ESSENNAIÉC NAT]ONATE
- 2.
SÉANCE DU :12 JUILLET 1995 1029COMPTE RENDU INTEGRAL
1 PRÉSIDENCE.DE.M. PHILIPPE SÉGUIN
[¿
séance estouverte à quinze
heures.M.
,1le prósldent. lå
séanceest
ouvene.RÉVISION CONSTITUT1ONNELLE
' Explications de vote et ùote
sur liensemble d'un proiet de blìconstitutlonnelle M.
leprósident. L'ordfe du jour
appelle les explicadons devote et le vote sur
I'ensemble du-þrojer de lòi consti- tutionnelle ponânt
extensiondu chañrp-d'appliàtion du
référen¿lum,instituant
unc session parlámenräreordinaire unique et modifiant le, régime de'l'inviolabilité
parle- mentaire.Je rappelle que la
conférencedès
présidentsa
décidéque le vote aurait lieu par scrutin public, en application de I'anicle 65'l du règlemént. "
t. Explicatigns de vote
M. le prósident.l Dans les cxplicatior, á. vote,
laparole
està M. Manin M"l"y.
,M. Martin Malvy. Monsieur le président, monsieur
le garde des iceaux, mes cheró collègues,on connaît aujour- d'hui
sans doutele
remède au désenchantement des Fran- çais,à la
stagnationde I'activité et à cette
sortede
lassi-tude
prématuréedu Gouvernement
(Exchmøtionssar
hs bancs-du
groupedu
Rassenbhmcntpour h
République etdu
groapede I'Union pour k
dy'moctdtiefançaise et
du Centre, c esth
réaision d¿k
Constitation 9.Il suftìsait d'y penser: modifier le calendrier de
la session parlementaiieet élargir le champ du
référendum,voilà la
recette magiquepour redonner eu
payscet
élan que JacquesChirac lui avait
promis.Ainsi s'explique
sansdoute le changement d'avis du
Présidentde la République, qui déclarait avant son
élec-tion :
nNous aurons plus urçnt à faire qu'à
réviser laConstitution.
nPremière caractéristique de ce texte, il s'agit donc
d'une réforme circonstantielle. Mais c'est aussi
uneréforme contradictoire et en ttompel'æil.
[¿
sessionunique, qu'elle soit
då centvingt ou
de.errt trente
jours, en elle-même, nemodifiera rien. Pourquoi
lapratique
actuelledu Gouvernement
changerait-elle ?[¿
sessionunique
ne changcrarien,
puisque lesdroits du
Parlement nesont
pas revaloriséset qírc
lesdroits
deI'opposition
restent méconnus.Ainsi en est-il de ce prétendu
cadeauque fait le Gou- vernement au Parlement en prévoyant qu'une fois
parmois,
une séance sera réservée à I'examen des propositionsde loi, mais en précisant aussitôt qu'il ne saurait
s'agirque de
cellesdonì le
Gouvernement accepteraitI'inscrip-
tton.M. Bernard Derosler.
C'est scandaleux !M. Martin Malvy. Si
lespropositions de loi
exisantesne þlaiscnt pas eu Gouverñement, la
séance. mensuellen'aura
paslieu,
àmoins
quele
Gouvernement ne.suggèrelui-mê¡ire
à samajorité
dren déposerqui lui
convrennenr,comm€
cematin
ccllesur
laTVA. C'esr,'au mieux de
lalibené
surveillée,au pire une réforme qui a le gott
de Canadadry
!Ainsi, le
refrrsd'accroltre le nombre
des commissions PermenentesAinsi, le refus de donner un véritable srarur
euxcommissions d'enquête et de permettre qu'elles
soientconstituées si le Gouvernement, ou. se majorité,
s'y oPPose.-- Àlgsi
.encore, le refus de limiter I'usäge de I'article
49-3.[¿
sessionunique ne
changerarien, puisque le pro- blème du cumul
des mandamn'est touiours
pas tranèhé, malgréle vote de la
commission desloís et lä effons,dé
son rîPPorteur. t
:Par cgntre, voùs
avez,monsieur le
gardedes
sceairx, acceptéune
avancée .concernant les périodesd'interpella-
tion du
Gouvernementi une à I'oûverture
d.e chaque séance.Il convienq monsieur le président, qu'avant
'le,vote définitif du tdte
des précisionssòient
apponées au Parlementsur
lesconditions de leur
déroulement.Alors,
sessionunique, oui, mais
pasdans le
contexteactuel de
déséquilibreen
faveurde
I'exécutif.Vous prétendez revaloriser le Parlement. En
réalitévous le maintenez dans les limites éroites du
n parle-mentarisme rationalisé n
de
1958. Pire, vous réduisez dansle même mouvement son rôle, comme si la
sessionunique avait été invoquée,
ceftespour donner
quelques satisfactionsau président de
I'Assembléenationale,
maissurtout comme
superbeleurre
stratégique des véritablesintentions du
Gouvernement.En effet, le référenäum. conóernera désormais
les matières relevantde I'anicle 34 de la Constitudon,
doncde la
compétencedu
Parlement.Et qui aura le pouvoir de
lancér, senseucun
conrrôlejuridictionnel préalable, Ia procédure de
consultationdirecte
des Français ?Lc chef de
I'Etat.[æ c¿ndidat Chirac voulait corriger
ola dérive
monar- chiqueäu
régime o.Or,
une fois la-révision adoptée grâceà une majorité bien alignée - après quelques
escar- mouches verbalespour donner le
change- le
Présidentde la République détiendra un pouvoir
supplémentaire,puisque vous avez refusé rout contrôle juridictionnel,
(u'il-.soit du Conseil constitutionnel ou du
Conseild'Etat.
Ceffe arme, entre les mains d'un président
populiste (Murmaressur
les bøncs du groupedu
R¿ssembhment Pourh
Républiquect du
groupe deI'Union poar h
démocratiefønçøise
etdu Cent) - qui sait
ceque peut nous
réser-ver
I'avenir ?-
risquede devenir
socialement dangereusç.Les
droits
économiques et sociaux, acquis des lutteset
des' forcesde
progrès,åt
énumérés dansle
Préambuledè
laConstitution de
1946, ne peuvent être livrésau
risque de I'aventurisme !1030 ASSEMBLÉE NATIoNALE
-a:,sÉaruce
DaJ 12 JUTLLET 1995[æ
chaneementd'intitulé de
ltélareissemenrdu
chamodu référenäum,
sâ¡rsdoute Þire qu."l" rédaction initiafe du Gouvernement, nc réponà
parã ttor
craintes de dériveultérieure, puisqu'il
estfüt
référence( eux
réformcs.rela:.tives à la politique économique et socide de la nation r..
