Progrèsenurologie(2014)24,203—211
Disponibleenlignesur
ScienceDirect
www.sciencedirect.com
ARTICLE DE REVUE
Traitements médicaux et chirurgicaux des courbures de verge congénitales et
acquises : revue de la littérature
Medical and surgical treatments of congenital and acquired penile curvatures: A review
C. Guillot-Tantay , V. Phé
∗, E. Chartier-Kastler , P. Mozer , M.-O. Bitker , M. Rouprêt
Serviced’urologie,facultédemédecinePierre-et-Marie-Curie,universitéParisVI,CHU Pitié-Salpêtrière,AssistancePublique—HôpitauxdeParis,47—83,boulevarddel’hôpital, 75651Pariscedex13,France
Rec¸ule6avril2013;acceptéle30aoˆut2013 DisponiblesurInternetle22novembre2013
MOTSCLÉS Congénital; Verge; Courbure; Maladiede Lapeyronie; Érection
Résumé
Introduction.—L’objectifdecetravailétaitderapporterlesrésultatsdestraitementsmédi- cauxetchirurgicauxdescourburesdevergecongénitalesetacquises.
Matérieletméthodes.—Unerevuesystématiquede lalittératureaétéréaliséeàpartirde labasededonnéesPubMedenutilisantlesmotscléssuivants:Congenitalpenilecurvature;
Congenitalpeniledeviation;Acquiredpenilecurvature;Acquiredpeniledeviation;Peyronie’s disease.
Résultats.—Lapriseenchargedescourburescongénitalesestchirurgicale.Elleconsisteenune excisiondel’albuginéeducôtéopposéàlacourbure(techniquedeNesbit),ouenuneplicature del’albuginéecontrolatérale,ouencoreenuneincisiondecelle-ci(Yachia).Cestechniques ontuneefficacitésimilaire.Lescourburesacquisesdevergesontd’originepost-traumatique oudueàunemaladiedeLapeyronie.Parmilestraitementsoraux,lePotabaauneefficacité rapportéesurladiminutiondelatailledesplaques.Lesinjectionsd’interféronetdenicardi- pinesontégalementutilisées.Lestraitementsphysiques,dontlalithotritieetl’iontophorèse, sontsurtoutactifssurlescritèressubjectifs.D’autresalternativestelsquelevacuum,lesthé- rapiesbaséessurlatractionoul’applicationtopiquedevérapamilsemblentintéressantes.Le traitementchirurgicalestindiquépourcorrigerledegrédecourbureetpermettrelesrapports sexuelsenphasecicatricielleavecdeslésions fixées.Latechniquechirurgicaleprincepsest
∗Auteurcorrespondant.
Adressee-mail:[email protected](V.Phé).
1166-7087/$—seefrontmatter©2013ElsevierMassonSAS.Tousdroitsréservés.
http://dx.doi.org/10.1016/j.purol.2013.08.328
celledeNesbit.Afindelimiterladiminutiondetailledelaverge,destechniquesdeplicatures ontétédéveloppées.Encasdecourbureimportante,dedéformationsmajeuresoudepénisde petitetaille,unetechniquedegreffeestenvisagée.Enfin,encasdedysfonctionérectile,une prothèsepéniennepeutêtreimplantée.
Conclusion.—Lacombinaisondesdifférentesoptionsthérapeutiquesdisponiblespourraitêtre intéressantepouroptimiserlapriseenchargedescourburesdeverge.Leniveaudepreuvedes étudesdisponiblesdanslalittératureestencoretropfaiblepourémettredesrecommandations avecungradeélevé.
©2013ElsevierMassonSAS.Tousdroitsréservés.
KEYWORDS Congenital;
Penile;
Curvature;
Peyronie’sdisease;
Erection
Summary
Introduction.—Theaimofthecurrentstudywastoprovideanoverviewaboutthesurgicaland medicalmanagementofacquiredandcongenitalpenile’scurvature.
MaterialsetMethods.—AsystematicreviewoftheliteraturewasdonefromthePubMeddata- basebysearchingthefollowingkeywordsaloneorincombination:Congenitalpenilecurvature;
Congenitalpeniledeviation;Acquiredpenilecurvature;Acquiredpeniledeviation;Peyronie’s disease.
Results.—Thetreatmentofcongenitalcurvatureisonlysurgical.Themostcommontechnique istheNesbit’stechniquewhichconsistsinmakingellipticalexcisionsofthetunicaalbuginea.
Therearealsoincisonorplicationprocedureswhichareefficientaswell.Acquiredcurvature ismostofthetimerepresentedby thePeyronie’sdisease oris post-traumatic.Among oral treatments available,the Potabais theonly drug which hasproved asignificant reduction inpenileplaquesize.Injectionsofinterferonandnicardipinehavealsoshowntheirefficacy.
Ionotophoresisandextracorporealshock-wavetherapymaybebeneficialforpenilepain.Other therapies(vacuum,tractiondevices,topicalVerapamil)canbeinterestingbutotherstudiesare necessarytorecommendthem.Surgicaltreatmentisrecommendedduringthefibroticphase.
