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Master en Gestion des Ressources Naturelles et de la Biodiversité (RESBIO)

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(1)

Centre National de la Surveillance Ecologique

et Environnementale (CNSEE)

Université

Abdou Moumouni de Niamey (UA M) Niger

Master en Gestion des Ressources Naturelles et de la Biodiversité (RESBIO)

Diversité des peuplements ligneux des champs du Bassin versant de Badaguichiri (Tahoua/Niger)

Présenté par : EL HADJI SEYBOU Djibo

Promoteurs: - Pr Ali MAHAMANE - Col. Issoufou WATA

ANNEE ACADAEMIQUE 2011-2012

Président du jury : - Pr Ganglo C. JEAN Rapporteur : - Pr Ali MAHAMANE Examinateur : - Dr. Assogbadjo ACHILLE

Université d’Abomey Calavi (UAC) Benin

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i | P a g e

TABLES DES MATIERES

Remerciements et dédicaces ... i

Sigles et Abréviations ... ii

Liste des tableaux ... iii

Listes figures ... iv

Liste des photos ... v

Résumé . ... vi

Abstract ... vii

INTRODUCTION ... 1

Chapitre 1 : PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ... 3

1.1 Caractéristiques physiques du milieu ... 5

1.1.1 Données/Aspect géomorphologiques ... 5

1.1.2 Climat ... 5

1.1.3 Sol ... 7

1.1.4 Ressources en eau ... 7

1.1.5 Végétation ... 8

1.1.6 Faune ... 8

1.2 Activités socio-économiques ... 8

1.2.1 Population ... 8

1.2.2 Agriculture ... 9

1.2.3 Elevage ... 10

1.2.4 Pêche ... 10

Chapitre 2: MATERIELS ET METHODES

2.1 Matériels ... 11

2.2 Méthode ... 11

2.2.1 Choix des sites ... 11

2.2.2 Méthode d’étude de peuplement ligneux ... 12

2.2.3 Collectes des données. ... 13

2.2.4 Etudes écologiques et chorologiques. ... 13

2.2.4.1 Spectre écologiques ... 13

2.2.4.2 Formes biologiques ... 13

(3)

ii | P a g e

2.2.4.3 Types phytogéographiques ... 14

2.2.5 Identification des espèces récoltées ... 15

2.2.6 Analyse des données ... 17

2.2.6.1 Individualisation des groupements ... 17

2.2.6.2 Traitements des données ... 17

2.2.6.3 Analyse de la diversité. ... 18

2.2.6.4 Analyse dendrométrique du peuplement ligneux… ... 19

Chapitre 3 : RESULTATS ET DISCUSSION ... 21

3.1 Résultats ... 21

3.1.1 Florule ligneuse de la zone ... 21

3.1.1.1 Spectre biologique global ... .22

3.1.1.2 Spectre phytogéographique global ... 22

3.1.1.3 Phytodiversité ... 23

3.1.1.4 Structure globale des ligneux ... 23

3.1.2 Ordination des relevés ... 24

3.1.3 Peuplement ligneux des champs de plateau ... 26

3.1.3.1 Condition du milieu ... 26

3.1.3.2 Formes biologiques ... 27

3.1.4.3 Types phytogéographiques ... 27

3.1.3.4 Phytodiversité ... 27

3.1.3.5 Caractéristique dendrométrique ... 28

3.1.4 Peuplement ligneux des champs de glacis ... 29

3.1.4.1 Condition du milieu ... 29

3.1.4.2 Formes biologiques ... 29

3.1.4.3 Types phytogéographiques ... 30

3.1.4.4 Phytodiversité ... 30

3.1.4.5 Caractéristique dendrométrique ... 30

3.1.5 Peuplement ligneux des champs de la jupe sableuse ... 32

3.1.5.1 Condition du milieu. ... 32

3.1.5.2 Formes biologiques ... 32

3.1.5.3 Types phytogéographiques ... 33

3.1.5.4 Phytodiversité ... 33

(4)

iii | P a g e

3.1.5.5 Caractéristique dendrométrique ... 34

3.1.6 Peuplement ligneux des champs de bas-fond ... 35

3.1.6.1 Condition du milieu ... 35

3.1.6.2 Formes biologiques ... 36

3.1.6.3 Types phytogéographiques ... 37

3.1.6.4 Phytodiversité ... 37

3.1.6.5 Caractéristique dendrométrique ... 38

3.1.7 Synthèse sur les caractéristiques dendrométriques ... 39

3.1.8 Synthèse sur la phytodiversité ligneuse ... 40

3.1.9 Synthèse sur la régénération ... 41

3.2 Discussion ... 42

3.2.1 Caractéristique dendrométrique de la végétation étudiée ... 42

3.2.2 Composition systématique et diversité floristique ... 44

3.2.3 Menaces sur la diversité ligneuse ... 46

CONCLUSION ... 47

Références bibliographiques ... 49 Annexes

(5)

iv | P a g e REMERCIEMENT ET DEDICACE

Au terme de ce travail, réalisé entre la Faculté des Sciences de l’Université ABDOU

MOUMOUNI de Niamey, le Centre National de la Surveillance Ecologique et Environnemental (CNSEE) et l’Université d’ABOMEY CALAVI du Bénin, nous tenons à adresser nos remerciements à toutes les personnes physiques ou morales qui, par leur contribution si modeste soit-elle, ont permis sa réalisation.

Nos remerciements s’adressent tout d ‘abord à Professeur MAHAMANE Ali qui a bien voulu assurer l’encadrement de ce travail. Nous remercions également Professeur BRICE Sinsin, Professeur JAN Bogaert et Docteur BERNARD Ahamide qui œuvre inlassablement pour l’organisation de Master RESBIO.

Nos remerciements vont également à l’endroit du Colonel ISSOUFOU Wata, directeur de Centre National de la Surveillance Ecologique et Environnementale (CNSEE) pour avoir financer nos travaux de terrain et le Commandant OMAR Allou Liman pour tous ses conseils et suggestions. Nos remerciements vont également à l’endroit de toute l’équipe de laboratoire Garba Mounkaila, en particulier Docteur IDRISSA Soumana et Msc RABIOU Habou, pour nous avoir aidés dans le traitement et l’analyse des données, et ont inlassablement contribué à l’élaboration et à l’amélioration de la qualité de ce présent travail. A tout mes collègues du laboratoire de microbiologie de département de Biologie à la Faculté des Sciences de l’Université Abdou Moumouni de Niamey ; MAMAN MANSOUR Abdou ; SEYDOU Issaka ; HAMADOU Moussa.

Enfin à tous les camarades de RESBIO avec qui nous avons passé toute l’année comme des frères.

Nous dédions ce travail à la mémoire de notre cher regretté ELHADJI SEYBOU SAMBO qui nous a quitté au moment où nous étions en Classe de 3ème du collège d’enseignement général de Birni N’Gaouré et à ma très chère mère FADIM Oumarou Bayéro.

