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Sur la thérapie par transformation des couleurs (Sensibilisation-Fluorescence)

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HAL Id: jpa-00242115

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242115

Submitted on 1 Jan 1905

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(Sensibilisation-Fluorescence)

Guido Holzknecht

To cite this version:

Guido Holzknecht. Sur la thérapie par transformation des couleurs (Sensibilisation-Fluorescence).

Radium (Paris), 1905, 2 (1), pp.4-7. �10.1051/radium:01905002010401�. �jpa-00242115�

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détruites plus lentement lorsqu’elles sont dans un

entourage privé d’oxygène, que lorsqu’elles sont exposées à l’air atmosphérique, Finsen pensa de

prime abord qu’il serait plus avantageux de provo- quer pendant le traitement une hyperémie de la peau.

Pourtant, au cours d’un de ces essais simples mais décisifs (pli ont caractérise Finsen comme expérimen-

tateur, il reconnut bien yite. que bien au contraire, la peau devait être rendue ischémique, parce que le sang absorbant les rayons, ceux-ci n’aBaient plus d’ac-

tion en profondeur. C’est pourquoi il construisit un

appareil a pression se composant d’un verre de

montre entouré d’un cercle de métal qui, à

l’aide d’élastiques, pouvait être maintenu

presse contre ia peau (ng. p.

Quoique l’eau distillée, contenue dans l’ap- pareil a concentration, retienne la plus grande partie

des rayons infra-rouges qui chauffent si fort, la lu-

mière concentrée dégage pourtant une chaleur telle qu’un thermomètre, dont le récipient noirci est placé

dans le cône de lumière, indique 9-201 Celsius. Cepen-

dant l’effet de la chaleur des rayons sur la peau se laisse neutraliser par la réfrigération de celle-ci, et

c’est pourquoi Finsen a, plus tard, donné aux appa- reils à pression une forme telle qu’ils peuvent en

même lemps servir d’appareils réfrigérants. Dans un

cercle de métal sont fixées deux plaques de cristal de

roche entre lesquelles coule de l’eau froide, Au moyen de ces appareils, on évite toute brûlure de la peau

-

mais aussi ils doivent adhérer exactement a la place qui doit être soignée.

C’est pourquoi on les a faits de différentes formes :

unis, convexes ou concaves. La figure 4 montre l’une

des formes la plus généralement employée.

La durée des séances à «( l’Institut Finsen", à

Copenhague, est fixée à 1 Iieure 10 minutes

-

et par- fois il arrive de traiter une seule taelie deux fois a la suite pour arriver à obtenir une action suffisante en

profondeur. Yu la forte réaction de la peau qui est

une conséquence du traitement, on panse la partie à laquelle il a été appliqué avec un onguent indiffé-

rent .

Il est reconnu que le « lupus vulgaire est une des

maladies de la peau qui s’est montrée le plus acces-

sible au traitement Finsen, mais celui-ci s’emploie

Fig. 4

-

Compresseur plan il refroidiççement par eau.

aussi avec succès dans une série d’autres maladies de la peau, telles que l’acné, l’alopécie, etc. La méthode

Finsen ofI’re des avantages essentiels en ce que le traitement est sans douleur et qu’il est conservatif à un haut degré, vu que la lumière peut agir à tra-

vers la peau intacte et sans détruire les tissus sains.

Des 1900 patients qui jusqu’ici ont été soignés a

« l’Institut Finsen » à Copenhague, environ 1200 étaient atteints de lupus vulgaire. Mais je ne dirai

rien ici des résultats obtenus, le compte rendu stati- stique dernièrement paru ayant déjà l’ait, dans cette

revue 1, l’oh,jet d’un rapport.

Dr Gunni Busck.

Attaché à l’Institut photothérapique.

de Copenhague.

1. Le Radium, 4, 15 odohrr 1904, page 121.

Sur la thérapie par transformation des couleurs

(Sensibilisation-Fluorescence)1

ARMI les radiothérapies 1 un intérêt d’actualité

PARMI les radiothérapies 1 un intérêt d’actualité s’atteche à une branche nouvelle dont nous

sommes redevables aux travaux de Danielsohn,

Dreyer, Halberstadter, Jacobsen, Ledoux-Lebard, leisser, Raab, Tappeiner et Straub.

Si les tissus vivants, exposés a la lumière visible, se

trouvent en contact intime avec certaines substances colorées (acridine. quinine, éosine, érythrosine, etc.),

ils sont le siège d’une vive réaction, même si la lumière

1. Vous l’article du méine auteur. Systématisation des radio- thérapies. dans le numéro précédent du Radium.

employée est dépourvue de rayons bleus et violets, par conséquent sous l’influence des rayons verts, jaunes, oranges, rouges, assez pénétrants, mais, dans les con-

ditions ordinaires, presque inactifs.