ThemostcommontechniqueisalsotheNesbit’stechnique.Incaseofseverecurvature(curve superiorto60◦),smallpenis,majordeformations,grafttechniquescanbeused.Moreover,if thereisasexualdysfunction,penileprosthesisisrecommended.
Conclusion.—Otherstudiesarenecessarytoprovetheefficacyofmostofthedrugsalready availableinthetreatmentofthepenilecurvature.Itseemstobeinterestingtocombinethe differenttreatmentstoimprovetheresultsofthosetherapies.
©2013ElsevierMassonSAS.Allrightsreserved.
Introduction
On distingue les courbures de verge congénitales et acquises.Cesdeuxtypesdecourbures résultentdeméca- nismesdifférents.Lescourburescongénitalespeuventêtre isolées ou associées à d’autres anomalies péniennes tel qu’un hypospadias. Lescourbures deverge acquisessont, quant à elles, d’origine post-traumatique ou en rapport avecunemaladiedeLapeyronie.Ellessontresponsablesde douleur,gênent lesrapportssexuelsetsont unesourcede souffrancepsychologique. Leur prise en charge n’est pas standardisée. Le but de ce travail était de présenter les traitementsmédicaux etchirurgicaux à la disposition des urologuespourletraitementdescourburesdeverge.
Méthodologie
Une revue dela littérature a été réaliséeconcernant les courbures de verge à partir de la base de données Med- line (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) en utilisant les mots cléssuivantsindividuellementouencombinaison:Congeni- talpenilecurvature;Congenitalpeniledeviation;Acquired penile curvature; Acquired penile deviation; Peyronie’s
disease. Lesarticlesobtenus ontensuite étésélectionnés selon leurméthodologie,leurdatedepublication,etleur pertinence par rapport au sujet étudié.Les articlesrela- tifs aux courbures congénitales de verge avec anomalies péniennesassociéesontétéexcluscarrelevantd’uneprise enchargespécifique.Seulslesarticlesrelatifsauxcourbures isoléesenrapportavecuneanomaliedestissussuperficiels oudescorpscaverneuxontétéretenus.Notrebut n’était pasderecensertouslesarticlesenquestionmaisdepropo- serunevisionglobaledesdonnéesexistantes.
Résultats
Courbures congénitales de verge
Les courbures congénitales de verge ont une prévalence allant de 4à 10% [1] dans les populations étudiées. Elles sont décriteschez des garc¸ons avecun méat en position orthotopique (avec une courbure ventrale ou latérale) ou parfois associées à un hypospadias (le plus souvent lorsque la courbure est ventrale). Les courbures dorsales sont souvent associées à unépispadias. Elles sont parfois détectéesàlanaissance,surtoutsiellessontconséquentes
Traitementsmédicauxetchirurgicaux.Courburesdevergecongénitalesetacquises 205
Figure1. Schémadesprincipalestechniqueschirurgicales.
ouassociéesàuneautremalformation(épispadiasouhypo- spadias),sinon,ellessemanifestentàlapubertéoulorsdes premiersrapportssexuels.Lapriseenchargedescourbures de verge congénitales est le plus souvent chirurgicale.
Seuleslescourburesgênantessontopérées[2].
Traitementchirurgical
Lestroisprincipalesméthodesdecorrectionchirurgicalede la courburecongénitale de verge reposentsur:l’excision (Nesbit),l’incision(Yachia)etlaplicature(Fig.1).
La technique princeps utilisée pour corriger les cour- bures congénitales de verge est celle décrite par Nesbit.
Elle consiste en une ou plusieurs excisions en ellipse de l’albuginée du côté opposé à la courbure. La morbidité decettetechniqueestenrapportavecunecourburerési- duelledeplusde10◦(15,1%),lasurvenued’unedysfonction érectilepost-opératoire(6,6%),denodulesdouloureuxaux pointsdesuture,d’altérationdelasensibilitécutanée,et d’unediminutiondelatailledelaverge[3].Kuehhasetal.
[4]ontmodifiélatechniqueoriginaledeNesbitenutilisant les principesgéométriques de la technique Egydio. Cette techniqueaprouvésonefficacitésurlescourburesventrales ouventro-latéralesdansunesériede211patients.Letaux desuccèsétaitestiméà99,1%avecundetauxdecourbure résiduellesupérieureà30◦de0,9%(2patients).Colpietal.
[5]ontégalementmodifiélatechniqueoriginaledeNesbit enyassociantuneseptoplastiechez51patientsquiprésen- taientunecourburedevergeventraletoutenobtenantdes résultatssimilaires(49des51patientsétaientsatisfaitsavec unraccourcissement de lataille de la vergeallant de5à 15mm).Parailleurs,enévitantl’isolementdetoutelaban- deletteneurovasculairedorsale,leslésionsneurovasculaires étaientsignificativementdiminuées.Lestechniquesdepli- caturessimplessontsujettesàdesrécidivesfréquenteset ne peuvent être recommandées chez ces adolescents ou hommesjeunes.
