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w REFLETS FRIBOURGEOIS illustré 0 Revue bimensuelle 4 avril 1986 N° 7 Fr. 3.50

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La vie de société

Rien n'est plus beau sur cette terre que la vie! Pour cela, il faut la regarder en face, consi¬ dérer l'esprit comme un sel à mettre dans l'existence, se don¬ ner à soi-même une aubade de sagesse en répétant ce que Chamfort disait: «Il y a deux choses auxquelles il faut se faire, sous peine de trouver la vie insupportable, ce sont les injures du temps et les injusti¬ ces des hommes».

Les injures du temps altèrent les visages, creusent les rides, voûtent les échines Tant que le cœur n'est pas atteint, rien n'est perdu. Les injustices des hommes sont les jugements à remporte-pièce sur autrui, les dénigrements, les querelles, les mesquineries Ce qui est cer¬ tain, c'est que ni les injures du temps, ni les injustices des hommes ne peuvent changer la beauté des paysages, la richesse de la nature, la bonté des hommes qui restent insen¬ sibles à la volonté de nuire Les petites gens comme les gars les plus pauvres ou ceux qui vivent sur leur salaire ont leur vertu. Ils ont leur place, à côté de l'élite dans toute civilisation. Un vieil adage dit: «Lhomme est un loup pour l'homme». Ce qui n'est pas toujours vrai. Combien de personnes et, fré¬ quemment, de jeunes gens pratiquent l'entraide en toute simplicité comme une chose allant de soi. Tout particulière¬ ment lorsqu'il s'agit de porter secoua de partager une pei¬ ne d'alléger une détresse N'est-ce pas un beau spectacle que l'homme ami de l'homme? Et ce spectacle existe II suffit d'y apporter un peu de curio¬ sité et de la vigilance Ainsi, la vie quotidienne ne sera jamais banale

Vivre en société est un pro¬ blème pour chacun d'entre nous Mais il est parmi nous des êtres qui prennent plaisir à s'extérioriser et d'autres qui écoutent parler les habiles manieurs de phrases inutiles Tous ne peuvent être «frères humains». Existe-t-il une ré¬ ponse juste et valable à l'ex¬ clusion de toute autre expli¬ cation? Les gens qui prennent le temps d'écouter les beaux parleurs se font remarquer par leur calme, leur urbanité On entend fréquemment dire d'eux: «Quelle élégance dans leur silence ou quelle discré¬ tion dans leur façon d'être!» Toute vie en société suppose des rencontres humaines Qui dit rencontres dit aussi con¬ tacts Se préoccuper des au¬ tres, voilà peut-être la clé à glisser dans la serrure des rapports humains Quel est l'homme qui n'aime pas à par¬ ler de son métier, à tout le moins qui ne trouve pas les

expressions convenables pour expliquer son travail quoti¬ dien! Les artisans, par exemple, sont de véritables trésors de finesse et d'audace dans leurs gestes

A côté des gens qui ont la main ou le regard de l'homme de métier, il y a place pour les arti¬ sans de la pensée, pour ceux qui ont à former la pensée des autres, celle de la société actuelle qui a grand besoin d'esprits proclamant des rè¬ gles de morale De la première lettre de l'alphabet à la con¬ quête d'un titre universitaire, l'éventail est grand de ceux qui forment une communauté hu¬ maine rassemblée autour de l'enfant, englobant l'adoles¬ cent pour en faire un homme De l'aube de la vie à la mort, la vie de société signifie une immense solidarité que beau¬ coup de gens devraient ap¬ prendre..

Sincèrement vôtre Gérard Bourquenoud

Vivre en société c'est aussi partager ses loisirs ou une soirée avec les mem¬ bres d'un cercle Photo c Bd

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SOMMAIRE

/ \ FRIBOUR@é

31, rte de la Glâne 1701 Fribourg Revue bimensuelle d'informa¬ tion et d'actualité paraissant le premier et le troisième vendredi du mois. Organe officiel de l'Association Joseph Bovet et des Fribourgeois «hors les murs».

Rédaction et administration: 31, rte de la Glâne - Case pos¬ tale 331 - 1701 Fribourg - Tél. 037/24 75 75.

Télex 942 273 IFF CH - Im¬ primerie Fragnière S.A. - 1701 Fribourg.

Rédacteur en chef responsable: Gérard Bourquenoud (Sarine - Lac - Singine). (Huitième district). Correspondants et collaborateurs: Gérard Menoud (Gruyère et Veveyse). Marc Wfceber (Société). Rose-Marie Esseiva (Social et éducation). Marcel Brodard (Sports). Service d'abonnements et d'expédition: Catherine Kacera. Abonnements: Annuel: Fr. 77.80. Semestriel: Fr. 40.-. Etranger: Fr. 90.-. Par avion: Fr. 115.-. Vente au numéro: Fr. 3.50. Compte de chèques postaux 17-2851. Tirage: 8500 exemplaires. La reproduction de textes ou d'illustrations ne peut se faire qu'avec l'autorisation de la rédaction - la rédaction n'assume aucune responsabilité pour les manuscrits et photos non commandés.

Publicité:

Assa - Annonces Suisses S.A. - 10, bd de Pérolles - 1700 Fri¬ bourg - Tél. 037/22 40 60. Délai de réception des annon¬ ces: 15 jours avant la parution. V. J

2 La vie de société

Le billet de Gérard Bourquenoud 5 Nouvelles des districts

7 Science et vie - Les avalanches 11 L'art du vitrail au Pays de Fribourg 14 Activités musicales dans le canton 17 Lacotel à Avenches, vous connaissez? 21 Le monde des livres

22 Vieillir à deux: un privilège 24 Des arts aux expositions

25 La culture par le théâtre en Gruyère

29 L'inventaire de la maison paysanne fribourgeoise Interview de M. Jean-Pierre Anderegg, ethnologue 34 Passion de la moto

38 ASSO - Une même foi et un même idéal 43 La mode féminine de l'été 86

Couverture

Vitraux de l'église d'Ursy

Ces magnifiques vitraux qui embellissent l'église d'Ursy nous font découvrir, de gauche à droite, sur le collatéral sud:

La Nativité: l'étoile annonce la naissance de Jésus, fils de Marie et Joseph, l'âne et le bœuf soufflent dessus.

La Crucifixion : au soir du Vendredi, la mort du Christ sur la croix est marquée par l'éclipsé du soleil.

La Résurrection: au matin de Pâques, le Christ ressuscité sort du tom¬ beau, gardé par le soldat.

Ces vitraux sont l'œuvre de Charly Cottet, artiste peintre à Attalens. Voir notre reportage dès la page 11.

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Saint-Aubin: en pleine Camargue! Sympathique initiative que celle de M. et Mmc Henri Lièvre-Kraetz en ouvrant, à Saint-Aubin, un gîte équestre fort joliment appelé « La Petite Camargue». L'endroit, il est vrai, revêt maints aspects de cette atta¬ chante région française. Les chevaux, faut-il le préciser, sont de vérita¬ bles camarguais. Un atout touristique supplémentaire en pays broyard!

L'inauguration sous la neige. ( Phoio FI )

Cheyres: un vin de qualité

Beaucoup de monde à la dégustation des vins de l'Association des vignerons broyards. Dans une chaleureuse ambiance, les gens du pays et d'ailleurs ont fait honneur à la vendange 85 qui permet aux travailleurs de la vigne d'offrir un millésime de grande qualité.

