PROMOUVOIR ET DÉVELOPPER
RAPPORT ANNUEL 2019-2020
les recherches sur le Québec
partout dans le monde
Mot du président L’AIEQ
Mission - Objectifs - Moyens
Soutien à la diffusion des connaissances sur le Québec
Activités majeures
Association des jeunes chercheurs européens en études québécoises (AJCEEQ)
Association japonaise des études québécoises (AJEQ) Association coréenne des études québécoises (ACEQ) Congrès GKS
Tournées d’auteurs et de réalisateurs En Espagne
En Allemagne En Pologne Au Mexique
Prix littéraire des lycéens AIEQ Tables-rondes au SILQ et au SLM Formation de formateurs
Réseau
Ressources humaines Comité exécutif
Membres du comité scientifique Comité de mise en candidature Ressources financières
Annexes
Tournées d’auteurs et de réalisateurs Partenariats
Bourses d’excellence et de stages Bourses de mobilité AIEQ/CRIEM Bourse Gaston-Miron
Bourses AIEQ/ACQS Bourses AIEQ/ACEQ Bourses AIEQ/AJEQ Prix d’excellence GKS Bourses AIEQ/McGill
Bourses de stage en didactique du français langue étrangère AIEQ/École de langues de l’Université Laval et AIEQ/AITF
TABLE DES MATIÈRES
3 4-5 4-5 5-6
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En adressant mon message de bonne année en janvier dernier, je n’aurais jamais imaginé qu’une catastrophe planétaire puisse autant bouleverser nos modes de vie sur une aussi longue période.
Nous sommes toutes et tous consternés devant l’ampleur de cette tragédie qui a coûté la vie à un grand nombre de per- sonnes. J’aimerais témoigner de ma plus grande sympathie aux membres qui ont perdu un être cher au cours des derniers mois.
Même si la pandémie a compromis la poursuite des activités régulières de l’AIEQ à quelques semaines de la fin de l’année budgétaire 2019-2020, il convient de mettre en lumière les réalisations de nos membres jusqu’au début du mois de mars 2020. À la lecture du présent rapport d’activités, vous constaterez qu’en dépit d’un arrêt involontaire des activités, le bilan global demeure somme toute positif et nous permet d’envisager la prochaine année avec un certain optimisme.
J’ai tout de même eu l’occasion de présider quatre réunions du comité exécutif. Je remercie mes collègues qui m’ont assisté assidument au sein de ce comité : Anne Trépanier, vice-présidente aux affaires académiques et scientifiques, Martin Pâ- quet, vice-président aux affaires administratives et secrétaire-trésorier, Licia Soares de Souza, vice-présidente Amériques, Françoise Sule, vice-présidente Europe, Afrique et Moyen-Orient et Nallan Chakravarthy Mirakamal, vice-présidente Asie.
Le réseau de l’AIEQ couvrant plusieurs régions du monde, il serait impossible pour son président ou sa directrice générale de participer aux différentes activités organisées par nos membres. C’est pourquoi je transmets un remerciement particu- lier à mes collègues du comité exécutif qui ont accepté de représenter l’AIEQ lors d’événements importants. Ainsi, Françoise Sule a représenté l’AIEQ à l’occasion de la 9e Conférence internationale d’études canadiennes qui se tenait à l’Université de Tartu, en Estonie, en octobre 2019. Elle a présenté une communication sur l’enseignement de la littérature québécoise dans le monde. En février 2020, Anne Trépanier a également représenté l’AIEQ lors du colloque organisé par l’Association des jeunes chercheurs européens en études québécoises qui se tenait exceptionnellement à Delhi afin d’élargir le réseau de connaissances sur le Québec et favoriser le partage de points de vue.
J’aimerais également réitérer mes sincères félicitations à deux de nos membres qui ont reçu l’insigne de l’Ordre des franco- phones d’Amérique à l’occasion d’une cérémonie officielle à l’Assemblée nationale du Québec, le 9 octobre 2019. Il s’agit de Miléna Santoro, qui a présidé l’Association de 2015 à 2017, ainsi qu’Ekaterina Isaeva, directrice du Centre Moscou-Qué- bec à l’Université d’État des sciences humaines de Moscou et membre du conseil d’administration de l’AIEQ. L’Ordre des francophones d’Amérique est décerné annuellement depuis 1978 par le Conseil supérieur de la langue française. Cette distinction rend hommage à des personnes qui se sont consacrées ou qui se consacrent au maintien et à l’épanouissement de la langue française.
Une autre fidèle membre de notre conseil d’administration a aussi été récompensée pour son parcours exceptionnel. En effet, Ursula Moser a reçu le Prix international en études canadiennes du Gouverneur général, le 8 juin 2019, à l’occasion de la conférence annuelle du Conseil international d’études canadiennes. Ce prix est décerné à des personnes dont la contri- bution à l’avancement des connaissances et au développement des études canadiennes dans le monde a été remarquable.
Ces honneurs hautement mérités pour Miléna, Ekaterina et Ursula sont source de grande fierté pour l’ensemble de notre formidable réseau !
En terminant, j’aimerais remercier le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF), le Fonds de recherche du Québec- Société et culture (FRQSC) ainsi que le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour leur soutien financier.
MOT DU PRÉSIDENT
Claude Hauser
L’AIEQ
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Mission
Favoriser le développement de la recherche sur le Québec et le rayonnement de sa culture sur la scène internationale.
Objectifs
Depuis 1997, l’AIEQ est animée par deux grands objectifs :
• encourager et soutenir le développement au Québec, ailleurs au Canada et partout dans le monde, de recherches, de cours, de colloques et de publications qui aident à mieux faire connaître et comprendre le Québec ;
• mettre en réseau celles et ceux qui se consacrent à l’étude du Québec de manière à favoriser les collaborations et les synergies.
Moyens
Informer
• Le site www.aieq.qc.ca informe ses visiteurs sur la mission de l’AIEQ et son organisation, ses programmes d’aide, les centres d’études sur le Québec dans le monde, les activités en études québécoises qui se déroulent au Québec et ailleurs dans le monde, les publications de l’AIEQ et de ses membres, etc.
• La page Facebook www.facebook.com/aieq.qc.ca fait la promotion des activités de l’AIEQ, de ses publications et de celles de ses membres, des appels de candidatures, des colloques à venir, etc. On estime à plus de 2000 le nombre d’abonnés Facebook.
• Le site erudit.org donne accès gratuitement à un bouquet de revues savantes aux membres de l’extérieur du Québec qui en font la demande.
• L’ouvrage « L’état du Québec » en version numérique (http://inm.qc.ca/edq2018/) propose chaque année un bilan politique, économique, culturel et social du Québec, incluant les statistiques actualisées dans tous les domaines et des textes d’analyse sur tous les grands enjeux auxquels le Québec est confronté.
• La série numérique « Le Québec, connais-tu? », conçue pour les enseignants de français langue seconde ou étrangère de niveau avancé, propose trois panoramas (histoire et enjeux sociaux, littérature, culture) présen- tés sous forme de textes, d’hyperliens, de vidéos et d’illustrations. Elle comporte aussi quatre recueils de textes et d’activités traitant du territoire, de l’identité, de la diversité et de la vie privée. Publiée aux presses de l’Uni- versité du Québec (www.puq.ca), cette série est distribuée par l’AIEQ à des professeurs de français langue étrangère intéressés à inclure du contenu québécois dans leur formation.
• L’offre d’ouvrages spécialisés et littéraires. Au cours de l’année, l’AIEQ a fait l’acquisition de 124 livres pour un montant total de 2 201,01$, incluant les frais d’expédition (101,92$). Ces livres sont offerts gracieusement aux membres qui en font la demande.
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Soutenir
Les membres de l’AIEQ peuvent bénéficier d’une aide financière par l’entremise de trois programmes :
• Soutien à la diffusion des connaissances sur le Québec
Trois appels à projet, lancés annuellement, pour des activités couvrant les volets suivants : participation à un colloque, organisation d’un colloque, enrichissement d’un cours, tournée d’un expert, diffusion d’un ouvrage portant sur le Québec;
• Bourses de mobilité et d’excellence et bourses de stage
Ces bourses, offertes en partenariat avec des organisations membres de l’AIEQ ou des institutions universi- taires, ont pour objectif d’encourager la relève en études québécoises. Toutes les bourses offertes sont le fruit d’une sélection rigoureuse effectuée par un comité d’évaluation. Chaque année, l’AIEQ accorde une quinzaine de bourses d’excellence ou de mobilité.