(6)

v | P a g e

Sigles et abréviations

AFD : Agence Française de Développement ADM : Ader- Doutchi-Maggia

BV : Bassin Versant

CES/DRS : Conservation des Eaux des Sols et Dégradation et Restauration des Sols CNEDD : Conseil National de l’Environnement pour le Développement Durable CNSEE : Centre National de la Surveillance Ecologique et Environnementale GPS : Geographic Positioning System

ROSELT : Réseau d’Observation et de Surveillance environnemental à long terme RESBIO : Ressoures Naturelles et Biodiversité

UAM : Université Abdou Moumouni UAC : Université Abomey Calavi

(7)

vi | P a g e

LISTE DES FIGURES

Figure 1: Carte d’occupation des terres du Basssin versant de Badaguichiri ... 5

Figure 2: Pluviométries cumulées entre 2007 et 2011 (Station de Garhanga) ... 7

Figure 3: Forme, taille et emboitement des placeaux ... 7

Figure 4: Structure en diamètre du peuplement ligneux des champs du bassin versant ... 23

Figure 5: Diagramme de l’ordination des relevés dans le plan factoriel des axes 1 et 2 de l’Analyse Factorielle de Correspondance Detendancées (DCA) ... 24

*Figure 6: Diagramme de l’ordination des placettes et des variables environnementales dans le plan factoriel des axes 1 et 2 de l’ACC (axes : 1 horizontal et 2 vertical) ... 25

Figure 7: Structure en diamètre du peuplement ligneux des champs (Plateau) ... 28

Figure 8: Structure en hauteur du peuplement ligneux des champs (Plateau) ... 28

Figure 9: Structure en diamètre du peuplement ligneux des champs (Glacis). ... 31

Figure 10: Structure en hauteur du peuplement ligneux des champs (Glacis) ... 31

Figure 11 : Structure en diamètre du peuplement ligneux des champs (Jupe sableuse) ... 34

Figure 12: Structure en hauteur du peuplement ligneux des champs (Jupe sableuse) ... 35

Figure 13: Structure en diamètre du peuplement ligneux des champs (Bas fond) ... 38

Figure 14: Structure en hauteur du peuplement ligneux des champs (Bas fond) ... 39

Figure 15: Taux de régénération par unité géomorphologique ... 42

(8)

vii | P a g e

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Nombre des transects et placeaux par site ... 13

Tableau 2: Nombre des espèces et de genres par famille ... 21

Tableau 3 : Spectre global des formes biologiques ... 21

Tableau 4 : Spectre phytogéographique brut global ... 22

Tableau 4 : Valeurs propres, longueur des gradients et variance expliquée par les quatre premiers axes du DCA ... 24

Tableau 5 : Valeurs propres, longueur des gradients et variance expliquée par les quatre premiers axes de la ACC ... 25

Tableau 6 : Résultat du test de permutation de Monte-Carlo obtenu après 499 répétitions .. 26

Tableau 7 : Composition floristique des champs de plateau ... 26

Tableau 8 : Spectre brut de formes biologiques ... 27

Tableau 9 : Spectre brut des types phytogéographiques ... 27

Tableau 10 : Composition floristique des champs de glacis ... 29

Tableau 11 : Spectre biologiques brut ... 30

Tableau 12 : Spectre phytogéographique brut ... 30

Tableau 13 : Composition floristique des champs de la jupe sableuse ... 32

Tableau 14 : Spectre biologique brut ... 33

Tableau 15 : Spectre phytogéographique brut ... 33

Tableau 16 : Composition floristique des champs de bas fond ... 36

Tableau 17 : Spectre biologique brut ... 37

Tableau 18 : Spectre phytogéographique brut ... 37

Tableau 19 Paramètres dendrométriques par unité géomorphologique ... 40

Tableau 20 : Paramètres de diversité floristique par unité géomorphologique ... 41

Tableau 21 : Matrice de similarité entre les unités géomorphologiques ... 41

Tableau 23 : Analyse comparée de la régénération par unité géomorphologique ... 42

(9)

viii | P a g e

LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : Sols brunifiés associés à des vertisols dans le bas-fond ... 8

Photo 2 : Culture de l’oignon dans la vallée pendant la décrue ... 10

Photo 3 : Champ non boisé de la jupe sableuse à Bouji ... 43

Photo 4 : Coupe de la racine de Faidherbia albida ... .46

Photo 5 : Emondage sur Faidherbia albida ... 46

Photo 6 : Les femmes du village de Grado sud de retour de la coupe du bois frais ... 47

(10)

ix | P a g e Résumé

Cette étude a été réalisée sur le bassin versant de Badaguichiri et vise à évaluer la diversité des peuplements ligneux des champs suivant la géomorphologie de ce dernier. Pour cela, des relevés floristiques ont été effectués et analysés. Les résultats obtenus à travers cette étude montrent que la flore ligneuse est composée de 24 espèces ligneuses, reparties dans 18 genres et 13 familles.

Les types biologiques dominants sont les phanérophytes. Aussi, l’étude chorologique montre que les espèces soudano-zambéziennes-saharo-sindiennes et soudano-zambéziennes sont les mieux représentées. L’Analyse Factorielle de Correspondance quant à elle, n’a pas permis de distinguer des groupements des végétaux ; néanmoins le test de permutation de Monte Carlo montre que seules la géomorphologie et la teneur en argile (P= 0,002) semblent expliquer cette structuration de la végétation ligneuse de la zone.

Par ailleurs, l’analyse de la diversité alpha (indice de Shannon-Weaver, H = 3,36 bits) montre que la flore du bassin versant est diversifiée. En effet, le bas-fond est l’unité géomorphologique la plus diversifiée (H = 3,30 bits et S = 18 espèces) grâce à son bilan hydrique favorable au développement des espèces ligneuses. Quant à la structure en diamètre, on a une distribution en allure "J renversée" caractéristique des peuplements mutlispécifiques et stables pour tous les différentes unités géomorphologiques sauf pour le plateau dont la distribution est asymétrique positive ou asymétrique droite. Pour la structure verticale, elle présente une distribution asymétrique positive pour l’ensemble des unités géomorphologiques résultant de l’abondance des individus jeunes. Cette distribution traduise des perturbations dans la croissance en hauteur des différentes espèces ligneuses qui constituent le peuplement. Ces résultats issus de cette étude constituent des données de référence pour les actions de recherche, d’aménagement, de gestion et de suivi dynamique sur le long terme des ressources ligneuses du bassin versant.

Mots clés : phytodiversité ligneuse ; bassin versant de Badaguichiri ; unité géomorphologique ; structure en diamètre et verticale.

(11)

1 | P a g e

INTRODUCTION GENERALE

Les écosystèmes sahéliens sont considérés comme des systèmes non équilibrés, maintenus par la permanence de contraintes et de perturbations d'origine édapho-climatiques et anthropiques (Young et Solbrig, 1993). Par ailleurs, Claude et al. (1991) notent qu'en l'absence de contraintes et de perturbations, ces écosystèmes présentent de réelles capacités de régénération dues aux caractères physiologiques (modification des organes face à l’aridité) des espèces et à la structure de la végétation adaptés à la sécheresse et à la variabilité des conditions édapho-climatiques.

