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Au potager

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Ce bulletin est destiné aux jardiniers amateurs. Il s’appuie sur les observations réalisées par les observateurs des filières arboriculture fruitière, maraîchage, olivier, tomates d’industrie, zones non agricoles ; et sur l’analyse de risque effectuée par les animateurs de ces filières.

Des informations sur le rythme de parution de votre bulletin : Janvier-mars : en fonction de l’actualité phytosanitaire

Avril- octobre : 2 bulletins par mois

Novembre – décembre : 1 bulletin par mois

SOMMAIRE

AU POTAGER ... 2

SALADE ... 2

Limaces et escargots ... 2

Pucerons ... 3

COURGETTE ET MELON ... 4

Pucerons ... 4

Aleurodes ... 5

AU VERGER ... 6

CERISIER ... 6

Mouche asiatique Drosophila suzukii... 6

Mouche de la cerise ... 7

FOCUS ... 8

La punaise diabolique ... 8

N°23 – 30 mai 2016

(2)

Au potager

Salade

Limaces et escargots

Des limaces sont observées avec un niveau de présence moyen.

Rappel du bulletin précédent :

« Les limaces broutent localement les feuilles des salades. Elles sont facilement reconnaissables, même si plusieurs espèces peuvent s’attaquer aux salades de même pour les escargots.

Photo : dégâts de limace (Ephytia, INRA)

Méthodes culturales :

Il existe de nombreux prédateurs qui se nourrissent de limaces : merles, hérissons, musaraignes, orvets, carabes, staphylins, crapauds, grenouilles. Favoriser leur présence en limitant les traitements phytosanitaires permet de réguler la population de limaces.

Il est possible de mettre en place des « pièges naturels » constitués d’une planche de bois ou d’une tuile retournée, les nuisibles vont s’y réfugier pendant la nuit et au matin il suffit de les tuer mécaniquement.

Enfin, la mise en place de sciure de bois, de cendres, de coquilles d’œufs concassées, … gêne la progression des limaces. »

(3)

Pucerons

Une forte présence de pucerons est signalée sur cette culture.

Rappel du bulletin précédent :

« Les pucerons sont de petits insectes piqueurs-suceurs très communs pouvant s’attaquer à de nombreuses plantes cultivées ou adventices. Il existe de nombreuses espèces de pucerons. La particularité du puceron est sa rapidité pour se reproduire. Au printemps il est possible d’observer chez certains pucerons des individus ailés. Il s’agit de femelles qui sont chargées de coloniser les plantes environnantes. Par ailleurs les pucerons ont la faculté de se reproduire sans avoir besoin de s’accoupler, les femelles « mettent au monde » des pucerons directement sans même passer par le stade d’œuf ce qui accélère le cycle biologique.

Les dégâts provoqués par les piqûres sur les feuilles ont une faible incidence sur la plante en elle- même. Par contre la salade est souillée et peu appétissante, un bon nettoyage à l’eau claire additionnée de vinaigre permettra de la consommer.

Photo : Aspect d’une laitue attaquée par les pucerons (Ephytia, INRA)

Méthodes culturales :

- désherber les abords de la parcelle (les pucerons se conservent sur les adventices)

- limiter les traitements chimiques afin de favoriser la présence naturelle des auxiliaires tels que coccinelles, chrysopes, syrphes.

- favoriser la présence de plantes fleuries autour du potager pour servir d’abris aux insectes auxiliaires. »

(4)

Courgette et Melon

Pucerons

Une faible présence de pucerons est signalée sur ces cultures avec un risque d’augmentation en liaison avec les conditions climatiques actuelles.

Voir paragraphe précédent.

Les dégâts provoqués par les piqûres sur les feuilles ont une faible incidence sur la plante. En revanche en cas de présence d’une importante colonie, les piqûres entrainent bien souvent la réduction de la croissance des jeunes pousses et même de la plante. La présence de pucerons provoque le développement d’une moisissure noire (fumagine) qui peut souiller les fruits.

Photo : Attaque importante de pucerons sur courgette (Ephytia, INRA)

Méthodes culturales :

- désherber les abords de la parcelle (les pucerons se conservent sur les adventices)

- limiter les traitements chimiques afin de favoriser la présence naturelle des auxiliaires tels que coccinelles, chrysopes, syrphes.

- favoriser la présence de plantes fleuries autour du potager pour servir d’abris aux insectes auxiliaires. »

(5)

Aleurodes

Les premiers aleurodes ont été observés sur courgettes. Leur présence reste toutefois encore faible mais à surveiller.

Les aleurodes sont des insectes que l’on appelle communément « mouches blanches ». Elles affaiblissent la plante en ponctionnant la sève et peuvent transmettre certaines maladies comme des virus.

Photo : Aleurodes sur feuille de courgette (Ephytia, INRA)

Méthodes culturales :

Planter des œillets d’Inde ou encore du basilic dans la parcelle car ces plantes ont un effet répulsif contre l’aleurode.

Outils de biocontrôle :

L’usage de pièges collants de couleur jaune permet de capturer les premiers adultes dès qu’ils se manifestent et avant qu’ils ne se reproduisent.

(6)

Au verger

Cerisier

Mouche asiatique

Les vols sont en cours avec les premières observations de pontes sur fruits de variétés précoces (ex : Folfer).

Rappel du bulletin précédent :

« La mouche Drosophila suzukii génère un certain nombre de dégâts importants sur les fruits.

