Authentification des comptes utilisateurs
Chapitre 32 : Authentification des comptes utilisateurs
Un compte utilisateur :
– définition de son identification pour le système – définition d’un environnement utilisateur Opérations possibles :
– création – modifications – destruction
Formation permanente – ARS 1
Authentification des comptes utilisateurs Le fichier /etc/passwd
§ 32.1 Le fichier /etc/passwd
Il contient les informations sur les identifications des utilisateurs.
Exemple :
root:U/oeCQo.cmnyc:0:1:Operator:/root:/bin/csh nobody:*:65534:65534::/:
daemon:*:1:1::/:
sys:*:2:2::/:/bin/csh bin:*:3:3::/bin:
besancon:vSHntkfqz8MEk:4332:1000::/users/adm/besancon:/bin/bash ...
Authentification des comptes utilisateurs Format du fichier/etc/passwd,<pwd.h>
§ 32.2 Format du fichier /etc/passwd , <pwd.h>
Le format est composé de 7 champs séparés par le caractére : :
login : mot de passe : UID : GID : gecos : homedir : shell
Pour la définition exacte sur sa machine, se reporter à
<pwd.h>
.Par exemple sur Linux :
/* The passwd structure. */
struct passwd {
char *pw_name; /* Username. */
char *pw_passwd; /* Password. */
__uid_t pw_uid; /* User ID. */
__gid_t pw_gid; /* Group ID. */
char *pw_gecos; /* Real name. */
char *pw_dir; /* Home directory. */
char *pw_shell; /* Shell program. */
};
Formation permanente – ARS 3
Authentification des comptes utilisateurs Format du fichier/etc/passwd,<pwd.h>
– champ 1 : login
Nom sous lequel un ordinateur connait un individu.
8 caractères en général. Pour plus, vérifier
Sur Linux, on peut avoir des noms plus longs que 8.
Conseils : pas de majuscules, éviter les caractères accentués.
– champ 2 : mot de passe
Mot de passe de l’utilisateur stocké sous forme chiffrée non déchiffrable.
Nécessité d’éduquer les utilisateurs pour choisir un bon mot de passe.
Les logiciels de crack de mots de passe ne déchiffrent pas les mots de passe : ils font des essais à base de dictionnaires.
crack
:ftp://ftp.lip6.fr/pub/unix/security/crack5.0.tar.gzjohn
: ftp://ftp.false.com/pub/security/john/john-1.6.tar.gzAuthentification des comptes utilisateurs Format du fichier/etc/passwd,<pwd.h>
– champ 3 : UID
Identificateur numérique compris entre 0 et 32767 (short int a priori).
Sur Linux, c’est un
__uid_t
, un unsigned int.Cette valeur doit être unique au sein des utilisateurs.
– champ 4 : GID
Identificateur numérique compris entre 0 et 32767 (short int a priori).
Sur Linux, c’est un
__gid_t
, un unsigned int.Cette valeur doit être unique au sein des groupes.
% ls -ln
-rw-r--r-- 1 4332 1000 5544 Sep 15 22:47 cours.dvi -rw-r--r-- 1 4332 1000 940 Sep 15 22:27 cours.tex
% ls -l
-rw-r--r-- 1 besancon software 5928 Sep 15 22:49 cours.dvi -rw-r--r-- 1 besancon software 940 Sep 15 22:27 cours.tex
Formation permanente – ARS 5
Authentification des comptes utilisateurs Format du fichier/etc/passwd,<pwd.h>
– champ 5 : gecos
Identité en clair de l’utilisateur.
Les systèmes BSD y ont stockés d’autres informations comme le numéro de téléphone, le numéro de bureau etc.
La commande chfn (change finger) permet de modifier ce champs.
– champ 6 : homedir Répertoire par défaut.
– champ 7 : shell Shell par défaut.
Si le champ est vide, on prend
/bin/sh
par défaut.Le shell déterminera les fichiers de configuration à installer chez l’utilisateur.
La commande chsh (change shell) permet de choisir parmi les shells mentionnés dans
/etc/shells
.Authentification des comptes utilisateurs Format du fichier/etc/passwd,<pwd.h>
Quelques conseils :
– Il faut toujours trier les lignes de
/etc/passwd
selon l’ordre numérique des UID :# sort -t : +2n -3 /etc/passwd
– Il ne faut jamais laisser de comptes sans mot de passe.
Formation permanente – ARS 7
Authentification des comptes utilisateurs Chiffrement des mots de passe,crypt()
§ 32.3 Chiffrement des mots de passe, crypt()
Les mots de passe sont stockés sur une forme chiffrée, mathématiquement non réversible.
Algorithme de chiffrement : DES, standard fédéral de l’administration américaine Ce chiffrement non réversible est dit hashing (le mot de passe chiffré est dit hashed ).
Disponible sur Unix via la fonction C
crypt()
: – premier paramètre : la chaine à chiffrer– second paramètre : la graine (dite salt en anglais) composée de 2 caractères – résultat renvoyé : une chaine dont les 2 premiers caractères reprennent le salt
Ainsi
crypt("QWERTY", "NU")
renvoitNUMVcLVD/dM12
Authentification des comptes utilisateurs Chiffrement des mots de passe,crypt()
Exemple de programme C complet :
#include<stdio.h>
main(int argc, char *argv[]) {
printf("=> %s\n", crypt(getpass("Chaine a chiffrer :"), argv[1]));
}
Une fois compilé, le programme montre :
% ./textCRYPT NU
Chaine a chiffrer : XXXXXXXX <-- QWERTY pour l’exemple
=> NUMVcLVD/dM12
Formation permanente – ARS 9
Authentification des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commandepasswd
§ 32.4 Cycle du mot de passe et commande passwd
La commande pour changer de mot de passe d’un utilisateur dans
/etc/passwd
estpasswd
. Elle appellecrypt()
avec un nouveau salt tiré au hasard et avec le nouveau mot de passe entré.passwd crypt()
randomseed or "salt"
serveur
/etc/passwd (/etc/shadow) hashed
password
Authentification des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commandepasswd
Comportement lorsqu’un utilisateur change un mot de passe
% passwd
passwd: Changing password for besancon Enter login password: XXXXXXXX
New password: ZZZZZZZZ
Re-enter new password: ZZZZZZZZ
passwd (SYSTEM): passwd successfully changed for besancon
On tache de vérifier l’identité de la personne en demandant le mot de passe initial.
Formation permanente – ARS 11
Authentification des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commandepasswd
Comportement lorsque l’administrateur
root
change un mot de passe# passwd besancon
New password: XXXXXXXX
Re-enter new password: ZZZZZZZZ
passwd (SYSTEM): passwd successfully changed for besancon
Root n’a jamais besoin de connaître le mot de passe d’un utilisateur pour en changer le mot de passe.
Lorsqu’un utilisateur a perdu son mot de passe :
– root ne peut pas déchiffrer la chaine chiffrée dans
/etc/passwd
– root peut changer le mot de passe par
passwd groslourd
Authentification des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commandepasswd La commande
passwd
peut comporter plus ou moins de règles de vérification de la sûreté du mot de passe :% passwd besancon
Enter login password: XXXXXXXX
New password: XXXXXXXX <-- on entre exprès le même mot de passe passwd(SYSTEM): Passwords must differ by at least 3 positions
New password: YYYYYYYY <-- mélange de lettres minuscules et majuscules passwd(SYSTEM): The first 6 characters of the password
must contain at least two alphabetic characters and at least one numeric or special character.
passwd(SYSTEM): Too many failures - try later.