Le Niger à l’instar des pays du sahel connait une forte croissance démographique (le taux d'accroissement naturel de la population est de 3,3%)1, se traduise par une très forte augmentation des superficies des terres cultivables, sans qu'il y ait des changements fondamentaux des techniques agricoles. Cette forte demande de terre constitue une menace grave pour les ressources naturelles dont dépendent la survie et le bien être des communautés locales (Cornet, 1996 ; Délabre, 1998 ; Barrière et Barrière, 1996). Au Niger, environ 90% des besoins fondamentaux de la population rurale sont satisfaits à partir des ressources biologiques, dont les produits forestiers (vision nationale de la diversité biologique, thème 16.). En effet, d’après la stratégie nationale (2000) et le plan d’action en matière de biodiversité du Niger (2000), 210 espèces végétales spontanées et cultivées présentent un grand intérêt dans le régime alimentaire des populations, particulièrement pendant les périodes de disette et de famine ; 235 espèces sont utilisées pour l’alimentation du bétail ; 270 espèces en pharmacopée et 127 dans l'artisanat.

Toujours d’après les mêmes sources, d’autres espèces sont utilisées à des fins esthétiques, culturelles, cultuelles, religieuses, scientifiques, technologiques ou pour leur valeur écologique.

Elles jouent aussi un rôle important dans la protection des terres des bassins versants.

La région de Tahoua est particulièrement marquée par l’extension des cultures pluviales sur des terres marginales accélérant l’érosion sous l’action de l’intensité de la pluie ; du vent et le surpâturage (Mahamane et al. 2007b). Ce qui a eu pour conséquence la dégradation du potentiel productif des terres, ayant pour corolaire l’insécurité alimentaire à la quelle est exposée les communautés locales de cette région. La recherche de l’amélioration des conditions de vie meilleures conduit à un rabattement de ces communautés vers les zones un peu plus humides en l’occurrence les Bassins versants. Ce bassin versant de Badaguichiri n’est pas épargné. Les plateaux de ce dernier ont subi des aménagements de restauration des terres agricoles dégradées

1 Tiré dans la note de Communication Publique d’Opération, Projet d’Aménagement de Bassin versant de Badaguichiri au Niger, AFD.

(12)

2 | P a g e réalisés par le projet intégré Keita (PIK) à son temps. Ces travaux ont permis d’améliorer la productivité des terres et le rétablissement de la végétation sur ces plateaux (Moustapha, 2008).

Néanmoins, l’action combinée du climat extrême, des effets des sécheresses récentes et de la croissance démographique galopante (taux de croissance de 3,3%) ont contribués fortement à la dégradation des ressources ligneuses du bassin versant. La Biodiversité végétale en particulier la diversité ligneuse du bassin versant est très peu connue. Cependant, quelques études portant sur la Biodiversité végétale ont été conduites dans la bande sud du sahel par Amani (2008) dans les milieux de culture souchet (Maradi) ; Katkoré (2010) dans la forêt classée de Dazga (Zinder) et Saadou (1998). Ces études ne fournissent pas des informations affinées sur la diversité ligneuse et ne concernent spécifiquement pas le bassin versant de Badaguichiri. Ainsi, la connaissance de la diversité de ces peuplements ligneux du bassin versant trouve toute son importance pour une gestion durable de ce dernier et dans une double perspective de lutte contre la désertification et la pauvreté qui sévit dans la zone. En effet, l’inventaire de cette diversité ligneuse permettra d’une part de mieux connaitre ses éléments constitutifs pour l’aménagement approprié du bassin versant et d’autre part d’effectuer un suivi de sa dynamique au cours du temps.

En raison de tous ces intérêts et pressions sur les ressources ligneuses, des organismes internationaux, des projets de développement, des institutions de recherches et les décideurs politiques œuvrent ensemble pour asseoir une politique de gestion durable des ressources. C’est dans cette optique qu’intervient le CNSEE (Centre National de Surveillance Ecologique et Environnementale) à travers son Dispositif National de la surveillance environnementale (DSNE) mise en place en collaboration avec l’Université Abdou Moumouni de Niamey. A travers ce dispositif des observatoires environnementaux ont été labellisés. Le présent travail entre dans le cadre de l’étude de référence de l’observatoire de l’Azawak (Tahoua) et porte sur la diversité des peuplements ligneux des champs du Bassin versant de Badaguichiri. L’objectif général de cette étude est d’évaluer la diversité des peuplements ligneux des champs pour une meilleure intégration de la composante ligneuse dans l’aménagement et la gestion durable du dit bassin versant. Les objectifs spécifiques se résument à:

 dresser la liste floristique de toutes les espèces ligneuses dans les champs du bassin versant ;

 déterminer les types biologiques et phytogéographiques ;

 établir la structure en diamètre et en hauteur du peuplement ligneux des champs du bassin versant ;

évaluer la densité à l’hectare et le recouvrement moyen des individus ligneux ;

(13)

3 | P a g e

évaluer la diversité alpha de la végétation ligneuse du bassin versant et en particulier celle des différentes unités géomorphologiques.

Ce travail est composé outre l’introduction et la conclusion de trois chapitres:

 Un premier chapitre dans laquelle sera présentée la zone d’étude ;

 Le deuxième chapitre comprendra le matériel et les méthodes utilisés ;

 Le troisième chapitre sera consacré à la présentation des résultats et aux discussions.

(14)

4 | P a g e CHAPITRE 1 : PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE

Notre zone d’étude est le bassin versant de Badaguichiri. Situé dans le compartiment sud- sahélien occidental B1 entre les latitudes 5°10’ et 5°60’ Est et les longitudes 14°20’ et 14°40’

Nord, il couvre une superficie de 1 428,83 km² ; long de 80,7 km et avec une large moyenne de 19 km. Le bassin versant de Badaguichiri est l’un des plus grands bassins versants de la région de Tahoua. Ce bassin versant s’étend sur sept (7) communes situées dans trois départements : Keita (2 communes), Illéla (4 communes) et Bouza (1 commune). Le substrat est formé par les sédiments du continental terminal sur les plateaux latéritiques, et sables constituant les dunes fixées, les terrasses sableuses et occupant le fond des vallées sèches.

(15)

5 | P a g e Figure 1 : Carte d’occupation des terres du bassin versant de Badaguichiri (ROSELT, 2005)

#

#

#

#

##

#

#

#

Badaguichiri

Illela

Allakaye Garhanga Tamaske

CARTE D'OCCUPATION DES TERRES DES COMMUNES DU BASSIN VERSANT DE BADAGUICHIRI DE 2005

N

8 0 8 16 Kilom eters

Juillet 2008 Conc epti on et réalisation :

- A bas sa Issaka Ex pert S IG

- W ata Iss oufou - Coordonnateur R OSE LT - Niger

830000

1560000 1650000

700000

Chel lieu commune

#

Limite département

Arboriculture fruitière Plantation d'Azadiracta indica

Formation mono spécifique de Prosopis juliflora

Milieu humain Surface dégradée

Mare

Surface boisée

Cordon ripicole/Formation de bas fonds

Plateaux/Tallus Cultures pluviales

#

Localisation de la zone d'étude

So u rc es :

- Im a g e sp ot d e 2005 - Ba se s d e d o n né es IGN N Limite des communes

(16)

6 | P a g e 1.1 Les caractéristiques biophysiques du milieu

1.1.1 Données/ Aspect géomorphologique

Le modelé du bassin versant fait ressortir la configuration habituelle du relief des vallées du complexe de l’Ader-Doutchi-Maggia (ADM) à savoir du plateau au bas-fond de la vallée en passant par le talus et le glacis.

