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V PA M. JulTGfeTïegp

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V PA M. JulTGfeTïegp

Les consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal.

Q u a t r i è m e a n n é e . — N0 76

P r i x du numéro 10 centimes

S a m e d i 20 s e p t e m b r e 1890.

B u r e a u x : R u e Neuve, 19

Suisse

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O r g a n e d e IH S o c i é t é i n t e r c a n t o n a l e d e s i n d u s t r i e s d u J u r a , d e s C h a m b r e s d e c o m m e r c e , d e s B u r e a u x d e c o n t r ô l e e t d e s S y n d i c a t s i n d u s t r i e l s .

Syndicat

des fabricants d'horlogerie

Les fabricants m e m b r e s du syndicat, qui n'ont pas encore répondu au questionnaire qui accompagnait la circulaire de la Chambre syndicale du 30 août écoulé, sont priés de le faire dans le plus bref délai.

La conveniion a laquelle se rapporte le questionnaire ne peut être définitivement conclue, tant que les m e m b r e s du syndicat n'ont pas exprimé leur opinion sur les trois points qui leur ont été soumis.

Les réponses doivent être adressées au secrétariat du syndicat. Fédération horlogère,

Bienne.

Le bureau de la chambre syndicale.

S y n d i c a t s p r o f e s s i o n n e l s La question des syndicats profession- nels reconnus par l'Etat vient d'être posée devant le Grand Conseil genevois dans sa séance du 17 courant. Un député, M. DeI- rieu, a présenté un projet de loi con- cernant la errai ion de chambres syndicales de patrons et d'ouvriers et leur recon- naissance par l'Etal ; il estime qu'il faut

que, pour de graves motifs d'intérêt pu- blic, l'Etat s'empare de la question.

Il croit qu'une loi sur les syndicats, et c'est là l'opinion de beaucoup d'ouvriers, supprimera les grèves, cette arme à dou- ble tranchant, qui est néfaste aux intérêts des deux parties en cause. La question d'apprentissage s'impose au premier chef, car trop souvent l'apprenti se trouve en- tre les mains d'un patron de mauvaise foi, qui l'exploite, en lui refusant un appren- tissage sérieux ei complet, vraiment di- gne de ce nom. Une fois l'entente entre patrons et ouvriers établie sur une base solide, on pourra plus facilement combat- tre avec efficacité la concurrence étran- gère. La question doit donc être sérieuse-

ment étudiée et il faut, pour arriver au but, que l'Etat prenne la chose en mains.

Le tour de préconsultation sur la pro- position de M. Delrieu n'a donné aucune indication sur l'opinion des membres du Grand Conseil genevois, personne n'ayant pris la parole, et le projet a été renvoyé à une commission composée de cinq membres, au nombre desquels l'auteur de la proposion et M. Eavon'qui, dans le Genevois, a écrit plusieurs articles favora- bles à l'institution des syndicats profes- sionnels obligatoires.

Nous l'avons dit souvent à cette place même, le terrain canlonal n'est peut-être pas celui qui convient le mieux à une ques- tion d'une aussi grande envergure que celle des syndicats obligatoire. Même on peut dire que s'agissant d'une industrie exercée dans plusieurs cantons, il pour- rait y avoir danger à édicter certaines règles, certaines ordonnances qui ne se- raient pas imposées ailleurs et qui pour- raient, dans certains cas donnés, créer au point de vue de la concurrence une infé- riorité pour l'industrie du canton ou l'ins- titution aurait été créée.

Mais l'opposition que la motion Cornaz rencontre au sein des Chambres fédérales, l'échéance par trop éloignée à laquelle on prévoit qu'une législation fédérale sur la matière pourra être élaborée, le senti- ment profond qu'ont les partisans des syndicats professionnels reconnus par l'Etat que ces institutions peuvent seules permettre d'assurer à l'ouvrier un mini- mun d'existence et qu'elles seront ainsi un puissant agent de concorde et de paix sociale, toutes ces considérations d'un ordre supérieur donnent, à l'initiative genevoise, le caractère d'une manifesta- tion d'intérêt public qui sera accueillie avec sympathie dans nos contrées indus- trielles.

Les adversaires des syndicats — et il

s'en trouve dans le Grand Conseil gene- vois — ne manqueront pas de baser leur opposition sur des arguments tirés de l'inopportunité de réaliser, sur le terrain cantonal, une réforme qui serait mieux en place sur le terrain fédéral ou tout au moins sur le terrain intercantonal ; mais il en est de cette innovation comme de toutes autres, dont aucune ne serait réa- lisée si l'on attendait que tout le monde soit partout d'accord; il faut bien com- mencer quelque part.

