2006, Amérique du Nord - Correction 1. Exercice 1
Question 1 : Rappelons que E X( )= k P X×
(
=k)
si X est la variable aléatoire qui désigne le gain (algébrique) à l’issu du jeu : X est à valeurs dans{
60 30;0 30;20 30− − −} {
= 30; 30; 10− −}
.L’espérance mathématique du jeu est donc E(X) = 4 (60 30) 3 (0 30) 3 (20 30) 0
10 − +10 − +10 − = donc le
jeu équitable. Réponse C
Question 2 : Soit X la variable aléatoire égale au nombre de « oui » tirés. X suit une loi binomiale de paramètre n = 4, 4
p=10 : P
(
X 1≥)
= −1 P X(
=0)
= −1 35 4 =544625. Réponse B.Question 3 : Le joueur tire simultanément deux bulletins de l’urne : il y a 102 10 9 45 2
= × = tirages possibles. La probabilité qu’il obtienne un tirage de deux bulletins de sortes différentes est égale à la probabilité de tirer « oui et non » ou « oui et blanc » ou « non et blanc », soit
4 3 4 3 3 3 33 11
45 45 15
× + × + × = = . Réponse C.
2. Exercice 2 (non spécialistes)
A. 1. a. On a zB = 2 donc 1 3 2 1 3 2 cos sin 2 3
2 2 3 3
i
zB i i i e
π π π
= + = + = + = . Enfin, zC =zB
donc zC 2e i3
− π
= .
A. 1. b. Il semble que le quadrilatère OCAB soit un losange.
A. 2. Prouvons la conjecture précédente :
• Les diagonales (OA) et (BC) se coupent en leur milieu I, d’affixe 1 (B et C ont la même partie réelle 1).
• Ces diagonales sont perpendiculaires (pour la même raison puisque O et A sont sur l’axe (Ox)) A. 3. Rappelons que zA−zB =AB.
Par conséquent, z = − ⇔z 2 OM =AM : ∆ est donc la médiatrice de [OA].
B. Posons ' 4 , 2
z 2 pour z z
= − ≠
− .
1. a. Comme z≠2, z’ = z ssi
( )
2 12
1 3
2 4 2 4 0
1 3
etude du trinome
B C
z i z
z z z z
z i z
= + =
− = − ⇔ − + = ⇔
= − = . A
B
C
O 2
-1
0 1
1
x y
A B
C O
La transformation qui à z associe z’ admet donc B et C comme seuls points fixes.
B. 1. b. On a donc B’ = B et C’ = C.
B. 1. c. L’isobarycentre G a pour affixe 13
(
0+zA +zB)
=2 1+ +3i 3 = +1 i 33 . Donc G’ a pour affixe( )
12 3 3
4 12 3 3
3 3 3 9 3
1 2
3
i i
i i
− − −
− = − = = +
− + +
+ −
.
B. 2. a. Question de cours
On utilise z2 =zz ainsi que les propriétés de z.
• z1×z2 2 =
(
z z1 2)(
z z1 2)
=z z z z1 2 1 2 =z z1 1×z z2 2 = z1 2× z2 2 d’où le résultat (tout est positif).• 12 1 1 1 1 1 12
z = ×z z = × =z z zz = z d’où le résultat.
B. 2. b. D’après les propriétés précédentes, z′ − =2 z−42− =2 − −4 2z z2+4 = z−2z2 = 2z z2
− − − − .
B. 2. c. Soit M un point de la médiatrice de [OA]. On a z = −z 2 et 2 2 2 z z
′ − = z
− donc
2 2 z 2
z′ − = z = donc M’ appartient au cercle de centre A, de rayon 2.
A B
C
O 2 3 4
2
-1
-2
0 1
1
x y
A B
C O
3. Exercice 2 (spécialité)
1. a. σ est une similitude directe comme composé de similitude directe : son rapport est le produit des deux rapports, son angle, la somme des 2 angles des 2 similitudes
• Comme elles sont toutes les deux de même centre Ω, σ est de centre Ω.
• Comme une rotation est une similitude de rapport 1, σ est de rapport celui de h : 2 2 .
