Bulletin N° 27 du 3 octobre 2019 MARAICHAGE
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A RETENIR
Laitue : risques forts pour les pucerons, les chenilles et le mildiou. Symptômes de botrytis et rhizoctone brun.
Carotte : premiers symptômes d’oïdium et d’alternariose.
Chou : observations de larves de la teigne des crucifères et de la piéride du chou. Surveillez les pucerons cendrés. Premiers symptômes de mycosphaerella et de bactériose.
Poireau : risques forts de rouille et de thrips.
Cresson : légère présence de pucerons et de chrysomèles. Premières larves de chironomes.
LAITUE
6 parcelles suivies à Chailly en Bière (77), La Houssaye en Brie (77), Le Mesnil le Roi (78), Cergy (95), Torfou (91) et Périgny (94).
Stades : de 9 feuilles au stade « les têtes ont atteint leur grandeur, forme et dureté typiques ».
RAVAGEURS
•
CHENILLES DEFOLIATRICES
Les infestations de chenilles défoliatrices perdurent, notamment à Torfou où elles avaient déjà été observées il y a 15 jours. Des larves sont souvent visibles (voir photo).
La semaine dernière, les chenilles étaient observées à Cergy (95) et Le Mesnil Le Roi (78) pour la première fois, avec respectivement 30 et 10% des pieds
touchés. Les infestations sont quasiment identiques pour ces 2 sites cette semaine.
% de plantes atteintes Semaine 39 Semaine 40
Périgny 0 0
Chailly en Bière 0 0
La Houssaye-en-Brie 0 0
Torfou 40 30
Le Mesnils le Roi 10 10
Cergy 30 25
Chenille et dégâts sur salade (Fredon IDF)
Le seuil indicatif de risque est atteint dès l’apparition des premiers dégâts. Trois parcelles ont atteint le seuil, donc le risque est fort. Faites des observations.
Des produits de biocontrôle existent.
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PUCERONS, NASONOVIA RIBISNIGRI
Il y a quinze jours, des pucerons avaient été observés dans la parcelle de Cergy (95) sur 20% des plantes cette semaine et à Périgny (94), sur 2% des pieds. Cette semaine, les infestations sont en augmentation comme le montre le tableau ci-dessous avec 3 des 5 parcelles suivies touchées.
% de plantes atteintes Semaine 39 Semaine 40
Périgny 0 0
Chailly en Bière 0 0
La Houssaye-en-Brie 0 5
Torfou 20 15
Le Mesnils le Roi 5 15
Cergy 40 50
Seuil indicatif de risque : 10% des pieds avec au moins 1 aptère.
Le seuil a été dépassé pour trois parcelles du réseau, le risque est fort.
Des produits de biocontrôle existent.
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LIMACES
Au Mesnil-Le-Roi (78), 5% des salades au stade « la tête a atteint 60% de sa taille finale » présentent des dégâts de limace. Attention, les conditions humides et douces actuelles sont favorables à leur activité.
Des produits de biocontrôle existent.
MALADIES
•
MILDIOU, BREMIA LACTUCAE
La semaine dernière, aucune tache de mildiou n’a été observée. Cette semaine, des symptômes sont présents à Cergy (95) sur 20% des pieds et au Mesnil-Le-Roi (78) sur 5% des pieds.
Selon le modèle Bremcast, le risque de sporulation était fort du 25 au 27 puis il a diminué, le risque d’infection était fort le 25 septembre et aujourd’hui, il est moyen.
L’indice de pression de la maladie est fort depuis le 25 septembre.
Fredon IDF Pucerons (Fredon IDF)
Situation au 2 octobre à 7h, à Compans date
Présence d'inoculum
Risque de sporutation
Risque d'infection
Indice de pression
25-sept oui fort fort fort
26-sept oui fort moyen fort
27-sept oui fort nul fort
28-sept oui nul nul fort
29-sept oui nul moyen fort
30-sept oui moyen nul fort
1er oct oui faible moyen fort
Attention, le risque indiqué dans le tableau ci-dessus n’est valable que pour la station citée et ne peut prétendre indiquer le risque en tout lieu de la région, à plus forte raison en période d’orages avec des pluviométries très hétérogènes. De même, il ne prend pas en compte l’irrigation, il n’est valable que pour des parcelles non irriguées.
