PROFIL PAYS DE LA RECHERCHE EN SANTE DU BURKINA (PPRS)

Texte intégral

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SECRETARIAT GENERAL Unité- Progrès- Justice

DIRECTION DES ETUDES ET DE LA PLANIFICATION (DEP)

PROFIL PAYS DE LA RECHERCHE EN SANTE DU BURKINA (PPRS)

Septembre 2005

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AVANT PROPOS

La recherche scientifique au Burkina Faso a pris son essor au début des années 1920, mais elle a connu une évolution timide jusqu’à la période des indépendances.

Ce secteur a été essentiellement géré et soutenu par les institutions étrangères et il est resté longtemps le domaine réservé des chercheurs spécialisés.

Malgré la création des premières institutions de formation et de recherche comme l’Université de OUAGADOUGOU en 1974 et le CNRST en 1978, le pays n’a pas accordé suffisamment d’importance à la Recherche Scientifique.).

Aujourd’hui par contre, la promotion de la recherche est devenue l’une des grandes priorités dans les choix de développement socioéconomique du Gouvernement. La recherche en santé, considérée comme un outil de développement socio sanitaire, bénéficie de cette volonté du Gouvernement d’impulser aux activités de recherche un essor nouveau et réel. Les mesures prises dans ce sens concernent en particulier, les aspects institutionnels et éthiques, le renforcement des capacités, la diffusion, l’utilisation et l’impact des résultats, ainsi que le choix des priorités de recherche.

La situation actuelle de la RS au niveau national est mal connue. Les organes récemment mis en place ne disposent pas suffisamment d’informations sur le profil exact des acteurs actuels du secteur de la recherche scientifique et des acquis majeurs disponibles.

Les efforts entrepris depuis 1990 pour la promotion et le développement de la recherche en santé ont permis d’une part de mettre en place des structures de coordination et de gestion de la recherche et d’autre part de réaliser certaines activités.

Malgré ces acquis et l’existence d’une volonté politique, la recherche en santé connaît toujours des difficultés liées à l’insuffisance des capacités des structures de recherche et de coordination.

C’est pourquoi, il apparaît indispensable de faire un état des lieux de la recherche en santé pour connaître l’existant, définir et programmer les actions futures.

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Le Burkina Faso, à l’instar de plusieurs pays de la Région Afrique de l’OMS, a élaboré en 2001 un premier document sur le « Profil Pays Recherche en Santé»

(PPRS).

La présente version actualisée se veut un outil pratique dans l’appréciation de l’évolution de la situation de la recherche en santé et dans les choix en matière de projets et programmes de recherche.

Le Ministre de la Santé

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LISTE DES ABREVIATIONS

CCRS

: Conseil des Centres de Recherche en Santé

CHU

: Centre Hospitalier Universitaire

CHR

: Centre Hospitalier Régional

CIFRA

: Centre International de Formation et de recherche Action

CMA

: Centre Médical avec Antenne chirurgical

CNRST

: Centre National de Recherche Scientifique et Technique

CSLP

: Cadre stratégique de Lutte contre la Pauvreté

CSPS

: Centre de Santé et de Promotion Sociale

COGES

: Comité de gestion

DRS

: Direction Régionale de la Santé

EDS

: Enquête Démographique et de Santé

INERA

: Institut National d’Etude et de Recherche Agricole

INSS

: Institut National des Sciences de Sociétés

IRSS

: Institut de recherche en Sciences de la Santé

PDEB

: Plan Décennal de l’Enseignement de Base

PPRS

: Profil Pays recherche en santé

REDO

: Recherche Documentaire

UFR/SDS : Unité de Formation et de recherche en Sciences de la Santé

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INTRODUCTION

Le premier document de Profil Pays Recherche en Santé (PPRS) a été adopté en 2001 après un processus qui a impliqué plusieurs acteurs de la recherche en santé, à savoir les chercheurs, les gestionnaires de la recherche, les décideurs et les partenaires du développement socio-sanitaire.

C’est un document descriptif et analytique, un outil qui présente l’état de la recherche en santé et donne des informations qui pourraient servir à une meilleure élaboration des programmes et projets de recherche en santé. Le PPRS est conçu de telle sorte qu’il puisse faire l’objet de révisions périodiques tenant compte de l’évolution de la situation de la recherche en santé. Il doit en conséquence être disponible pour toutes les structures de recherche, tous les chercheurs et acteurs du développement socio-sanitaire du pays. Le présent PPRS actualisé, tout en proposant quelques innovations, reste basé pour l’essentiel sur les orientations de la première version.

Le PPRS 2005 se veut un outil pratique et opérationnel à la disposition des acteurs du développement. Il servira de base pour la définition de nouvelles stratégies d’action et de prise de décisions en vue de l’élaboration du prochain plan national de développement de la recherche en santé (PNDRS) conformément aux orientations du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS).

I - LES OBJECTIFS DU PPRS

Les objectifs définis dans le cadre de l’élaboration du profil pays sont les suivants :

- Faciliter le processus d’échange et de participation des parties prenantes au national à l’évaluation de l’état de la recherche en santé au Burkina Faso;

- Rendre disponible les informations relatives à l’évolution du système national de recherche en santé ;

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- Mettre en place un processus permanent de gestion des informations en matière de recherche en santé ;

- Mettre à la disposition des acteurs de la recherche un document de base pour une meilleure élaboration des programmes et projets de recherche en santé.

II - METHODOLOGIE

La collecte et l’exploitation des données ont été faites par une équipe opérationnelle composée d’agents de la DEP.

L’étude a duré quatre semaines et a concerné 06 régions sanitaires du pays.

Elle a consisté en :

• Une revue documentaire portant sur toute la documentation relative aux activités de recherche des centres (rapports d’activités, bilans, plans, programmes etc..). La première version du PPRS 2001 a servi de document de base pour le travail ;

• L’administration d’un questionnaire proposé par l’OMS, transmis aux structures enquêtées avant les entretiens directs. Ce questionnaire avait été corrigé pour prendre en compte certaines préoccupations spécifiques ;

• Des entretiens directs avec les responsables des services chargés de la recherche.

Au total 19 structures menant de la recherche en santé ont répondu à notre questionnaire (centres de recherche en santé, CHU, CHR, DRS, CMA, ONG) et 43 chercheurs, gestionnaires de la recherche et décideurs ont participé aux discussions.

• Une exploitation des résultats provisoires de l’Etude sur la « base de données REDO » ;

• Les données recueillies (données qualitatives et quantitatives) ont été traitées manuellement et utilisées pour réactualiser le contenu du PPRS 2001. L’essentiel ayant consisté en une analyse du contenu des documents recensés et une exploitation des questionnaires administrés ;

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• Le projet de PPRS réactualisé a été élaboré par un groupe de travail, avant d’être soumis à l’examen d’un atelier de consensus.

L’atelier a regroupé un nombre suffisamment représentatif permettant de valider le document par consensus. Les participants provenaient des centres de recherche, des services du ministère de la santé, des partenaires et autres ministères.