• Tournées d’auteurs et de réalisateurs
Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), l’AIEQ accorde une aide financière à ses membres pour l’organisation de tournées d’auteurs et de réalisateurs québécois au sein d’établissements d’enseignement à l’extérieur du Québec, auxquelles s’ajoutent souvent des activités culturelles. Le soutien consiste en un remboursement d’une partie des dépenses de l’auteur ou du réalisateur, suivant un principe de partage des coûts de la tournée avec les institutions qui les accueillent.
SOUTIEN À LA DIFFUSION DES CONNAISSANCES SUR LE QUÉBEC
Anne Trépanier, vice-présidente aux affaires académiques et scientifiques, a présidé les travaux du comité scientifique, entourée de collègues qui ont à cœur la diffusion des connaissances sur le Québec et qui ont permis une évaluation rigoureuse de tous les projets soumis.
Deux réunions du comité scientifique ont pu se dérouler normalement, le 26 août et le 16 décembre 2019.
Lors de la première séance de délibération, les membres du comité scientifique ont accepté dix projets sur un total de onze soumis au programme de soutien à la diffusion des connaissances sur le Québec.
Voici les projets retenus pour ce premier comité scientifique de l’année 2019-2020.
Guillaume Lamy, doctorant en science politique à l’UQAM, a obtenu un soutien pour sa participation au congrès de la Société internationale de sociologie des religions qui s’est tenu en Espagne. Sa communication avait pour titre « Com- ment les conservateurs québécois sont devenus des militants laïques ».
Catherine Parent, doctorante en études françaises à l’Université de Sherbrooke (en codirection avec l’Université Laval), s’est rendue en France en septembre, à l’occasion du colloque international « (Re)découvrir Nelly Arcand » qu’elle co-or- ganisait avec Lili Bass, Isabelle Boisclair et Lori Saint-Martin.
Loïc Bourdeau, professeur associé en études francophones à l’Université de Louisiane, a participé à un colloque en études françaises en Australie, en décembre. Sa communication s’intitulait « Régler ses comptes avec les normes : radi- calité Queer chez Nicholas Giguère ».
Marie-Ève Gadbois, doctorante en éducation à l’UQAM, a participé au colloque du Réseau international francophone des établissements de formation de formateurs à l’Université d’Oran (Algérie), en novembre. Sa communication portait sur le soutien aux élèves ayant des besoins particuliers en classe ordinaire dans les écoles québécoises.
Ileana Neli Eiben, maître assistante de l’enseignement supérieur à l’Université de l’Ouest de Timisoara (Roumanie) a participé en décembre à un colloque tenu en Autriche portant sur le roman de l’extrême contemporain au Canada francophone. Sa communication portait sur le bilinguisme d’écriture dans le roman d’Alina Dumitrescu, le « Cimetière des abeilles ».
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Montants accordés : 30 000$
Statut des membres dont les projets ont été acceptés : Professeurs ou chargés de cours : 12
Doctorants ou post-doctorants : 12
Diplômés non rattachés à un établissement universitaire : 1 Bilan des activités du comité scientifique pour l’année 2019-2020
Disciplines
Sciences humaines : 7 Éducation : 4
Art : 1
Linguistique et traduction : 1 Langues et littérature : 12
Christophe Bergeron, candidat à la maîtrise en études iraniennes (profil histoire) à l’Université Sorbonne-Nouvelle Paris III, a participé à une journée d’études portant sur l’histoire culturelle des relations internationales de l’Iran moderne, le 25 octobre. Sa communication traitait de l’influence de l’environnement culturel autour des rapprochements irano-qué- bécois de 1974-1975, sous le gouvernement de Robert Bourassa.
Les membres du comité ont aussi approuvé trois projets de distribution d’un ouvrage portant sur le Québec. Le premier s’intitule « Le centenaire d’Anne Hébert ». Il s’agit d’un ouvrage collectif sous la direction de Nathalie Watteyne, profes- seure de littérature et de création littéraire à l’Université de Sherbrooke et directrice du Centre Anne-Hébert.
Le deuxième ouvrage est une anthologie de la poésie québécoise traduite en japonais. C’est grâce à la collaboration de Pierre Nepveu, professeur émérite de l’Université de Montréal, que ce projet a vu le jour. Celui-ci a établi une liste de 36 poètes québécois depuis Octave Crémazie jusqu’aux poètes contemporains. Le professeur émérite de l’Université Waseda et président de l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ), M. Hidehiro Tachibana, a assuré la direction de la traduction. Trois autres traducteurs, membres de l’AJEQ, ont collaboré au projet : Keiko Sanada, vice-pré- sidente de l’AJEQ, Nao Sasaki, récipiendaire du Prix Obata AIEQ/AJEQ (2016), et Miwako Goto, de l’Université Waseda.
Le troisième ouvrage ayant bénéficié du soutien de l’AIEQ a pour titre « Pour une géopoétique interaméricaine ». Son auteure, Licia Soares de Souza, professeure à l’Université d’État de Bahia (Brésil), s’attache à développer un modèle pour comprendre les conditions de production d’une cartographie géopoétique des flâneurs modernes sillonnant le périmètre urbain de Montréal.
Finalement, Charles Batson, professeur au département de langues modernes à Union College et président de l’Ame- rican Council for Québec Studies, a obtenu un soutien de l’AIEQ pour l’organisation du séminaire qui s’est tenu à l’Uni- versité de l’Ohio, le 28 septembre. La présentation de M. Batson intitulée « Le Québec et son cirque » était inscrite au programme de ce séminaire qui portait un regard sur le Québec du 21e siècle à travers l’art, la culture et l’innovation.
Rappelons que le comité scientifique avait accordé, en 2017, un soutien financier pour la diffusion de l’ouvrage « Cirque Global : Quebec’s Expanding Circus Boundaries », des co-auteurs Charles Batson et Louis Patrick Leroux.
À la deuxième réunion du comité scientifique, onze projets sur les quinze retenus ont du être reportés ou annulés en raison de la pandémie de COVID-19. Les membres du comité scientifique ont recommandé que les engagements finan- ciers pris lors de la rencontre du 16 décembre soient respectés. Cette recommandation a été par la suite entérinée par les membres du comité exécutif lors de leur réunion du 24 mars.
Une troisième réunion, prévue le 23 mars 2020, n’a malheureusement pu avoir lieu dans le contexte des mesures de confinement dues à la pandémie. Face à cette situation, les membres du comité scientifique ont proposé la mise sur pied d’un nouveau volet appelé « Aide au développement de ressources technologiques ». Ce volet permet aux membres d’obtenir un financement pour la production de matériel pédagogique tel que des conférences, des séminaires, des entrevues utilisant les technologies de communication. Ces ressources numériques seront par la suite mises à la dis- position des membres de l’AIEQ. Il s’agit d’un défi stimulant qui favorisera certainement le rayonnement des études québécoises dans le monde.
Malgré les contraintes majeures engendrées par la pandémie, le bilan des activités du comité scientifique pour l’année 2019-2020 demeure tout de même significatif.
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Projets soumis25
Projets retenus
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BOURSES D’EXCELLENCE ET DE STAGES
Au cours de l’année 2019-2020, l’AIEQ a accordé 14 bourses pour un montant total de 31 283 $.
Bourses de mobilité AIEQ/CRIEM
Les bourses AIEQ-CRIEM pour la recherche sur Montréal ont pour objectif de stimuler la recherche sur Montréal dans une perspective interdisciplinaire au niveau national et international. Les bourses pour la recherche sur Montréal sont dé- cernées annuellement par le Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises (CRIEM) et l’Association internationale des études québécoises (AIEQ) aux propositions les plus stimulantes en regard de la mission du CRIEM.
D’un montant de 2 500 $ chacune, elles permettent aux récipiendaires de couvrir leurs frais de déplacement pour par- ticiper à un colloque international à l’extérieur du Québec (pour un chercheur ou une chercheure du Québec) ou pour participer à un séjour de recherche au CRIEM (pour un chercheur ou une chercheure hors Québec).