La seconde technique qui est celle la plus souvent réalisée consiste en une incision-plicature (Yachia ou Heinecke—Mikulitz). Elle permet de répartir la correction sur plusieurs pointsetévite les aspectsinesthétiquesdes excisionselliptiques[6].
La troisièmealternative àl’excision de l’albuginée est la plicaturede l’albuginée controlatérale quia desrésul- tats similaires en termes d’efficacité [7]. Camerlo et al.
ontcomparécettetechniqueàl’excision.Lamorbiditéde
leurtechniqueétaitplusfaible[8]maiscestechniquessont sujettesàdesrécidivesfréquentes.
Pourlescourburesdevergecomplexes,Shaeeretal.[9]
ontproposéunetechniquederotationdescorpscaverneux quiapermisdecorrigerlacourburesanspertedelongueur dans20cassur22,sansraccourcissement,asymétrieoudys- fonctionérectile. Les techniques avec greffede matériel sontexceptionnellesdanslapriseenchargedescourbures devergecongénitalesetréservéesauxpatientsatteintsde courburessévèresavechypospadiasassocié.
Toutefois, lesdifférentes études ayant des critères de sélection etde jugementdifférents, ilest difficile deles comparerobjectivemententreellesetdoncdevouloirpri- vilégierunetechniqueparrapportàuneautre.LeTableau1 résumelesprincipauxrésultatsdestraitementschirurgicaux précédents.
Courbures acquises de verge
Les courbures acquises de verge sont essentiellement d’originepost-traumatiqueouenrapportavecunemaladie deLapeyroniedontlaprévalenceestestiméeà3,2%[10].
Cettedernièreestprobablement variabledanslespopula- tions.
La maladie de Lapeyronie est une maladie du tissu conjonctifcaractériséeparlaformationdeplaquesfibreuses développées aux dépens de l’albuginée du pénis. Il en résulteuneperted’élasticitédelavergequientraîneune courbure.L’histoirenaturelledelamaladieetsonévolution cliniqueestvariableallantd’unerésolutionspontanéeàune déformationprogressivedupénisavecgêneesthétique ou lorsdesrapportssexuels.L’étiologiedecettemaladiereste malconnuebienquecertainesétudesévoquentunecause traumatique[11].Desfacteursenvironnementauxetgéné- tiquessontprobablementimpliquésdansl’apparitiondela pathologie.Dans20%descas,unedysfonctionérectileest associée, due àune baisse duflux sanguin par fibrosede lamedia des vaisseaux caverneux età l’apparition d’une dysfonctionveino-occlusive.Ilapparaîtégalementclairque celle-ciestmultifactorielle, notammentavecdesfacteurs psychologiques qui peuvent apparaître au premier plan.
Lanotion detraumatisme estrapportéedans 5à 13% des cas[12]Classiquement,ondéfinitdeuxphases:unephase inflammatoire(douleur,courbureévolutive,pasdecalcifi- cationàl’échographie)etunephasecicatricielle(courbure fixée, calcifications). Lors de la phase inflammatoire, le traitementest médicalpourune duréede6à 12mois.Au momentdelaphasedecicatrisation,letraitementchirur- gicalestprivilégié[13].
Pourdéciderdelapriseenchargethérapeutique,ilest essentield’évaluer lessymptômesetleur évolution:dou- leur,dysfonctionérectile,nodulespalpables,degrédecour- bure(mesuredelaconcavitéetdelaconvexité),longueur deverge,tailledelaplaque.Parailleurs,cetexamensera documentépardesphotographiesdelavergeenérectionet àl’étatflaccide.L’InternationalIndexofErectileFunction- 5(IIEF-5) neprésente pas d’intérêtcar les questions3et 5sontmodifiéesparlacourburedupénis.LescoredeLue n’apasd’utilitédansladécisionthérapeutiquecariln’est pasrecommandéd’opérerunpatientenphaseévolutive.En revanche,l’ErectionHardnessScore(EHS)oul’Internation IndexofErectileFunction-6 (IIEF-6)permettent d’évaluer
C.Guillot-Tantayetal.
Tableau1 Résultatsdestraitementschirurgicauxdescourburesdeverges.
Techniques(référence) Principes Nombrede
patients
Suivi(mois) Succès(%) Réductionde taille(%)
Déformation résiduelle(%)
Dysfonction érectile(%)
Nesbit[2] Excision 106 180 96,2 16,7 15,1 6,6
Nesbit-Egydio[3] Excision 211 62 99,1 0,0 5,9 0,0
Nesbit-septoplastie[4] Excision 51 84 96,1 3,9 3,9 0,0
Yachia[5] Incision 116 227 93,1 16,1 1,6 0,0
Plicature[6] Plicaturealbuginée 45 34 88,6 52,0 57,0 15,0
Shaeer[8] Rotationcorpscaverneux 22 36 90,9 0,0 9,1 0,0
Eisenberg[35] Excisiondesplaques 12 14 80,0 0,0 25,0 0,0
Leriche[36] Dilacérationdesplaques 10 24 50,0 0,0 70,0 50,0
Greffe[37] Greffeetplicature 15 48 100,0 13,3 0,0 0,0
Tableau2 Traitementsmédicauxorauxdescourburesacquisesdeverge.
