways of conducting effective HSAM.

Outline steps for monitoring, supervision and evaluation of interventions.

Outline APOC funding mechanisms.

However, these

will

be grouped according to their relevance to the health workers, who are largely trainers as

well as implementer and district and community leaders and community members.

4.

TRAINING

CONTENT FOR

IIEALTTI

CARE PROVIDERS

o

APOC Philosophy, partnership and CDTVCDI.

o

APOC Philosophy and community Directed Treatment with lvermectin (CDTI) Concept.

o

APOC Partnership and Responsibilities of partners.

o

Stake Holders' Meeting.

o

CDTI Implementation strategy.

.

Approaching the community for Health education Sensitization Advocacy

&

Mobilization.

o

Training of Health workers and CDDs.

o

These sections should end with.

o

Group discussions and presentation at plenary

o

Role play on how to conduct these activities in the field.

o

ResourceMobilization.

o

Fund raising from outside bodies.

o

Internal fund raising within the communiÿ.

o

ldentification of stakeholders who can provide funds.

o

Preparing the necessary materials to convince potential stakeholder to provide funds.

o

Mobilization of other human and material resources.

o

Practical Exercise on Mind Mapping for resource mobilization.

4.0

MONITORING, ST PERVISION,

MECTtZAtt

PROCUREMENT

& MANAGEMENT DATA COLLECTION

AIYD TRANSMISSION

Independent monitoring

&

Evaluation of CDTVCDI projects.

Supervision of CDTÿCDI activities.

CDTUCDI data collection, transmission and reporting.

Community Self Monitoring (CSM).

Use of Operations Research in Managing Emerging lssues End session

with

role play on census and CSM.

Ask participents to identify issues that affect implementation of their projects.

4. 1. COMMT]NITY

PARTICIPATION AI\D SUSTAINABILITY

OF

CDTI

Group Work: Participants should do a SWOT analysis of their projects to see assess themselves on their progress towards sustainability.

4.2.

FINAI\ICIAL MANAGEMENT

ISSUES

(10)

4.3. APOC Philosophy and Communiÿ-Directed Treatment with Ivemectin (CDTI) Concept.

4.4. APOC Partnership and Responsibilities of partners.

Monitoring Implementation : APOC PABs.

Retirements.

Accessing APOC funds Etc.

5.

TRAINING

CONTENT. DC

&

COMMT]NITY LEADERS

a APOC Philosophy, partnership and CDTUCDI:

a

ity Self Monitoring of CDTUCDI projects.

ion of CDTVCDI activities.

)l

data collection, transmission and reporting.

ity participation and sustainability of CDTI.

(11)

ITEM l.

2.

6. TRAII\IING

AGEI\DA

EVENT

DAY

I

Arrival and Registration of Participants.

Opening Ceremonies

-

Opening Prayer.

-

lntroduction of Participants.

-

Opening address by guest ofhonour.

-

Address by key dignitaries/partners.

-

Official opening by guest of honour.

-

Presentation on Onchocerciasis Disease.

-

"Eyes of Hope". Documentary movie on Onchocerciasis Overview of health system.

COFFEE BREAK AND GROAP PHOTOGRAPH

10.

I

l.

Working Sessions:

-

Election of chair persons.

-

Adoption of Agenda.

-

Expectations of Participants.

-

Objectives of the workshop and expected outcome.

Pre-test

Session

l:

APOC Philosophy, partnership and CDTI Stratery:

-

Session

l.l

APOC Philosophy and Communiÿ-Directed Treatment with Ivermectin (CDTI) Concept.

-

Session 1.2 APOC Partnership and Responsibilities

of

partners Group Discussions on partnership.

Session 2: REMO/GIS:

-

Session 2.1 current status of health problem.

-

Session2.2 rWorking group session by district: Conduct an appreciative enquiry (SWOT) of the CDTI programme in your district:

(i)

What has gone on well in the CDTI implementation in your district;

(ii)

What has not gone on well in the CDTI implementation in your district?

LANCH

Session 3: CDTI lmplementation Stratery:

-

Session 3.1. Approaching the community for Health Education, Sensitization, Advocacy

&

Mobilization.

-

Session 3.2 Training of Health workers and CDDs

-

Role play on:

(i)

Approaching communities;

(ii)

Preparation on training health workers and CDDs.

Feedback from participants on Day

I

activities.