(Photo FI)

Libre opinion

«La Suisse

pas comme les autres»

Il n'y a rien à dire: c'est NON Net. La Suisse n'ad¬ hérera pas à l'ONU. La participation relativement élevée pour une votation fédérale (si l'on tient comp¬ te encore de la douceur printanière de dimanche, incitant plus à la promena¬ de qu'au devoir civique) contraste avec les débats ternes, sans passion qui ont précédé le verdict. En effet, les partisans des deux camps n'arrivaient pas à déployer des arguments nouveaux qui auraient pu se révéler décisifs, se confi¬ nant derrière des clichés trop connus. Pourtant, ce résultat amène quel¬ ques commentaires. Les «NON» étaient-ils dirigés contre l'ONU elle-même ou simplement pour reje¬ ter, pour bannir tout ce qui provient de l'extérieur de nos frontières? On peut en effet critiquer, à raison dans certaines circonstan¬ ces, l'efficacité de cette or¬ ganisation: en une seule circonstance, une sanction fut prise à l'unanimité des membres, et ceci à rencon¬ tre de ta Rhodésie. Les deux grandes puissances usant de leur droit de veto paralysent singulièrement toute sanction plausible. Cependant l'ONU possède pour elle un atout incon¬ testable: son universalité. Le développement de la technologie et par con¬ séquent des moyens de communication ont consi¬ dérablement réduit les dis¬ tances, rendant même les océans comparables à de

simples «gouilles» aisé¬ ment franchissables. Les mœurs, les us et coutumes, le mode de vie de nos pro¬ ches voisins ou des ethnies les plus retirées ne nous sont plus totalement in¬ connus. De ce fait, le pro¬ blème brûlant des réfugiés, les conflits meurtriers, la tension Est-Ouest, la misè¬ re, les difficultés, la faim dont souffre le tiers mon¬ de, l'arsenal nucléaire pla¬ nant dangereusement au- dessus de nos têtes ne peuvent plus amener les hommes à raisonner égoïs- tement, en «nationalisme exacerbé». La résolution de tous ces problèmes de¬ vra passer par une coopé¬ ration mondiale. Inévita¬ blement. Les tentatives unilatérales et solitaires seront irrémédiablement vouées à l'échec. La posi¬ tion de notre Suisse est à ce titre en tout point irritante. Nous feignons d'ignorer cette universalité pourtant si élémentaire, si primor¬ diale. Un véritable micro¬ cosme, cultivant son in¬ dépendance de manière dérisoire, utilisant sa sacro- sainte neutralité (!!) com¬ me un but et non (ce qui se¬ rait beaucoup plus viable pour nous et pour les au¬ tres) comme un moyen. Mais que les Marcos ou au¬ tres Duvalier se rassurent: ONU ou pas, nos banques, aux enseignes dorées, se fe¬ ront toujours un plaisir de recevoir leurs dollars, si honnêtement gagnés...

Etarcos

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LA RONDE DES DISTRICTS

Assises des tireurs fribourgeois Tir cantonal à Guin en 1987 La Société cantonale des tireurs fribourgeois, que préside avec compétence et dynamisme M. Joseph Haymoz, compte à l'heu¬ re actuelle quelque 160 sociétés, réunissant plus de 20 000 mem¬ bres. Samedi 8 mars dernier, à l'assemblée générale annuelle qui s'est tenue à Guin, ils étaient représentés par 438 délégués et une brochette de personnalités civiles et militaires qui ont honoré les débats de leur présence.

Récompense aux moniteurs de jeunes tireurs. Trois tours d'horloge

Un ordre du jour fort copieux attendait les participants. Pour l'épuiser, il a fallu trois tours d'horloge. Dans son rapport pré¬ sidentiel, M. Haymoz a rappelé les grands moments vécus en 1985, tout particulièrement le tir fédéral de Coire où les Fribour¬ geois se sont classés au deuxième

Les tireurs qui ont obtenu ta 4' maîtrise.

que la journée officielle se dérou¬ lera le 28 juin. Il est prévu d'y aménager 56 cibles électroniques pour les tirs à 300 mètres, tandis que de nouvelles installations at¬ tendent les tireurs à 50 et 25 mè¬ tres. Le montant du pavillon des prix s'élèvera à 600 000 francs, ce qui aura pour effet d'encourager les tireurs à se déplacer nombreux dans cette localité de la Singine.

.iia

Amélioration des installations

Le président cantonal s'est insurgé contre ceux qui ont la réputation de toujours décrier les nuisances

des stands de tir, alors que l'an passé les communes et les sociétés de tir ont versé 1,5 million de francs pour améliorer les installa¬ tions et l'isolation phonique des stands. M. Haymoz a encore préciser que l'année 1987 verra l'éclosion d'une fédération des matcheurs fribourgeois. Une commission travaille déjà à l'éla¬ boration des statuts.

Cette assemblée a pris fin par une allocution très écoutée de Mmc Elisabeth Déglise, présidente du Grand Conseil, et un message de l'armée par le commandant de la zone territoriale 1, le div Henri Butty.

Texte et photos G. Bd

rang du championnat intercanto¬ nal. Il adressa de vives félicita¬ tions à tous les tireurs qui se sont distingués et demanda à l'assem¬ blée d'applaudir Daniel Brugger, champion suisse des jeunes ti¬ reurs.

A nouveau à Guin l'an prochain

C'est dans cette cité singinoise de 6000 habitants que se déroulera le tir cantonal 1987 qui, selon M. Norbert Schuwey, président du comité d'organisation, attend une dizaine de milliers de tireurs. Cet¬ te grandiose manifestation aura lieu du 25 juin au 5 juillet, alors

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LA RONDE DES DISTRICTS

Villarepos-Chandossel : tireurs reconnaissants Emmenée par M. Marcel Schu- wey, la société de tir de Villarepos- Chandossel a décerné le diplôme de membre d'honneur, en recon¬ naissance de leur travail et de leur fidélité, à MM. René Pittet, Roger Bugnon et Hubert Carrel, que l'on reconnaît au premier plan de gauche à droite, en compagnie du président Schuwey. Debout, les membres du comité.

(Pholo FI)

Mur:

nonagénaire bien fêtée

Le Conseil communal du Haut- Vully a réservé une gentille soirée à Mmc Elise Javet-Cressier qui, à Mur, franchissant le cap de ses 90 ans. La fanfare est venue elle aussi dire son admiration à «Lili», mère de deux garçons, aïeule de cinq petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants. La commune était représentée par Mmc Gilberte Chautems et M. Jean-Bernard Rytz. (Photo FI) l'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'X'XvXvX'X'X'X'X'XvXvXvX'X'X .v.x.X*X*X<*X*Xv*X-X\OX'X-XOX-:*X<%*X*X*X*X*X"X*XOX*X*:OX*X*X'X->>>X->X-X<*X*X*X*X'XvXvX\\*XvX*X*X\'X*X\\v Clâne COMPTOIR DE ROMONT: POUR LA ONZIÈME FOIS! C'est une tradition maintenant bien établie: tous les deux ans, au moment du long week-end de l'Ascension, revient le Comptoir de Romont, organisé par la SICARE (Société des industriels, commer¬

çants et artisans de Romont et environs). La onzième édition - déjà ! - de cette importante manifestation économique et commerciale se dérou¬ lera du 6 au 11 mai.

Les préparatifs vont bon train et la cohorte des exposants est d'ores et déjà au grand complet. On peut donc être certain que le Comptoir de Romont sera une nouvelle fois l'intéressant panorama de l'économie de la Glâne qu'il a coutume d'être. Une place de choix sera réservée à l'agri¬ culture au sein de ce 11e Comptoir, dont l'hôte d'honneur sera le district de la Broyé.

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LES AVALANCHES (V)

Chaque année les avalanches font d'innombrables victimes et cau¬ sent d'importants dégâts maté¬ riels. La majorité des avalanches a lieu au printemps. Le déclenche¬ ment des avalanches peut être ac¬ cidentel, provoqué par les person¬ nes elles-mêmes, généralement des skieurs. Phénomène naturel, les avalanches ne peuvent être complètement maîtrisées. Mais grâce aux nouvelles techniques, les avalanches sont aussi déclen¬ chées artificiellement par minage. L'hélicoptère transporte les explo¬ sifs largués par les responsables d'avalanches des régions. Excel¬ lent moyen de lutter contre les masses de neige qui menacent les routes et les habitations. Au¬ jourd'hui, dès que la neige s'accu¬ mule en haute montagne, l'héli¬ coptère entre en action.

Les causes

Les causes du déclenchement des avalanches sont à rechercher es¬ sentiellement dans l'évolution de la neige, depuis sa chute sur le sol jusqu'à sa fonte. En effet, les cris¬ taux changent de formes dès leur arrivée au sol. Cette métamor¬ phose entraîne une modification profonde de leurs caractéristi¬ ques.