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POURRITURE GRISE, BOTRYTIS CINEREA
Ce champignon est un parasite de faiblesse, il s’installe sur les tissus lésés ou vieillissants et en fin de cycle. Les conditions humides sont favorables à son développement.
Il provoque de larges nécroses sur les feuilles avec une sporulation grise. Des taches isolées peuvent également être présentes et s’étendre par la suite à toute la feuille. Si l’attaque survient au niveau du collet, la, laitue peut flétrir très rapidement.
Des dégâts ont été observés cette semaine à Chailly en Brie (77) sur 1% des pieds et à Périgny sur 2%
des pieds.
Méthodes prophylactiques :
Aérer la culture en évitant de planter trop serré en début et fin de saison.
Contrôler les adventices.
Maitriser la fertilisation car l’excès ou au contraire une déficience permet le développement de la maladie.
Des produits de biocontrôle existent.
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RHIZOCTONE BRUN, RHIZOCTONIA SOLANI
Les premiers symptômes sont surtout visibles à l'approche de la récolte sur les feuilles au contact du sol. Différents types de symptômes peuvent apparaitre en fonction du stade de la salade :
- de nombreuses altérations rougeâtres à brunes, de consistance sèche, à la fois sur les pétioles, la nervure principale et sur le limbe. Sur ce dernier, leur évolution semble plus rapide et les tissus donnent l'impression de
"fondre" ;
- des lésions plus brunes situées sur le limbe respectant momentanément la nervure principale.
Ces taches s'étendent rapidement et une pourriture apparait alors.
Elle est plus ou moins humide en fonction des conditions climatiques.
Elle touche d'abord les feuilles basses qui peuvent flétrir et jaunir. Par la suite, elle gagne les feuilles du cœur et parfois même la tige.
Des symptômes ont été observés cette semaine à La Houssaye en Brie sur 35% des pieds.
Des produits de biocontrôle existent.
Symptômes de pourriture grise (INRA)
Symptôme de rhizoctone (Fredon Ile de France)
CAROTTE
4 parcelles suivies à La Houssaye en Brie (77), Torfou (91), Cergy (95) et Saint Germain en Laye (78).
Stades : grossissement de la racine.
RAVAGEURS
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MOUCHE DE LA CAROTTE, PSILA ROSAE
Les captures sont quasiment nulles depuis quinze jours. Seul le site de La Houssaye-en-Brie (77) compte cette semaine 0,5 individus en moyenne.
Nombre moyen de la mouche de la carotte capturée par piège / semaine
s 35 s 36 s 37 s 38 s 39 s 40
CERGY (95) 1 1 0 0 0 0
SAINT-GERMAIN-EN-LAYE (78) 1 1 2 1 0 0
TORFOU (91) 0,5 1 0,5 1 0 0
LA HOUSSAYE-EN-BRIE (77) 1 1 1 0,5 0 0,5
Seuil indicatif de risque : 2 individus capturés par piège et par semaine.
Aucune parcelle ne dépasse le seuil indicatif de risque. Le risque est nul.
MALADIES
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ALTERNARIOSE, ALTERNARIA DAUCI
Ce champignon hiverne dans le sol, sur les résidus de cultures malades. La dissémination peut se faire par le vent et la pluie Il peut se transmettre essentiellement également par les semences. Il peut aussi se conserver sur les plantes hôtes adventices comme les carottes sauvageLes spores peuvent être disséminées par le vent, l’eau de ruissellement et les éclaboussures. La contamination se produit à des températures de 22 à 25°C. Ensuite, le temps frais et humide favorise le développement de cette maladie.
Les symptômes sont de petites taches décolorées sur le bord des folioles, qui se dessèchent pour prendre l’aspect de brûlures. Les feuilles vieillissantes ou affaiblies sont les premières contaminées.
On peut assister à la destruction partielle ou complète du feuillage.
Des symptômes ont été observés cette semaine sur la parcelle Cergy (95) sur 20% des pieds.
