• Aucun résultat trouvé

Interrogation de Décembre 2004

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Interrogation de Décembre 2004"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

Universit´e P. et M. Curie Licence de Math´ematiques

Math360 B

Lundi 6 d´ecembre 2004

Topologie et Calcul Diff´ erentiel

Dur´ee 3 heures – sans document

I

Soient E un espace de Banach, et K une partie convexe ferm´ee de E. On suppose que K est sym´etrique, c’est-`a-dire que −x appartient `a K pour tout x de K. On veut montrer que siK n’est pas un voisinage de 0 dansE, il existe un pointadeE tel quean’appartienne

`

a 2n.K :={2nx :x∈K} pour aucun entier n.

On suppose d´esormais que K ne contient la boule ferm´ee B(0, ε)˜ pour aucun ε >0.

1) Montrer que si K contenait une boule ˜B(x, ε), il contiendrait aussi ˜B(−x, ε), et que pour tout y∈B(0, ε), on aurait, en posant˜ x0 =x+y et x00 =−x+y :

x0 ∈B(x, ε)˜ ⊂K ; x00 ∈B(−x, ε)˜ ⊂K et y= 1

2(x0+x00)∈K donc ˜B(0, ε)⊂ K. Conclure que K ne contient la boule ouverte B(x, ε) pour aucun x ∈ E et aucunε strictement positif.

2) Soient x0 = 0 et r0 = 1. On va construire par r´ecurrence une suite d´ecroissante de boules ferm´ees ˜B(xn, rn) telles que rn ≤2n et ˜B(xn, rn)∩2n1.K =∅ pour tout n >0.

Supposant connus xn et rn, montrer queK ne contient pasB³xn

2n,rn

2n

´, et en d´eduire l’existence d’un point yn ∈/ K tel que °

°

° xn

2n −yn

°

°

°< rn

2n. Posant alors xn+1 = 2nyn, montrer que xn+1 ∈ B(xn, rn) \2n.K, puis qu’il existe rn+1 ≤ 2n1 tel que ˜B(xn+1, rn+1) soit contenue dansB(xn, rn)\2n.K.

3) Montrer que pourn≤p, on axp ∈B(xn, rn), et en d´eduire quekxp−xnk< rn ≤2n, puis que la suite (xn) est une suite de Cauchy, qui converge vers un ´el´ement x de E.

Montrer que pour tout n,x = limp→∞xp ∈B(x˜ n, rn). En d´eduire quex n’appartient `a 2n.K pour aucune valeur de l’entier n.

4) Soient V un espace norm´e s´eparable, V0 son dual, et (xm) une suite de points de V. On suppose que pour toute forme lin´eaire continuef sur V, la suite (f(xm)) est born´ee, et on veut montrer que la suite (xm) est born´ee dans V.

On pose :

K :={f ∈V0 : sup

m

|f(xm)| ≤1}=\

m

{f ∈V0 :|f(xm)| ≤1}

Montrer queK est convexe, ferm´e et sym´etrique dansV0. Remarquer que pour toute f ∈V0 il existe un entier n tel que supm|f(xm)| ≤2n, donc que f ∈2n.K. D´eduire alors de ce qui pr´ec`ede que K contient la boule ˜B(0, ε) de V0 pour un ε >0.

Montrer que s’il existait un entier mtel quekxmk> 1

ε, il existerait, par le th´eor`eme de Hahn-Banach, une forme lin´eaire continuef ∈V0 telle que kfk= 1 et f(xm) = kxmk > 1

ε, et en d´eduire que ε.f appartiendrait `a ˜B(0, ε) et pas `a K.

Conclure que supmkxmk ≤ 1 ε.

(2)

II

Soit X un espace m´etrique compact. On note C l’ensemble des nombres complexes non nuls et

H

0 l’ensemble des fonctions continues f : X → C pour lesquelles existe une fonction continue g:X →C v´erifiant f = eig.