Permission denied
Formation permanente – ARS 13
Authentification des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commandelogin
§ 32.5 Cycle du mot de passe et commande login
La commande lancée par le système pour se connecter est la commande
login
.Elle va devoir vérifier si les mots de passe entré et stocké sont identiques, sachant que le mot de passe est stocké sous une forme hashée.
login
serveur
/etc/passwd (ou /etc/shadow) 1. L’utilisateur entre
login et mot de passe
4. crypt() des données entrées
2. On recupère la structure pwd de l’utilisateur
3. On extrait le salt
5. On extrait le passwd
6. Comparaison hash stocké et hash calculé
7a. comparaison OK : connexion acceptée
Authentification des comptes utilisateurs Cycle du mot de passe et commandelogin
Si le mot de passe hashé est
saeLydiaFuF5o
, on réalisera donc au login la comparaison C :strcmp("saeLydiaFuF5o", crypt("XXXXXXXX", "sa"))
avec
XXXXXXXX
le mot de passe en clair.Formation permanente – ARS 15
Authentification des comptes utilisateurs Shadow Passwords,/etc/shadow,<shadow.h>
§ 32.6 Shadow Passwords, /etc/shadow , <shadow.h>
L’idée part de la constatation que, si beaucoup de programmes accèdent au contenu de
/etc/passwd
pour les informations concernant UID, homedir, shell, peu en revanche l’accèdent pour le mot de passe.On supprime donc le mot de passe chiffré du fichier pour le stocker dans un fichier à accès plus restreints.
-rw-r--r-- root wheel 10557 Sep 15 22:51 /etc/passwd
-rw--- root wheel 13318 Sep 15 22:50 /etc/master.passwd
L’ancien mot de passe chiffré est remplacé par exemple par un caractère comme
*
oux
: besancon:x:4332:1000::/users/adm/besancon:/bin/bashAuthentification des comptes utilisateurs Shadow Passwords,/etc/shadow,<shadow.h>
Plusieurs formats de fichiers shadow sont utilisés par les constructeurs qui ne se sont pas mis d’accord.
Linux
Fichiers
/etc/passwd
et/etc/shadow
# cat /etc/passwd
root:x:0:0:root:/root:/bin/bash bin:x:1:1:bin:/bin:
daemon:x:2:2:daemon:/sbin:
adm:x:3:4:adm:/var/adm:
...
# cat /etc/shadow
root:fUQZjKzpwayTc:11237:0:99999:7:-1:-1:134540316 bin:*:11237:0:99999:7:::
daemon:*:11237:0:99999:7:::
adm:*:11237:0:99999:7:::
...
Formation permanente – ARS 17
Authentification des comptes utilisateurs Shadow Passwords,/etc/shadow,<shadow.h>
Solaris Fichiers
/etc/passwd
et/etc/shadow
# cat /etc/passwd
root:x:0:1:Super-User:/:/sbin/sh daemon:x:1:1::/:
bin:x:2:2::/usr/bin:
...
boumaiza:x:1001:1000:Lyazid Boumaiza:/net/serveur/home/ars/boumaiza:/bin/tcsh corsini:x:1002:1000:Franck Corsini:/net/serveur/home/ars/corsini:/bin/tcsh ...
# cat /etc/shadow
root:y8fPbbq414TBU:6445::::::
daemon:NP:6445::::::
bin:NP:6445::::::
...
boumaiza:aalJCbuvX/xEM:11255::::::
corsini:5Ag56r/M.KD9A:10912::::::
...
Authentification des comptes utilisateurs Le fichier/etc/group,<grp.h>
§ 32.7 Le fichier /etc/group , <grp.h>
Le format est composé de 4 champs séparés par le caractére : :
group : mot de passe : GID : membres
Pour la définition exacte sur sa machine, se reporter à
<grp.h>
. Par exemple, sur une machine Linux :/* The group structure. */
struct group {
char *gr_name; /* Group name. */
char *gr_passwd; /* Password. */
__gid_t gr_gid; /* Group ID. */
char **gr_mem; /* Member list. */
};
Formation permanente – ARS 19
Authentification des comptes utilisateurs Le fichier/etc/group,<grp.h>
– champ 1 : group
Nom du groupe apparaissant par
ls -lg
. – champ 2 : mot de passeMot de passe du groupe.
– champ 3 : GID
Identificateur numérique compris entre 0 et 32767.
Sur Linux, c’est un
__gid_t
, un unsigned int.Cette valeur doit être unique au sein des groupes.
– champ 4 : membres
Liste de noms de login séparés par des virgules.
Authentification des comptes utilisateurs Création d’un nouveau compte
§ 32.8 Création d’un nouveau compte
Action mécanique automatisable.
Selon le système, elle est déjà automatisée sous la forme d’une commande d’administration :
Système Program
AIX
smit
HP-UX
sam
Solaris
admintool
FreeBSD
adduser
etc.
Formation permanente – ARS 21
Authentification des comptes utilisateurs Création d’un nouveau compte Exemple d’interface graphique de création de compte :
Problème : comment créer 3000 comptes en une après-midi avec cette interface ? Problème : comment personnaliser cette interface ?
Authentification des comptes utilisateurs Création d’un nouveau compte Actions schématiques à accomplir lors de la création d’un compte :
1. choix de l’UID et du GID en fonction du service d’appartenance de la personne 2. choix du homedir (en fonction du service ?)
3. choix du nom de login selon la politique locale 4. choix du shell de login
5. incorporation de ces informations dans la base de données des comptes (
/etc/passwd
ou NIS selon la politique du service) ;*
comme mot de passe par défautFormation permanente – ARS 23
Authentification des comptes utilisateurs Création d’un nouveau compte
6. ajout de l’utilisateur dans
/etc/group
7. création du homedir
8. copie des fichiers de configuration de l’environnement (
.profile
,.cshrc
,.xsession
etc.)
9. attribuer le homedir créé à l’utilisateur par chown + chgrp 10. initialisation du mot de passe si l’utilisateur est présent
L’étape délicate dans une automatisation de création de compte est bien sûr l’incorporation d’une nouvelle ligne dans la base de données.
Authentification des comptes utilisateurs Compte root
§ 32.9 Compte root
Sa particularité vient de son UID == 0.
Quelques règles :
1. L’utilisateur
root
n’a pas.
dans sonPATH
(précédence de la commande locale par rapport à la commande système).2. L’utilisateur
root
a 022 pourumask
(accessibilité indispensable de certains fichiers par les utilisateurs normaux).3. Eviter d’avoir
/
comme homedir pourroot
(pollution de/
par les fichiers de configuration en.foorc).
Formation permanente – ARS 25
Authentification des comptes utilisateurs Comptes fictifs
§ 32.10 Comptes fictifs
Exemple de Linux :
root:x:0:0:root:/root:/bin/bash bin:x:1:1:bin:/bin:
daemon:x:2:2:daemon:/sbin:
adm:x:3:4:adm:/var/adm:
lp:x:4:7:lp:/var/spool/lpd:
sync:x:5:0:sync:/sbin:/bin/sync
shutdown:x:6:0:shutdown:/sbin:/sbin/shutdown halt:x:7:0:halt:/sbin:/sbin/halt
mail:x:8:12:mail:/var/spool/mail:
news:x:9:13:news:/var/spool/news:
uucp:x:10:14:uucp:/var/spool/uucp:
operator:x:11:0:operator:/root:
games:x:12:100:games:/usr/games:
gopher:x:13:30:gopher:/usr/lib/gopher-data:
ftp:x:14:50:FTP User:/home/ftp:
nobody:x:99:99:Nobody:/:
xfs:x:43:43:X Font Server:/etc/X11/fs:/bin/false ...