- Les plateaux : ils s’étendent sur des formations géologiques appelées continental terminal (CT). Ces formations s’étalent en surfaces planes sur lesquelles des dépôts de sable éolien ont formé des placages sableux. Les pentes sont régulières de l’ordre de 0,6%. Ces plateaux dans la majeur partie ont subis des aménagements des CES/DRS qui ont permis d’améliorer l’infiltration et réduire le ruissellement ;

- Les talus: la partie haute des versants est formée par la cuirasse ferrugineuse et les grès de la série sidérolithique de l’Ader-Doutchi. Ce relief en escaliers constitue une zone favorable à l’infiltration des eaux de pluies et au développement de la végétation (arbustes et touffes de graminées). La partie basale des versants et les surfaces aplanies reposent généralement sur un relief résiduel des grès du Crétacé avec une imprégnation et présente un aspect de cuirasses alvéolaires. La valeur agronomique de cette partie des versants est faible à nulle.

- Les glacis : ils se développent sur les longues pentes de raccordement entre les hautes surfaces (plateau) et les jupes sableuses. Cette partie est recouverte par une mosaïque de plages nues encroutées. On note la présence des zones de cultures ou des jachères ;

- Les jupes sableuses : ce sont des piémonts dégradés. L’infiltration est élevée, le drainage rapide est très marqué avec la présence de nombreux ravins qui convergent vers les bas fonds.

C’est un domaine des terres de culture aux sols ferrallitiques ;

- Les bas fonds : ce sont des koris où viennent stagner les eaux de ruissellement. C’est le domaine des terres fertiles aux sols lourds. Les sols sont des vertisols où l’infiltration est moindre.

1.1.2 Climat

Le climat est du type tropical sec, la zone d’étude appartient à la zone agro-climatique sahélienne. La pluviométrie annuelle de la zone varie entre 200 et 425 mm/an. Elle se caractérise par des températures élevées de mars à octobre avec un maximum dépassant 47°C.

De novembre à février les températures sont relativement douces, avec un minimum de 15°C.

(17)

7 | P a g e Les vitesses annuelles moyennes du vent tournent autour de 3 m/s. Les vents dominant sont l’harmattan (vent du Nord-est à Est) et la mousson (vent du Sud-ouest à ouest). Ils soufflent respectivement d’octobre à mai et de juin à septembre. Ces vents d’harmattan au moment de leur passage dessèchent toute végétation herbacée causant la disparition du tapis végétal et l’ensablement des superficies cultivables. L’évapotranspiration annuelle est de 2781 mm mais peut dépasser 4000 mm certaines années.

La figure 2 donne la situation pluviométrique de la station de Garhanga (Keita) entre 2007 et 2011. A travers cette figure, on constate que l’année 2008 est celle qui a enregistrée plus de pluie avec 554 mm contre seulement 414,4 mm en 2009.

Figure 2 : Pluviométries cumulées entre 2007 et 2011 (Station de Garhanga)

1.1.3 Sols

La toposéquence allant du sommet d’une colline au cœur d’une vallée présente les types de sols suivant :

 les lithosols sur les affleurements gréseux et calcaire;

 des associations des sols sableux brun rouge et des sols ferrugineux lessivés incorporant des colluvions hétérogènes au niveau des versants;

 des alluvions limono-sableux aux sols peu évolués ou brunifiés associés par endroit à des vertisols au niveau des petites plaines d’inondation au niveau des bas-fonds et vallées.

0 100 200 300 400 500 600

2007 2008 2009 2010 2011

Hauteur des pluies (mm)

Années

(18)

8 | P a g e Photo 1: Sols brunifiés associés à des vertisols dans le bas-fond (Djibo, 2012)

1.1.4 Ressources en eau

Les ressources en eaux de surface sont assez réduites et fortement exploitées contrairement aux ressources en eaux souterraines qui sont quant à elles énormes et très peu exploitées.

Toute la région de Tahoua se trouve sur la nappe des grés du Tégama (la plus importante du sahel) qui s’observe entre 30 et 50 m sous le sol. Épais de 500 à 700 m, l’aquifère de cette nappe présente un volume exploitable de plusieurs centaines de milliards de m3. Plus de 25%

des mares du Niger se trouve dans la région de Tahoua pour des raisons des postures géomorphologiques très favorables. En année de régime pluviométrique moyen, la région compte une vingtaine de mares permanentes. Elles constituent un potentiel agro-sylvo- pastoral et piscicole important, et sont exploitées sous cultures de décrue et pour l’abreuvement des animaux. Depuis 1982 on constate une tendance à l’augmentation du nombre des mares et de leurs superficies suite à la disparition du couvert végétal et l’augmentation du potentiel de ruissellement des impluviums des bassins versants alimentant les mares associé à la réduction de l’infiltration des eaux au niveau des lits des mares.

En saison des pluies apparait des chapelets de mares semi-permanentes partiellement exploitées dans les bas-fonds et les vallées.

1.1.5 Végétation

La végétation est fonction de la pluviométrie et du type de sol. En condition naturelle son importance est fonction de la pluviométrie et explique pourquoi elle croit du Nord au Sud dans la région de Tahoua. On distingue :

 la steppe arborée comportant de nombreux épineux Acacia et des euphorbes;

(19)

9 | P a g e

 la steppe arbustive à graminées annuelles.

Flore : Guiera senegalensis, Commiphora africana, Combretum micranthum, Acacia

macrostachya, Lannea acida, Croton zambesicus, Acacia ataxacantha, Acacia tortilis, Acacia nilotica, Combretum nigricans, Boscia senegalensis, Boscia angustifolia, sur les plateaux latéritiques, Hyphaene thebaica, Balanites aegyptiaca, Ziziphus mauritiana, Pilostigma réticulatum, Bauhinia rufescens, Annona senegalenis, Combretum glutinosum, Sclerocarya birrea, Faidherbia albida, dans les vallées sèches.

1.1.6 Faune

Jadis, la région de Tahoua était l’une des plus giboyeuses du pays. On y rencontrait aussi bien les espèces sahariennes que sahéliennes (Gazelles damas, dorcas, rufifrons, Addax, Oryx, Outardes, Autruches) et dont les effectifs étaient très importants. De nos jours, suite aux effets conjugués de l’homme (surpâturage, braconnage, destruction des habitats etc.) et du climat (sécheresse) les effectifs de cette faune ont considérablement diminué et certaines espèces ont même disparue (Oryx, Addax). On note aussi la présence des oiseaux migrateurs autour des points d’eau et le retour progressif de la faune dans les zones récupérées par les projets.