L'incidence est importante en début de culture car cette maladie limite le grossissement de la racine, elle est plus faible lorsqu'elle survient en fin de culture.
Compte tenu du stade avancé des cultures, le risque semble limité.
Symptômes d’alternariose (SRPV Centre)
Méthodes prophylactiques : Rotation culturale.
Choisir des variétés moins sensibles.
Maitriser la fertilisation azotée.
Eviter les arrosages mal positionnés qui maintiennent le feuillage humide.
Des produits de biocontrôle existent.
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OÏDIUM, ERIPHYSE HERACLEI
Les symptômes de l’oïdium sont le recouvrement, à la face inférieure des feuilles, par un duvet blanchâtre. Il se développe notamment lorsque les conditions sont chaudes et sèches mais en présence d’une humidité nocturne.
Des symptômes ont été observés la semaine dernière et cette semaine à Cergy (95) avec respectivement 5 et 10% de pieds touchés.
L’eau libre sur les feuilles stoppe son développement. Ainsi, les pluies automnales mettent généralement fin à son extension.
Le risque semble faible. Les conditions climatiques avec les pluies annoncées pour vendredi et dimanche devraient notamment limiter sa propagation.
Des produits de biocontrôle existent.
CHOU
4 parcelles suivies à Torfou (91), Périgny (94), Le Mesnil-Le Roi (78) et La Houssaye en Brie (77).
Stades : 8 feuilles à formation de la tête.
RAVAGEURS
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TEIGNE DES CRUCIFERES, PLUTELLA XYLOSTELLA
Les captures de teignes ont fortement chuté depuis quinze jours. Seul le site de La Houssaye en Brie a enregistré des captures de 6 individus cette semaine (voir tableau ci- dessous).La semaine dernière, les sites de Torfou (91) et Le Mesnil-Le- Roi (78) étaient infestés par les larves de la teigne avec respectivement 0,1 et 1 individu par pieds. Cette semaine, 0,25 larves par pieds étaient dénombrées à La Houssaye-en- Brie (77) et 2 individus par pieds au Mesnil-Le Roi (78).
Les larves de teigne s’observent généralement en foyer dans la parcelle. On en observe également en ce moment dans les parcelles de colza.
Le seuil indicatif de risque est atteint dès l’apparition des premières larves. Une parcelle a atteint le seuil indicatif de risque.
Le risque est modéré à fort. Faites des observations dans vos parcelles principalement sur la face inférieure des feuilles.
Larve de la teigne des crucifères (Fredon IDF)
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PIERIDE DU CHOU
L’adulte de 40 à 60 mm d'envergure à des ailes blanches. Les ailes postérieures ont une petite tache noire sur le bord antérieur. Les larves ont une tête noire à l'avant, grise à l'arrière, plaque thoracique noire. Corps vert grisâtre avec 3 lignes longitudinales jaunes, de nombreuses soies et des petites taches noire sur tout le corps. Les chenilles dévorent les feuilles des crucifères, ne laissant parfois que les grosses nervures. En outre, leurs excréments, délayés par la pluie ou la rosée, s'accumulent dans le cœur de la plante et la rendent immangeable.
Contrairement à la Noctuelle du chou (Mamestra brassicae) qui attaque les feuilles du cœur de la plante, les Piérides attaquent les feuilles dégagées.
Des piérides du chou ont été observées cette semaine au Mesnil-Le-Roi (78) avec 1 individu par pied.
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ALTISE, PHYLLOTRETA SPP. ET PSYLLIODES CHRYSOCEPHALA L.
Depuis 15 jours, les populations d’altises sont en augmentation sur les parcelles du réseau. En effet, les altises ont été observées, la semaine dernière sur 3 des 4 parcelles suivies, et cette semaine, sur toutes les parcelles du réseau. Deux parcelles dépassent le seuil indicatif de risque. Les conditions climatiques actuelles sont favorables à leur développement.
