MAÎTRISER L'INFORMATION SCIENTIFIQUE ET MÉDICALE

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MAÎTRISER

L'INFORMATION SCIENTIFIQUE

ET MÉDICALE

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T E C H N I Q U E S E T M É T H O D E S P É D A G O G I Q U E S

J e a n - P a u l B r o n c k a r t d i r e c t e u r d e la collection

Nouvelle collection Delachaux & Niestlé, T.M.P. propose des instruments de travail conçus par des praticiens et destinés aux praticiens : enseignants, éducateurs et rééducateurs.

En cette période d'évolution rapide des théories scientifiques de référence (psychologie de l'enfant, linguistique, mathématiques), T.M.P. contribue à la création de moyens didactiques efficaces, inspirés des théories nouvelles, tout en restant centrés sur les besoins pratiques des éducateurs.

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TECHNIQUES ET MÉTHODES PÉDAGOGIQUES

Michèle Febvre André Giordan

MAÎTRISER L'INFORMATION

SCIENTIFIQUE ET MÉDICALE

A l'usage des étudiants, chercheurs et enseignants de biologie et de médecine

D E L A C H A U X ET N I E S T L É

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Réalisé avec le soutien des Universités de Genève (FPSE, Sciences de l'éducation, Laboratoire de Didactique et Epistémologie des Sciences) et de Nice-Sophia Antipolis.

Si vous désirez être tenu au courant des publications de l'éditeur de cet ouvrage, il vous suffit d'envoyer votre adresse, en mentionnant le pays, aux éditions:

DELA CHAUX ET NIESTLE Service promotion

79, route d'Oron CH - 1000 Lausanne 21

Vous recevrez régulièrement, sans engagement de votre part, nos catalogues et une information sur toutes les nouveautés que vous trouverez chez votre libraire.

ISBN 2-603-00795-5

Cet ouvrage ne peut être reproduit, même partiellement et sous quelque forme que ce soit (photocopie, décalque, microfilm, duplicateur ou tout autre procédé), sans une autorisation écrite de l'éditeur.

<0 Delachaux & Niestlé S.A., Neuchâtel (SwitzerlapttK f-afis 1990

Tous droits d'adaptation, de reproduction et de tmjjpoiQPt^Nrvés pour tous pays

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Remerciements

Nous remercions :

- la Bibliothèque universitaire de Nice Sciences et tout particulièrement Mesdames Brigitte Eyriès et Micheline Eymerie, conservateurs, et Sophie Juan, Bibliothécaire adjointe, ainsi que Mireille Lintz (LDES Genève), pour leur aide documentaire,

- Madame Ginette Gablot du Ministère de la Recherche (France), et Madame Catherine Allais, rédacteur en chef de La Recherche pour leurs informations, - Madame Isabelle Tranier (Z'éditions Nice) qui a su avec patience nous ac- compagner dans l'élaboration technique du livre dont elle a assuré la saisie et la mise en forme.

André Giordan et Michèle Febvre

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INTRODUCTION

1. Recherche scientifique et maîtrise de l'information

Lorsqu'un étudiant se présente à l'Université, frais émoulu du baccalauréat, il annonce souvent un projet professionnel aussi affirmé dans la formulation que vague dans son esprit : «je veux faire de la recherche», et il précise «en biochimie ou en génétique», disciplines prestigieuses et médiatisées. Sans connaître les étapes pour accéder au statut de chercheur, il imagine le laboratoire comme un endroit suréquipé de microscopes et d'appareils sophistiqués, tous en état de marche, et dans ce lieu préservé, une équipe en parfaite communion intellectuelle, expérimente en oubliant le temps et l'extérieur, puissamment motivée par des découvertes en cascade.

La réalité est différente. Une simple visite dans un Centre de recherche, la pratique quotidienne ou l'observation de divers laboratoires internationaux, font découvrir la vraie vie du chercheur.

Même en excluant le temps passé à trouver des crédits, à participer à des multiples commissions sur les programmes de recherche, ou à divulguer le savoir à travers l'enseignement, 90 % du temps restant est dévoré par des tâches non expérimentales.

On évalue en moyenne à 150 heures de manipulation proprement dite pour 1350 heures consacrées à des activités de documentation, de discussion ou de rédaction (estimation annuelle).