Ccne-
réforme
est dangereuse,car clle ouwe la porte
àtous lcs
n bonapartismes-", n boulangismes,, ou
à'l'er<er,cjce soliaire. dù pouvoir
persoånel." (Proustationssur
hs bancsdu
çroìuþedu
R¿ssembl¿nent.þourh'Réøubliauc ct du groupe"dc'l'(Jnibn pour Ia
démâaaticfiøÅçaisc'ct
duCentrc. -
Apphudissementssur hs
bancsdu
çroaþe socia-du groupi
de-I'Unibn pour Ia
démàaaticfrønçaisc ct Çentrc. - Apphudissemnts sur hs hs
bancs bancsdu àu
groupe groupe sosocía- iìste.)Vous
avez refr¡sétous nos
amendemenuoui oowaient justement éviter cet écueil en exduant noìaniment du
-champde ce nouveau référendum le droit du travail,
ledroit -ryndical,
le droit de la
sécurité sociale.Donc,
élargissementdu référendum, oui, mais à
cer-taines conditions sur le champ visé et moyennant
desconuôles
préalables, rouresconditioits qui
nrexistent pasdans le prbjet soumis à notre vote final.
Je voudrais donc
solennellernent- une dernière
fois,puisque décidément nous n'evons pu êue entendus -
rnettr€ cn garde la
représentation-nationale
contre
lessimplifications
ambiantes de lavie politique, dont on
sait, hélas,à qui elle profite le plus, je veur dire à
I'extrêmedroite de votre maiorité.
(Protcstationssur
þlusieurs b¿ncsda groape du
Ra¡sembhmentpoar k
Républiquect
dugroupe de I'Union poar k
ãy'mocrathfrançãke et
duCcntrc.)
Bt-ce là'c€ que
cenainsveulent-dans cet hémi-
cycle ?En tout
cirs,ne
caÅceturez, pasnorre position en
òous accusantde craindre le verdiêt populaiie,'puisque
c'estnous, et
pasvous, qui
avons proposé.r,àmaintes
repfises,eG encore cette
nuir, d'offrir
aux citoyensle droit
de saisirle fünscil constiturionnel par I'exèeption d'inconstitu- tionnalité.
Selon nous, la vraie
démocratie nécessiteune confron- tation
organisée er permenente desopinions,
des avis, desintérêts collectifs, consrruis et fondéi sur une pratique
et une expériencequotidiennes.
C'esrle rôle
des cbrpslnter-
médiaires'que sonr les
associadons,les syndicais et
lespanis, de rirême que les
représentansdu'peuple
souve- rain.Vous
comprendrezque,
face àla dérive
plébiscitaire etpublicitaire
-(Protexationssar hs bancs Vu rroupe
d¿I'Union pour k
démocratie françøiseet du Celæ) qu'il contient
engerme
er. îace àI'atteinte
supplémentairequ'il pone aux
prérogativesdu Parlement au profit du
Pré-sident de la République,
evecou
sa¡rssesiion unique
etsans aucune
reconnaissancedes droits de I'oppoiition, nous ne
puissionsque vorer conrre ce projet dè
réformeconstitutionnelle.
Car quand on
révisela Constitution -
ersurrout
vous,mesdames
et
messieursqui vous
réclámez de I'héritage dufondateur de cerre Réóublique, il faut méditer
-cette phrasede Benolt
Brechtdans'Lø
Résistibh ,4scensiondAr- turo Ui
(Prote*ationstur
þlusieun bøncsdu
øouþedu
R¿¡- sembhmentpour k
Répuâlique):
nLa
logiq"ue åetous
lesjours ne doit
pas se laisserindmider lorsqu'elle visite
les siècles."
(Apphudissementssur
l¿s bdncsàu
groupe socia- Iiste.)M. le prósident. La parole est à M.
Jacques Brunhes.M. Jacques Brunhes. Monsieur le
président, monsieurle
garde des sceaux, mes chers collègues,la
crisede
nosinstitutions, chacun le sait, a pour origine le
déséquilibre despouvoirs, qui n'a
cessédè
s'accenìuer,entre le
pré-sident de la
Républiqueet le
Parlement,dont le rôle
estréduit à
I'excès.t-
Face
à cctte
<dérive pr6itlentialis¡s n, la
commissionVcdel rapportait ( un væu unanime exprimé sous
desformes
divcrses,mais
avecforce, Þar
les- actcursdu
ieu politique-et par lopinion: doúner'au
Parlementla
pÉccer le rôle qui doivent, dans une démocratie, êtrè
lessiens o,
c'estå-dire
élargirle rôle et la
placedu
Pa¡lementcomme législateur, comme contrôleur de I'acrion du Gouvernemerit, comme tribune
des grandsdébas natio- naux, nn Parlement.qui
puisseexeicer pleinement
sondroit d'initietive er soñ póuvoir de
décision.: Or, monsieur le
garde des sceaux, malgré les promessesdu candidat Chiraó et le
messase du-Pr¿sidênt de
laRépublique, M.
