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Troubles des conduites alimentaires

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Troubles des

conduites alimentaires

(2)

Les conduites alimentaires humaines

• Versant comportemental de mécanismes de régulation énergétique et nutritionnelle qui assurent l’homéostasie de l’organisme

• Homeostasie = l’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie

• Plusieurs mécanismes entrent en jeu :

Faim Satiété

Apprentissage alimentaire

(3)

GENERALITES

Déterminisme du comportement alimentaire

• Physiologiques

• Psychologiques

• Comportementaux : préférences et rejets alimentaires sont appris

• Environnementaux : impact culturel et rôle social de l’alimentation

(4)

Déterminisme (suite)

• Appétence humaine pour ce qui le nourrit

• Lorsque les apports énergétiques sont limités, le sujet « normal » compense en mangeant d’

avantage

• Lorsque les apports énergétiques sont limités, le sujet « normal » compense en mangeant

d’avantage

• En cas d’excès alimentaire, la compensation se fait moins bien

(5)

Les troubles des conduites alimentaires

• Les causes sont mal connues

• Plusieurs facteurs

Vulnérabilité : terrain génétique, anomalies biologiques préexistantes

Déclenchants : régimes alimentaires stricts, événements de vie, modifications hormonales (puberté)

D’entretien : déséquilibre biologiques induits par le trouble, bénéfices relationnels, bénéfices

psychologiques

(6)

• Les modifications des comportements alimentaires seraient initialement des

mécanismes adaptatifs à des situations de stress psychique

• Ces mécanismes sont ensuite débordés et aboutissement à la mise en place d’un

comportement contraignant pouvant devenir permanent

(7)

• Le DSM 5 retient 3 grands TCA

L’anorexie mentale La boulimie

L’hyperphagie boulimique :

à part en raison de l’absence de préoccupation

pathologique pour le poids et le désir de présenter une image corporelle mince

Phénomène proche des addictions

(8)

L’anorexie mentale

(9)

Définition – critères

• Amaigrissement avec refus de maintenir son poids au-dessus de la normale

• Peur intense de devenir gros

• Altération de la perception du corps,

• Déni des troubles (non reconnaissance de la maigreur, de la gravité du trouble)

(10)

2 sous-groupes

Sous-type restrictif : restriction alimentaire avec hyperactivité physique fréquente

Sous-type purgatif : existence de crises de

boulimie avec recours aux vomissements ou aux laxatifs

• Les formes restrictives évoluent vers des formes purgatives

(11)

Épidémiologie

• Prévalence : 0,6% de la population adulte

• Prédominance féminine pour les formes à début pubertaire : sex-ratio 1/8

• Taux de mortalité : 4 à 10%

• Causes de mortalité principales

Dénutrition

Suicide

(12)

Début

• Surtout chez les adolescentes

• Groupes à risque : sportives, danse

• Souvent au moment des transformations corporelles de la puberté

• Mode d’entrée sous la forme d’un régime

restrictif léger surpoids prémorbide possible

(13)

Perte de poids

• + ou – rapide

• BANALISEE par la patiente

• Sentiment de contrôle voire de toute puissance

• Effacement des aspects sexués du corps

• Troubles trophiques (phanères…)

• Hypotension, bradycardie, hypothermie

(14)

Restrictions

• Progressives

• Quantitatives et qualitatives (gras et sucre)

• Restrictions sélectives avec règles inflexibles

• Conduite alimentaire : tri alimentaire,

réduction taille des bouchées, manipulation des aliments, lenteur excessive des repas, rituels…

• Plusieurs pesées par jour + miroir

(15)

Autres stratégies de contrôle du poids

• Vomissements

• Laxatifs

• Diurétiques

• Coupe-faim, hormones thyroidiennes…

• Potomanie

• Hyperactivité physique

(16)

Distorsions cognitives

• Absence de conscience du trouble : déni

• Perturbations image du corps

• Préoccupations excessives autour du poids et de l’alimentation

• Croyances erronées sur le fonctionnement de la digestion

• Rigidité psychique

(17)

Aménorrhée

• Arrêt des règles

• Primaire ou secondaire

• Infertilité

• Facteur de gravité

• Parfois masquée par prise de traitement oetroprogestatif

(18)

Traits associés

• Traits obsessionnels

• Difficultés dans la gestion de émotions

• Trouble de l’estime de soi

• Dépendance au milieu familial++

• Hyperinvestissement intellectuel

• Altération de la sexualité

(19)

Examens complémentaires

• Ionogramme : kaliémie/phosphorémie

• Bilan hépatique

• NFS

• Protéines de la nutrition

• Electrocardiogramme

• Ostéodensitométrie

(20)

Évolution et complications

Troubles digestifs : retard à la vidange gastrique

Hypertrophie des glandes salivaires

Troubles des phanères

Ostéoporose

Troubles de la fertilité

Hypotrophie ou malformations fœtales

Risque d’infections (mycobactérie)

Iatrogène (ré-alimentation trop brutale , « refeeding

syndrome ») se manifestant par une aggravation de la cytolyse hépatique avec troubles de l’hémostase et

hypophosphorémie à l’origine des troubles du rythme cardiaque.