Ce travail extra-expérimental, considéré à tort comme secondaire par les épistémologistes des sciences ou par les chercheurs, fait pourtant partie, de la démarche scientifique.

En effet, il ne suffit pas de trouver, ou d'élaborer un nouveau savoir, pour que les faits s'imposent d'eux-mêmes. Encore faut-il les faire connaître, les valoriser et convaincre la communauté scientifique de l'originalité et de la rationalité de la démarche. Trouver les meilleurs arguments, concrétiser ses concepts, imposer ses idées, exigent un apprentissage méthodique, qui est rarement proposé dans les cursus universitaires. Peu de scientifiques y ont d'ailleurs réfléchi ; tout est encore affaire d'habitude, de flair ou d'inspi- ration. Les scientifiques auraient peut-être intérêt à s'inspirer de certaines techniques des publicitaires pour valoriser leurs travaux. Mais ce n'est pas notre propos ici. Nous serons amenés à aborder cet aspect, ultérieurement dans un autre ouvrage.

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Le dessein de ce livre se situe en amont. Avant de trouver il faut chercher.

Or chercher n'est jamais évident, il ne suffit pas d'attendre l'inspiration ou l'idée de génie. La découverte due au hasard et qui détermine la notoriété du savant, fait partie du folklore scientifique. Une recherche se situe par rapport à des antécédents et se prépare à travers diverses investigations.

Tout travail de recherche s'enracine dans un domaine que le spécialiste doit maîtriser. Pour produire du nouveau, il faut avoir fait le bilan du savoir antérieur, avec la conscience des limites, des contraintes et de la solidité des concepts en place, ceux qui font consensus dans la communauté scientifique.

Il faut également maîtriser les domaines connexes, parfois des savoirs éloignés, se révéler apte à faire des rapprochements et à manipuler des modèles. L'hypothèse fructueuse naîtra souvent d'une combinaison origi- nale de savoirs établis.

Dans la pratique, il faut pouvoir étayer ses idées, les faire évoluer en fonction des résultats obtenus, les confirmer ou les modifier. Cela suppose d'être au courant des nouvelles pistes à exploiter, des technologies en développement.

N'existe-t-il pas une technique plus fine de dosage ? N'y aurait-il pas un micro-organisme plus facile à domestiquer ? Un nouveau modèle animal ne serait-il pas plus performant pour tester la résistance à certains virus ? Une nouvelle enzyme n'aurait-elle pas une vitesse de réaction plus rapide ? Tel médicament ne serait-il pas plus pharmacodynamique sur les malades atteints de troubles particuliers ? etc.

Même les étapes de la démarche peuvent se révéler intéressantes et il arrive que des hypothèses abandonnées puis réactualisées, servent pour ressourcer et relancer une recherche.

On voit que le travail du scientifique n'est pas uniquement expérimental.

Auparavant il doit se constituer une culture sans faille. Pour cela, il doit établir une bibliographie du domaine spécialisé qu'il étudie, sans négliger de l'enrichir par des références sur les sujets voisins. Le chercheur passe de longues heures à lire des articles, à rechercher les périodiques ou les ouvrages pertinents pour le traitement de son thème de recherche.

Certains pourront trouver fastidieux ces moments consacrés à la connais- sance et à la réflexion, mais il est impossible d'y échapper. Des questions se posent alors : Comment trouver les documents utiles ? Doit-on tout lire?

Où s'adresser ? N'existe-t-il pas des méthodes pour ne pas perdre trop de temps à travers les millions de pages imprimées chaque année? Comment retrouver son centre d'intérêt ?

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Quand et comment consulter les livres de synthèse, les rapports de recherche, les notes, les fiches techniques ou les notices de matériels, les prépublications diffusées plus rapidement mais de façon plus restreinte que les documents parus, les archives... ?

L'évolution des nouvelles technologies documentaires lui sera-t-elle d'une grande aide ? Qu'en est-il des réseaux d'information ? Les banques de données vont-elles faire le travail à la place du demandeur d'information scientifique ?

Aujourd'hui le jeune chercheur est perdu au milieu de documents de toutes sortes, diffusés par des moyens renouvelés. Le nombre de références biblio- graphiques devient incommensurable, la quantité de journaux spécialisés s'accroît. Comment ne pas se sentir submergé ?

