REVUE DE PRESSE DU 14 JANVIER 2021
France 3
Édition Languedoc-Roussillon du 13/01/2021 :
>> Reportage sur la mise en place de hauts-parleurs qui rappellent à l'ordre les citoyens auteurs d'incivilités dans le centre-ville de Béziers.
>> Reportage sur les parents-d'élèves de l'école Brugiuer qui ont manifesté devant la préfecture. Ils réclament des mesures sur le long terme.
>> Reportage sur les contaminations à la COVID-19 qui continuent d'augmenter. Hier 1 340 nouvelles hospitalisations en Occitanie. Dans le Gard et dans l'Aude, les hospitalisations connaissent une hausse importante.
+ 14 personnes hospitalisées dans le Gard. 17 779 personnes vaccinées depuis le 4 janvier en Occitanie.
>> Reportage sur les vins et spiritueux qui sont taxés à 25% pour leur entrée aux États-Unis.
La profession demande de l'aide de la part de l'Union Européenne.
Édition de proximité pays-gardois du 13/01/2021 :
>> Reprise de reportage sur la manifestation organisée par les parents-d'élèves de l'école Brugiuer à Nîmes. La ville de Nîmes a investit 55 000€ pour la sécurisation de l'école, pour les parents ce n'est pas une solution viable sur le long terme.
>> Reportage sur la présidente de Région Occitanie qui est allée à la rencontre des restaurateurs nîmois.
Objectif Gard
Economie
GARD La situation jugée « critique » par les acteurs de la filière viticulture
La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles, les Jeunes agriculteurs du Gard, les Vignerons indépendants et les Vignerons coopérateurs Occitanie alertent les
responsables politiques sur la situation du secteur de la viticulture.
"La viticulture est la victime collatérale de la situation liée au covid 19", affirment
conjointement les quatre organisations professionnelles dans un communiqué de presse. Elles rappellent que le secteur du vin est le deuxième contributeur à la balance commerciale pour 12 milliards d’euros, "juste derrière Airbus. Également, comme les autres agriculteurs, un vigneron ne peut pas stopper le travail journalier dans son vignoble. Pendant le premier confinement la filière a continué a payé pour 4 milliards de salaires alors que la plupart des autres secteurs d’activité touchées par le confinement étaient en chômage partiel."
En plus d'être fortement impacté par la "taxe Trump" dont la deuxième mouture est entrée en
vigueur hier, mardi 12 janvier, l’élargissement de la liste des produits visés par
l’administration américaine, le secteur viticole est touché de plein fouet par la crise. Il subit les conséquences de la fermeture des bars, des restaurants et boîtes de nuits, l'interdiction des fêtes familiales ou religieuses, l'annulation des concerts, etc. "Marqué par une récolte 2020 de qualité, les stocks augmentent mais les prix d’achats sont à la baisse pour toutes les
appellations. Les viticulteurs ne voient pas le bout du tunnel", s'insurgent les quatre organisations professionnelles.
Des aides économiques en urgence
Et de poursuivre : "Les mesures prises en 2020 ne vont pas suffire : distillation de 2,6 millions d’hectolitres, aide au stockage privé - pour « laisser passer » la crise - et quelques mesures de prises en charge de cotisations ne changeront rien." En ce début d'année 2021, la FDSEA et les Jeunes agriculteurs aux côtés des Vignerons coopérateurs et des Vignerons indépendants demandent "la mise en place en urgence d’aides économiques notamment pour la relance, dès que cela sera possible, de l’exportation. Les Français ont joué le jeu du local et la filière remercie énormément cet état d’esprit de soutien à une filière lié au patrimoine français. Nous devons reconquérir désormais les parts de marchés à l’international en faisant une grande campagne de promotion dans les pays tiers."
Elles réclament également la prise en charge des cotisations salariales et patronales pour l’ensemble de la filière pour aider la trésorerie des exploitations. Mais soulignent aussi que "la viticulture est la plus touchée par les taxes internationales de toutes sortes. Il est nécessaire de trouver des compensations financières. Le secteur est aussi celui qui est en pointe pour la mise en place de la "haute valeur environnementale" et d’autres cahiers des charges liés à la
production et à la protection de l’environnement. Ces efforts doivent être valorisés. Le secteur doit donc être prioritaire pour toute nouvelle batterie de mesures économiques. Question de survie."
VINS La directrice de l’AOC des Costières de Nîmes : « Cette taxe est un cadeau de départ de Trump ! »
Directrice du syndicat des vignerons de l'appellation d'origine contrôlée des Costières de Nîmes, Magali Jelila revient sur l'annonce de la taxe Trump et de manière plus globale sur la situation des Costières sur le marché international du vin.