La métamorphose est rapide. S'il fait froid, l'évolution est lente. Mais peu à peu les parties ven¬ trues grossissent jusqu'à devenir des grains fins de formes plus ou moins arrondies. Au cours de cet¬ te transformation, la neige se tas¬ se et devient plus dense (sa densité passe de 0,1 à 0,3 env.).

Métamorphose constructive

La destruction terminée, un nou¬ veau cristal de glace se recrée à partir des restes de l'autre. C'est là la métamorphose constructive. Il faut rappeler que la neige est un très bon isolant thermique.

Métamorphose destructive

Au moment de leur dépôt sur le sol, les cristaux de neige présen¬ tent une assez grande variété de formes. Pour nous, ce sont des cristaux à six branches. Mais cette structure peut être détruite par deux types d'actions :

- action mécanique: Le cristal de glace fragile pouvant être brisé soit par le vent (action rapide), soit par l'augmentation de la cou¬ che de neige;

- action thermique. La neige dé¬ posée constituée d'air, de vapeur d'eau, de cristaux de glace et éven¬ tuellement d'eau, il ne peut y avoir d'équilibre entre ces différents élé¬ ments et des échanges auront lieu (évaporation, condensation, etc.). Par température positive, la présence d'eau liquide accélère cette destruction du cristal.

Dangers d'avalanches Les montagnards distinguent les «avalanches de fond» et «les ava¬ lanches poudreuses». Ces derniè¬ res surviennent quand une forte précipitation s'accumule sur une neige plus ancienne sans s'y fixer, et le danger est maximal quand en un ou deux jours elle atteint une épaisseur de 25 cm ou plus. Sous l'effet de la nouvelle pesanteur, la nouvelle assise se détache et en glissant le long de la pente forme une masse de plus en plus grosse dont la vitesse s'accélère rapide¬ ment.

L'avalanche de poudreuse a aussi pour effet de créer devant elle une pression d'air énorme. Ce souffle a déraciné dans les Alpes des cen¬ taines d'hectares d'arbres cente¬ naires et fort robustes.

Les avalanches de fond, qui sont des glissements de neige humide, atteignent rarement plus de 60 km à l'heure, mais elles peuvent être très dévastatrices. Elles se produi¬ sent généralement au printemps, lorsque la neige qui commence à fondre a tendance à s'agglomérer en boules en se déplaçant et en¬ traîne dans la pente des arbres et des roches. Masses énormes pou¬ vant peser jusqu'à 1 million de tonnes.

On peut aussi parler des avalan¬ ches de plaque. Le cas le plus typi¬ que en est la «plaque à vent». Si le vent souffle pendant ou après une chute de neige, il balaie la neige et brise les cristaux, assurant une métamorphose destructive rapi¬ de: On raconte qu'autrefois les co¬ chers faisaient claquer leur fouet au moment d'aborder un col al¬ pin, afin d'ébranler les masses de neige instables et de déclencher l'avalanche en puissance avant d'engager leur voiture. Aujour¬ d'hui, l'explosif constitue le moyen le plus efficace pour le déclenche¬ ment des avalanches.

Conseils

Avant chaque départ en monta¬ gne, à skis, etc., il est recommandé de se renseigner sur l'état de la nei¬ ge auprès des chefs de sécurité des stations, des remontées mécani¬ ques, auprès des guides ou de la police cantonale.

Andrée Fauchère Tous ces renseignements sont tirés de «La Terre cette Inconnue».

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Concours «Etes-vous observateur?» du 7 mars 1986

La photo en question nous faisait découvrir le chalet «La Montagne», où se trouvent les champs de ski du Mont-Gibloux, près de Villarlod. Bien des lecteurs ont reconnu l'endroit, ce sont:

Pascal Waeber, Treyvaux; Marie-Cécile Menoud, Chavannes-sous- Orsonnens; Paul Pesse, La Joux; Philippe Kessler, Grand-Rue 23, Fri- bourg; Marguerite Raemy, Villarlod; Martin Menoud, Chavannes- sous-Orsonnens; Jean-Claude Pittet, Arruffens 15, Romont; Martial Dessarzin, Châtelet 8, Fribourg; Marcelle Chavaillaz, Rondinières 6, Cortaillod; Jean-Louis Waeber, Villarlod; Marie Brugger, Corpataux; Jean-Luc Berset, Villarsiviriaux; Pierre Gumy, Pérolles 59, Fribourg; Marie-Thérèse Santschi, Billodes 61, Le Locle; Jean-Marie Chammar-

Le tirage au sort a désigné comme gagnante d'un abonnement de trois mois à notre revue:

Jacqueline Gebet, Massonnens.

(Si la personne en question est par hasard déjà abonnée à FRIBOURG illustré, une autre personne de la famille ou un ami peut bénéficier de cet abonnement.)

Etes-vous observateur?

Notre photographe a commis une erreur lors du réglage de son objectif et cela a donné la photo d-dessus.

Si vous êtes en mesure de nous dire exactement ce qu'elle représente, écrivez-nous sur carte postale uniquement, à l'adresse suivante: Concours «Etes-vous observateur?» - FRIBOURG illustré. CP 331,

1701 Fribourg. Délai: 10 avril 1986.

tin, Villaz-St-Pierre; Clémence Bugnon, Massonnens; Antoine Chas- sot, Villargiroud; Georges Eggertswyler, Oleyres; Jacqueline Rudaz, Farvagny-le-Grand; Jean-Pierre Dousse, Arruffens 15, Romont; Max Gavillet, Esmonts; Chantai Maillard, Chapelle-sur-Oron; Gérald Mail¬ lard, Avry-sur-Matran; Agnès Donzallaz, Vauderens; Jean Buchmann, sculpteur, Villarsiviriaux; Marie-Louise Gavillet, Esmonts; Jacqueline Gobet, Massonnens; Irma Gross, Les Dailies 7, Villars-sur-Glâne; Na¬ thalie Perritaz, Villarlod.

Coup d'oeil

Enlevez sept allumettes pour vous retrouver sur la paille!

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Uart du vitrail

au cours des siècles

Pratiqué de façon sommaire à l'époque roma¬ ne, l'art du vitrail va atteindre son plein épa¬ nouissement grâce aux innovations architectu¬ rales du gothique. Au XIIe siècle, un célèbre peintre verrier enseigna que Dieu est lumière. La beauté (clarté, harmonie, rythme) reflétant l'image divine, il fallait favoriser au maximum la pénétration de la lumière dans les cathédra¬ les en ouvrant les fenêtres aussi hautes que lar¬ ges. L'iconographie des vitraux suit celle des grandes bibles populaires sculptées au portail des cathédrales.

Au XIIIe siècle, les maîtres verriers essaiment un peu partout en France, dont certains s'ins¬

tallent en Suisse. L'agrandissement des fenêtres entraîne dans l'art du vitrail une recherche du pittoresque, un goût des détails, auxquels cor¬ respond une gamme plus étendue de couleurs. Les traits des visages, les plis des vêtements sont dès lors dessinés avec de la grisaille. Bor¬ dures et fonds perdent leur aspect stylisé, les feuilles de chênes ou de vigne remplacent les rinceaux et les feuilles d'acanthe du siècle pré¬ cédent. Les sujets profanes voisinent désor¬ mais avec les scènes sacrées, précipitant cette évolution générale vers le naturalisme. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, les cisterciens, moines bâtisseurs épris d'austérité, préféraient

Vitraux de la chapelle du Saint-Sépulcre, à Fribourg, une oeuvre d'Alfred Manessier et Michel Eltschinger.

L'arbre de Jessé, collégiale de Romont (Sergio de Cas¬ tro, 80 - Réalisation: Michel Eltschinger, verrier).

les verres blancs, parfois rehaussés de grisaille, au dessin complété à l'aide de plombs plats, une technique qui connut un grand succès. Toutefois, le naturalisme franciscain ayant for¬ tement imprimé sa marque dans les esprits, on assiste à une nouvelle transformation de l'ico¬ nographie: l'observation du monde environ¬ nant fournit aux artistes d'architecture de nouvelles silhouettes. L'apparition du jaune d'argent (mélange d'ocre et d'oxyde d'argent prenant à basse température un ton jaune) permet de peindre visages et chevelures sur du verre incolore et de répartir sur les grisailles des zones lumineuses. D'autre part, les verriers uti¬ lisent des verres à deux couches; l'une colorée, l'autre blanche. Ce procédé servait à isoler le bleu, qui irradie, des couleurs voisines. Au XIVe siècle, l'usure à l'acide pratiquée sur l'en¬ vers de la couche incolore permet de varier les couleurs sur un même élément de vitrail sans intervention des plombs. Le XVIe siècle consa¬ cre à la fois son aboutissement et sa décadence, décadence due principalement à la division du travail, qui sépare l'artiste de l'artisan. Le vi¬ trail de petite dimension, avec sujets laïques, à l'usage des corporations, est surtout utilisé en Suisse et en Allemagne.