Il y a aussi l'étudiant qui veut poursuivre et achever son cursus et qui souhaite devenir performant dans une profession scientifique ou technique qui débouchera dans certains cas sur la recherche fondamentale ou appliquée.

Autrefois la situation était simple. Pour réussir ses études, il suffisait d'assister au cours, de prendre des notes et de mémoriser le contenu pour l'examen afm de répondre au mot près, à la question posée par l'enseignant.

Aujourd'hui les savoirs évoluent rapidement, leur capitalisation n'est plus primordiale et les Professeurs d'université ne sont plus les seuls détenteurs des connaissances. Dans les apprentissages avec le tableau et la craie, les

«maîtres» risquent d'être dépassés par des méthodes plus performantes. Mais (chut !) s'en sont-ils aperçus ?

Comment l'étudiant va-t-il réussir sa plongée dans la masse documentaire?

Il est fort probable que sa scolarité précédente ne l'y a pas préparé. (1) Sait- il se servir d'un dictionnaire spécialisé, d'une faune, d'un répertoire de données ? Pense-t-il à consulter ces catégories particulières d'ouvrages ? Allons plus loin, connaît-il leur existence ? Sait-il faire la différence entre un document primaire et secondaire, un ouvrage de référence ou de vulga- risation ? Sait-il consulter un fichier de bibliothèque ou rédiger une référence bibliographique ?

Connaît-il les banques de données et les centres serveurs ? A-t-il entendu parler des microfilms, des CD-ROM (Compact disc read only Memory), des vidéodisques ?

1. Un certain nombre de tentatives existent dans l'enseignement primaire, secondaire ou universitaire. Mais elles sont peu généralisées et généralisables. Nous ne pouvons qu'encou- rager les enseignants qui s'y consacrent, souvent aux dépens de leur carrière. Ce n'est pas au programme, du moins pas encore !

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Nos observations montrent qu'il n'en est rien. L'étudiant pense rarement à utiliser un index, une table des matières ou un lexique.

En fait il espère toujours découvrir par hasard, avec le minimum d'efforts l'information qui traitera de la question demandée. Combien de fois ne nous demande-t-on pas un livre sur le sujet d'un cours qui a exigé des mois de compilations et de synthèses !

Et s'il tombe sur le document espéré, dans quelles conditions va-t-il l'ap- préhender ? Souvent il va le feuilleter distraitement un œil sur la télé ou les oreilles vers la Ill-FI quand elles ne sont pas bloquées par les casques d'un baladeur. H envisagera de produire un résumé en prenant quelques notes décousues sur un papier. Puis il égarera le document et comme il n'a pas noté la référence, il sera incapable de reconstituer le titre de l'article, du périodique, la date de parution sans parler de nom de l'auteur ou de la pagination.

Cette situation n'est hélas pas caricaturale ! C'est d'ailleurs notre système d'enseignement qui est en cause plus que l'étudiant lui-même. On met trop l'accent sur une fausse rigueur et sur des recettes en négligeant les savoir- faire qui pourtant feront la différence au sein d'un laboratoire ou d'une entreprise.

D'où le projet de ce livre : proposer des outils pour permettre aux étudiants et aux jeunes chercheurs de maîtriser l'information.

2. Les objectifs d'un livre sur la documentation biologique et médicale

Ce livre s'adresse aux étudiants et aux jeunes chercheurs en Biologie et en Médecine, sans exclure les chercheurs plus confirmés ou les enseignants qui pourront y trouver une aide ou des idées pour améliorer leur pratique.

Il a pour ambition de les guider et de les accompagner dans la recherche, l'identification et l'exploitation d'une source documentaire. Sa perspective est de rentabiliser au mieux l'information et de l'utiliser à la demande, en fonction des questions à traiter à court, moyen ou long terme.

Tout d'abord nous signalerons ici combien il est important d'apprendre "où et comment chercher un document ?". Cela signifie connaître toutes les bi- bliothèques potentielles à proximité de son lieu de résidence et ailleurs, et d'être renseigné sur leurs ressources : quel est le fonds local directement accessible ? quelles sont les connexions avec les documents situés en d'autres lieux et que l'on peut obtenir par commandes ? Même s'il est logique de

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penser en priorité à la bibliothèque universitaire située sur chaque campus, il existe aussi des ressources importantes dans les bibliothèques municipales, les centres culturels, les musées...