Authentification des comptes utilisateurs Comptes fictifs Ces utilisateurs fictifs sont essentiellement des propriétaires de fichiers.
Par exemple bin est le propriétaire de la plupart des exécutables :
-rwxr-xr-x 1 bin bin 40960 Aug 9 1994 stty*
-rws--x--x 1 root bin 24576 Aug 9 1994 su*
-rwxr-xr-x 1 bin bin 24576 Aug 9 1994 sum*
A noter l’emploi du bit s sur la commande
su
.son exécution se fait au nom du propriétaire du fichier, ici root.Formation permanente – ARS 27
Authentification des comptes utilisateurs Commandesid,groups
§ 32.11 Commandes id , groups
La commande
id
renvoit votre UID et vos GID, primaire et secondaires :% id
uid=1000(besancon) gid=4(adm) groups=4(adm),0(root),3(sys),\
12(daemon),1000(sae3),1002(www)
La commande
groups
renvoit vos GID d’appartenance :% groups
adm root sys daemon sae3 www
Authentification des comptes utilisateurs Commandesu
§ 32.12 Commande su
La commande
su
permet de changer d’identité :su [-] utilisateur2
Vérification par demande du mot de passe de l’utilisateur destination.
Pour hériter complètement de l’identité, utiliser l’option "-" de la commande "su".
Formation permanente – ARS 29
Authentification des comptes utilisateurs Commandesu
Quand on se trompe sur le mot de passe :
% id
uid=4332(besancon) gid=1000(software) groups=1000(software)
% su besancon Password:
Sorry
Quand on donne le bon mot de passe :
% id
uid=4332(besancon) gid=1000(software) groups=1000(software)
% su beurnez Password:
% id
uid=8520(beurnez) gid=8506(lps-06) groups=8506(lps-06)
Authentification des comptes utilisateurs Commandesu
Pour devenir root, la commande est donc simplement :
% su root
ce qui peut se simplifier encore en :
% su
Formation permanente – ARS 31
Authentification des comptes utilisateurs Commandesu
Pour hériter complètement de l’identité, utiliser l’option "-" de la commande "su".
Exemple de transmission de données parasites de la premiére identité à la seconde identité :
% id
uid=4332(besancon) gid=1000(software) groups=1000(software)
% pwd
/users/adm/besancon
% su beurnez
% id
uid=8520(beurnez) gid=8506(lps-06) groups=8506(lps-06)
% pwd
/users/adm/besancon
% printenv ...
MAIL=/var/mail/besancon ...
Certaines variables d’environnement font encore référence à l’identité de départ !
Authentification des comptes utilisateurs Commandesu
Exemple de non transmission de données parasites de la première identité à la seconde identité :
% id
uid=4332(besancon) gid=1000(software) groups=1000(software)
% pwd
/users/adm/besancon
% su - beurnez
% id
uid=8520(beurnez) gid=8506(lps-06) groups=8506(lps-06)
% pwd
/users/stat/beurnez
% printenv ...
MAIL=/var/mail/beurnez ...
Les variables d’environnement font référence maintenant au second utilisateur exclusivement.
Formation permanente – ARS 33
Authentification des comptes utilisateurs Deviner des mots de passe
§ 32.13 Deviner des mots de passe
L’algorithme DES sert à hasher les mots de passe.
Si l’on a accès au contenu de
/etc/shadow
(ou/etc/passwd
en mode non protégé), on peut utiliser certains outils pour vérifier la complexité des mots de passe en appliquant des dictionnaires et des règles d’applications :– John the ripper, disponible à
http://www.openwall.com/john/
– Crack, disponible à
http://www.users.dircon.co.uk/~crypto/
NIS
Chapitre 33 : NIS
NISNetwork Information Service – Créé par SUN en 1985
– Anciennement Yellow Pagescertaines commandes ont un nom en "yp. . ."
– Version NIS+ vers 1992, radicalement différente (cf annexe)
C’est un protocole réseau d’accès à des informations centralisées sur un ou plusieurs serveurs redondants.
Utilisation la plus courante : partager la base des comptes Unix.
Formation permanente – ARS 35
NIS Architecture de NIS
§ 33.1 Architecture de NIS
Architecture construite en mode client / serveur :
Client 1 Client 2 Client 3 Client 4
D A T A
D A T A
D A T A
D A T A
D A T A
D A T A
D A T A
D A T A Maitre
Esclave 1 Esclave 2
Mise a jour push / pull
NIS Architecture de NIS
Caractéristiques :
– Communications réseau via RPC (Remote Procedure Call)
– Propagation des données (maps) du master server aux slave servers en mode pull ou en mode push.
– Propagation des maps complètes
– Seul le master server peut modifier les données
– Les slave servers diffusent les données sans pouvoir les modifier
Formation permanente – ARS 37
NIS Données NIS : maps NIS, DBM,ypcat,ypmatch
§ 33.2 Données NIS : maps NIS, DBM, ypcat , ypmatch
Les données manipulées par NIS : maps Les maps contiennent des couples (clef, valeur).
Il n’y a que le serveur NIS maître qui peut changer le contenu d’une map.
Une map est au format DBM (cf man dbm) ; une map se compose de 3 fichiers : – le fichier source
– le fichier de suffixe
.pag
– le fichier de suffixe
.dir
NIS Données NIS : maps NIS, DBM,ypcat,ypmatch
La commande
makedbm
permet de convertir le fichier source en les 2 fichiers constituant le DBM.% cat demo clef1 banane clef2 arbre
% makedbm demo demo
% ls -l demo test*
-rw-r--r-- 1 besancon adm 23 Aug 15 11:56 demo -rw--- 1 besancon adm 0 Aug 15 11:57 demo.dir -rw--- 1 besancon adm 1024 Aug 15 11:57 demo.pag Dans le système NIS, les maps sont stockées sur le master server dans
/var/yp/nom-du-domaine-NIS
:% cd /var/yp/nom-de-domaine-NIS
% ls -l passwd*
-rw--- 1 root other 4096 Nov 23 07:26 passwd.byname.dir -rw--- 1 root other 8192 Nov 23 07:26 passwd.byname.pag -rw--- 1 root other 4096 Nov 23 07:26 passwd.byuid.dir -rw--- 1 root other 8192 Nov 23 07:26 passwd.byuid.pag
Formation permanente – ARS 39
NIS Données NIS : maps NIS, DBM,ypcat,ypmatch
Les maps sont construites automatiquement à partir de tous les fichiers sources des maps :
/etc/hosts
/etc/passwd
makedbm
passwd.byname
passwd.byuid
hosts.byname
hosts.byuid
NIS MASTER
Le fichier
/var/yp/Makefile
automatise toutes les créations de maps et leur propagation aux slave servers (mode push).NIS Données NIS : maps NIS, DBM,ypcat,ypmatch Extrait de
/var/yp/Makefile
:...
hosts.time: $(DIR)/hosts
@($(MULTI) $(B) -l $(DIR)/hosts);
@($(STDHOSTS) $(DIR)/hosts $(CHKPIPE))| \
(awk ’BEGIN { OFS="\t"; } $$1 !~ /^#/ { print $$1, $$0 }’ $(CHKPIPE)) | \
$(MAKEDBM) $(B) - $(YPDBDIR)/$(DOM)/hosts.byaddr;
@touch hosts.time;
@echo "updated hosts";
@if [ ! $(NOPUSH) ]; then $(YPPUSH) -d $(DOM) hosts.byname; fi
@if [ ! $(NOPUSH) ]; then $(YPPUSH) -d $(DOM) hosts.byaddr; fi
@if [ ! $(NOPUSH) ]; then echo "pushed hosts"; fi ...
