MINES-I PSI-2002 PREMIERE PARTIE I-1. Rayon de convergence
a) Exemples : b)
−> Pour f1(t) = α, on a un = αn donc F1(x) = ∑
n=0
∞ αnxn = 1
1 – αx de rayon R = 1 α Pour |x|=R la série diverge car le terme général ne tend pas vers 0.
F1= = 1
1 – αx est définie sur ] - 1 α , 1
α [
−> Pour f2(t) = αt, on a un = αn
n! donc F2(x) = ∑
n=0
∞ αnxn
n! = exp(αx) de rayon R = ∞ F2 = exp(αx) est définie sur R
−> Pour f3(t) = pt – 1, on a un = (p – 1)(p
2 – 1)...(p
n – 1) = Cp–1n (si n<p) et un = 0 (si p ≤ n) . La série entière a un nombre fin de termes non nuls , c’est un polynôme et F3(x) = ∑
n=0
∞
p–1
n xn = (1 + x)p–1 de rayon R = ∞
F3 =(1 + x)p–1 est définie sur R b)
−> Si f s'annule en un point 1
k, un est nul pour n ≥ k et F est un polynôme, donc R = ∞.
−> Sinon, on peut appliquer le critère de D'Alembert : un+1 xn+1
un xn = xf( 1
n+1) de limite xf(0) , donc la série converge si xf(0) <1 et diverge si xf(0) >1 donc
R = 1/|f(0)| (= ∞ si f(0) = 0).
(A vérifier avec les trois exemples du a)) 1-2. Suite de terme général un
a) Par continuité en x=0 , comme f(0) > 0 on a f(x )> 0 au voisinage de 0 . Donc il existe ε tel que, pour 0 < x <ε, on ait f(x) > 0. Donc pour n >1
ε , on a un+1
un
> 0. Donc les un ont même signe pour n assez grand
b) Cas i : Dans le cas |f(0)|<1 , 1 appartient au disque ouvert de convergence , la série ∑ un converge donc un tend vers 0
Cas ii : Dans ce cas 1>R et un diverge .
Dans toute la suite du problème la suite u sera une suite à valeurs strictement positives.
I-3. Série de terme général un wn = ln vn
vn–1
= ln ( un
un–1
(1 – 1
n)β) = ln f(1
n) + β ln(1 – 1 n) or f(1
n) = 1 + β
n + f"(0) 2 n2+o(1
n2) et ln(1 – 1 n)= - 1
n - 1 2 n2+o(1
n2) donc wn = β
n + f"(0) 2 n2 - β 2
2 n2 - β 1
n - β 1
2 n2 + o(1
n2 )=O(1
n2) terme général d'une série absolument convergente. (finir avec un équivalent est dangereux car il peut être nul )
Or ∑
k=1 n
wk = ln vn tend vers S = ∑
n=1
∞
wn donc vn admet une limite L = exp(S) donc un ∼ L nβ. I-4. Fonction F
a) La série ∑ un |x|n est à termes positifs et un ∼ L nβ donc ∑ un |x|n convergente si et seulement si il en est de même de ∑
n=0
∞
nβ |x|n.
−> Les deux séries ont même rayon de convergence, et comme l’exponentielle l’emporte sur la puissace de n : nβ |x|n tend vers 0 pour |x| et n’est pas borné pour |x|>1 . Donc R = 1.
−> F est définie en x = 1 si et seulement si β < –1 car l’équivalent est une série de Riemann.
−> En ce qui concerne le cas x = –1 F(–1) existe si et seulement si β < 0. :
◊ Si β >= 0 le terme général un (–1)n ∼ L nβ (–1)n ne tend pas vers 0 ◊ Si β < 0 on applique le critère spécial des séries alternées à ∑
n=0
∞
un (–1)n , un étant positive, de limite nulle et décroissante à partir d’un certain rang puisque un
un–1 = f(1
n) = 1 + β n + o(1
n) < 1 pour n assez grand.
Si β >= 0 , le domaine est ]-1,1[
Si -1<=β <0 , le domaine est [-1,1[
Si β <-1 , le domaine est [-1,1]
b) On a supposé précédemment que f était positive sur [0,1] ce qui impose α<1 un xn = (1 – α)(1 – α
2)...(1 – α
n) xn = (–x)n(α-1)( α-2)…( α-n)
n! donc F (x)= (1 – x)α–1 de rayon 1.
