N° d’anonymat :
Sujet UE L3 EGFM. 2
èmesession. 17 juin 2016.
Partie Polymorphisme (30 minutes. Répondez dans les cadres)
On considère la population de gamètes issue de la méiose d’un individu F1, lui-même issu du croisement de deux lignées pures. On s’intéresse à deux locus polymorphes, A et B, entre lesquels le taux de recombinaison est r.
1 – Quelle est la définition de r ? Cf. cours
2 – Quelles sont les bornes de r ? Justifiez votre réponse.
Les bornes de r sont 0 et 0,5. La valeur 0 correspond au cas où les produits de la méiose sont tous de type « parental » (il n’y a aucun recombinant). La valeur 0,5 correspond au cas où il y a indépendance entre les locus, c’est-à-dire au cas où il y a autant de produits recombinants que de parentaux. Dans ce cas on a r = recombinants/(recombinants+parentaux) = ½.
3 – Pourquoi r ne peut-il pas être utilisé tel quel comme distance génétique ?
Les taux de recombinaison n’expriment qu’indirectement et imparfaitement les fréquences de crossing-over :
– Il peut y avoir plus d’un crossing-over dans un intervalle donné. Ainsi, si deux crossing-over se produisent, leurs effets s’annuleront, si bien que les produits de la méiose seront de type « parental ».
De même on ne fera pas la différence entre un et trois crossing-over dans un intervalle donné, les deux situations engendrant des produits de la méiose de type « recombinant ».
– Il existe de l’« interférence » entre les crossing-over : lorsqu’un crossing-over se produit en un point du génome, cela diminue la probabilité d’en avoir un dans le voisinage. La conséquence est que les crossing-over sont un peu mieux répartis sur les chromosomes qu’on ne l’attendrait du seul fait du hasard.
–
4 – Dans ce contexte, quelle est la raison d’être de la distance génétique de Haldane ? (On rappelle que DH = – 50 ln[1 – 2r]). Donner le principe du raisonnement.
Construire une fonction de distance qui soit additive. Pour cela il faut prendre en compte la possibilité de crossing-over multiples et trouver une fonction de r qui remplisse cette condition.
5 – Quelle est l’unité de distance génétique, et quelle en est la définition ?
Le centiMorgan : distance entre deux locus telle que l’espérance du nombre de crossing-over = 0.01.
Autrement dit : s’il y a une chance sur 100 qu’un crossing-over se produise entre deux locus, la distance génétique entre ces locus est de 1 cM.
N° d’anonymat :
6 – Le taux de recombinaison entre deux gènes est r = 0. Sont-ils génétiquement liés (rayez la mention
inutile) ? OUI NON
Même question pour r = 0,10 OUI NON
Même question pour r = 0,32 OUI NON
Même question pour r = 0,40 OUI NON
Même question pour r = 0,50 OUI NON
7 – Distances génétiques :
- Deux gènes distants de 30 cM sont-ils génétiquement liés ? OUI NON - Deux gènes distants de 50 cM sont-ils génétiquement liés ? OUI NON - Deux gènes distants de 75 cM sont-ils génétiquement liés ? OUI NON