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Exploration scientifique au Pérou et en Bolivie ( )

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XII.—AT'S. 15 Novembre 1905.

Exploration scientifique au Pérou et en Bolivie (1904-1905)

Pendant l'année 1904, el le commencement de 1905, accompagné du Dr Nils Holmgren, zoologiste, j'ai visité des régions du plateau péruvien-boli- vien, situées au sud, 4 l'est, et, au nord, du lac Tilicaca. De là, nous avons fait des excursions à l'est des Andes et parcouru aussi une grande partie de la pro- vince de Caupolic'an (nord-est de la Bolivie), et des provinces Samlia et Caravaya (su3-est du Pérou). Nous avons notamment exploré le rio Tam- bopata depuis Juan del Oro, jusqu'aux environs de Puerto Markham; nous avons également visité le rio Inambari et le territoire compris entre ces deux cours d'eau, affluents du rio Madré de Dios, tributaire lui-mémo du rio Hadeira.

Nos études ont porté principalement sur les tribus indiennes habitant les régions que nous avons parcourues.

Sur le plateau, sont établis les Aymaras et les Quiihuas. Au nord-est du Titicaca, la limite entre ces peuplades se trouve à Cojala, et, au nord-ouest du lac, à Puno. Dans la partie du versant oriental îles Andes, que nous avons visitée, habitent des Indiens parlant lu langue quiebua. Dans la province de Caupolican, à la limite de la forêt vierge, on trouve, à l'est, quelques Apo- lisUs et Lecos, qui, pour la plupart, emploient également la langue quiebua, bien que l'idiome propre des Apolistas soit le lapachu ou lapa-lapa, et celui dos Lccos, le leco ou rica-rica. Les Indiens sauvages Tamb-Guarayos (Baguajas), qui habitent le cours moyen du rio Tambopata, parlent un dilecle tacana. Sur le rio Marcapata, qui probablement, est un affluent du rio Inambari de gauche, demeurent les A r a s u qui parlent à peu près le même dialecte tacana que les Tamb-Guarayos. Sur les bords du rio hiam- baù, »out établit le*. Ytmiacas, qui U serrent du dialecte pano, raéliUgtS .j$«,laç*na. tUni te* fbtêU, vierges, cotre le rio Inambari et 1* rio Tambo-

AUabuara», qui parlent U Inéme tangua pano que les jigo i» QjOt^Uçajlas ; j'ai recueilli luprté. d'etu,.

lel'TuyoneilH» hibltonkle cours moyeu du ritt U

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MO E M . A N D NORDKSSKIOLD.

Les Aymaras, les Quicliuas, les Apolistas el les Lccos sonl soi-disant ' .clirétiens et civilisés » ; eu réalité, ces peuplades ont conservé un grand nombre d'usages et de coutumes qu'il est intéressant d'observer et d'étudier.

Des expéditions péruviennes dirigées par(^i|irian7XptigliçiT) etc., ont visité les Yamiacas et les Tamb-Guarayos, mais ces Indiens, surtout les derniers, n'ont pour ainsi dire pas modifié leurs mœurs depuis ce contact.

Je suis le premier blanc qui ait pénétré chez les Atsahuacas; il m'a été donne en particulier d'étudier une de ces petites tribus « sauvages », établies au pied des Andes, à la frontière de l'ancien royaume des Incas et de pays conquis déjà au début de la « Conquête ». Les Quichuas et les blancs appellent d'ordinaire les Indiens sauvages « Chunchos ». Le vocable

• Guarayo >, dont on se sert aussi pour les désigner, signifie souvent

« ennemi ». C'est dans ce sens que l'emploient les Tamb-Guarayos, et aussi, seloii(\rmciitia) les Araonas. De même, les Atsahuacas appellent les Baguajas

• Guarayos », qui sont leurs ennemis, et, cependant, ils ne donnent jamais ce nom aux Huachipairis, avec lesquels ils ne vivent pourtant pas en bonne intelligence. Les Yamiacas, au contraire, appellent les Tamb-Guarayos

« Guarayos », bien qu'ils soient très bons amis. Ces différences prouvent évidemment que le mol • guarayo • est également employé comme nom de tribu, sans autre signification. C'est pourquoi je donne aux Indiens de Tam- pobala le nom de Guarayos, faute d'une dénomination plus précise. Pour les distinguer des autres tribus désignées sous le nom de Guarayos, je leur donne le nom de Tamb-Guarayos.