Cette recherche de documents sera facilitée par la consultation des grands répertoires où les informations sont classées par ordre alphabétique, théma- tique ou par mots clés. Les documentalistes des laboratoires ou des biblio- thèques produisent parfois des dossiers sur des sujets particulièrement étudiés à un moment particulier par exemple la pollution, l ' environnement ou le SIDA. Ces regroupements thématiques faciliteront la tâche des uti- lisateurs et il faut encourager leurs auteurs à en produire davantage.

On trouvera également des grandes synthèses collectives qui font le point dans un domaine donné ; les chapitres sont régulièrement mis à jour et les renseignements bibliographiques renvoient aux principales sources, par exemple l'Encyclopédie Médico-Chirurgicale est mise à jour deux fois par an.

Signalons aussi des bibliographies courantes en anglais et en français qui recensent les articles parus, identifiés grâce à des tables alphabétiques et systématiques dans chaque discipline.

Les revues de vulgarisation établissent des index annuels thématiques et al- phabétiques par noms d'auteurs. Pour les chercheurs, des revues bibliogra- phiques reproduisent les sommaires à paraître ou parus, Previews, Current contents (current : en cours, contents : sommaires) ou des revues analytiques Progress in... qui regroupent les articles les plus récents et les plus marquants dans une discipline. Certaines de ces revues proposent des analyses des documents sous fonne d'abstracts ou résumés.

Les informations potentielles peuvent parvenir de documents différents, soit primaires, il en existe au moins quatre grands types, soit secondaires qui regroupent des références bibliographiques et non les sources elles-mêmes.

Parmi les textes originaux des études scientifiques, nous distinguerons : - Les documents de recherche ; ce sont les articles spécialisés, générale- ment publiés dans des périodiques, parfois dans les livres. Ce sont aussi les Actes, les Comptes Rendus de Congrès, les Thèses. Il s'agit toujours de travaux de première main qui représentent l'actualité de la recherche et sa progression. A ce niveau, dans les domaines en développement ou protégés par le secret industriel, se situe une très importante littérature dite «grise».

Il s'agit de textes diffusés de façon restreinte à usage interne pour un laboratoire, un Centre de recherche, ou un réseau limité de chercheurs.

L'accès à cette littérature est d'une importance stratégique pour le jeune

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Les mots en gras dans l'introduction font l'objet d'explications dans le texte.

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chercheur mais se révèle difficile. Il vaut mieux cultiver ses relations per- sonnelles que devenir un spécialiste de l'interrogation des Banques de données !

- Les d o c u m e n t s d e r é f é r e n c e : encyclopédies, dictionnaires spécialisés, traités, monographies... L'étudiant et le chercheur y trouvent les données de base souvent sélectionnées et regroupées. Ces livres représentent géné- ralement le point de vue adopté par les scientifiques sur les questions exposées.

- Les m a n u e l s d ' e n s e i g n e m e n t dont les niveaux sont très variables (manuels, précis, abrégés...) selon les lecteurs auxquels ils s'adressent. Les informa- tions sont clarifiées, simplifiées et rassemblées dans des chapitres structurés.

C 'est à ce niveau qu 'émergent des synthèses qui construisent le savoir. Dans cette catégorie, on peut ajouter les polycopiés rédigés par certains ensei- gnants qui sont souvent des mines de renseignements. Il est d o m m a g e que leur diffusion reste locale et confidentielle.

- Les articles d e v u l g a r i s a t i o n sont rédigés pour un public le plus large possible. Leur but est d'avertir de l'intérêt d ' u n sujet et de la méthodologie mise en œuvre. Ils peuvent présenter une synthèse ou une controverse, montrer les répercussions de la recherche pour des applications particulières médicales ou techniques ou dans des domaines plus généraux.

Ces documents sont soit de haut niveau et lus par des chercheurs, des ingénieurs, des médecins, des enseignants et des étudiants (Nature, Science, Scientific american, P o u r la Science - version française du précédent - L a Recherche, Biofutur), soit destinés à un public plus large (Sciences et avenir, Science et vie).