JacquesChirac, i
I'Assemblée nationale,votre projet va à I'encontre de
ces objecdfs.C'esr ainsi que, dans vorre texte, le Pr6ident de
la:République
garäe seulI'initiative de la consultation
réfé- rendaire, d4nsun ú*Tp
législatif élargiquj comprend
de grandes plagesd'interdétermination,
avecles
rmques que cete comporte.Cette nouvelle révision de
la
C.onstitution vedonc
ren-forcer, qu'on le veuille ou non, les pouvoirs du chef
dcl.Etac
V.9r¡s a1gravsleinsi le dåequilibre de notre
s¡,s-tème
Polltlque.Pour répondre à I'exigence eccrue et légitime
descitoyens de paniciper à li vie publique, de ónner leur avis sur les granú
problèmes,-sur les libenés; sur
les -droits économiqueset
sociaux,nous
avons proposé quel'initiative
desónsultations
référendaires soit ^étehdu.":*
assemblées
et-au peuple lui-même,
avecla possibilité
depropositions
deloi qui
seraient soumises auiéférendum
àla
demanded'un cenain
pourcentege d'électeurs inscrits.Vous
avez refi¡sé ceneproposition, pounant
soutcnue Darde nombreux
consdruiio¡inalistes.'Ce
refus est bien'la
preuve,à
nos yeux, que vous vous défiezdu
peupleet
dc ses représentants élus.L'arme du
référendum dans les mainsdu
Président dela
Républiquepeur enffaîner une
dérive dangereusepour la démoc¡aiie èt pour
leslibenés, y comprií une
därive pléb$crtarre.[¿
sessionunique, nous I'avons
réclaméedepuis tou- jours. Maig ellg-¡è suffit
pasen
elle-mêmeà
réèquilibrer l^espouvoirs. Elle
peut.n'être qu'une simple
adåptationfonctionnelle. Elle ñ'a
de sensqire par le contenu qui lui
estdonné. Or ie
ne vousãcheiai
öas,monsieur
le'sarde des sceaux, les inquiétudes que sur"litettt les débats dYhier.D'abord, la limitation constitutionnelle du nombre
dejours
de séance, quelles que soienr sesjustifications
appa- rentes esr une marque de suspicionillégitime
àl'égaril.du
Parlement.Il en va de même du
refus systématiquede tous
nos amendements. Amendementssur
I'accroisiementdu pou- voir d'initiative du
législateuren
Þermetranraux
srouDes parlementairesde fairã
inscrireà lordre du iour f* p.o-
positions
de loi de leur choix
àla propónioÁnelle
deleur influence. Sur I'anicle 40, qui noús rètire toute
préroga-tive financière. Sur I'autoriàrisme de I'anicle 4g-¡.
SurI'inidative
budgétairedu
Parlemenr,alors que nous
rra-vaillons à
présenrpour à peine un millièmã du
budget.Sur le re¡iforcement du þouvoir de contrôle,
avec" laconstitutionnalisation
destommissions d'enquête
parle- mentaires.Aucun de
ces amendementsn'a
été rerenu.Mais
nous savons d'expérience,monsieur le garde des
sceaux, que vorLc.ne prêtez guèred'ærention
auxpropositions
del'ôp-
position et
singulièremenrde notre
groupe.?-
Iil l,
'f,ì
ASSEMBLÉE NATIONALE
- 2'
SÉANCEDU
12 JUILLET 1995Comment, pourtant,
ne.pas avoir été
freppé, dans le débatd'hier, per votre crispãtion - le mot n'est
pastrop
fon - pour lirniter, encadrtr, vider de leur conienu
lásmoindres
avancées.Une
séancepar mois
sera réservéeà la
discussion despropositions
deloi.
Pedte avancée.Mais
vous ajoutez aus-sitôt que
ole
Parlernentne pourra débattrc
des proposi-tions que si le Gouvetn.rir.rr. le vcut
bien"i Queh
seront,
dèslors, les droits
desminorités
parlementaires ?Et
ce,n'est là qu'un
seul exemple, parriculièrement signi- fìcetif.En fait, monsieur le
garde des sceaux, vousvoulez
unParlement
evecune opþosition
rnuqeléeer une majorité aux ordres. Vous ne ïäulez oas d'un
rééouilibraeó despouvoirs au
bénéficedu
Parlerirent.Vous
nevoulei ni
deIa primauté du Pa¡lement dans noi institutions, ni
decitoyens plus
actifs.Aussi, en conclusion, le.
projet
dg réforq.ede la Consti- tution qui nous
est soumis apparait parcellairc, mais sur-tout
dangereux.En fait, i[
aggravele
déséquilibrede
nosinstitutions. Nous voterons-ãonc contre.
(Appkudisse- ,nentstur hs
6ancs'du groaBe communiste.)M. le prósldent. l¿. parole est à M. Jérôme
Bignon.M. Jórôme Blgnon, Monsieur le
président, monsieur le garde des scceux, mes chers collèguès,le
groupedu
RPRavait abordé cctte révision constitutionnelle serein
er.
déterminé. En effet, la route
tracéepar le
Présidentde
laRépublique nous permettait
assurénientune
avancée versplus de
démocratie grâceà
l'élargissementdu champ du iéférendum et à lÏnstaurarion "d'un session uniqu..
L'ardicle 3 de la Constitution qui régit la façon'dont
lepeuple exerce sa souveraineté-dans-notre pays
rrouve ãinsi, grâce à cette révision,un nouvel
élan.@icktnations sar k
bancs du groupe socialìste etdu
gro,upe coryrnanìste.)Le
doyenVedel,
dansun
grandquoridien du soir,
par-lait d'une
révision sageet
biénvenué. Sage, elle I'est pãrcequ'elle ne rernet pas en
causel'équilibre institudonnel voulu par le
généralde Gaulle. Ellè est
ausçi bienve4ueparce qu'elle rapproche, comme llavait souhaité le
Pré- sident dela
République,le
peuple,-
que norre groupe necraint pas -, dc scs
représentantset de
ses dirigeants.Pendant
ces débats,nous
avonsété
les gardiensvigi- lants de nos institurions. Cerrès,
certains?'entre
nous auraient souhaitéqu'on
fasse des pas supplémentaires. LeGouvernement en e
accepté quelques-uns. Gageons quenous aurons
I'occasiondè
repãrlerde
certainsìujets. Ie
quelité
destravaux de notre
assembléeer la vivacité
par-flois de
sesdébats sont le signe que nore loi
foñda-mentale est bien vivante .t
reãèle.ncor" de
nombreuses richesses.Monsieur le
garde ses sceeux,le
groupedu
RPR voteraIa réforme constitutionnelle oue vous nous
DroDosez.(þpkudissementt tar k
bancsìu
group,du Rassì-bb*ent pour k
Républiqueet sar plusieurs
bøncsdu
groupe dcI'Union pour la
dlmocratiefønçaisc et du
Centre.)M. le prósident. Avant de donner la
paroleau
dernieroreteur inscrit, je vais d'ores et déjà faire annoncer
lescrutin de manière à permettre à nos
collèguesde
rega-gner
I'hémicycle.Le scrutin cst annoncé dans I'enceinte dc
I'Assemblée netionale.La paroie
està M.