Les premiers récipiendaires de ces bourses sont Caitlin McMullin et Seyed Hossein Chavoshi.
Caitlin McMullin est chercheure postdoctorale en administration publique au CRIEM. Grâce à la bourse de mobilité AIEQ-CRIEM, elle a pu effectuer un séjour de cinq semaines en Australie en tant que chercheure invitée au Centre de recherches en services publics à l’Université de New South Wales, à Canberra. Elle a également passé une semaine à l’Université de Melbourne et trois jours au Centre en impact social de l’Université de technologie de Swinburne. Elle s’est par la suite rendue en Nouvelle-Zélande pour participer à la conférence annuelle de l’International Research Society for Public Management, où elle a présenté une communication intitulée « Models of public management and co-production by non-profit organizations : Evidence from Quebec, France and England ».
Elle a par ailleurs présenté une conférence portant sur la participation citoyenne au Québec et le rôle des fonctionnaires dans l’appui à des projets communautaires à l’échelle locale, basé sur ses recherches en cours. Elle a reçu de nombreux commentaires positifs et constructifs de la part des participants à ce séminaire et a entrepris de rédiger un texte pour le soumettre à un journal académique.
Son séjour lui a également permis d’effectuer des recherches préliminaires concernant le développement communau- taire et la co-production de services publics en Australie qui pourront compléter ses recherches comparatives entre le Québec, l’Angleterre et la France. Elle a réalisé 14 entrevues auprès de représentants d’organisations à but non lucratif et des fonctionnaires. Elle a de plus été invitée par le réseau de développement communautaire à présenter une confé- rence sur le développement de projets communautaires au Québec, en France et en Angleterre à l’Australian Capital Territory Council of Social Services à Canberra.
Durant son passage au Centre de recherches en services publics à Canberra, elle a eu l’occasion d’échanger avec plu- sieurs chercheurs de premier plan dans les domaines du développement communautaire, de la co-production et de la réforme des services publics ainsi que de l’économie sociale. De retour au Québec, elle a mis à profit ses contacts pour développer un projet de recherche collaboratif dans le domaine de la co-production communautaire, dans une pers- pective comparatiste entre Montréal et Melbourne.
Cette bourse m’a donné l’occasion de partager les résultats de mes recherches portant sur les projets et activités menées à Montréal avec les acteurs du milieu du développement communautaire et les fonctionnaires.
Seyed Hossein Chavoshi est chercheur postdoctoral en science de la géographie de l’information (GIScience) au dé- partement de géographie de l’Université McGill à Montréal et dirige le projet Montreal Sustainability Dashboard. Ses champs d’intérêt couvrent le développement des techniques d’analyse, de modélisation et de visualisation spatiotem- porelles permettant d’examiner et de comprendre les motivations des déplacements et le mode de transport privilégié.
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Les enjeux de développement durable et de résilience sont de plus en plus au coeur des discussions et des décisions à tous les niveaux de gouvernance municipale. Son équipe a relevé le défi en créant le Montreal Sustainability Dashboard, une plateforme inclusive et interactive conçue pour suivre, comprendre et réagir à l’impact de l’environnement urbain sur le développement durable. Le tableau de bord répond à la volonté de développer un outil démocratique, ouvert, pertinent et accessible à la communauté montréalaise, intégrant les expériences des Montréalais de tous les niveaux socioéconomiques pour inclure et représenter l’ensemble de ses habitants et de ses institutions. Le tableau de bord sensibilisera les citoyens et les organisations montréalaises aux questions de durabilité et de résilience, encouragera le changement de comportement et fournira les outils techniques permettant d’atteindre les objectifs de développement durable à long terme.
La bourse AIEQ/CRIEM lui a permis de participer à la GIS for a Sustainable World Conference qui avait lieu du 30 avril au 2 mai 2019 à Genève (Suisse). M. Chavoshi a eu l’occasion d’étendre ses champs de recherche et de les mettre à profit afin de faire face aux nombreux problèmes qui surviennent aujourd’hui avec la mobilité des personnes. Les experts présents à cette conférence ont partagé des solutions nouvelles dans l’utilisation de la géographie de l’information afin de mieux faire face aux défis du développement durable qu’engendrent des phénomènes tels que la croissance démographique, l’urbanisme, le transport, etc.
Bourse Gaston-Miron
Cette bourse, d’une valeur de 5 000 $, est offerte à un candidat ou une candidate hors Québec dont la recherche porte sur la littérature québécoise. Le candidat ou la candidate peut effectuer son stage dans une université du Québec de son choix. Toutefois, si le stage est réalisé sous la supervision de l’un des chercheurs du Centre de recherche interuniver- sitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), le Centre offre un supplément à la bourse offerte par l’AIEQ, sous la forme d’un remboursement (pour frais de transport ou d’hébergement, par exemple) atteignant la somme de 1 500 $, pour une valeur totale de 6 500 $. Les sites du CRILCQ sont situés à l’Université de Montréal, l’Université Laval et l’Université du Québec à Montréal.
Naha Jain, doctorante en langue et littérature française à l’Université Jawaharlal Nehru (JNU), à New Delhi (Inde) et récipiendaire de la Bourse pour l’année 2019, a débuté son séjour de trois mois à Montréal, le 22 septembre.
Son intérêt pour la langue française a débuté en 2010. Elle a terminé une licence en langue et littérature française au collège Loyola en plus de suivre des cours à l’Alliance française de Madras en 2013.
La doctorante a développé une passion pour la littérature québécoise par l’entremise d’un enseignant de Trois-Rivières, Alex Noël, qui a donné un séminaire de maîtrise à New Delhi. Elle s’est alors initiée à l’œuvre de Gabrielle Roy et celles de Réjean Ducharme (« L’hiver de force »), de Germaine Guèvremont (« Le survenant ») et de Michel Tremblay (« Les belles-sœurs »).
En 2014, elle a fait la rencontre de Kim Thúy lors de sa visite au Centre d’études françaises et francophones de la JNU.
Cette rencontre l’a profondément influencée. Comme elle était passionnée par la littérature de l’extrême contemporain, elle a travaillé sur une étude comparée d’auteurs de la France et du Québec afin d’approfondir ses connaissances dans ce domaine.
Son sujet de recherche porte sur « Une poétique du précaire : Enracinerrance dans les écrits transculturels choisis de la France et du Québec (1992-2017) ».
À l’heure actuelle, les études supérieures sont difficiles à accomplir, surtout dans le domaine des arts et des lettres. Pourtant, dans la Salle Québec de notre Centre, je suis tombée sur l’ouvrage de Gaston Miron, « Un long chemin » (2004) où il avait laissé comme un présage : « Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire… ». La Bourse d’excellence Gaston-Miron (AIEQ-CRILQ) s’offre comme un moyen de cheminer vers cette indépendance dont le poète a rêvé ».
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Le séjour de Naha Jain à l’UQAM aura donc été décisif dans son parcours académique et professionnel. En plus d’avoir eu accès à des ressources non disponibles en Inde, elle a eu l’occasion d’échanger avec les écrivains dont les livres font le corpus de son travail et plonger dans une culture qu’elle ne pouvait, jusqu’à présent, aborder qu’à travers les livres.
Bourses AIEQ/ACQS
L’Association internationale des études québécoises, en collaboration avec l’American Council for Québec Studies, offre trois bourses de recherche pour encourager la relève en études québécoises auprès des étudiants de 2e et de 3e cycles, dans les domaines des sciences humaines et sociales. La recherche a pour principal objectif de favoriser une meilleure connaissance sur le Québec ou ses relations avec les États-Unis. Chaque bourse sert à couvrir, en tout ou en partie, les frais reliés à un séjour de recherche au Québec (billet d’avion, hébergement et frais de subsistance). Le séjour au Québec peut être réalisé à tout moment durant l’année universitaire. Le montant maximal de la bourse est de 2 000 $ CA.
En 2019-2020, les bourses ont été accordées à Claire Reising et Alvin Chuan.
Claire Reising est doctorante en littérature française et francophone à l’Université de New York. Son champ de re- cherches porte sur l’écriture de la diaspora à Montréal. Elle examine les relations entre la diaspora, les relations inter- culturelles et l’expérimentation littéraire de la fin du 20e siècle à Montréal.
