ÉTUDE STATISTIQUE DES CAUSES
DEVARIATION DE QUELQUES PARAMÈTRES
DUCYCLE
DE
REPRODUCTION
DESVACHES LAITIÈRES
II. — L’INTERVALLE
VÊLAGE-FÉCONDATION
DANS DES TROUPEAUX
DU
DÉPARTEMENT
DE SEINE-ET-MARNEB.
VISSAC,
J. POLYLaboratoire de recherches de Zootechnie, Institut National
Agronomique,
Paris.
PLAN DU
MÉMOIRE
I. - Introduction.
II. - Critères proposés pour définir la fertilité de la vache :
1
0 Critères
spécifiques
dechaque phase
ducycle
dereproduction.
2
° Critères
généraux.
III. - Matériel utilisé.
IV. - Analyse statistique des causes de variation de l’intervalle vêlage- fécondation :
i
o Distribution des intervalles
vêlage-fécondation.
2
° Influence du mois de
vêlage.
3
° Influence de l’étable, «
répétabilité
» de l’intervallevêlage-
fécondation.
4
° Influence de
l’âge
de la vache.5
° Influence du niveau de
production
laitière.V. - Interprétation des résultats statistiques :
i
o Distribution des intervalles
vêlage-fécondation.
2
° Influence de l’année et du mois de vêlage.
3
° Influence de l’étable.
q
.° Influence du niveau de
production
laitière.5
° Influence de
l’âge
de la vache.6° Influence individuelle de la femelle.
VI. - Conclusion.
Résumé.
Références bibliographiques.
1. - INTRODUCTION
I,es troubles de
reproduction constituent,
chez les vacheslaitières,
une des causes de réforme les
plus importantes.
De nombreusesenquêtes poursuivies
ces dernières années dans divers pays confirment cepoint
de vue. Certains auteurs concluent même que la stérilité est, avant l’in- suffisance de
production,
la cause essentielle de réforme des femelles.En outre,
lorsqu’elle
n’aboutit pas à l’élimination dessujets,
elle affectecependant
d’unefaçon
très nette l’économie de leurproduction
laitière.Une
statistique
récemmentpubliée
auxÉtats-Unis
chiffre à 100 mil- liards de francs environ laperte
occasionnée annuellement dans cepays par la stérilité et les troubles de
reproduction
du bétail laitier. Bienqu’il
soit difficile de déterminer avecprécision
la nature des causes destérilité,
par suite de leurs interférences - ilexiste,
parexemple,
desinteractions entre les carences alimentaires et les accidents
pathologiques
- des auteurs américains ont
groupé
sous diversesrubriques
les causesde stérilité et ont chiffré
l’importance
de chacune d’elles :1
0 Causes
pathologiques : 3 6, 9
p. 100.2
° Causes
physiologiques : 30 ,8
p. 100. 3° Causes alimentaires :
2 6, 3
p. 100. q.° Causes héréditaires :6,o
p. 100.Des
facteurs,
de nature trèsvariée, peuvent
entraîner despertur-
bations aux différents stades ducycle
dereproduction
de la femelle :ovogénèse,
maturation dufollicule,
ovulation, fécondation del’ovule,
nidation del’oeuf, développement
del’embryon d’abord,
du foetus en- suite. Une bonne définition de lafertilité,
base de toute étude sur lareproduction
d’unanimal,
devraitimpliquer,
selon nous, la caractérisa- tion par des critèresobjectifs
dechaque
stade ducycle
sexuel.II. -
CRITÈRES PROPOSÉS
POUR
DÉFINIR
LAFERTILITÉ
Nous allons donc passer en revue les différents
paramètres
utilisésjusqu’ici
pourexprimer
le niveau de fertilité de lafemelle ;
ils se rappor- tent soit àchaque stade,
soit à l’ensemble ducycle
dereproduction.
I. - Critères
spéeifiques
de
chaque phase
ducycle
dereproduction.
L’étude
physiologique complète
des différentesphases
ducycle
sexuel
exige
un examenapprofondi
des organes dereproduction
de lafemelle,
nécessitantparfois
sonabatage.
Un tel travail doit être effectuésur un nombre suffisant de
données,
donc avecd’importants
moyensmatériels que ne
possèdent généralement
pas les services de recherche.Les
premières
étudescomplètes
sur cettequestion
ont étépoursuivies depuis quelques
années enAmérique.
On s’est attaché essentiellement à l’étude des 3
phases
de la vie sexuelle de la vache :- intervalle entre le
part
et laréapparition
deschaleurs,
- fécondation et
premiers
stades dudéveloppement embryonnaire,
- vie utérine du foetus
jusqu’à
sa naissance.!)
Intervalle entre le part et les premières chaleurs.Cette
période peut
être caractérisée par les intervalles entre levêlage
et l’involution del’utérus,
levêlage
et laréapparition
deschaleurs, paramètres qui
ont été étudiés par BucH et coll.(8),
W!Rrrick(5 1 ),
O!,ns et coll.