III - DIFFICULTES RENCONTREES

Parmi ces difficultés, il y a le déficit de communication avec les personnes enquêtées, la non disponibilité des enquêtés, et la mauvaise compréhension du questionnaire transmis.

Le budget alloué à l’activité ne permettait pas de procéder à un recensement exhaustif des chercheurs et de toutes les structures impliquées dans les activités de recherche sur l’étendue du territoire national.

Par ailleurs, en dépit du fait qu’il a été corrigé et réadapté en fonction des besoins, le questionnaire OMS n’a pas suffisamment pris en compte certaines données utiles comme la qualification et la catégorisation des ressources humaines.

IV - PRESENTATION SOMMAIRE DU PAYS

Le Burkina Faso est un pays sahélien, enclavé, d’une superficie de 274 200 Km2 avec un climat tropical de type soudanien qui alterne une saison pluvieuse et une saison sèche plus longue. Le pays est confronté aux effets persistants des cycles successifs de sécheresse, dans un contexte de dégradation accélérée des ressources naturelles et de l’environnement.

La population était de 10 312 609 habitants (RGPH 1996), avec un taux de croissance de 2,37%1 l’an, contre 2,64 %2 sur la période 85-91) ce qui fait du BURKINA un pays à forte croissance démographique.

1 Recensement Général de la Population et de l’Habitat, INSD 96

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Le taux brut de natalité était de 46,1%°1, celui de la mortalité générale de15,2%°1 et l’espérance de vie à la naissance de 53,8 ans1. La population est essentiellement jeune (47,92% sont de la tranche d’âge de 0 à 14 ans)1 et les femmes représentent près de 52% de la population. Le pays compte près de 1 635 255 ménages.

Estimé à 42,7% en 2000-2001, le taux brut de scolarisation a atteint 57% en 2005. Cette évolution cache difficilement les fortes disparités selon le sexe et les zones géographiques ; chez les filles il est estimé à 42,6% contre 58,1% chez les garçons (CSLS 2006-12010. Le taux d’alphabétisation au niveau national reste faible, 32,4% en 2004 (Rapport mise en œuvre PDEB 2000-2009) avec encore de fortes disparités. Le faible niveau général de scolarisation influence négativement l’impact des activités de promotion et de restauration de la santé.

Sur le plan économique le Burkina Faso est un pays sous développé et son économie est essentiellement basée sur les produits agricoles et le secteur public. Aussi, face aux difficultés financières et structurelles, le Burkina Faso a conclu avec le soutien de l’ensemble des partenaires internationaux, des programmes d’ajustements macro-économiques depuis mars 91.

En dépit des performances économiques de la dernière décennie, les trois (03) enquêtes prioritaires de 1994, 1998 et 2003 montrent une aggravation de l’incidence de la pauvreté. En effet , sur la base d’un seuil absolu de pauvreté estimé à 82 672 FCFA en 2003 contre 72 690 Fcfa par personne et par an en 1998, la proportion des pauvres est passé de 45,3% à 46,4%, ce qui indique une tendance à la paupérisation des populations, surtout en zones rurales (CSLP 2004).

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V - SITUATION SANITAIRE NATIONALE

A- L’état de santé des populations

La situation sanitaire est fortement liée au contexte général et à la réalité socioéconomique du pays. Elle se caractérise par une morbidité générale de 5,8% (EDS 2003) au sein de la population, principalement due aux maladies infectieuses et parasitaires et à l’expansion rapide du VIH/Sida. Le taux de séroprévalence du VIH/SIDA dans l’ensemble de la population est estimé à 1,9%

selon EDS 2003.

Le PNDS 2001-2010 (MS/ST/PNDS 2001) indique en outre que la situation sanitaire du pays est aussi caractérisée par des taux de mortalité générale (15,2 pour mille) et spécifiques également élevés. Entre 1993 et 2003 la mortalité infanto- juvénile est passé de 204,5 à 184 pour 1000, la mortalité infantile de 107,6 à 83 pour 1000, la mortalité néonatale de 51,3 à 31 pour 1000.(EDS 93 ; 99 ;2003). Le ratio de mortalité maternelle est quant à lui passé de 566 à 484 pour 100 000 naissances vivantes en 1998 (EDS 93 ; 98). L’état nutritionnel de la population n’est pas satisfaisant et se traduit par un niveau de couverture des besoins en dessous de la norme des 2500 Kcal requise.

B- Les déterminants de la santé

Une bonne appréhension de l’évolution de l’état de santé des populations implique une analyse des relations qui existent entre l’état de santé et certains facteurs d’une part, et d’autre part des interrelations entre ces facteurs. L’état de santé des populations est soumis de façon permanente à l’influence de ces facteurs ; aussi les acteurs de la recherche se doivent d’en tenir compte dans leur analyse.

Parmi ces facteurs nous retiendrons principalement :

• les déterminants institutionnels tels que la bonne gouvernance, la collaboration intersectorielle et la coopération internationale;

• le pouvoir d’achat des populations en général, l’insécurité alimentaire ;

• le niveau général d’éducation de la population et les pesanteurs socioéconomiques

• l’approvisionnement en eau potable, l’hygiène et l’assainissement, la pollution des eaux et de l’air ;

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• la croissance démographique

C- Le système national de Santé

Le système national de santé est organisé de façon pyramidale à trois (3) niveaux :

• Le niveau central organisé autour du cabinet du Ministre et du Secrétariat Général définit la politique et assure la coordination technique et administrative des services centraux;

• Le niveau intermédiaire comprend les Directions Régionales de la Santé (DRS) ; elles ont pour mission de mettre en œuvre la politique du gouvernement dans les régions sanitaires ;

• Le niveau périphérique est représenté par les districts sanitaires, entités opérationnelles les plus décentralisées du système national de santé.

Les structures de soins, quant à elles, se répartissent en trois secteurs :

- Le secteur public de soins avec trois niveaux d’offre des soins primaires, secondaires et tertiaires assurés par les 55 districts, les 09 CHR et les 03 CHU.

- Le premier niveau est constitué par le district sanitaire qui comprend deux échelons (CSPS, CMA), le deuxième niveau est représenté par le Centre Hospitalier Régional (CHR) et le troisième niveau par le Centre Hospitalier Universitaire (CHU).

- Le secteur sanitaire privé se développe assez rapidement et touche principalement le médicament et les structures de soins.

- La médecine et la pharmacopée traditionnelles sont reconnues par la loi n°23/94/ADP du 19/5/94 portant Code de la Santé Publique et elles font aujourd’hui l’objet d’une politique formelle du département de la santé.

Toute cette organisation est sous tendue par la mise en œuvre de la réforme portant sur la décentralisation du système de santé dont l’objectif est l’instauration du système de santé de district. Le processus de décentralisation remonte à 1978, date d’adoption des SSP mais c’est en 1992 qu’il est devenu plus concret avec la mise en œuvre de l’Initiative de BAMAKO.

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Cette réforme se traduit par une allocation directe de ressources financières aux districts et l’adoption de textes réglementaires pour faciliter la mise en œuvre du processus. On peut retenir qu’il est possible actuellement aux collectivités locales de créer ou d’acquérir des établissements dans le domaine de la santé ou encore construire et gérer des CSPS. La gestion des services de santé en périphérie par les collectivités (Coges) peut se faire par des contrats entre les autorités morales (collectivités) et les services déconcentrés tels les districts sanitaires (non dotés de la personnalité morale).