On a f’(0)=- α F est définie sur ]-1,1[ pour α<=0 et sur [-1,1[ pour 0<α<1 DEUXIEME PARTIE
II-1. Propriétés de la fonction g a) En 0, g(x) = 1
tan(πx) – 1
πx = πx – tan(πx)
πx tan(πx) ~ - (πx)3/3
(πx)2 = o(x), g(x) tend vers zéro si x tend vers 0 donc est continue en 0 . Pour x non nul le problème de continuité ne se pose pas (différence de quotients de fonctions continues à dénominateur non nul )
Iα =
⌡
⌠
0
α 1
tan(πx) – 1
πx dx = lim ε→0 1
π (ln(sin(πα)) – ln(sin(πε)) – ln(α) + ln(ε)) Or – ln(sin(πε))-ln(ε) = ln sin(πε)
ε tend vers ln(π) car sin(πε)~πε Iα = 1
π ln (sin(πα) πα )
b) Comme la fonction donnée est à valeur complexe on introduit les coefficients de Fourier complexes. le calcul donne (avec un dénominateur non nul car α ne peut pas être entier)
cn = 1 2π⌡⌠
0
2π exp(–iαt) exp(–int) dt = 1 2π⌡⌠
0
2π exp(–i(α+n)t) dt = 1
2πi1 – exp(–i(n+α)2π) n + α
= 1
2πi1 – exp(–iα2π) n + α
h est C1 par morceaux, 2π périodique, La série de Fourier de h converge donc simplement vers h en tout point où h est continue et vers h(0+)+h(0-)
2 = 1 + exp(–2πiα)
2 si x=0 (Théorème de Dirichlet), En 0, on a alors :
1 + exp(–2πiα)
2 = c0 + ∑
n=1
∞
cn + c–n = 1
2πi1 – exp(–iα2π)
α + 1
2πi(1 – exp(–iα2π)) ∑
n=1
∞ 2α α2 – n2 En multipliant les deux membres par exp(πiα), on obtient :
cos(πα) = sin(πα)
πα + sin(απ)
π ∑
n=1
∞
2α α2 – n2
g(α) = 1 π ∑
n=1
∞
2α α2 – n2
Iα =
⌡
⌠
0
α g(t) dt =
⌡
⌠
0 α1
π ∑
n=1
∞
2t t2 – n2 dt La série ∑ 2t
t2 – n2 est à termes négatifs et converge simplement vers g(t) . Les fonctions étant continues sur le segment [0,α] y sont intégrable . Enfin
⌡
⌠
0 α 2t
n2 – t2 dt = - ln(1 – α2 n2) ~ α2
n2 est le terme général d’une série convergente. On peut donc intégrer terme à terme la série
Iα = 1 π ∑
n=1
∞
⌡
⌠
0 α 2t
t2 – n2 dt = 1 π ∑
n=1
∞
ln(1 – α2 n2) donc :
ln sin(πα) πα = ∑
n=1
∞
ln(1 – α2 n2) II-2. Convergence de la suite (un)
On a donc la relation sin(πα) πα = ∏
n=1
∞
(1 – α2
n2) . Or un =∏
k=1 n
(1 – α2 n2) donc n→+∞lim un = sin(πα)
πα
TROISIEME PARTIE III-1. Existence des fonctions Gn et G
G est la fonction Γ d’Euler . Existence classique à montrer :
−> pour tout x strictement positif gx : t-> tx–1 e–t est continue positive sur ]0,+ ∞[
−> Au voisinage de t=0 gx (t)~ tx–1 intégrable sur ]0,1] car x-1>-1
−> Au voisinage de t=+ ∞ lim
t→+∞( t2gx (t))=0 donc gx est intégrable sur [1,+ ∞[
−> Pour la continuité on domine pour x élément du ségment [a,b] tx–1 e–t par ax–1 e–t sur ]0,1] et par bx–1 e–t sur [1,+ ∞[ , fonction continue intégrable sur ]0,+ ∞[
ϕn(t) est continue intégrable sur ]0,+ ∞[ et converge simplement vers tx–1 e–t en étant majorée par cette dernière :
−> pour tout x strictement positif et t différent de n t->ϕn(t) est continue positive
−> pour t=n la limite à gauche , la limite à droite et la fonction sont nulles donc on a continuité de t->ϕn(t) en t=0
−> Au voisinage de t=0 ϕn(t)~ tx–1 intégrable sur ]0,1] car x-1>-1
−> Au voisinage de t=+ ∞ ϕn(t) est nulle donc intégrable sur [1,+ ∞[
−> Si n tend vers + ∞ ln((1 – t
n)n)=n ln(1 – t n)~n( -t
n) = -t . donc ϕn converge simplement vers tx–1 e–t
−> Enfin par concavité du ln pour tout réel x : ln(1-x)<=x et donc ϕn(t) <= tx–1 e–t On a toute les hypothèses du théorème de convergence dominée .
Gn(x) converge simplement vers G(x) quand n tend vers l'infini.
III-2. Une expression de Gn(x) a) Pour n>0
−> Pour 0<b<1 : Jn(x) =
⌡
⌠ b
1 tx–1 (1 –t)n dt =1
xb x (1-b)n +
⌡
⌠ b
1 nx t (1 –t)n-1 dt en intégrant par parties
u=1
x tx , v=(1-t)n étant C1 sur [b,1] car x>0.
−> En faisant tendre b vers 0 on a la relation de récurrence : Jn(x) =n
x Jn–1(x+1) et J0(x)=
⌡
⌠
0
1 tx–1 dt=0
Jn(x) = n!
x(x+1)...(x+n) = n!
∏
k=0 n
(x+k)
b) Gn(x) =
⌡
⌠
0
n tx–1 (1 – t
n)n dt on pose t = nu changement de variable affine.
= nx
⌡
⌠
0
1 ux–1 (1–u)n du = nx n!
∏
k=0 n
(x+k) III-3. Relation des compléments
x et 1 – x sont strictement positifs et on peur appliquer le résultat précédent : Gn (1-x)= n1-x n!
∏
k=0 n
(1-x+k)
= n1-x n!
∏
k=1 n+1
(k-x)
Donc Gn (x) Gn (1–x) = nx n!
∏
k=0 n
(x+k)
n1-x n!
∏
k=1 n+1
(k-x) = 1
x n!
∏
k=1 n
(x+k)
n!
∏
k=1 n
(k-x) n
n + 1 – x
= 1
x 1
∏
k=1 n
(x/k + 1)
1
∏
k=1 n
(1-x/k ) n
n + 1 – x
= 1 x ∏
k=1 n
1
(1-(x/k)2) n n + 1 – x
Chaque facteur admet une limite et donc en passant à la limite : G(x) G(1–x) = 1 x
xπ
sinπx 1 = π sinπx
G(x) G(1–x) = π sinπx