( 34 ),
CARMAN(io),
HERMAN et coll.(2.!).
D’autres auteursont
envisagé
ensuite les variations de durée ducyle
oestral. Tous cescritères
permettent
de caractériser lesphénomènes
d’ovulation chez la vache : retour des chaleursaprès
lepart,
durée descycles
oestraux.b)
Phase de fécondation et de développement embryonnaire.En ce
qui
concerne laphase
defécondation,
WiLHEL3!i et coll.(5 2 ),
B
EARDEN et coll.
( 3 ),
CASIDA( 9 ),
CHRISTIAN et coll.( 13 ),
TANABE etcoll.
( 4 8)
calculent lepourcentage
d’ovules fécondés 3jours après
lasaillie ;
cette détermination est renduepossible
par l’examenpost-mortem
des voies
génitales
de la vache. Les mêmes auteursdéfinissent,
sur unz
elot de femelles issues de la même
population,
le taux de mortalité desembryons fécondés ;
dans cebut,
lepourcentage d’embryons
normauxà 33 ou 34
jours après
la saillie estrapporté
au taux de fécondation. De nombreuxchercheurs,
dans unesprit plus pratique, expriment
le tauxde fécondation des ovules par le
pourcentage
de réussite à uneépoque
variable
après
la date desaillie,
- cette mesure est utilisée courammenten insémination artificielle - ; la mortalité
embryonnaire peut
êtreappréciée
alors àpartir
dupourcentage
de retours en chaleurs entrei mois et 5 mois
après
la saillie parrapport
au nombre total de saillies.D’autres chercheurs
envisagent
le nombre de saillies nécessaires pour féconder lafemelle ;
c’est le cas de BOYD et coll.( 4 ),
CaR!T!N( 10 ),
Pouet coll.
( 40 ),
LEGATES( 31 ),
TRIMBERGER et coll.( 50 ),
Dams et coll.( 1 6),
Or,ns et coll.
( 35 ).
L’intervalle entre la Ire saillie et la fécondation tientcompte
non seulement du nombre de saillies mais aussi des intervalles detemps qui
lesséparent ;
CARMAN( 10 ),
Pou et coll.( 40 )
ont utilisécette mesure dans leurs travaux.
c)
Phase de développement du foetus.Au cours de la
phase
dedéveloppement enfin,
des troubles de nature diversepeuvent
occasionner sa mort, une diminution de savitalité,
sa
résorption
ou sonexpulsion précoce
en cas d’avortements : on a pro-posé ( 15 )
pourpréciser l’importance
de ces derniers dans une étable ou un grouped’étables,
l’utilisation d’un critère de normalité desgestations :
I,’expression
du numérateurdevait,
selon nous, tenircompte
de la varia- bilité des durées degestation
pour la race et dans larégion
étudiées(,!!).
On
signale,
parailleurs,
l’intérêt de critères tels que lepourcentage
de veaux mort-nés oudéficients,
le sexratio, qui pourraient indiquer
destroubles de la
reproduction
dans la 2epartie
de lagestation,
maisqui pré-
sentent un faible intérêt dans le cadre d’un
élevage,
vu l’effectif limit:é des animaux.2. - Critères
généraux.
1 /
intervalle entre 2
vêlages
successifs constitue la résultante des différents critères utilisés pourchaque
stade ducycle
dereproduction ;
il a, en outre, une
signification
réelle sur l’économie de laproduction
laitière
( 39 ).
La durée degestation
étant relativement constante pourune race, dans un milieu
d’exploitation donné,
SrG!oR!T et coll.(.!!),
l’intervalle entre
vêlages
est sous ladépendance
étroite de l’intervallevêlage-fécondation.
DUNBAR et coll.( 17 ),
BRowN et coll.(7),
I,!G.!T!s(
31
),
RENNIE(4r), SxJ!RVOt,D ( 4 6),
JOHANSSOè’r et HaNSSOV( 2 8),
Lrwiset coll.
( 32 ),
ont étudié le jer critère tandis que LaMBaRDT( 30 ),
!cH!-TrDT(44).
SANDERS(43),
CHAPMAN et coll.( II ),
CARMAN( 10 ),
se servent de l’in-tervalle
vêlage-fécondation
pour caractériser le niveau de fertilité de la femelle.Certains chercheurs ont enfin
défini,
àpartir
des intervalles entrevêlages
d’unevache,
des index moyens de fertilité : ROLLINSON( 42 )
dansune revue
bibliographique
trèsdocumentée,
recommande lerapport
suivantproposé
par ASDELL pourexprimer
l’efficacité dereproduction,
<,
breeding efficiency
>·, d’une femelle ou d’une collectivité d’animaux :Des
expressions
similaires sont utilisées par d’autres auteurs etrapportées
par GW:noR!( 20 ).