(21)

Diagnostic différentiel

• Le symptôme anorexique est présent mais n’entre pas dans le cadre d’un diagnostic d’anorexie mentale

Dépression

Schizophrénie dans moins de 10% des cas TOC

Troubles de la personnalité (évitante et état limite+++)

(22)

Facteurs de mauvais pronostic

• Délai important avant la PEC

• Début tardif ou extrêmement précoce

• Déni persistant de la maladie

• Vomissements associés

• Poids initial faible

• Perte de poids importante

• Sexe masculin

• Mauvais étayage familial et social

(23)

Evolution

• Mortalité par suicide ou par complications de l’amaigrissement

• Sous traitement

Favorable dans 50% des cas Chronicité : 30%

Fluctuations avec rechutes : 20%

(24)

Principes de la PEC

• Intérêt du dépistage

• Intérêt d’une PEC précoce

• Toujours multidisciplinaire : partenariat psychiatre / somaticien

• En ambulatoire sauf en cas d’urgence médicale

• Evaluation initiale globale

(25)

• Objectifs personnalisés

Pondéral

Nutritionnel

Psychothérapeutique

• Elaboration d’un programme de soins initial de plusieurs mois avec objectif de renutrition

• Implication de l’entourage

(26)

Hospitalisation?

• Indication médicale:

Dénutrition majeure, complications cardiaques, biologiques (hypokaliémie, hypoglycémie,

insuffisance rénale…)

• Indication psychiatrique

Risque suicidaire

Idées obsédantes incontrôlables

• Environnement défaillant

• Echec PEC ambulatoire

(27)

PEC à moyen et long terme

• Après la 1ère étape de renutrition

• Suivi régulier

Contrôle poids, état nutritif, état général État psychique

Psychothérapie individuelle, en groupe; et familiale si nécessaire

Étayage non médical : associations de malades

(28)

Boulimie

(29)

Critères

Survenue récente de crises de gloutonnerie

Quantité de nourriture largement supérieure à la normale

Sentiment de perte de contrôle pendant la crise

Comportements visant à contrôler ou perdre du poids

Au moins 1 fois par semaine

Estime de soi influencée de façon excessive par le poids et les formes corporelles

(30)

Epidémiologie

• Prévalence vie entière : 1 à 1,5%

• Sex ratio : 1 homme / 3 femmes

• Incidence plus forte

Chez les 10-19ans

En zone urbaine / zone rurale

• Les patients consultent peu

(31)

Début

• Femme jeune, bon niveau intellectuel et/ou social

• Souvent dans les suites d’un régime restrictif

• Parfois secondairement à un événement de vie (traumatisme, deuil, séparation…)

(32)

La crise boulimique

Début par compulsion irrépressible

Absorption rapide d’une quantité importante de nourriture

Aliments hypercaloriques le plus souvent

Fin de crise par vomissement avec sensation de soulagement, fatigue intense et somnolence

Culpabilité au décours car conscience du trouble

(33)

Stratégies de contrôle du poids

• Vomissements provoqués

• Laxatifs

• Diurétiques

• Restriction alimentaire inter-crises

• => fluctuations pondérales

(34)

Traits associés

Troubles de l’image du corps

Peur excessive de prendre du poids

Confusion entre sensation de faim et anxiété

Syndrome anxio-dépressif

Autres addictions

Personnalité limite fréquente

Impulsivité, difficultés à gérer les émotions

Trouble de l’estime de soi

(35)

Retentissement médical

Syndrome pseudo-occlusif

Hypertrophie des glandes salivaires

Érosions dentaires

Oesophagites

Carences nutritionnelles

Ostéoporose

Troubles hydro-électriques

Insuffisance rénale

(36)

comorbidités

• Addictions : alcool, médicaments

• Dépression

• Tentatives de suicide et comportements auto- agressifs

• Troubles anxieux

(37)

Prise en charge

• Précoce

• Multidisciplinaire

• Ambulatoire, hospitalisation uniquement si échec ou critère de gravité

• Suivi prolongé

(38)

Objectifs du traitement

Cibles : les comportements potentiellement dangereux

Crises de boulimie Vomissements

Restrictions alimentaires

Méthodes comportementales, cognitives, groupe psycho-éducatif

(39)

• Favoriser l’adhésion aux soins

• Réintroduire la notion de plaisir dans l’alimentation

• Apprendre les signes annonciateurs de la crise et les techniques pour y remédier

• Renforcer l’estime de soi

• Traiter les comorbidités

• Suivi long : risque de rechutes++

(40)

Hyperphagie boulimique

(41)

• Une « nouvelle entité »

• Forme de boulimie sans conduite compensatoire

• Individualisées / boulimie car elle aurait une physiopathologie propre, proche des

addictions

(42)

Epidémiologie

• Prévalence vie entière : 3%

• Sex ratio : 1 homme / 2 femmes

• Consultent peu sur le plan médical pour leur TCA

• Mais Surpoids+++

• Donc consultations pour les conséquences du surpoids

(43)

Critères

Épisodes d’hyperphagie incontrôlée : perte de contrôle et prise alimentaire excessive

Caractéristiques des épisodes

Prise alimentaire rapide, solitaire Au moins 1 par semaine

Sensation de trop plein désagréable Absence de faim

Dégout de soi

Sentiment de détresse en lien avec cette hyperphagie

Absence de comportements compensatoires

(44)

Eléments cliniques

Profil de la maladie mal connu

Début souvent dans l’enfance

Antécédent fréquent de traumatisme ou d’abus sexuel

Compulsions alimentaires précoces

Différences avec la boulimie

Absence de comportements compensateurs Absence de préoccupations pour le poids et

l’apparence

(45)

• Actuellement, les bilans, objectifs et principes de la PEC sont très proches de ceux de la

boulimie

• Évolution vers des programmes plus spécifiques

• La PEC psychothérapeutique a peu d’influence sur le poids des patients

• A suivre…

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