Et tandis que l'art du vitrail s'épanouit dans les églises gothiques, ce n'est que vers 1950 que l'on peut parler de renaissance. En effet, dans les églises dévastées ou n'ayant pas encore de vitraux, la reconstruction ou la création de ver¬ rières est confiée à de grands noms de l'art con¬ temporain: Léger et Bazaine à Courfaivre, Max Ingrand à Yvetot, Tours, Saint-Malo, Ma¬ nessier et Michel Eltschinger à Fribourg, etc

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ART ET ARTISANAT

L'art du vitrail

avec Michel Eltschinger, verrier, à Villars-sur-Glâne

Un verrier fribourgeois, Michel Eltschinger, de Villars-sur-Glâne, a lui aussi travaillé avec de nombreux artistes peintres, parmi lesquels Alfred Manessier pour les vitraux de la chapelle du St-Sépulcre, de la cathédrale St-Nicolas à Fribourg, Bazaine pour ceux de Berlens, Charly Cottet pour ceux d'Ursy, Castro pour la collégiale de Romont, Yoki pour les vitraux de Mézières et en Israël. Avec ce dernier peintre, Michel Eltschin¬ ger a œuvré dans l'art du vitrail pendant trente-trois ans, ce qui explique l'entente par¬ faite et l'amitié qui existent entre l'artiste et le verrier.

La mise en place des morceaux. Phoios Noël Aeby

Comment est-il de\enu \errier? Michel Eltschinger n'avait que quinze ans lors¬ que sa mère, qui était couturière de profession, a rencontré le verrier Herbert Fleckner, de Fri¬ bourg, et lui a proposé d'engager son fils pour lui apprendre ce beau métier. C'est ainsi que Michel fit son apprentissage dans cet atelier où, après quelques mois déjà, il était conquis par son travail, parce que passionné par l'art du vitrail. Au fil des ans, il prit une telle con¬ fiance et une telle assurance dans son avenir professionnel qu'il devint un verrier de talent. Il travailla chez Fleckner jusqu'en 1959, date à laquelle il ouvrit son propre atelier à la route du Platy, à Villars-sur-Glâne. Connaissant un heureux développement dans la réalisation de vitraux, cet atelier devint rapidement trop exi¬ gu. C'est pourquoi, il y a quatre ans, il a acquis une fermette à la route de Matran 4, également

à Villars-sur-Glâne, qu'il a transformée en ate¬ lier et appartement pour sa famille. Là, dans un décor de verres teintés de mille et une cou¬ leurs, Michel Eltschinger exprime son art de verrier qu'il transmet volontiers à des jeunes qui se passionnent pour ce métier.

Comment se réalise lin vitrail? Le client qui demande la réalisation d'un vi¬ trail privé ou une paroisse qui désire embellir son église de vitraux prend d'abord contact avec un peintre, lequel se rend sur place avec le verrier de son choix pour prendre les mesures, étudier le problème de la lumière qui est pri¬ mordial dans ce genre de travail, ainsi que tous les facteurs dont il faut tenir compte pour réus¬ sir des vitraux. L'exécution a ensuite lieu dans l'atelier du verrier en symbiose avec l'artiste

peintre qui a fourni son chef-d'œuvre sur du papier et que le verrier devra traduire sur le verre.

Kntrons dans l'atelier

Le verrier établit un carton à grandeur et re¬ produit celui-ci au moyen d'un calque sur un support rigide, puis le répartit en morceaux, ou calibres, qui servent à découper des pla¬ quettes de verre aux couleurs du carton. 11 s'agit soit de verres colorés dans la masse, soit de verres doubles, colorés à la surface. Ces morceaux de verre étant placés sur le carton du peintre, celui-ci calque les traits et les détails de sa composition; grisailles, hachures, traits. Leur vitrification est obtenue par une cuisson qui les rend indélébiles. Les morceaux sont en¬ suite assemblés par les plombs et ensuite posés dans un cadre.

Un don et un ijoiil innés pour l'art

MicheI Eltschinger occupé au plombage d'un vitrail dans son atelier.

L'atelier où Michel Eltschinger réalise ses œu¬ vres avec ses propres mains ressemble à une oa¬ sis où l'âme aime à se retremper, où l'art du maître verrier déploie sur le verre la création authentique de l'artiste peintre, tel un graphis¬ me délié de plombs enchâssant mille couleurs où s'infiltrent, entre les bleus multiples, les violacés chatoyants, les terres sourdes, les ocres, les verts merveilleux et toute la gamme de tons intermédiaires aux accords subtils. La plupart des couleurs, dans leur mouvement de flammes, jettent par endroits des lueurs pour retomber dans cette nuit inspiratrice de l'œuvre.

Le don et le goût innés dont bénéficie Michel Eltschinger font que l'art du vitrail jouit au¬ jourd'hui au Pays de Fribourg, comme en Suisse, d'une étonnante vitalité. Ce verrier de Villars-sur-Glâne s'est fait un nom prestigieux dans notre pays et bien au-delà de nos frontiè¬ res. L'art du vitrail est pour lui un témoignage de l'exigeante nécessité d'associer l'art vivant à une foi vécue. _, , _ . Gerard Bourquenoud

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MUSIQUE ET FOLKLORE

Associations romandes

de musique

Les délégués des Associations romandes de musique ont tenu, au Château de Bulle, leur assem¬ blée annuelle sous le sceptre du préfet Bernard Rohrbasser, président cantonal des musiques fri- bourgeoises. Son collègue, le préfet Placide Meyer, salua ses hôtes et présenta son district. Il est plaisant de constater que les musiciens savent joindre l'utile à l'agréable et le programme général en a fourni la preuve. La première journée fut consacrée à une séance de travail des délégués, tan¬ dis que les dames invitées visitèrent le Musée gruérien. A 17 heures ce fut l'apéritif et le salut par le Corps de musique de la Ville de Bulle, suivis d'une soirée gruérienne avec souper, danse et points d'orgue Le lendemain, tout le monde se retrouva à Châtel-St-Oenis, où M. Rohrbasser re¬ çut délégués et invités dans son château préfectoral. Aubade de la fanfare du lieu, puis dîner au restaurant «Les Rosalys» des Paccots. Après quoi, les délégués ont pensé qu'il valait mieux garder les fausses notes pour les répétitions.

Ci* (|ili \ii hicn

Au cours des délibérations, les dé¬ légués prirent connaissance des renseignements fournis par le pré¬ sident de l'Association fédérale de musique, M. Alex Oggier, de Tourtemagne (VS), laquelle grou¬ pe 1966 sociétés et 80 000 mem¬ bres. A l'ordre du jour, deux préoccupations importantes: l'as¬ semblée des délégués de l'Associa¬ tion fédérale de musique à Brugg, le 13 avril 86, et la 28' Fête fédé¬ rale de musique à Winterthur

en 1987, à laquelle participent 319 fanfares, dont 2 fribourgeoi- ses: le Corps de musique de Mo- rat et la Landwehr de Fribourg. A l'occasion de ce grand rassemble¬ ment, l'Association fêtera les 125 ans de son existence. Toutes les sociétés membres seront invi¬ tées à saluer, par un concert, le premier jour de l'été 87. Les fêtes fédérales de musique, comme les fêtes fédérales de chant, contri¬ buent à maintenir dans le pays, par le culte de la musique, une co¬ hésion que l'on a appelée en Suis¬ se, durant la dernière guerre, «la Le Corps de musique de la Ville de Bulle lors d'une fête de musique régionale.

défense spirituelle du pays». Sur le plan strictement musical, on peut bien penser que ces rencon¬ tres au sommet contribuent à maintenir l'émulation par la com¬ paraison, la cohésion des corps de musique par la fraternisation. Ajoutons encore que nombre de corps de musique sont aidés fi¬ nancièrement par d'importantes subventions communales.