Closing prayers and end of Day

l.

DAY

II

Registration of Participants

-

NOTF Secretariat Recap of Day I

TIME

08:00

-

08:30

08:30

-

I l:00

ll:00

-11:20

ll:20- ll:40

I l:40

-

l2:00

l2:00 -13:00

l3:00

-

l4:00

14:00

-

15:00

l5:00

-

l7:00

l7:00

-

l7:30

l7:30

08:00

-

08:30

08:30

-

09:00

3.

4.

5.

6.

7

8 9

12.

13.

(12)

MEM

EVENT

TIME

DAY

II

14. Session

l:

Monitoring, Supervision, Mectizan@ Procurement

&

Management of Data Collection and Transmission.

-

Session

l.l

APOC Independent Monitoring

&

Evaluation

of

CDTI Projects.

-

Session 1.2 Supervision of CDTI activities.

-

Session 1.3 CDTI data collection, transmission and reporting.

-

Session 1.4 Community Self Monitoring.

09:00

-

I l:00

l5 TEA BREAK 1l:00

-

ll:20

16. Session 2: Working Group Sessions:

-

HSAM in the community.

-

Training of CDDs and Health workers.

-

Supervision of CDDs.

-

Data collection and Reporting.

-

Mectizan@ procurement and Management.

I l:20

-

l3:00

t'l

Working group presentations at Plenary/role play l3:00

-

l4:00

l8 LANCH

14:00

-

l5:00

l9

Session 3: Community Participation and Sustainabiliÿ of CDTI:

-

Session 3.1 Working group by project units on Community participation

&

sustainability of CDTI.

-

Session 3.2 Plenary Presentations.

l5:00

-

l6:00

20 APOC Funding and Management. l6:00

-

l7:00

21. Discuss possible issues for operation research:

-

Ask participants to look inward and

identiÿ

issues that affect their effectiveness.

-

What

will

they like to do about the issues?

-

V/hen and how

will

they wish to address the issues?

l7:00

-

l8:00

DAY

III

22 Field Visits:

Split participants in groups.

Assign them to communities:

.

Approachingcommunity;

o

Sensitization and mobilization of communities;

o

Census taking.

08:00

-

l4:00

23 Return from field and Lunch l4:00

-

l5:00

24 Feedback:

Conclusions and Recommendations.

Evaluation of workshop.

l5:00

-

l6:30

25 Vote of Thanks Closing remarks by NOTF 16:30

-

l7:00

More Hints on Group Work Group

l:

Partnership:

o

Vy'here are we in the partnership for CDTI?

How can you establish and strengthen partnership in the community between traditional institution and local CBOs for resources mobilization?

What are the challenges?

(13)

How do we get there?

a Group Discussions Hints

a Group 2: Community entra, health education and mobilisation How do we approach communities in our projects?

How do we conduct community health education and mobilisation in our projects?

What are the challenges?

How we address the challenges?

What are the health education messages/strategies to address CDD selection and motivation by community?

Group Discussion Hints

a

o Group 3: Supervision and monitoring of

CDTI

in the community:

a

How do we plan for supervision?

What is the process for supervision?

What are the challenges/constraints?

How do we address the challenges?

How can collaboration with other health development programmes in your locality be improved?

a Group Discussion Hints

Group 4: Deta collection, census update, recording transmission and reporting of

CDTI

activities in the community:

What are the CDTI data to be collected from the community and the reporting forms?

Who records these data?

What is the challenge with data collection, recording and reporting?

How

will

you ensure data quality and timeliness of reporting?

How can you initiate collaboration in data collection and reporting with other local institutions in your counÿ?

(14)

SAMPLE OF PRE.POST TEST

a What does CDTI stand for?

Communities deserve treatment immediately.

Community directed treatment with lvermectin.

Communities do take lvermectin.

Alt of the above.

None ofthe above.

a

One visit to the communiÿ.

Severalvisits to the communiÿ No visit to the communiÿ Writing letters to the community.

t1

tl tl tl tl

o \ilho

is in the driver's seat in CDTI?

National Coordinator.

tl

Health Workers

t1

Communities.

t1

Non Governmental Development Organization.

t1

In

the CDTI strategr, who determines the time and method used in Mectizan@ distribution?

Health Workers

t1

Community members.

tl

National coordinator,

tl

All

of the above

tl

None of the above

tl

Communi§

mobilisation involves

tl tl tl tl

None of the above

tl

o

(15)

a

a

CDTI strategy is:

An isolated health programme.