La construction d’une map se résume alors à (par exemple suite à une modification de
/etc/hosts
) :# vi /etc/hosts
# cd /var/yp
# make hosts updated hosts
pushed hosts
Formation permanente – ARS 41
NIS Données NIS : maps NIS, DBM,ypcat,ypmatch
La librairie DBM permet de créer des enregistrements de taille maximale 1024 octets :
% man dbm
SunOS/BSD Compatibility Library Functions dbm(3B) NAME
dbm, dbminit, dbmclose, fetch, store, delete, firstkey, nextkey - data base subroutines
...
The sum of the sizes of a key/content pair must not exceed the internal block size (currently 1024 bytes). Moreover all key/content pairs that hash together must fit on a sin- gle block. store will return an error in the event that a disk block fills with inseparable data.
NIS Données NIS : maps NIS, DBM,ypcat,ypmatch Quelques noms de maps :passwd.byname,passwd.byuid,group.byname,group.bygid,
publickey.byname,hosts.byaddr,hosts.byname,mail.byaddr,mail.aliases,
services.byname,services.byservicename,rpc.bynumber,rpc.byname,
protocols.bynumber,protocols.byname,networks.byaddr,networks.byname,
netmasks.bymask,netmasks.byaddr,ethers.byname,ethers.byaddr,bootparams,
auto.master,auto.home,auto.direct,auto.src dont les plus utiles sont : – map
passwd
– map
group
– map
hosts
– map
netgroup
Formation permanente – ARS 43
NIS Données NIS : maps NIS, DBM,ypcat,ypmatch
La commande
ypcat
permet de consulter une map NIS depuis n’importe quel client.Syntaxe :
ypcat map-NIS
La commande
ypmatch
permet de consulter la valeur d’une ou plusieurs clefs dans une certaine map NIS depuis n’importe quel client.Syntaxe :
ypmap clef1 clef2... map-NIS
NIS Client NIS,domainname,ypbind,ypwhich,ypset
§ 33.3 Client NIS, domainname , ypbind , ypwhich , ypset
Un client NIS doit se connecter à un serveur NIS. C’est l’action de binding.
Le binding nécessite :
– de fournir un nom de domaine NIS, le domainname ;
une machine se déclare comme membre du groupe servi par les serveurs NIS – de préciser la méthode de localisation du serveur NIS : broadcast ou explicite
Formation permanente – ARS 45
NIS Client NIS,domainname,ypbind,ypwhich,ypset
Nom de domaine
La commande activant le nom de domaine est domainname.
Pour consulter le nom de domaine :
domainname
Pour configurer manuellement le nom de domaine :
domainname nom-du-domaine-NIS
Configuration du domainname automatique au démarrage : – Sur Solaris : renseigner le fichier
/etc/defaultdomain
– Sur Linux : renseigner le fichier
/etc/sysconfig/network
NETWORKING=yes FORWARD_IPV4=false
HOSTNAME=pcars6.formation.jussieu.fr DOMAINNAME=formation.jussieu.fr GATEWAY=134.157.253.126
GATEWAYDEV=eth0 NISDOMAIN=real.world
NIS Client NIS,domainname,ypbind,ypwhich,ypset
Réalisation du binding
Un client NIS fait tourner le démon
ypbind
qui se connecte à un serveur NIS que l’on trouve selon 2 méthodes possibles :– découverte par broadcast ; c’est le mode par défaut.
Sur Solaris,
/usr/lib/netsvc/yp/ypbind -broadcast
En pratique il y a une map
ypservers
qui contient les noms des serveurs.Cf
/var/yp/binding/nom-de-domaine-NIS/ypservers
– demande de connexion explicite Sur Solaris faire :
# ypbind -ypsetme
# ypset nom-du-serveur-NIS-voulu
La commande
ypwhich
affiche le nom du serveur NIS utilisé.Formation permanente – ARS 47
NIS Client NIS,domainname,ypbind,ypwhich,ypset
On peut controler un peu quels sont les clients qui se bindent aux servers.
Pour cela, remplir sur les slave servers et sur le master server le fichier
/var/yp/securenets
. Il liste les machines autorisées, sous forme adresses et netmasks.Par exemple :
159.169.0.0 255.255.0.0 129.187.135.0 255.255.255.0
Signification : seules les machines des réseaux
159.169.0.0/16
et129.187.135.0/24
sont autorisées à se binder.
NIS Client NIS,domainname,ypbind,ypwhich,ypset
Consultation des maps
Un client NIS doit indiquer quels maps il utilisera. La plus courante est la map
passwd
dont on indique l’utilisation par l’ajout d’une ligne en fin de fichier/etc/passwd
:+::65534:65534:::
Signification de cette ligne supplémentaire (à vérifier sur chaque système car il existe des différences) :
Tout champ renseigné de cette ligne + remplace le même champ de la map inconditionnellement sauf pour UID et GID.
Pour UID et GID, les valeurs mentionnées s’activeront si ces champs sont absents de la map (c’est-à-dire quand la map est vérolée ce qui indique un problème de fichier source vérolé).
Formation permanente – ARS 49
NIS Client NIS,domainname,ypbind,ypwhich,ypset
Exemple :
+:*LK*:65534:65534:::/usr/local/bin/tcsh Signification :
– le passwd chiffré des utilisateurs de la map passwd est
*LK*
– l’UID sera 65534 si l’entrée de la map ne précise pas d’UID – le GID sera 65534 si l’entrée de la map ne précise pas de GID
– le shell de login est mis automatiquement à
/usr/local/bin/tcsh
NIS Slave server NIS,ypserv,ypxfr
§ 33.4 Slave server NIS, ypserv , ypxfr
Un serveur NIS esclave fait tourner plusieurs démons : – ypserv
– ypbind
Le démon
ypserv
est là pour répondre aux requêtes des client NIS qui se sont bindés sur lui.Le démon
ypbind
n’est là que pour faire du slave server un client NIS aussi (mais ce n’est pas obligatoire).Il n’est pas garanti que le slave server soit client NIS de lui même. Il peut se binder sur un autre serveur NIS du même domaine.
Formation permanente – ARS 51
NIS Slave server NIS,ypserv,ypxfr
Un slave server peut être down au moment où un master slave fait un push des maps.
besoin pour le slave server de se resynchroniser avec le master server ; pull des maps de la part du slave server
Cela se fait au moyen de shell scripts lancés périodiquement via la crontab : 30 * * * * /usr/lib/netsvc/yp/ypxfr_1perhour
31 1,13 * * * /usr/lib/netsvc/yp/ypxfr_2perday 32 1 * * * /usr/lib/netsvc/yp/ypxfr_1perday
Ces scripts récupérent plus ou moins de maps suivant la fréquence de leur lancement.