Références Typede
traitement
Méthodologiede l’étude
Niveaude preuve
Doseeturée dutraitement
Nombrede patients
Efficacitéen%(produittestévsplacebo)
D C TP FE
Safarinejadetal.
[15]
Oméga3 Essairandomisé contreplacebo
2 1,84g/j
6mois
224 NS(16,5vs 14,8)
NS(18,9vs 19,7)
NS(71,3vs 71,4)
NS(7,3vs 8,6) Safarinejad[16] VitamineE Essairandomisé
contreplacebo
2 0,3g/j
6mois
236 NR NS(4,4vs
4,1)
NS(4,1vs 4,3)
NS(2,0vs 3,0) Safarinejadetal.
[16]
Acétyleester carnitine
Essairandomisé contreplacebo
2 1g/j
6mois
236 NR NS(4,1vs
4,1)
NS(4,1vs 4,3)
NS(2,0vs 3,0) Weidneretal.[21] Potaba Essairandomisé
contreplacebo
2 12g/j
12mois
103 NR NS(3,3vs
21,9)
S(74,3vs 50)
NS(74,3vs 62,5) Telokenetal.[17] Tamoxifene Essairandomisé
contreplacebo
2 40mg/j
3mois
25 NS(66,6vs
75)
NS(46,1vs 41,7)
NS(30,7vs 25)
NR Kadiogluetal.[19] Colchicine Sériedecas 4 2mg/j
11mois
60 95 30 NR NR
Smithetal.[20] Pentoxifilline Cohorte rétrospective
4 1,2g/j
6mois
71 S(75vs
22,7)
NR S(91,9vs
44,4)
NR Safarinejad[18] CoenzymeQ10 Essairandomisé
contreplacebo
2 30mg/j
6mois
186 NS(86vs
84)
S(43,6vs 0,0)
S(43,8vs 0,0)
S(65,1vs 9,3) D:douleur;C:courbure;TP:tailledeplaque;FE:fonctionérectile;NS:nonsignificatif;NR:nonrenseigné;S:significatif.
Traitementsmédicauxetchirurgicaux.Courburesdevergecongénitalesetacquises 207 efficacementlafonctionérectile.Uneéchographiepréopé-
ratoiresemblejustifiée encasdedysfonctionérectile[2].
Pour mesurer le degré de courbure, trois méthodes sont disponibles:lesphotographiesdupatient,l’utilisationd’un vacuumenconsultationouencoreuneinjectionintracaver- neusepour provoquer uneérection, considérée commela référencealorsque lesdeuxpremièresméthodesontten- danceàsous-évaluerledegrédecourburedelaverge[14].
Cette mesure est primordiale car ellepermettra de faire figureraupatientl’étatdesavergeenpost-opératoire.
D’autrepart,lasurveillanceetlaréassurancesontdeux élémentsàprivilégierdanslapriseenchargedescourbures delaverge,d’autantqueleretentissementpsychologique peutêtreimportant.
Traitementmédicalperos
Ilexistedestraitementsmédicamenteuxorauxutiliséslors delaphaseinflammatoiredelamaladiemaisaucunnepos- sède une autorisation de mise sur le marché en France.
Lescaractéristiquesdes principalesétudesrelatives àces traitementssontrésuméesdansleTableau2.Lorsd’essais randomiséscontrôlés contre placebo, lestraitements sui- vantsn’ontpasétéefficaces:l’oméga3[15],lavitamineE [16],lesacétyleestersdecarnitine[16],letamoxifene[17]
etlecoenzymeQ10[18].L’efficacitédelacolchicine[19]et delapentoxyfilline[20]aétérapportéeauseind’unesérie decasetd’uneétudedecohorterétrospectiverespective- ment,donclorsd’étudesàfaibleniveaudepreuve.Leseul traitementayantmontrésonefficacitésurladiminutionde lataille desplaquesau coursd’uneétudeprospective est le Potaba (potassium para-aminobenzoate) [21] bien que celui-cinesoitpasdisponible enFrance.Deplus, aucune modificationdecourburen’aétérapportée.Parailleurs,la toléranceduproduitétaitmoyenneetlesprincipauxeffets indésirablesétaientd’ordredigestif.
Traitementmédicallocal
Lestraitementslocauxpeuventêtreutilisésenalternative auxtraitementsoraux,etsontvolontiersutiliséslorsdela phaseinflammatoiredelamaladie.Lescaractéristiquesdes différentesétudesrelativesàcestraitementssontrésumées dansleTableau3.
De nombreux traitements intralésionnels au sein des plaques ont été proposés.L’avantage du traitement local réside dans l’absence dediffusion systémique. Ainsi, une dosedeproduitsupérieureestadministrée danslaplaque toutenminimisantleseffetssecondaires.