A partnership involving NGO, Government, Communities.

A vehicle for strengthening the public health service Easy to implement.

All

of the above.

Treining of

Communi§

Directed Distributors should ideally take plece at.

Districts Health Centers.

Hospitals.

Within the communities

All

of the above.

tl tl tl tl

t1

t1

tl

tl

tl

tl

(16)

BACKGROTIND INT'ORMATION TO DISEASESÆPIDEMIOLOGICAL SITUATION

(woRLD,

AFRTCA AND COUNTRY LEVELS)

CIBLE:

Personnel de santé du niveau District et Centre de Santé.

DT]R-EE: 6 heures.

OBJECTIFS: A

la fin de la formation les apprenants doivent être capables de:

.

Citer les signes essentiels des MTN;

.

Citer les facteurs de transmission et de prévention des MTN;

.

Administrer, selon les normes, le traitement des MTN;

.

Identifier et orienter les cas d'effets secondaires graves vers le centre de santé le plus proche;

.

Restituer au chef du Centre de santé ou de poste médical de tutelle le reste des médicaments de la campagne de fraitement intégré des MTN;

.

Citer les messages essentiels à transmettre à la population dans le cadre de la lutte contre les

.

MTN;Remplir le cahier de traitement selon les normes;

.

Enregistrer et notifier les complications liées aux MTN (éléphantiasis, hydrocèle, trichiasis).

METHODOLOGIE:

'

Méthode active participative;

.

Exposé en langue locale en utilisant les photos montrant les complications des MTN ;

.

Jeux de role;

.

Simulations portant sur [e processus du traitement.

PLAN DE PRESENTATION

Ce module comprend trois (3) chapitres Objectifs de la formation;

Notions de base sur I'onchocercose et les autres maladies tropicales négligées ;

Eléments du processus d'intégration des activités de Co-mise en Guvre.

(17)

INTRODUCTION

Les maladies parasitaires et infectieuses constituent un véritable problème de santé publique. Parmi celles ci, on peut citer le l'Onchocercose, le Trachome, la Filariose Lymphatique (FL), les Schiotosomiases et les vers intestinaux.

Le

fardeau des helminthiases pèse lourdement

sur les

populations pauvres des pays en développement. Pourtant, des interventions énergiques, peu coûteuses

et

efftcaces de

la

santé publique existent pour soulager ce poids et donner une meilleure qualité de vie à ceux qui vivent dans des conditions de pauvreté.

Ces affections bénéficiant de peu d'assistance pour leur élimination, sont classées parmi les Maladies Tropicales dites Négligées (MTN).

La lutte contre les maladies dues aux helminthes, comme celles dues à d'autres agents pathogènes, vise à soulager la souffrance, réduire la pauvreté et donner des chances égales aux hommes et aux femmes. La chimio pÉvention se sert des médicaments anthelminthiques disponibles, seuls ou en association, pour en faire un outil de santé publique et prévenir la morbidité imputable à des infections dues en général à plus

d'un

parasite

à la

fois. Dans certaines situations épidémiologiques, elle permet également d'obtenir une réduction durable de la transmission. Comme nombre de ces médicaments ont un large spectre d'action et permettent de lutter contre plusieurs maladies à la fois, les actions de chimio prévention doivent être conçues davantage en fonction du médicament que de la maladie : I'accent doit porter sur la meilleure façon d'utiliser

de manière coordonnée les médicaments disponibles, plutôt que sur des Helminthiases spécifiques.

Des programmes nationaux de lutte ont été mis en place pour réduire I'impact de ces maladies sur les populations et ces programmes évoluent généralement en vase clos, même si des activités communautaires ont été organisées dans le cadre de la disnibution de masse de l'ivermectine contre l'onchocercose.

Ces stratégies individualisées par Programme peuvent entraîner des coûts élevés de la mise en æuvre des activités. Elles occasionnent également une surcharge du personnel sanitaire périphérique et une sollicitation accrue des populations.

Cependant, toutes ces maladies ont des points communs:

/

Elles touchent les mêmes populations et coexistent dans les mêmes zones ;

/

Elles touchent les populations les plus démunies

et

sont liées

à la

pauvreté, au manque d'hygiène;

r'

Elles entrainent un morbidité grave, une stigmatisation et une discrimination sociale ;

/

Les médicaments utlisés dans le cadre de la lutte contre les MTN sont effrcaces sur plusieurs d'entre elles à la fois.