Identifier un document pertinent, c'est-à-dire utile pour le travail projeté n'est pas une fin en soi. Encore faut-il savoir l'utiliser ! La tendance spontanée est une lecture exhaustive et linéaire : l'étudiant avale l'article du début j u s q u ' à la fin et il se demande combien de temps il devra passer sur un livre de plusieurs centaines de pages. S'il lit sans prendre de notes, son attention se relâche et il risque de passer à côté des infonnations utiles.

S'il prend des notes, il a tendance à perdre de vue l'idée générale, ne sait pas trier et accumule des détails inutiles.

Un document se visite c o m m e une exposition, on prend connaissance des lieux et on repère ce qui est digne d'attention. Ainsi il faut comprendre la structure d ' u n document et son organisation avant de rechercher l'informa- tion utile. Il existe des aides pour ce repérage : résumé, introduction, con- clusion, intertitres, illustrations pour un article, table des matières, index,

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glossaire... pour un livre.

Ensuite, que retirer d'une lecture même conduite avec discernement ? Comment reconnaître les idées principales des idées secondaires ? Comment réaliser un résumé analytique qui représente un bon équilibre entre une sous- information frustrante ou une sur-information dommageable ? Des exercices peuvent aider à surmonter cette étape et l'entraînement créera des automa- tismes.

3. La structure de ce livre

Pour vous faire pénétrer dans le domaine particulier de la documentation scientifique nous avons choisi une formule facile. Nous partons du docu- ment, article simple ou livre complexe et en suivant une démarche progres- sive nous abordons les différents types d'articles, de périodiques et de livres.

Pour faciliter votre lecture, le texte des différents chapitres est entrecoupé par des «panneaux de signalisation» qui pennettent un repérage rapide, chacun ayant une signification particulière.

Comprendre

Comprendre, correspond à l'explication théorique du chapitre ou de sa subdivision.

C'est une approche, une présentation, un mode d'emploi ou le développement d'une technique.

Illustrer

Illustrer, correspond essentiellement à des exemples et à des documents. Ils sont variés et vous permettent de vous rendre compte des situations dans lesquelles vous vous trouverez à votre tour.

Conseiller

Conseiller, correspond à des exercices. N'oubliez pas de les faire. Ils vous permettront de prendre conscience de vos difficultés. Peut-être devrez-vous relire le chapitre pour mieux le comprendre ? N'oubliez pas non plus que c'est en organisant votre savoir que vous le mémoriserez plus aisément.

Résumer

Chaque chapitre se termine par un court résumé qui rappelle les idées essentielles.

Nous espérons alors que votre compréhension est parfaite et vos idées claires.

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Voici les grandes lignes des quatre parties :

P r e m i è r e p a r t i e - T r a i t e m e n t d ' u n d o c u m e n t Chapitre I - Traitement d'un article de vulgarisation Chapitre n - Traitement d'un ouvrage

Les principales questions que vous vous posez sur la façon d'aborder un document sont exposées.

Comment lire facilement un document ? Comment identifier et structurer son message? Comment le résumer ?

Pour que 1 ' apprentissage soit graduel et attrayant, nous commen- çons par des documents de vulgarisation courts, avant d'aborder des livres au contenu plus dense et complexe. A chaque étape nous vous ferons travailler sur des textes variés et informatifs.

D e u x i è m e p a r t i e - E t u d e des articles Chapitre m - Identification d'un article

Chapitre IV - Contenu et rôle des différentes parties d'un article scientifique

Chapitre V - Rédaction et utilisation des références bibliographiques dans le cas des articles

Existe-t-il un ou plusieurs type(s) d'article(s) ? Comment iden- tifier un article ? Quelles sont ses particularités qui le rendent unique ? Comment reconnaître les différentes parties et quelles sont leurs fonctions ? Est-il possible d'enregistrer un article identifié pour y revenir par la suite ?

Nous nous attachons à décrire un article de recherche type, en soulignant toutefois les variations possibles. Ce choix est lié à notre préoccupation de vous sensibiliser au contenu des parties d'un article structuré. TI existe des règles pour construire une introduction ou une conclusion... et leur connaissance vous sera utile pour la rédaction de vos propres textes.

