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Séminaire du 24 05 2018 lobo math info La Réunion

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

Références

Problème de Cauchy pour des équations

différentielles stochastiques,

Processus de Wiener cylindriques

Sylvain Dotti

Laboratoire d’Informatique et de Mathématiques de La Réunion

24 Mai 2018

(2)

Les conditions habituelles de l’espace probabilisé filtré

On considère dans tout cet exposé un espace probabilisé (Ω, F , P) muni

d’une mesure de probabilité P complète, d’une filtration (Ft)t∈R+

I complète i.e. F0 contient les ensembles de P-mesure nulle.

I continue à droite i.e. ∀t ∈ R+, Ft = \

s>t Fs

Deux processus stochastiques X , Y : Ω × R+→ R vérifiant

∀t ∈ R+, X (ω, t) = Y (ω, t) ps, sont dits modifications l’un de l’autre.

Deux processus stochastiques X , Y : Ω × R+→ R presque sûrement

continus à droites et modifications l’un de l’autre vérifient

(3)

Équation différentielle stochastique

Une équation différentielle stochastique est une équation de la forme dX (ω, t) = a (X (ω, t), t) dt + b (X (ω, t), t) dB(ω, t)

où l’inconnue X est un processus d’Itô, les fonctions a, b : R × R+

→ R sont boréliennes.

La condition initiale X (., 0) : Ω → R du problème de Cauchy doit être F0-mesurable.

(4)

Un théorème d’existence et d’unicité au problème de

Cauchy

Considérons la classe d’équivalence suivante : deux processus

stochastiques X et Y sont indiscernables ssi leurs trajectoires sont égales presque sûrement i.e. P (∀t ∈ [0, T ] : X (., t) = Y (., t)) = 1.

Il existe une unique solution X ∈ L2

(Ω × [0, T ], Prog , d P ⊗ dt) à indiscernabilité au problème de Cauchy



dX (ω, t) = a (X (ω, t), t) dt + b (X (ω, t), t) dB(ω, t), t ∈ [0, T ]

X0= G ∈ L2(Ω, F0

, P) sous les conditions

I a,b : R × [0, T ] → R localement lipschitiennes en x uniformément

en t.

I a,b à croissance au plus affine en x i.e. il existe K ∈ R+

∗ telle que

(5)

Comparaison avec les hypothèses sur la loi de conservation

hyperbolique scalaire avec terme source stochastique

Soient H un Hilbert séparable, Td le tore de dimension d ,

I Φ : (x , ξ) ∈ Td× R 7→ Φ (x, ξ) ∈ L2(H, R), où L2(H, R) est

l’ensemble des opérateurs de Hilbert-Schmidt.

I A ∈ C2

(R; Rd) ayant ses dérivées à croissance au plus polynomiale,

il existe un unique processus prévisible u : Ω × [0, T ] → L1

Td vérifiant I ∀p ∈ [1, +∞), ∃Cp∈ R+ tel que E  sup t∈[0,T ] ku(ω, t)kpLp(Td)  ≤ Cp I du (ω, t, x ) = −divx(A (u (ω, t, x ))) dt + Φ (x , u (ω, t, x )) dW (ω, t) sous les hypothèses vérifiées ∀x , y ∈ Td, ξ, ζ ∈ R :

I kΦ (x , ξ) k2 L2(H,R)≤ D0 1 + |ξ| 2 I kΦ (x , ξ) − Φ (y , ζ) k2 L2(H,R)≤ D1 |x − y | 2+ |ξ − ζ|γ I u0∈ L∞ (Td)

(6)

Convergence de l’approximation numérique donnée par le

schéma d’Euler-Maruyama

Pour N ∈ Nfixé, considérons la subdivision de taille ∆t =TN de

l’intervalle [0, T ] : tn= n∆t, ∀n ∈ {0, ..., N}.

Sous la condition initiale X0∈ R, dans le cas où a, b ne dépendent que

d’une variable x ∈ R, le schéma d’Euler initialisé par X0 est défini par Xn+1(ω) = Xn(ω) + a (Xn(ω)) ∆t + b (Xn(ω)) (B(tn+1, ω) − B(tn, ω)) . La taille ∆t de la subdivision étant fixée, la solution approchée donnée par le schéma est définie ∀t ∈ [tn, tn+1], ∀n ∈ {0, ..., N} par

¯ X∆t(ω, t) = Xn(ω) + Z t tn a (Xn(ω)) ds + Z t tn b (Xn(ω)) dB(s, ω). En notant X la solution de l’EDS en continu, dans le cas où a et b sont globalement lipschitziennes, on a l’estimation de l’erreur d’approximation

E  sup t∈[0,T ] | ¯X∆t(., t) − X (., t)|2  ≤ Cste × ∆t.

(7)

Introduction aux processus de Wiener cylindriques

On sait généraliser la notion d’EDS

dX (ω, t) = a (X (ω, t), t) dt + b (X (ω, t), t) dB(ω, t)

au cas où on ajoute une infinité dénombrable de bruits multiplicatifs avec

(Bk)k∈N∗ suite de mouvements browniens indépendants :

dX (ω, t) = a (X (ω, t), t) dt + +∞ X

k=1

bk(X (ω, t), t) dBk(ω, t)

en définissant la notion de processus de Wiener cylindrique, puis l’intégrale d’Itô contre ces processus, en suivant la même construction qu’en dimension 1, à ceci près que les processus intégrandes

φ : Ω × [0, T ] → L2(H, R) seront à valeurs dans l’espace des opérateurs

(8)

L’espace des processus intégrandes

Soit H espace de Hilbert de base (ek)k∈N∗, l’espace de Hilbert-Schmidt

L2(H, R) est constitué des opérateurs linéaires bornés (i.e. continus)

T : H → R tels que

X

k∈N

|Tek|2< +∞. C’est un espace de Hilbert muni du produit scalaire

hT , SiL2(H,R)= X

k∈N

Tek × Sek,

(hek, .iH)k∈N∗ en est une base orthonormée.