À travers l’analyse textuelle des romans et des pièces de deux écrivains de la diaspora, Dany Laferrière, d’origine haïtienne, et Wajdi Mouawad, d’origine libanaise, elle démontre comment leur choix de forme et de genre dépeint la migration d’une manière qui minimise les tensions nationalistes ou identitaires en mettant plutôt l’accent sur le poten- tiel créatif de l’échange culturel. Elle fait valoir que pour ces deux auteurs, la migration et les contacts interculturels ont contribué à un style littéraire qui transcende les frontières entre le pays de naissance et le pays d’accueil.
Les écrivains se sont distancés eux-mêmes des traditions littéraires de leur pays d’origine, comme ils ont sans doute contesté le changement d’héritage culturel au Québec. Elle situe son analyse à Montréal, des années 1980 au début des années 2000, faisant valoir que ce nouvel environnement social et littéraire des auteurs a facilité leur travail qui défie les traditions de leur pays d’origine.
« Les critiques de la littérature québécoise soutiennent que l’immigration à Montréal a remis en question l’image d’une ville aux « deux solitudes », l’anglais et le français, comme débat sur une identité nationale se nourrissant d’autres cultures. En outre, les institutions culturelles créées en vue de promouvoir les productions en langue française ont four- ni un exutoire aux auteurs du Québec et d’autres espaces francophones. Durant son séjour à Montréal, elle a réalisé des entrevues avec des membres du milieu de l’édition et du théâtre qui ont donné un élan à la carrière des auteurs pour comprendre pourquoi ces derniers collaborent avec ces institutions et comment les auteurs de la diaspora contribuent au renforcement de l’influence littéraire entre les villes du monde. »
Alvin Chuan est doctorant en français et italien à l’Université de la Caroline du Sud. Sa thèse, basée sur la critique littéraire et culturelle, traite des productions culturelles migrantes. Son analyse couvre non seulement l’écriture mais aussi les films, les séries télévisées et les chansons populaires, bref « toute oeuvre créative qui imagine la pratique de la migration ». Plus précisément, sa thèse se penche sur les références nombreuses dans ces productions aux États-Unis, et au mode de vie américain —une pratique narrative que des critiques ont désigné l’américanité— et sur la façon dont ces tropes servent de critique des conditions socio-économiques du migrant. M. Chuan a remarqué que dans le contexte québécois, beaucoup d’oeuvres migrantes mettent en cause, au sein de leurs récits, la relation entre la puissance éco- nomique et la migration. C’est avec ce constat en tête qu’il a soulevé cette problématique préliminaire : cette thématique économique peut-elle constituer un critère alternatif pour rassembler un corpus de productions créatives migrantes ? Sa thèse examine les enjeux économiques tels qu’ils figurent dans tout récit de migration du contexte francophone nord-américain, quel que soit le statut de l’artiste. Ainsi, il s’intéresse à mettre en dialogue ces récits et à rapprocher le mode narratif des artistes immigrants à celui des autres artistes.
Son projet interroge l’implication des arts aux flux migratoires des gens et du capital à l’époque contemporaine. Bien que son étude se concentre sur les contextes québécois et franco-américains, son cadre conceptuel et ses conclusions pourraient bien s’appliquer à d’autres contextes. Ses analyses soulèvent d’autres questions pertinentes qui entourent la postcolonialité, la race, l’espace, et la conceptualisation de ces constructions sociales.
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Bourse AIEQ/ACEQ
L’Association coréenne des études québécoises (ACEQ) a vu le jour en 2006 dans le but de promouvoir et de dévelop- per, en Corée, des recherches académiques et des échanges culturels et artistiques portant sur le Québec. Cette bourse AIEQ-ACEQ pour la recherche sur le Québec a pour objectif de promouvoir les échanges académiques, culturels et scientifiques entre la Corée et le Québec. Elle est décernée annuellement par l’ACEQ et l’AIEQ aux meilleurs projets de recherche ou aux meilleures publications sur le Québec.
Au cours de l’année 2019-2020, la bourse a été décernée à madame Minchai Kim, chargée de cours à l’Université Yonsei et qui travaille sur la variation diatopique en français. En décembre 2017, elle a soutenu sa thèse intitulée Variation terminologique en francophonie sous la direction de M. André Thibault, à l’Université Paris-Sorbonne.
Grâce à la bourse AIEQ/ACEQ, madame Kim a pu venir au Québec pour approfondir ses recherches sur la variation dia- topique et la politique linguistique au Québec.
Pendant son séjour, elle a visité plusieurs bibliothèques pour y effectuer des recherches bibliographiques, y compris la bibliothèque de l’Office québécois de la langue française et rencontré des chercheurs québécois qui étudient sur le sujet. Elle a en outre présenté sa thèse dans un séminaire de l’Université de Montréal, préparé par Patrick Drouin, profes- seur au département de linguistique et de traduction, et l’un de ses rapporteurs de thèse.
Après avoir soutenu ma thèse, j’ai éprouvé quelques difficultés à approfondir mes recherches. En effet, en Corée, il n’est pas aisé d’avoir accès aux recherches sur le Québec. Mais j’ai profité d’une offre inattendue, à un moment des plus opportuns, de pouvoir séjourner au Québec pendant un mois.
La bourse AIEQ/ACEQ a effectivement étanché ma soif de savoir durant mon séjour au Québec. J’ai pu accéder à un vaste éventail d’études récentes portant sur mes champs de recherche, consolider les relations existantes avec plusieurs chercheurs et nouer de nouveaux contacts partout au Québec. Ces expériences m’ont naturellement permis de planifier plusieurs nouveaux projets concernant la politique linguistique québécoise et le français québécois.
Je pense qu’il reste encore des choses à faire pour que le Québec et la Corée se comprennent mieux.
À cette fin, les efforts de l’AIEQ et de l’ACEQ doivent se poursuivre. Je tiens ici à exprimer une fois encore ma profonde gratitude à l’AIEQ pour m’avoir donné une occasion unique de mieux comprendre le Québec.
Bourses AIEQ/AJEQ
Le Prix Obata pour la recherche sur le Québec a été créé en 2014 afin de commémorer M. Yoshikazu Obata, fondateur de l’Association japonaise des études québécoises, décédé en novembre 2013. Professeur à l’Université Meiji, l’une des plus célèbres du Japon, ancien étudiant au doctorat en littérature française de l’Université de Kyoto, M. Obata a publié de nombreux essais sur la littérature québécoise dans diverses revues universitaires japonaises ainsi que des textes sur le Québec, sur son histoire littéraire comme sur son histoire politique.
Ce prix a pour objectif de promouvoir les échanges académiques, culturels et scientifiques entre le Japon et le Québec.
Il est décerné par l’AJEQ et l’AIEQ aux meilleurs projets de recherche ou aux meilleures publications sur le Québec.
Madame Harumi Kinoshita, docteure en muséologie et chargée de cours à l’Université Musashi, a effectué un séjour au Québec du 29 août au 12 septembre 2019. Sa recherche avait pour objectif d’analyser la diffusion de l’art contempo- rain québécois et autochtone en s’appuyant sur l’étude du musée pendant la dernière décennie, plus précisément entre 2009 et 2018. À cette fin, le terrain de sa recherche était le Musée d’art contemporain de Montréal, plus précisément le département des collections et des ressources documentaires de leur médiathèque.
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Elle a analysé les expositions monographiques des artistes québécois, expositions présentées au Musée d’art contem- porain de Montréal entre 2009 et 2018 à partir des dossiers biographiques. En travaillant sur les dossiers d’événements, elle a étudié les expositions collectives des artistes québécois et autochtones présentées au Musée. Elle a également travaillé sur une partie des expositions itinérantes. De plus, en consultant les dossiers des archives, elle a exploré les expositions itinérantes organisées par le musée, expositions qui ont circulé à l’extérieur de l’établissement durant cette même période.
Parallèlement à ce travail effectué à partir de la documentation, elle a réalisé des entrevues avec des représentantes du Musée.