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Troisième p a r t i e - E t u d e des p é r i o d i q u e s

Chapitre VI - Parcours à l'intérieur d'un périodique Comment choisir un périodique scientifique ? Comment appren- dre à être un utilisateur efficace ? Comment s'y retrouver dans les rubriques régulières ou irrégulières? Identifier les articles de fond, les dossiers, les nouvelles, les informations techniques ou pratiques ?

Vous gagnerez un temps considérable en sachant identifier le périodique dont vous avez besoin et en apprenant à circuler avec aisance à l'intérieur de ses pages. Nous avons choisi comme exemples des revues de vulgarisation de bon niveau.

Q u a t r i è m e p a r t i e - E t u d e des o u v r a g e s Chapitre VII - Catégoriser les différents types d'ouvrages

Chapitre V M - Identification d'un ouvrage

Chapitre IX - Contenu et rôle des différentes parties d'un ouvrage scientifique

Chapitre X - Rédaction et utilisation des références bibliographiques dans le cas des ouvrages

Comment trouver le livre adapté à ses besoins et à son niveau de connaissances ? Comment identifier un ouvrage ? Quelles sont ses particularités et sont-elles différentes de celles d'un article ? Comment reconnaître ses différentes parties et quelles sont leurs fonctions ? Est-il possible d'enregistrer un ouvrage identifié pour y revenir par la suite ?

Comme vous avez appris à travailler sur les périodiques, le passage aux livres se fera sans problème particulier. Il faut simplement réaliser la diversité des ouvrages afin de choisir en connaissance de cause celui qui répondra à vos besoins et à votre attente.

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- Avertissement au lecteur

Il faut préciser qu'un tel livre n'est pas un roman et qu'il n'est pas question de le lire du début à la fin, en tous cas, pas d'une seule traite. En fonction des ques- tions qui se posent à vous, des préoccupations liées à un travail particulier, vous le consulterez à la carte. Un dernier conseil prenez connaissance de la table des matières à la fin de l'ouvrage pour vous repérer faci- lement.

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PREMIERE PARTIE

TRAITEMENT

D'UN DOCUMENT

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Vous venez de trouver un document dans un périodique, vous avez repéré un livre semble-t-il intéressant à la bibliothèque, ou bien un enseignant vous a donné un texte à étudier. Vous pouvez certes, prendre connaissance du document en le parcourant. Toutefois le plus important est d'en comprendre le contenu, les apports et éventuellement de découvrir son originalité par rapport au savoir établi.

Ces opérations intellectuelles ne sont pas immédiates. Il faut comprendre le texte en définissant sa structure, en recherchant les éléments pertinents;

il faut également le situer dans un domaine de connaissances. Aussi est- il nécessaire d'analyser les raisons qui ont amené l'auteur à le produire.

S'agit-il de faire connaître une découverte, de décrire une nouvelle techni- que, de présenter un état de la recherche, de vulgariser un savoir, d'entrer dans un débat qui se situe au sein de la discipline ?

Le plus simple est la lecture linéaire du texte, du début à la fm. Au passage, on relève les éléments dominants, ceux qui donnent "du sens" au document.

C'est une technique spontanée et rapide ; elle peut même être efficace si on connaît bien son sujet ou si on ne recherche que des informations ponctuelles pour illustrer un écrit en cours de rédaction : encore faut-il savoir les repérer !

Mais souvent pour comprendre un document et rechercher ce qui fait son intérêt, cette démarche est insuffisante. Il devient alors nécessaire de le

"traiter" pour en extraire les idées principales. Ce travail comprend une phase de lecture dynamique que nous chercherons à vous rendre plus attrayante et plus efficace, et une phase d'analyse conceptuelle dont nous vous expliquerons la signification.

Pour expliciter un texte, il est souhaitable de rédiger ce qu'on a compris et le traitement d'un document se traduit souvent par la production d'un résumé ou d'une version abrégée. Nous vous proposerons d'élaborer ces textes réduits : c'est la phase de synthèse rédactionnelle. Une autre technique qui rend bien des services pour appréhender ou structurer un savoir est celle du conceptogramme.

Dans un premier chapitre nous illustrerons ces démarches par des exem- ples tirés d'articles de vulgarisation de bon niveau. Ce sont des textes faciles à lire et à analyser. Dans un deuxième chapitre, nous vous proposerons de faire les mêmes exercices avec des livres.