Il convient de
préciser
enfin que tous les critères que nous venonsde
signaler présentent
de nombreusesimperfections
et nepeuvent expri-
mer entièrement la fertilité de la
femelle ;
c’est ainsi que la détermination des intervallesvêlage-premières
chaleurs,vêlage-fécondation,
n’estpossible
que si lespremières
chaleurs se manifestentaprès
levêlage
etsi la fécondation est réalisée. Les cas de stérilité
permanente,
parexemple,
ne sont pas inclus dans ces contrôles et cette lacune enlève unegrosse
part
de leursignification
aux étudespoursuivies
sur les critères que nous avons définis. Les recherchesgénétiques
devraient enfinporter
sur des
populations
absolument pas sélectionnées et non sur des collec- tions d’animauxqui
sont tousplus
ou moinsféconds,
où il estimpossible
de chiffrer
l’importance
de la sélection naturellequi s’opère
d’unegénéra-
tion à l’autre par l’élimination d’animaux entièrement stériles.
En
définitive,
si le contrôle de lareproduction
est un contrôled’apti-
tude dont les modalités restent à définir dans le
détail,
iln’empêche
que lesrenseignements
courammentenregistrés
par les associations d’éle- vagepeuvent
donner une idée del’importance
sinon de la nature des troubles dereproduction
desfemelles ; l’enregistrement
des dates de chaleurs par l’éleveur ou le vacher devraitpermettre
decompléter
et depréciser
les observations faitesjusqu’ici.
I,’ensemble de tous ces élémentspourrait
fournir au nutritionniste des indices valables pour les mani- festations de carencesalimentaires,
laisser entrevoir augénéticien
lespossibilités
d’amélioration de certains éléments de la fertilité par la sélec-tion, permettre
enfin au vétérinaire et auphysiologiste
de réviser un dia-gnostic
que l’examen individuel en ferme rend souvent aléatoire.Nous avons cru bon d’utiliser dans la suite de notre texte des abré- viations pour les
principaux
critèresqui
serontenvisagés (tableau I).
III. -
MATËRÏEL UTILISÉ
Notre travail
porte
sur les données d’I. !’-P.enregistrées
dans lesdocuments du
syndicat
de contrôle laitier de Seine-et-Marne entrei 94 S
et 1952. Nous avons étudié
principalement 2 0!.6 I.
V—F. de 725 vaches de raceFrançaise
Frisonne Pie-Noire( 3 , 39
1. V—F. parvache), apparte-
nant à 62
troupeaux ;
seules ont étéconservées,
dans notretravail,
les femelles dont les 2premiers
I. V. ont pu être calculés au cours de cettepériode.
l,es réformes au cours des 2premières
lactations étant surtout dues à la faiblesse desproductions laitières,
ce choix ne modifie passensiblement la valeur
représentative
de l’échantillonétudié ;
ce fait a,d’ailleurs,
été vérifié aupréalable.
Les conditions
d’élevage
des vaches laitièresprésentent,
dans ledépartement
deSeine-et-Marne,
de nombreuxpoints
communs ; les ani-maux utilisent d’octobre à avril les
sous-produits
de la betterave à sucre :collets de
betteraves, pulpes
de sucrerie ou dedistillerie, mélasse,
associés dans la ration de base à du foin de luzerne et, dans certains cas, à desensilages fourragers.
Lecycle d’exploitation
des animauxdépend
engrande partie
de l’utilisation de cesaliments ;
lamajorité
desvêlages
sesitue donc à l’automne ou au début de l’hiver.
Enfin,
la monte naturelleest le mode de
reproduction
leplus
courant en Seine-et-Marne.Le manque d’information sur les dates exactes de saillie des vaches
nous a conduits à calculer de nombreux I. V—F. à
partir
des donnéescorrespondantes
d’I. V., en nous basant sur une durée degestation
cons-tante de 280
jours ;
cettefaçon d’opérer
estjustifiée,
comme nous l’avonsmontré dans une autre
publication
sur les causes de variation de la durée degestation
dans les étables du mêmedépartement :
SiGrroR!’r et coll.(45) !
La valeur moyenne obtenue sur un échantillon de 103 durées degestation
de vaches F. F. P. N. de cedépartement
est, eneffet,
de2!9,57 j -r
0,72. I,es I. V-F.précédant
des avortements ont été éliminés de notreenquête.
1 /
étude
statistique
de cettepopulation
d’I. V-F. a étépoursuivie
selon les
règles d’analyse
de lavariance,
définies par S!rEnECOR( 47 ),
OsT!,!
(36).
I!’. - ANALYSE
STATISTIQUE
DES CAUSES DE VARIATION DE L’I.V.-F.
1. - Distribution des I.V—F.