Jean-JacquesHyest.
;M. Jean.tacques Hyest. ,Au début de la
diicùssiongénérale
du projct de
révision consrirurionnelle,le'gioupe UDF avait indiqué qu'il était
favorable,en principi,
à'14 sessionunique'comme à
l'élargissemenrdu chamo du
référendum.-Iæ débat
parlemen-rairea été
I'occasion devérifier
queoî t¿.f.o*d.n9 þoulw¡rsai3¡t
gas lesi¡s¡i¡u- tions ct constituaient un
réelpiogrès. Il a äonc
été utile.Iæ groupe UDF y a conrribiré ãn déposant uni
certainpg¡nbre
d'amendements,d'àilleurs adoþtés par
liÁssem- blée..
S'qgissantde la
session..unique,la procédure der:quol tions qui permeftront d'interpeller le Gouvernement
àchaque
séanceme paralt un progr&, sunout pour qui connait l'éiolution
des questionsdu mcrcredi - il n'y
aqu'à les regardcr de temps à autre à la télévision
oour*r'oir
I'cffc
-qu'ellesdonnent sur I'opinion
publique.i
En. ce
qui concerne,l'initiative pglementaire,
l.e pioqrèsest
feel,__quotque,modeste;nous auflons
souhartéqu'on
puissealler plus loin.
. Enfin,
Çontrai¡ement à d'aunes collègues, ie pensequ'il était indispensable d'encadrer le norãbre,:de jours'
de séancespour éviter I'inflation
léeislativeet permeftre
unmeilleur'contrôle
parlementaire.b'ailleurs,
fe,fait
quluneprocédure lourde, avec décret du Président äe
laRépublique, soit
nécessairepour siéger
davanrage' meparft d9 neture à
rassurer nos. collèguesquant
àllõrgani- sation
destravaux parlementaires. -
.Bien entendu, il faudra compléter ce dispositif par
de nombreusesautres
réformes,dans le cedre-tanc dès
lois organiquesque du
règlemcntde notre
assemblée.Mais il dépend maintenant du Parlement de faire
respecrer savolonté en ce qui
conc€rneI'organisation de soir
travail.Pour ce qui est du
1éfér¡1dum, ,nous nous inter- rogions, notâmment sur la définirion du champ de
laconsultation. Le Gouvernernent e acrep¡( de parler
de uréforme relative à la politique écononiique
et-socialeo, cequi
est uneformule bien
préférable aux termes n orien-tations
générales o.Voilà pourquoi, bicn que n'ayanr pes eu
satisfactionsur un certain nomþre de poins - nous aurions voulu développer I'ocpérimentation, améliorer le contrôle -
legroupe UDF votera cette
réforme.Enfin, je tiens à féliciter le
Gouvernementpour
sa fcr-meté en ce qui concerne les options de lf France
enmatière de
politique
européenne.En effet,
alors que nous avons assistéhier soir
à des attaques sournoises,il
a main-tenu
ferme saposidon sur la construction
européenne, erie m'en réiouis.
(Appkudksementttur hs
bancsdu
groupe 'dcI'Union'pou, io'å¿*ooatie
française c:tdu Centre'a kr ,i;#i';u"!jncs du srouPe du
Røssembl¿mentpour h'
Vote sur l'ensemble
M. le prósident.
Je mets auxvoix
I'ensembledu
projetde loi constitutionnelle.
Je
vous prie de bien vouloir
regagnervos
places.Je
rappelleque le vote
esr personnelet que
chacun nedoit cxprimer son vote que pour lui-même, et, le
ceséchéant,
pour son
délégant.Le scrutin ést
ouverr.A partir
demaintenant,
aucune délégation nepeut
plusêtre
enregistrée.J'invite nos
collègues sec¡étaires,M. Michel Meylan
etM. Jean Proriol, à venir prendre
placeà
mes côrés.M. le prósident. Le scrutin est
clos.Voici le résultat du scrutin,
sous réserye des rectifica-rions de vote.qui seront
opéréesavanr publicadon offi-
cielle
des résultats:r032 RSSEMELÉE NATIONALE
J:iz.
SÉANCEDU
12 JUILLET 1995L'.Assemblée
nadonale a adopté.
(Apphudissements sa.r hs bancs du øouþedu
Rassem,hl¿met oàùrh
Réoabliauect dy
grou2eIc I'Union pour h
dlmo'c¡øtiefraíçaise'et
duCcntre.)
. þ p"tol.
està M. le
garde des sceaux,ministre de
la ,usuce.M.
Jacquesfoubon,
garde dcs sceaw,minktrc
dek jus-
-
r¡'r¿. Monsieur le pr&idcnt, je tenais à
rcmerêierI'enscmble dcs
députis et la cominission
deslois oour
laqualité
des débats] Je remercie égalementË majoriié pour
sacontribution à cette révision-constirudonnelle et þour son
vote.Iæ débat s'est déro'rlé dans
un esprit d'ouverture et
deconciliation; J'ai dit
souveriroui à lã commission
commeà
beaucoup d'autres députés.M.
Jeen-PierreBrerd. Ce
nrest pasvrai
!- M. lg garde
des sceaux.Et nous
avons passéde nom-
breux ,compromis.M. Jean:Pierre Brard. Ce n'csr
pasvrai
!M. le garde des sceaux. C'est pour cela que le
texre auquel .nous sommcs parvenus;toui
enmrintenant l'équi- libie fondamentd de'nos institutions, permer, *-^Ë l.
souhaitait le Présidcnt de la RépubÍiq'u., d.
prosresserdans .chacune
des deux voies oãr leiouelles le
õeuole exprime le souveraineténadonde': le
Parlement.t f.
rdf¿- rendum.. Je.crois,
mesdames, messieurs les députés,et je
voulaissimplement vous en dire ma
reconnaissance,que
vous avez.fut un pas vers la Constitudon de I'air
ZOOO.(Appkudissements sur l¿s bancs du groupe
du
Rassembhnentpour,k_République
et du groupei¿ l'Union pour Ia dlmo-
cratic fiançaise
et du
Cenne.)M. le próCident. la parole est à M. Pierre
Mazeaud,pr6ident
dela
commission deslois,
dela
léeislation et deI'administration
généralede la Républiqui
rapporteur.M.