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CHAPITRE I

TRAITEMENT D'UN ARTICLE DE VULGARISATION

Le traitement d'un document est 1 ' opération qui consiste à extraire d'un texte (court ou long) l'information pertinente qu'il contient, à la sélectionner, à la mettre en forme pour produire un texte plus réduit (100 à 300 mots) résumant les idées principales.

En d'autres termes, cette entreprise a pour but de permettre l'analyse du texte et la production d'un résumé informatif qui condense les éléments mar- quants du message :

- la (ou les) question(s) traitée(s), - "ce qui est dit" ou problématique, - "ce qui est fait" ou méthodologie,

- les résultats obtenus et ce "qu'ils apportent", - le "pourquoi ?" de l'ensemble.

Ce résumé a plusieurs utilisations possibles. TI doit pouvoir servir pour un usage personnel (immédiat ou à plus long terme) ou pour un usage collectif de diffusion de l'information lors d'un travail d'équipe, par exemple.

Le traitement d'un texte se déroule généralement comme nous l'avons indiqué plus haut, en trois phases :

- une phase de lecture dynamique, - une phase d'analyse conceptuelle, - une phase de synthèse rédactionnelle.

Nous insisterons dans les propositions suivantes sur l'aspect utile et sur l'intérêt de ces étapes. Mais en plus, nous vous conseillerons quelques petites techniques pour dynamiser votre lecture. Vous savez combien peut être fastidieuse et rebutante la lecture d'un texte scientifique. Ne propose - t-on pas cette activité pour lutter contre les insomnies ! Notre propos est donc de rendre la lecture active et attrayante.

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2.8. Auteur(s) et éditeur(s) scientifique(s) 183

R é s u m e r 185

C H A P I T R E I X

C o n t e n u e t r ô l e d e s d i f f é r e n t e s p a r t i e s d ' u n o u v r a g e

s c i e n t i f i q u e 187

1. P r é f a c e e t r e m e r c i e m e n t s 188

1.1. Contenu 188

1.2. Infonnations 188

1.2.1. Préface rédigée par un auteur célèbre 188

1.2.2. Préface rédigée par l'auteur 190

1.2.3. Remerciements 191

2. A v a n t - p r o p o s 192

2.1. Contenu 192

2.2. Informations 192

3. T a b l e des m a t i è r e s : s o m m a i r e 193

3.1. Contenu 193

3.2. Infonnations 193

4. B i b l i o g r a p h i e 194

5. G l o s s a i r e o u l e x i q u e 195

5.1. Contenu 195

5.2. Infonnations 195

6. I n d e x 196

6.1 Contenu 196

6.2. Informations 196

7. A n n e x e s o u a p p e n d i c e s 198

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7.1. Contenu 198

7.2. Informations 198

8. I n t r o d u c t i o n 199

8.1. Contenu 199

8.2. Infonnations 199

R é s u m e r 202

C H A P I T R E X

R é d a c t i o n e t u t i l i s a t i o n d e s r é f é r e n c e s b i b l i o g r a p h i q u e s

d a n s le c a s d e s o u v r a g e s 203

1. F i c h e b i b l i o g r a p h i q u e p o u r u n f i c h i e r p e r s o n n e l 203

1.1. Intérêt de la fiche 203

1.2. Modèles théoriques 204

1.2.1. Ouvrage écrit par un ou quelques auteurs 204

1.2.2. Ouvrage collectif rédigé par de nombreux auteurs sous la

responsabilité d'un éditeur scientifique 205

1.2.3. Chapitre d'un ouvrage collectif 205

1.3. Infonnations 206

1.3.1. Ouvrage écrit par un ou quelques auteurs 206

1.3.2. Ouvrage collectif 207

1.3.3. Chapitre d'un ouvrage collectif 208

2. B i b l i o g r a p h i e r é c a p i t u l a t i v e 208 3. C o m p a r a i s o n entre p l u s i e u r s p r é s e n t a t i o n s d e

b i b l i o g r a p h i e s d ' o u v r a g e s 210 3.1. Bibliographie récapitulative par chapitre de l'ouvrage et par

ordre d'apparition des citations dans le chapitre 211 3.2. Bibliographie récapitulativepar ordre alphabétique des noms

d'auteurs ou des mots-vedettes des titres d'ouvrages collectifs 212

Résumer ^ 216

Figure

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