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GILES MONTFORT 34/42. Éditions Maïa

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Academic year: 2022

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GILES MONTFORT

34/42

Éditions Maïa

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Découvrez notre catalogue sur : https://editions-maia.com

Un grand merci à tous les participants de simply- crowd.com qui ont permis à ce livre de voir le jour :

FATIMA BENKALED CHRISTIANE BERTHOLET

CHRISTIAN BEYLER LUCETTE BOIS-CAMORS

ANDRÉ CHARVET MARIE-ODILE COURRIER

ROBERT DAHAN HUGUETTE DÉMOLIS MADELEINE FONTANEL

MICHEL FONTANEL SARAH GROLLERON ANTHELME GUIRKINGER

JEAN MARTIN HÉLÈNE MARTIN BERLE LILIAN MARTIN GHÉRARDI MICHÈLE MARTIN-ODDON BERNADETTE MOLLARD

DIDIER PERALES PIERRE PORRAL MARTIAL POUVRASSEAU

GILBERT RENAUD LUCE SIVIGNON JEAN-CLAUDE VUILLERMET

© Éditions Maïa

Nos livres sont éthiques et durables : économes en papier et en encre, ils sont conçus et imprimés en France.

Tous droits de traduction, de reproduction ou d’adaptation interdits pour tous pays.

ISBN 978-2-37916-388-3 épôt légal : octobre 2020

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Illyana,

Comme si la rue l’avait jeté, il s’engouffra dans l’église. À genoux puis assis, il glissa au bout d’un banc de chêne saturé de cire et peut-être de céré- monies. Tout un passé de séminariste vint l’assiéger et qui montait de l’autel dans la pénombre ; ses yeux fixaient le tabernacle. Il reconstruisait les années de grégorien, le mur d’enceinte, les lourdes portes d’entrée et… le mépris, les menaces, les brimades. Mais déjà, la torture revenait, lancinante ! Pour calmer le mal, il passa d’une fesse sur l’autre dans un mouvement alternatif : elle avait exactement ce tempo, ce déhanchement, elle était là ! Comme des volutes d’encens, elle s’empara de ses jambes musclées et noires de soleil, ses doigts vinrent jouer avec l’ourlet du short puis rebondir sur le bosselage des abdominaux, la ceinture céda légèrement. Il plongea dans ses yeux dont le brillant avait la chaleur de son toucher et dont les battements de paupières rythmaient la reptation de la main : c’est alors que le silence de la nef éclata de solitude et comme si la voûte s’effondrait, il plia jusqu’à heurter du front l’accoudoir !

« La douleur, tu verras, c’est plein de vide, mais entre nous, il n’y a que de bons moments ; je peux mourir, je m’en fous. », et ils s’étaient enroulés l’un à l’autre.

Depuis des jours maintenant, les souvenirs revenaient, voraces, for- midables et qui s’accrochaient à tous les objets et qui s’éveillaient pour une brise, un parfum, un son ! Oui, elle était partout avec des instants de braise incrustés dans toutes les heures du jour et puis des respirations et des lèvres ourlées qui bruissaient dans le mauvais sommeil des nuits.

La rue le reprit ; des visages passaient impassibles derrière les pare- brises des véhicules, d’autres, plus souriants, venaient vers lui, sur le trot- toir… Une démarche de fugitif, pensa-t-il, mais déjà elle le talonnait et la rue se fit muette :

« Le mythe d’Actéon, tu sais, dis, tu sais, toi… Le prince des chasseurs avait surpris un jour Diane, nue en forêt et pour ce sacrilège, la déesse le condamna à être dévoré par ses chiens… À courir toute sa vie avec ces mêmes

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bestioles à ses trousses. Tu n’avais qu’à rester sage, espèce de mari repenti, bête de baise, tu vas courir désormais, du “pas vécu” hurlant derrière toi ! »

Il n’avait pas saisi sur le moment, car elle avait terminé en lui croquant une fesse avec un grognement sauvage, à quatre pattes, la rotondité par- faite de ses seins caressant délicieusement ses cuisses allongées sur les draps complices… Il se retourna dans la rue comme si les aboiements allaient jaillir puis fut nez à nez avec le miroir d’une vitrine qui, implacable, lui dessina les traits de ses quarante-cinq ans ; celle qui était partie agita un instant des reflets de boucles blondes, mais il resta seul avec son image et ses années : Illyana avait 28 ans !

Un léger vent de septembre vint lui battre les yeux de ses cheveux, il tourna la tête vers la rangée de tilleul qui menait à son appartement dans un petit immeuble de la rue des écoles, et ce même vent, dix mètres devant, jouait avec les premières feuilles d’automne : il en fit une farandole qui tour- billonna sous un arbre puis un autre.

