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Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Des Matériaux (3ème édition) Corrigé des exercices

© Jean-Paul Baïlon – Presses Internationales de Polytechnique 1 de 2

Chapitre 4 – Matériaux sous contrainte

E

XERCICE

4-11

a) Indices des plans et des directions de glissement dans l’aluminium

Dans les métaux, le glissement cristallographique se produit dans les plans de plus grande densité atomique et selon les directions de plus grande densité atomique. Pour l’aluminium qui est un métal C.F.C., les plans de glissement sont donc les plans de la famille {{{{111}}}} et, dans ces plans, les directions de la famille 〈〈〈〈110〉〉〉〉 sont les direction de glissement.

b) Cission critique de glissement

τ

* pour l’aluminium très pur

Pour calculer cette cission critique

ττττ

*, il suffit d’appliquer la loi de Schmid (éq. 4.7 du livre « Des matériaux ») :

χ θ

=

τ * F S cos . cos

0

(1)

S

0 est la section droite de l’éprouvette,

F

est la force pour laquelle les premiers signes de glissement cris- tallographique sont apparus,

θθθθ

est l’angle entre la direction de glissement et l’axe de traction, et

χχχχ

est l’angle entre la normale au plan de glissement et l’axe de traction :

( 5x10 110 ) 10 N m cos 63 º. cos 36 º 8,08x10 Pa 0,8 MPa

(Pa)

* =

6 2

=

5

τ

c) Limite proportionnelle d’élasticité

R

e d’un polycristal d’aluminium très pur

La déformation plastique apparaît pour la contrainte

R

e, appelée limite proportionnelle d’élasticité du polycristal. Ceci correspond à l’apparition du glissement cristallographique dans les grains dont l’orientation, par rapport à l’axe de traction, est telle que la valeur du facteur de Schmid qui leur est associé est la plus élevée, c’est-à-dire pour

θθθθ

=

χχχχ

= 45º et cos

θθθθ

.cos

χχχχ

= 0,5.

e e

cos . cos 0 . 5 R R

* = θ χ =

τ

(2)

Donc :

R

e

= 2 τ τ τ τ

* (3)

d) Raisons de l’écart entre

R

e et

R

e,02

Les trois raisons qui expliquent pourquoi la limite conventionnelle d’élasticité d’un aluminium polycristallin commercialement pur est plus élevée (

R

e,02 = 28 MPa pour l’alliage 1100 à l’état O) que la limite proportionnelle d’élasticité

R

e calculée ci-dessus sont les suivantes :

1. Comparé à l’aluminium de haute pureté, l’alliage commercial contient des impuretés (principalement Fe et Si). Ces atomes étrangers, en solution solide de substitution dans la matrice d’aluminium, entraînent un durcissement par solution solide de celle-ci, donc une cission critique

ττττ

*, requise pour mettre en mouvement les dislocations, plus élevée dans une matrice impure que dans une matrice de haute pureté.

{{{{ 111 }}}}

〈〈〈〈 110 〉〉〉〉

ττττ * = 0,8 MPa

R

e

= 1,6 MPa

(2)

Des Matériaux (3ème édition) Corrigé des exercices

© Jean-Paul Baïlon – Presses Internationales de Polytechnique 2 de 2

2. L’équation (3) ci-dessus ne tient pas compte de l’influence des joints de grains sur la limite d’élasticité, quelle soit proportionnelle ou conventionnelle. Cette influence se manifeste par un durcissement par affinement des grains qui se traduit par la loi de Hall-Petch, appliquée par exemple à la limite proportionnelle d’élasticité :

R

e

= A + kd

(4) Dans l’éq. 4,

d

est le diamètre moyen des grains du polycristal et la constante

A

représente la limite proportionnelle d’élasticité d’un polycristal ayant un diamètre de grain infini (

d

= ∞ ,

d

= 0), donc celle d’un monocristal. La constant

A

est égale à

R

e déduite du monocristal, soit la valeur

A = 2 τ τ τ τ

* donnée par l’éq.

3. Dans un polycristal ayant des grains de diamètre

d

fini, le terme

kd

de la loi de Hall-Petch est positif et s’ajoute à

A

.

3. Au tableau 11.3, la limite d’élasticité donnée pour l’alliage commercial polycristallin 1100 est la limite conventionnelle d’élasticité

R

e,02. Or, cette contrainte est celle qui a déjà produit 0,2% de déformation plastique permanente, alors que la limite proportionnelle d’élasticité

R

e est la contrainte à laquelle les premiers signes de déformation plastique permanente apparaissent. Donc

R

e est toujours inférieure à

R

e0,2 (voir fig. 1.10a du livre « Des Matériaux »).

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