1.2 Activités socio-économiques

1.2.1 Population

Les cinq communes qui partagent le bassin versant totalisent 434 villages et tribus et comptent une population de 349600 habitants (Répertoire national des communes, 2006 ; Hambally, 2008). Les principaux groupes sociaux par ordre d’importance numérique sont: les Haoussas, les Peuls et les Touaregs. La population de la zone a connu une augmentation exponentielle. Elle est passée pour le département d’Illéla de 100 328 en 1977 à 256 813 en 2001. En trente ans, la population de ce département a été multipliée par 2,5. Ce fort accroissement de la population est commun à la zone. IL anéantit tous les efforts de développement. La transition démographique ne s’est pas encore opérée même si la saturation foncière liée à ce croît démographique a entrainé de nouveaux comportements fonciers ou du moins de nouvelles stratégies foncières dont le niveau de contradiction actuelle se caractérisent par une forte marchandisation foncière et de pratiques de location des terres très généralisées

(20)

10 | P a g e 1.2.2 Agriculture

C’est la principale activité pratiquée par la population de sept communes riveraines du bassin versant de Badaguichiri. Les principales spéculations sont le mil, le sorgho et le niébé cultivées en association ou en monoculture. En effet, le rendement de mil est passé dans la même zone de 346 kg/ha en 1993 à 557 kg/ha en 2007. Quant aux productions de mil, elles sont passées de 36507 tonnes de mil à 121066 tonnes. En 15 ans la production de mil a été multipliée par 3,3. Tout l’effort de l’intensification fourni par les populations est annulé puisque dans la même période 7 années sont déficitaires sur le plan du bilan céréalier. Nous sommes manifestement en présence d’un agro-système en crise. Les autres cultures dites de rente sont : l’oignon, l’arachide, le sésame, le voandzou, le gombo et l’oseille cultivés pour valeur économique.

Photo 2 : Culture de l’oignon dans la vallée pendant la décrue (Djibo, 2012) 1.2.3 Elevage

La bande sud du sahel dispose d’un potentiel pastoral important dont l’accessibilité est fonction de la période de l’année. Le système d’élevage est du type extensif avec la pratique de transhumance à un certain période de l’année, généralement en saison sèche à la recherche du pâturage et des points d’eaux. Le cheptel est constitué par les bovins, les camelins, les ovins, les caprins et les asins.

1.2.4 Pêche

La région de Tahoua dispose d’importants plans d’eau (mares, retenues artificielles) dont seulement une vingtaine est exploitée sur le plan halieutique. Mais le processus d’ensablement

(21)

11 | P a g e et d’envahissement des mares par des végétaux devient de plus en plus préoccupant avec des impacts négatifs sur les prises. Les acteurs intervenant sur ces plans d’eau sont des pêcheurs locaux cohabitant pour l’essentiel avec des nigérians, des femmes mareyeuses qui assurent l’acheminement du poisson frit et fumé vers Illéla, au Nigeria, où la demande reste forte, contrairement à Tahoua où les actions de sensibilisation n’ont que partiellement eu des impacts sur la consommation. Les organisations de coopératives de pêcheurs existantes expriment un besoin pressant de renforcement des capacités : formation aux techniques, accès aux engins de pêches … etc.

(22)

12 | P a g e

CHAPITRE 2 : MATERIEL ET METHODES

2.1 Matériels

Le matériel utilisé est de deux sortes : le matériel végétal et le matériel de collecte de données.

Le matériel végétal est constitué par la faciès ligneuse des champs du bassin versant. Le matériel de collecte de données ainsi que leur utilité sont présentés dans un tableau (voir Annexe 4).

2.2 Méthode

2.2.1 Choix des sites

A la suite d’une réunion de synthèse de la mission de relevés biophysiques réalisée en mois de septembre 2011 par la CNSEE en collaboration avec l’Université Abdou Moumouni à travers le laboratoire Garba Mounkaila de la Faculté des Sciences et Techniques, entrant dans le cadre de l’étude de référence de l’observatoire de Tahoua, des thématiques ont été formulées pour mieux approfondir la connaissance de la diversité floristique du bassin versant. C’est à cet effet que, trois sites ont été retenus (tableau 1)

Tableau 1: Description des sites

Nom du site Villages du site Coordonnées du site Caractéristiques du site

Badaguichiri Tambas ; Aduinguiro ; Badaguichiri

N14°30’33,2’’, E005°23’06,9’’

- Sols sableux ; - Végétation à Azadirechta indica et Ziziphus mauritiana Bouji Bouji 1 et 2 ; Ala N14°30’53,9’’

E005°26’38,6’’

- Sols sablo-limoneux et argileux dans les basses dépressions ; - Végétation à Bauhinia rufescens et Ziziphus mauritiana

Garhanga Zongo garhanga ;

garhanga kelgress

N14°32’50,7’’, E005°46’07,2’’

- Sols sableux ; - Végétation à Bauhinia rufescens et Acacia tortilis

Le choix de ses sites était guidé sur l’accessibilité et l’hétérogénéité du point de vue diversité floristique.

(23)

13 | P a g e 2.2.2 Méthode d’étude du peuplement ligneux

L’inventaire dont l’objectif est d’évaluer la diversité des peuplements ligneux dans les trois sites choisis était réalisé suivant des transects partant du village vers la brousse. La méthode est similaire à celle adoptée par Yamba (1994) et Larwanou (2005). Ainsi, un inventaire dans les placeaux le long des transects (échantillonnage systématique) permet de faire ressortir l’hétérogénéité qui existe dans le milieu lorsqu’on s’éloigne du village. Ces transects sont orientés suivant la toposequence, du plateau vers le bas-fond correspondant à un gradient d’humidité et de profondeur du sol comme là si bien indiquer Atta et al (2010). Ces transects sont variables en fonction de l’hétérogénéité du site et sont distants d’au moins d’un kilomètre.

Pendant le parcours du transect, des placeaux sont mises en place de 50 m*50 m (2500 m2) des dimensions chacun (Larwanou, 2005; Dan Guimbo, 2011) tous les 100 m à partir de 300 m du village. Nous avons opté les dimensions 50 m*50 m, car il s’agit d’un milieu anthropisé (champs). Nous estimons qu’avec telles dimensions l’essentiel de la diversité des ligneux serait relever par comptage des individus par espèce dans chaque placeau. Le placeau ou unité d’échantillonnage est délimité en appliquant la méthode du triangle (4, 3 et 5 c’est-à-dire longueur = 4 m, largeur = 3 m et la diagonale = 5 m) à l’aide de trois piquets. Cette taille de placeau (0,25 ha) permet aussi une bonne comparaison entre les différentes unités géomorphologiques étudiées (Hall et Okali, 1979).

Figure 4: Forme, taille et emboitement des placeaux Tableau 2: Nombre des transects et placeaux par site

Sites

Nombre de transects

Nombre de placeau Badaguichiri 2 19 Bouji 2 20 Garhanga 2 20 Total 6 59

Placeau 50 m

100 m 50 m

1 Km

Est

Est

Est Ouest

Ouest

Est

(24)

14 | P a g e 2.2.3 Collectes des données

Au niveau de chaque placeau, toutes les espèces ligneuses seront identifiées et recensées. Le nombre de pieds par espèce est déterminé. Les rejets seront recensés pour chaque espèce. Est considéré comme rejet, tout pied d’une espèce dont la hauteur totale n’atteint pas 1 m et le diamètre à 0,2 m est inferieur ou égal à 2 cm. Un pied adulte est tout sujet d’une espèce dont les caractéristiques ci-dessus ne lui sont pas applicables. Les paramètres dendrométriques mesurés sont :

 la hauteur de la plus grande tige pour tous les sujets dont la hauteur dépasse 1 m ;

 le diamètre à 0,2 m pour tous les sujets dont la hauteur totale n’atteint pas 1,30 m ;

 le diamètre à 1,30 m pour tous les sujets dont la hauteur totale dépasse 1,30 m

 le diamètre moyen de la couronne suivant deux axes perpendiculaires en simulant leur projection verticale au sol à l’aide d’un mettre ruban. Ce paramètre sert à déterminer le recouvrement global de ligneux dans les Trois sites.