Une intégration de la distribution de masse des médicaments utilisés jusqu'ici dans les divers programmes s'avère nécessaire pour I'amélioration des stratégies de lutte contre les MTN. Elle pounait réduire, de façon significative, les coûts opérationnels des activités, le temps de travail des agents de santé et la sollicitation des populations.

Ce manuel de formation des DC comprend 3 chapitres : Les objectifs de la formation.

Les notions de base sur les maladies tropicales négligées.

Les éléments du orocessus d'intégration.

(18)

CHAPITRE

I

: OBJECTIFS DE

LA FORMATION

Ce module simplifié servira à la fois pour [a formation des lnfirmiers (par les équipes de District) et des DC par les lnfirmiers. Sont alors appelés "participants", les personnes à former à chaque niveau.

Durée : 30 minutes

A

la

fin

de

la

session, les participants seront capables de citer les 8 objectifs de I'atelier. Faire un mini exposé en langue locale suivi de questions

-

réponses. Utiliser un tableau, de la craie et/ou un flip-chart

avec des marqueurs.

I.1

OBJECTIF'GEIYERAL

Améliorer les compétences des distributeurs communautaires en leur transferant des notions de base sur la gestion de la lutte contre les Maladies Tropicales Negligées (MTN) au niveau communautaire.

1.2

oBJECTIFSSPECIFIQUES

A la fin de la formation les relais communautaires doivent être capables de:

.

Citer les signes essentiels des MTN ;

r

Citer les facteurs de transmission et de prévention des MTN ;

.

Administrer, selon les normes, [e traitement des MTN ;

.

Identifier et orienter les cas d'effets secondaires graves vers le centre de santé le plus proche ;

.

Restituer au chef du Centre de santé ou de poste médical de tutelle le reste des médicaments de la campagne de traitement intégré des MTN ;

.

Citer les messages essentiels à transmettre à la population dans le cadre de la lutte contre les MTN;

.

Remplir le cahier de traitement selon les normes ;

.

Enregistrer et notifier les complications liées aux MTN (éléphantiasis, trichiasis).

CHAPITRE

II.:

NOTIONS DE BASE SUR LES

MALADIES

TROPICALES NEGLIGEES

DTREE:6HEIIRES

2.1 OBJECTIF'S DU CHAPITRE

A la fin du chapitre, les participants seront capables de:

'

Expliquer ce que c'est que les MTN ;

.

Connaître la situation épidémiologique des maladies ;

.

ldentifier les signes des maladies ;

.

Connaître les modes de transmission ;

.

Faire la sensibilisation sur les MTN ;

.

Faire le recensement des ménages dans le registre ;

.

Administrer les médicaments selon les normes ;

.

Gérer les effets secondaires des médicaments;

.

Faire le rapport de la campagne de distribution.

2.2 MÉTHODE/TECHNTQUE

.

Méthode active participative;

.

Exposé en langue locale en utilisant les photos montant les complications des MTN

t

Jeux de role;

t

Simulations portant sur le processus du fiaitement.

(19)

A. L'ONCHOCERCOSE

L'onchocercose est une maladie grave sur le plan de la santé publique. Elle a été éliminée en Afrique de

l'Ouest après plusieurs années d'intenses efforts de lutte combinée (larvicides et Ivermectine). Toutefois, sa

maîtrise finale et permanente dans cette région de l'Afrique nécessite que tous les habitants des villages des zones affectées prennent l'ivermectine au moins une fois par an.

Dans le reste du continent, la maladie sévit dans 19 autres pays regroupés sous le Programme Africain de lutte contre l'Onchocercose (APOC).

Au

niveau de ces pays,

la

stratégie qui a été retenue est le TIDC (Traitement par l'Ivermectine sous Directives Communautaires) dans les zones méso et hyper endémiques.

1 - Qu'est-ce que I'onchocercose ?

C'est une maladie causée par des vers qui vivent dans la peau et qui reproduisent de très nombreux petits vers tout le temps.

2'

Comment attrape-t-on l'onchocercose ?

On l'attrape lorsqu'on est piqué par un moucheron (la simulie) qui transporte dans son ventre les vers avalés à la suite de la piqûre d'une personne malade.