Objectif Gard : Comment se porte l'appellation en ces temps rudes pour l'économie ?Nous avons plein de projets, d'initiatives et nous sommes plein d'entrain ! Avec la crise actuelle, nous nous sommes beaucoup interrogés, seul ou en groupe. Nous avons réfléchi sur les structures et sur l'appellation. Nous avons un cahier des charges plus vert et nos vignerons s'adaptent, comme toujours car ils ont comme volonté de s'améliorer et de grandir. Cela fait déjà plusieurs années que nous sommes dynamiques et que notre part de vin en agriculture biologique augmente. Nous continuons sur ces aspects et nous sommes très soucieux de protéger nos territoires et nos paysages.
Donald Trump vient d'instaurer une nouvelle taxe pour les vins français qui sont exportés aux USA. Quel est votre sentiment après cette nouvelle contrainte économique ?Notre appellation est très exportatrice mais la situation est complexe depuis la première taxe Trump (cette première taxe sur les vins français a engendré 500 millions d'euros de préjudice en France, NDLR ) ! Nous nous sommes adaptés mais cette nouvelle taxe est une sorte de cadeau de départ du président américain. On espère que son successeur reviendra en arrière mais nous
avons échappé à une troisième taxe ! Cette deuxième taxe a hélas un champ plus large que la première et va impacter le prix à l'export. Peut-être de 25 % à la hausse... Nous sommes déjà sur un secteur premium et il va nous falloir faire attention aux vins italiens. Avec l'Angleterre et le Brexit nous repartons presque de zéro mais on espère que les Anglais se rappelleront les Costières de Nîmes ! On verra bien, pour toutes ces choses il nous faut plus de recul.
Les Costières exportent beaucoup mais l'appellation peut-elle continuer ?Nous avons fait des efforts pour les USA. Nous continuons pour le Canada, le Royaume-Uni, la Chine mais aussi le Japon où nous avons eu, l'an dernier, d'excellents résultats. En France nous sommes sur tous les segments du marché, de la grande distribution aux cafés, hôtels et restaurants qui souffrent beaucoup actuellement. Nous espérons qu'ils vont bientôt pouvoir rouvrir et nous avons une grosse pensée pour nos partenaires comme le théâtre de Nîmes ou encore l'USAM ainsi qu'évidement tous les restaurants.
Quand pourra-t-on assister à un événement de l'AOC Costières de Nîmes ?Nous travaillons et préparons déjà l'édition 2021 de Vignes Toquées. Comme l'année dernière et contre toute attente nous avons pu organiser les JeuDivins. On espère que tout se passera bien.
Sécurité
NÎMES Enquête pour enlèvement : un homme disparaît après un rendez-vous au bois des Espeisses
Une enquête confiée à l'antenne de la police judiciaire de Nîmes est en cours après la disparition jeudi dernier, d'un père de famille, défavorablement connu de la justice...
Il avait été ciblé par des tirs il y a quelques années. Ce dernier, âgé d'une trentaine d'années, avait rendez-vous jeudi 7 janvier en soirée au bois de Espeisses, à Nîmes, près de la Nationale 106. Cet homme devait revenir chez lui rapidement, mais il n'a plus donné signe de vie
depuis. Sa voiture est également introuvable. Mardi 11 janvier ses proches ont contacté la police et depuis une enquête pour enlèvement est en cours.
ALÈS La drogue conditionnée dans des sachets de bonbons !
À Alès, les dealers ont de l'imagination pour vendre les stupéfiants. Les policiers du commissariat de la ville ont effectué une descente, au quartier des Cévennes, ce mercredi matin.
Ils ont découvert dans un local et dans un appartement inoccupé de la tour dite de la
"pharmacie" où les serrures avaient été changées, des sachets de bonbons de la marque
"Skittles" (voir photo ci-dessus) avec à l'intérieur de l'herbe de cannabis. Au total une arme, un 357 magnum, a été découverte lors de cette opération, ainsi que de la drogue, du cannabis et de la cocaïne. Un homme, âgé d'une vingtaine d'années, déjà connu et condamné pour trafic de stupéfiants a été interpellé et placé en garde à vue où il se trouve ce mercredi soir.
SAINT-GILLES Un professeur « agressé violemment » à
la sortie du collège
Info Objectif Gard. À Saint-Gilles, un professeur du collège de la ville a été agressé à la sortie de l'établissement scolaire, ce mercredi.