1) Montrer que si f :X →C est une fonction constante, alors f ∈

H

0.

2) Montrer que sif etf1 sont deux ´el´ements de

H

0, les fonctionsf.f1 et f

f1 appartiennent

` a

H

0.

3) Soitλ la fonction d´efinie sur le demi-planP :={z ∈C:<e(z)>0}par : λ(u+iv) = arctg v

u − i

2log(u2+v2) (pour u >0 et v∈R)

Montrer que λ est continue de P dans C et que eiλ(z) = z pour tout z de P. En d´eduire que si f :X →C est une fonction continue telle que <e(f(x)) >0 pour tout x ∈X, on a f = eig pour g=λf, doncf ∈

H

0.

4) Soient f etf1 deux fonctions continues de X dans C. Montrer que δ := infxX|f(x)|

est strictement positif. On suppose que supxX|f(x)−f1(x)|< δ. Montrer que pour tout x de X, on a

¯

¯

¯

¯

f(x)−f1(x) f(x)

¯

¯

¯

¯

<1, et en d´eduire que

<e

µf1(x) f(x)

≥1−

¯

¯

¯

¯

1− f1(x) f(x)

¯

¯

¯

¯

>0 puis que f1

f ∈

H

0, et enfin que f ∈

H

0 si et seulement si f1

H

0.

5) D´eduire de la question pr´ec´edente que

H

0 est ouvert et ferm´e dans l’espace

C

(X,C) muni de la distance de la convergence uniforme.

On suppose d´esormais queX est le cercle unit´e deC, c’est-`a-direX :={z ∈C:|z|= 1}.

6) En utilisant queXest l’image par la fonctiont 7→eit de l’intervalle r´eel [−π, π], montrer que X est connexe et compact.

Soit g : X → R une fonction continue. Montrer que, si on pose g1(z) = g(z)−g(−z), l’ensemble g1(X) est un intervalle compact de R centr´e en 0 (utiliser le fait que g1 est impaire.) En d´eduire que 0∈ g1(X), puis qu’il existe z ∈ X tel que g(z) =g(−z), et enfin que g ne peut ˆetre injective.

7) Montrer que si la fonction j :z 7→z de X dans C appartenait `a

H

0, il existerait une fonction continue g : X → C telle que j = eig et que g serait alors injective et `a valeurs r´eelles. Conclure en utilisant 6) que j /∈

H

0.

8) On se propose de montrer que C et C ne sont pas hom´eomorphes. Supposant, par l’absurde, que ϕ:C →C est un hom´eomorphisme, on d´efinit, pourz ∈X et t ∈[0,1] :

f(z, t) =ϕ1(tϕ(z))∈C et ft(z) =f(z, t). Montrer que f0 est constante et quef1 =j.

Montrer que f est uniform´ement continue sur le compact X ×[0,1]. En d´eduire que pour tout ε >0, il existe un δ >0 tel que :

max(|z −w|,|t−s|)< δ =⇒ |f(z, t)−f(w, s)| ≤ε

puis que|s−t|< δ ⇒d(fs, ft)≤ε. Conclure que l’application t 7→ft est continue de [0,1]

dans

C

(X,C), et que l’ensemble T0 :={t ∈[0,1] :ft

H

0}est ouvert et ferm´e dans [0,1], contient 0 et pas 1.

Conclure enfin que C et C ne sont pas hom´eomorphes.

2

Références

Documents relatifs

[r]

On doit cependant faire attention à la condition que doit vérifier l’argument du

[r]

[r]

Pour cette valeur de x, le logarithme népérien n’est pas défini.. On ne retient donc pas

L’équation (E) admet donc deux solutions –2 et 5, cette dernière valeur annulant les deux facteurs

Pour déterminer le signe de f , on utilise le fait que le logarithme népérien est une fonction strictement croissante sur \ + * et s’annule lorsque son argument

Comme produit de deux facteurs, elle prend des valeurs strictement positives si, et seulement si, les facteurs sont de