Exemple de l’un de ces shell scripts,
ypxfr_1perhour
:#! /bin/sh
# ypxfr_1perhour.sh - Do hourly NIS map check/updates PATH=/bin:/usr/bin:/usr/lib/netsvc/yp:$PATH
export PATH
ypxfr passwd.byname ypxfr passwd.byuid
NIS Master server NIS,ypxfrd,rpc.yppasswdd,yppasswd
§ 33.5 Master server NIS, ypxfrd , rpc.yppasswdd , yppasswd
Un serveur NIS maître fait tourner plusieurs démons : – ypserv
– ypbind – ypxfrd
– rpc.yppasswdd
Même rôle pour
ypserv
que pour un slave server.Même rôle pour
ypbind
que pour un slave server.Le démon
ypxfrd
assure les transferts de maps demandés par les slave servers (mode pull).(en Unix, on rencontre souvent le mot xfr pour transfert)Le démon
rpc.yppasswdd
assure le changement des mots de passe.Formation permanente – ARS 53
NIS Master server NIS,ypxfrd,rpc.yppasswdd,yppasswd
Avec NIS, un client NIS ne peut pas modifier le contenu d’une map.
Pour changer un mot de passe, on va émuler le changement du mot de passe sur le master server dans son fichier source (
/etc/passwd
) puis la reconstruction de la map passwd et satransmission en totalité aux slave servers.
Ce processus se réalise en utilisant la commande yppasswd qui demande les mots de passe à l’utilisateur puis appelle rpc.yppasswdd sur le master server qui simule la session interactive composée des commandes :
# passwd
# cd /var/yp
# make passwd
NIS Master server NIS,ypxfrd,rpc.yppasswdd,yppasswd
Sur un client NIS Linux :
% yppasswd
Changing NIS account information for besancon on serveur.
Please enter old password: ********
Changing NIS password for besancon on serveur.
Please enter new password: ********
Please retype new password: ********
The NIS password has been changed on serveur.
Sur un master server NIS Solaris :
% yppasswd
Enter login(NIS) password: ********
New password: ********
Re-enter new password: ********
NIS passwd/attributes changed on serveur
Formation permanente – ARS 55
NIS Netgroups
§ 33.6 Netgroups
Le système NIS permet de définir des groupes d’autorisation d’accès : les netgroups. Ces groupes sont diffusés via la map netgroup.
Un netgroup est un nom symbolique associé à un ensemble de triplets (je n’ai jamais vu le troisième champ avoir une quelconque utilité en pratique) :
nom-de-netgroup \
(machine, utilisateur, nom-de-domaine-NIS) \ (machine, utilisateur, nom-de-domaine-NIS) \ ...
On définit en pratique des netgroups concernant des machines et des netgroups concernant des utilisateurs. On autorisera ainsi ou pas des groupes d’utilisateurs ou de machines à accéder à certaines ressources.
NIS Netgroups
Exemple de netgroup de machines : nains \
(atchoum.phys.ens.fr,,physique) \ (dormeur.phys.ens.fr,,physique) \ (joyeux.phys.ens.fr,,physique) \ (grincheux.phys.ens.fr,,physique) \ (prof.phys.ens.fr,,physique) \ (timide.phys.ens.fr,,physique) \ (simplet.phys.ens.fr,,physique)
Exemple de netgroup d’utilisateurs : etudiants \
(,jean,) \ (,pierre,) \ (,valerie,)
Formation permanente – ARS 57
NIS Netgroups
Exemple d’utilisation d’un netgroup d’utilisateurs au niveau de
/etc/passwd
: field:PASSWORD HERE:0:1:Field Service:/usr/field:/bin/csh operator:PASSWORD HERE:5:28:Operator:/opr:/opr/opser sys:PASSWORD HERE:2:3:Mr Kernel:/usr/sys:bin:PASSWORD HERE:3:4:Mr Binary:/bin:
pot:*:16:16:MenuPot:/users/staffs/pot:
-@etudiants:
+@net_administrateurs::0:0:::
+@net_utilisateurs::65534:65534:::/bin/noshell Signification :
– On rejette les lignes de la map
passwd
dont le login est indiqué dans le netgroupetudiants
– On accepte les lignes de la map
passwd
dont le login est indiqué dans le netgroupnet_administrateurs
– On accepte les lignes de la map
passwd
dont le login est indiqué dans le netgroupnet_utilisateurs
NIS Netgroups Exemple d’utilisation d’un netgroup de machines au niveau de l’exportation de disques via NFS (fichier
/etc/exports
, cf chapitre sur NFS) :/usr/openwin -access=nains
Formation permanente – ARS 59
NIS Installation de NIS
§ 33.7 Installation de NIS
Master server Lancer
ypinit -m
Slave servers
Lancer
ypinit -s master-server
Ajouter dans la crontab les appels aux scripts
ypxfr_*
Client NIS
Spécifier le domainname
NIS+
Chapitre 34 : NIS+
Cf annexe pour un document sur NIS+.
Nous n’évoquerons ici que les défauts de NIS ayant conduit à l’apparition de son successeur, NIS+.
Le système NIS+ n’a pas connu de succès et il est maintenant officiellement abandonné au profit de LDAP par son principal défenseur, SUN.
Principaux reproches à NIS :
– pas d’authentification du client aux serveurs NIS ; connaitre le domainname suffit à se binder – les maps sont transmises en totalité même en cas de faible modification de leurs contenus – inadaption du principe du domaine NIS dans le cas de structures WAN
– mode broadcast
Formation permanente – ARS 61
LDAP
Chapitre 35 : LDAP
§ 35.1 Problématique
Cas de l’université de Paris 4 :
– base Microsoft Excel du personnel administratif – base Microsoft Access du personnel enseignant
– base
/etc/passwd
des comptes email des utilisateurs – base mysql des 2 catégories de personnel– prochainement logiciel à base d’Oracle – prochainement Microsoft Active Directory
Date XYZ : envoyer un email à tous les personnels administratifs sachant que le service du personnel ne fournira qu’une liste avec nom et prénom. Comment l’ingénieur système fait-il ?
Date XYZ2 : envoyer un email à tous les personnels administratifs sauf ceux du site de Clignancourt, sachant que le service du personnel ne peut pas fournir de liste cette fois-ci. Comment l’ingénieur système fait-il ?
Formation permanente – ARS 62
LDAP Principe d’annuaire
§ 35.2 Principe d’annuaire
Un annuaire informatique est un service permettant d’accéder à des informations, relatives à des personnes ou à diverses ressources de façon organisée.
Objectif : maintenir de façon cohérente et contrôlée les archipels de données et obtenir des données de référence.
Un annuaire n’est pas une base de données relationnelles.
Une base de données (SGBD) se caractérise par :
– Le schéma des données est défini à 100% pour résoudre un certain problème.
– Les applications connaissent explicitement le schéma des données.
– Les objets sont complexes et éclatés entre plusieurs tables liées par des relations complexes.
– Un SGBD supporte les transactions.
– Un SGBD supporte un langage comme SQL qui permet des fonctions d’interrogation et de mises à jour très complexes.
– Un SGBD centralise les données pour éviter les problèmes de synchronisation de données et de qualité des temps de réponse.
LDAP Principe d’annuaire Un annuaire se caractérise par :
– Les objets sont indépendants (pas de liens de dépendance entre eux).
– Les objets peuvent être distribué sur plusieurs annuaires pour assurer une meilleure disponibilité.
– Le schéma est standardisé pour pouvoir partager les données.
– Le schéma est extensible pour prendre en compte tous les besoins mais cela est fait de façon compatible avec les standards.
– Les applications d’annuaire ignorent la structure interne des données.
– Un annuaire est principalement consulté en lecture et est optimisé pour cela.
Formation permanente – ARS 64
LDAP Annuaire LDAP
§ 35.3 Annuaire LDAP
LDAPLightweight Directory Access Protocol Héritier de l’annuaire ISO X500.
Version 3 actuellement. RFC 2251 à 2256, RFC 2829 à 2830, RFC 2849.