• Comme une homothétie est une similitude d’angle 0, σ est d’angle celui de r : 4 π . b. Son écriture complexe est donc du type
( ) ( ) ( )
2 4 2 2 2 1
' 2 2 2 2
2 2 2 2 2
i i
z e z z i z z z
π
ω ω ′ ′ +
− = − ⇔ − = + − ⇔ = − + d’où en développant :
1 1
2
z′ = +i z+ −i.
c. D’un coté z – z’ : 1 1 1 1
2 2
i i
z z− = −′ z + z− + =i − z− +i et de l’autre, on a
(2 ) 2 1 1 1 1
2 2
i i
i −z′ =i − + z− +i = − − z i+ − , d’où l’égalité recherchée.
2. a. Question de cours :
Si A est un point donné d’affixe a, alors l’image du point P d’affixe p par la rotation de centre A et d’angle
2
π est le point Q d’affixe q telle que :
• AP = AQ cad AQ q a q a 1
AP p a p a
− −
= = =
− − .
•
(
AP AQ,)
=π2[ ]
2π ⇔arg q ap a−− =π2[ ]
2π .Finalement, le complexe p a q a
−
− a pour module 1 et pour argument 2
π : q a 1 i2
e i
p a
− = × π =
− , d’où l’égalité
( )
q a i p a− = − .
b. Comme z z− =′ i(2−z′), on peut affirmer que M est l’image de Ω par la rotation de centre M’, d’angle
2
π : le triangle ΩM M′ est donc rectangle isocèle en M’.
3. On note An+1=σ
( )
An .a. Démontrons par récurrence la proposition P(n) : « ( )
2
2 4
2 2
n i n
an e
+ π
= + ».
• Initialisation : on sait que a0 = +2 i et on a bien ( )
0 0 2
2
0 2 4 2 2 2
2
i
a ei e i
π π
+
= + = + = + .
• Hérédité : supposons que ( )
2
2 4
2 2
n i n
an e
+ π
= + et prouvons qu’alors
( )
1 3
1 2 4
2 2
n i n
an e
π
+ +
+ = + .
On a : ( )
. Re . 2
4 4 4
1 1 1 2 1 2 2 2 1
2 2 2 2
Hyp cu n n
i i i
n i n n
a a i e a i e e i
π π + π
+ = + + − = + − = + + − donc
( )
1 3
4 4
1
2
2 2 1
2
n n
i i
an e e i
π π
+ +
+ = + + − cad que P(n+1) est vraie.
• La propriété est donc vraie pour tout n.
b. Pour n = 3, on trouve
3 5
3 2 4 1 2 2 7 1
2 2
2 2 2 2 2 4 4
a ei i i
π
= + = − − + = − .
4. Il faut trouver n0 tel que
( ) ( ) ( )
0
0 0
0 0
2 ln 0,01
2 1
0, 01 2 0, 01 0, 01 ln 2 ln 0,01 13, 3
2 2 ln 2
n
n n
A a n n −
Ω ≤ ⇔ − ≤ ⇔ ≤ ⇔ − ≤ ⇔ ≥ ≈
donc n0 =14.
4. Exercice 3 1. Soit g x( ) lnx 2
= −x, définie pour x >0.
Déterminons la limite de g en O+ : ln tend vers −∞, de même que 2
−xd’où le résultat.
Déterminons la limite de g en +∞: ln tend vers +∞et 2
−x tend vers 0 donc g tend bien vers +∞.
Monotonie : g est dérivable et g x( ) 1 22 0
′ = +x x > pour tout x >0 donc g est croissante.
Zéro de g : g est continue (car dérivable), strictement monotone et elle passe d’une valeur négative (−∞) à une valeur positive (+∞). D’après le théorème des valeurs intermédiaires, elle s’annule une seule fois.
Encadrement du zéro : on a g(2, 3)≈ −0,04 et g(2, 4)≈0,04 donc 2, 3≤x0 ≤2, 4.