VI - DEVELOPPEMENT DE LA RECHERCHE EN SANTE

A- Gestion des Structures et mise en œuvre des programmes nationaux Avant 1995, la mise en œuvre des programmes nationaux de recherche remonte au début des années 1920 à travers les stations agricoles de Saria en 1923, de Niangoloko en 1948 et la cellule de l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) en 1949. Jusqu’à la fin des années 1960, la gestion des structures et des programmes de recherche a été confiée aux Instituts français.

C’est ainsi que des domaines prioritaires de recherche étaient sous la responsabilité de plusieurs de ces Instituts :

- l’IFAN s’occupait des sciences sociales, humaines et naturelles ;

- les recherches agricoles sont confiées à plusieurs Instituts : l’Institut de recherche en agronomie tropicale, l’Institut de recherche du coton et textiles exotique, l’Institut de recherche sur les huiles et oléagineux et le centre technique forestier ;

- l’ORSTOM, (actuel IRD) se chargeait des secteurs médical, social et rural.

- Le Centre Muraz de BOBO DIOULASSO est une institution spécialisée créée depuis 1938, qui dépendait de l’ex OCCGE jusqu’en 2000 avant d’être cédé à l’Etat burkinabé en Janvier 2001 ; il s’occupe de la recherche médicale.

Les années 1970 constituent une étape importante dans le processus de mise en œuvre des grandes réformes institutionnelles marquées par des changements importants comme :

- la transformation de la cellule IFAN en Centre Voltaïque de la recherche scientifique (CVRS) en 1970

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- la création de l’Université de OUAGADOUGOU en 1974,

- la naissance en 1974 du centre d’expérimentation sur la riziculture et l’installation de plusieurs projets et programmes à vocation régionale et internationale.

Tout ce processus de transformations a abouti en 1978 à la création du Ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et à la transformation du CVRS en Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) organisé en deux niveaux, la Direction Générale et les Instituts.

Au début des années 90 le système national de recherche a connu une autre innovation majeure avec l’adoption du plan stratégique qui a permis l’organisation du 1er forum sur la recherche scientifique et des innovations technologiques à OUAGADOUGOU (FRSIT).

B- Les priorités nationales dans le domaine de la recherche.

Après 1995, le processus de développement de la recherche scientifique a été marqué principalement par la définition des priorités nationales, en même temps que se poursuit le renforcement institutionnel de la recherche au sein du département de la Santé.

En effet, au niveau du ministère de la santé, plusieurs mesures ont été prises et qui ont permis de renforcer le développement de la recherche.

Au plan national, l’adoption par le conseil des ministres du Plan stratégique de la recherche scientifique le 18 Octobre 1995 marque un tournant décisif dans l’orientation de la recherche scientifique dans le pays. Face aux défis importants, les premiers responsables de l’Etat se sont engagés en ce qui concerne la recherche scientifique à la promouvoir réellement sur la base des principes ci-après contenus dans le Plan Stratégique :

« - la recherche scientifique est indispensable pour le développement économique et social du Burkina Faso

- la recherche scientifique manque considérablement de ressources pour assurer convenablement ses fonctions ;

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- la mise à la disposition de la recherche scientifique de moyens conséquents ne peut se faire qu’à partir d’un schéma directeur pour les prochaines années donc d’un Plan stratégique ».

Les grands objectifs du Plan ont été définis à partir d’une réflexion commune de tous les acteurs du développement scientifique, autour des priorités nationales ci après:

ƒ Le domaine agricole :

Les activités conduites pour le développement du secteur agricole portent essentiellement sur les productions végétales, les productions animales et la gestion des ressources naturelles.

ƒ Le domaine de la technologie :

Les aspects pris en compte par les travaux des chercheurs sont entre autres : - la technologie énergétique dont des programmes sont mis en place ; - la valorisation de la biomasse;

- la technologie de la transformation traditionnelle ; - la valorisation des céréales locales ;

- l’appui au secteur agroalimentaire dont les travaux portent sur l’amélioration de la qualité des produits.

ƒ Le domaine des sciences sociales et humaines ;

Les recherches ont pour objectif essentiel de contribuer à la connaissance des réalités sociales et sociologiques, prémisses de tout effort de développement.

C’est ainsi que de nombreuses études sur la connaissance de nos sociétés ont été faites.

ƒ Le domaine de la santé ;

En rapport avec la situation sanitaire du pays, le Plan Stratégique souligne la nécessité de promouvoir les recherches orientées vers :

- une meilleure connaissance des principales pathologies du pays ; - une surveillance épidémiologique accrue ;

- une promotion de la médecine et de la pharmacopée traditionnelles

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Par ailleurs les travaux du 1er symposium sur la RNES tenu en 1997 avaient montré que les domaines d’intervention privilégiés des chercheurs portaient sur l’épidémiologie, la recherche sur les systèmes de santé, la nutrition, la pharmacie et l’évaluation des projets et programmes. Les participants au symposium ont défini une liste de problèmes prioritaires de santé.

VII - SYSTEME NATIONAL DE RECHERCHE EN SANTE

A- Organisation de la recherche en santé

Au niveau gouvernemental, la tutelle de la recherche scientifique relève du Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESSRS) et le CNRST en assure la coordination nationale. Ainsi, au centre du dispositif national de la recherche se trouve le CNRST dont les missions sont :

- contribuer à la définition et à la mise en œuvre de la politique nationale de recherche scientifique ;

- promouvoir une recherche orientée vers la résolution des contraintes de développement ;

- coordonner et contrôler l’ensemble des activités et des structures nationales ou étrangères opérant sur le territoire national en matière de recherche scientifique ;

- élaborer et exécuter des programmes de recherches.

L’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) est le département chargé des aspects de la santé au sein du CNRST et il a une vocation essentiellement de recherche. Par ailleurs, l’UFR/SDS qui dépend également du MESSRS a pour mandat outre la formation des cadres de la santé, le développement des activités de recherche.

La Direction des Etudes et de la Planification (DEP) assure la coordination de la recherche en santé au sein du Ministère par l’entremise du Service recherche en santé.

Depuis 2005, il est créé un cadre de concertation des centres de recherche en santé dénommé « Conseil des centres de recherche en santé » (CCRS).

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C’est un organe consultatif, composé de trois catégories de membres : les membres de plein droit, les membres associés et les observateurs. La présidence est tournante tous les deux ans. Elle est assurée actuellement par le Directeur Général du Centre Muraz de Bobo Dioulasso.

B- LES STRUCTURES DE RECHERCHE EN SANTE

Depuis l’adoption du plan stratégique de la recherche scientifique en 1995, l e renforcement des capacités institutionnelles de recherche en santé se traduit par la mise en place d’institutions de recherche tant au niveau du Ministère de la santé qu’au niveau du Ministère chargé de la recherche Scientifique

1- Ministère de la Santé :

- le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme (CNRFP) construit à OUAGADOUGOU avec l’aide de la coopération Italienne depuis les années 80.