Nombre moyen d'altise par pied
Semaine 37 Semaine 38 Semaine 39 Semaine 40
PERIGNY (94) 0 2 2 2
LA HOUSSAYE EN BRIE (77) 1 0,5 0 0
TORFOU (91) 0,7 0,1 0,15 0,1
LE MESNIL LE ROI (78) 11,2 8,7 0 0
Le seuil indicatif de risque (SIR) est de 1 altise par plante jusqu’au stade 6 feuilles.
Le risque est faible compte tenu du stade des choux.
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ALEURODE, ALEYRODES PROLETELLA
Deux des quatre sites suivis voient les populations d’aleurodes augmenter, dépassant même le seuil indicatif de risque à Perigny (voir tableau).
Les sites de La Houssaye en Brie (77) et Torfou (91) quant à eux, ont des populations très faible voire nulle ces deux dernières semaines.
Les conditions climatiques des prochains jours devraient limiter le développement des populations.
Nombre d'individu moyen d'aleurode par plante Semaine 37 Semaine 38 Semaine 39 Semaine 40
PERIGNY (94) 0 10 10 25
LA HOUSSAYE EN BRIE (77) 0,1 0,1 0,1 0
TORFOU (91) 0 0 0 0,1
LE MESNIL LE ROI (78) 0 1 1 2
Le seuil indicatif de risque est de 10% des pieds avec plus de 10 aleurodes. Une parcelle a atteint le seuil indicatif de risque, faites des observations en parcelle. Le risque est faible à modéré.
Pontes, larve et adultes d’aleurodes (Fredon IDF) Larves et papillons de la piéride du chou (FREDON IDF)
Des produits de biocontrôle existent.
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PUCERON CENDRE DU CHOU, BREVICORYNE BRASSICAE
Il y a 15 jours, les pucerons cendrés faisaient leur apparition notamment à Torfou (91). Ces infestations n’ont pas cessé d’augmenter puisqu’en moyenne 60 pucerons cendrés par pied étaient dénombrés en moyenne cette semaine et 43, la semaine dernière. Des déformations des feuilles étaient également visibles. Sur les trois autres sites suivis, aucun puceron cendré n’a été observé.
Le seuil indicatif de risque (SIR) est de 10% des pieds touchés. Le risque est faible à fort. Faites des observations dans vos parcelles.
Des produits de biocontrôle existent.
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PUCERON VERT
Les pucerons verts ont fait leur apparition la semaine dernière sur les parcelles de La Houssaye en Brie (77) avec 85% des pieds touchés et en moyenne 6 individus par pied et Torfou (91) avec 90% des pieds touchés et en moyenne 12 individus par pieds.
Cette semaine, les populations de pucerons semblent avoir concerné puisque seul le site de Torfou était touché avec 20% des pieds touchés et en moyenne 1 individu par pied.
Le seuil indicatif de risque (SIR) est de 10% des pieds touchés jusqu’à 3 feuilles en absence d'auxiliaires. Le risque est faible compte tenu du stade du chou.
Des produits de biocontrôle existent.
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MOUCHE DU CHOU, DELIA RADICUM
Aucun œuf de la mouche du chou n’a été observé ces 15 derniers jours.
Seuil indicatif de risque : 2 œufs par piège par semaine. Le risque est faible.
MALADIES
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MYCOSPHAERELLA, MYCOSPHAERELLA BRASSICICOLA
Ce champignon se développe sur les feuilles qui restent humides durant une longue période et en général les plus vieilles. Les premiers symptômes observables sont de petites taches noires, creuses s’étendant par la suite. Des fructifications, petits points noirs, apparaissent sur ces lésions.
Pucerons cendrés sur chou (Fredon IDF)
Symptômes sur feuilles de chou de Mycosphaerella (Ephytia)
La maladie a une nuisibilité directe en tachant les feuilles externes du chou, et une nuisibilité indirecte en réduisant le rendement.
Cette maladie a été observée pour la première fois sur les parcelles de suivi cette semaine avec 5%
des pieds touchés au Mesnil-Le-Roi (78) et 2% à Périgny (94).
Méthodes prophylactiques :
Les rotations sans chou pendant 1 à 2 ans limitent fortement la maladie.
L’implantation de variété résistante permet de ne pas traiter.