Elle s’était glissée là tout l’été, en zigzag à chaque fois, pour effleurer de sa jupe les jeunes troncs de tilleuls, découvrant toujours plus haut le galbe de ses jambes dans un slalom parfaitement profilé ! Il poussa le chêne de la porte sous le porche et à nouveau le vent plus capricieux balaya le hall, tour- noya, désinvolte, dans le large colimaçon des escaliers et… Son rire suivit, plus irrésistible à chaque marche qu’elle montait deux à deux, le frou-frou d’un chemisier qui s’ouvrait ou comme des tissus effeuillés jetés à chaque étage, et le rire fou du troisième qui avait arraché quelques derniers sous- vêtements puis au dernier, nue, adossée à la porte d’entrée, les mains jointes en prière sur les seins :

« La paix soit avec vous, mon fils. Vous êtes monté au paradis, age- nouillez-vous et baisez ce saint lieu où vous allez pénétrer. »

Jamais il ne s’était soucié de quelque voisin témoin de cette mystique ascension, et avec le même égarement il ne sut retenir un cri, des larmes aussi, ferraillant la serrure, vide, complètement plein de vide…

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Anne,

Elle hurla, vociféra, aboya, le jour, la nuit, de la voix, des gestes, des yeux, au téléphone, par lettre ! Elle fut un catalogue d’injures, un torrent de reproches, une avalanche d’insultes, imprévisible, menaçante, écorchée vive.

Elle avait prêché le détachement ; « la non-possession » : amis et proches voulaient la considérer comme la représentation de la liberté dans le couple, plus vive et effrontée que les bulles de champagne dans la placidité de leur liquide. Elle avait la générosité des paroles qui viennent du cœur ; pour son plaisir et pour aller au bout du détachement, il avait acquiescé à toutes les propositions : chacun son appartement, un divorce en bonne et due forme, mais secret ; une légèreté idyllique comme une fragilité insoup- çonnée, des années semblait-il, en « openfield ».

Deux enfants, l’enseignement en collège avait déjà clôturé l’horizon, mais surtout jamais n’avait-elle envisagé que lui, puisse un jour vivre les fan- tasmes et les rêves dont elle s’était bercée en vingt ans de vie commune ? Jamais désespoir plus profond n’avait lacéré et brûlé autant le passé, devenu maintenant paradis perdu et que l’inacceptable présent ou l’avenir profilé comme un désert sauvage. Cet été là, cet été, faisait briller dans les yeux de leur fille de douze ans, d’insoutenables reflets de détresse et la culpabilité partagée attisaient ce qui devait être de la haine. Un barrage se rompait, une écume sauvage emportait la tendresse et toutes les complicités : avait-il fallu vingt ans pour accumuler tant de boue qu’elle lui crachait au visage ?

Elle ne savait pas comment il avait appris à ne rien dire et demeurer impassible, obstinément ! Elle pensait bouderie, provocation, remords et l’in- sultait d’autant plus ! Il pensait roseau muet, et se jouait des bordées de mots et d’objets… Le séminaire, ma belle, tu ne sauras jamais le silence glacé de l’eau bénite, l’œil supérieur, déformé, tranchant, embusqué derrière le verre des lunettes et tout au sommet d’une soutane, et puis à neuf ans et seul, l’odieux quotidien d’un timide livré à ses camarades espiègles, des pervers précoces rendus voraces par l’enfermement. De plus, mes chers parents m’ont appris à aller chercher de l’eau dans un panier percé, et plus encore à trouver cela naturel ! Il savait qu’elle ne comprendrait jamais tout ça, mais qu’elle avait profité de cette aptitude à encaisser tous les coups.

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Elle avait également décidé et établi qu’elle était victime de la modes- tie de ses origines. En conséquence, elle avait, seule, compétence découvrir l’injustice ou l’iniquité universelle qu’elle savait dénoncer avec courage et intelligence, mais qu’elle voulait voir aussi partout confondue dans toutes les formes de pouvoir. C’était une « passionaria » d’autant plus attachante qu’elle était belle ; d’autant plus féroce qu’elle mesurait ses petits moyens : les concours de l’enseignement lui avaient échappé et le statut de « maître auxiliaire » lui permettait de ferrailler régulièrement avec un principal, l’admi- nistration, le rectorat en de longs duels où, semblait-il, elle se complaisait…

Cet été-là, Anne prit aussi un amant : comme foudroyée par cet orage d’été qui semblait tout lui arracher, un ami – peut-être proche – lui tendit quelque main secourable… Elle le dressa ostensiblement comme le spectre de leur vie commune à jamais condamnée, mais dans le même temps elle faisait sentir qu’elle aimait, et qu’elle aimerait toujours celui qui ne pouvait être à personne d’autre qu’à leur histoire, comme viscéralement à leurs enfants ou comme à la naturelle succession de tous les jours !