- le Centre Muraz de Bobo Dioulasso ;

- le Centre de recherche en santé de NOUNA soutenu par le ministère de Allemand de l’Etat de Baden Wurtenberg (1999)

- le Centre International de formation en recherche Action (CIFRA) de OUAGADOUGOU soutenu par la GTZ.

- Les CHU et les CHR, le CNLC, le CNLAT - Les directions Centrales du Ministère

- Les Directions régionales de la santé (Districts sanitaires)

- L’Ecole Nationale de Santé Publique et le Laboratoire National de Santé Publique à Ouagadougou

2- Ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, et autres départements :

- le CNRST avec ses instituts comme l’IRSS, l’INERA, l’INSS , l’IRSAT ;

- l’Université de Ouagadougou avec ses départements tels que l’UFR/SDS et l’UFR/SEG ;

- L’Université de Bobo Dioulasso

- L’Université de KOUDOUGOU 5 (ex :ENSK ) - L’ISSP (Ex UERD)

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3- Autres Institutions et structures :

- le laboratoire national d’élevage du Ministère des Ressources Animales (MRA) - les Institutions de formation : CFDS, ENAM, ENESA, IPD/AOS,

- Les structures de recherches ayant un statut international et qui impliquent des partenaires extérieurs au développement : l’IRD (ex ORSTOM) le CIRDES et l’EIER, ETSHER

- Les ONG et organismes de partenariat : Save the Children Pays Bas, population Council, FCI et ABSP ;

- Bureaux d’Etudes: Interconsult, Sersap, etc.

4- Les Cadres de diffusion des résultats de la recherche

- FRSIT, JSSB, JMPO ; la société médicale du Burkina et les Journées scientifiques de Nouna

C- LES RESSOURCES POUR LA RECHERCHE EN SANTE C1- Les ressources financières

La mobilisation des ressources financières est essentielle pour permettre à la recherche de réaliser des résultats. Au niveau de notre pays, le financement de la recherche est non seulement insuffisant mais en outre il est très déséquilibré car l’intervention des partenaires extérieurs reste la plus importante. Même si ces dernières années, des efforts ont été consentis par le gouvernement en faveur de la recherche scientifique, on constate que globalement les budgets alloués à la recherche ont sensiblement baissé. La majorité des structures enquêtées comme les CHU, les CHR et DRS prévoient dans leurs plans d’action des budgets en faveur de la recherche. Ces budgets vont de 500 000 F cfa à 16 400 000Fcfa pour la période 2002 à 2005.

Il y a un paradoxe entre les efforts consentis par certaines structure à mettre des ressources en faveur de la recherche et leur non utilisation. Le cas plus révélateur est celui du CHN Sanon Souro.

Mais, en ce qui concerne le CNRST on constate que malheureusement les budgets totaux ont évolué en baisse de 2002 à 2005. Cette baisse des budgets peut s’expliquer en partie par la forte diminution de la contribution extérieure.

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La nomenclature de ces budgets montre encore une affectation presque totale de la contribution de l’Etat au fonctionnement, en particulier les salaires.

Par ailleurs au sein des services de santé, plusieurs activités se mènent avec des financements dont le niveau est difficile à estimer.

C2 - Les ressources humaines

Leur nombre progresse de façon notable sans toutefois être en mesure de satisfaire les besoins nécessaires à la mise en œuvre des programmes de recherche. Au niveau des centres de recherche on estime à environ 957 le nombre total d’agents impliqués dans la recherche.

La formation des chercheurs nationaux dans les divers domaines est une priorité ; elle s’effectue au sein des instituts de recherche). Au total on note la formation en 2004 d’environ 200 étudiants (DCM4&PH6) par l’UFR/SDS et l’UFR/SVT et 20 chercheurs en méthodologie de la recherche par l’IRSS en collaboration avec l’UFR/SDS ; 78 cadres nationaux et étrangers formés en recherche action par le CIFRA. L’évaluation des chercheurs est assurée par le CAMES.

C3- Les ressources matérielles

Au plan national 155 laboratoires d’analyses et d’expérimentations ont été répertoriés : 94 dans le secteur public, 39 dans le privé et 22 appartenant aux confessions religieuses, associations et ONGs. Toutefois le réseau national n’est pas fonctionnel, le personnel ne bénéficie pas de formation continue suffisante, la supervision est mal assurée et la maintenance des équipements n’est pas de bonne qualité. Le laboratoire national de santé publique déjà opérationnel contribue à renforcer le réseau national des équipements disponibles, cependant le volet de biologie médicale n’est pas totalement fonctionnel

D- MECANISMES DE GESTION ET DIFFUSION DES CENTRES DE RECHERCHE 1-Les mécanismes de gestion

Les Comités scientifiques et les conseils de gestion

Dans la quasi totalité des centres il existe des comités scientifiques dont la composition est fonction des principales missions de la structure et parfois du

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statut du centre. Ainsi on y retrouve en général des gestionnaires de la recherche et des chercheurs. Au Centre Muraz ainsi qu’à Nouna, la composition du comité a un caractère international.

Les principales attributions de ces comités portent sur l'évaluation des projets de recherche, la sélection des projets, la définition des priorités, et l’appréciation (avis consultatif) de l'avancement des chercheurs et de l'organisation scientifique du centre. Dans tous les centres où ces comités existent toutes les fonctions sont accomplies et des réunions sont organisées périodiquement et régulièrement.

En dehors de quelques mécanismes qui permettent de traiter ponctuellement les questions d'éthique par des comités ad'hoc dans la grande majorité des centres, seuls le Centre Muraz (1998), le CRS de Nouna depuis 2000 et l’IRSS à partir de 2004 ont des comités d'éthique internes.

-les plans de carrière

Actuellement, seul l’IRSS dispose d’un plan de carrière pour les chercheurs qui y travaillent.

-la validation des protocoles de recherche :

La plupart des Instituts disposent d’un comité scientifique et technique pour valider les protocoles de recherche à partir des critères ci-après : faisabilité technique et financière (budget), conformité avec les priorités nationales, plan de mise en œuvre, respect de l'éthique et la qualité technique du dossier -le suivi de la mise en œuvre des recommandations :

Mis à part quelques mécanismes de diffusion des résultats, il n’existe pas d’organes internes chargés du suivi de la mise en œuvre des recommandations faites par les différentes études et recherches.

-Le Comité d’Ethique de la recherche en santé

Le Comité a été créé en 2002 par Décret No 2002-536/PRES/PM/MS/MESSR ; il est fonctionnel et sa mission principale est de promouvoir l’Ethique de la recherche en santé au Burkina Faso. C’est un organe de décision chargé du contrôle du respect des principes énoncés par le Code national d’Ethique en matière de recherche en santé. Il est indépendant. Toutefois, le Burkina Faso ne dispose pas encore d’un code d’éthique en matière de recherche en santé.