PierreMazeaud,
Þrésident d¿l¿
commission, rdþþor- teør.Monsieur le
président, monsieurle
garde des sieäux," mes chers collègues, nous avons
ouvert uhe longue
route.On
le sair, les r?formes constitutionnellessont difficiles
et longues,.mais, aujourd'hui, nous avons franchi les
pre- mrers krlomètres.M. Jean-Piene Brard.
[æs premiers centimèrresplutôt
!M.
PierreMazeaud,
président d¿h
commission, raþþor- teur. J9 voudrais saluer Ie Gouvernementet lui dire {úe
sinos
échangesont
été.parfois très
vifs...M.
Jean-JacquesHyest. C'est normal
!M:
Pierre Mazeaud, président d¿h
com¡nission, rappor-'tlur. ...je le
remercieá'avoir
acceptéun cerrain noittb..
d'amendements cncore que j'euise souhaité qu'il
en acceptât davantage. (Apptåudisíenentstur
quelquei bancs.) Je voudraisbien str
vous remercier touteset tous,
mes chers collègues,et plus paniculièrement
ceuxqui ont
par-ticipé à
ce débat,particulièrement
enrichissani.Quanã il
s'agìt de
la loi
fonäamentale,quand il s'agit de nòs insti- tutions, lc débar est riche, je le sais, er vous en
avez.apporté la
preuve évidente.- Je
tiensenfin,
monsieurle
président, àvous rendre
unhommage particulier
parceqùe I'on sair bien que
c'est vousqui
avezvoulu et obtenu I'un
des élémentsde
cetre502
:485
,24t
:réforme.
(Aøokudissements surbs
bancsdu
øroabedu
R¿s-scmbhncni þour k
Républiqueet
da:gröípe 'd" fU¡tio, poar h
déníoctatìefraiçaisc'a du C;enÊe)'
Suspenslon et reprlse de la
sóance, :
,..M. le prósldent. La
séance.st ,*p.rdu..
(I-a
séance,sugcndae à quinze
hearestrente-cìnq;
cst repriseà quinzc
beuresquørànø:cina
sousl¿
orésid¿ice d¿U. Ct¿ul¿ Gailkrd, aiic2résidcnt.)'
PRÉSIDENCE DE M. CLAUDE GAILLARD,
]vtce-prósident
M. le prósldent, La
séancccst reprise.
'RELÈVEMENT DU TAUX NORMAL
:DE LA TAXE SUR I-A,VALEUR AJOUTÉE Sulte de la discussion,
apròs.dóelaration'd'urgence,
d'une proposition de.loi
:M. lp prósldent. Llordre 'd,, ¡ou, "ppelle la suite de la
discussion, aprèsdécláration
d'úreencè.de la orooosition äe loi de U. t'hilippe Auberger"et
plúsieursãe tes col-
lèguestendant
à. relever de ,18,60p. 100 à 20,60 p.
100le tarx normal
dela
taxesur la valcur aioutée'à
cômpterdu l" aott 1995 (n' 2148;2150). ' . ^:
La parole est à M: le Premier
ministre.M. Alaln Juppó,
py¿ni¿7\;mim¡¡¡s. N,fonsieurle
pré-sident,
mesdames, messieurs.lesdéputéi, à
ce stadede h
discussion
du texre relatif au
relèvementdu taux'de
laTVA et
avantque
nevous soit
présenté, dansle
courantde l'après-midi,-par M. le miniitre de l'économie et
desfinances le projet de loi de finances rectificative pour
1995,j'ai
souhaité m'adresserà'vous
quelques ins- tants.Nous
sommes- ce n'est
pas nouv€Írudans notre
viepolitique- - dans une siruatión à propos de laquelle
onpeut Þarler tout à la fois de
parãdoxeer de
ãécalage.On voudrait
nous fairecroire,
à écouter quelques com- menteteurs,_que le
pays esr saisipar le doùte õu par
ladéception deux mois à pcine
après cegrand
rendei-vousde notre vie démocrariõue què constiiue l'élection orê sidentielle. C'esr peut-êtie le'cas de
quelques professíon- nelsdu sccpticisml
distingué -oudu déiigr'.-.ri,
systéma-tique,
mais ce n'est pasla
réalitételle qu'on la perçoit
surle'terrain - il m'ariive d'y aller - oú telle ql'eúe r'.*- prime à
traverstoutes les
méthodesde consùltation
oud'étudc de I'opinion, ou rclle que la rnanifestent
lescomportements de nos
concitoyehs.Sans
m'attarder
davanage sur ce décalagebien
habituel dansla vie publique, je
voúlais vousdire I
c'esrI'objet
demon propos aujourd'hui - que le Gouvernement ne
se laisse pas détou¡ner de sa tâche,-ni de sesobjectiß
par ces quelques turbulences supêrficiellesNous.avons rravaillé
vite
erfort,
en parfaiteconformité
avecles
engagemenßdu
Prési¿lentde'la République,
enparfaite conformité
avecles orientations què ie vous
aiprésentées dans
mon
discours depolitique
geneiale er quevous
evez,ici et au
Sénac, largement àpprouvées.Quatre
semainespour élaborer un plan
d'urgenceambitieux et cohérenì!.Je n'ai pas fait ä'études iatis- tiques
précises, maisje crois ne
pas m'avancer bcaucoup',i '
;il I t¿i , ,li i iËr rl1.i iür¡
iili ,' .{¿ i . l:t:
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1064 ASSEMBLÉE NAT¡ONALE.-
2'
SÉANCEDU
12 JUILLET 1995ANNExES AU PRocÈs-veRBAL de la 2" séance
du 12 iuillet 1995
SCRUTIN ¡n" 2321'
sur I'aæmbh du proiet
& bi
constintionnelh portant extcn¡ion du-- ,Lå*ï
¿'ooit¡t1¡í," du référcndum,instiuint
une sesionþarh'
iroit¡n år1i*irt aniquí*
modifant lc úgime d¿linaiokbilité
*Ki:;de
votants ....:...' 538
.
Nombre de suffrages *primés ...'...5?l
Majorité absolue .:...-...