Lesétudesconcernantl’efficacitéduvérapamilontdes résultats contradictoires. En effet, Bennett et al. [22]
ont prouvé, au cours d’une étude portant sur 94patients inclusconsécutivement,quelesinjectionsdevérapamilper- mettent d’améliorer le patient dans 18% des cas, de le stabiliser dans 60%. Par ailleurs, ce traitement a permis unedisparitiondesdouleursdans100%descas.Retrouvant des résultats similaires, Moskovic etal. [23]se sont inté- ressés àdéfinir lesfacteurs prédictifsd’une réponse à ce traitementquisontenanalysemultivariée:l’âgeinférieurà 40ans(OR0,93)etunecourbureimportantesupérieureà30◦ (OR1,07).Toutefois,aucoursd’unessairandomisécontrôlé contreplacebo,Shirazietal.[24]n’ontpasretrouvéd’effet statistiquementsignificatif.
Lesinjectionsd’interféron[25]etdenicardipine[26]ont démontréleur efficacitésur ladouleur, le degréde cour- bure,latailledesplaquesetlafonctionérectiledefac¸on significative. Les effets secondaires, à type de syndrome pseudo-grippalethypotension,étaienttolérables pources deuxmolécules.Lesinjectionsdecollagénasedeclostridium [27],decorticoïdes[28]etd’iloprost(étudedephase1)[29]
sontdesproduitsquiontmontrédesrésultatspréliminaires intéressantsmaisdontl’efficacitéresteàprouver pardes étudesprospectives.
Les traitements intralésionnels ont montré une effica- citéparleuractionmécanique(mais aussiparleuraction pharmacologique notamment pour des molécules comme lanicardipine etl’interféron oud’autres encore à l’essai commelacollagénasedeclostridiumoul’iloprost.
Les traitements physiques sont essentiellement repré- sentésparl’iontophorèseetlalithotripsieextra-corporelle.
Ilspermettentaussid’éviterlemétabolismehépatiquemais égalementdediminuerladouleurliéeauxinjections.
Laiontophorèse est une technique quiutilise le trans- port des ions grâce à un champ électrique local. Tuygun etal.[30]ontainsirapporté l’efficacitédel’iontophorèse avecdelavérapamilassociéàdeladexaméthasone. Tou- tefois,l’efficacitéévaluéesurdes critèresobjectifs,était plus faible. La lithotripsie extra-corporelle a également étéunetechnique efficacesurcertains critèressubjectifs [31].
Lestraitementsphysiquessontdénuésdetouteffetindé- sirablemaisleurefficacitéreposemajoritairementsurdes étudesdefaibleniveaudepreuve.
Enfin, d’autres thérapies non-chirurgicales ont égale- ment été étudiées. Il s’agit notamment du vacuum(ou érecteuràdépression)dontl’efficacitéaétérapportée[32].
Lesthérapiesbaséessurlatractionontégalementmontré unintérêtcertainauseind’uneétudedephaseIIenutilisant unextenseurdepénis[33].Untraitementtopiqueparvéra- pamilaaussimontréuneefficacitélorsd’unessairandomisé contrôlécontreplacebo[34].
En synthèse, les traitements médicamenteux repré- sentent une alternative au traitement chirurgical notamment en cas de maladie active et précoce en phaseinflammatoire (douleur, courbure évolutive, pas de calcification à l’échographie). D’autres alternatives sont à l’étude tels que le vacuum, les thérapies basées sur la traction ou encore l’application topique de vérapamil semblent intéressantes à l’avenir. Par ailleurs, il paraît intéressantdecombinercesdifférentesthérapeutiquesafin d’enpotentialiserl’efficacité.
Traitementchirurgical[35]
Le traitement chirurgical reste indiqué pour corriger le degré de courbure et permettre les rapports sexuels en phasecicatricielledèslorsqueleslésionssontstablesbien queseuleslescourburesgênantes(esthétiquementoulors des rapports sexuels) doivent être opérées (Fig. 1). Une simplesurveillancepeutparfoissediscuterselonlesdésirs dupatient.
La technique chirurgicale princeps est celle de Nesbit commepourlapriseenchargedescourburescongénitales de verge. Cette technique de référence donne de bons résultats[12]. Cependant,unerécidivede ladéformation
C.Guillot-Tantayetal.
Tableau3 Traitementsmédicauxlocauxdescourburesacquisesdeverge.