Perversité, cruauté ou incontournable cours des événements, les af- frontements inévitables ouvraient à l’occasion ou par épuisement une courte parenthèse de tendresse et il la prenait dans ses bras, serrait, serrait encore, mais des larmes et des murmures et des sanglots et la détresse… Et cette dernière était profondément partagée, mais Anne ne voulait pas le voir. La prise de risque était inscrite dans le mode de vie choisi : pourquoi faire venir l’orage et ses grêles d’invectives ?

Il n’avait rien dit et ne savait comment elle l’avait appris : elle ne connaissait rien de cette rencontre et il pensa un instant que la discrétion vaudrait preuve d’amour. En vingt ans de vie commune, il lui semblait avoir tout donné à sa famille : une fidélité à hauteur de la disponibilité quotidienne, un moine sanglé dans sa règle n’aurait pas fait mieux ! Anne creusait l’abîme et sa profondeur ferait les distances infranchissables. Illyana l’avait emporté comme un train fou : il savait fort bien ne pas pouvoir la suivre. Il devinait, pour la suite, les voies désertes et les rails qui ne conduisent nulle part ; ce qu’ils partageaient tous deux éveillait le goût des trésors cachés comme le profil inquiétant des voyages sans retour. C’était la conjugaison du verbe aimer à tous les temps, mais sans regret.

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20 ans plus tôt, Albert !

Deux ornières sur un chemin creux couraient devant la voiture qui cra- chait des pierres et des graviers sous les roues. On devait être en juillet et tout était soleil… Il était allé droit au but : à son grand-père, Albert, parrain de surcroit, et vieillard de 75 ans qui parcourait toujours ses vergers et ses vignes, il demanda de l’argent, peu en fait, mais beaucoup pour le gamin qu’il était encore à 25 ans. Sa fiancée « Anne » était partie en Amérique du Sud et le voyage se passait mal, il devait y aller. Le grand-père avala le tout et aligna l’argent : tous deux savaient qu’elle était partie et qu’il n’y tenait plus, c’était 20 ans plus tôt, 20 ans plus tôt que cet été-là !

Et il l’avait retrouvée vers Arica au Chili ; ils avaient terminé le voyage ensemble avec des péripéties et des sentiments qui n’étaient pas sans mélange. Un an plus tard, il avait repris le même chemin creux pour annoncer le mariage, et puis 4 ans après, au mois d’août pour la naissance de sa fille.

Mais cette fois, le vieux l’attendait.

« Tu vois le chemin par où tu es venu ? », et de la main il indiquait le bas de la colline, « Il y a un champ d’orge qui s’accroche à la pente, il a été labouré jusqu’à son milieu et regarde, le paysan a versé en haut sa raie de charrue, a remonté la terre. Regarde cette raie de charrue, regarde : c’était en août 14. Fin août, il faisait chaud et c’était dans les Vosges ! Le capitaine nous faisait monter en tirailleurs vers un bois qui n’avait pas encore perdu ses couleurs et puis plus haut, le vert foncé des sapins annonçait la montagne, comme chez nous. Il était moulé dans son uniforme, et fier, oh fier ! Avec ses gants blancs serrés sur le pommeau du sabre qui lançait des éclairs au soleil, les bottes bien cirées du matin par son ordonnance crissaient dans le chaume et il nous promenait ainsi depuis trois semaines sous la mitraille ; on avait dû perdre le tiers de la compagnie : lui, trop propre, trop neuf, échappait aux balles… Cette fois, ça sentait l’embuscade plus que jamais et je pleurais en montant ! Oui, ça sentait la sueur, il y avait des respirations fortes parce qu’on courait vers le bois et moi je pleurai en le regardant par-dessus l’épaule du gars devant et puis… Et puis j’ai vu la raie de charrue et puis j’ai encore couru et puis j’ai crié et je me suis jeté dedans au moment où les mitrailleuses ont tiré : la raie de charrue qui versait en haut, tu comprends ! J’ai fouillé la

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terre, de la tête, des mains, des ongles, de tout le corps comme une taupe ou un ver de terre et je pleurais, je pleurais encore…

Il y avait deux “Maxim” : une sur ma droite une autre à gauche au bout du bois, elle balayait le champ en ciseaux. Deux fois déjà, ils nous avaient fait le même coup, ils savaient se battre et ils nous attendaient encore et tou- jours ! Il devait y avoir deux copains au-dessus de moi, l’un a dû mourir très vite, l’autre a frissonné, je l’ai senti sur mon dos au deuxième passage de la

“Maxim” ; j’avais du sang qui me coulait dans le cou, ça sentait comme dans les abattoirs. Des cris, des hurlements, des “mamans j’ai mal”, des “salauds”, ont duré quelques minutes comme s’ils avaient étouffé le “tac tac” ou avalé toutes les balles. Puis ils sont partis, il y a eu un ordre bref en allemand, des mots, presque un éclat de rire, et puis rien, des murmures, les dernières plaintes ; j’avais de la sueur, du sang et de la terre sur le visage, dans les cheveux, dans le dos, dans le cou, je pleurais, je pleurais !