26f
Póur I'adoption ... 432 C.onue...'...".... 89 L'Assemblée nationale a adoPté
ANALYSE DU SCRUTIN Groupe R.P.R. (2551:
Pour
:235. - MM.
Jean-ClaudeAbriour,
Berna¡d AccgyerlMme
ThérèseAillaud, MM.
Jean-Paul Anciaux, René.{"dtét ñdr¿ ¡ng;t,'
Daniel-A¡ata, Géra¡d A¡ma¡rd, Henri-iean.A¡naud lean-Claude Asphe, Philippe Auber-o.¡.
le-an Auclair. GãuderAudinot,l'fme
ManineAu¡il-
f*; i¡M.
Pierre Éachelet, Jean-Claude Bahu, PatrickBal' iralv.
Claude Barate, Ieän Ba¡det, Jean-Paul BaretyrIeaí-blaude
Barran,André
Bascou, Jacques Baumel, -xivierBech Pierre Bédiet' christian Bergelin' André Bet- drol,
Ilon É"rt
"nd, Jean Besson, R¿ou[Béteille, Jérôme
Bisnon.
lean-Claudá Bireau, Jean-Claude Bonaccotsi, philiope Éonnecarrère, FranckBorotra,
BrunoBourg
Broc',' Dominique Bousquet, Michel- Bouvard, Jacques Bovon. Lucien ilrenot, Philippe Briand,
l¡uis
de Broissia' õh1i;il C.S"l' I."n-rrancãi.
Calvo, Guv Canard, Phi-fr;.
de Canso¡i, Gilles Carrez,Mme
Nicole Catala,I\iÑ{. f"ro-Ch".lo
Cavaillé, Richa¡d Catnnave, CharlesC""oÍdi-n""ttaud,
Iacques Chaban-Delmas, René Cha' bot, Jean-YíesChairatil,
Jean-Pagt- Charié' Mme Fran-ãoi..'Ch"to"ntier' MM.
JeanCharroppin,
Philippeöhautet,
E?nest Chénière, GérardCherpion'
Roland Coche, Jean-PierreCognat,
M.m-e GenevièveColot' MM.
Iean-Francoisfüpã,
Gérard Co¡nu, François C-or-nut-dentille, Al"in iousin,
BertrandCousin,
Jean- Michel Couve, René C.ouveinhes, Charles C'ova, HonriCua. Christian Daniel, Olivier Dassault,
GabrielD"blã.k,
Lucien De¡3uchy, Arthur Dehaine, Jg4-PierreDelalanie, Vincent-Delaroux,
Richa¡dDell'Agnola'
Pierre Delma¡, Pat¡ick Delnatte, Jean-Jacques D9l-va94'Iean-Marie Demange, Claude Demassieux,
Xavier'pãii"", Átin O"".qîet,
Patrick Devedjlan, Emmanueló;"*, õl"ud. Dhinnin,
JeanDiebofd, Eric
Doligé,lcan-Michel Dubernard, Philippe Dubourg,
Xavier-Dusoin.
Iean-Pieire
Dupont,
ChristianDupuy'
Jean- Claüde-Eii"t
t
",
JeanFilala, André
Fanton, Ja-cques-Michel Faure, Jacques Féron, Jcan-Michel Fer¡and' Gas- ton Flossc, Marc Fi"yss", Robert Galley, Etienne Garnier,
Henri
de Gastines, -Jeande Gaulle, Jcan Geney, Jean-
Ma¡ie
Gevear¡¡, ClauileGira¡d,
Michel Gi¡aud,Jeân' L¡uis Goasduff, Georges Gtirse, MmeMàrie,qannl$g-
.
nev.MM.
Francoisðrosdidier,'L¡uis
Guèdon' OlivierG,í"h"td,
LuciänGuichon, Mmc
Evelyne Guilhpm,MM.tFoncoit Guillaume
Jçan-JacquesGuillet,
MichelH"ti".
Géred Ham€I, Michãl Hannóun, Joiil Hart'Hçn{
.ür&"ñ, Pt;ñ-i¿!-v
Houssin, Robãn Hugucna¡d, Michel Hunault, Michel Inchauspé, YvonJacob, AntoineIolv. Didier lulie,
Iean Kiffer,-Iatrick
labaune, Jean- -Ctíu¿"
I'-aít,
Raimond Lamontagne, Philippelange;
nier¡¡-Villard,
I¡uiõ
Laum, Thierry fazaro, Marc r!
Fur,Bernard læccia,
Picre lfübvre,
Þhilippè lægras' Pierc Iællouche, Jean-Claude læmoine, Jean-touis læonard,õlt*ã uåi*¿,
Serse læpeltie¡,{r-naudLepercçþdré
Lesueu¡, Edouard lãeau,-Jacques LimouryJean d"-
['íe
korryski, A¡sène
Lur,
AlainMädalle, Jean-FrançoisMan'
cel, Claude-Gérard Ma¡cusiThiery
Mariani, Alain Ma¡- leix, Alain Masaud, Jean Marsaudon, Philippe-Martin'Patiice Martin-Laliàde; Mme Henriette Martinez' MM.
Iacques Masdeu-.{ri¡s, Jean-Inuis Messon, Pierrc Mazãud,'G¿ratd Menuel, Denis'Merville, Gilb',ry lvl-eyer' ican-Claude Mignon, Charles Miossec, Mme OdileMoi'
í¡t,
l*¡À¿. GeoïgesModr¡on, Ber¡ard-Mutat
ReryudMutelier,
J"cqu"e,Myard,
Maurice -Nénou'Pwataho,UÁ. õ"tÍt,íti"e'Nicoló, MM.
Roland Nungesscr, Paujckölä"t, n U."
Pa¡d¡aud, Pierre'Pascallon,Jacar-rq P-é!i9- sa¡d,baniel
Pennec, Dominiqueferben, ¡Yfi+{ PF- ..td, Pi.tt. Petit, Alain Peyrefitte,
.André-Maurice Pihãué", Etienne Pinte, Serge Poignant, Marcel Porchet, Robert Pouiade, Alain Povalt' Mrñe Brigitte de P¡llmont,tt¡lr¿ Cl"uá.