Études Typede
traitement
Méthodologiede l’étude
Niveaude preuve
Doseet Duréedu traitement
Nombrede patients
Efficacitéen%(produittestévsplacebo)
D C TP FE
Shirazietal.[24] Vérapamil Essairandomisé contreplacebo
2 10mL
2/semaines 12semaines
80 NS(30vs
28,2)
NS(17,5vs 23,1)
NS(17,5vs 12,8)
NS(5,0vs 2,6) Hellstrometal.[25] Interféron Essairandomisé
contreplacebo
2 5×10MUI
2/semaines 12semaines
117 S(67,7vs
28,1)
S(13,5vs 4,5)
S(2,6vs 0,9)
NS(19,1vs 20,8) Jordan[27] Collagénasede
clostridium
Sériedecas 4 3×10000UI répétéesà 3mois
25 NR 35,3 66,6
Sohetal.[26] Nicardipine Essairandomisé contreplacebo
2 6×10mg
10semaines
74 S(60,0vs
47,7)
S(10,1vs 19,8)
S(13,0vs 0,0)
S(17,9vs 0,0)
Pavoneetal.[29] Iloprost Sériedecas 4 400ng
5injections 1/semaine
38 NR 10 NR NR
Demeyetal.[28] Corticoïdes Sériedecas 4 1—2sem 6mois
123 75 20,5 34 NR
Tuygunetal.[30] Iontophorèse Sériedecas 4 20séancesde 20minutes 2mois
51 80 26 24 55
Lebretetal.[31] Lithotripsie Sériedecas 4 3000imp 7kJ
répétéesà1et 3mois
26 73 31 27 37
Raheemetal.[32] Vacuum Sériedecas 4 10minutes
2/j 3mois
31 NR 67 NR NR
Gonteroal.[33] Traction Sériedecas 4 5h/j
6mois
15 NR 13 NR NR
Fitchetal.[34] Vérapamil topique
Essairandomisé contreplacebo
2 15%
2/j 9mois
17 NS(87,5vs
37,5)
S(77,8vs 29,4)
S(100vs 33,3)
S(72,7vs 25,0)
D:douleur;C:courbure;TP:tailledeplaque;FE:fonctionérectile;NS:nonsignificatif;NR:nonRenseigné;S:significatif.
Traitementsmédicauxetchirurgicaux.Courburesdevergecongénitalesetacquises 209
Courbure de verge
Acquise
Anamnèse : douleur, dysfonction érectile, Examen : nodules, taille plaque, longueure verge Degré de courbure : photographies, vacuum, injection
Echographies : calciications
Phase inlammatoire douleur courbure évolutive pas de calciications
Traitement oral
Potaba
Colchicine
Pentoxyiline
Traitement local
Vérapamil
Corticoides
Interféron
Nicardipine
Iloprost
Collagénase de Clostridium
Iontophorèse
Lithotripsie
Vaccum
Traction
Verapamil topique
Phase cicatricielle courbure ixée,
calciications Traitement chirurgical
Sans dysfonction érectile
Légère pénis normale courbure < 60°
peu de déformations
Nesbit
Nesbit modiié
Plicature de l'albuginée
Excision de plaques
Leriche
Sévère pénis petit courbure >60°
déformations
Greffes
Avec dysfonction érectile Prothèse
Congénitale Courbure : ventrale/dorsale,
Examen : hypospadias
Traitement chirugical
Nesbit
Nesbit modiié
Plicature de l' albuginée
Rotation des corps caverneux
Figure2. Algorithmedepriseenchargethérapeutiquedescourburesdeverge.
estpossiblenotammentsecondaireàuneprogressiondela maladieouàunlâchagedesuture.
Il existeégalementde nombreuses variantes au Nesbit maisdontlesrésultats sontmoins bons.Afin delimiterla diminutiondetaille de laverge, destechniques de plica- turesontétédéveloppées.Ainsi,uneéquipedeDallas[36]
arapporté 93%desatisfactionchez 48patientsayant des courbures dorsales et/ou latéralesen réalisantdes plica- turesventrales.
Eisenbergetal.[37]ontdécrit,en2011,uneautretech- niquequiconsistaitàexciserdesplaquescalciquesassociées àuneplicatureafinderectifierlacourbure.Cetteméthodea étémiseenplacechezdespatientsayantdeslésionsimpor- tantesetapermisdemaintenirunefonctionérectiledans 80% des cas. La technique de Leriche est une technique simpleréalisablesousanesthésielocalequiconsisteenune dilacérationdesplaques[38]maisévaluéeseulementsurdix casdansl’étudecitée.
En cas de courbure importante (supérieure à 60◦), de déformations majeures ou de pénis de petite taille, une techniquedegreffepeutêtreproposée.Ilexisteungrand nombre de greffons: autologues, allogreffe, xénogreffe, synthétique.Le principal effet secondaire des techniques degreffe est la contracture du greffon etla dysfonction érectile.Pourpallier ces problèmes,ila étéproposé une combinaisondeméthodeschirurgicalesoùgreffeetplica- turesont associées,notamment encas delésionssévères [39].Enfin,ladernièrealternativechirurgicaleestreprésen- téeparlaposed’uneprothèsepénienneprivilégiéelorsqu’il existe une dysfonction érectile associée. En cas de cour- burerésiduelle,ilestlicitedeproposerunetechniquede plicaturepourcorrigerladéformation.
Lestechniques chirurgicalesdites d’excision etde pli- caturesont réservées au patient ayant un pénis de taille satisfaisante,unecourburedemoinsde60◦etpeudedéfor- mation.Enrevanche,silepatientaunpénisdepetitetaille,
unecourburedeplus de60◦ associée ounonà desdéfor- mations, la pose d’un greffon sera privilégiée. Enfin, s’il existeunedysfonction érectile,ontraitera celle-ciparla posed’uneprothèsepénienne.Lesprincipauxrésultatsdes traitementschirurgicauxontétérésumésdansleTableau1.