Alsahuara, Yamiaca, Arasa ne sont pas non plus des noms de tribus pro- prement dits, mais des appellations que se donnent les Indiens, d'après le fleuve sur les bords duquel ils habitent.

Les Alsahuacas, les Yamiacas et les Guarayos sont de petites trihus, vivant principalement des produits de l'agriculture et également de la chasse el de la pèche. Les Yamiacas et les Tamb-Guarayos sont surtout pécheurs, les Alsahuacas chasseurs. Ces derniers Indiens n'ont ni canots, ni radeaux.

Toutes ces peuplades sont nomades; leurs terres s'élendant sur une très vaste étendue, elles vont, suivant toute vraisemblance, à des époques déterminées, d'une région à l'autre, pour semer et récolter. Leurs cultures sont variées : bananes de plusieurs espèces, yucas jaunes et blancs, patates, calebasses, colon, canne à sucre, mais, etc.; j'ai remarqué de plus, chez les Tamb- Guarayos, des cultures de tiualusa et de tabac, chez les Atsahuacas, des cultures d'aji cl chez les Yamacas des cultures d'ananas.

Les engins de guerre de chasse et de pèche, chez ces Indiens, sont l'arc et les flèches; toule aulrc armu leur est inconnue. Les Tamb-Guarayos emploient également des hameçons en bois, les Yamiacas, des flèches-harpons. Les Atsahuacas capturent le poisson en empoisonnant les cours d'eau avec une

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EXPLORATION SCIENTIFIQUE A U P É R O U E T E N BOLIVIE (1901-1905). 191

racine. Aucune de ces tribus ne se sert de flèches empoisonnées. Les haches en pierre ont presque entiè- rement disparu chez les tribus île la forêtvierge, péruvienne et bolivien- ne. Les tribus qui n'ont pas été en contact direct avec les blancs se sont procuré Jesoutilscii fer, soit par voie d'échange avec d'autres clans, soit par le vol. L a hache en pierre servait probable- ment à défricher les champs.

rr PKOTAÎII. Lesguerressontfrc-

(R.rrod.«u« <,» H**»,,.* a. M. E,i.»d MHtaauu.) (|UcnlM cnll.e ccs u.il)Ua

et ont généralement pour cause lu rapt ou le pillage.

Les Tamb-Guarayos et les Yamiacas habitent des buttes rondes ou oblon- gues, construites d'une espèce de Gyneriitm, et sous lesquelles s'abritent plu- sieurs familles à la fois (chez les Tamb-Guarayos j'en ai vu sept sous le même toit) ; les Yamiacas construisent aussi des cabanes sur le module de celles «les blancs. Les Atsahuacas, enfin, s'abritent dans des huttes en feuilles de palmiers, et chaque famille a sa

cabane particulière.

L e s T a m b - G u a - rayos rôtissent leurs aliments ou les font cuire dans des frag- ments de bambou; les Alsabuacas les font rôtir, ou comme les Yamiacas, les cuisent dans des pots.

Le vêtement de tou- tes ces tribus est iden- tique ; les hommes por-

FIO. 3 6 . — l ' y INDIEN A T S A H U A i M 1 11* v v r A L A R C U S POISSON DANS tentunclonguechemtse, LE mo CDAIPA, i r r u i n DO mo INAUIMIU.

sans manches, les fem- (R.produtii»n du,,. Ptoiofc>Phic_do u. Kri»,,d Norjo.toid.) mes, un morceau d'étoffe, enroulé autour des hanches, parfois, elles en jettent un autre sur leurs épaules. Ces étoffes sont faites d'écorco battue, ou de coton.

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»-• • EHLAND N0RDENSK10LD.

Tous, humilies et femmes, ont la cloison du nez perforée; ils y suspendent une pelite pendeloque en nacre ou une pièce de monnaie en argent. Quelques- uns ont, à la commissure des lèvres, des trous dans lesquels, en temps ordi- naire, ils mettent des cheville* de bois ou qu'ils laissent vides, mais que, dans les occasions solennelles, ils ornent déplumes. Comme trophées ils por- tent sur le front îles bandeaux de plumes de couleurs éclatantes, réservés aux hommes seuls, ou des colliers de dénis de singes; ce dernier ornement est réserve chez les Alsahuacas aux femmes, chez les Tamb-Guarayos, aux hommes; il n'est pas en usage chez les Yamiacas. Les Tamb-Guarayos por- tent également comme trophées des morceaux de peau des animaux qu'ils ont tués.