Il n’y a pas de standard de représentation des contrôles d’accès aux données.
LDAP :
– nom d’un protocole
– nom d’une structure de données
– nom d’implémentations de serveurs suivant le protocole Confusion possible. . .
LDAP Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe
§ 35.4 Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe
Les entrées sont organisées sous forme d’arbre ou DIT (Directory Information Tree).
L’une des difficultés de LDAP : construire l’organisation du DIT. De quoi est-il le reflet ?
DIT à caractère organisationnel ?
dc=company,dc=com
dc=marketing dc=finance
dc=recherche
dc=people
dc=groups
dc=people
dc=groups
dc=people
dc=groups
Formation permanente – ARS 66
LDAP Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe
DIT à caractère géographique ?
dc=company,dc=com
dc=people
dc=groups
dc=people
dc=groups
dc=people
dc=groups
dc=america dc=europe dc=asia
Pas de solution universelle.
LDAP Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe La racine de l’arbre est uniquement conceptuelle et n’existe pas réellement. C’est le suffixe qui sert à déterminer les adresses absolues des objets (comme
/
pour l’arborescence des fichiers Unix).dc=company,dc=com
dc=marketing dc=finance
dc=recherche
dc=people
dc=groups
dc=people
dc=groups
dc=people
dc=groups
SUFFIXE
Le suffixe peut avoir plusieurs formes : – forme 1 :
o=company.com
– forme 2 :
o=company,c=fr
– forme 3 :
dc=company,dc=com
On préférera la 3ième forme, ayant un certain rapport avec les noms de domaine DNS.
Formation permanente – ARS 68
LDAP Modèle de données de LDAP : DIT, suffixe
Exemple de DIT visualisé avec LdapBrowser disponible à l’URL
http://www.iit.edu/~gawojar/dap/
:LDAP Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL
§ 35.5 Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL
DSEDirectory Service Entry
Les entrées dans le DIT (DSE) sont des agrégats d’attributs monovalués ou multivalués qui
permettent de stocker n’importe quel format de données (prénom, numéro de téléphone, image, son, etc.)
Les DSE sont stockées dans le DIT et arrangés selon leur identifiant unique, le DN (Distinguished Name). Un DN est la concaténation d’un RDN (Relative DN) et du DN des parents. Un DN s’apparente à une clef primaire.
suffixe : dc=company,dc=com
RDN : ou=Recherche
DN : ou=Recherche,dc=company,dc=com
RDN : uid=besancon
DN : uid=besancon,ou=Recherche,dc=company,dc=com
(le RDN doit être un des attributs/valeurs du DSE)
Formation permanente – ARS 70
LDAP Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL
LDAP Modèle de données de LDAP : entrée, attributs, DN, URL Il existe des URL LDAP (RC 2255) qui prennent la forme :
ldap://serveur:389/DN
Par exemple dans communicator de netscape :
Formation permanente – ARS 72
LDAP Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass
§ 35.6 Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass
Le schéma du DIT regroupe les définitions relatives aux types d’objets que peut contenir l’annuaire ou que l’on peut rechercher.
Le schéma contiendra des objets instanciations de classes LDAP, les définitions de ces classes et de leurs attributs, les syntaxes de ces attributs.
Tous ces éléments seront identifiés par des Object Identifiers dits OID.
attributetype ( 1.3.6.1.1.1.1.0 NAME ’uidNumber’
DESC ’An integer uniquely identifying a user in a domain’
EQUALITY integerMatch
SYNTAX 1.3.6.1.4.1.1466.115.121.1.27 SINGLE-VALUE )
objectclass ( 1.3.6.1.1.1.2.0 NAME ’posixAccount’ SUP top AUXILIARY DESC ’Abstraction of an account with POSIX attributes’
MUST ( cn $ uid $ uidNumber $ gidNumber $ homeDirectory ) MAY ( userPassword $ loginShell $ gecos $ description ) ) (1.3.6.1.1.1.1.0et1.3.6.1.4.1.1466.115.121.1.27sont des OIDS)
LDAP Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass Une syntaxe est un modèle de représentation des valeurs de l’attribut. Par exemple booléen, entier, binaire (pour une image, un son), etc.
L’attribut
objectclass
spécifie la liste des classes qu’instancie un DSE. Chaque classe va construire la structure du DSE en spécifiant une liste d’attributs obligatoirement présents (MUST
dans l’objectclass) et une liste d’attributs facultatifs (
MAY
dans l’objectclass).objectclass ( 2.16.840.1.113730.3.2.2
NAME ’inetOrgPerson’ DESC ’RFC2798: Internet Organizational Person’
SUP organizationalPerson STRUCTURAL MAY (
audio $ businessCategory $ carLicense $ departmentNumber $ displayName $ employeeNumber $ employeeType $ givenName $ homePhone $ homePostalAddress $ initials $ jpegPhoto $ labeledURI $ mail $ manager $ mobile $ o $ pager $ photo $ roomNumber $ secretary $ uid $ userCertificate $ x500uniqueIdentifier $ preferredLanguage $
userSMIMECertificate $ userPKCS12 ) )
objectclass ( 1.3.6.1.1.1.2.0 NAME ’posixAccount’ SUP top AUXILIARY DESC ’Abstraction of an account with POSIX attributes’
MUST ( cn $ uid $ uidNumber $ gidNumber $ homeDirectory ) MAY ( userPassword $ loginShell $ gecos $ description ) )
l’attribut
uid
sera de type MUST.Formation permanente – ARS 74
LDAP Modèle de données de LDAP : schéma, syntaxes, OID, objectclass
Les objectclass de LDAP s’inscrivent dans un hiérarchie dont la racine est l’objectclass
top
. Chaque classe hérite d’une seule classe mère.Chaque classe peut donner lieu à plusieurs sous classes.
(Abstract)
top
(Structural)
person
(Auxiliary)
companyPerson
(Structural)
residentialPerson
(Structural)
organizationalPerson
LDAP Protocole LDAP / Bind
§ 35.7 Protocole LDAP / Bind
Au niveau réseau : – LDAP : TCP port 389 – LDAP + SSL : TCP port 636
– ( syntaxe LDAP au format ASN.1 ) + BER
Un dialogue LDAP s’établit après une phase d’ouverture de session dite bind.
Le bind peut être anonyme ou authentifié.
Formation permanente – ARS 76
LDAP Format de données LDIF
§ 35.8 Format de données LDIF
Problème : comment manipuler les objets LDAP en pratique ?
Réponse : en les manipulant au format LDAP Data Interexchange Format, dit LDIF
LDIF n’intervient pas dans le protocole LDAP (pas de mention dans les RFC par exemple).
LDIF n’est compris que par les utilitaires qui le convertissent en protocole LDAP.
LDAP Format de données LDIF Attention aux caractères non ASCII :
– si la valeur d’un attribut est uniquement composé de caractères ASCII, on l’écrit
attribut : valeur
– si la valeur d’un attribut contient des caractères non ASCII, il faut coder cette valeur en Base64 puis la coder en UTF-8 et écrire au final
attribut :: valeur2
Par exemple l’attribut
description
de valeur Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 ne sera pas codé en LDIF sous la formedescription: Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 mais sous la forme
description:: VW5pdmVyc2l0w6kgZGUgUGFyaXMtU29yYm9ubmUsIFBhcmlzIDQ=!