"Il était dans sa voiture et un homme a cassé sa vitre et l'a frappé", affirme une mère de famille. Des propos corroborés par une autre source dans la commune et confirmés à notre rédaction par Philippe Maheu, le directeur académique des services de l'Éducation nationale (DASEN). "Un professeur du collège a été agressé violemment ce mercredi matin par un individu dont on ne connaît pas à ce stade l'identité, indique le DASEN. Immédiatement les services de l'Éducation nationale et la rectrice sont intervenus pour apporter leurs soutiens à ce professeur." Le mis en cause serait parvenu à fuir et il est activement recherché par la gendarmerie nationale en charge des investigations. Il n'aurait pas été retrouvé pour l'instant.
Une agression qui survient alors que des rumeurs persistantes étaient véhiculées depuis hier, indiquant qu'un autre professeur de cet établissement aurait eu un comportement déplacé en classe... Ces rumeurs sont-elles à l'origine de l'agression survenue ce matin? L'individu violent à l'encontre du professeur l'a insulté. "L'enseignant visé par ces rumeurs est présumé innocent.
Je n'ai pas suffisamment d'éléments pour vous éclairer sur ce qui s'est déroulé", poursuit le DASEN qui ne veut pas en dire plus en soulignant qu'une enquête était entre les mains du procureur de la République de Nîmes.
Justement ce dernier a apporté des précisions importantes ce mercredi après-midi en indiquant que trois collégiens avaient dénoncé "faussement un professeur pour consultation de sites pornographiques en classe. L'enquête dont l'exploitation de l'ordinateur du professeur révèlera le caractère mensonger de la dénonciation. Le parquet a décidé de poursuive les collégiens en justice", déclare le chef du parquet de Nîmes.
Dans un deuxième temps ce mercredi, "un homme agresse un autre enseignant à la sortie du collège en l'invectivant et en le menaçant comme étant selon lui, l'auteur de la consultation pornographique dénoncée. Il brise le pare brise de la voiture de l'enseignant qui est
légèrement blessé au visage, poursuit le procureur de Nîmes en soulignant que la politique pénale du parquet de Nîmes repose sur la fermeté face aux violences contre les enseignants.
Quoi qu'il en soit l'enseignant violenté ce matin n'est pas celui qui était visé par de rumeurs totalement infondées. La gendarmerie et la justice recherchent activement l'agresseur.
A 21h15 ce mercredi 13 janvier, le parquet de Nîmes indiquait qu'un suspect dans l'agresseur de l'enseignant avait été interpellé et placé en garde à vue...
NÎMES La Ville met en place une cellule de soutien au Mas de Mingue
Suite à l’incendie d’une conduite de gaz samedi 9 janvier dans le quartier du Mas de Mingue, qui a conduit 1 800 personnes à évacuer leur logement, la ville de Nîmes a mis en place dès lundi 11 janvier une cellule d’écoute et de soutien psychologique au centre social Jean- Paulhan.
Dans une salle dédiée, une permanence est assurée par : - 1 agent GRDF
- 1 agent d’Habitat du Gard
- l'Ecole des parents et Educateurs du Gard (EPE30) qui mobilise un psychologue.
La cellule est ouverte sur rendez-vous : Mercredi 13 janvier de 8 à 18h
Jeudi 14 janvier de 8 à 18h Vendredi 15 janvier de 8 à 18h
Centre Jean-Paulhan. 72, avenue Mgr Claverie. 30 000 Nîmes Tel : 04 30 06 77 44.
Défense
BEAUCAIRE Les 35 cadets de la Défense ont reçu leur béret
La cérémonie de remise de fanion des cadets de la Défense de la section de Beaucaire s'est déroulée ce mercredi 13 janvier 2021 à 11 heures dans l'enceinte du château médiéval en présence des autorités militaires, académiques, des élus et des familles.
Repoussée en raison de la crise sanitaire, cette cérémonie a finalement eu lieu ce mercredi au château de Beaucaire. Cette promotion des cadets de la Défense de Beaucaire réunit 35 jeunes. Des élèves de 3e des collèges Elsa-Triolet et Eugène-Vigne qui ont fait le choix de participer à ce programme civique qui associe l'Éducation nationale et le ministère des Armées.
L'objectif est de les initier au monde militaire et aux valeurs citoyennes, dans un esprit collectif. Le tout encadré par le 503e régiment du Train, installé sur la base militaire de Nîmes-Garons, avec à son commandement le colonel Pierre Pillebout. "C'est une façon de les faire grandir, leur apprendre des savoir-être, des savoir-faire et favoriser le lien Armée- Nation, c'est-à-dire la bonne connaissance que doit avoir la Nation de ses forces armées", ajoute le chef de corps du 503e régiment du Train.