Ce (] il i mi moins bien Le rapporteur d'une commission, M. Christinet, se fit le porte-

M. Bernard Rohrbasser, président can¬ tonal des musiques fribourgeoises. parole des musiciens romands au sujet de l'attitude de la radio et surtout de la TV pour ce qui est de la diffusion de concerts. D'une fa¬ çon générale, les musiciens ro¬ mands ne sont pas satisfaits de la place que leur accordent les mé¬ dias. La RTSR est sensible aux dolérances qu'elle reçoit. Que les chers auditeurs se le disent et rouspètent! La musique instru¬ mentale doit tenir une place plus importante, avec des émissions qui ont l'aval des responsables d'associations. Moralité: il faut parler et jouer, et on arrivera à l'harmonie des instruments et des cœurs.

Certaines sociétés pensent que la participation à la Fête fédérale occasionne trop de dépenses pour elles et évoquent la trop grande disparité des subsides commu¬ naux. Le président Oggier est d'avis que l'armée, qui aide finan¬ cièrement à la formation des jeu¬ nes tambours, devrait faire un geste pour la formation des souf¬ fleurs, car elle constitue ses fanfa¬ res militaires avec les meilleurs éléments formés dans les sociétés.

Conclusion

Quand on participe à une assem¬ blée de délégués, on se rend compte que les rencontres des corps de musique, soit en giron, en cantonale ou fédérale, exigent d'intenses préparations, beau¬ coup de dévouement et de gra¬ tuité.

On a parlé de l'identité suisse, mais ne serait-ce pas la musique (instrumentale ou chorale) avec d'autres efforts de l'ordre de l'es¬ prit, qui donnent le ton juste au pays. Que nos «ministres de la culture» se le disent.

Gérard Menoud 14 FRBOURG

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MUSIQUE ET FOLKLORE

Chantons en chœur. ... et de tout cœur La première Fête cantonale des

chorales de jeunes se déroulera du 8 au 11 mai prochain à Estavayer- le-Lac. Ce rassemblement sera marqué par un festival «Orphée, mon ami», créé par deux artistes de la Broyé, Francis Volery et Ber¬ nard Ducarroz, et exécuté par 400 chanteurs et chanteuses, mu¬ siciens, acteurs et figurants, sous

la direction du compositeur Fran¬ cis Volery. La partition musicale de cette œuvre exige le concours de quatre chœurs mixtes, quatre chorales d'enfants, de solistes, d'une quarantaine de musiciens et de quelque 150 acteurs de S à 17 ans. G. Bd La fanfare. Rhapsodie sarinienne et exotisme à Remaufens

Des voix juvéniles qui feront certainement te succès de cette fête. Photo G. Bd

Un disque pour

«Médecins du monde» Un centilitre par jour : telle était la

quantité d'eau que le distillateur d'une embarcation de réfugiés donnait à chaque personne. Une telle scène ne date pas d'un siècle, mais de novembre 1984, en mer de Chine.

Selon le Haut Commissariat au réfugiés, ce sont quelque 25 000 personnes qui ont réussi la traver¬ sée l'année dernière. Cependant, 17 000 autres ont disparu, dont près de 35% étaient des enfants. Pour venir en aide à ces malheu¬ reux, «Médecins du monde» a lancé le plus grand navire océano¬ graphique français, «Le grand Charcot», qui a réussi à sauver plus de 500 personnes, alors que le gouvernement a mis gracieuse¬ ment à disposition un navire de guerre pour son escorte.

Cette institution qu'est «Méde¬

cins du monde» a encore du pain sur la planche. Elle a d'autres pro¬ grammes à l'étude et à réaliser pour venir en aide à des milliers de personnes qui sont encore dans la détresse Une contribution y sera apportée par le chœur mixte «La Chanson des Quatre Saisons» de Corminbœuf, qui vient d'enregis¬ trer un disque 45 tours et que vous pouvez obtenir auprès de son di¬ recteur, M. Michel Ducarroz, pro¬ fesseur, à Fribourg. Tiré à trois mille exemplaires, ce disque est vendu au profit de «Médecins du monde» et des «Boat People», ces réfugiés que trop de gens ont tendance à ignorer. Il vous offre deux chansons signées par le di¬ recteur de cet ensemble vocal fri- bourgeois : « Liberté - Ils sont par¬ tis...»

G. Bd

Vêtue de son bel uniforme, la fan¬ fare «La Mauritia» a présenté, début mars, son concert annuel. Deux œuvres d'Oscar Moret étaient au programme et c'est M. Maurice Vauthey, sous-directeur et responsable de la formation des jeunes, qui a dirigé avec brio «Danse caprine». Puis, en hom¬ mage posthume à l'abbé Bovet, c'est une autre œuvre d'Oscar Moret qui a enthousiasmé l'audi¬ toire. Grâce aux explications don¬ nées par le nouveau directeur, M. Maurice Colliard, chacun a pu apprécier «Remous», rhapsodie sarinienne qui décrit la naissance, le cheminement et l'arrivée dans le Rhin et la mer du Nord de Notre Rivière. Cette pièce sera jouée lors

de la fête du Giron veveysan à La Tour-de-Peilz, en mai prochain.

Forte de 45 membres, « La Mauri¬ tia» est fière de compter dans ses membres MM. Denis Vauthey et Robert Déglise, qui seront récom¬ pensés lors de la Fête patronale pour 50 ans et 40 ans de musique. Comme l'a si bien dit M. Michel Genoud, président, une étoile brille à la tête des tambours et M"cGothuey, monitrice, a présen¬ té avec sa clique deux morceaux exécutés avec virtuosité.

La dernière partie a permis au pu¬ blic de voyager au rythme des mu¬ siques sud-américaines, avec une sélection pleine de soleil.

Texte et photos Denise Pittet

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GASTRONOMIE ET TOURISME

Un hôtel, un restaurant, une brasserie

C'est «LACOTEL» à Avenches!

Bien qu'ouvert au public depuis l'été dernier, le nouvel Hôtel-Restaurant «Lacotel» d'Avenches n'a été, en fait, inauguré officiellement que le 12 mars 86, en présence de diverses personnalités avenchoises et du monde économique de cette région vaudoise. Une réalisation qui est l'œuvre de Jean-Claude et Lucienne TYeyvaud, un couple déjà fort connu au Pays de Vaud pour son dynamisme dans le développement du tourisme, ses nombreuses initiatives et ses réalisations, parmi lesquelles figurent le caravaning résidentiel des Joncs, sur la route Avenches-Salavaux.

Le restaurant français. (Photo Henry - La Chaux-de-Fonds)

L'intérieur: un vrai bijou Si l'aspect extérieur de ce complexe hôtelier ne semble pas ravir les yeux des gens de passage, la conception inté¬ rieure vous arrache une exla- mation d'admiration. Le seuil franchi, on découvre la récep¬ tion, puis la brasserie très spacieuse qui peut être trans¬ formée en salle de conféren¬ ces. Conçue de façon à béné¬ ficier au maximum de la lumière naturelle, elle est em¬ bellie au plafond par de belles poutres de bois qui nous plongent dans une atmosphè¬ re chaude, paisible, délassan¬ te, particulièrement propice aux conversations entre gens de tous milieux. De là, on peut jeter un coup d'œil bien¬ veillant sur la cuisine, dont l'équipement est ultra¬ moderne, permettant de ser¬ vir 400 repas chauds par jour, comme ce fut le cas déjà du- Maurice et Françoise Zürcher, gérants de ce complexe hôtelier. (Photo G. Bd)

Les propriétaires de Lacotel, M. et AT" Jean-Claude Treyvaud, entourés de leurs filles Monique et Danièle. ( Photo G. Bd )

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GASTRONOMIE ET TOURISME

LACOTEL Avenches

rant la saison estivale 85. A deux pas de la cuisine, le res¬ taurant français, où la mo¬ quette et le fin nappage des tables créent l'ambiance des dîners d'affaires. La partie réservée à l'hôtellerie, sise au rez et à l'étage, comprend 80 lits répartis dans 31 cham¬ bres, où la sobriété des murs et de l'agencement confère une atmosphère intime. La réalisation de ce complexe hôtelier a nécessité un inves¬ tissement de quelque cinq millions de francs. Son ex¬ ploitation est confiée à un jeune couple, Maurice et Françoise Zürcher, lui étant devant les fourneaux, elle à la réception et au service. Ce qui n'a pas encore été dit, c'est que l'Hôtel-Restaurant «Lacotel» rehausse d'une manière très notable l'offre touristique de la région aven- choise. De plus, il s'intègre parfaitement dans le cadre de vie régionale avec, notam¬ ment, la mise à disposition du public d'une très belle pis¬ cine, d'un sauna, d'un tennis, d'un minigolf et d'une plage toute proche.