Cette action est si intimement liée à la substance colorée qu’en l’injectant profondénlent on provoque des réactions profondes. Ainsi disparait ce pénible

défaut de la thérapie par la lumière visible, que seuls les rayons peu pénétrants se montrent très actifs. Nous 1. Travail du laboratoire radiologique de l’hopttal général de

Vienne.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01905002010401

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en éprouvons une jois pleine d’espérance, quelque peu diminuée par des différences sur la

nature du phénomène qui se traduisent par des dési-

gnations différents : on appelle , à Breslan, sensibilisa- tion ce qu’on nomme fluorescence à Munich.

La différence entre les deux interprétations est la

suivante : Vogel a nommé sensibilisation la modifi-

cation que subissent les plaques

fait de l’addition de certains substances colorées aux

sels d’argent de la couche sensible, addition qui les rend très sensibles aux rayons verts, jaunes, orangés,

et rouges.

Devant des processus biologiques dont on île saurait nier l’analogie avec les précédents, Tappeiner d’abord, puis Neisser et leur élèves ont étendu le terme de sen- sibilisation aux tissus vivants. Cependant, Tappeiner a trouvé dépourvues d’action biologique la plupart des

substances connues en photographie comme de "bons

sensibilisateurs " : il pense donc maintenant que la

sensiblisation des photographes n’a ici rien à faire.

En revanche il a trouvé que toutes It’, substances

colorées qui ageissent sur les êtres vivants sont aussi

fluorescentes : il s’agit donc pour lui d’un phénomène lié à la fluorescence qu’il

de définir avec plus d’excatitude. Je crois (pte chacun des deux adversaires approuvera la reproduction qui va suivre de son interprétation.

Voici l’opinion de Tappeiner : Des substances, re-

connues de bons sensibilisateurs pour les sels d’argent, quand on les emploie chez les êtres vivants, se mon- trent inactives; l’action photodynamique des substances colorées n’a donc rien u faire avec la sensibilisation. Ce raisonnement est indubitablement légitime, si toute- fois il est vrai que, dans la modification en question des couches de sel d’argent, il s’agisse de sensibilisation.

Voici d’autre j’art. l’opinion de l’école de Veisser :

le fait d’accroître la sensibilité de la peau de Veisser : rayons visibles d’une grande longueur d’onde est mie

sensibilisation. On a incontestablement le droit de

designer sous te nom de sensibilisation le processus dont il s’agit, quelle que soit la couche sensible qui lt’

manifeste.

Ainsi on définit la sensibilisation plus largement;

Breslau, plus étroitement à Munich. On veut- à Bres- lau, l’employer dans son sens le plus géneral et . à

Munich. la restreindre aux sels d’argent : mais il est visible que si les adeversaires ne s’ accordent pas . C’est

sur tout autre chose que sur la realité des pheno-

menes: leurs équations-ne peuvent pas concorder parer qu’ils donnent aux inconnues du problème des valeurs

différentes.

.

Mais dans quel est le

,

intime de cette action lummeuse ? On ne le sait pas. Une chose est

certaine. C’est que des rayons de lumière r ":_1 qui.

employer directement. n’a-issend passer.

sur la peau comme des rayons bleus

vpop

agissent à la manière de ces derniers quand on em- ploie une substance colorée convenable .Rayons bleus

ou rayons rouges sont absorbés les uns et les autres.

mais les rayons bleus sont transformés sans intermé- diaire en énergie

chimique,

tandis que les rayons rouges ont besoin du secours de la substance colorée.

comment cela se fait-il? Dans le cas de la mumière bleue,

c’est la molécule même de la cellule qui absorbe et qui , par une simple transformation d’énergie est le

siège et le substratum du processus chimique. Or la

substance colorée dont le tissus est imbibé demeure en dehors de la cellule. Comment donc l’énergie radiante.

abosrbée par la substance colorée qui demeure en dehors de la cellule, parvient-elle jusqu’à la molécule qui est à l’intérieur de celle-ci ? Une transformation de l’énergie radiante en énergie chimique à l’intérieur de la susbstance colorée qui l’absorbe. ne peut que modi-

fier souvent ainsi: la

substance colorée se décolorer, mais elle ne peut pas provoquer à l’intérieur de la cellule. la réaction carac- téristique de la lumière. Il est donc nécessaire que l’énergie, absorbée par les particules de la matière colorante, poursuive encore son chemein jusqu’aux

molécules cellulaires. A cet effet, il existe un rayonne-

ment, parmi les modes d’énergie connus qui parait le plus approprié et par conséquent une interprétation qui semble la plus vraisemblable : c’est que la sub- stance colorée modifiant les rayons rouges, presque inactifs qu’elle a absorbés les transforme en rayons

actifs, que ces derniers suivant le trajet indiqué plus

haut, sont absorbés par les molécules des cellules et

seulement alors sont transformés en énergie chimique

Il s’agit d’une interprétation analogue à celle que j’ai défendue avec Goldstein relativement à l’unitr-ea

tion de tous les rayonnements invisibles par leur trans- formation finale en ultra-violet. Staub, de Lerp/ig. est de cet avis. Mais être frappé par de la lumière d’une certaine sorte. puis émettre une lumière d’une autre sorte c’est précisement ce qu’on appelle une fluo- rescent ; le processus en litige serait donc une sensi- bilisation reposant sur la fluorescence. Tappeiner trouvé que la fluorescence visible des substances colo-

rées en usage est très faible qu’elle parait incapable

de provoquer d’aussi fortes reac tions il a trouve en

outre que les substances colorées agissent d’autant

plus fortement qu’elles sont plus faiblement fluores- scentes : il a même quelque peu hésité a le reconnaitre Cependant la fluorescence réclamme n’a pas besoin

d’être visible les radiations auxquelles elle est due

peuvent sièger en dehors des limites du spectre visible.