D'ailleurs on peut parer au danger que pourrait présenter, pour le canton qui l'adopterait le premier, une organisation syndicale ne groupant pas les branches d'industries similaires des autres cantons, en n'appliquant pas d'emblée tous les points du programme, particulièrement ceux qui ont trait à la tarification de la main-d'œuvre et des salaires. Ce qui nous parait certain, c'est qu'une fois les syndi- cats professionnels reconnus par l'Etat dans l'un ou l'autre de nos cantons, l'exem- ple sera suivi dans d'autres et, qu'en ce qui concerne spécialement l'industrie hor- logère, on pourra arriver ainsi à la con- clusion de conventions intercanlonales qui hâteront le moment où la question pourra de nouveau être posée au fédéral, seul terrain sur lequel elle puisse être complètement résolue.

La forme syndicale englobe un nom-

bre de plus en plus considérable de pa-

trons et d'ouvriers, Si l'on veut que ces

deux armées, qui aujourd'hui déjà repré-

sentent la majorité des intéressés ne se

considèrent pas comme deux corps enne-

mis, mais solidarisent leurs efforts dans

un but d'utilité générale, il faut que l'E-

tat intervienne pour aider à compléter les

effectifs, pour leur donner le droit à une

sanction légale de leurs décisions, mais

aussi pour leur dicter des devoirs dont

le premier serait la proscription de la

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3G4

grève et l'examen en commun de tout ce qui louche aux intérêts et aux rapports mutuels des patrons et des ouvriers.

Travailler à ce rapprochement, à celle entente, c'est travailler à la conservation de la paix publique et de l'ordre social.

La tentative faite à Genève sur le terrain constitutionnel mérite d'être suivie avec intérêt et sympathie; nous souhaitons aux promoteur du projet de loi présenté à l'examen de l'autorité législative genevoise le succès que mérite leurs généreux ef- orts.

— » * « —

H A U S S E D E L ' A R G E N T Ce n'est pas seulement en Suisse et en France, que les industries produisant des objets en argent ont dû informer leur clientèle de la nécessité dans laquelle elles se trouvaient d'élever le prix de vente de leurs produits.

Nous lisons en effet dans un journal américain, que la grande maison Tiffany et Gie, de New-York, vient d'annoncer une hausse de 15 °/

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sur toute l'argente- rie qu'elle livre à la consommation; d'au- tre part une réunion générale des fabri- cants d'orfèvrerie de New-York vient d'a- voir lieu dans le but de décréter une hausse en rapport avec l'augmentation du prix de l'argent. On peut conclure de ce qui précède, que l'industrie américaine envisage que la hausse du métal argent n'est pas une affaire momentanée.

Nouveau système de mise à l'heure

Depuis que le système du remontoir au pendant a été substitué au système du remon- toir à l'aide d'une clef indépendante, la mise à l'heure des aiguilles de la montre a subi de nombreuses modifications dont la dernière parait être la mise à l'heure par le pendant.

Mais jusqu'ici, on s'est heurté aux ditficultés provenant d'un mécanisme trop compliqué et dont le fonctionnement ne présentait pas la sécurité et la régularité voulues.

Un ouvrier de la Chaux-de-Fonds, Mon- sieur Jean Walter, vient de faire breveter, sous n° 2226, un mécanisme de mise à l'heure par le pendant des plus simples et fonction- nant de la façon la plus sûre et la plus régu- lière. Un seul ressort fait tous les frais du mécanisme; la mise à l'heure se fait en pous- sant sur la couronne et une fois l'engrenage établi entre le pignon coulant ut la roue de transmission, et la mise à l'heure faite, le pi- gnon coulant revient à sa place soit en ces- sant d'appuyer sur la couronne, soit en la ti- rant en arrière Le désengrenage est obtenu de l'une ou de l'autre façon, ce qui constitue deux variantes du même système.

Nous tenons, dans nos bureaux, des échan- tillons à la disposition de ceux de nos fabri- cants qui voudront les examiner en vue de l'acquisition du brevet.