Un processus stochastique Y : Ω × [0, T ] → L2(H, R) dont chaque

restriction à Ω × [0, t] est Ft⊗ B[0, t]-mesurable (∀t ∈ [0, T ]) est dit progressivement mesurable.

L2

(Ω × [0, T ], Prog , P ⊗ dt; L2(H, R)) est l’espace des processus que l’on intègrera contre les processus de Wiener cylindriques.

(9)

Les processus de Wiener cylindriques

Pour donner un sens à

W (ω, t) = +∞ X

k=1

Bk(ω, t)ek,

il faut résoudre la difficulté

E +∞ X k=1 (Bk(ω, t)) 2 = +∞ X k=1 E (Bk(ω, t))2 = +∞ X k=1 t = +∞.

L’idée est d’utiliser une injection de Hilbert-Schmidt de H dans lui-même

J : h ∈ H 7→ +∞ X k=1 1 khh, ekiHek ∈ H pour définir le processus de Wiener

¯ W (ω, t) = +∞ X k=1 Bk(ω, t)Jek = +∞ X k=1 Bk(ω, t) 1 kek.

(10)

J -processus de Wiener

¯

W est bien définie et a les propriétés tout à fait raisonnables

I presque sûrement, ¯W (ω, 0) = 0.

I W : Ω × [0, T ] → H a presque sûrement ses trajectoires continues.¯

I ∀t ∈ [0, T ], W (., t) est Ft-mesurable.¯ I ∀0 ≤ s < t ≤ T , W (., t) − ¯¯ W (., s) est indépendante de Fs. I ∀0 ≤ s < t ≤ T , ∀k ∈ N∗, ¯ W (., t) − ¯W (., s), ek H est de loi N 0,k12(t − s). ¯

(11)

Intégrale d’Itô contre un processus de Wiener cylindrique

Ce J -processus de Wiener permet de définir rigoureusement ∀t ∈ [0, T ] l’intégrale contre le processus de Wiener cylindrique W :

Z t 0 φ(ω, s)dW (ω, s) = Z t 0 φ(ω, s) ◦ J−1d ¯W (ω, s) = L2(Ω,F ,P) +∞ X k=1 Z t 0 φ(ω, s)◦J−1◦JekdBk(ω, s) = +∞ X k=1 Z t 0 φ(ω, s)ekdBk(ω, s).

Cette construction est tirée du livre de Claudia Prévôt et Mickael

Röckner [PR07] qui reprend presque mot pour mot l’excellent mémoire

de Diplomarbeit de Katja Frieler et Claudia Knoche [FK01] où elles

détaillent de nombreuses démonstrations laissées par Giuseppe Da Prato et Jerzy Zabczyk [DZ92].

(12)

L’isométrie d’Itô

pour T ∈ R+

∗, l’intégrale d’Itô I[0,T ]est une isométrie :

X ∈ L2(Ω × [0, T ], Prog , P ⊗ dt; L2(H, R)) 7→ I[0,T ](X ) ∈ M2T(R) . L’intégrande X doit donc vérifier

E  Z T 0 kX (ω, t)k2L2(H,R)dt  < +∞ pour pouvoir être intégrée.

M2

T(R) est l’espace des (Ft)t∈[0,T ]-martingales continues de carré intégrable. C’est un espace de Banach si on le muni de la norme

sup t∈[0,T ]  E  |M(ω, t)|2 12 =  E  |M(ω, T )|2 12 .

L’isométrie d’Itô s’écrit ∀X :

E  Z T 0 kX (ω, t)k2L2(H,R)dt  = E   Z T 0 X (ω, t)dW (ω, t) 2 .

(13)

La formule d’Itô

Soient A ∈ L2(Ω × [0, T ], Prog , P ⊗ dt) et

C ∈ L2(Ω × [0, T ], Prog , P ⊗ dt; L2(H, R)) deux processus stochastiques, X (ω, t) = X (ω, 0) + Z t 0 A(ω, s)ds + Z t 0 C (ω, s)dW (ω, s) défini ∀t ∈ [0, T ], ω ∈ Ω, est appelé processus d’Itô. L’égalité précédente se note dXt= Atdt + CtdWt, et s’appelle différentielle d’Itô.

Soit f ∈ C2,1 (R × R+), on a la formule d’Itô ∀t ∈ [0, T ], p.s. : d (f (Xt, t)) = (∂tf ) (Xt, t)dt + (∂xf ) (Xt, t)dXt +1 2kCtk 2 L2(H,R)× (∂xxf ) (Xt, t)dt.

(14)

Bibliographie I

Giuseppe Da Prato et Jerzy Zabczyk.Stochastic equations in infinite dimensions. T. v. 45. Encyclopedia of mathematics and its applications. Cambridge : Cambridge University Press, 1992. isbn : 0521385296 (hardback). url :

http://www.loc.gov/catdir/description/cam026/93118317.html(cf. p.11).

Katja Frieler et Claudia Knoche.« Solutions of stochastic differential equations in infinite dimensional Hilbert spaces and their dependence on initial data ». In : Bielefeld University (2001) (cf. p.11).

Xuerong Mao.Stochastic differential equations and applications. Elsevier, 2007 (cf. p.6).

Claudia Prévôt et Michael Röckner.A concise course on stochastic partial differential equations.

Références

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