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BACTERIOSE, XANTOMONAS CAMPESTRIS
Cette bactérie provoque des lésions en premier jaunâtres en forme de U ou de V sur la bordure du limbre qui se nécrosent par la suite. Lors de fortes attaques, le limbe entier peut se nécroser et entrainer la chute des feuilles.La bactérie peut être présente dans le sol, les débris
végétaux et sur les semences. Les conditions chaudes et humides lui permettent de pénétrer la plante et les symptômes n’apparaissent qu’au mois d’août ou septembre.
Méthodes prophylactiques :
Eviter les irrigations trop fréquentes qui maintiennent l’humidité.
Eviter l’irrigation par aspersion.
Implanter la culture sur une parcelle bien aérée.
Contrôler les adventices.
Enlever les débris végétaux ou faire un labour rapidement après la récolte.
Une rotation à minima de trois sans crucifères.
POIREAU
5 parcelles suivies à Torfou (91), Périgny (94), Cergy (95), Mesnil-Le Roi (78) et La Houssaye en Brie (77).
Stade : la base des feuilles commence à grossir et le bulbe a atteint 70% de sa taille finale.
RAVAGEURS
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MINEUSE DU POIREAU, PHYTOMYZA GYMNOSTOMA
Des piqûres de nutrition ont étéobservées cette semaine sur les pieds de ciboulette à Torfou (91) et la semaine dernière, à La Houssaye en Brie (77), Périgny (94) et Cergy (95). Toutefois, le nombre de piqûres par pot diminue nettement par rapport aux précédents relevés car on compte au maximum une piqûre par pot alors que début septembre la moyenne pouvait atteindre 3 piqûres par pot.
Piqûres de nutrition de Phytomyza gymnostoma (FREDON IDF) Symptômes de Xanthomonas (INRA)
Aucun seuil n’a pour l’instant été établi. L’activité de nutrition est nécessaire et précède de peu la ponte. La présence de piqûres de nutrition indique la présence effective de la mouche ce qui constitue un risque pour la parcelle. Le risque est modéré.
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THRIPS, THRIPS TABACI
Les infestations de thrips restent quasiment identiques d’une semaine à l’autre.
Nombre moyen de thrips par pied
s 35 s 36 s 37 s 38 s 39 s 40
PERIGNY (94) 5 0,5 4,4 8,9 9 4,35
LE MESNIL-LE-ROI (78) 1 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5
LA HOUSSAYE-EN-BRIE (77) 0,25 0,5 0,95 2,45 0 2,8
CERGY (95) 0 0 0 0 2,5 1
TORFOU (91) 1,35 1,9 8,2 4,9 6,5 9,2
Seuil indicatif de risque : 50% de plantes avec au moins 1 thrips.
Quatre parcelles sur cinq ont dépassé le seuil indicatif de risque cette semaine. Le risque est fort.
Méthodes prophylactiques :
L’arrosage régulier entraîne le lessivage des nouvelles larves et des adultes et permet de garder l’humidité dans le cornet ce qui gêne le développement des thrips. Cette méthode ne permet pas d’éliminer les œufs et peut par contre favoriser les maladies,
Favoriser les rotations de 3 à 4 ans en évitant les plantes hôtes (poireaux, oignons, pommes de terre, choux, betterave, luzerne…),
Travailler le sol (labour, binage, buttage) permet de réduire le nombre de nymphes dans le sol, Auxiliaires : Aelothrips intermedius est un thrips prédateur qui consomme les thrips qui s’attaquent aux plantes. D’autres auxiliaires peuvent limiter le nombre de thrips : des acariens, des chrysopes, certaines punaises prédatrices, les coccinelles, les carabes, les staphylins, les syrphes…
Des produits de biocontrôle existent.
MALADIES
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ROUILLE, PUCCINIA PORRI
Les pustules de rouille sont toujours observables dans la majorité des parcelles. Seule la parcelle de Périgny est indemne de rouille. Les conditions climatiques sont actuelles très favorable au développement de la maladie, à savoir, une humidité supérieure à 90% et des températures comprises entre 14 et 18°C.