L'horlogerie française

Le syndicat des fabricants d'horlogerie de Besançon fait appel à l'appui financier du Conseil municipal, pour l'aider à taire face

LA FÉDÉRATION' HUrtLOGËKE bUi^ SE

aux dépenses qu'il considère comme étant au-dessus deses forces, que nécessitera l'exé- cution de son programme qu'il formule comme suit :

« 1. L'étude et la défense des intérêts de l'industrie horlogère ;

« 2. D'organiser des concours annuels dans les différentes branches de l'horlogerie ;

« 3. De provoquer les mesures qui sont de nature à faciliter l'exportation, et, à cet effet, se mettre en rapport avec les chambres de commerce et les consuls français ;

« 4. De provoquer la formation de syndi- cats ouvriers qui seront invités à former une union syndicale avec notre association ;

« 5. De régler à l'amiable les contestations qui lui seront soumises;

« 6. D'examiner et d'instruire les affaires qui pourront lui être envoyées par les tribu- naux ;

e 7. De créer un office de renseignements pour les demandes et les offres de travail ;

« 8. De publier un bulletin ou une revue mensuelle;

« 9. La création d'un bureau permanent, avec commis salarié, où les fabricants, chefs d'ateliers et ouvriers pourront se procurer les renseignements dont ils auront besoin, etc., etc. »

Comme on le voit, ce programme se rap- porte beaucoup de celui que s'était tracée dès le début, la Fédération horlogère suisse. On remarquera que le syndicat des fabricants d'horlogerie de Besançon, loin de voir de mauvais œil les syndicats ouvriers, se pro- pose au contraire de provoquer leur forma- tion dans le but de former une union syndi- cale compacte.

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L a j o u r n é e de huit heures

Le correspondant anglais du Journal de Genève écrit à ce journal.

« 11 y a juste huit jours que le congrès de Liverpool est terminé et voici déjà que la grosse question de la journée de « huit heu- res » est entrée en plein dans la phase plus sensée que je faisais entrevoir. »

« Chez nous l'ouvrier a encore conservé une certaine dose de bon sens, et les « unions » qui avaient donné des instructions à leurs délégués dans un sens contraire à l'obligation légale de la journée de huit heures, demandent maintenant des comptes aux mandataires in- fidèles qui ont contribué à former cette inu- tile majorité en faveur de l'idée — platonique pour le moment — de la journée de huit heures. »

« Si les délégués avaient respecté le man- dat reçu, il appert à présent que l'obligation légale de la journée de huit heures aurait été repousée au congrès de Liverpool par une majorité d'au moins cinquante voix. Et les «unions» dans lesquelles règne un esprit contraire sont aussi peu disposées à se laisser engager par des délégués emballés qu'à se laisser mener par les «jeunes »qui voudraient tout simplement mettre la main sur des fonds de réserve qui ne sont pas sortis de leur poche. »

« Plus encore après qu'avant le congrès de Liverpool et le vote de la journée de huit heures, l'opinion de la majorité de nos

«unions» est que cette question doit être laissée à la décision particulière de tous les corps d'état, qui se décideront suivant ce que leur dicteront leurs intérêts particu- liers »

« Pour l'immense majorité de nos corps d'état, ces intérêts sont directement contraires au principe étroit de la journée de huit heures et ceux pour lesquels cette diminution des

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heures de travail est possible, comme les minjurs, l'ont déjà obtenue ou l'obtiendront sans difficultés quand ils la voudront. »

«Quant à f .ire voter un bill dans ce sens par notre Parlement, je persiste à croire que c'est là une éventualité si lointaine qu'ils n'est pas encore utile de s'en occuper. »

NOUVELLES DIVERSES

C o n g r e * d u s u f f r a g e u n ï v e r e e f . — Lc Congrès ouvrier du suffrage universel à été ouvert, dimanche matin, à Bruxelles, en présence de 800 délégués, représentant plus de 500 sociétés et 215,000 associés.

M. Defuisseaux, nommé présidentparaccla- mations, expose que le principal but doit être de réclamer le suffrage universel et de con- quérir par ce moyen une véritable patrie, ce que l'ouvrier belge attend maintenant. Puis il donne lecture de l'ordre du jour suivant:

1. Manifestation du même jour et à la même heure, dans tous les chef-lieux d'arron- dissement du pays;

2. Organisation d'un vote populaire opposé au vote censitaire pour chaque élection légis- lative ;

3. Constitution d'un parlement populaire;

4. Proposition d'une grève générale pour tous les métiers ;

5. Refus du paiement de l'impôt du loyer et refus du service militaire;

6. Elections communales et provinciales;

engagement de ne voter que pour les candi- dats du suffrage univeisel ;

7. Propagande dans l'armée ;

8 Création de groupes de propagande du suffrage universel dans le plus grand nombre possible de localités et organisation de la propagande.