Tous ces Indiens ont un réel souci de la propreté; ils ne se tatouent pas, mais se peignent le corps. Leurs pois et leurs paniers n'ont pas d'ornements;

et ceux qu'ils portent sur leurs vêtements sont extrêmement simples. Les Yamiacas, qui, pondant ces dernières années, ont eu beaucoup île relations avec les blancs, commencent à dessiner, et y prennent goût. Suivant l'exemple de K . von der Sicilien, j ' a i fait exécuter par des Atsahuacas mon croquis au crayon et celui de mes compagnons.

Je n'ai jamais assisté à des danses, en revanche j'ai recueilli quelques chants; ces Indiens ne connaissent aucun instrument de musique.

Chaque tribu a son chef, mais cette dignité n'est pas héréditaire. La bigamie est inconnue et les femmes sont bien traitées. Je ne sais presque rien de leurs idées; ils semblent croire à une vie future, qui leur réserve € huacana, chapi- chapi •, c'est-à-dire « beaucoup à manger ». l'aire bombance sans avoir à travailler pour se procurer la nourriture, tel est leur idéal.

J'ai beaucoup de sympathie pour ces pauvres Chunchos, jadis si redoutés,

| et maintenant menacés d'extinction. Chez tous, j'ai reçu le meilleur accueil;

lesTamb-Guarayos elles Atsahuacas me construisirent une hutte au milieu des leurs, me fournirent une garde d'honneur, cl m'ofl'rirent du feu, des bananes et tous les autres produits de leurs champs; les Atsahuacas m'offrirent même de me donner une femme, si je consentais à rester toujours avec eux.

Au cours de mon exploration, j'ai fait des fouilles archéologiques dont le but principal était de déterminer la limite de la civilisation du plateau, dans la direction des grandes forcis vierges. On ne rencontre pas de chulpas (monuments funéraires) dans les régions où il n'y a plus de pâturages pour les lamas, jamais dans les forêts vierges, comme également sur les pics des Andes. Il esl vrai que j'ai trouvé des objets contemporains des chulpas dans quelques endroits isolés situés plus à l'intérieur, mais ces objets ont pu être

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EXPLORATION SCIENTIFIQUE AU PÉROU ET EN BOLIVIE (1904-1905).

no. 37. — Chulpn.

TOMBE StIU.LEVtE AU*

DKUL'B DU SOL A QUIA- CA.

« Itoproduction d'uno plioto- graphio do M . hrland Nordcnskiiild.)

n o . 38. — PIERRE SCULPTÉS REPRÉSEN- TANT I N JAGLAH.

<Reprodaction d u n e pho- togrmplno de M . Erlaod

• Nordenskiùld.)

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tn . , ERLAND N0UDENSK10LD.

transportés là, soit par échange entre tribus, soit parce que les Indiens des hiontagnes, comme cela se passe encore aujourd'hui, avaient leurs champs plus à l'intérieur des forêts que leurs habitations et leurs chulpas.

L'étude des tombeaux, & la limite de l'aire d'une civilisation, présente un * intérêt particulier : il est, en effet, permis de penser que les objets qu'ils ren- ferment datent d'une période dont la durée a dû être relativement courte. J'ai fait quelques trouvailles isolées dans des chulpas qui remontent probablement au commencement de la « Conquête «.Beaucoup d'objets de date plus récente se trouvent aussi dans les tombeaux ; ils proviennent des sacrifices d'Indiens Quichuas qui sont très superstitieux; c'est ainsi que j'ai trouvé dans un tom- beau, au milieu de crânes trépanés et d'objets en bronze, un flacon portant cette inscription : Die Keisserliche privilegiel altonalische W. Kronessenls.

Les objets que l'on rencontre le plus souvent dans les tombeaux, sont des épingles en bronze, appelées topos, dont les femmes se servaient pour attacher leur châle sur les épaules. Les objets funéraires proprement dits sont rares;

quelques spécimens recueillis donnent l'impression d'être des réductions.

Tous les tombeaux se trouvent au-dessus du sol ; les corps sont placés dans un monument funéraire surélevé au-dessus du sol et non point enfouis.