Cette petite mouche passe l’hiver au stade adulte. On observe généralement un effondrement des populations lié aux températures froides au mois de décembre. Cet hiver ayant été particulièrement doux, l’effondrement s’est décalé au mois de janvier et des adultes ont continué à voler tout l’hiver. Aussi il est possible que les dégâts soient plus importants en 2016 qu’en 2015.

Photo : drosophile asiatique mâle (M. H. Phycus)

Moyens de prévention :

Afin de limiter les dégâts de cette mouche, il est possible d’installer des pièges : utiliser une bouteille en plastique rouge suspendue proche des fruits avec 20 orifices latéraux de 3-4 mm de diamètre sur un seul côté de la bouteille. Y verser une solution composée de 1/3 de vinaigre de cidre, 1/3 d’eau et 1/3 de vin rouge, quelques pincées de sel, une goutte de produit vaisselle (le moins parfumé possible).

Sur les petits arbres on pourra également mettre en place des filets insect-proof. » Conseils :

-Cueillir les cerises sans attendre et les conserver au réfrigérateur.

(7)

Mouche de la cerise

Le vol de la mouche de la cerise est en cours, les éclosions de larves devraient donc commencer.

La mouche de la cerise (Rhagoletis cerasi) est une petite mouche de 5 mm de long, elle est pourvue d’ailes transparentes ornées de taches sombres. La larve est un asticot de couleur blanc de 5 mm de long qui vit dans la chair des cerises. La pupe (nymphe) hiverne dans le sol et la mouche adulte émerge du sol à partir du mois de mai. La mouche adulte dépose ses œufs de mai à juin dans les fruits qui commencent à mûrir. Après éclosion, l’asticot pénètre dans la cerise et se nourrit de la chair du fruit. Un petit trou est visible sur la cerise. La présence de l’asticot entraîne un pourrissement du fruit.

Photo : Dégâts sur cerises (Coutin R., OPIE)

Photo : Mouche adulte (Coutin R., OPIE)

Moyens de prévention :

- Planter des variétés précoces (Burlat, Summit, Noire de Meched)

- Eviter de planter chèvrefeuilles ou épine-vinettes à proximité du cerisier car ces plantes sont attractives pour la mouche

- Couvrir le sol d’un filet à mailles fines pour empêcher l’émergence des mouches

- Couvrir l’arbre d’un filet à mailles fines pour éviter que les mouches ne viennent pondre

Outils de biocontrôle :

Plusieurs types de pièges existent pour lutter contre la mouche de la cerise :

- Le piège englué jaune avec attractif qui doit être placé idéalement avant le début du vol lorsque les cerises changent de couleur

- Le piège à phéromones sexuelles qui attire les mouches mâles empêchant ainsi la reproduction et donc la ponte d’œufs par les femelles sur les cerises.

(8)

Focus

La punaise diabolique

Des punaises diaboliques, Halyomorpha halys ont été observées pour la première fois dans le secteur de La Gaude (06).

Cette punaise de grande taille (12 à 17 mm) est brun-jaune avec des ponctuations noires. Déjà signalée en Alsace et en Ile de France, elle était particulièrement surveillée car avait fait des dégâts importants en Italie. Depuis le début de l’année 2016 de nombreux spécimens ont été récoltés dans les maisons dans les Alpes Maritimes. En effet cet insecte se cache dans les habitations ou autres sites abrités du froid afin d’y passer l’hiver (comportement cavernicole typique).Cette punaise se nourrit de nombreuses espèces végétales comme les arbres fruitiers(pommier, poirier, prunier, cerisier, agrumes, kaki, figuier…),les vignes, les légumes (haricot, pois, asperge, concombre, poivron…), grandes cultures (maïs, soja, tournesol),plantes ornementales (Paulownia, rosier, hibiscus, laurier rose, cyprès, magnolia…), arbres (érables, saules, noisetiers, frênes, platanes…).

Les larves et les adultes se nourrissent en piquant les feuilles, les tiges, les fruits et les graines.

Les dégâts engendrés par ces piqûres sont : avortements de fleurs, chutes de jeunes fruits, décoloration et changement de consistance des fruits, des gousses et des graines.

Photo : adulte de punaise diabolique (INPN – MNHN)

En cas de suspicion, prendre contact avec le SRAL ou la FREDON.

(9)

LES OBSERVATIONS CONTENUES DANS CE BULLETIN ONT ETE REALISEES PAR LES PARTENAIRES SUIVANTS :

Le Bulletin de Santé du Végétal, filière Jardins Amateurs, s’appuie sur les bulletins de santé du végétal des filières : Maraîchage, Arboriculture fruitière, Tomate d’industrie, Olivier, Zones Non Agricoles. Les observateurs des filières correspondantes contribuent donc à l’élaboration de ce document.

COMITE DE REDACTION DE CE BULLETIN :

Anne ROBERTI (FREDON PACA) et Sébastien REGNIER (FREDON PACA)

N.B. Ce Bulletin est produit à partir d’observations ponctuelles réalisées sur un réseau de parcelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à chacune des parcelles. La Chambre régionale d’Agriculture et l’ensemble des partenaires du BSV dégagent toute responsabilité quant aux décisions prises pour la protection des cultures. La protection des cultures se décide sur la base des observations que chacun réalise sur ses parcelles et s’appuie, le cas échéant, sur les préconisations issues de bulletins techniques.

Action pilotée par le ministère chargé de l’agriculture, avec l’appui financier de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.

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