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2- Les mécanismes de diffusion :

Ils sont communs à tous les centres et on retient en particulier :

-Le Forum sur la recherche Scientifique et les innovations technologiques (‘FRSIT)

Institutionnalisé par décret No95-347/PRES/PM/MESSRS du 18 septembre 95, le FRSIT (Forum National de la Recherche Scientifique et des innovations Technologiques) est organisée tous les deux ans par le ministère chargé de la recherche scientifique et celui chargé du commerce, de l’Artisanat et de l’industrie.

Il a pour objectif de porter à la connaissance du public les résultats de la recherche scientifique et technologique. C’est un cadre de promotion de la recherche.

-Les Journées des sciences de la Santé de BOBO (JSSB)

Initialement elles étaient organisées par la DRS du Houet chaque année, mais depuis quelques temps elles se tiennent tous les 2 ans, en général quelques jours avant le FRSIT. Son statut a changé et ces Journées se sont constituées en association depuis 2004. C’est aussi un cadre de promotion de la recherche en santé qui, de plus en plus revêt un caractère international avec la participation des chercheurs des pays voisins et la France.

-L’Agence nationale pour la valorisation de la recherche (ANVAR)

En dépit des difficultés réelles de fonctionnement cette agence reste le seul organe qualifié dans la recherche de conditions favorables à la valorisation des activités de recherche et des chercheurs.

-Les Journées scientifiques de Nouna

Elles existent seulement depuis 2004 mais déjà elles connaissent un succès réel depuis la première édition.

E- LES PROBLEMES PRIORITAIRES DE LA RECHERCHE EN SANTE

Depuis plusieurs années la mise en œuvre des programmes de recherche au niveau des services de santé est confrontée à des problèmes sérieux dont la plupart ont un caractère multisectoriel ayant trait à l’organisation et la gestion de la recherche. Ces problèmes sont considérés comme des priorités à

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résoudre au même titre que ceux de la liste définie par le 1er Symposium sur la RNES en 1997:

1-la faiblesse des mécanismes de coordination

Considéré comme l’un des principaux problèmes de la recherche en santé, il se traduit par:

•-une collaboration insuffisante non seulement entre les structures des deux ministères mais aussi entre les structures du ministère de la santé ;

•-un cloisonnement des activités de recherche au sein des ministères et la dispersion des chercheurs. Ainsi, les activités de recherche au sein des services de santé sont mal connues par les acteurs du département chargé de la recherche ;

•-des difficultés administratives (double tutelle, statut…) dans la recherche de solutions pour faire face à ces insuffisances. Malgré un consensus national obtenu entre les deux ministères en 1997 lors du 1er symposium sur la RNES et de nouvelles propositions faites dans le cadre d’une étude sur le renforcement des mécanismes de coordination en 2004 ces questions sont restées sans solutions.

Par exemple, la question des autorisations de recherche semble résolue de façon tacite depuis quelques années et la mise en place du comité d’éthique renforce cette solution.

Toutefois, ce comité, dans ses attributions actuelles ne peut se substituer aux autres cadres institutionnels des deux ministères dans l’appréciation des objectifs et priorités des protocoles de recherche.

2- les insuffisances dans la gestion des ressources humaines

Les besoins de formation des chercheurs au Ministère de la Santé sont mal définis alors que des structures de formation comme le CIFRA et l’UFR/SDS pourraient y contribuer efficacement.

Les chercheurs du département de la santé non affiliés au corps des enseignants ne bénéficient pas de mesures de valorisation de leurs carrières, ce qui est source de démotivation. Leurs perspectives de carrières étant liées à leur appartenance à un ministère et non pas à leur travail de chercheur.

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3-Le déséquilibre dans le financement de la recherche

L’intervention des partenaires est la plus déterminante pour le développement des activités même si ces dernières années, des efforts notables ont été consentis par l’Etat en faveur de la recherche.

La nomenclature des budgets de recherche montre une forte dépendance vis- à-vis des financements extérieurs, et une affectation presque totale de la contribution de l’Etat au fonctionnement (salaires…)

C’est pourquoi, nonobstant l’existence du FONER, le 1er symposium avait recommandé la création d’un fonds spécial de la recherche en santé. Cette recommandation reprise par le PNDS connaît un début de mise en œuvre au niveau de la DEP. Toutefois il s’agit d’un processus qui implique d’autres ministères et dont l’aboutissement prendra un certain délai.

4- la faible diffusion et utilisation des résultats de la recherche

Il s’agit d’un problème suffisamment sérieux qui existe au niveau du système national de recherche en général mais qui semble encore plus grave au niveau des services de santé. La tenue régulière des éditions du FRSIT n’est pas mise à profit par les chercheurs du département pour améliorer la diffusion voire l’utilisation des résultats de leur recherche. Les cadres des Journées des sciences de la santé du Houet et des Journées Scientifiques de Nouna sont d’institutionnalisation récente. Cependant leur importance est de plus en plus grande et leurs rôles déterminant. En ce qui concerne l’utilisation des résultats, en particulier la mise en œuvre des recommandations, le ministère de la santé vient d’adopter à l’occasion d’un atelier national tenu à KOUDOUGOU, un mécanisme qui est en voie d’expérimentation.

La mise en place d’une base de données a pour objectif de contribuer à la promotion de l’utilisation des résultats des recherches/études en santé menées dans le pays.

En ce qui concerne plus généralement les priorités nationales de la recherche en santé, le pays dispose d’une liste de quarante (40) problèmes, adoptée par le 1er Symposium sur la RNES en 1997.

(22)

PROBLEMES VERTICAUX (maladies) PROBLEMES HORIZONTAUX (organisation, ressources, etc) 1

2 3 4 5 6 7 8 9 10

Paludisme

Diarrhées-vomissements MST/SIDA

Méningite Malnutrition

Hypertension Artérielle Rougeole

Pneumopathie

Parasitoses intestinales Tuberculose

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Mauvais accueil par le personnel de santé Couverture sanitaire insuffisante

Comment améliorer la qualité des soins Manque de personnel de santé

L’automédication très élevée Organisation des soins d’urgence

Hygiène alimentaire dans les rues et marchés Problèmes d’accouchements à domicile Non décentralisation des moyens Pauvreté des populations

11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

Jaunisse

Fièvre typhoïde Hémorroïdes Avortements Maux d’yeux Poliomyélite Choléra

Ver de Guinée Dermatoses Fièvre jaune

11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

Manque de moyens pour les évacuations

Problèmes des premiers soins avant ordonnance Problèmes d’accessibilité des services de santé Coût élevé des produits pharmaceutiques Manque d’eau potable

Manque de motivation du personnel de santé Manque d’hygiène et de service d’hygiène Participation communautaire insuffisante Plateau technique chirurgical faible

Jeunesse et inexpérience des agents de santé

A ce jour, le processus de définition de thèmes prioritaires de recherche à partir de ces problèmes n’a pas été achevé totalement.

Les projets de recherche se font beaucoup plus selon les priorités des bailleurs de fonds plutôt que suivant les priorités nationales.

VIII- LA BASE DE DONNEES «REDO» DES ETUDES ET RECHERCHE EN SANTE 1-Pourquoi une base de données :

La faible diffusion et utilisation des résultats de la recherche en santé constitue l’un des principaux problèmes de notre système national de recherche. C’est la raison pour laquelle, le ministère de la santé a mené une étude dont le but est de susciter davantage l’utilisation des résultas/études par les principaux

(23)

utilisateurs potentiels. L’un des objectifs généraux de cette étude étant de

« créer une base de données la plus exhaustive possible, sur les recherches/études en santé ».