Les coordonnées géographiques du centre de chaque placeau ont été prises au GPS.

2.2.4 Etudes écologiques et chorologiques

2.2.4.1 Spectres écologiques

L’appréciation des stratégies de vie (formes biologiques) et l’étude de la distribution géographiques des espèces peuvent se faire à l’aide de l’étude des spectres écologiques (Omarou, 2003 ; Mahamane, 2005 et Habsatou, 2009). On distingue :

 Spectre brut : qui indique la proportion centésimale des espèces appartenant à chaque catégorie considérée ;

 Spectre pondéré : se calcule en combinant à chaque espèce un intervalle de valeur correspondant à un coefficient d’abondance-dominance pour l’ensemble des relevés contenant des espèces de la catégorie considérée. Ainsi on a (+) = 0.5 ; (1) = 3 ; (2) = 15 ; (3) = 37.5 ; (4) = 62.5 ; (5) = 87.5 et les espaces vides par 0. Du fait que notre étude s’est limitée uniquement aux ligneux, nous n’avons pas à déterminer le spectre pondéré.

2.2.4.2 Les formes biologiques

(25)

15 | P a g e Les formes biologiques ou types biologiques (TB) désignent le comportement adaptatif des espèces végétales. Dans le cadre de ce travail, après l’identification, les formes biologiques ont été nommées selon le système de Raunkiaer (1934), appliqué par Saadou (1990), Baina (2000), Morou (2001), Mahamane (2005), Amani (2008) et Habsatou (2009) ; système qui donne la subdivision suivante :

 Phanérophytes (P) : ce sont des végétaux ligneux, pérennes, dont les bourgeons de rénovation sont situés à plus de 50 cm du sol. Les phanérophytes se répartissent dans notre zone d’étude en :

 nanophanérophytes (np) : de 50 cm à 2 m. Ce sont essentiellement des arbrisseaux ;

 microphanérophytes (mp) : de 2 m à 8 m ;

 mésophanérophytes (meP) : de 8 m à 30 m ;

 liane nanophanérophytes (Lnp), liane microphanérophytes (Lmp) lorsque le port de la plante est lianescent.

 Chamephytes (CH) : ce sont, d’après Lebrun (1947) et Saadou (1990), des espèces ligneuses ou suffretescentes pérennes, dont les bourgeons de rénovation sont situés à 50 cm du sol au maximum ;

 Hémicryptophytes (H) : ils désignent des plantes dont les bourgeons de rénovation affleurent à la surface du sol ;

 Géophytes (G) : ce sont des plantes dont les organes vivaces sont enfouis dans le sol. Les organes vivaces, pouvant être rhizomateux, bulbeux ou tuberculeux, génèrent des tiges aériennes herbacées pendant la saison humide et se résorbent pendant la mauvaise saison.

Les géophytes sont subdivisées en :

 géophytes rhizomateux (Gr) ;

 géophytes bulbeux (Gb) ;

 géophytes tuberculeux (Gt) ;

 Thérophytes (T) : ce sont des plantes annuelles qui accomplissent tout leur cycle de développement pendant la saison favorable. Durant la saison sèche, les thérophytes vivent à l’état de graines. Comme pour les phanérophytes, l’on a précisé liane thérophyte (LT) quand la plante est une liane.

2.2.4.3 Les types phytogéographiques

La phytogéographie étudie la répartition des espèces végétales à la surface du globe (Lacoste et Salanon, 1969; Schnell, 1971; Mahamane, 2005) et cité par Habsatou (2009). Il s’agit ici de

(26)

16 | P a g e la détermination des affinités chorologiques des différentes espèces recensées. L’étude a été faite au laboratoire, sur la base des subdivisions chorologiques pour l’Afrique de White (1983) adoptée par Saadou (1990). Les types phytogéographiques retenus sont:

 Les guinéo-congolaises-soudano-zambéziennes (GC-SZ) ;

 Les soudano-zambéziennes (SZ) ;

 Les saharo-sindiennes (Sah.S) ;

 Les saharo-sindiennes-méditerranéennes (Sah.S-Med) ;

 Les guinéo-congolaises-soudano-zambéziennes-saharo-sindiennes (GC-SZ-Sah.S) ;

 Les soudano-zambéziennes-saharo-sindiennes-méditerranéennes (SZ-Sah.S-Med) ;

 Introduit (i)

2.2.5 Identification des espèces récoltées

Elle s’est opérée en deux étapes: la première s’est déroulée sur le terrain et la deuxième a eu lieu au laboratoire « Garba Mounkaila » de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Abdou Moumoune. Pour cette détermination des espèces échantillonnées et agencées en herbier, nous nous sommes servi de :

 Flore du Sénégal de Berhaut (1967);

 Flore illustrée du Sénégal de Berhaut (1971, 1974, 1975, 1976, 1979);

 Arbres et arbustes et lianes des zones sèches d’Afrique de l’Ouest de Arbonnier (2000);

 Les adventices d’Afrique soudano-sahélienne de Le Bourgeois et Merlier (1995);

 Lexique des plantes du Niger 2éme édition provisoire de Fabregues (1979).

 L’identification définitive a été réalisée sous le contrôle de notre encadreur le Professeur Mahamane Ali.

2.2.6 Analyse des données

2.2.6.1 Individualisation des groupements

Analyse factorielles des correspondances

L’ordination des relevés a été abordée par les techniques d’analyses multivariées. Il s’agit ici de l’Analyse Factorielle des Correspondances Détendancées (ACD). Cette méthode a été réalisée à l’aide du logiciel CANOCO (Canocal Community Ordination) for Windows, version 3.1 (Ter Braak et Smilauer 1998). Ainsi, une matrice de 59 relevés et 24 espèces a été soumise à l’AFC pour l’ordination des relevés. L’analyse est basée sur des tableaux

(27)

17 | P a g e floristiques et permet de réduire la variabilité floristique entre relevés à un nombre réduit (deux ou trois en général) d’axes factoriels (Mahamane, 2005).

Croisement entre descripteurs floristique et écologiques

Les relations végétation-environnement ont été mises en évidence par l’Analyse Canonique des Correspondances (ACC). Elle procède comme l'analyse factorielle des correspondances et elle tend à maximiser les distances entre les optimums écologiques des espèces. Elle s'arrange toutefois pour que l'ordination des relevés soit la meilleure combinaison linéaire possible avec des variables écologiques. La mise en relation permet d’évaluer la proportion de la variabilité floristique pouvant être expliquée par les variables environnementales. Ainsi, une matrice de 59 relevés croisés aux variables environnementales a été soumise à l’ACC.

Les variables étudiées se rapportent plus particulièrement, à la géomorphologie, aux états de surface et à la texture du sol. Ces variables et modalités sont réparties comme suit :

 géomorphologie (4 modalités: plateau, glacis, jupe sableuse et bas fond)

 texture (3 modalités: sable, limon et argile)

 états de surface (2 modalités: grès, affleurement rocheux).