Les simulies se reproduisent dans les rivières. C'est pourquoi elles sont plus nombreuses au bord des rivières, et les gens qui habitent dans leurs abords sont plus exposés à la maladie.

C'est pour cette raison, que la maladie est encore appelée "cécité des rivières".

3

- Quels sont les symptômes et signes de l'onchocercose ?

Le symptôme le plus courant est le grattage qui est causé par la présence des petits vers dans

la peau. C'est

un

grattage atroce et tenace. Parce que les malades se grattent sans cesse et intensément, leur peau devient rugueuse (peau de lézard).

Elle

peut également perdre sa

pigmentation (peau de léopard).

Figure

I

: lésions cutanées de I'onchocercose

Les vers adultes peuvent entraîner la formation de nodules ou kystes indolores dans la peau.

Mais

il

est clairement établi que les symptômes de la maladie sont causés par la présence des petits vers dans la peau et dans les yeux, et non les vers adultes.

!-

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(20)

Après quelques temps, les petits vers vont se localiser dans les yeux. Ceci est très grave. La vue devient de plus en plus mauvaise jusqu'à ce que [e malade devienne totalement aveugle. Une telle cécité est incurable.

Figure 2 : aveugles d'onchocercose dans un village

d'Afrique

4

- Comment savoir avec certilude qu'une personne a I'onchocercose ?

./

En prélevant un petit fragment de peau de la personne et en examinant ce fragment au microscope Si l'on voit les petits vers, c'est que la personne a l'onchocercose.

5 - Comment traite-|-on I'onchocercose ?

Dans le passé, il y avait un vieux médicament appelé DEC ou Notézine qui n'était pas du tout bon.

Souvent, ce médicament rendait les gens même plus malades qu'ils ne l'étaient déjà.

Mais maintenant,

il

existe un nouveau médicament appelé Ivermectine qui est tout à

fait

sans danger et très efficace. Il tue les petits vers mais pas les vers adultes.

L'ivermectine doit être pris pendant longtemps, au moins 15 ans (ce qui correspond à la durée de

vie

des vers adultes) et les petits doivent être tués tous les ans jusqu'à ce que les vers adultes meurent.

Les personnes qui prennent régulièrement l'ivermectine n'auront jamais les problèmes de grattage ou de troubles de la vision.

6 - Comment agil l'ivermectine ?

Il

tue tous les petits vers présents dans la peau et les yeux. Ce qui fait que les malades se sentent beaucoup mieux.

'' t

n,

Ëm.

:

t

I

I

\

(21)

Mais il

ne

tue

pas les vers adultes, c'est pourquoi

le

traitement

doit

se poursuivre pendant plusieurs années. Parfois, l'ivermectine aide beaucoup

plus

les malades

en

tuant également d'autres vers qui se ffouvent dans leur intestin (Ascaris, Ox5rure, An§lostome etc.).

7 - Comment peut-ton empêcher la propagation de l'onchocercose ?

I[ existe deux moyens

r'

En tuant les simulies. Cela se fait en déversant des insecticides dans les rivières où les simulies se reproduisent.

r'

En faisant prendre régulièrement l'ivermectine à toutes les personnes vivant dans une zone où

il

y

a eu l'onchocercose.

E - Pourquoûfaw+-il traiter

toü

le monde dans les zones touchées par l'onchocercose ?

Les personnes qui ont les petits vers dans leur peau constituent un danger pour les autres parce

qu'à partir d'elles les simulies peuvent üansmettre la maladie aux autres personnes. Et surtout nous ne savons pas qui a la maladie et qui ne I'a pas, donc c'est mieux de traiter tout le monde. De cette façon, tout le monde est protégé.

9 - Pourquoi traiter les perconnes qui se sen ent bien ?

Au

début de la maladie, les personnes se sentent bien tout en ayant quand même les petits vers dans leur peau. Il faut donc les traiter.

I0

- A quoû rcssemble I'ivermectine?

r'

C'est un petit comprimé rond et blanc, sans goût

Il

- Combien coûte l'ivermectine ?

Il

est donné gratuitement. Cependant, sa fabrication coûte très chère

et

c'est

la

communauté internationale qui mobilise les ressources nécessaires pour cela. Il doit être donné gratuitement aux populations qui souftent d'onchocercose.