La deuxième compagnie est arrivée une demi-heure plus tard : on était deux survivants et moi je pleurais toujours ; j’ai vu le capitaine comme posé en tas sur le sol labouré, les balles l’avaient assis et presque tronçonné au niveau de la taille, il avait perdu son sabre, un gant blanc et une main, son flegme et son mépris ! Et c’est moi qui ai pris son mépris en place de mes larmes : j’avais 20 ans et j’ai pleuré jusqu’à cet instant parce qu’à chaque attaque et dès les premiers jours on nous a envoyés mourir pour rien ! Patriotisme, gants blancs, république, c’était pareil : tous ou presque, on avait senti l’embuscade comme on devinerait par la suite les autres lieux de massacre… J’ai pleuré jusque là parce que l’on m’enlevait ce que j’aimais, cette terre sur laquelle je travaille encore avec ses printemps, ses orages, ses sueurs pour faire pousser des fraises ou des petits pois, ses grêles pour les hacher menu, une année sur deux. Les gants blancs ne savaient pas ce travail et nous méprisaient ! J’ai moins pleuré depuis, mais j’ai eu peur et pas des boches, non, mais des gants blancs ! J’en ai eu peur comme de chiens prêts à mordre ou à chasser du vulgaire gibier !

Pourquoi te raconter tout ça n’est-ce pas ? Je ne sais pas ce que tu découvres dans tes livres et tes études d’histoire, mais si ce sont les gants blancs qui ont écrit… Tu devines ce que j’en pense… »

Un silence, peut-être comme après la mitraille, laissa ronronner le tracteur qui en face traînait péniblement sa charrue et semblait abaisser un rideau de terre fraîche et noire sur le champ d’orge. Le grand-père s’était assis sur un petit tabouret de bois « à trois pattes » qui l’accompagnait tou- jours, et qu’il laissait en tête des champs où il travaillait :

« Faut que tu reviennes, faut que je te dise quelque chose d’impor- tant, mais pas aujourd’hui… Faudrait que tu passes un matin très tôt, vers 6 heures, tu sais, les vieux ne dorment pas, et j’ai toujours aimé travailler à la rosée : ne descends pas dans le vallon, mais viens directement au sommet

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de la plantation et tu descends entre les deux rangées de poiriers, jusqu’à cet endroit où l’on se trouve… »

Cette demande était étrange, mais le pépé enchaina :

« La semaine prochaine, mardi 6 heures. »

20 ans plus tard, cet été-là, il serrait la main d’Illyana et n’avait pu résis- ter à l’évocation de cet épisode pourtant si lointain… Ils étaient partis marcher sur un sentier qui conduisait au col et sur les derniers plateaux dominant la vallée, un champ d’orge moissonné depuis peu virait au noir sous les gro- gnements d’un tracteur qui avec sa charrue, à nouveau... « versait en haut »

! Avec les mots du pépé, il déroula août 14 : comme ils s’étaient arrêtés, c’est avec passion qu’il exposa les difficultés du labour dans une parcelle en dévers, le versoir doit remonter la terre, bien la maintenir, assez longtemps pour qu’elle ne retombe point dans la raie… Mais elle l’entrainait déjà au-delà du talus puis sur l’herbe :

« Méfie-toi, le terrain est en dévers, remontes et maintiens bien ! », elle lui prit la bouche comme le pépé avait dû mordre la terre, « J’aime les socs de charrue. », glissa-t-elle.

Une terre chaude venait à lui, mais onctueuse, moite, et la sueur était une rosée de bonheur semée de cris :

« J’aime tes “Maxim”, et puis j’aime tes guerres…

— On est fous. lâcha-t-il. »

Reprenant son souffle, il serrait ses épaules pour mieux faire levier de la taille puis lâchait et retournait des baisers sur sa poitrine : les lèvres sui- vaient le galbe des seins, le cou et fondaient sur les siennes qui l’attendaient comme au passage d’une proie…

« Ah, tu aimes mes guerres, Athéna baiseuse, et bien tu vas connaitre mon secret, celui du pépé et tu vas devenir une guerrière, une vraie. »

Il eut un instant la sensation qu’il ouvrait la terre, puis plus certaine- ment, celle qu’elle lui plantait les ongles dans le dos.

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