Yusuke Yoshida, sociolinguiste et l’un des deux récipiendaires du Prix Obata AIEQ/AJEQ, a effectué un séjour à Montréal afin de documenter son projet de mémoire intitulé « À propos de la corrélation entre le choix de la langue, le paysage linguistique et l’aménagement linguistique : réflexion à l’aide de la sociolinguistique critique basée sur l’analyse d’une situation linguistique à Montréal, Québec ». La sociolinguistique critique est un domaine où on observe une langue dans ses rapports avec la société ou une société dans ses rapports avec une langue.
Bien que le Québec soit une province francophone, on entend souvent l’anglais à Montréal, une ville de « super-diversité » abritant deux universités anglaises, des anglophones, des étudiants internationaux et des immigrants. Son mémoire a pour but d’analyser la force de la langue française dans la situation actuelle à Montréal alors que le Québec a légiféré et protège cette langue comme étant sa seule langue officielle.
Son observation du paysage linguistique a débuté par une analyse qualitative des affichages dans les universités. Par la suite, il a répertorié et analysé l’appellation des commerces sur la rue Sainte-Catherine. Afin de mieux définir le « pay- sage linguistique », il a relevé le nombre total d’affichages (heures d’ouverture, ouvert, fermé, bienvenue, tirez, poussez, utilisez l’autre porte), de menus et autre information pouvant être lus de l’extérieur, par exemple « offre d’emploi » et
« en rabais ». Il a de plus recensé les langues utilisées dans les conversations entre client et serveur dans les cafés (le paysage sonore) à Westmount, à Parc, à Mile End, et à Snowdon, en divisant les conversations en trois parties : « prise de contact », « commande » et « salutations finales ».
De retour au Japon, M. Yoshida a rédigé son mémoire en utilisant les données qu’il a recueillies à Montréal. En plus d’ob- tenir son diplôme de maîtrise en linguistique française, il a présenté une communication pour l’Association japonaise des études québécoises ayant pour titre « Les magasins de Montréal : leur nom, leurs affichages. En quelle langue ? ».
Prix d’excellence GKS
L’Association des études canadiennes dans les pays germanophones (GKS), en collaboration avec l’Association interna- tionale des études québécoises, attribue annuellement un Prix d’Excellence remis par le gouvernement du Québec via sa Délégation générale à Munich, lors du Colloque annuel des études canadiennes à Grainau. La contribution de l’AIEQ consiste au remboursement des frais de déplacement du lauréat ou de la lauréate à Grainau. Le Prix d’Excellence est accordé aux jeunes chercheurs provenant d’une université située dans les pays germanophones (Allemagne, Autriche, Suisse) et qui ont déposé un travail de fin d’études (Master, Diplom, Staatsexamen ou Doctorat) ou publié un ouvrage scientifique portant sur le Québec. Le Prix d’Excellence s’adresse aux chercheurs œuvrant dans le domaine des sciences humaines.
À l’occasion de son 41e congrès annuel qui se déroulait à Grainau du 14 au 16 février 2020, l’Association des études canadiennes dans les pays germanophones (GKS) a remis le Prix d’excellence du gouvernement du Québec à deux étudiantes : Jana Nürnberger et Maria Wilhelm.
Un atelier de création artistique franco-québéco-allemand à Lyon, en 2014, éveilla l’intérêt pour la culture québécoise de Jana Nürnberger. Après des études en langues, littératures et cultures romanes à l’Université de Bamberg ainsi qu’à l’Université Paris 3 - Sorbonne nouvelle, elle travailla pendant deux ans à l’Institut franco-allemand d’Erlangen. En 2014, elle commença un doctorat portant sur la poésie québécoise contemporaine à l’Université de Ratisbonne, où elle fut chargée de cours à la Chaire des littératures et cultures française et italienne de 2014 à 2016. Une bourse de la Fonda- tion des études canadiennes (Stiftung für Kanada-Studien) – entre autres – lui permit d’effectuer un séjour de recherches d’avril 2016 à décembre 2017 à Montréal. Ainsi, la doctorante eut la possibilité d’étudier la vie poétique québécoise de plus près. De retour en Allemagne, la doctorante organisa deux tournées d’auteurs en 2018 et 2019, subventionnées par l’Association internationale des études québécoises : le poète et professeur montréalais Hector Ruiz, ainsi que le poète haïtien James Noël, effectuèrent des lectures, des ateliers d’écriture pour étudiant(e)s, ainsi que des conférences
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dans quatre villes allemandes. En juillet 2019, Jana Nürnberger déposa sa thèse intitulée « Au cœur de l’éphémère – Fu- gitivité et performativité dans la poésie québécoise actuelle : Rosalie Lessard, François Rioux, Maggie Roussel ». Depuis août 2019, elle enseigne le français et l’espagnol dans un lycée à Berlin.
Maria Wilhelm a découvert très tôt son amour pour la langue française. Elle a effectué deux semestres à l’étranger, en France (2013) et au Québec (2016). Après avoir obtenu une licence en European Studies avec un intérêt particulier pour la sociologie, la communication interculturelle et la francophonie, elle a obtenu, en 2018, une maîtrise en Interna- tional Cultural and Business Studies à l’Université de Passau. Pendant le semestre à l’Université Laval à Québec, elle s’est concentrée sur l’entrepreneuriat, le leadership et des méthodes de créativité. Cela a conduit au choix du thème « Le rôle des incubateurs dans les écosystèmes d’innovation des villes créatives : Munich et Montréal - une comparaison » pour son mémoire de maîtrise qui est le fruit d’un projet de recherche conjoint du professeur Christoph Barmeyer (Chaire de communication interculturelle, Université de Passau) et du professeur Allain Joly (Département de gestion, HEC Mon- tréal). Une bourse de l’Alliance bavaroise pour la recherche a permis d’effectuer un autre séjour de recherche de quatre semaines à Montréal dans le cadre de ce projet.
Maria Wilhelm travaille actuellement au Centre de Transfert de l’Université de Passau dans le cadre d’un projet d’alliance universitaire portant sur l’innovation et le transfert de connaissances dans la région de la Bavière de l’Est. Entre autres, elle y donne des ateliers sur le Design Thinking, une approche globale et centrée sur l’être humain pour trouver des idées et des solutions, dont elle a pris connaissance à l’Université Laval. En outre, elle continue de s’intéresser aux écosystèmes d’innovation et à la promotion des entrepreneurs, sur lesquels elle travaillera à la ville de Passau et à l’Université dans le cadre d’un projet qui débutera au milieu de cette année.
Bourse AIEQ/ McGill
Le 31 mai 2019, à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle et de la réunion du conseil d’administration de l’AIEQ, son président, Claude Hauser, a signé une entente de partenariat avec l’Université McGill en vue de la création de la « Bourse AIEQ/PÉQ pour la mineure en études québécoises et apprentissage par engagement communautaire ».
Cette bourse vise à stimuler le choix du Québec comme sujet d’étude pour des étudiants hors-Québec, de premier cycle universitaire de l’Université McGill. Elle est décernée en priorité à un étudiant ou une étudiante hors Québec en début de formation universitaire ou ayant réussi une première année universitaire à l’Université McGill et qui décide d’intégrer la mineure en études québécoises dans son cheminement scolaire, peu importe sa faculté ou son département d’appar- tenance. Les membres du jury de sélection évaluent les dossiers en fonction des critères suivants : le rendement scolaire, la lettre de motivation, le curriculum vitae et particulièrement l’engagement communautaire.
Le Programme d’études sur le Québec est un programme de premier cycle de 18 crédits de la Faculté des Arts qui pro- pose d’étudier de manière interdisciplinaire la culture et la société québécoises. Les objectifs sont :
• d’offrir un enseignement de qualité en études québécoises au sein de la Faculté des Arts, en mettant l’accent sur l’interdisciplinarité, la complémentarité des approches et l’apprentissage par engagement communautaire;
• de donner aux étudiants les outils nécessaires à l’interprétation, à la critique et à la compréhension des réalités sociales, historiques et politiques du Québec;
• de permettre aux étudiants et aux chercheurs de l’Université McGill qui étudient le Québec de créer des liens avec d’autres universités, autant francophones qu’anglophones, ainsi qu’avec des organismes publics et privés;
• d’offrir durant l’été des possibilités de stage aux étudiants du Programme d’études sur le Québec dans des institu- tions publiques et privées reconnues.