2- Contenu de la base de données

Toutes les recherches/études en santé ont été classées en 25 domaines définis par un atelier national de consensus.

Au total 6029 documents de recherches /études sont enregistrés dans la base REDO.

TABLEAU N° I : REPARTITION DES RECHERCHES /ETUDES PAR DOMAINES

QUANTITE DOMAINE

1 14 ALCOOLISME – TABAGISME ABUS DE DROGUES

2 57 COMMUNICATION POUR LA SANTE

3 100 ECONOMIE ET FINANCEMENT DE SANTE

4 37 RESSOURCES HUMAINES EN SANTE

5 138 ENVIRONNEMENT ET SANTE

6 188 INFORMATION SANITAIRE

7 100 GESTION ET PLANIFICATION DE LA SANTE

8 09 LEGISLATION ET REGLEMENTATION SANITAIRE

9 103 LUTTE ANTIVECTORIELLE ET PESTICIDES

10 616 MALADIES TRANSMISSIBLES

11 408 MALADIES NON TRANSMISSIBLES

12 267 MEDICAMENT - PHARMACOLOGIE - PRODUITS BIOLOGIQUES

13 184 NUTRITION ET ALIMENTATION

14 168 POLITIQUE ET SYSTEME DE SANTE

15 692 SANTE DE LA REPRODUCTION

16 53 SANTE ET SECURITE AU TRAVAIL

17 12 ANTHROPO-ZOONOSES

18 333 SERVICES ET SOINS DE SANTE

19 55 TECHNOLOGIE MEDICALE

20 17 TOXICOLOGIE

21 748 IST/VIH/SIDA

22 115 IMMUNITE ET VACCINATION

23 15 HANDICAP ET READAPTATION

24 63 DEMOGRAPHIE ET POPULATION

25 03 ETHIQUE ET SANTE

(24)

Les domaines les plus importants en ce qui concerne le nombre des recherches/études réalisées sont par ordre décroissant : les IST/VIH/SIDA, la SANTE DE LA REPRODUCTION, les MALADIES NON TRANSMISSIBLES, les SERVICES ET SOINS DE SANTE, etc. Les recherches spécifiques sur les politique et système de santé arrivent seulement en 9ème position.

TABLEAU No 2 : REPARTITION DES RECHERCHES ET ETUDES PAR ANNEE.

ANNEE QUANTITE ANNEE QUANTITE

1936 1 1977 55

1938 1 1978 34

1942 4 1979 68

1943 2 1980 52

1945 1 1981 61

1952 3 1982 69

1953 1 1983 93

1954 1 1984 85

1955 1 1985 85

1956 2 1986 111

1957 2 1987 114

1958 2 1988 120

1959 4 1989 154

1960 6 1990 175

1961 2 1991 220

1962 6 1992 203

1963 6 1993 294

1964 6 1994 310

1965 11 1995 310

1966 10 1996 342

1967 8 1997 361

1968 17 1998 466

1969 8 1999 471

1970 23 2000 516

1971 13 2001 616

1972 15 2002 197

1973 14

1974 34

1975 26

1976 54

(25)

Ce tableau montre une tendance nette et régulière à l’augmentation du nombre des recherches de 1976 à 2002. Cette période correspond à l’adoption des réformes comme les Soins de santé primaires (1978), la décentralisation avec les 55 districts et l’Initiative de BAMAKO (1992). Pour des raisons pratiques la base présente les données de la période 1965 -2002

3- Mode d’utilisation de la base de données

La base de donnée est accompagnée d’un manuel d’opération qui sert de guide pour la gestion du système informatisé de la base de données. Cet outil de gestion permet de :

- faire l’inventaire des documents existants par sujet/ thème, ou par zone géographique ;

- faciliter l’accès à ces documents ;

- faciliter la collaboration avec les organisations et réseaux travaillant dans le domaine ;

- faciliter également une collaboration documentaire avec les systèmes d’information internationaux grâce à la possibilité d’exportation des données.

(26)

ANNEXES

TABLEAUX SYNOPTIQUES DES PRINCIPAUX INSTITUTS DE RECHERCHE

CNRST OUAGADOUGOU

IDENTITE 1-Nom Institut 2-Adresse 3-Date création 4-Directeur

Centre National de la recherche Scientifique et Technologique (CNRST)

OUAGADOUGOU

En 1978 par le regroupement du CVRST et divers instituts de recherche agronomique Pr GUISSOU L Basile

DOMAINES RECHERCHES 1-INSTITUT NATIONAL DE L’ENVIRONNEMENT ET DE RECHERCHE AGRICOLE (INERA)

- recherche en production végétale ; - recherche en production animale ; - recherche en production forestière ;

gestion des ressources naturelles et système de production (IRSAT) - Energie ;

- Substances naturelles ; - Technologie alimentaire ; - Mécanisation ;

3-INSTITUT DES SCIENCES DES SOCIETES (INSS) - Sciences des populations ;

- socioéconomie et anthropologie du développement ; - linguistique et langues nationales

- sciences de l’éducation ;

- Sciences juridiques, politiques et de l’administration

4-INSTITUT DE RECHERCHE EN SCIENCES DE LA SANTE (IRSS) / PM

CAPACITES DE FORMATIONS Encadrement de stagiaires ; Dispensation de cours à l’UFR/SDS

PERSONNELS

BUDGET

2002 2003 2004 2005

618/252** 559/287 ** 617/280** 623/262**

8 8 93 267 918 (95,7%)* 7030863755 (92%)* 2 865 201 729 (52%)* 4 474 121 000*

PARTENAIRES IDA

Universités nationales et étrangères

* * =personnels permanents / fonctionnaires

* = budget Exécution et Taux d’exécution

= Prévision 2005 IRSS OUAGADOUGOU

(27)

IDENTITE 1-Nom Institut 2-Adresse

3-Date création 4-Directeur

INSTITUT DE RECHERCHE EN SACIENCES DE LA SANTE ( IRSS) BP. : 7192 ou 7047 Ouagadougou

TEL. : 36 32 15 / 36 33 64 FAX : 36 03 94 / 36 28 38 EMAIL : dirss@fasonet.bf

1997

Pr Blaise K. SONDO

DOMAINES COMPTETENCES Maladies endemo-épidémiques

ƒ Programme paludisme

ƒ Programme VIH/SIDA et autres MST

ƒ Programme tuberculose

ƒ Programme trypanosomiase

ƒ Programmes cancers, traumatismes, drogues Pharmacopées traditionnelles :

ƒ Programme plantes médicinales et assimilées Système de santé

ƒ Programme développement des systèmes de santé

ƒ Programme santé urbaine

ƒ Programme reformes du système de santé

ƒ Programme médecine traditionnelle, ethnomédecine, ethnopharmacognosie Nutrition

ƒ Programme de lutte contre les carences en micro nutriments

ƒ Programme malnutrition protéino énergétique Promotions de la santé des populations

ƒ Programme paludisme

ƒ Programme bilharziose

ƒ Programme indicateurs spatiaux

ƒ Programme pollution : pesticides et produits chimiques industriels Autres activités

ƒ Enseignement et formation

ƒ Diverses activités d’appui à la recherche

CAPACITES DE FORMATIONS - Formation non diplomante ( méthodologie de la recherche)

BUDGET PERSONNELS

2002 2003 2004 2005

206 178 482 193 151 216 134 724 875 150 000 000

PARTENAIRES UFR/SDS.; IDR ; ULB ; UCL. Univ. Montréal ; ANVAR

CENTRE INTERNATIONAL DE FORMATION EN RECHERCHE-ACTION (CIFRA)

(28)

IDENTITE 1-Nom Institut 2- Date création

3- Adresse

4-Directeur

Le CIFRA a été créé depuis 1990 dans le cadre d’un projet conjoint du Ministère de la Santé du Burkina Faso et l’Agence de Coopération Technique Allemande – GTZ.