Gérard Bourquenoud

une orasserte ires spacieuse. Lacotel, vue extérieure.

(Photo Henry) (PhotoG. Bd) Grandes v 30 cuisines </> a> c « (/) „ m GC X LU OQ m § §o o Q 00 m a> ® 037/75 15 84

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\)tt&

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Encore

dans la neige... Bien que le printemps soit deretou^ depuis quelques jours, il y a encore abon¬ dance de neige sur les sommets de nos montagnes Ces chevreuils surpris par l'objectif nous montrent que la couche estfmportante Le pelage des animaux est roux l'été et presque noir I hiver Le

mâle Drésente au cou une tache blanche et sï bote peuvent augmenter jusqu'au nombre de dix avec l'âge II émet un cri qui rappelle l'aboiement du chien tandis que la femelle pousse une espèce de bêlement.

Un chalet

qui réapparaît C'est aux Dents-Vertes sur Charmey à proximité de l'arrivée de la télécabine et du restaurant de Vounetz, que l'on découvre ce magnifique chalet qui durant I hiver, est pratiquement inexis¬ tant caché qu'il est par la neige Avec un soleil qui savère de plus en plus chaud et présent, bien que souvent à Pâques le manteau blanc fait â nouveau son appa¬ rition. la neige s'en va pour faire place à un décor qui sera bientôt estival.

PtiotosG Bd

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LE MONDE LITTÉRAIRE

LA NOSTALGIE DE LA FOLIE Barlhold Bierens de Haan

LA NOSTALGIE DE LA FOLIE

Le docteur Barthold Bierens de Haan n'est plus psychiatre. Il exerce actuellement la chi¬ rurgie plastique et reconstruc¬ tive.

Mais il a dans son travail, du¬ rant plusieurs années, côtoyé quotidiennement la folie, sa souffrance et son génie. Il a connu, de l'intérieur, le monde

étrange de l'hôpital psychiatri¬ que et la solitude du cabinet de consultation.

Après avoir écrit un premier ouvrage, polémique et incisif, qui fit grand bruit et pour le¬ quel il fut invité à Apostrophes par Bernard Pivot, l'auteur, délaissant la démarche provo¬ cante de dénonciation de la psychiatrie, nous livre, dans un ouvrage attachant, ses souve¬ nirs, ses rencontres et ses ré¬ flexions de praticien et de psychothérapeute.

Dans «La Nostalgie de la Fo¬ lie», un médecin totalement engagé nous communique sa conviction profonde: le fou est notre frère, il ne mérite pas d'être mis au ban du champ social, il a quelque chose à nous dire et il faut l'écouter. Ce petit livre fraternel appelle à plus de compréhension et de tolérance à l'égard de la folie, qui n'est pas qu'une maladie, mais bien un autre aspect de notre destin fondamentale¬ ment tragique.

Editions Pierre-Marcel Favre 29, rue de Bourg - 1002 Lausanne

Tout savoir sur la cocaïne «Cocaïne, n.f. (1863; de «co¬

ca»). Alcaloïde extrait de la coca utilisé en médecine pour ses propriétés analgésiques et anesthésiques.» Le Petit Ro¬ bert est plus que laconique sur les propriétés de la substance tirée des feuilles d'«Erythroxy- lacée des Andes».

Larousse va un peu plus loin dans la définition de la «cocaï- nomanie»: «Intoxication chronique résultant de l'usage habituel de la cocaïne. C'est l'une des toxicomanies les plus dangereuses. Elle se manifeste précocement par une euphorie, un état d'excitation psychique, et bientôt par de nombreux troubles: hallucinations visuel¬ les, auditives, cutanées, altéra¬ tion de l'état général. La dé¬ chéance physique, morale et intellectuelle est particulière¬ ment rapide. Le sevrage est possible, mais la récidive est fréquente. »

Depuis une centaine d'années, la cocaïne jouit pourtant en Europe d'un préjugé favorable. Il était déjà de bon ton d'en consommer dans les milieux

Dr Pierre Stein Tout savoir sur LA COCAÏNE I.'htstotm, iß trafic, te dossier médical etc. as..,.. ■ ■'■mtmsr

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privilégiés à la fin du XIXe siè¬ cle; la drogue et ses dérivés trouvaient des défenseurs jus¬ que dans les sphères les plus élevées de la société européen¬ ne. L'extraordinaire développe¬ ment de la consommation de toutes les drogues depuis un quart de siècle a touché aussi la cocaïne; les trafiquants pul¬ lulent, bénéficiant de la com¬ plaisance, sinon de l'aide, des gouvernements des pays pro¬ ducteurs. Des intérêts énormes sont en jeu. Du côté de la clientèle, toutes les catégories socio-culturelles et économi¬

ques sont touchées aux Etats- Unis. Avec un peu de retard mais avec une vigueur tout aussi grande, le fléau gagne le Vieux-Monde.

Ce livre n'est ni un manuel du parfait consommateur, ni un pamphlet inutilement alarmis¬ te. Il veut informer le plus honnêtement possible. Et met¬ tre chacun en garde devant ses responsabilités. Savoir, c'est déjà choisir. Et pouvoir choi¬ sir, c'est encore la liberté. Editions Pierre-Marcel Favre 29, rue de Bourg - 1002 Lausanne

PRINTEMPS de Louis GAVILLET

Bonjour printemps! Que tu es gentil de revenir. Tu nous ramènes le beau temps, Tu nous ramènes le sourire. En te voyant, l'hiver a fui, H est parti avec sa traîne. Toi tu réchauffes, lui refroidit, Joli printemps, c'est toi que j'aime. Dans la forêt, quand tu reviens, Où tout encore est endormi, Joli printemps, grand magicien, A chacun tu redonnes la vie.

C'est toi qui mets des feuilles aux branches, Toi qui fais chanter les oiseaux,

Qui fais refleurir les pervenches Et bégayer les étourneaux.

Ta marche est toujours triomphante, Car tu es jeune et plein d'entrain.

Printemps! tu es le temps des mois qui chantent, Car tout renaît quand tu reviens.

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js^S^

Pour Lucie et Louis vieillir à deux est un privilège «■ Alors, rendez-vous dans dix ans? • Si Dieu le veut, nous y arriverons»

Cest ainsi que Lucie et Louis Fragnière, de Lentigny, m'ont ré¬ pondu lorsqu'ils étaient octogénaires Et voilà que douze ans pour la première et neuf ans pour le second ont passé A pei¬ ne plus marqués par les ans et d'une santé que bien des plus jeunes leur envieraient. Il y a quelques mois, ils ont fêté leurs noces de diamant, événement assez rare pour qu'on puisse le rendre public sans être soupçonné de les blesser dans leur modestie

Originaire de Middes, né le 10 mai 1897 à Fétigny, Louis Fra¬ gnière est issu d'une famille de huit enfants, dont il est au¬ jourd'hui le dernier survivant. Après avoir accompli ses classes primaires dans ce village broyard, il s'est engagé comme do¬ mestique dans un exploitation agricole de Berne, pour ensui¬ te travailler en qualité d'aide-atteleur à la remonte fédérale où, durant trente-sept ans, il a donné le meilleur de lui-même dans les activités qui lui étaient confiées Louis nous dit qu'il n'a jamais reçu de réprimande de la part de ses employeurs qui appréciaient son exactitude, sa bonté, son savoir-faire et sa ponctualité II a parcouru toute la Suisse alémanique et même les Grisons pour instruire les recrues de l'armée incorporées dans la cavalerie Durant son séjour dans la ville fédérale, il s'est également dévoué pendant vingt ans au sein du comité de la Société fribourgeoise de Berne, qui lui a conféré le titre de membre d'honneur.