12 - Pourqaoî demande-l-on aux villageois d'aider pour le traitement ?

ll

existe des milliers de villages dans le pays. Le gouvernement ne pas envoyer des infirmiers dans chaque village chaque année pour administrer le médicament. C'est pourquoi on demande aux villageois d'aire faire ce travail, parce que c'est dans leur intérêt.

En outre, l'ivermectine est un médicament

tês

sûr. Cela signifie

qu'il

n'est pas nécessaire

qu'il

soit administré uniquement par des docteurs ou des infrmiers.

13 - Que dcmande-t-on üacternent aux villageois defaire ?

r'

De prendre le médicament chaque année.

/

De décider de l'organisation du ftaitement de leur manière.

/ De

choisir

un ou

plusieurs d'entre eux (des distributeurs)

qui

devront être formés

pour

la distribution des comprimés dans leur village une fois par an.

/

De motiver les DC qu'ils auront choisis pour faire le traitement.

11 - Quelles

son

les tôches du distrûbuteur choîsi

pu

le vîllage ?

/

Cette personne sera formée par un infirmier ou un docteur pour effectuer corectement le travail

(22)

/ Elle

ira chercher les comprimés au centre de sante le plus proche chaque année et donner un nombre correct de comprimés à tous les villageois qui peuvent en prendre.

/

Elle doit également enregistrer tous les traitements administrés.

{ Elte doit être

capable d'expliquer

aux

autres villageois

ce qu'ils

aimeraient

savoir

sur l'onchocercose.

/

Elle doit pouvoir faire le rapport de traitement 15 - Qai peut et qui ne peut pas prendre l'ivermectine ?

/

Dans les zones

où il y a

l'onchocercose, tout

le

monde

doit

prendre l'ivermectine excepté les personnes suivantes :

Les enfants âgés de moins de cinq ans ou dont la taille est inférieure à 90 cm. Mais its devront commencer à le prendre dès qu'ils auront atteint ['âge de cinq ans ;

Les femmes enceintes ne doivent pas le prendre. Mais elles peuvent revenir le prendre une semaine après I'accouchement;

Les femmes allaitant un bébé âgé de moins

d'une

semaine ne doivent pas le prendre.

Mais

elles peuvent emporter les comprimés chez elles

et

les prendre dès que

le

bébé aura une semaine d'âge ;

Les personnes très malades au point qu'elles ne peuvent pas travailler,

jouer

ou aller à l'école ne doivent pas le prendre. Mais elles peuvent revenir le prendre dès qu'elles se sentiront mieux.

16

-

Combien de comprimés d'ivermectine doit-on prendre ?

Cela dépend de votre tai[[e. La personne qui donne les comprimés mesure votre taille avec un bâton gradué, puis décide combien de comprimés vous devez prendre :

Si une personne a une taille comprise entre 90 et 119 cm, elle reçoit

I

comprimé ;

Si une personne a une taille comprise entre 120 et 140 cm, elle reçoit 2 comprimés ;

Si une personne a une taille comprise entre 14l et 158 cm, elle reçoit 3 comprimés ;

Si une personne a une taille de 159 cm ou plus, elle reçoit 4 comprimés.

17-

Quand doit-on donner I'ivermectine ?

Une fois par an. Ce traitement doit continuer pendant plusieurs années, jusqu'à ce que le ministère de la santé décide qu'on peut arrêter.

18 - Oùt powons-nous nous procutel de I'ivernæctine ?

/

Au centre de santé le plus proche ;

{

Auprès du distributeur.

19 - Comment prend-t-on I'ivermectine ?

{

On peut le croquer puisqu'il n'a pas de goût, ou I'avaler avec un peu d'eau.

20 - Oùt doit-on conserÿer I'ivermectine ?

,/

Dans un endroit sec, hors de la portée des enfants ;

r'

L'ivermectine ne doit pas être gardé en dehors de sa boite d'origine.

(23)

21

-

Certains disent que l'ivermectine est un contraceptif, Est-ce vrai ?

Pas du tout. Au contraire, beaucoup d'hommes disent que leur virilité augmente après avoir pris de

l'ivermectine.

22 - Peut-on se sentir malade après avoir pris l'ivermcctine ?

Oui, cela peut arriver à certaines personnes, mais rarement. Ces personnes peuvent se plaindre de

prurits, d'enflure de quelques parties du corps, de maux de tête, de fièvre, de diarrhée ou de

vertiges. Dans la plupart des cas, ces symptômes disparaissent après un ou deux

jours.