2.2.6.2 Traitement des données

Le dépouillement et les graphiques de la composition floristique et de la structure en diamètre et hauteur ont été effectués grâce au tableur Excel. Le logiciel Minitab 14 a été mis à contribution pour la comparaison des diamètres moyens et des hauteurs moyennes entre les différentes unités géomorphologiques, ainsi que pour l’estimation des paramètres de la distribution de Weibull à partir des données de diamètres et de hauteurs observés dans chaque placeau.

- Distribution de Weibull des diamètres et hauteurs

La distribution de Weibull à 3 paramètres (a, b et c) se caractérise par une grande souplesse d’emploi et une grande variabilité de forme. Sa fonction de densité de probabilité, f (x) se présente sous la forme ci-dessous (Rondeux, 1999; Rabiou, 2011).

(1)

où x est le diamètre (circonférence) ou la hauteur des arbres et f (x) sa valeur de densité de probabilité; a est le paramètre de position; b est le paramètre d'échelle ou de taille; c est le paramètre de forme lié à la structure observée.

(28)

18 | P a g e La distribution de Weibull peut prendre plusieurs formes selon la valeur du paramètre de forme.

2.2.6.3 Analyse de la diversité

La diversité spécifique rend compte de la richesse et de la distribution d’abondance spécifique dans les écosystèmes (Chaneton et al. 1997). Elle est évaluée par le calcul des paramètres suivants :

- La richesse spécifique (S, en espèces): il représente le nombre total d’espèces présentes dans un milieu donné.

- L’indice de diversité de Shannon (H, en bits): pour l’appréciation de la diversité alpha au sein des différentes unités géomorphologiques, il a été utilisé l’indice de Shannon et Weaver (1949). C’est l’indice le plus généralement utilisé; il mesure la quantité moyenne d’information (entropie ou hétérogénéité) donnée par un individu d’espèce de la collection(ou de la communauté), calculée à partir des proportions d’espèces observées. Il est défini par la formule suivante:

;

1

2

s

i

i i

n Log n n

H n (2)

ni étant le nombre d'individus de l'espèce i etn, le nombre total d'individus inventoriés dans les placeaux. Cet indice est maximal quand tous les individus sont répartis d’une façon égale sur toutes les espèces. Avec la richesse spécifique, ils sont très dépendants de la taille de l’échantillon.

- L’équitabilité de Pielou (R), elle est une mesure de la stabilité du peuplement et équivaut au rapport de H à l’indice maximal théorique dans le peuplement (Hmax):

H S H

R H avec max Log2

max 

 . (3)

max

H représente l’indice de diversité maximale théorique de Shannon dans le peuplement.

L’indice Eq peut varier de 0 à 1; il est maximal quand les espèces ont des abondances identiques dans le peuplement et minimal quand une seule espèce ou un petit groupe d’espèces domine tout le peuplement. Très peu sensible à la richesse spécifique, il est très utile pour comparer les dominances potentielles entre stations ou entre dates d’échantillonnage.

(29)

19 | P a g e - Le coefficient générique: il est le rapport entre le nombre de genre et celui des espéces.

Selon Aké Assi (1984) in Saadou (1990), une flore est d’autant plus diversifiée qu’elle comprend moins de grands genres plurispécifiques (Habsatou, 2009).

2.2.6.4 Analyse dendrometrique du peuplement ligneux

La densité du peuplement (N , en arbres/ha): les données collectées sur le terrain nous permettent de calculer la densité réelle du peuplement ligneux. M. Gounot (1969) défini la densité comme le nombre d’individus par unité de surface. Elle est calculée par la formule:

s

Nn ; (5)

n étant le nombre total d'arbres du placeau de superficies

Diamètre des arbres fourchus à moins de 0,2 m et de 1,3m du sol (D, cm). Pour un arbre avec w fourches à moins de 0,2 m et 1,3m du sol, chacune de diamètre dfi, le diamètre global (D) est calculé en utilisant la formule ci-dessous.

w

i

dfi

D

1

2 (6)

La surface terrière totale (G , en m2/ha) est la somme des surfaces des sections transversales à 0,2 m et à 1,30 m du sol de tous les arbres du placeau, puis ramenée à l’hectare:

n

i

di

G s

1 2

40000

π ; (7)

di représente le diamètre (en cm) de l'arbre i du placeau considéré et s, la surface du placeau en ha.

La structure des espèces ligneuses suivant les classes de diamètre et hauteur

L’aménagement des peuplements forestiers nécessite en effet la maîtrise de la structure en

diamètre et en hauteur des arbres. Ces structures sont révélatrices des évènements liés à la vie des peuplements (Rondeux, 1999). En effet, l’étude du regroupement des tiges par catégories de grosseur constitue un bon instrument d'appréciation de la dynamique des populations des

(30)

20 | P a g e essences ligneuses (Cunningham, 2001). Ils sont construits à partir des fréquences relatives ou soit des densités d’arbres (Glélé & Bonou, 2010) de classes de diamètre/hauteur d’amplitude égales fixées au préalable. La densité d’arbres à l’hectare a été choisie du fait qu’elle s’avère plus informative en matière d’aménagement de peuplements forestiers (Glélé & Bonou, 2010). Les densités sont calculées par classe de diamètre suivant la formule:

; s n d n

p i

i  (8) où = densité observée en arbres/ha de la classe i ; = nombre d'arbres dénombrés pour la classe i ; = nombre total de placeaux considérés et s = superficie du placeau en ha.

Recouvrement des ligneux

Le recouvrement d’une espèce peut être défini comme le pourcentage de la surface du sol qui serait recouvert si on protégeait verticalement sur le sol les organes aériens des individus de l’espèce. Selon Gounot (1969) et Katkoré (2011), l’importance écologique du recouvrement est évidente, mais il surestime les espèces à port étalé par rapport aux espèces érigées. Le diamètre moyen de la couronne d’un individu est obtenu en faisant la moyenne des deux diamètres perpendiculaires mesurés. Quant au recouvrement ligneux, il est obtenu en utilisant la formule suivante:

R (%) = D2*II /4 ; (9) Avec D = diamètre moyen de la couronne de l’individu.

(31)

21 | P a g e CHAPITRE 3 : RESULTATS ET DISCUSSION

3.1 RESULTATS

3.1.1 Florule ligneuse de la zone

Les relevés effectués sur le bassin versant de Badaguichiri sont au nombre de 59 et totalisant 24 espèces ligneuses reparties dans 18 genres et 13 familles. Les familles les mieux représentées sont les Mimosaceae avec 7 espèces soit 29,16 %; les Combretaceae comptabilisent 4 espèces soit 16,66%; les Anacardiaceae et les Caesalpiniaceae totalisent 2 espèces, soit 8,33% chacune. Les autres familles telles que les Bombacaceae; les Papilionaceae; les Euphorbiaceae; les Myrtaceae; les Capparidaceae; les Rhamnaceae; les Asclepiadaceae; les Balanitaceae et les Meliaceae sont les moins représentées avec une espèce, soit 4,16% chacune.