Notez les différences ! 2 utilitaires pratiques :
http://docs.univ-nancy2.fr/ldap/OutilsPERL/DecodLDIF.pl http://docs.univ-nancy2.fr/ldap/OutilsPERL/EncodLDIF.pl
Formation permanente – ARS 78
LDAP Format de données LDIF
Exemple d’une DSE avec des caractères accentués non encore codés en LDIF : dn: ou=Personnel,dc=paris4,dc=sorbonne,dc=fr
objectclass: top
objectclass: organizationalUnit
ou: Personnels de l’Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 businessCategory: academic research
telephoneNumber: +33 (0) 1 40 46 22 11
facsimileTelephoneNumber: +33 (0) 1 40 46 25 88 postOfficeBox: Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 postalCode: F-75230
postalAddress: 1 rue Victor Cousin l: Paris, France
description: Université de Paris-Sorbonne, Paris 4 Exemple d’une DSE au format LDIF :
dn: ou=Personnel,dc=paris4,dc=sorbonne,dc=fr objectclass: top
objectclass: organizationalUnit
ou:: UGVyc29ubmVscyBkZSBsJ1VuaXZlcnNpdMOpIGRlIFBhcmlzLVNvcmJvbm5lLCBQYXJpcyA0 businessCategory: academic research
telephoneNumber: +33 (0) 1 40 46 22 11
facsimileTelephoneNumber: +33 (0) 1 40 46 25 88
postOfficeBox:: VW5pdmVyc2l0w6kgZGUgUGFyaXMtU29yYm9ubmUsIFBhcmlzIDQ=
postalCode: F-75230
postalAddress: 1 rue Victor Cousin l: Paris, France
LDAP Implémentations
§ 35.9 Implémentations
Il existe plusieurs implémentations de LDAP :
– OpenLdap,
http://ww.openldap.org
, version 2.1.3 (au 21 août 2002)– Iplanet Directory (anciennement Netscape Directory Server, racheté par SUN), incorporé de base dans Solaris 8 et ultérieur
– Novell Directory Services, version 4 ?
Les différentes implémentations respectent les normes du protocole. Par contre, elles différent au niveau de tout ce qui n’est pas norme. En particulier, les droits d’accès aux données sont codés de façon incompatible.
Formation permanente – ARS 80
LDAP OpenLDAP
§ 35.10 OpenLDAP
Cf
http://www.openldap.org/
Les versions 2.x.y d’OpenLDAP sont compatibles avec les normes de LDAP v3.
Le logiciel se compose de : – du serveur LDAP
slapd
– du serveur de synchronisation
slurpd
– d’utilitaires (
slapadd ldapsearch
,ldapadd
,ldapdelete
,ldapmodify
,ldappasswd
, etc.) – librairies, include LDAP– un fichier de configuration
slapd.conf
dans lequel on définit le suffixe, le rootDN, le mot de passe du rootDNLDAP OpenLDAP Le mécanisme de réplication de serveurs OpenLDAP est le suivant :
slurpd
1) demande de modification 2) réponse : referral
3) demande de modification
4) réponse (OK/not OK)
slapd
(Esclave)
slapd
(Maitre)
Journal des modifications client
5)
6) 7)
Formation permanente – ARS 82
LDAP ObjectClassposixAccount,shadowAccount
§ 35.11 ObjectClass posixAccount , shadowAccount
Cf RFC2307
Cf le schéma
nis.schema
dans OpenLDAP.L’objectclass
posixAccount
est l’objet qui implémente l’équivalent de la structure C de<pwd.h>
:objectclass ( 1.3.6.1.1.1.2.0 NAME ’posixAccount’ SUP top AUXILIARY DESC ’Abstraction of an account with POSIX attributes’
MUST ( cn $ uid $ uidNumber $ gidNumber $ homeDirectory ) MAY ( userPassword $ loginShell $ gecos $ description ) )
L’objectclass
shadowAccount
est l’objet qui implémente le principe des shadow passwds : objectclass ( 1.3.6.1.1.1.2.1 NAME ’shadowAccount’ SUP top AUXILIARYDESC ’Additional attributes for shadow passwords’
MUST uid
MAY ( userPassword $ shadowLastChange $ shadowMin $ shadowMax $ shadowWarning $ shadowInactive $ shadowExpire $ shadowFlag $ description ) )
LDAP Un peu de bibliographie
§ 35.12 Un peu de bibliographie
– http://docs.univ-nancy2.fr/ldap/
– http://www.openldap.org/
– http://www.linux-france.org/article/serveur/ldap/
– http://www.unich.edu/~dirsvc/ldap/
– http://www.redbooks.ibm.com
– http://www-sop.inria.fr/semir/personnel/Laurent.Mirtain/LDAP.html – http://www.cru.fr/ldap/
– http://www.ldapcentral.com – http://www.rage.net/ldap/
– http://www.annuairesldap.com
Formation permanente – ARS 84
Sélection de naming services,/etc/nsswitch.conf
Chapitre 36 : Sélection de naming services, /etc/nsswitch.conf
§ 36.1 Problématique
Exemple :
– il y a les fichiers système (
/etc/passwd
,/etc/hosts
,/etc/services
, . . .) – il y a le DNS– il y a NIS – il y a NIS+
– il y a LDAP – etc.
Comment choisir quels services répondront aux requêtes de recherche de nom ?
Une solution : préciser quels naming services seront utilisés et dans quel ordre au niveau du fichier
/etc/nsswitch.conf
(naming service switch).Formation permanente – ARS 85
Sélection de naming services,/etc/nsswitch.conf Syntaxe de/etc/nsswitch.conf
§ 36.2 Syntaxe de /etc/nsswitch.conf
Le fichier est au format suivant :
service: source [ status=action status=sction... ] source...
avec :
– pour source l’un des mots clef
files
,dns
,ldap
,nis
,nisplus
,xfn
(liste à vérifier selon les systèmes Unix offrant plus ou moins de ces services)– pour status l’un des mots clef suivants : –
SUCCESS
, entrée recherchée trouvée –NOTFOUND
, entrée recherchée non trouvée–
UNAVAIL
, la source n’est pas configurée sur ce système ou bien elle est défaillante–
TRYAGAIN
, la source est occupée et ne peut pas répondre actuellement, peut-être plus tardSélection de naming services,/etc/nsswitch.conf Syntaxe de/etc/nsswitch.conf – pour action l’un des mots clefs :
–
return
, retourner la valeur trouvée ou la non valeur –continue
, essayer la source suivante–
forever
(uniquement pourTRYAGAIN
), persister sur cette source jusqu’à avoir une réponsePar défaut, on a pour chaque source :
[SUCCESS=return NOTFOUND=continue UNAVAIL=continue TRYAGAIN=forever]
Formation permanente – ARS 87
Sélection de naming services,/etc/nsswitch.conf Exemple de/etc/nsswitch.conf
§ 36.3 Exemple de /etc/nsswitch.conf
(pris sur SOLARIS)
passwd: files ldap group: files ldap
hosts: ldap [NOTFOUND=return] files ipnodes: files
networks: ldap [NOTFOUND=return] files protocols: ldap [NOTFOUND=return] files rpc: ldap [NOTFOUND=return] files ethers: ldap [NOTFOUND=return] files netmasks: ldap [NOTFOUND=return] files bootparams: ldap [NOTFOUND=return] files publickey: ldap [NOTFOUND=return] files netgroup: ldap
automount: files ldap aliases: files ldap
# for efficient getservbyname() avoid ldap services: files ldap
sendmailvars: files
# role-based access control auth_attr: files ldap exec_attr: files ldap prof_attr: files ldap user_attr: files ldap
# audit
audit_user: files ldap project: files ldap
Sélection de naming services,/etc/nsswitch.conf A propos de LDAP
§ 36.4 A propos de LDAP
Pour les systèmes n’incorporant pas LDAP en natif dans l’OS, se reporter à : –
http://www.padl.com/download/nss_ldap.tgz
–
http://www.openldap.org/
Formation permanente – ARS 89
Pluggable Authentification Module, PAM
Chapitre 37 : Pluggable Authentification Module, PAM
§ 37.1 Problématique
Exemple :
– Soit une machine dans une université, hébergeant les comptes de 10 professeurs et de 1000 élèves.