Prinrr¿tle,êeorgo Privai,
PierreQuillet'
Iean-Bernard Raim-ond, Pierre Remond, Lucien Renau-ä¡., H."ti de Richemont, Mme
SimoneRig11u!t' Vt"t. y"o
Rispat' lean-Paul de Rocca Serra, Mme Ma¡ie- Iosée Roiq,M.
lean Rosselot, Mme Monique Rousseau,'tttU. f
rË"çois- Roussel, Jean-MarieRó-ur,
Frédéricã. S"i"t-S"ifn,
Mme Suánne Sauvaigo,MM'
Berna¡d Schreiner, Bernatd Serou, Alain Sugu€not, FranøTait- ti"""r. Mich.l
Ter¡ot, fean-Claude îhomas, JeanTiberi,
AlËed-T¡assv-Pailtocuê, Georges Tron, Anicet Turinay'Iean Uebers'chl.e, ITon Vachel, Jean Valleix, Yves Van
i{".cL.,
Ch¡istiiñ Vanneste, François Vannson, Jacques Vernier, Claude Vissac et Roland Vuillaume'Non-votant:
M.
Philippe Ségu¡n (président de I'Assemblée nationale).Groupe U.D.F. (2101:
Pour:
184.- MM.
Jean-Pier¡e ^Abelin,llon
Aimé, Jean- --M"rie
ntt¿t¿,
Gil-bertBarbier,
Raymond Barre,. Alain Bar¡cs, Jean-Pierre Bastiani, Charles Baru, René Bcau' mont. lean Béeautt, Didier Béguin, Jean-louis Be¡na¡d'i."*óítU
Berihommier, Clauðe Birraur, Jacques Blanc,'Vi.h.l Blondeau, Rolend Blum, Gérard Boche'
Mmc Marie-Thé¡èse Boisseau,MM.
Yves Boisseau, Yves Bonnet, Yvon Bonnot, Mmes Jeanine Bonvoisin, Emma- nuellebouquillon, MM.
Alptronse Bourgasset, Jcan Bousquet' Låic Bouvard, Jean-Guy Branger, JeanBrilnc' I"couå Briat.
Iacques Brossa¡d, YvesBur,
Dominique'Brrr'r"r"",t,
Jc"n-Pierre
Calvel,
FrançoisCalvet,
Pie¡reC"t¿",
Antoitte Ca¡ré, Michel Ca¡taud, Jean-Pierre Cave' Comptc tcnu dcs vérifications opérécs par MM' les sccrétaircs du Burau'ASsEMBLÉE NATToNALE
- 2! sÉANcE DU
12 JUTILET 199s 1065Robert Cazalet, .Arnaud Cazin
d'Honincthun,
Gcorgcs Chavanes, PaulCtollct,
Jean-François Chossy, Pascal Clé- rnent, DaniclQilin;
Louis Colombani, Gcorgcs Colom- b¡df; René C.ouanau, Raymond Coudctc; Bcïnard Cou-lon,
Charlesde Courson,
Yves Coussain, Jcan-Yves C,ozan, Olivier flarrason, Jean-Claude Dccagny, FrancisDelattrc,
Léoncc Deprez, Jean Dcsanlis, Jean-Jacques Descamps, Michel Dessaint, SergcDidicr,
\Ùüilly Dimé-glio,
l¿u¡entDominati,
Maurice Doussct, AndréD¡oit-
õourt, Eric Duboc, Georges Durand, Cha¡les Ehtmann,' Huben Falco, Michel Fanget, Pie¡rc Favrc, Gratien Fcr- ra¡i, Cha¡les Fèwe, Nicolaslorissicr, Jean-Pierre Foucher,'
Yvcs F¡éville, Jean-Paul Fuchs, Claude Gaillard, Francis Çalizi, Gilben Gantier, RenéGarrcc
Gcrmain Gcngen-win,
AloysGeoftoy, Alain
Gcst, Charlcs Ghcetbrant,Michel Goda¡d,
François-MichelGonnot,
Christian Goutmelen, Jean Graviet, Gérard Grignon, HubenGri-
. mault, Âlain Griottetay,
Ambroisc Guellec, Jean-Yves Haby, François d'Hatcourt, :Pierre Hellier, Pierre Héris-son,
PatrickHoguet,
PhilippcHouillon,
Jcan-Jacques Hyest, AmédéeImbeG
Denis Jacquat, Michel Jacquc-'
r¡rin, HenryJean'Baptiste,GératdJefta¡
Aimé Kcrgué-' ris, ChristianIGt,
JbsephKlifa,
Ma¡cLaftneur,
Hènri Lala¡rne, Edouard l^andiain, Harry Lapp, Géra¡dlerat,
Jean-Claude
l-enoir,
PierreLcquillei,-
Berna¡d lætoy, RogerIstas,
Alain Lcvoyer, Mauric¡Lþt,
ClaudeMal-
hu¡et, Daniel Mandon, Raymond Ma¡ccllin, YVes Mar-chand, Hervé Ma¡iton, Christian Martin,
PhilippeMathot,
Jean-FrançoisMattei,
PierreMéhaigneilc,
Michel Mercier, Georgcs Mesmin, MichclMc/an,
Picrre Micaux, Scrge Monnier, Mme Louisc Moreau, MM. Jean-Marie Motlsset, Alain
Moyne-Bressand, Jean-Marc Nesme, Yves Nicolin, Hervé Novelli,futhur
Paccht, Jean- Claude Paix, Mme Monique Papon,MM.
Michel Pel-chat,
Francisqúe Perrut, jean-PierrePhilibe¡t,
Daniel Picotin, Xavier Pintat, Jean-Pierrc Pont; Daniel Poulou, Jcan-Luc Préel, JeanProriol,
Charlcs Revct, Jacques Richir, Jean Rigaud, Jean Roatta, Gilles de Robien, Fran- çois Rochebloihe, Serge Roques, Marccl Roques, YvesRousset-Rouard,
Max
Roustan, FrancisSaint-Ellier'
Rudy Salles, André Santini, Joël Sarlot, Berna¡d Saugcy, François Sauvadet, Jean Seidinger, Daniel Soulagc, GuyTeissier,
Paul-LouisTenaillon,
Jean-Pierre Thomas, Franck Thomas-Richard, Gérard Trémègc, Patrick Tré- mège, ,{ndré Trigano, Yves Verwaerde, Jean-Paul Vira-poullé,
Géra¡dVõisin,
MichelVoisin,
Michel Vuibert, jcan-Jacques Weber et Adrien Zellcr.:
Contre
:4. -
M. Jean-louis Bcaumont, Mme Christine Bou-tin, MM.
Jea¡-Jacques Delmas ct Pierrclang.