Donc tout ce que vous avez à faire c'est de rassurer ces gens que bientôt ils se sentiront mieux.

Ces malaises surviennent dans les 24 heures ou 72 heures suivant la prise des comprimés (surtout les vertiges qui apparaissent très rapidement). S'ils surviennent plus

de

trois jours après la prise du médicament, cela signifie que la personne souffre d'une autre maladie et devra donc se rendre au centre de santé le plus proche.

B.

LA FILARIOSE LYMPHÀTIQUE

SITUATION

EPIDEMIOLOGIQUE ACTUELLE

DE

LA FL

1,

Dans quels pays trouve-t-on la Filariose lymphatique ?

,/

La FL sévit dans au moins 83 pays dans le monde. Le continent Africain est le plus touché.

2.

Combien de personnes sont infestées ?

/

Au moins 120 millions d'hommes, de femmes et d'enfants sont infestées.

3.

Combien de personnes sont en danger ?

./

Au moins un milliard de personnes.

4.

Où est-ce qu'on ttouÿe la maladie en RDC ?

/

Une enquête de prévalence est entrain d'être réalisée et permettra de montrer l'ampleur et la gravité de cette maladie. Déjà, les enquêtes menées dans les provinces du Bas Congo et du Bandundu ont montré que toutes les zones de santé de ces deux provinces ont une prévalence supérieure à

I

% (seuil déterminant la mise en place d'un traitement de masse).

COI\NAISSAI\ICE DE

LA MALADIE

5.

Qu'est-ce que c'est que laJïlariose lymphatique ?

,/

La Filariose Lymphatique, souvent connue sous le nom "d'Eléphantiasis" est une maladie parasitaire causée par des vers filiformes ou filaires.

6.

Est-ce que laftlariose lymphatique peut être lransmise par d'uutres vecteurs que le moustique?

,/

Non, seul le moustique peut transmettre la maladie.

(24)

Mosquito feeding

Figure 3 : moustique prenant un repas de sang

Mosouito takes blood meal.

inifecting person

with

L3larvae

intoin

§

w c*1

Blood microfilariae ingested by mosquito

Adult

female worms produce microfilariae

which migrate

to

peripheral blood

7.

Qui est le plus exposé à la Filuriose Lymphotique ?

Les personnes vivant dans les milieux insalubres (les ordures

et

les installations sanitaires de mauvaises qualités). On trouve les moustiques dans les flaques d'eau, dans les caniveaux et dans les lieux insalubres où ils se développent.

On l'attrape lorsqu'on est piqué par un moustique qui transporte dans son ventre les vers avalés à la suite de la piqûre d'une personne malade.

8.

Quels sont les symptômes de la Filariose Lymphatique?

A

la phase de début ou phase aigue, ce sont des signes d'inflammation qui peuvent se localiser sur n'importe quelle partie du corps, mais particulièrement à I'aine, à l'aisselle, au scrotum ou au sein : fièvre, douleurs intenses, gonflement des bras ou des jambes, du sein ou du scrotum et des ganglions, rougeur. On note une lassitude. Ces symptômes peuvent disparaître spontanément, mais la maladie poursuivra son évolution vers la chronicité.

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TF

(25)

Figure 4 : Lésions aigues de la

FL

/ A

la phase chronique, on note un épaississement de la peau des organes atteints les déformant pour atteindre des dimensions énormes. On alors d'Hydrocèle et d'Eléphantiasis selon la localisation

Figure 5 : manifestations chroniques de la Filariose Lymphatique

9.

Quelles sont les conséquences socio économiqaes de la maladie ?

r'

La FL entraîne une perte sur le plan social (mariages brisés, possibilité de procréer perdue). Elle est cause de honte et de traumatisme (mental et physique).

/

La FL entraîne une baisse de la productivité économique.

/

Le coût de la prise en charge de la maladie est élevé. Les coûts financiers sont diffrciles à calculer mais sont énormes.

10. Comment troite-t-on la Filariose Lymphatique ?

/

Le traitement de la filariose lymphatique repose sur l'association de I'ivermectine et de l'albendazole.

Cette association de médicaments aura l'avantage de traiter l'onchocercose et les géo helminthiases c'est-à-dire les vers transmis par la terre (Ascaris, Oxyure, Ankylostome, Anguillule etc.).

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