Pendant une année, hors temps scolaire, ces 35 jeunes beaucairois suivront un programme à la fois militaire et civil. Ils participeront - autant que faire se peut puisque la situation sanitaire vient, comme l'an passé, chambouler le programme initial - à des activités physiques, sportives, à des cérémonies. Pour les sensibiliser au devoir de mémoire, ils visiteront également des musées. "Ils apprendront les bases du secourisme et amélioreront leur connaissance des armées. Ces activités auront lieu dans le Gard mais pas seulement
puisqu'elles ne se feront pas exclusivement avec le 503e régiment du Train, mais avec d'autres acteurs du ministère des Armées ou d'autres ministères", précise le colonel Pillebout.
D'ores et déjà, avant que cette cérémonie solennelle n'ait eu lieu, les cadets de la Défense de Beaucaire ont participé à trois jours d'activités au sein du 503e régiment du Train. Abbygaël, 14 ans, garde notamment en tête les exercices physiques, "surtout les pompes, les abdos, etc.
On n'a pas eu un moment de répit", lâche-t-elle en souriant.
Des exercices "compliqués" qui n'ont pourtant pas l'air de la décourager. Elle ne s'interdit pas d'ailleurs de se diriger vers une carrière militaire. "Avant je n'y aurais pas pensé mais
maintenant ça ne me dérangerait pas." Si elle a voulu s'engager dans ce dispositif, c'est avant tout parce qu'elle partage les valeurs qui en découlent, celles de la République : liberté,
égalité, fraternité. Son amie, Nahila, 14 ans, elle aussi élève de 3e au collège Eugène-Vigne, y ajoute la solidarité. "C'est pour ça que j'ai voulu m'engager. J'aime l'esprit d'équipe, travailler
en équipe. Et puis, ça fait une expérience supplémentaire", précise cette dernière.
Juan Martinez, président de la CCBTA, Iulia Suc, directrice de cabinet du préfet du Gard, Julien Sanchez, maire de Beaucaire, Philippe Maheu, directeur académique des services de l'Éducation nationale, le lieutenant-colonel David Mazel, adjoint délégué militaire
départemental du Gard, et Jean-Michel Bosch, représentant de l'association régionale de l'Institut des hautes études de la Défense nationale, ont salué l'engagement de ces 35 Cadets de la Défense. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)
Santé
UZÈS Vaccination contre la covid-19 : les personnes de plus de 75 ans recensées
Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination contre le coronavirus, la mairie d'Uzès effectue un recensement des personnes de plus de 75 ans, qui constituent un public prioritaire car susceptibles de contracter des formes graves de la maladie.
À la demande de l'État, ce recensement doit être enclenché dans les plus brefs délais pour préparer le dispositif sanitaire de vaccination sur le territoire. C'est pourquoi, dès ce mercredi, des questionnaires seront distribués dans les boîtes à lettres de la population.
Il est demandé aux personnes concernées de se faire connaître le plus rapidement possible, en retournant le document rempli au plus tard le jeudi 14 janvier, à 15h dans la boîte aux lettres de la mairie prévue à cet effet (en face de l'accueil). Pour les personnes qui n'auraient pas reçu le courrier en question, il est téléchargeable en ligne sur le site de la mairie.
ROQUEMAURE 55 résidents et 23 personnels positifs à la covid-19 à la maison de retraite les Lavandines
Comme l'a annoncé Midi Libre dans ses colonnes ce mardi, un cluster s'est déclaré à la maison de retraite médicalisée Les Lavandines de Roquemaure, peu après Noël. À ce jour, 55 résidents et 23 personnels ont été testés positifs à la covid-19.
Jusqu'alors l'établissement avait été épargné par le virus. Mais le week-end du 27 décembre, une des résidentes a présenté des symptômes et a été testée positive le mardi suivant. "Je pense, sans vouloir jeter la pierre, que c'est dû au fait qu'il y a eu plus de visites à Noël, avec des recommandations plus souples", envisage Florence Glatz, directrice des Lavandines. Les cas se sont rapidement multipliés.
À partir de là, les visites ont été suspendues et tous les équipements de protection ont été déployés pour les personnels. La direction a tenté de mettre en place un secteur covid, sans succès, puisque beaucoup de résidents baladent au sein de la structure et ont du mal à comprendre pourquoi il faut rester en chambre.
"La plupart des résidents présentent des symptômes et sont fatigués", précise la directrice.
Deux décès dus au virus sont à déplorer au sein de l'établissement pour l'heure. Une
communication régulière est mise en place avec les familles pour les rassurer. La maison de retraite va remettre en place une tablette tactile permettant aux résidents d'échanger en
visioconférence avec leur famille. Comme le veut la procédure, des tests seront effectués tous
les sept jours jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun qui revienne positif.