En signant l’entente de partenariat, en présence du directeur du PÉQ, Claude Hauser a rappelé l’importance pour l’AIEQ de contribuer au développement de la relève en études québécoises et s’est dit heureux de la collaboration établie avec l’Université McGill.
Le premier récipiendaire de cette bourse est Robert Kemp, auteur et réalisateur. Il a déménagé de Los Angeles à Qué- bec pour étudier à l’Université McGill. Durant ses études en anglais avec concentration dramaturgie et théâtre, il a eu l’occasion d’étudier la dramaturgie québécoise dans l’un de ses cours. À partir de ce premier contact avec le théâtre québécois et l’histoire qui l’a façonné, il a voulu approfondir ses connaissances sur l’histoire et la société québécoises.
Passionné par les contes, il considère que le Québec possède une richesse dans ce domaine qui mérite d’être connue à travers le monde.
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Bourses de stage en didactique du français langue étrangère AIEQ/École de langues de l’Université Laval et bourse AIEQ/AITF
En appui aux séjours de perfectionnement en didactique du français langue étrangère (FLE) offerts durant la période d’été à l’École de langues de l’Université Laval, l’AIEQ a remis deux bourses de 1500 $ chacune qui ont permis à des en- seignantes d’enrichir leurs compétences pédagogiques en FLE tout en découvrant la société québécoise. Les boursières 2019-2020 étaient : Xueli Zhou, professeure à l’Institut des langues étrangères de l’Université normale de Shanghai et Jiaxing Zhou, Université de Shenzhen.
De plus, à la suite d’une entente de partenariat conclue avec l’Association indienne des professeurs de français (AITF) pour la création d’une bourse de stage en didactique FLE, l’AIEQ a pris en charge les frais inhérents à la participation de Ashish Agnihotri, professeur associé au Centre d’études française et francophone de l’Université Jawaharlal Nehru à New Delhi, au stage en didactique du FLE à l’Université Laval.
Voici en quelques mots les commentaires de M. Agnihotri au sujet de son expérience à l’Université Laval :
Le stage est enrichissant aux niveaux académique, culturel et personnel. On y découvre les dernières recherches sur l’enseignement du FLE, mais non sans réviser les bases théoriques de la didactique. Le planning, quoique bien chargé, réserve également des créneaux pour des visites guidées de la région et de la ville. Une occasion exceptionnelle de perfectionner notre enseignement, et de connaître en même temps le Kebbek ! Un grand merci à l’Université Laval et à l’AIEQ !
ACTIVITÉS MAJEURES
Association des jeunes chercheurs européens en études québécoises (AJCEEQ)
Un événement important qui a donné le ton aux activités des membres au début de 2020 fut le 9e colloque de l’Asso- ciation des jeunes chercheurs européens en études québécoises qui, fait exceptionnel, s’est tenu à Jawaharlal Nehru University (JNU), New Delhi, du 6 au 8 février. Grâce au partenariat de l’AIEQ, cet événement a réuni une vingtaine de participants en provenance de sept pays et représentants plusieurs disciplines autour du thème « Extrême contempo- rain en littérature et culture ». Anne Trépanier, professeure à la School of Indigenous and Canadian Studies à l’Université Carleton (Ontario) et vice-présidente aux affaires académiques et scientifiques de l’AIEQ, a représenté l’Association à ce colloque organisé par Hélène Amrit, maître de conférences à l’Université de Limoges (France), Anna Giaufret, profes- seure adjointe au Département de langues et cultures modernes et françaises à l’Université de Gênes (Italie) et Vijaya- lakshmi Rao, professeure à la JNU.
De tels événements contribuent de façon significative au développement de la relève en études québécoises. Rappe- lons que c’est en 1993 que le premier colloque des jeunes chercheurs européens en littérature québécoise a vu le jour.
Cette communauté d’intérêt voulait pallier l’isolement de certains en créant un espace de rencontre et de travail. Ces colloques, conçus autour d’un hommage portant sur une personnalité ayant œuvré à la connaissance de la culture du Québec, ont dépassé les attentes. En effet, depuis 1993 et après neuf colloques internationaux, une communauté eu- ropéenne en études québécoises s’est constituée. Elle est à la base de rencontres, de publications et d’échanges entre chercheurs. Une réelle dynamique s’est ainsi installée autour des études québécoises au sein de l’Europe, voire jusqu’en Asie.
Association japonaise des études québécoises (AJEQ)
L’événement majeur de l’AJEQ en 2019 fut la venue à Tokyo de l’écrivain-académicien Dany Laferrière, dont huit de ses livres sont traduits en japonais. La dernière publication est « J’écris comme je vis », traduit par la professeure Kazuko Ogura.
L’écrivain, déjà connu par ses ouvrages traduits, a d’abord participé au Congrès 2019 de l’AJEQ qui s’est tenu le 6 octobre, à l’Université Rikkyo, à Tokyo. L’AIEQ a soutenu financièrement sa présence au Japon.
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Le thème général du congrès était « le voyage ». Un autre invité, le professeur Martin Drouen, a donné une conférence sur « Patrimoine et tourisme au Québec ». Quant à la conférence de Dany Laferrière, elle a pris la forme d’un entretien intitulé « J’écris comme je voyage », dirigé par Hidehiro Tachibana, professeur émérite à l’Université Waseda à Tokyo, président de l’Association japonaise des études québécoises (AJEQ) et membre du conseil d’administration de l’AIEQ.
Le propos à la fois plein d’humour et de perspicacité de l’écrivain a fasciné le public. Il a expliqué comment il s’est formé comme écrivain à travers son voyage d’Haïti à Montréal et d’autres voyages, y compris ses voyages temporaires, c’est- à-dire ses retours imaginaires vers son enfance. À la fin de l’entretien, il a parlé de la recherche du temps manuel perdu aujourd’hui.
L’auteur a par la suite donné une conférence à l’Ambassade de France lors de la Réunion plénière du Conseil pour la promotion de la francophonie au Japon portant sur le projet de dictionnaire de l’Académie française en cours.
Le séjour de Dany Laferrière au Japon n’a pas été long. C’était presqu’un voyage éclair. Il a laissé pourtant des traces riches et profondes dans la société japonaise.
Association coréenne des études québécoises (ACEQ)
L’Association coréenne d’études québécoises a tenu son 21e colloque le 16 novembre 2019, à Séoul, sur le thème « Espace urbain dans la littérature et la culture québécoises ». Pour cette occasion, l’AIEQ a financé la participation de Catherine Leclerc, professeure au département des littératures de langue française, de traduction et de création de l’Université McGill et membre du conseil d’administration de l’AIEQ. Le titre de sa communication était « Créer l’urbanité : micro- métropoles littéraires québécoises et franco-canadiennes ». En plus de cet événement, qui a réuni une trentaine de personnes, elle a donné deux conférences, une première dans un cours donné par M. Heui-Tae Park, professeur au département de français à l’Université Sungkyunkwan devant un auditoire de 40 personnes et lors d’un séminaire de cycle supérieur donné le 20 novembre par Yeong-Houn Yi au département de langue et littérature françaises à la Korea University. Une quinzaine de personnes ont assisté à ce séminaire.
Son expérience à Séoul lui a permis de développer de nouveaux contacts de recherche. Lors des deux premiers évé- nements, elle avait pour objectif de mettre la littérature québécoise en lien avec celle des autres francophonies cana- diennes. Le Québec est souvent présenté (et connu hors de ses frontières) comme le seul bastion francophone dans la mer d’anglais que représente l’Amérique du Nord. Mettre sa littérature en réseau avec les littératures écrites en français des autres provinces canadiennes nuance ce regard. Cette approche donne à voir tant l’influence que peut avoir la litté- rature québécoise sur d’autres littératures que la diversité des littératures francophones en Amérique du Nord.
Prendre connaissance à la fois de la vitalité et de la précarité des études québécoises à Séoul, des défis que représente son enseignement, du savoir sur le Québec en circulation là-bas a été très éclairant pour moi.
Congrès GKS
Le 41ème Colloque annuel de l’Association d’études canadiennes dans les pays de langue allemande (Gesellschaft für Kanada-Studien in den deutschsprachigen Ländern/GKS) s’est tenu à Grainau du 14 au 17 février 2019, sur le thème « In- tersectionnalité : Théories, Politiques, Pratiques ».