I,a
répartition
desfréquences
de lapopulation
d’I. V—F. a été établie par classes de 2ojours (graphique I) ;
les tests de normalité de la courbe defréquence
ont été calculés pour cette distribution. Il ressort de cette étude que la valeur moyenne de lapopulation
de données est de II9,1 rjours,
sonécart-type
de6 7 , jours.
La moyenne estsupérieure
au mode(8o-ioo jours) ; d’ailleurs,
le résultat du test de skewness(-!- 1 ,8 03
±
0 , 00293 )
prouve que ladissymétrie
de larépartition
est hautementsigni-
ficative
(t
=33 , 4 ).
Lesfréquences
des I. V—F.correspondant
aux classesmoyennes et extrêmes sont en excès par
rapport
aux valeurs de la courbenormale ;
le test de kurtosis(!- i, 4 o 4 ± 0 ,oI I7 I) qui indique
cette ten-dance nous
permet également
de conclure que la courbe diffèresignifica-
tivement d’une
répartition gaussienne (t
=i 3 ,o).
Les
principales
influencesqui
interviennent sur les variations de l’I. V-F. ont été étudiéesstatistiquement ;
nous avonsdistingué :
- celles
imputables
au milieu : conditionsclimatiques,
conditionsd’entretien,
niveaud’alimentation ;
a)
l’action du mois devêlage qui exprime
les fluctuations saison- nières de cescaractéristiques,
b) celle, plus restreinte,
dutroupeau qui,
dans cedépartement
oùl’élevage
en famille est peupratiqué
et le niveau deconsanguinité faible,
reflète surtout les conditions
d’exploitation
des animaux.- celles
imputables
à l’individu : nous avonsenvisagé
successi-!-ement :
a)
le coefficient derépétabilité
des I. V-F. d’unevache, b)
les influencesphysiologiques
dues àl’âge
de lavache,
c)
le niveau deproduction
de lafemelle,
mesuré par différentsparamètres.
I,’incidence du taureau
qui
a effectué la saillie sur l’I. V-F’. des vaches n’a pas été étudiée car nousmanquions
des données nécessaires à cetravail ;
celan’implique
pas pour autantqu’elle
soitnégligeable.
2. - Influenee du mois de
vêlage
sur Ft.V—F.Les valeurs moyennes de l’I. V-F.
correspondant
àchaque
moisde
vêlage
ont été calculées pour l’ensemble des données et pour les iê
res lactations
séparément ;
nous avons cru bon d’effectuer cette distinc-tion,
étant donnée l’influenceprépondérante
del’âge
sur les iers I. V - F.I,e tableau II et le
graphique
IIreprésentent
les variations dece critère. Le
pourcentage d’I.
!’--h. de durée anormale aégalement
étécalculé pour
chaque
mois devêlage :
l’examen de la courbe defréquence
des données
(palier
au delà de200 - 22 o j)
et l’idée que les éleveurspeuvent
se
tromper
dans lediagnostic
de lagestation jusqu’au
4e moisaprès
lasaillie
( 2 10 jours
d’I.V—F.environ)
nous a conduits à retenir commetelles les valeurs
supérieures
à 210jours.
les résultats obtenusfigurent
dans le tableau II et sont schématisés dans le
graphique
III.Les 2 courbes
représentatives
des variations des valeurs moyennes mensuellesprésentent
un maximum pour lesvêlages
dejuin, juillet,
août
(la
faible valeur obtenue pour les zers I. V -F. consécutifs auxvêlages de juin
est vraisemblablement due à un nombre limité dedonnées).
lesI. V-F. minima
apparaissent après
lesvêlages
de février et mars. Il ressort, en somme, à l’examen desgraphiques
II et IIIqu’en
hiver et auprintemps (décembre
àmai)
lesvêlages
sont suivis d’I. V—F. relativementcourts ; l’été et l’automne
constituent,
par contre, des saisons devêlage défavorables ;
les mises-baspendant
cettepériode précèdent
un retouren chaleurs des animaux au cours de la stabulation où, comme nous le
verrons, les conditions de
reproduction
des vaches laitières sont, engéné- ral,
lesplus
mauvaises.I,’analyse
de la variance des I. V-I1. classés par mois devêlage
per- met de chiffrerl’importance
de ce facteur dans la variance totale. Ce calculstatistique
a d’abord étéappliqué
aux I. V-F.correspondant
auxIlr- lactations
(tableau III).
L’influence du mois de
vêlage
sur les Iers I. V-F. estsignificative
auseuil de 5 p. 100 mais la
part
de la variancequi
lui estimputable,
dansla variance
totale,
n’est que de 1,3 p. 100. _Nous avons
pensé
que cette influence devrait être dissociée de celle del’élevage ; aussi,
avons-nous détaillé notreanalyse
de la variance selon 3facteurs de variation : mois de
vêlage, étable,
interaction étable-mois devêlage.