% de pieds touchés
s 37 s 38 s 39 s 40
PERIGNY (94) 0 0 0 0
LE MESNIL-LE-ROI (78) 1 3 10 5
LA HOUSSAYE-EN-BRIE (77) 75 80 30 20
CERGY (95) 5 0 20 20
TORFOU (91) 10 20 0 90
Pustules de rouille (FREDON IDF)
Le seuil indicatif de risque est dès l’apparition des premières pustules de rouille, 4 parcelles sur 5 ont donc déjà dépassé le seuil. Faites des observations. Le risque est fort d’autant plus que les conditions climatiques vont être favorables à son extension.
Des produits de biocontrôle existent.
PERSIL
2 parcelles suivies à Torfou (91) et Le Mesnil le Roi (78).
MALADIES
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SEPTORIOSE DU PERSIL, SEPTORIA PETROSELINI
Des taches de septoriose ont encore été observées à Torfou (91), mais les dégâts restent très limités.
Méthodes prophylactiques :
Choisir une densité de plantation qui permet une bonne aération de la culture,
Désherber autour des planches, car les adventices maintiennent l’humidité,
Privilégier un arrosage au pied plutôt que par aspersion.
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MILDIOU, PLASMOPARA NIVEA
C’est un champignon pathogène se conserve sous forme d’oospore dans les parties desséchées des feuilles. Si les conditions optimales sont présentes (températures douces et forte hygrométrie), la dissémination peut être très rapide.
Une végétation dense et une rosée persistante sont favorables à son développement.
Pour avoir plus d’information sur ce ravageur et notamment les mesures prophylactiques à mettre en oeuvre, vous pouvez consulter la fiche réalisée par l’ITEIPMAI « fiche mildiou du persil ».
Le risque existe si des conditions de températures douces et de forte hygrométrie sont réunies. La maladie se développe également si la végétation est dense et si la rosée persiste tard le matin.
NOCTUELLE GAMMA
Les captures se poursuivent à Torfou (91) et plus faiblement à La Houssaye en Brie (77). En revanche, aucune capture n’a été enregistrée ces deux dernières semaines au Mesnil le Roi (78) et à Périgny (77).
Des chenilles ont été observées sur salade à Torfou (91), à La Houssaye en Brie (77) et au Mesnil-Le-Roi (78).
Taches de septoriose du persil (FREDON IDF)
Symptômes de mildiou (Jardiner autrement)
Captures de la noctuelle gamma
s 35 s 36 s 37 s 38 s 39 s 40
PERIGNY (94) 1 2 0 0 0 0
LE MESNIL-LE-ROI (78) 0 0 0 0 0 0
LA HOUSSAYE-EN-BRIE (77) 0 0 0 3 0 4
TORFOU (91) 8 6 0 5 6 5
Le risque est modéré. Surveillez l’apparition des petites chenilles.
Des produits de biocontrôle existent.
CRESSON
RAVAGEURS
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CHIRONOMES
L’insecte de petite taille (de 2 à 10 mm) ressemble à un moustique qui a des antennes plumeuses pour les mâles mais ne pique pas. La femelle est plus petite, plus claire, présente des antennes plumeuses visibles uniquement à la loupe binoculaire. Ils volent en groupe, en formant des nuées au- dessus au proche de l’eau et se nourrissent de micro-organismes végétaux ou animaux.
Il n’y a pas de nuisibilité directe de ce ravageur mais une dépréciation des bottes et la peur du consommateur les confondant avec la douve impliquant une augmentation du nombre de lavages avant la vente.
Les cuvettes mises en place la semaine 38 ont permis de capturer des chironomes sur la totalité des sites avec des captures moyennes allant de 9 à 82 individus selon les sites (voir tableau). Cette semaine très peu de nuées de chironomes au-dessus des bassins étaient visible compte tenu du couvert nuageux.
nombre moyen de chironomes capturés en cuvette
semaine 40
Moigny s/Ecole 82
Maisse 9
D'Huison-Longueville 21
St Hilaire 60
Méréville 77
Par rapport aux années précédentes, les captures de cette semaine sont très élevées. Seules les captures de la saison 2009-2010 sont supérieures.