Fig.2proposeunalgorithmedepriseenchargedescour- buresdeverge.
Conclusion
Les traitements médicaux et chirurgicaux des courbures de verge sont nombreux. La combinaison des différentes armes thérapeutiques disponibles est intéressante pour optimiserlathérapeutiquedecespatients.Lasurveillance etlaréassurancerestentdesoptionsànepasoublier.Ilfaut toutefoisgarder àl’espritque lesrésultats desnombreux traitementsdisponibles reposentsur des études de faible niveaudepreuve.
Déclaration d’intérêts
Lesauteursdéclarentnepasavoirdeconflitsd’intérêtsen relationaveccetarticle.
Références
[1]Montag S, Palmer LS. Abnormalities of penile curva- ture: chordee and penile torsion. ScientificWorldJournal 2011;11:1470—8.
[2]Ferretti L,FaixA,DroupyS.Lapeyronie’s disease.ProgUrol 2013;23(9):674—84.
[3]AndrewsHO,al-AkraaM,PryorJP,RalphDJ.TheNesbitope- rationforcongenitalcurvatureofthepenis.IntJImpotRes 1999;11(3):119—22.
[4]KuehhasFE,EgydioPH.Superficialtunicaalbugineaexcision, using geometric principles,for the correction ofcongenital penilecurvature.BJUInt2012;110(11PtC):E949—53.
[5]Colpi G, Piediferro G, Castiglioni F,Contalbi G, Carmignani L.Penileseptoplastyforcongenitalventralpenilecurvature:
resultsin51patients.JUrol2009;182(4):1489—94.
[6]Nyirády P, Kelemen Z, BánfiG, Rusz A, Majoros A, Romics I. Management of congenital penile curvature. J Urol 2008;179(4):1495—8.
[7]Bar-YosefY,BinyaminiJ,SoferM,MatzkinH,Ben-ChaimJ.Ven- tralplicationforrepairofpediatricdorsalpenilecurvature.
Urology2009;73(4):787—90.
[8]CamerloA,RibykowskyS,TomatisL,BastideC,RagniE,Rossi D.Surgicaltreatmentofpenilecurvature:primumnonnocere.
ProgUrol2007;17(1):77—82.
[9]Shaeer O. Shaeer’s corporal rotation for length-preserving correctionofpenilecurvature:modificationsand3-yearexpe- rience.JSexMed2008;5(11):2716—24.
[10]SchwarzerU,SommerF,KlotzT,BraunM,ReifenrathB,Engel- mannU.TheprevalenceofPeyronie’sdisease:resultsofalarge survey.BJUInt2001;88(7):727—30.
[11]Devine Jr CJ, Somers KD, Jordan SG, Schlossberg SM. Pro- posal: trauma as thecause of thePeyronie’s lesion. JUrol 1997;157(1):285—90.
[12]MontorsiF,AdaikanG,BecherE,GiulianoF,KhouryS,LueTF, etal.Summaryoftherecommendationsonsexualdysfunctions inmen.JSexMed2010;7(11):3572—88.
[13]AlendaO, BeleyS,FerhiK,CourF,Chartier-KastlerE,Haer- tig A,et al.Pathophysiologyand management ofPeyronie’s
disease inadult patients: an update.Prog Urol 2010;20(2):
91—100.
[14]OhebshalomM,MulhallJ,GuhringP,ParkerM.Measurementof penilecurvatureinPeyronie’sdiseasepatients:comparisonof threemethods.JSexMed2007;4(1):199—203.
[15]SafarinejadMR.Efficacyandsafetyofomega-3fortreatment of early-stage Peyronie’s disease: a prospective, rando- mized, double-blind placebo-controlled study. J Sex Med 2009;6(6):1743—54.
[16]SafarinejadMR,HosseiniSY,KolahiAA.Comparisonofvitamin Eandpropionyl-L-carnitine,separatelyorincombination,in patientswithearlychronicPeyronie’sdisease:adouble-blind, placebo-controlled, randomized study. J Urol 2007;178(4Pt 1):1398—403[discussion1403].
[17]TelokenC,RhodenEL,GrazziotinTM,RosCT,SogariPR,Souto CA.TamoxifenversusplacebointhetreatmentofPeyronie’s disease.JUrol1999;162(6):2003—5.
[18]Safarinejad MR. Safety and efficacy of coenzyme Q10supplementation in early chronic Peyronie’s disease:
a double-blind, placebo-controlled randomized study. Int J ImpotRes2010;22(5):298—309.
[19]KadiogluA,TefekliA,KöksalT,UstaM,ErolH.Treatmentof Peyronie’sdiseasewithoralcolchicine:long-termresultsand predictiveparametersofsuccessfuloutcome.IntJImpotRes 2000;12(3):169—75.
[20]SmithJF,ShindelAW,HuangY-C,ClavijoRI,FlechnerL,Breyer BN,etal.Pentoxifyllinetreatmentandpenilecalcificationsin menwithPeyronie’sdisease.AsianJAndrol2011;13(2):322—5.