Ce travail aporté
sur les I. V—F. destroupeaux
lesplus impor-
tants
(comportant
au moins 20données).
les résultats obtenusfigurent
dans le tableau IV.
1,’interaction entre les 2 facteurs : étable et mois de
vêlage,
n’est passtatistiquement significative,
iln’y
a donc pas lieu d’en tenircompte.
I,a
part
de la variance totale due à l’action du mois devêlage
est, dansce cas, de 2,25 p. ioo. Ce chiffre est
légèrement supérieur
à celui que nous avions obtenu sur les Wrs I. V-F.3. - Influenc:! de
)’étah)f ;
«répétabilité »
de 1’1.%’-F.Nous avons
groupé
dans cechapitre
l’influence de l’étable et celle de lafemelle,
car il est bien connu que laplupart
desperformances
dela vache laitière sont étroitement liées à son mode
d’élevage
et à ses con-ditions d’entretien. Cette
contingence
entraîne le statisticien à détermi-ner la
part
dutroupeau
comme cause de variation des I. V—F. des ani-maux
qui
le constituent et àenvisager
la !crépétabilité
Il des données individuelles à l’intérieur dechaque élevage.
Dans un
premier stade,
nous avons étudié les variations entreélevages
des I°rS I. V-h.(tableau V).
1,’influence de l’étable sur les rrs I. V—F. est donc hautement
significativ-e ;
ellereprésente
une fraction de variance de io,g p. 100. Cette étude a étépoursuivie
sur l’ensemble de lapopulation
d’I.V-F. ;
nous avons déterminé la
part
de l’étable et celle de l’individuintra-étables, qui
est matérialiséestatistiquement
par le coefficient derépétabilité
des I. V—F.
L’analyse
de variance aporté
successivement sur : W les vaches dont nous connaissions les 3premiers
I.V—F.,
2
° les vaches dont nous connaissions les 4
premiers
I.V— F . ,
.,3
0 la totalité des I. V—F.
Les résultats obtenus
figurent
dans le tableau VI.Il ressort de cette étude que, si l’influence de l’étable est
significative
au seuil de 5 p. 100dans les 3 schémas
d’analyse envisagés,
larépétabilité
des I. V—F. est
pratiquement nulle ;
lapart
de variance due àla femelle dans la variance totale n’est en effet calculable que dans le3 ème
cas ; elle est alors de 0,5 p. 100.Si nous
négligeons
cette actionindividuelle,
l’influence de l’établecorrespond
à des fractions de variance de 4,54p.100 -6, 05
p.ioo-6, 9
p. 100respectivement.
Ces valeurs sont très voisines de celle obtenue par l’ana-lyse
de variance des I. V-F. classés par étable et par mois devêlage, qui
est de 5,25 p. 100, abstraction faite de l’interaction des 2facteurs
étudiés ,
elles sont notablementplus
faibles que lepourcentage correspondant
aux It’rs I. V—F. : 10,Qp. 100. Il est bien évident que le calcul de la
«répé-
tabilité » des
données,
effectué sans tenircompte
de l’influence de l’établenous fournit des chiffres
plus significatifs :
les valeurs obtenues dans ce cas sont, en effet,comprises
entre 3 et 7 p. 100.Nous remarquerons que les résultats
dépendent
de l’échantillonanalysé : plus
le nombre moyen d’I. V-F. par vache estgrand, plus
l’in-fluence de l’étable est
réduite ;
nous avons montréqu’elle
n’étaitplus statistiquement significative lorsqu’on
se limitait aux animauxpossédant
5
données;
larépétabilité
des I. V—F.était,
par contre, de 3,1 p. 100 dans ce dernier cas.En
conclusion,
l’étable est un facteurimportant
des variations de l’I.V-h. ;
son action estparticulièrement
nette chez lejeune,
au coursde la 1ère lactation. l,a «
répétabilité
» des I. V-F. estnégligeable.
4. - Influence de
l’âge
sur l’LV-F.Devant
l’imprécision
de nombreuses dates de naissance antérieures à ig5o, il ne nous a pas étépossible
d’étudier l’influence del’âge
auvêlage
sur l’I. !’-F. suivant : nous avons limité ce travail aux z!rs
vêlages
seule-ment. Le coefficient de
corrélation,
calculé sur q97animaux,
entrel’âge
au 1er
vêlage
et l’I. V—F. suivant n’est passignificatif (r
= -!--0 , 00 8) ;
cela
peut s’expliquer,
comme nous l’avons montré dans le tableau VII,car les variations avec
l’âge
au Wrvêlage
de l’I.V-F.,
nes’effectuent pas
selon une loi linéaire
(graphique IV).