En 1956, alors que l'heure de la retraite était arrivée, le couple quitta la capitale bernoise pour s'établir à Lentigny. Pour se maintenir en forme après avoir été l'objet de trois interven¬ tions chirurgicales à l'estomac, Louis Fragnière pratique cha¬ que jour la marche et rend visite aux paysans de la région.

dont la plupart n'hésitent pas à lui demander conseil. Il aime aussi partager une bouteille de «derrière les fagots» avec des amis, comme le rédacteur de «FRIBOURC illustré», une revue à laquelle il est abonné depuis fort longtemps

Son épouse, née Lucie Dougoud le 28 décembre 1894 à Villa- rimboud, son village d'origine, lui a donné deux enfants qui sont tous deux nés un 3 janvier, avec cinq ans de différence Sa fille est pensionnée de l'administration fédérale des FTT, alors que son fils exploite un commerce de légumes dans la région de Morat. Lucie a, du temps qu'elle vivait à Berne, confection¬ né pendant vingt-cinq ans des habits militaires Aujourd'hui, malgré son bel âge (92 ans), elle fait encore le ménage, aidé par son mari qui se charge de faire la vaisselle et la lessive.. Ses loisirs, elle les consacre à évoquer des souvenirs, à regarder la TV jusqu'à 22 heures Le matin, dit-elle, on dort!

En intermède, Louis me précise que les Fragnière (Jean, Jo¬ seph, Pierre et Paul), qui étaient au service du roi de France, sont venus en Suisse en l'an 1050 déjà. Cest donc l'une des plus vieilles familles de notre pays

Depuis que Lucie et Louis se sont passé l'anneau au doigt, il s'en est passé des choses Comme il ne nous est pas possible de les énumérer toutes, nous dirons simplement que ce cou¬ ple très gentil et courtois s'est marié le 7 novembre 1925, au Collège de St-Pierre Canisius à Fribourg. Ce jour-là, il a neigé sans interruption. Ces flocons n'ont eu aucun effet sur leur santé, puisque depuis soixante ans qu'ils sont ensemble l'en¬ tente est parfaite et leur moral est bénéfique à leur santé qui leur permet de vaquer à leurs occupations

Je ne voudrais conclure sans citer l'expérience enrichissante d'une vieillesse partagée par ce couple uni qui estime que vieillir à deux est un grand privilège Si le dialogue est très ani¬ mé, la présence de l'un comme de l'autre est d'une intensité in¬ comparable une richesse de vécu, une tendresse que chacun peut influencer dans une bonne mesure! Pas vrai Lucie et Louis!

Alors bon vent pour encore une décennie!

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Le facteur

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Le passage du facteur, une joie toute particulière pour nos aînés!

Photo Comet, Zurich, Pro Senectute

Augustin est à la retraite Chaque pre¬ mier mercredi du mois il attend l'arri¬ vée du facteur. Ses deux coups de son¬ nette lui font chaud au cœur. Il va recevoir son A.VS Le montant n'est pas énorme, mais il lui permet de vivre dé¬ cemment et même de jouer toutes les semaines à la loterie suisse à numéros Depuis des années, il met toujours les mêmes chiffres, ceux des anniversai¬ res de sa femme, de ses enfants et petits-enfants II gagne souvent cinq francs, mais aujourd'hui il est boulever¬ sé Il a cinq chiffres et le montant qu'il va toucher, déduction faite de l'impôt, est d'une quarantaine de mille francs Pour lui, c'est la fortune, le paradis sur terre A son âge, gagner autant d'ar¬ gent, c'est tout simplement merveil¬ leux!

Mais que va-t-il faire de tout cet ar¬ gent?

Beaucoup d'heureux, car Augustin est de la race de ceux qui ne peuvent vivre heureux sans faire plaisir aux autres Pour débuter les festivités, il va fêter somptueusement ses quatre-vingts ans Dans un excellent restaurant de sa Gruyère chérie, il invitera sa famille et ses amis Ce sera la grande fête de l'ami¬ tié sans oublier, après le repas gastro¬ nomique un cadeau souvenir pour chacun des invités A son fils et à sa belle-fille il offrira trois semaines de va¬ cances dans un endroit idyllique Cest qu'ils travaillent tous les deux, et de vraies vacances en amoureux, leur fe¬ ront le plus grand bien. Les enfants

sont assez grands pour se débrouiller en leur absence D'ailleurs, ils seront suffisamment occupés, car l'aîné aura droit à une saison de tennis et à un vé¬ lomoteur, tandis que le second verra son rêve acquérir un ordinateur, deve¬ nir réalité De plus, il ouvrira un carnet d'épargne pour chacun d'eux. A sa fille, il achètera ce morbier vieux d'un siècle qu'il a admiré chez l'antiquaire II s'assor¬ tira à merveille avec ses meubles an¬ ciens Son petit-fils, qui va commencer son école de recrues, pourra, choisir une petite voiture d'occasion. Quant à sa petite-fille, qui vient de s'installer, le choix de cadeaux est facile Du bamix à l'aspirateur, son équipement de ména¬ ge sera complet. Ses amies ne seront pas oubliées: une broche pour Germai¬ ne, des souliers confortables pour Ber¬ the, une parure de lit pour Françoise une robe de chambre pour Sabine qui doit aller à l'hôpital, sans oublier un excellent goûter pour les personnes âgées du home bourgeoisial.

Que de joie il va répandre autour de lui, ce cher Augustin! Mais a-t-il seulement pensé à lui? Très peu semble-t-il! Il ira chez le coiffeur tous les quinze jours et peut-être s"achètera-t-il une nouvelle paire de lunettes et un manteau bien douillet et léger pour l'hiver prochain? Le solde, il le placera à la banque Un peu de réserve permet de voir arriver les handicaps de l'âge avec plus de séré¬ nité

Ce mercredi fut un tout grand jour pour Augustin. Son fils était là pour l'ai¬ der à réaliser ses désirs Le facteur, por¬ teur de la bonne nouvelle reçut une bonne main substantielle II en avait les larmes aux yeux et se sentait un peu l'âme d'un grand seigneur répandant ses bienfaits La joie d'Augustin était contagieuse II était sincèrement heu¬ reux pour lui et pour tous ceux qui avaient le bonheur de connaître un homme aussi charmant et généreux.

r.me

Maintenez-vous en bonne forme physique

La sédentarité, le manque d'exercice et l'abus de tabac, d'alcool, etc rendent l'intestin paresseux; mais l'intestin doit précisément remplir des fonctions im¬ portantes et diverses Le processus de digestion amorcé par l'estomac se poursuit au niveau du duodénum, portion de l'intestin grêle longue de 25 centimètres environ, ou 12 travers

de doigt, qui fait suite à l'estomac, dont il est séparé par le pylore (fort muscle annulaire fermant la sortie de l'esto¬ mac). Dans le duodénum, le pancréas sécrète environ 1,2 à 1,5 litre de sucs di¬ gestifs par jour. Ces sucs contiennent de la lipase, pour la digestion des grais¬ ses, de l'amylase, pour la digestion des hydrates de carbone, et du trypsinogè- ne, pour la dégradation des protéines en acides aminés

Le duodénum reçoit également de la vésicule biliaire une quantité de 0,5 à 1 litre de bile par jour, provenant du foie La bile active la lipase et émulsion- ne (= divise en fines goutelettes) les parties grasses du bol alimentaire, de telle sorte qu'elles puissent être absor¬ bées plus loin par la paroi de l'intestin grêle (long de 4 à 7 mètres). Lintestin grêle a deux fonctions: d'une part, ses multiples replis et villosités lui permet¬ tent d'absorber les sucres, les acides aminés et les graisses; d'autre part, ses glandes sécrètent des ferments qui poursuivent le processus de digestion. Enfin, dans le gros intestin (côlon), long d'environ 1 à 2 mètres, c'est surtout l'eau qui est extraite de ce qui reste du bol alimentaire La flore bactérienne du gros intestin décompose encore les ré¬ sidus non digestibles et produit diver¬ ses vitamines Dans la dernière portion du gros intestin (le rectum), le contenu intestinal s'épaissit encore avant d'être finalement éliminé sous forme de selle (fèces) par l'anus Pour pouvoir exercer pleinement leur action, les enzymes doivent être bien mélangées au bol ali¬ mentaire Ce mélange est obtenu gr⬠ce aux mouvements (pendulaires et péristaltiques) de l'estomac et de l'in¬ testin, qui résultent de l'activité de la musculature lisse entourant le tube di¬ gestif.