Le principe de la manifestation ayant été admis après une courte discussion, M. VoI- ders propose l'ordre du jour suivant :

Le congrès,

Considérant qu'avant d'entreprendre la grève générale il est utile de donner un so- lennel avertissement aux élus du suffrage universel, et cet avertissement peut se faire dans les différentes réunions du pays, après avoir été fait dans la capitale ;

Que les manifestations sont d'ailleurs un utile moyen de propagande et qu'il est utile de permettre à ceux qui n'ont pu venir à Bruxelles, le 10 août, de manifester leur vo- lonté d'obtenir le suffrage universel ;

Qu'il faut épuiser tous les moyens légaux, avant d'en arriver aux mouvements extrê- mes.

Décide :

Des manifestations régionales seront orga- nisées dans toutes les localités importantes du pays, le dimanche qui précédera l'ou- verture des Chambres.

Les fédérations régionales du parti ouvrier s'entendront avec les groupes d'ouvriers in- dépendants pour l'organisation de ces mani- festations.

L'ordre du jour Volders est adopté à une grande majorité.

Dans la séance de l'après-midi, le Congrès a adopté un projet de résolution de MM. \rol- ders, Auseele, de Ptepe, etc., qui accepte le principe de la grève générale, invite les grou- pes ouvriers à tout mettre en œuvre pour la préparer à aussi brève échéance que possible et s'en remet au conseil central du parti pour la proclamer dès que le moment lui en sem- blera arrivé. Un amendement tendant à im- poser au conseil général le délai maximun d'un an aété rejeté comme impliquant une dé- fiance injuste.

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LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE 36 5

I n s p e c t e u r d e s f a b r i q u é e . — Le Con- seil fédéral a nommé M. Walter Wilhelm, -de Waldstadt, en qualité d'adjoint de l'inspec-

teur des fabriques du premier arrondisse- ment.

On sait que l'inspecteur de cet arrondisse- ment est M. le Dr. Schuler, à Mollis.

I s o l a t e u r d ' é l e c t r i c i t é . — Un journal américain annonce qu'une compagnie d'élec- tricité de New-York a eu récemment l'idée d'employer le papier comme enveloppe iso- Jante des fils conducteurs.

La pâte subit premièrement un traitement

<jui la rend imperméable à l'eau et réfractaire au feu dès qu'elle a été appliquée sur le fil.

De nombreuses expériences ont démontré

•que les fils ainsi recouverts peuvent subir la fusion sans que leur enveloppe isolante en reçoive aucun dommage et par conséquent sans que le feu puisse se propager sur les objets voisins.

Cette matière isolante possède donc sur ies garnitures ordinaires de guttapercha et caoutchouc un avantage essentiel : l'incom- bustibilité.

I m p r i m e r i e . — Le comité de la Société des maîtres-imprimeurs a ordonné une espèce d'enquête pour arriver à déterminer quels prix se font pour les travaux d'impression.

Les réponses sont assez diverses et leur dé- tail occuperait trop de place. Il est bon de

remarquer, cependant, que certains impri- meurs gâchent les prix et par le papier, qui est compté au-dessous de sa valeur, et par le travail, qui n'est pas rémunéré comme il le devrait. On a découvert des différences assez grandes et la conclusion que l'on doit en tirer, c'est que le public juge quelquefois trop cher ce qui n'est qu'à sa juste valeur et

que le travail s'en va à celui qui n'a pour but qu'une déloyale concurrence.

(Handels-Courier.) I i i e t e d e s m a r c h a n d e h o r l o g e r s ac- tuellement à la Chaux-de-Fonds à l'hôtel de la Fleur-de-Lis : Liste dressée jeudi 18 septembre 1890, à 5 heures du soir : MM.

Trilla, Barcelone. — Abel, Hambourg. — Kanny, Bombay. — Kucklinsky, Francfort.

— Hirsch, Vienne. — Samios, Athènes.

COTE DE L'ARGENT du 19 septembre 1890 Facturé aux monteurs de boîtes.

L'argent 800 laminé et fil à fr. 159. 80 le kilo id. 805 id. id. „ 160.80 id.

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id. 900 id. id. „ 1 7 9 . 5 0 id.

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Cote de l'argent

Facturé par le syndicat des patrons monteurs de boîtes aux fabricants d'horlogerie.

0,800 M. 19 centimes le gramme 0,875 M. 201/2 id. id.

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Le rédacteur responsable : Fritz HUGUENIN

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