Une autre difficulté s'ajoute, celle de trouver des effectifs pour compenser les congés maladie des personnels contaminés. Actuellement une quinzaine est arrêtée. La direction a recours à l'intérim pour recruter des aides-soignants et des infirmières.
Quant à la vaccination des résidents, elle est prévue pour le 1er février. "Étant en situation de cluster, il était compliqué de l'organiser maintenant", atteste Florence Glatz. La vaccination ne concerne que les personnes âgées n'ayant pas été contaminées sous trois jours.
Social
NÎMES Squat de la rue Pierre-Semard : une mobilisation solidaire autour des familles de migrants
Une convocation devant le tribunal de Nîmes. C'est la prochaine étape qui attend, lundi prochain - le 18 janvier 2021 - la douzaine de familles de migrants serbes, tchétchènes,
marocains, albanais et géorgiens ainsi que les représentants de l'association Droit au logement du Gard (DAL 30).
Depuis le 21 septembre 2019, une douzaine de familles de migrants occupe deux bâtiments désaffectés situés le long de la rue Pierre-Semard à Nîmes, tout près de la station service BP.
Un site - propriété d'ICF Habitat (filiale du groupe SNCF) - que la Ville de Nîmes prévoit de racheter dans le cadre du projet dit Hoche Sernam. "Un projet". Selon Yves Carrel du DAL 30, il n'y a donc "aucun caractère d'urgence" à évacuer les lieux. Et pourtant, ces familles dont certaines vivaient dans la rue avant de rejoindre ces logements, sont sous la menace d'une expulsion. Le tribunal de Nîmes devra se prononcer à ce sujet lundi prochain, lors d'une audience prévue à 14 heures.
"C'est une nouvelle étape, réagit Yves Carrel. Il y en a eu plusieurs et des différentes. Mais plus d'un an après, les familles sont toujours installées dans les logements qu'elles ont amélioré." Et Daniel Vidal, porte-parole du collectif de soutiens (*) de poursuivre : "Il n'a jamais été question de pérenniser ici une existence mais de leur permettre de souffler un peu et de mettre en place les dispositifs pour leur demande de titre de séjour, de logement social."
Une nouvelle fois, les associations interpellent le préfet du Gard, pour que la cinquantaine de personnes installées au 93-95 rue Pierre-Semard soient régularisées. "La seule solution pour qu'elles puissent être autonomes dès qu'elles pourront travailler", lance Roger Mathieu du DAL 30.
"Si on nous donne les papiers, nous pourrons travailler"
Être autonome. C'est bien le souhait de Mikheil. Ce Géorgien âgé de 28 ans est arrivé en France avec sa compagne, Julieta, et son fils Daviti, en 2016. Après avoir vécu 13 mois dans une voiture à Montpellier, le trio s'est installé dans un des appartements du "squat" de la rue Pierre-Semard. "Vivre dans la rue, avec mon garçon de 3 ans et demi, sans qu'il ne puisse aller à l'école, ça a été très difficile", se souvient le père de famille qui ne pouvait malgré tout se résoudre à retourner en Géorgie. "Là-bas, on me tirera dessus, assure-t-il avant d'ajouter : "On ne cherche pas les aides. Si on nous donne les papiers, nous pourrons travailler, payer notre logement, etc.", lâche le dentiste de formation. Mikheil et Julieta ne seront pas convoqués lundi prochain devant le tribunal - leur arrivée à Nîmes est trop récente - mais ils
accompagneront les autres familles pour les soutenir. Ils participeront à la manifestation organisée le lundi 18 janvier dès 14 heures devant le palais de justice de Nîmes.
À noter que le collectif de soutiens demande à être traduit solidairement avec les personnes poursuivies, réclame la relaxe et le cas échant, à être condamné avec les familles et le DAL.
"Nous ne savons pas si ces demandes seront recevables, mais notre but est de montrer notre détermination et notre soutien au DAL et aux familles. C'est un mouvement de protestation collectif face à l'institution judiciaire", explique Daniel Vidal.
* Ados sans Frontières, Amitié France Algérie, Amnesty International groupe de Nîmes, APTI, Association France Palestine Solidarité Nîmes, CIMADE, CNT 30, Collectif
Continuons Ensemble Gard, EELV Nîmes, Fédération Anarchiste, France Insoumise Nîmes, Ligues des Droits de l'Homme Nîmes, Nuit debout Nîmes, PCF, Réfugiés Bienvenue, RESF, Union syndicale Solidaires 30, UNIRS 30. Une pétition est en ligne sur
: http://chng.it/pLhSCDhR.
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