2. Soit f définie par f x( ) 5 ln( )x
= x .
a. On sait que 0 0
0 0
2 2
( ) 0o ln 0 ln
g x x x
x x
= ⇔ − = ⇔ = . Par conséquent,
( )
0 0 0 20 0 0
2
5 ln 10
x 5 x
f x = x = x = x . b. Puisque la dérivée de lnt est 1
t et qu’une primitive de u u'n est 1 1 1
un
n
+
+ , on a :
( ) ( )
2( )
2( )
2( )
21 1 1 1
'
ln 1 1 5 5 5
5 5 ln 5 ln ln ln1 ln
2 2 2 2
a a a a
u u
f t dt tdt t dt t a a
t t
= = = = − = .
x 0 2.3 x0 2.4 +∞
g
+∞
0
−∞
3. L’abscisse de P0 est x0 donc l’ordonnée de M0 est
( )
0 2 0f x 10
= x .
L’aire de D1 est donnée par 10 ( )
(
0)
2 02 02( )
05 ln 5 4 10
2 2
x f t dt x f x
x x
= = = = , soit l’aire du domaine D2
(rectangle de coté 1 et f x
( )
0 ).Comme 2, 3≤x0 ≤2, 4 on a 2
0
1,89 10 1,74
≥ x ≥ …
5. Exercice 4 Partie A : étude d’une suite 1. a. Voici le tableau demandé.
N 0 1 2 3 4 5 6 7
xn 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4
yn 0 0,8000 1,4720 1,8386 1,9625 1,9922 1,9984 1,9997
b. Voir ci-dessous
c. La suite
( )
yn semble croissante et converger vers 2.2. a. Posons p x( )= −0, 2x2+ +x 0,8. Il vient p x'( )= −0, 4x+1 qui est positif lorsque 1 2, 5 x<0, 4= . Donc p est croissante de
[
0 ; 2]
et à valeurs dans p( ) ( )0 ;p 2 =[
0,8 ; 2] [
⊂ 0 ; 2]
.b. Notons que par définition, yn+1= p y
( )
n . Démontrons ce résultat par récurrence.• On sait que y0 = ∈0
[
0 ; 2]
.• Par ailleurs si yn∈
[
0 ; 2]
alors yn+1 =p y( )
n ∈[
0 ; 2]
d’après le 2. a.c. Démontrons par récurrence que la suite
( )
yn est croissante.• y1 =0,8>y0.
• Supposons queyn ≤yn+1 : comme p est croissante sur [0 ;2], on a alors
( )
n(
n1)
n1 n 2p y ≤ p y + ⇔y+ ≤y+ . La proposition est donc héréditaire.
Remarque : notez que c’est uniquement le fait que y1>y0 qui rend la suite croissante, si c’était le contraire, y1<y0 alors la suite serait décroissante.
d. Oui. Comme la suite
( )
yn est croissante et majorée par 2, elle converge (sa limite est le point fixe de p dans[
0 ; 2]
, à savoir 2).Partie B: étude d’une fonction
Posons
( )
2 44 11
x x
g x e e
= −
+ . 1. On a ( )0 2 4 04 0 1 0
1 g e
e
×
×
= − =
+ donc (2) est vérifiée. De plus, g est dérivable et
( )
( ) ( )
( ) ( )
4 4 4 4 4
2 2
4 4
4 1 4 1
2 16
1 1
x x x x x
x x
e e e e e
g x
e e
+ − −
′ = =
+ + .
D’autre part, ( )
( )
( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( )
2 2 2
4 4 4 4 4
2
2 2 2 2
4 4 4 4
1 1 1 2 2
4 4 4 4 4 16
1 1 1 1
x x x x x
x x x x
e e e e e
g x
e e e e
− + − − ×
− = − = = =
+ + + + .
La fonction g vérifie aussi la condition (2).
2. a. Montrons que C admet une asymptote horizontale.
En +∞, le terme de plus haut degré est e4x. On a lim
( )
lim 2 44 1 lim 2 44 21
x x
x x
x x x
e e
g x e e
→+∞ →+∞ →+∞
= − = =
+ : C admet
donc une asymptote d’équation y=2. b. On a vu que
( )
( )
4 4 2
16 0
1
x x
g x e
e
′ = >
+ donc g est croissante.
3. La tangente à
( )
Cg à l’origine a pour équation y g= ′( )(0 x−0) ( )+g 0 =4x. Elle coupe donc ∆ : y = 2 en 1; 22 .
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4 2,6 2,8 3
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6 1,8 2 2,2 2,4 2,6 2,8 3 x y