L’AIEQ a soutenu financièrement la participation d’Alain-G. Gagnon, invité à titre de conférencier principal à ce colloque.
M. Gagnon est professeur titulaire au Département de science politique à l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes depuis juin 2003. Il dirige également, de- puis avril 2018, le Centre d’analyse politique : Constitution et fédéralisme de l’UQAM.
Quelque 100 personnes ont assisté à sa conférence qui avait pour titre « Une appréciation critique de l’ordre politique et constitutionnel canadien ». L’intention était de sensibiliser le public allemand à la manière dont les chercheurs qué- bécois, canadiens et européens pensent de façon multiple le constitutionnalisme ancien et moderne à la lumière des travaux les plus récents.
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Hidehiro Tachibana
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Parmi les retombées immédiates, sa conférence sera publiée dans la Revue allemande d’études canadiennes-Zeitschrift für Kanada-Studien (ZKS). En outre, il a été question d’approfondir les échanges entre l’Institut John F. Kennedy (Berlin) et la Chaire de recherche du Canada en études québécoises et canadiennes qu’il dirige à l’UQAM.
L’AIEQ a également financé la participation de l’auteure Marie-Célie Agnant à ce congrès. Sa conférence a connu un grand succès. Madame Agnant a apprécié l’accueil de l’assistance tout autant que l’occasion de revoir deux professeures de l’Université d’Innsbruck (Autriche) : Ursula Moser, professeure émérite en littérature française et espagnole au dépar- tement de Philologie romane et membre du conseil d’administration de l’AIEQ et Doris Eibl, maître de conférence au Dé- partement de langues et littératures romanes. Ces deux professeures ont mis plusieurs de ses textes à leur programme depuis leur parution. Les retombées de son passage à Grainau sont déjà encourageantes puisqu’elle a été invitée pour un séjour en résidence de deux mois à Brême en 2020. Elle a terminé son séjour en Allemagne à Berlin, où elle a présenté ses œuvres à l’occasion d’une soirée « Book and You » organisée par Jennifer Dummer, amoureuse de la littérature qué- bécoise et animatrice d’un blogue visant à faire connaître cette littérature en Allemagne.
Ajoutons finalement que c’est à l’occasion de ce colloque que les noms des deux récipiendaires du Prix d’excellence GKS auquel contribue l’AIEQ ont été annoncés.
TOURNÉES D’AUTEURS ET DE RÉALISATEURS
Pour l’année 2019-2020, l’AIEQ a réalisé 12 tournées d’auteurs et de réalisateurs dans neuf pays. Malheureusement, six tournées prévues au cours du mois de mars ont du être annulées ou reportées en raison de la pandémie de COVID-19.
Voici un aperçu de quelques-unes des tournées qui ont pu être réalisées avant la mi-mars 2020.
En Espagne
Carmen Mata Barreiro, professeure titulaire à l’Université autonome de Madrid et membre du Centre de recherche in- teruniversitaire en études montréalaises (CRIEM) de l’Université McGill, a reçu Kim Thúy dans le cadre de ses activités académiques. Elle résume comme suit cette tournée de l’auteure :
La conférence de Kim Thúy à l’Universidad Autónoma de Madrid a été un moment précieux de partage d’émotions, de sensations, d’ouverture à un univers littéraire fascinant et profondément humain et humaniste.
Mes étudiants, particulièrement celles et ceux de notre Master et des étudiant.e.s de traduction et interprétation, des anciens étudiant.e.s et des collègues ont exprimé leur grand enthousiasme. Encore aujourd’hui, j’ai eu des messages et des réactions traduisant à quel point la rencontre avec Kim Thúy a été importante pour eux/elles. Un étudiant de notre Master m’a dit que la journée passée avec notre écrivaine a été l’une des expériences les plus remarquables de tout son parcours universitaire.
Ils/elles ont souligné la générosité de l’écrivaine, sa capacité d’empathie, parallèlement à la grande qualité de sa création et de son discours. C’est l’une des rares occasions où mes étudiant.e.s ont échangé avec un.e écrivain.e du Québec le matin, l’après-midi et le soir, grâce aussi à la précieuse collaboration avec la directrice de la librairie La Central, Clo Vautherin.
Sur un plan plus humain, une de mes étudiantes, originaire du Vietnam, et dont les parents sont aussi des réfugiés en Espagne (appartenant à l’ancienne famille royale du Vietnam), est venue avec ses parents pour rencontrer Kim Thúy, le matin à l’Université et le soir, à la librairie Central. Ils ont pu discuter avec Kim et ils ont été pronfondément touchés par la rencontre. Ils ont acheté ses livres en espagnol et en français.
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Je tiens à remercier vivement Kim Thúy pour son investissement si généreux et pour la qualité humaine, éthique et esthétique de la rencontre et la conférence. En très peu de temps, on a pu organiser la conférence à notre université, plusieurs rencontres, une entrevue dans un important journal national, la participation au cabinet littéraire de la librairie et des échanges d’une grande qualité lors des soupers et du déjeuner à l’UAM.
En Allemagne
Poète et professeur de littérature au Collège Montmorency, Hector Ruiz a réalisé une tournée en Allemagne du 11 au 25 mai 2019. Celle-ci a été organisée par Jana Nürnberger, doctorante en littératures de langue française de l’Université de Ratisbonne. Ce séjour en Allemagne a permis à l’auteur de faire rayonner son œuvre, de présenter son travail didac- tique, de parler et de faire vivre sa démarche d’écriture, en plus de nouer des liens susceptibles de mener à de futures collaborations et partenariats.
La tournée a débuté à Ratisbonne, pour se poursuivre à Nuremberg où l’auteur a, entre autres, donné un atelier de création poétique en français.
Cette tournée a été une expérience inoubliable, autant pour l’auteur et professeur invité que pour les organisateurs, les professeur(e)s, les étudiant(e)s et toutes les autres personnes rencontrées. Hector a d’ailleurs eu des commentaires très enthousiastes sur son œuvre, sa démarche et ses diverses pré- sentations et animations. Il a même reçu des courriels de remerciement disant, entre autres, que ses interventions avaient changé le regard des participant(e)s sur la poésie et qu’ils avaient également ouvert une voie d’exploration vers la littérature québécoise. Cette littérature est malheureusement, encore aujourd’hui, moins abordée que celle de la France et d’autres pays francophones, mais tous les partenaires rencontrés souhaitent poursuivre cette collaboration avec le Québec dans les années à venir.
Au nom de l’auteur et professeur, et de tous les partenaires, je remercie l’AIEQ pour son généreux soutien financier ayant rendu cette tournée possible.
En Pologne
Du 12 au 20 octobre 2019, Bernard Andrès a effectué un séjour en Pologne, à l’invitation de Jozef Kwaterko, professeur à l’Université de Varsovie et membre de l’AIEQ depuis ses tout débuts. Bernard Andrès est professeur émérite au dépar- tement d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, chercheur associé à l’Université de Nice, membre de l’AIEQ, de la Société royale du Canada et de la Société des Dix. Il dirige également le projet de recherche « Archéologie du littéraire au Québec ».
Son séjour en terre polonaise a débuté par une rencontre avec madame Katarzyna Wojcik, qui effectue ses recherches doctorales sur l’adaptation cinématographique des romans québécois sous la direction de Jozef Kwaterko. Madame Wojcik a reçu la bourse Gaston-Miron en 2017. À Cracovie, il a rencontré le professeur Grzegorz Dulinski (Université Pédagogique de Cracovie, Chaire de Littératures Francophones). Titulaire d’une Bourse Félicité-Laflamme-Hoffmann offerte par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), ce jeune chercheur est un érudit qui s’est spécialisé en littérature québécoise.
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Jana Nürnberger
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M. Andrès a par la suite eu diverses activités à l’Université de Varsovie où il a rencontré les étudiants de M. Kwaterko et a participé au colloque international « Au croisement des cultures, des discours et des langues. Cent ans d’études romanes à l’Université de Varsovie (1919-2019) ». Il a à la fois présidé et joué le rôle de modérateur de l’atelier « De l’autre côté de l’Atlantique » et présenté sa communication qui avait pour titre « L’Humour dans la guerre des autres : le Québec à travers ses rires (1609-1919) », dans l’atelier « Confins, marges, seuils : au service d’une affirmation identitaire ».