– La machine est équipée d’un modem.
– Les professeurs sont autorisés à se connecter à la machine par modem, pas les élèves.
– La machine est cliente NIS.
– Quand on se connecte par modem sur une machine, le système lance la commande
login
lorsque la connexion s’établit.
Comment implémenter cela ?
En modifiant le programme
login
pour l’adapter à ce cas très particulier ? ? ?Formation permanente – ARS 90
Pluggable Authentification Module, PAM Problématique
La problématique en général :
Comment changer une méthode d’authentification dans un programme (par exemple FTP) sans avoir à tout reprogrammer ?
Une solution développée par SUN à l’origine et reprise et encouragée dans Linux : Pluggable Authentification Module dit PAM
Pluggable Authentification Module, PAM Principe de PAM
§ 37.2 Principe de PAM
L’authentication fait appel par l’intermédiaire de PAM à des modules externes de code
d’authentification appropriée selon le service. On déporte l’authentification en dehors du programme.
4 catégories de modules PAM :
– module d’authentification (authentication)
fonctionnalités pour authentifier un utilisateur et définir ses créances – module de gestion de compte (account management)
fonctionnalités pour déterminer si l’utilisateur dispose d’un compte valide (car possibilité d’expiration de mot de passe dit password aging, de restrictions d’accès horaire) – module de gestion de session (session management)
fonctionnalités pour définir et terminer les sessions utilisateur – module de gestion de mot de passe (password management)
fonctionnalités pour changer un mot de passe utilisateur et certaines caractéristiques du compte Pour une certaine application, on organise les modules nécessaires sous forme d’une pile et chaque module de la pile va être essayé pour constituer l’authentification demandée.
Selon la configuration, un utilisateur pourra être amené à rentrer plusieurs mots de passe.
Formation permanente – ARS 92
Pluggable Authentification Module, PAM Fichier de configuration/etc/pam.conf
§ 37.3 Fichier de configuration /etc/pam.conf
/etc/pam.conf
définit quels modules seront utilisés pour chaque application.(Sur Linux, on trouve aussi le répertoire/etc/pam.dqui contient un fichier par application portant le nom de l’application. Ainsi/etc/pam.d/loginpour le servicelogin.)
Une ligne de
/etc/pam.conf
contient 5 champs :service_name module_type control_flag module_path options
– Le
service_name
nomme le service concerné par la ligne (other
pour service joker) – Lemodule_type
est l’un des 4 mots clef :auth
,account
,session
,password
– Le
control_flag
est l’un des 4 mots clef :requisite
,required
,optional
,sufficient
– Le
module_path
est le chemin du module.– Les options dépendent du module.
Pluggable Authentification Module, PAM Fichier de configuration/etc/pam.conf
Par exemple, le service
login
fait appel aux modules suivants :# Authentication management
login auth required /usr/lib/security/pam_unix.so.1 login auth required /usr/lib/security/pam_dial_auth.so.1
# Account management
login account requisite /usr/lib/security/pam_roles.so.1 login account required /usr/lib/security/pam_projects.so.1 login account required /usr/lib/security/pam_unix.so.1
# Session management
other session required /usr/lib/security/pam_unix.so.1
# Password management
other password required /usr/lib/security/pam_unix.so.1
Formation permanente – ARS 94
Pluggable Authentification Module, PAM Directives d’essai des modules
§ 37.4 Directives d’essai des modules
Les directives possibles d’essai des modules sont : – directive
required
la valeur de retour de ce module doit être
PAM_SUCCESS
pour sortir de la pile d’authentification avec succès ;PAM_AUTH_ERR
fera recommencer toute la pile– directive
requisite
une valeur de retour
PAM_AUTH_ERR
fait sortir de la pile d’authentification prématurément en échec– directive
optional
si ce module échoue, on sortira de la pile avec succès si un autre module dans la pile réussit – directive
sufficient
une valeur de retour
PAM_SUCCESS
de ce module fait sortir de la pile d’authentification prématurément avec succès ; les autres modules dans la pile ne sont pas pris en comptePluggable Authentification Module, PAM Modules,/usr/lib/security
§ 37.5 Modules, /usr/lib/security
Les modules sont conventionnellement stockés dans
/usr/lib/security/
Par exemple sur Solaris :
% ls /usr/lib/security
amiserv pam_ldap.so.1 pam_sample.so.1
pam_ami.so pam_projects.so pam_smartcard.so pam_ami.so.1 pam_projects.so.1 pam_smartcard.so.1 pam_dial_auth.so pam_rhosts_auth.so pam_unix.so
pam_dial_auth.so.1 pam_rhosts_auth.so.1 pam_unix.so.1
pam_krb5.so pam_roles.so sparcv9
pam_krb5.so.1 pam_roles.so.1 pam_ldap.so pam_sample.so
Chaque module fournit l’implémentation d’un mécanisme spécifique.
Formation permanente – ARS 96
Pluggable Authentification Module, PAM Modules,/usr/lib/security
/usr/lib/security/pam_unix.so.1
fournit un suport d’authentification, gestion de compte, session de mot de passe. Il utilise les mots de passe Unix pour l’authenfication./usr/lib/security/pam_dial_auth.so.1
peut seulement être utilisé pourl’authentification. Il utilise des données stockées dans
/etc/dialups
et/etc/d_passwd
. Principalement utilisé parlogin
./usr/lib/security/pam_rhosts_auth.so.1
peut seulement être utilisé pour l’authentification. Il utilise les données stockées dans les fichiers.rhosts
et/etc/hosts.equiv
. Principalement utilisé parrlogin
etrsh
.Pluggable Authentification Module, PAM Options des modules
§ 37.6 Options des modules
On peut passer certaines options aux modules
– des options spécifiques à chaque module ; cf la documentation de chaque module ; par exemple
retry=3
oudebug
– option
use_first_pass
Cette option indique d’utiliser exclusivement le mot de passe entré pour le premier module de la pile du service.
– option
try_first_pass
Cette option indique d’utiliser d’abord le mot de passe entré pour le premier module de la pile du service et en cas d’échec de ce mot de passe d’en demander un autre.
(Le support des optionsuse_first_passettry_first_passest fortement conseillé auprès des développeurs de modules PAM ; à vérifier donc avec chaque module)
Formation permanente – ARS 98
Pluggable Authentification Module, PAM Exemple 1
§ 37.7 Exemple 1
Extrait de
/etc/pam.conf
:# Authentication management
login auth required /usr/lib/security/pam_unix.so.1 login auth required /usr/lib/security/pam_dial_auth.so.1 Fichier
/etc/dialups
:/dev/pts/9
Fichier
/etc/d_passwd
/bin/bash:nuemRW70uy9M.:
Session interactive :
% tty /dev/pts/9
% exec login exec login login: besancon
Password: XXXXXXXX <-- mot de passe
Dialup Password: YYYYYYYY <-- mot de passe
%% <-- connexion établie, shell lancé
On voit bien la ligne supplémentaire «