Les valeurs extrêmes
d’âge
au 1ervêlage
sontdonc,
engénéral,
suivies d’I. V-F.
plus
élevés.Nous avons, dans une 2ème
partie,
examiné l’incidence du numéro devêlage
sur l’I. V—F. au cours de la lactation suivante : lescouples
dedonnées
correspondant
aux 1er et2!&dquo;&dquo;’,
2èmeet 3ème, 3ème et 4 é °°&dquo; vêlages
ont étégroupés
en classessuccessives ;
dans chacune d’entre elles l’I. V—F.moyen, associé au nième
vêlage
a étéexprimé
enpourcentage
de cette valeur pour lesvêlages
d’ordre n-i etrapporté
ensuite à la moyenne desif’1> I.
V-F., supposée égale
à 100. Cette méthode d’étude de l’influence del’âge
estpréférable
à lacomparaison,
courammentutilisée,
des I. V—F.moyens par classe d’un numéro d’ordre
déterminé, comparaison qui
ne tient pas
compte
des différences individuelles de fertilité entre les animaux de 2 classes successives etqui
est faussée par l’éliminationprogressive
des vaches de mauvaise fécondité.Enfin,
un autreprocédé
d’étude de l’influence du numéro de
vêlage
consiste à ne retenir que les animauxpossédant
un certain nombre d’I. V-F.( 5 ,6 ou!I.V—F.) ; mais,
outrequ’il s’agit
là d’un échantillon de vachessélectionné,
en cequi
concerne lesaptitudes
à lareproduction,
le nombre d’individus uti- lisables pour cette étude estgénéralement
insuffisant.Les résultats que nous avons
enregistrés
par la Iére méthode sontconsignés
dans le tableau VIII et leur variation schématisée dans legraphique
V.1 / 1
. V-F. diminue donc de 12 à 13 p. 100du 1er au 21-e
vêlage :
lesvaleurs moyennes obtenues pour les 725 vaches dont nous connaissions les 2
premiers
I. V—F. sont de 130,5 etII4 ,8 jours respectivement.
Lacourbe de variation passe ensuite par un minimum chez les vaches adultes
(q!n’e vêlage)
pour s’accroître chez les vieilles vaches. La sélectiontend,
cependant,
avecl’âge
desanimaux,
à réduire lespourcentages réels,
du fait de l’éliminationprogressive
des mauvaisesreproductrices.
1/innuence du numéro de
vêlage
a enfin étéstatistiquement analysée ;
les variations de l’I. V-F’. attribuables à ce facteur ont été
précisées
parune
analyse
de variance(tableau IX).
I,a
part
de variance due au numéro devêlage
est doncsignificative
au seuil de i p. 100 mais elle ne
correspond qu’à
despourcentages
de la variance totale de 2,5 dans lepremier
cas et de 2,3 dans le 2ème cas.5. - Inl1uence du niveau de
production
sur l’LB’ --F.Elle a d’abord été
envisagée
au stade del’élevage.
Il est, eneffet, logique
d’admettre que l’action de l’établepuisse
êtrepartiellement
caractérisée par la
production
moyenne des vachesqui
constituent letroupeau ;
onpeut
penserqu’à
niveaux d’alimentationcomparables,
lesélevages
oùapparaissent
leplus
de troubles destérilité,
sont ceux où les animaux ont laplus
forteproduction.
Nous avons calculé le coefficient de corrélation entre laproduction journalière
moyennependant
laI L
&dquo;&dquo;
lactation,
-(seules
ont été retenues pour cette étude les Ières lactationsdont la durée était
comprise
entre la moyenne ± 2 foisl’écart-type
de ladistribution des durées de lactation en
Seine-et-Marne)
-, et l’I. V—F.moyen pour chacune des 62 étables. I,a valeur obtenue : r = —
0 , 04 n’est pas
significative.
Lesélevages
ont ensuite été classés selon 4 niveaux deproduction
et nous avons étudié les variations de l’I. V---F. entre ces4
groupes
(tableau
X etgraphique VI).
I,’influence
dépressive
du niveau deproduction
de l’étable sur la fécondité ne se manifesteraitdonc,
dans notreétude, qu’au-delà
d’uneproduction journalière
moyenne de 12kg
de lait en Iere lactation.Mais,
l’action du niveau deproduction
doit être surtoutenvisagée
au stade
individuel ; l’aptitude
laitière est, eneffet,
unecaractéristique
de
chaque
animal. Notre étude aporté
sur 377 animaux dont nous con- naissions les I. V-F. et lesproductions
au cours des il- et 2émelactations(nous
n’avons considéré que les vaches dont les 2premières
lactationsétaient de durées
comparables).
I,’I. V—F.pouvant
être influencé à la fois par les niveaux deproduction
de la lactationprécédente
et de la.lactation
suivante,
il nous a paruimportant
de dissocier ces 2phénomènes;
l’état de carence
peut,
eneffet,
se manifester chez la femelleaprès
untemps
de latenceplus
ou moinslong
au coursduquel
l’animal vit sur sespropres réserves.