Après 12 ans d’expériences sur le terrain, le CIFRA est devenu, en 2002, une institution autonome à vocation internationale régie par la loi Burkinabé N° 10/92/ADP.

L’Institution est dirigée par un Bureau Exécutif et compte des membres de droit provenant de plusieurs pays.

C I F R A 11 BP 467 Ouagadougou 11,

N° 2331 , Rue Houari Boumedienne, Ouagadougou BURKINA FASO Tél.: +226-50.31.45.80 ou +226-50.33.54.83

Fax: +226-50.31.65.41

e-mail : cifra@fasonet.bf Site Web : www.cifra-bf.org Dr Boukary OUEDRAOGO

DOMAINES COMPETENCES Formation et appui technique

Sur plus d’une dizaine d’années le CIFRA a organisé 13 Cours Internationaux, 11 Cours décentralisés, 5 Cours thématiques de recherche-action dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive des jeunes, des violences faites aux femmes, du paludisme, du VIH/SIDA et les IST et de la problématique du service social.

L’ensemble de ces cours est centré sur l’approche de la recherche-action et permet un bon équilibre et une complémentarité entre les besoins en connaissances nouvelles et la gestion efficace des programmes et des services.

Ces cours ont rassemblé plus de 500 participants provenant de divers pays : Angola, Bénin, Cameroun, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée (Conakry), Madagascar, Mali, Maroc, Niger, République Centre Africaine, Rwanda, Sénégal, Tchad et Togo.

Depuis 2001, le Cours est organisé aussi en Anglais en collaboration avec l’Université de Sydney en Australie. La première édition s’est déroulée au Cameroun et a regroupé une vingtaine de participants venant du Cameroun, du Nigeria, du Rwanda et de la Tanzanie.

CAPACITES DE FORMATIONS (Nombre de participants formés) :

-Année 2002 : 70 participants (pour l’ensemble des sessions)

- Année 2003 : 84 participants (dont 17 au 12ème Cours international, 13 au Cours sur le Paludisme, 37 au Cours WBI-Banque Mondiale, 17 en Guinée-Conakry

-Année 2004 : 78 participants (dont 25 au Cours spécifique Action Sociale, 14 au 13ème Cours international , 14 au cours spécifique sur le VIH/SIDA et 25 à Lomé – TOGO).

PERSONNELS Le CIFRA dispose d’une équipe permanente de 4 experts (dont 3 nationaux et 1 expatrié).

(29)

BUDGET

L’équipe permanente travaille au niveau national et international en collaboration avec une équipe pluridisciplinaire de formateurs qualifiés dans les domaines suivants : santé publique, épidémiologie, démographie, sociologie et anthropologie.

Environ 45 personnes-ressources extérieures, reparties dans plusieurs pays de la sous région, constitue un réseau d’experts qui assure le relais pour la réalisation des études, des évaluations, de l’appui technique sur le terrain et le suivi post-formation.

-Budget 2002 : 125 450 000 F CFA (y compris le fonds du projet GTZ)

-Budget 2003 : 111 210 000 F CFA (y compris 2 subventions de la GTZ d’un montant total de 62 320 000 F CFA)

- Budget 2004 : 69 917 400 F CFA (sans subventions)

PARTENAIRES -Ministère de la Santé, et -Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale du Burkina Faso,

-Agence de Coopération Technique Allemande-GTZ,

-Université de Ouagadougou, Université de Sydney en Australie, et-Université de Heidelberg en Allemagne

-Institut de Médecine Tropicale d’Anvers en Belgique.

- Banque Mondiale, FNUAP, les Coopérations Allemande, Belge, Française, Néerlandaise et Suisse, diverses Associations et ONGs.(bourses de formations)

Depuis 2002 le CIFRA développe une coopération efficace avec l’Université de Sydney en Australie dans le cadre de la formation et du réseau anglophone du Cours.

Les participants du cours anglophone ont la possibilité de s’inscrire à cette université pour le diplôme de Master ou de PhD en recherche-action. Différentes études réalisées en

partenariat avec l’Université de Sydney ont été quottés et publiées par cette université En 2003, le CIFRA a été admis au sein du « Réseau des Institutions Africaines en Population et Santé de la Reproduction » composé d’une dizaine d’institutions et d’organisations de la sous- région impliquées dans les questions de réduction de la pauvreté, de population et de santé de la reproduction.

Depuis 2004 le CIFRA fait partie du « Réseau d’experts VIH/SIDA pour porter à l’échelle le traitement antirétroviral en Afrique Centrale et Occidentale » Ce réseau est un projet de collaboration entre l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Initiative BACKUP de l’Agence de Coopération Technique Allemande–GTZ.

CENTRE MURAZ BOBO DIOULASSO

(30)

IDENTITE 1-Nom Institut 2-Adresse

3-Date création

4-Directeur

Centre MURAZ

01 BP. : 390 Bobo Dioulasso 01

TEL. : Standard – (226) 97 01 02 Ligne directe : (226) 97 13 41 Télécopie : (226) 74 04 57 FAX : (226) 97 28 24

EMAIL : dg.muraz@fasonet.bf

193 9

Dr Serge DIABOUGA

DOMAINES de COMPETENCES Thématiques de recherche : - VIH/SIDA et maladies associées - Paludisme et autres parasitoses

- Epidémiologie d’intervention et vaccinologie - Missions d’appui et d’expertise

- Prestations de laboratoire et d’analyse médicale

CAPACITES DE FORMATIONS Centre de stage en recherche médicale, informatique et sciences humaines

BUDGET ( 2002 2005 )

PERSONNELS

2002 2003 2004 2005

1 947 596 977 1 114 831 084 1 239 079 585 1 993 203 867

Chercheurs burkinabè 14 Assistance technique :06 Engagés sur projets : 07 Personnels administratifs :41

PARTENAIRES Partenaires techniques :

- ANRS (Agence Nationale

ƒ de Recherche sur le Sida ; France)

ƒ IMTA (Institut de Médecine Tropicale d’Anvers ; Belgique)