Abstentìons: 15.
- MM.
PiercAlbertini,
Jean-Marc Char-toire, Thierry Cornillet, Marc-Philippe
Daubresse, RenaudDutieil, Claude Gatignol, Viléry
Giscard d'Estaing, Pierre Hériaud, Mme Bernadette Isaac-Sibille,MM.
Jean-Jacques Jegou, François Loos, Aymeri de Mon-tesquiou,
DominiquePaillé,
LadislasPoniatowski
ct Xavier de Rour.Excusés:
2. - MM.
Jean-FrançoisDcniau et
Pierrc-A¡dré 'Wiltzcr.Groupe social¡sto (561 :
Contre:
54. - MM.
LéoAndy, Gilbert Annctte,
Henrid'Attilio,
Jean-MarcAyrault,
Jean-Pierrc Balligand,Claude Bartolone, Christian Bataillc,
Jean-ClaudeBateux,
Jean-Claude Beauchaud, Jean-Claude Bois,-
Augustin Bonrepaux, Jean-Michel Boucheron, Didier Boulaud, Jean-Pìerrc Braine, Laurent Cathala, Camillc Darsières, Mme Martine David,MM.
Bernard Davoine, Jean-Pierre Defonteine, Bernard Derosier, Michel De.stot, JulienDray,
PicrreDucout,
DominiqucDupilet,
Jean-Paul Durieux, Henri Emmanuelli,
Laurent Fabius, Jacques Floch, Michel Fromet, Kamilo Gata, Jcan Gla- vany, Jacques Guyard, Jean-Louiçldiart,
Frédéric Jalton,Scrgc Janquin, Charles Jossclin, Jcan-Picrc Kuchcid¡,
Anùé
l¿ba¡rère, Jcan-YvcsLc
DÉ¿ut, L¡uisLc
Pcnscc,Alain Lc Vcrn, Martin M"l"y,
Marius Maste,-DidierMathus,
JacqucsMcllick, Lõuis
Mexande¿u,Didier Mi¡aud, Mme
VéroniqueNcier¿, MM.
PaulOuil&.
Alaín Rodet, Mme Séeôlènc Roval.
MM.
Roeer-èéierá' Schwa¡tzenberg, Henrl Sictc ct.banietVaillani
Groupe Rópubllque
et Llbertó
(231 :Pour: ll. - MM. Gilbcn
Bau¡nct, Pie¡rc Bernard, Jean- Louis B-o-rloo,Alain Fcrry
Pierre Gascher, Jacqu;s IæNay, Alfred Muller,
Jean Roycr, Jcan-Pierrc Sãisson, ,{ndré Thien Áh Koon ct JeanUrbaniak
Contrè:
8. - MM.
Bcrna¡d Cha¡lcs, Jcan-Picrrc Chcvènc- ment, Régis Fauchoit, Jcan-Picrrc Michel, Gcorgcs Sarrc, Mme Christiane Taubira-Delannon,MM.
Alo¡rscVar-
houver et Emile Zacce¡ellí.
Abstentions:2.
- MM.
Géra¡d Saumadc et Bcmard Tqpic.Groupe eommun¡ste (231 :
Conne
:23.- MM.
François.Ascnsi, Rémy Auchedé, Gilbcn ,Biess¡ Alain
Bocquet, Patrick Braouezcc, Jean-Picrrc Bta¡d, Jacques Bn¡nhcs, René Carpcntier, Daniel C-ol- lia¡d, Jean-Claude Gayssot, André Gérin, Michel G¡and- pierrq, Maxime Gremetz, GeorgesHaç,
GuyHcr¡rieç
Mmes Muguette Jac4uaint, Janine Jambu,MM.
Jcån- Claudc læfo¡t, Georgcs Marchais, Paul Mcrcicca, Ernesr Moutoussamy, Louis Pie¡ne ct Jean Tardito.Non-lnscrits
(21.Pour:2. - MM.
Michet.Noir et B¡uno Rctailleau.Mises au
po¡nt
ausulet
du prósentscrutin
(sous réscwe des dispositions de I'article 68, alinéa 4, du règlement dc I'Assemblée nationale).
MM.
Didicr Ba¡ieni, PicrreMerli
et Aloyse'Wa¡houver, qui étaient préscna au ¡rioment du scrutin où qui avaient délégué leur droit dé votc, ont fait savoir qu'ils avaient voulu votcr ( pour,.
MM.
Michcl Berson et Pierrc Garmendia, qui étaicnt présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leuì droit de v'otc, ont fait savoi¡ qu'ils avaicnt voulu voter < contre r.SCRUTIN (n. 2331
sur
l'cn¡emblede h
prooositionde hi
tcndantà
rebuer de15,60
p.
100 à 20,60p.
100 Ie taux norm¿l deh
taxe surh
ualeur ajoutée
à
compterdu lcr
aoùt 1995.Nombre de
votants
...ll7
Nombre dc suffrages exprimés...
l17
Majorité absoluePour
I'adoption
88Contre...:...
29 L'Assemblée nationale a adopté.ANALYSE
DU
SCRUTINGroupe
R.P.R. {2551:Pour: 35
mcmb¡esdu
groupe, présentsou
ayanr délégué leurdroit
de votc.' Non-aotant:
M.
Philippc Séguin (présidcnt de I'Asscmbléc nationale).Groupe
U.D.F. (2101:Pour: 53
membresdu
groupc, présenrsou
ayenr délégué leurdroit
de vote,Non-uotant
: M.
ClaudeGailla¡d
(président de séance)..i 1066
ASSEMBLÉE NATIONAI.E-
2',SÉANCEDU I2'JUILLET
1995f Grbupe öociallste
(561: ,.".
"lcur d¡oit
dcvote.' I
lcur dro¡t dp votc.'.::', .j; .;i;L' " ..: ' i : ,_ I ,. i
. ,i... . ,... i I .,. , . I
Grouþe Rópublique ::
..1¡.:llil..ir.'':'''l.l.'Ì.'',9t Llbertó (231. I Non-lnscrttc
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