[21]Weidner W, Hauck EW, Schnitker J. Potassium para- aminobenzoate (POTABA) in the treatment of Peyronie’s disease:aprospective,placebo-controlled,randomizedstudy.
EurUrol2005;47(4):530—5[discussion535-536].
[22]Bennett NE, Guhring P, Mulhall JP. Intralesional verapa- mil prevents the progressionof Peyronie’s disease. Urology 2007;69(6):1181—4.
[23]MoskovicDJ,AlexB,ChoiJM,NelsonCJ,MulhallJP.Defining predictorsofresponsetointralesionalverapamilinjectionthe- rapyforPeyronie’sdisease.BJUInt2011;108(9):1485—9.
[24]ShiraziM,HaghpanahAR,BadieeM,AfrasiabiMA,Haghpanah S.EffectofintralesionalverapamilfortreatmentofPeyronie’s disease:arandomizedsingle-blind,placebo-controlledstudy.
IntUrolNephrol2009;41(3):467—71.
[25]HellstromWJG,KendirciM,MaternR,CockerhamY,MyersL, SikkaSC,etal.Single-blind,multicenter,placebo-controlled, parallelstudytoassessthesafetyandefficacyofintralesio- nalinterferonalpha-2Bfor minimallyinvasivetreatmentfor Peyronie’sdisease.JUrol2006;176(1):394—8.
[26]SohJ,KawauchiA,KanemitsuN,NayaY,OchiaiA,NaitohY, etal.Nicardipinevs.salineinjectionastreatmentforPeyro- nie’sdisease:aprospective,randomizedsingle-blindtrial.J SexMed2010;7(11):3743—9.
[27]Jordan GH. The use of intralesional clostridial collage- nase injection therapy for Peyronie’s disease: a prospec- tive,single-center,non-placebo-controlled study.JSex Med 2008;5(1):180—7.
[28]DemeyA,ChevallierD,BondilP,ToubolJ,AmielJ.Isintraca- vernosalcorticosteroidinfiltrationreallyuselessinPeyronie’s disease?ProgUrol2006;16(1):52—7.
[29]PavoneC,NapoliG,CaruanaG,AlongeV,UsalaM,Abbadessa D.Safetyandtolerabilityoflocaltreatmentwithiloprost,a prostacyclinanalogue, inpatientswithPeyronie’sdisease: a phaseIstudy.BJUInt2012;110(1):117—21.
[30]Tuygun C, Ozok UH, Gucuk A, Bozkurt IH, Imamoglu MA.
The effectiveness of transdermalelectromotive administra- tionwithverapamilanddexamethasoneinthetreatmentof Peyronie’sdisease.IntUrolNephrol2009;41(1):113—8.
[31]LebretT,HervéJM,LugagnePM,BarréP,OrsiniJL,ButreauM, etal.ExtracorporeallithotripsyinthetreatmentofPeyronie’s
Traitementsmédicauxetchirurgicaux.Courburesdevergecongénitalesetacquises 211 disease. Use of a standard lithotriptor (multiline siemens)
on ‘‘young’’ (less then 6months old) plaques. Prog Urol 2000;10(1):65—70[discussion70-71].
[32] Raheem AA, Garaffa G, Raheem TA, Dixon M, Kayes A, ChristopherN, et al. The role of vacuum pumptherapy to mechanicallystraightenthepenisinPeyronie’sdisease.BJU Int2010;106(8):1178—80.
[33] GonteroP,DiMarcoM,GiubileiG,BartolettiR,PappagalloG, TizzaniA,etal.Useofpenileextenderdeviceinthetreatment ofpenilecurvatureasaresultofPeyronie’sdisease.Resultsof aphaseIIprospectivestudy.JSexMed2009;6(2):558—66.
[34] FitchWP,3rd,EasterlingWJ,TalbertRL,BordovskyMJ,Mosier M.TopicalverapamilHCl,topicaltrifluoperazine,andtopical magnesiumsulfateforthetreatmentofPeyronie’sdisease-a placebo-controlledpilotstudy.JSexMed2007;4(2):477—84.
[35]Muyshdondt C, Faix A. Traitement médical et chirurgical de lamaladie deLapeyronie. EMC-techniques chirurgicales- urologie,1—16;2011[Elsevier[41—475]].
[36]Dugi DD(3rd), Morey AF. Penoscrotal plication as a uniform approach to reconstruction of penile curvature. BJU Int 2010;105(10):1440—4.
[37]EisenbergML,SmithJF,ShindelAW,LueTF.Tunica-sparingossi- fiedPeyronie’splaqueexcision.BJUInt2011;107(4):622—5.
[38]Khouaja K, Delmas V, Boccon-Gibod L. Leriche technique for the treatment of Lapeyronie’s disease. Prog Urol 2004;14(4):586—9[discussion588-589].
[39]Kayigil O, Agras K, Aldemir M, Okulu E. The combination ofvein grafting and twodifferent typesofcorporeal plica- tionincomplexcurvatureduetoPeyronie’sdisease.UrolInt 2010;84(3):275—81.