FREDON IDF
Des larves de chironomes ont été observées sur 4 des 5 sites avec des infestations allant de 5 à 20%
des pieds ayant entre 1 et 3 larves. Seul le site de D’Huison Longueville est indemne de larves de chironomes.
Evolution du nombre de larves de chironomes
Semaine 40
Note de 0 1 2 3
Moigny s/Ecole 95% 5% 0% 0%
Maisse 95% 5% 0% 0%
D'Huison-Longueville 100% 0% 0% 0%
St Hilaire 95% 5% 0% 0%
Méréville 80% 20% 0% 0%
Note de : 0 : aucune larve
1 : entre 1 et 3 larves par pied 2 : entre 4 et 8 larves par pied 3 : plus de 8 larves par pied
Par rapport aux autres années, les infestations sont supérieures à la normale ainsi qu’à celles des années 2014, 2016 et 2018, mais largement inférieures à celle de l’année dernière (voir graphique ci- dessous).
Le seuil indicatif de risque est 20% des plantes avec au moins 1 larve. Un site dépasse le seuil indicatif de risque. A ce jour, le risque lié à la présence des larves de chironomes est plutôt faible à modéré.
•
ALTISES
Les altises des crucifères se retrouvent sur le cresson. Il existe 2 types d’altises, les petites du genre Phyllotreta sp. et les grosses, altises d’hiver, Psylliodes chrysocephala. C’est la petite altise qui provoque le plus de dégâts sur cresson.
En cuvette, quelques captures d’altises sont enregistrées à Moigny sur Ecole et Maisse avec respectivement 3 et 1 individus. Seul le site de Saint Hilaire présente des morsures sur 5% des pieds. Il y a quinze jours, quelques dégâts étaient présents à Méréville et Maisse.
Le risque semble être faible pour les bassins où le cresson est bien développé.
Le risque est modéré pour les bassins où le cresson est en cours d’implantation et de développement. Faites des observations dans vos bassins.
Un des moyens de lutte est l’élévation du niveau de l’eau dans le bassin et l’écumage des insectes.
•
CHRYSOMELE DU CRESSON, PHAEDON COCHLEARIAE
Une chrysomèle adulte a été observée sur 5% des pieds à d’Huison-Longueville. A Moigny sur Ecole, 10% des pieds sont touchées par des larves de chrysomèles. Des dégâts sont observés sur ces deux sites.
Dégâts d’altises du cresson (Fredon IDF)
Le risque chrysomèle est faible à modéré selon les cressonnières. Il est primordial de réaliser des observations dans vos bassins afin d’évaluer le risque par bassin. La lutte peut se faire par élévation du niveau de l’eau et écumage des insectes.
•
PUCERONS
Alors qu’il y a quinze jours, des pucerons étaient observés à Méréville et d’Huison-Longueville, cette semaine, seul le site de Maisse présente une infestation de 10% de pieds touchés.
Des crispations de feuille liées aux pucerons sont observées à Méréville sur 5% des pieds.
A noter que des auxiliaires tels que les anthocorides, punaises prédatrices, ont été observées à Méréville dans plusieurs bassins. Cet auxiliaire peut consommer jusqu’à 100 pucerons.
Le risque puceron est faible à modéré selon les cressonnières. Il est primordial de réaliser des observations dans vos bassins afin d’évaluer le risque par bassin.
Prenez en compte les auxiliaires qui peuvent être présents dans vos bassins comme par exemple les coccinelles, syrphes, anthocoride ….
•
LES TENTHREDES
Des adultes ont été capturés à Moigny sur Ecole, Maisse et D’Huison-Longueville dans les cuvettes mises en place. Des larves ont été observées sur plusieurs sites, à Méréville et D’Huison-Longueville.
L’adulte est un hyménoptère au corps jaune, à tête noire et aux ailes membraneuses. La larve, au jeune stade larvaire est translucide, grisâtre voire
verdâtre. Puis elle prend un aspect noirâtre en fin de développement, moment où les dégâts peuvent être les plus important.
Même si la nuisibilité est courte, 8 à 10 jours en fin de cycle des larves, des dégâts peuvent être considérables.