Dans la vallée de Pelcchuco, ces monuments ont la forme de caisses en pierre, et sont constitués par cinq grandes plaques de schiste; dans la vallée de Quiaca, on en trouve composés d'un pilier dont la partie supérieure est massive, et la base percée d'une chambre sépulcrale. La chulpa représentée à la page précédente (lig. 37) est de Quiaca; elle se compose d'une petite hutte composée de deux chambres ayant chacune une entrée. Dans quelques vallées des grottes naturelles servent de tombeaux. Dans la vallée de Ollachea, les tombeaux sont souvent placés sur des escarpements d'accès si difficile, qu'il faut construire des échafaudages pour y accéder. Sauf les monuments funé^

raires de cette dernière catégorie, tous les autres sont très faciles à fouiller.

La plupart de ceux que j'ai rencontrés avaient déjà été ouverts; pourtant un seul archéologue, à ma connaissance, a fait des recherches dans la région, à l'est des Andes, Bandelier, qui a visité les vallées de Pelechuco et de (Juerara. De nombreux tombeaux ont été pillés par les blancs ou par les Indiens; fort souvent aussi, on les a démolis pour en utiliser les pierres dans les constructions.

Les chulpas que l'on trouve dans ces régions proviennent peut-être des Aymaras; ce peuple, comme l'ont prouvé plusieurs voyageurs, s'étendait, en effet, autrefois beaucoup plus loin à l'est des Andes qu'aujourd'hui. L'impor- tante collection de crânes que j'ai rapportée permettra peut-être d'arriver à la solution ce cette question.

On ne rencontre pas dans cette région de ruines de grands édifices, tem-

ples, etc. .comme à l'ouest des Andes. Toutefois, dans la vallée do Sina, quelques

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EXPLORATION SCIENTIFIQUE AL" PKROL* E T EN ROL1V1K H'JflH-'O:.). Î'i3

grosses pierre», sur lesquelles sont sculptées ilos figures il animaux : jaguars, poissons, serpents, sont peut-être les vestiges «l'un grain] bâtiment (lig. :(S).

Dans les forêts vierges, près de Iluturo, et du rio Tuiclic, qui se jette dans le rio Béni, affluent du rio Madré ilo Dios, on trouve une grande quantité tic haches en pierre, de tessons do cruches et «le figurines en argile, grossière mont modelées. La poterie de cette région diffère complètement, aussi bien par lu forme que par les ornements, de colle des vallées montagneuses et des pla- teaux; les haches en pierre ont aussi une forme caractéristique.

1 Les traces de nombreux emplacements d'anciennes habitations montrent que de grandes forets vierges, aujourd'hui inhabitées, renfermaient autrefois une population nombreuse. Il se peut que les anciens occupants «lu pays fus- sent les ancêtres des Indiens Tacana ou Lapachu. En effet, des figurines un argile que j'y ai recueillies ont tantôt les deux lèvres perforées, tantùt la lèvre supérieure seulement. Or, ces mutilations n'ont jamais été pratiqués chez les Aymaras et les (Juichuas.

Nous avons visité le grand gisement de fossiles, connu depuis long- temps déjà, situé près d'Ulloma, sur le rio Dcsaguadei'O. Notre intention était d'étudier les conditions de ce gisement et d'en prendre «les photographies. Les fossiles se trouvent dans du gravier et se composent presqm1 uniquement d'os- sements do grands animaux, M'yilherium, Mnsfo'i'tnU', ed\ Très probable- ment, relie localité ncrupr l'emplacement .l'un ancien fond de lue.

Au Pérou, en fouillant une grotte voisine île Tirapala (ait. : -i H.'iO m. >, tiuiis avons découvert un nou\eau gisement d'ussenients de mammifères fossiles.

Je n'ai pas encore eu le temps de les déterminer tous; parmi ceux que j'ai pu examiner, se trouvent des ossements de Sceluloilterium, lïOitoiitppnliuin, d'un grand chien, d'un ours, d'un cerf à la ramure droite très développer. J'ai recueilli, en outre, des ossements de plusieurs espèces A'Auchvnia, de petits rongeurs et d'oiseaux. Cette collection sera d'un grand intérêt pour l'étude des mammifères pléislocèncs sur le haut plateau undin, car, comme je le disais plus haut, le dépôt de fossiles d'Ullotna ne renferme que des ossements do grands animaux.