ƒ Université de Ouaga, IRD, IRSS

ƒ OMS, autres Partenaires financiers :

ƒ Coopération française

ƒ Coopération belge

ƒ Union Européenne

ƒ Coopération danoise

ƒ OMS, FNUAP, PNUD, IRD, ANRS Autres

CENTRE DE RECHERCHE EN SANTE DE NOUNA (C.R.S.N)

Nom de l’Institution : Directeur

CENTRE DE RECHERCHE EN SANTE DE NOUNA (C.R.S.N) Dr Bocar KOUYATE

Adresse : BP. : 02 Nouna Burkina Faso

TEL. : +226-53-70-43

(31)

FAX : +226-53-70-55

EMAIL : bocar.crsn@fasonet.bf

Date de création : Octobre 1999 (transformation institutionnelle du PRAPASS qui existait depuis 1992)

Domines de compétences Système de Surveillance Démographique (DSS) de 60 000 habitants (41 villages + ville de Nouna)

Recherche biomédicale, recherche sur le système de santé, recherche en sciences sociales avec les principales thématiques ci-après :

ƒ Paludisme (biochimie, biologie moléculaire, entomologi)

ƒ VIH/SIDA (prévention de la transmission Mère-Enfant)

ƒ Indicateurs d’Impact (DALY’S, YLL, …)

ƒ Financement des coûts de santé (assurance maladie)…

Prestations de service (laboratoire, formation, évaluation des projets et programmes de santé)

Capacités formation (2002 à 2005 )

Formation diplômante Phd et Master : = 10

Autres domaines (anglais, analyses et bio- essai..) =37

Partenaires - Université de Heidelberg (RFA)

- INDEPTH NETWORK - Université de Marseille

Personnel : - Chercheurs : 9

- Autres personnel ( soutien à la recherche..) : 46

Budget (CFA) 2002 2003 2004 2005 379 806 431 408 063 911 465 838 509 616 270 639

Nom de l’Institution : CENTRE NATIONAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION SUR LE PALUDISME (CNRFP)

Adresse : BP. : 01 BP 2208 Ouagadougou 01 – Burkina Faso TEL. : 226 50 32 46 95/96 FAX : 226 50 31 04 77 EMAIL : cnrfp@fasonet.bf

Date de création :

Chef de service

1983 Programme de Médecine Communautaire

1999 : Centre National de Recherche et de Formation sur le Paludisme (CNRFP) Dr Xavier PITOIPA

(32)

Nom de l’Institution : CENTRE NATIONAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION SUR LE PALUDISME (CNRFP)

Domaines de compétences en Recherche

Domaines de Formation

Recherche sur :

ƒ Epidémiologie du paludisme, transmission, prévalence et niveau de transmission

ƒ Prise en charge du paludisme

ƒ Essais médicamenteux

ƒ Essais pré vaccinaux

ƒ Matériaux imprégnés

ƒ Paludisme et grossesse

ƒ Résistance des vecteurs et du parasite aux antipaludiques

ƒ Biologie, la génétique et l’écologie des vecteurs

ƒ Le comportement des vecteurs

Nombre du Personnel Scientifique formé de 2002 à 2005 par Spécialité et par niveau en collaboration avec :

Université de Ouagadougou ; Ecole National de Santé Publique Université de Bamako, Mali ;

Université Cheick Anta Diop de Dakar, Sénégal ;

♦Chercheurs (Méd/ Parasitolo/Entomo/Immuno/Biologie moléculaire)=22 PhD=05

DEA =14

Techniciens=58

Partenaires Scientifiques

3 i

UFR/SDS Université de Ouagadougou, UFR/SVT Université de Ouagadougou Centre Muraz/IRSS de Bobo Dioulasso Centre de Recherche en Santé de Nouna

Department of Public Health of the University of Rome ‘La Sapienza’, Italy;

Department of Molecular, Cellular and Animal Biology of the University of Camerino, Italy;

London School of Hygiene and Tropical Medicine, UK;

University of Greenwich/NRI, in Chatham, UK;

Department of Immunology of the University of Stockholm, Sweden;

Swiss Tropical Institute in Basel, Switzerland;

Institute of Biochemistry of the University of Lausane, Switzerland;

University of Notre Dame in Indiana, USA; and Yale University, USA.

Malaria Research and Training Center in Bamako, Mali;

Institut de Recherche pour le Développement (IRD) UR 016 Montpellier France Institut de Recherche pour le Développement (IRD) UR 016 Ouagadougou Institut de Recherche pour le Développement (IRD) UR 016 IRD/OCEAC Yaoundé, Cameroon, Centre de Recherches Entomologiques in Cotonou (CREC), Benin;

Noguchi Memorial Institute for Medical Research (NMIMR)/Ghana Institut Pasteur in Dakar, Senegal;

University of Benin in Cotonou;

University of Lomé, Togo;

Blair Research Institute/ Zimbabwe Hopital Albert schweitzer/Gabon

Institute of Public Health/Muhimbili University College of Health Sciences/Tanzania.

CDC Atlanta JPIHGO Baltimore OMS/TDR Genève

AMANET : African Malaria Network Trust EMVI : European Malaria Vaccine Initiative MS : Ministère de la santé

NIH : National Institute of Health /USA

IWMI : International Water Management Institute RBM : Roll Back Malaria

MIM : Multi Initiative on Malaria

3Fiche de Présentation du Centre National de Recherche et de Formation sur le Paludisme

(33)

Nom de l’Institution : CENTRE NATIONAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION SUR LE PALUDISME (CNRFP)

Partenaires Financiers

Personnels

Budget (FCFA)

INDEPTH : International Network of fields sites with continuous Demographic Evaluation of Populations and Their Health in developping countries

IDND : Initiative on Drug for Negleted Diseases OMS/TDR/AFRO

OMS/TDR (Genève) MIM/TDR (Genève)

Niveau PhD MD MPh DEA Maîtrise Techniciens Autres 09 06 03 07 04 22 32 2002 2003 2004 2005

354 391 900 860 942 400 845 008 204 983 368 029

CONCLUSION

Malgré les difficultés et contraintes soulignées plus haut, auxquelles doit faire face le système national de recherche, il y a des éléments positifs tel ,

(34)

l’engagement politique renouvelé des autorités du département en faveur de la recherche, la tendance au renforcement des capacités institutionnelles et des ressources humaines et une diffusion de plus en plus grande des résultats de la recherche en santé. Les efforts devraient être faits pour renforcer davantage les capacités institutionnelles (infrastructures, compétences, équipements), mettre en place des mécanismes appropriés pour améliorer la coordination et assurer un financement adéquat des actions de recherche. Toutes choses qui pourront contribuer à une plus grande cohérence du cadre institutionnel, et permettre une définition des orientations précises en conformité avec les orientations de la PSN et du PNDS par un Plan national de développement de la recherche en santé.

Nous espérons que cette nouvelle version du Profil pays recherche en santé (PPRS) donnera plus de satisfaction aux chercheurs et autres acteurs impliqués dans les activités de recherche en santé. A l’instar de la première version elle est conçue pour être un outil pratique de travail

Figure

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Références

  1. www.cifra-bf.org
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