La forme physique, au sens d'un état de bien-être global et non seulement d'un développement de la musculature su¬ perficielle et de la force musculaire, joue donc un rôle important pour une assimilation parfaite des aliments.

«La Cocarde» Etablissement médico-social pour personnes âgées.

Séjour longue et courte durée. Tous soins par personnel diplômé. Reconnu par les caisses-maladie. Nombreuses références. Direction: M™et M. G. Voumard 1024 Ecublens 0 (021 ) 34 72 27

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LES ARTS

Janine Arthur

Le Saint Crucifix de Belfaux Oeuvre d'art magnifique datant de la fin du XIIIe siècle, époque des débuts de la construction de la cathédrale de Fribourg, il est et sera toujours pour la paroisse de Belfaux le signe de ralliement, aidant, chacun à ses pieds, à retrouver confiance, courage et certi¬ tude de l'amour du Père. Il est l'expression admirable du mystère de la mort du Christ sur la croix.

Lors de la restauration de l'église de cette paroisse, il a été décidé de le restaurer. Ce travail délicat avait été confié à l'atelier H.-A. Fischer, à Berne, qui lui a redonné sa beauté originelle. Huiles, dessins, gravures

La Galerie de la Ratière à Ro- mont, dans le canton de Fri¬ bourg, expose une très belle ré¬ trospective des huiles, dessins et gravures de .lanine Arthur. Cette artiste vit et travaille à Genève, sa ville natale. Passionnée de peinture, qu'elle pratique avec bonheur depuis le temps de ses études aux Beaux-Arts, elle fut très vite re¬ marquée et obtint, en deux fois, en 1961 et en 1963, la Bourse Lissignol-Chevalier, après avoir reçu le 1er prix au Salon des Jeunes, en 1960. Du¬ rant les années suivantes, elle gagna encore de nombreux prix, dont celui de la Ville de Genève pour un projet de ta¬ pisserie destinée à décorer la salle du Grand Conseil. Janine Arthur n'est pas seule¬ ment un peintre de chevalet, c'est aussi une artiste à qui l'on a commandé des illustrations de livres pour enfants (éd. OS1. Zurich), des mosaïques (Genève), des décorations mu¬ rales (Valais), des vitraux (Gri¬ sons). Nombreuses sont ses œuvres dans des collections privées à Genève, en France, en Italie et en Israël.

Ce qui frappe le plus dans l'évolution de la peinture de Janine Arthur, c'est une transi¬ tion sans heurt de toiles hautes en couleurs à des tableaux rayonnants de lumière. A la Galerie de la Ratière, on peut admirer des huiles, des dessins ou des gravures d'une cons¬ truction rigoureuse, pleines d'inventions et de générosité. On sent à travers toute cette exposition une joie de vivre.

un bien-être profond rayon¬ nant et communicatif. Cela s'exprime souvent d'une ma¬ nière abstraite et symbolique avec des formes géométriques simples et rythmées. Nous dé¬ couvrons régulièrement des symboles de genèse (monta¬ gnes, nuages, ciel, ove, eau, mains). Tout est traité dans des couleurs fortes et douces en même temps, qui font jaillir la lumière au sens matériel et spirituel de ce terme. Il est in¬ déniable que l'art de Janine Arthur est tout imprégné d'in¬ terrogations spirituelles et qu'il est l'expression d'une foi et d'une espérance.

Galerie de la Ratière, Romont. Jusqu'au 6 avril 1986.

Restauration de textiles Cette exposition se trouve au Centre cantonal de restaura¬ tion et de conservation du Musée d'art et d'histoire, à Fri bourg, et reste ouverte au public jusqu'au 1er juin 1986. Galerie 3 du Musée d'art et d'histoire: mardi à dimanche de 10 à 17 h. Jeudi également de 20 à 22 h. Le lundi fermé.

Fleurs,

fruits, légumes Tels sont les thèmes des œu¬ vres de Marthe Pletscher, pein¬ tre, qui expose depuis le 21 mars et jusqu'au 23 juin à la Galerie des Chevaliers, à Gruyères.

Mm,

La comète de Halley

Une exposition présentée jus¬ qu'au 10 mai 1986 au Musée d'histoire naturelle de Fribourg, lequel est ouvert tous les jours de 14 à 18 heures.

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Ionesco

et «Rhinocéros»

En Gruyère, l'activité théâtrale est continue durant les mois d'hiver. Les œuvres qui font le sujet de cet article se situent dans deux uni¬ vers différents.

Mmc Roselyne Delley-Rossier di¬ rige l'Atelier de théâtre du Col¬ lège du sud. Elle travaille comme on le ferait dans un laboratoire et ne se croit pas tenue de mettre en chantier des pièces faciles, dont le succès est assuré. Sa jeune troupe n'est pas touchée par ces aprioris- mes qui figent la pensée, dès lors elle est disponible pour toutes les

Quand la mère arrive toute déprimée...

aventures théâtrales. C'en est une que de s'attaquer à une pièce d'Eugène Ionesco. Cet auteur d'origine roumaine, fixé en France dès 1938, sera un des arti¬ sans du «Nouveau théâtre» tel qu'il apparut dans l'immédiate après-guerre. «Rhinocéros» peint la montée des systèmes totalitai¬ res qui conduiront à la Deuxième Guerre mondiale. L'auteur définit ainsi son théâtre: «Un comique dur, sans finesse, excessif. Pas de comédies dramatiques, non plus... » Pour mieux arriver à ses

Un conseil est toujours bon à prendre!

fins, Ionesco dérègle la logique du langage et, dans cette pièce, invente une fable. Au travers du discours qui charrie des faits divers et des bribes de philo¬ sophie, Ionesco laisse entendre que l'homme peut se comporter comme les bêtes. Aussi, dans cette ville-fantôme, une peste se répand qui transforme les hommes en rhinocéros, et la contagion finit par être acceptée: l'humanisme est périmé, il faut dépasser la morale et la nature a ses lois, nées de la jungle. Alors, tout devient permis. (Les camps nazis de la mort sont à l'horizon. )

Cette pièce d'Ionesco a peut-être des longueurs, elle n'en reste pas moins d'une brûlante actualité. Ceux qui essaient d'insinuer qu'il faut comprendre les raisons des peuples, lesquels ont, dans un premier temps, écouté les dicta-

Photos FRl

teurs qui voulaient les tirer de leurs détresses matérielles, fe¬ raient bien de ne pas oublier que beaucoup d'intellectuels et de privilégiés de la fortune ont suc¬ combé, eux aussi, aux appels de la bestialité. Pour un Conrad Ade¬ nauer, un cardinal Faulhaber, combien d'industriels, d'hommes d'affaires, de penseurs n'ont pas flairé tout de suite la virulence de la peste brune et ont tourné le dos à l'humanisme pour cette société qui sentait le cadavre dès ses débuts.

L'atelier de théâtre nous séduit, qui conjugue le talent des jeunes et celui de maîtres dévoués pour concourir à mettre sur pied un spectacle de qualité. Il laisse une impression réconfortante, à sa¬ voir cette réflexion rigoureuse, vrai radar des périls modernes.

Gérard Menoud

Les Gais Vulliérains en fête

Présidé par M. Didier Noyer, le groupe folklorique «Les Gais Vullié¬ rains» a offert à son public une soirée extrêmement agréable. Cet ensemble fêtera l'an prochain son demi-siècle d'existence. De grandes journées sont prévues les 21, 22 et 23 août 87 avec, notamment, la pré¬ sentation d'un festival.

Références

Documents relatifs