Les coefficients de corrélation calculés entre ces différentes mesures sont
consignés
dans le tableau XI.Aucune de ces corrélations n’est
significative,
bien que deux d’entreelles, cependant,
soient très voisines du seuil de 5 p. 100correspondant
à qoo
couples
de données(o,o 9 8).
Nous avons enfin
pensé
que les effets sur l’I. V-F’. d’uneproduction
élevée au cours de la lactation
précédente pourraient
être atténués parune
période
de tarissementplus longue.
Le coefficient de corrélation entre la durée de tarissement en 1ère lactation et le 2émeI.V-F.,
calculé pour le lot d’animauxci-dessus,
n’estcependant
passignificatif.
I,’influence du niveau de
production
est, en somme, difficile à mettre en évidence par le calculstatistique
dufait,
surtout, de lapré-
sence d’I. V—F.
particulièrement
élevés. Nos recherchesn’ont,
d’autrepart, porté
que sur les 1ère&dquo; et 2&dquo;’m’S lactations où cette influence est certai- nementplus
faible que chez les vaches adultes ouâgées.
Celles-citendent,
peu à peu, à la suite de
productions importantes,
àépuiser
leurs réserves minérales etdoivent,
parconséquent,
manifesterplus rapidement
destroubles des fonctions de
reproduction.
Nos données étaienttrop frag-
mentaires pour nous
permettre d’apporter
sur cepoint
des conclusions décisives.Y. -
INTERPRÉTATION
DESRÉSULTATS STATISTIQUES
Les résultats de notre étudestatistique
ont étéinterprétés
à lalumière des travaux
poursuivis
par d’autres chercheurs sur l’I. V——F.et les
principaux
critèresqui
caractérisent la fertilité de la femelle.1. - Distribution des I.V-F.
Nous avons
envisagé
dans une autrepublication :
POLY et coll.( 39 )
l’incidence de l’I. V—F. sur la
productivité journalière
de la vachelaitière,
ce
qui
a, pourl’éleveur,
un réel intérêtéconomique.
Pour situer le niveau de fertilité des femelles enSeine-et-Marne,
nous nous bornerons à com-parer notre
population
d’I. V—F. à cellesqui
fontl’objet
d’études simi- laires en France et àl’étranger (tableau XII).
Les résultats de diverses études sont
sujets
àcritique
car les calculs ont été effectués sur des données recueillies au cours d’un intervalle detemps
trop limité(inférieur
à 2 ansparfois)
où nefigurent
évidemment pas les valeurs lesplus
élevées. D’autres auteurs, par contre, éliminent de leur matériel de travail des I. V. ou les I. V-h.supérieurs
à une certaine li-mite,
cequi
enlève unegrande part
de leur intérêt aux résultats alors fournis.Enfin,
une étudeprécise
de l’I. V—F.exigerait
ladécomposition
dece dernier critère en
plusieurs
éléments :- Intervalle
vêlage
- Ièrcs chaleurs.- Intervalle Ières chaleurs - Iére saillie avec
enregistrement
detoutes les dates de chaleurs dans cet intervalle de
temps.
- Intervalle I&dquo;’re saillie-fécondation
pendant lequel
les chaleurset les saillies devraient être
également consignées.
Il serait alors
plus
facile de déceler la naturephysiologique
de diverstroubles de
reproduction :
retards dansl’apparition
des chaleursaprès
le
vêlage,
intervention de l’éleveur pour fixer la date de la nresaillie,
per- turbations de la fécondation ou troubles de la vieembryonnaire.
Unetelle
technique
de travail est utilisée par CHAPMAN et CnsrDe( II ).
Nous pensons
qu’il
seraitpossible
degénéraliser
de semblables contrôles dansbeaucoup
d’étables avec un minimum de soin et d’attention de lapart
des éleveurs.2. - Iniluence de l’année et du mois de
vêlage.
I,’action de l’année sur les variations de l’I. V-h. a été
signalée
par BROWN
et coll.
( 7 ),
RENNIF( 4 z),
CARMAN( 10 ) ;
ces auteurs lui attribuentune
part
de 4 à 7 p. 100 dans la variance totale des I. V-h. Si cette in- fluencepeut
être sensiblequand
les vaches ont une alimentation basée essentiellement sur les ressources dupâturage,
liées elles-mêmes aux con-ditions
climatiques annuelles,
nous ne pensons pasqu’elle puisse
se mani-fester dans le cadre de notre étude.