Tableau 2: Nombre des espèces et de genres par famille

Familles Genres

(Nbre)

% Espèces

(Nbre)

%

Mimosaceae 3 16,66 7 29,16

Bombacaceae 1 5,55 1 4,16

Combretaceae 2 11,11 4 16,66

Meliaceae 1 5,55 1 4,16

Balanitaceae 1 5,55 1 4,16

Caesalpiniaceae 2 11,11 2 8,33

Asclepiadaceae 1 5,55 1 4,16

Anacardiaceae 2 11,11 2 8,33

Rhamnaceae 1 5,55 1 4,16

Capparidaceae 1 5,55 1 4,16

Papilionaceae 1 5,55 1 4,16

Myrtaceae 1 5,55 1 4,16

Euphorbiaceae 1 5,55 1 4,16

TOTAL 18 100 24 100

3.1.1.1 Spectre biologique global

L’analyse du tableau 3 des formes biologiques montre que les microphanérophytes sont les mieux représentées avec 68% des espèces, suivis des mésophanérophytes qui représentent 24%

des espèces totales. Par contre les nanophanérophytes sont peu représentés avec 4 % des

(32)

22 | P a g e espèces : Cette dominance des microphanerophytes s’explique par l’aridité de la zone, qui est caractérisé par une végétation arbustive.

Tableau 3: Spectre global des formes biologiques Type biologiques Spectre brut

Nb d'espèces %

mp 17 70,83

mP 6 25

np 1 4,16

Total 24 100

3.1.1.2 Spectre phytogéographique global

Il ressort, de l’analyse du tableau 4 résumant l’affinité chorologique des différentes espèces, une dominance marquée d’espèces soudano-zambéziennes-saharo-sindiennes (avec 50% des espèces totales), suivies des soudano-zambéziennes (25%) et des espèces introduites (12,5%).

Cependant, les espèces Guinéo-congolaise-soudano-zambéziennes, soudano-zambéziennes- saharo-sindiennes-méditerranéennes et les guinéo-congolaises-soudano-zambéziennes-saharo- sindiennes sont les moins représentées et totalisent chacune 4,16% des espèces. Cette dominance des soudano-zambéziennes-saharo-sindiennes pourrait être due par l’aridité de la zone, caractérisée par un climat tropical sec du type sahélien.

Tableau 4: Spectre phytogéographique brut global Types phytogéographiques

(Afrique)

Spectre brut

Nb d'espèces %

i 3 12,5

SZ 6 25

GC-SZ 1 4,16

SZ-Sah.S 12 50

GC-SZ-Sah.S 1 4,16

SZ-Sah.S-Med 1 4,16

Total 24 100

(33)

23 | P a g e 3.1.1.3 Phytodiversité

L’inventaire forestier effectué a permis de recenser 24 espèces sur l’ensemble des sites. Les valeurs de l’indice de diversité de Shannon-Weaver, l’equitabilité de Pielou obtenus et le coefficient générique sont respectivement H = 3,36 bits, R = 0,70 et CG = 76%. Ces valeurs nous permettent de dire que le bassin versant est assez diversifié et que plusieurs espèces se partagent la dominance du peuplement.

3.1.1.4 Structure globale des ligneux

La distribution par classe de diamètre des individus du peuplement ligneux du bassin versant est donnée la figure 4. Les individus jeunes de faible de diamètre sont à gauche et les individus adultes de gros diamètre sont à droite. Les individus dans les premières classes de diamètre sont les plus dominantes avec une régression logarithmique des individus âgées. Le histogramme présente une allure en "J renversée" avec une valeur du paramètre de forme de la distribution de Weibull c = 0,91 inferieur à 1, caractéristiques des peuplements multispécifiques.

Figure 4 : Structure en diamètre du peuplement ligneux des champs du bassin versant 3.1.2 Ordination des relevés

Une Analyse Factorielle des Correspondances (AFC) a été appliquée à une matrice de 59 relevés et 24 espèces. Le tableau 9 donne le résumé des résultats des analyses. Les axes 1 et 2 expliquent respectivement 51,2% et 32,9 % la dispersion des informations sur le plan de l’ordination. La DCA montre que la plupart de nos relevés sont repartis de manière homogène

0 5 10 15 20 25

2_7 7_12 12_17 17_22 22_27 27_32 32_37 37_42 42_47 47_52 52_57 57_62 62_67 67_72 72_77 77_82 82_87 > 87

Densi(tiges/ha)

Classe de diamètre (cm)

Distribution observée

Distribution de Weibull a = 1 b = 13,51 c= 0,91

(34)

24 | P a g e sur le plan de l’ordination. La flore à elle seule ne permet pas de discriminer clairement les gradients de distributions des espèces pour former des groupements végétaux sur les deux premiers axes du plan factoriel. L’analyse a été reprise avec les variables environnementales à travers une Analyse Canonique des Correspondances (ACC) (figure 6). Le tableau 10 montre les Valeurs propres, la longueur des gradients et la variance expliquée par les quatre premiers axes de l’ACC. D’après ce tableau, les 4 premiers axes factoriels expliquent 4,47 % de la variance totale. Cependant les axes 1et 2 expliquent respectivement 17,7% et 13,8% la dispersion des nuages de point sur le plan de l’ordination. Pour mieux appréhender les facteurs écologiques qui influencent la moindre différence floristique, le test de permutation de Monte-Carlo a été réalisé sur les mêmes matrices. Le tableau 7 résume le résultat du test après 499 répétitions. D’après ce test, la géomorphologie et la teneur en argile sont les plus fortement corrélées avec les relevés et sembleraient être les paramètres de structuration de la végétation ligneuse de la zone. Pour cela nous nous proposons de caractériser la végétation ligneuse de cette zone suivant la géomorphologie.

Tableau 5: Valeurs propres, longueur des gradients et variance expliquée par les quatre premiers axes du DCA

Axes 1 2 3 4 Inertie totale Valeurs propres 0,512 0,329 0,256 0,185 4,479 Longueurs des gradients 4,770 2,679 2,367 2,809

Pourcentage cumulatif 11,4 18,3 22,6 25,9 de variance appliqué

(35)

25 | P a g e Figure 5: Diagramme de l’ordination des relevés dans le plan factoriel des axes 1 et 2 de l’Analyse Factorielle de Correspondance Detendancées (DCA).

Légende :

: Plateau : Jupe sableuse : Bas fond : Glacis

Tableau 6 : Valeurs propres, longueur des gradients et variance expliquée par les quatre premiers axes de la ACC.

Axes 1 2 3 4 Inertie totale Valeurs propres 0,177 0,139 0,087 0,049 4,479 Longueurs des gradients 0,712 0,683 0,543 0,434

Pourcentage cumulatif 3,9 7,1 9,0 10,1 de variance appliqué

-1.0 5.0

-0.5 3.0

Axe 1 (51%) Axe 2 (33%)

(36)

26 | P a g e

ENV. VARIABLES

Figure 6: Diagramme de l’ordination des placettes et des variables environnementales dans le plan factoriel des axes 1 et 2 de l’ACC (axes : 1 horizontal et 2 vertical).

Tableau 7 : Résultat du test de permutation de Monte-Carlo obtenu après 499 répétitions Variables P-value F-ratio Limon (LIM) 0,540 0,913

Sable (SAB) 0,5780 0,91 Etat de surface (Etsur) 0,2460 1,16

Argile (ARG) 0,0020 1,72 Géomorphologie (Géom) 0,0020 2, 23

-1.0 1.5

-1.0 1.0

Géom EtSur

ARG

SAB

LIM 1

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