Les larves dévorent le feuillage. Lors de fortes attaques, le cresson peut être totalement dépouillé en quelques jours.
L’année dernière les dégâts et présence de larves de tenthrèdes avaient déjà été observés à la même période, peu de dégâts avaient été enregistrés.
Le risque est faible à modéré selon les cressonnières. Il est primordial de réaliser des observations dans vos bassins afin d’évaluer le risque par bassin.
•
NOCTUELLES DEFOLIATRICES
De nombreuses espèces de noctuelles défoliatrices peuvent être observées sur la culture du cresson : la piéride du chou, la piéride de la rave, la noctuelle gamma…
L’incidence de ces dernières sera identique, elles dévorent le feuillage des cultures. Vous trouverez en pièce jointe une fiche vous présentant le cortège des
chenilles et larves pouvant être observés sur les cultures Chenille piéride du chou (Fredon IDF) Anthocoride (Fredon IDF)
du chou et du cresson.
Des piérides du chou ont été signalées sur des bassins à Méréville.
Le risque est faible à modéré selon les cressonnières. Il est primordial de réaliser des observations dans vos bassins afin d’évaluer le risque par bassin.
MALADIES
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LA MALADIE DE LA RACINE CROCHUE,
SPONGOSPORALa maladie des racines crochues ou Spongospora subterranea f.sp. nasturtii a longtemps été considéré comme un champignon, c’est en fait un protozoaire de la famille des Plasmidiophorales comme Plasmidiophora brassicae agent de la hernie du chou, car la phase infectieuse du cycle est une zoospore flagellée nageuse.
Il provoque une déformation des racines avec formation d’un renflement et des changements d’orientation de la pousse de la racine.
Les racines peuvent être plus ou moins déformées conduisant à l’hypertrophie et la malformation du système racinaire. Cette dégradation du système racinaire entraîne des problèmes de nutrition. La maladie de la racine crochue peut également transmettre le virus de la tache jaune.
Dans la région, la maladie de la racine crochue ne pose pas de problème de nutrition mais peut provoquer ponctuellement la maladie de la tache jaune. Cette dernière se contrôle assez bien avec la pose des voiles en hiver.
Cette semaine, des symptômes de la maladie de la racine crochue sont observés sur tous les sites suivis avec des infestations allant de 35 à 70% de pieds faiblement touchés et trois sites présentent entre 5 et 20% des pieds moyennement touchés.
Evolution de la maladie de la racine crochue
Semaine 40
Note de 0 1 2 3
Moigny s/Ecole 65% 35% 0% 0%
Maisse 10% 70% 20% 0%
D'Huison-Longueville 60% 40% 0% 0%
St Hilaire 50% 40% 10% 0%
Méréville 50% 45% 5% 0%
Note de : 0 : pas de pieds malades
1 : pied faiblement touché par la maladie 2 : pied moyennement touché par la maladie
3 : pied fortement touché par la maladie
Par rapport aux années précédentes, les symptômes de la maladie sont assez importants et les plus importants depuis le début du suivi des cultures de cresson en 2007. A l’automne 2009, les infestations de racines crochues étaient équivalentes à celles de cette année. Les symptômes de la maladie de la tache en 2009 n’avaient pas été plus importants que les autres années où la pression de la maladie de la racine crochue avait été plus faible.
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Action pilotée par le ministère chargé de l'agriculture, avec l’appui financier de l’Agence Française de Biodiversité (A.F.B.), par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.
Le Bulletin de Santé du Végétal est édité sous la responsabilité de la Chambre d’Agriculture de Région Ile de France sur la base d’observations réalisées par le réseau. Il est produit à partir d’observations ponctuelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut être transposée telle quelle à la parcelle.
Tout document utilisant les données contenues dans le bulletin de santé du végétal Île de France doit en mentionner la source, en précisant le numéro et la date de parution du bulletin de santé du végétal.
Réseau d'Observations : Chambre d’agriculture de région Île-de-France. - FREDON Ile de France Rédaction : FREDON Ile-de-France : Céline Guillem
Comité de relecture : SRAL, FREDON, Chambre d’agriculture de région Île-de-France.
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