Cette rencontre lui a permis d’échanger avec de nombreux collègues et étudiants polonais de Varsovie, mais aussi d’autres villes moins bien dotées en matière de documentation québécoise (notamment, Wrocław, Katowice, Łódź et Toruń).
Fort de plus de 90 inscrits et participants, ce colloque s’est avéré d’un excellent niveau. Grâce à Jozef Kwaterko, ardent défenseur des études québécoises, M. Andrès a pu contribuer au rayonnement de la culture du Québec et à la relève polonaise en matière de recherches avancées sur le Québec. L’exemple du professeur Dulinski, de Cracovie, et celui des doctorantes de M. Kwaterko, notamment Katarzyna Wojcik, lui apparaissent des plus prometteurs.
Au Mexique
« Québecine » est un organisme à but non lucratif voué à la diffusion du cinéma d’auteur québécois en Amérique la- tine, et plus particulièrement au Mexique. Tout en soutenant le cinéma québécois, cet organisme œuvre à stimuler et faciliter les échanges culturels entre le Québec et le Mexique. Depuis plus de cinq ans, Québecine organise un impor- tant événement de promotion du cinéma québécois avec le festival Quebecine MX, qui a lieu à la Cineteca Nacional (Cinémathèque nationale) de Mexico. Pendant 10 jours, l’événement propose une sélection d’œuvres du cinéma d’au- teur québécois, en présence de plusieurs cinéastes invités. Pour sa sixième édition, du 20 février au 1er mars 2020, 11 longs-métrages québécois ont été présentés devant un auditoire évalué à près de 200 spectateurs par projection. L’AIEQ a soutenu la participation de deux cinéastes invitées : Geneviève Dulude-De Celles ( « Une colonie ») et Marie-Hélène Cousineau (« La rivière sans repos »). En parallèle, le festival a renforcé ses liens déjà solides avec le milieu universitaire en organisant des ateliers, classes de maître et tables rondes avec les cinéastes invitées, en collaboration avec la Chaire Ingmar Bergman en cinéma et théâtre de l’Université autonome nationale du Mexique (UNAM). La classe de maître de Geneviève Dulude-De Celles a été animée par la cinéaste mexicaine Maryse Sistach à l’École nationale des arts ciné- matographiques de la UNAM. Les deux artistes ont échangé sur leur façon d’aborder l’adolescence dans leurs oeuvres respectives ainsi que sur la place des femmes dans l’industrie cinématographique d’aujourd’hui. Mentionnons égale- ment que 40 étudiants de l’Université de Chapingo apprenant le français ont pu assister à une projection du film « Une colonie » et échanger avec la cinéaste.
Pour sa part, Marie-Hélène Cousineau a pris part à un échange sur le thème « Cinéma, femme et peuples autochtones » avec la cinéaste mexicaine Angeles Cruz et la sociologue Gabriela Gamez. Cet échange a mis en perspective les proces- sus de création avec les communautés autochtones au Mexique et au Québec.
Prix littéraire des lycéens AIEQ
L’auteure du roman « Les villes de papier », Dominique Fortier, a remporté les honneurs du Prix littéraire des lycéens AIEQ 2019. Tant les lecteurs de l’Université autonome de Barcelone que ceux du lycée Franska Skolan à Stockholm ont choisi son roman pour sa qualité littéraire, sa profondeur et son « extrême finesse ». Les lycéens de l’école Gustav Adolf Grammar Scholl à Tallinn ont pour leur part préféré le roman de Lula Carballo, « Créatures du hasard ». Ils ont apprécié la façon dont l’auteure décrit la vie quotidienne, avec un style d’écriture facile à lire pour des lecteurs non francophones.
Rappelons que le prix littéraire des lycéens AIEQ se veut le prolongement du Prix littéraire des collégiens dans trois pays d’Europe. Grâce à la collaboration de Françoise Sule (Stockholm), Ricard Ripoll i Villanueva (Barcelone) et Katrin Meinart (Tallinn), des exemplaires des 5 romans en lice pour le Prix littéraire des collégiens sont expédiés en Suède, en Catalogne et en Estonie. Des étudiants suédois, catalans et estoniens relèvent le défi de lire au moins un de ces auteurs québécois et déterminent lequel mérite la première place.
Une tournée de l’auteure Lula Carballo était prévue en Suède, en Estonie et en Espagne en mars 2020 mais en raison de la pandémie, elle a dû être annulée. Madame Carballo a tout de même eu l’occasion d’échanger avec les étudiants du ly- cée de Stockholm participant au Prix littéraire des lycéens en répondant à leurs questions sur son roman par l’entremise d’une vidéo qu’elle a tourné durant le confinement.
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Tables-rondes au SILQ et au SLM
L’AIEQ a tenu une table-ronde au Salon international du livre de Québec le 13 avril 2019, sur le thème « Quand la litté- rature québécoise s’enseigne dans le monde! » Cette table-ronde, animée par l’écrivaine Lise Gauvin, a réuni les auteurs Jean-Philippe Baril Guérard, Christian Guay-Poliquin et Simon Roy. Madame Olivia Choplin, professeure de français à l’Université Elon, en Caroline du Nord, a témoigné de son expérience alors qu’elle avait invité l’écrivaine Marie-Célie Agnant dans ses cours en janvier 2019.
L’AIEQ a par ailleurs tenu une table-ronde au Salon du livre de Montréal, le 22 novembre, sur le thème « La littérature québécoise voyage en Suède ».
Cette table-ronde a réuni Françoise Sule, vice-présidente pour l’Europe au comité exécutif de l’AIEQ, ainsi que quatre auteurs qu’elle avait déjà invités à l’Université de Stockholm alors qu’elle y occupait un poste de professeure de français. Ces auteurs étaient Biz, Christian Guay-Poliquin, Kim Thúy et Larry Tremblay. Monsieur Laurent Dubois, direc- teur général de l’Union des écrivaines et écrivains québécois (L’UNEQ), assurait l’animation de cette table-ronde qui a attiré un large auditoire.
Rappelons que Larry Tremblay, Biz et Christian Guay-Poliquin ont déjà remporté le Prix littéraire des lycéens et c’est, entre autres, à ce titre qu’ils ont participé à la table-ronde au Salon du livre de Montréal. Khim Thúy a pour sa part été reçue en Suède en 2011 et 2013.
Soulignons finalement qu’en 2017, une traduction suédoise du roman « L’Orangeraie » de Larry Tremblay a été publiée sous le titre Apelsinlunden – en roman om konflikten i Mellanöstern.
FORMATION DE FORMATEURS
Rachel Sauvé, directrice de l’École de langues de l’Université Laval, était à Seattle le 22 février dernier, à l’invitation d’Hedwige Meyer, professeure de français à l’Université de Washington, pour donner un atelier de formation à l’outil pédagogique numérique « Le Québec, connais-tu? ». Les 15 enseignantes de français langue étrangère inscrites à cet atelier ont grandement apprécié leur expérience. Cet enthousiasme était aussi partagé par deux collègues de madame Meyer ayant participé à cette formation, Richard Watts, professeur de français et Nadine Fabbi, qui dirige le Centre d’études canadiennes.
Une formation prévue à Cuba en avril 2020 a malheureusement dû être reportée à une date ultérieure en raison de la pandémie de COVID-19.
RÉSEAU
Ressources humaines
L’équipe de l’AIEQ était composée, cette année, de deux employées à temps complet : Chantal Houdet, directrice gé- nérale, et Suzie Beaulieu, responsable des services aux membres. De plus, Louise Laplante, responsable administrative, assume les tâches liées aux adhésions, à la facturation et au suivi budgétaire, à raison de deux jours par semaine.
Il est important de souligner l’implication et la collaboration active des nombreux membres qui ont accepté de par- ticiper à la sélection des candidats aux bourses offertes, à l’organisation et au déroulement de tournées d’auteurs et de réalisateurs ou activités universitaires sur leur territoire ou encore aux différentes réunions statutaires : assemblée générale, conseil d’administration, comité exécutif et comité scientifique de l’AIEQ.
Lise Gravel nous consacre également du temps bénévole pour la réalisation de divers dossiers administratifs et d’ana- lyse, et ce, pour une quatrième année consécutive.