Près de la grotte où j'ai fait cette découverte, en existent d'autres que je n'ai pas eu le temps de fouiller, mais qui certainement doivent également renfermer d'abondants fossiles.

J'ai rapporté également une nombreuses série d invertébrés fossiles prove- nant principalement du Silurien. J'ai retrouvé sur une grande étendue, en parti- culier à Mojos. en Bolivie, et, à San Juan del Uni, au l*érou, les schistes à graptolîtes découverts par Evans à Aniantala; j'en ai rassemblé une impor- tante- collection ainsi que de Lribolîtc*. A Pata, dans la province de Caupolicau, j'ai rencontré un grès silurien, r i réuni une noinhrru-eeullectiou d'invertébrés;

j'ai, d'autre part, récollé des fossiles provenant de formations plus récentes.

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2«fl K M . A N " NoliliENSKlnl.n.

I,e J ) ' I I i i l n i L ' m i s V - l o c c u p é de / " " l u L ' i c . p u r l i n i l i è r e n i i ' i i l «!>• liinlni-ii>. S e s é l u d e s o u i jti>11• ' p r i n c i p a l c m e u l s u i les t e r m i t e s . P e n d a n t l e s ionL's s é j o u r s u n i l a fails à Mojos et a San l'ennui, eu Hnlivie. à Chaquimayu, au Pérou, il u ras- semblé une importante coliniioii d'insectes en vue de IOOIKMTIIOS analomiques.

Pendant tout notre voyage, nous avons travaillé dans d»*s cumliUuns tivs pénibles; le transport des vivras et îles culU'Ctions à Iravurs les forets vierges a été partimlièreinenl ilifficilt*. A la lin île notre séjoui\ le b1 liolmgren fut atteint île t\\ >enterie clironniiie, et nioi-nième j'ous des attaques de malaria : nous fûmes ainsi contraints d'interrompru prématurénicnl nus recherches, Nous avons réussi à l'apporter eu Kurope la plupart île nos collections, sauf quelques raisses qui se MUII penlites pendanl le transport. Nous avons piis do liés iioinlireuses plio|tçra|iliies. Du Tambopala un [v>'-< p>lit noinliro seulement sont liuiiiirs, noire appaieil ayant été avarii- dans un naufrage au passage d'un rapide.

I J I ln'1 avenir économique est réservé aux fertiles régions forestièivs des rios Tamliopnta et Iuanibiiii; déjà, une compas'niu ainéricairie exploite une mine d'or trè> productive enlie ers deux Ileuves. On a hien aussi créé quelques factureries île 1:011 une, mais elles ne pn^pèreut pus, en raison des diflicultés de transport. l)aus ce> pays une allaite ne peut réussir que si elle possède île ui'its capitaux, lui permellaiit, avant lotit, de construire de. lions chemins.

11 e^t â Mniliiiilcr, [mur l'avenir du pays, que l'on sunire à relever le niveau moral de la population indienne, parlant quichua, qui haliile les vallées inuiilaL-iii'uses el le liant plateau ainlin. Ces peujdades sont industrieuses et assez iulellii-'enles, mais alisolument adonnées â l'ivrognerie. Il faudrait aussi les protéger ruiitre les eiupiéteiucnts dus blancs; on arriverait ainsi à former une population aisée de petits fermiers, qui exploiterait les vastes terres fer- tiles qui se trouvent dans le territoire des forêts vierges.

l.'ni' ère île prospérité semble s'ouvrir pour le l'érou et la Bolivie sous la direction de patriotes tels que José l'ardo el José Italta dans la première de ces républiques cl de M . Y . lîallivian dans la seconde. La mise en valeur des territoires détermine une poussée de la race blanche vers l'intérieur; aussi bien imporle-t-il, dans l'intérêt do la science, de recueillir immédiatement les produits de la primitive culture des indigènes étaldis dans les parties les plus reculées du pays. Itemettre. celte ouvre à demain serait perdre d immenses trésors.

l.a Iroulièi" entre b- IVroii i:l la Itulivie demeure indéterminée, mais on doit penser qu'elle sera établie d'après le statu quo. en d'autres ternies, par le lio Tamhopata.

ElUANl) NulUlENSKIÛLD.

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