LA JUMELLE
La jumelle de la vie, est cette cigarette, Qui nous donne l’envie, d’allumer une quête, Et doucement s’enfuit, dans une fumée muette, Et qui finit sans bruit, dans des cendres qu’on jette. On la consume sans crainte, avant qu’elle soit éteinte, Oubliant même sa plainte, lorsqu’elle est trop étreinte, En refusant d’admettre, le but qu’elle a en tête, Celui de nous démettre, de pouvoir faire la fête. Doucement elle nous guette, éclairant sa guinguette, Et elle nous laisse croire, aux bienfaits suspensoirs, Puis un jour elle nous jette, ce que tous on regrette, Cette coupe qu’on doit boire, pour finir dans le noir. C’est cette indignité, qu’on veut tous éviter,
Ce mal qu’elle nous fait, quand on veut la fumer, C’est en prenant son temps, de pouvoir se venger, Lentement distillant, ce mal inoculé.
En fait ce qu’elle reproche, a nos âmes hébétées, C’est de l’avoir en poche, et puis de la bruler, Alors elle nous montre, la force de sa dureté, Et arrête la montre, de toute notre durée. La vie est donc ainsi, et finit en fumée, Et c’est ce but précis, qu’on voudrait éviter, Mais on sait tous ici, que l’on est condamné, A accepter ce pli, que Lui a décidé.
Barcelone le 11 Aout 2015 (loin de tous)