I w
a
plupart
des travaux sur lesparamètres
ducycle
dereproduction
des vaches font état de l’action
prépondérante
du mois devêlage
sur lesmanifestations de la vie sexuelle de la
femelle,
au cours de sa lactation.Les auteurs
envisagent,
à cesujet,
2 saisons devêlage :
unepériode
favo-rable
pendant laquelle
onenregistre
les I. V-F. lesplus faibles,
une défa-vorable,
où lesvêlages
sontsuivis,
aucontraire,
d’I. V—F.plus
élevés.Les mois
correspondant
aux valeurs extrêmes d’I. V-I! . ont étéconsignés
dans le tableau XIII pour
quelques
études fondamentales.C’est donc les
vêlages
deprintemps qui paraissent
êtreaccompagnés
des I. V-F. les
plus faibles ;
les valeurs minima que nous obtenons sont,en
effet,
consécutives auxvêlages
de mars. Cedécalage
entre nos résultatset ceux des autres auteurs est encore
plus important lorsque
l’on considère les mois devêlage correspondant
aux I. lesplus longs : juin, juillet,
août en
Seine-et-Marne, octobre, novembre,
décembre dans la biblio-graphie.
Ilconvient, cependant,
de noter que cet écart est trèsréduit, quand
nous comparons nos résultats à ceuxenregistrés
sur unepopula-
tion dont le niveau de fertilité est voisin
(J OHANSSON
et Har!sso!r( 2 8)).
I,e
graphique
VIIreprésente
les variations des moyennes d’I. V—F. cor-respondant
aux différents mois devêlage, exprimées
enpourcentage
de la moyenne del’année,
en Seine-et-Marne d’unepart,
dans l’étude deces 2 auteurs, d’autre
part.
Nous constatonsqu’une simple
translation de notregraphique
de un mois vers la droite entraîne uneremarquable
similitude des 2 courbes. Il est, en
effet, logique
de penser que les varia- tions mensuelles de l’I. V-F.peuvent
différer avec les niveaux moyens d’I. V-P. dechaque population.
D’ailleurs, l’analyse
de variance des données classées par mois devêlage
montre que l’influence de ce facteur de variation estplus impor-
tante en Seine-et-Marne que dans les autres
études,
où elle ne s’avèregénéralement
passignificative.
A cet état de faitcorrespondent plusieurs explications.
Il y a, d’abord l’action
personnelle
del’éleveur, qui,
selon le moisde
vêlage
de sesanimaux,
fixe la duréeoptimum
de l’I. V-h. pour uncycle
deproduction
leplus
satisfaisantpossible
à l’intérieur de son trou- peau ; il y a,enfin,
des variations saisonnières dans les conditionsd’exploi-
tation
(stabulation
oupâturage)
et d’alimentation des vaches laitièresau cours de l’année.
I,e rôle de l’éleveur est surtout déterminant
lorsque
desimpératifs économiques (différence
deprix
entre le « lait d’hiver et le « laitd’été »,
comme c’est le cas en
Seine-et-Marne)
lepoussent
à faire vêler ses ani-maux à une saison déterminée.
Ainsi,
à la suite de mises-bas seproduisant
à l’automne ou en
hiver,
il essaiera de «remplir
» ses vaches auplus
tôtafin d’obtenir un
vêlage
l’annéesuivante,
à la mêmeépoque ;
l’éleveuressaiera,
par contre, d’éviter les lactations débutant auprintemps
ou enété - souvent
associées, d’ailleurs,
à desproductions plus
faibles( 37 )—
en retardant si besoin est, la date de saillie de ses vaches, afin de décaler
ses
vêlages
vers le début de l’automne. Cettehypothèse
doit être retenue pourexpliquer
les valeurs maxima d’I. V-F. associées auxvêlages
dedébut d’été. Notons, en outre, que les chaleurs sont
plus
difficiles à détecteren hiver
qu’en été,
parce que les vaches sont alors en stabulation perma- nente ; ASDELL et coll.(z) conseillent,
à cetteépoque,
de laisser les femellesen liberté au moins 2 fois par
jour pendant quelques instants ;
deplus,
une observation
régulière
et minutieuse dechaque
vache permet souvent de reconnaître des « chaleurs silencieuses ».Quant
àl’alimentation,
son action sur la fertilité de la femelle est fortimportante ; J OUB E RT ( 29 ),
DuRR!!,!,( 1 8)
ontmontré,
dans desconditions
peut-être
extrêmes,qu’une
sous-nutrition saisonnière s’accom-pagnait
d’unepériode
d’anoestrusplus
ou moinsprolongée ;
le dernier auteur note en mêmetemps
laprésence
de troubles dereproduction variés;
bien
qu’il existe,
enSeine-et-Marne,
despériodes
où l’alimentation estdéfectueuse et
déséquilibrée (fin d’été,
find’hiver),
il ne semble pas, dans depareils
cas,qu’un
déficiténergétique puisse
êtreresponsable
del’appa-
rition de troubles de
reproduction.
Les effets de la carence
phosphorique, généralement
associés à undéséquilibre
durapport phospho-calcique,
sontsignalés
par ungrand
nombre d’auteurs : HiG!!TT et coll.