comme stumb de son coté. l’a indiqué . et l notion de

th usi s’élargir. La nouvelle the- rapthe l ait dans une thérapie par les rayons colorés avec transformation artificielle de leur longueur d’onde

ou .

par abreviation . une thérapejtique par la transformation

des coulers

,

l’arbentansformationstherapie. En

(4)

tout cas. nous ne pouvons pas trouver dans les termes de sensibilisation et de fluorescence plus de contra-

diction que dans les notion; auxquelles ces termes correspondent.

Tout cela est plausible et ne :--l’ heurte à aucune objection essentielle. 1)c nouvelles difficultés d’expli-

cation commencent cependant, si nous voulons décou-

vrir en quelles longueurs d ondes invisibles sont trans-

formées, par 1 ïnterlnédiairc des substances colorées,

les longues ondes du spectre visible. C’est l’ultra-violet

qui se présente aussitôt à l’esprit en raison de sa puis-

sante action biologique. Straub cependant pense à

l’infra-rou,e. C’est sans doute que l’ultra-violet devrait, dans tous les cas, agir sur la peau et sur les plaques photographiques. Or il existe des sensibilisateurs pho- tographiques qui, d’après 2’appeillcr, n’ont presque

aucune action sur les êtres vivants.

Ce ne peut pas être l’infra-rouge conllle le suppose

S tratili, parce qu’au delà de l’extrémité rouge du spectre, toutes les actions biologiques de la lumière sout, de toute évidence, en diminution certaine. Ce ne

peut pas être l’ultra-violet, ou bien tous les sensibili-

sateurs yui agissent sur les plaques photographiques

devraient avoir aussi une action sur la peau, et Tap- peiner refuse cette action au rouge d - éthyle, à la cya- 1IiIH’, à la nigrosine, etc. Je vois cependant encore

pour ces substances la possibilité d’une fluorescence ultra-violette, à la faveur de ce qu’on appelle les

actions lumineuses inverses. Le sel de cuisine est

coloré en jaune par des rayons de longueur d’onde plus courte que 590 et de nouveau des rayons de

longueur d’onde plus grande que 590 lui enlèvent cette coloration. Dc la même lnanière, d’innombrables sels et

mélanges de sels prennent toutes les colorations pos- sibles sous l’influence de rayons de courtes longueurs

d’onde et les perdent sous l’influence de plus grandes longueurs d’onde (Goldstein). Le point central d’in- version pour ces sels est,03BB= 590, la limite du spectre

Bisible. Or j’ai trouvé qu’il est possible de f’airc agir

simultanément sur un des sels en question les deux

sortes de lumière d’action contraire en les dosant de telle sorte, (lu’on ne peut percevoir aucun change-

ment, en plus ou en moins, dans le degré de colora- tiull dit sel, phénomène qu’il est permis de désigner

sous le nom de compensation des actions lumineuses.

Quand notamment ou eBpose du sel de cuisine (qui

se colore en jaune) ou du chlorure de potassium (qui

se colore en violet ) on un godet rcactii du cbromo- radiomctrc qui "’l’ colore eu bleu vert, dune part à la

lumière du jour filtrée par une vitre 1 par exemple

devant une fenêtre fermée qui arrête l’ultra-violet).

d autre pall’t au rayonnement du radium qui produit [

les mêmes colorations secondaires que l’utra-violet, toutefois après avoir provoqué, a l’ aide de ce second rayonnement, un certain degré de coloration du sel

en (question, alors on arrive facilement, après quelques

tâtonnements, en augmentant ou en diminuant l’un des deux rayonnements, à faire en sorte que le sel

conserve sa couleur sans modification, c’est-à-dire à ce

que les actions des deux rayonnements se compensent mutuellement.

I)e plus, je rappelle que le spectre de l’ultra-violet n’est que partiellelnent exploré (à peu près jusqu’à la longueur d’onde 180) parce que les rayons de plus

courte longueur d’onde sont si absorbables qu’ils ne peuvent ètre étudiés que dans le vide. Et maintellant

qu’ 011 ait présent à l’esprit le fait suivant : le point

central d inversion, pour la plupart des sels d’argent, qui se comportent, en quelques-unes de leurs moditica-

tions, ainsi quc l’a démontré Goldstein, comme le plus grand nombre des sels en question, siège en une

très courte longueur d’onde, par exemple 03BB=100.

Alors il peut facilement arriver qu’un sensibilisateur pour les sels d’argent n’agisse pas sur les sels de Goldstein ni sur les tissus vivants, parce que son

spectre de fluorescence est ordonnc de telle sorte autour de la longueur d’onde 590 que ses deux parties

sc compensent, tandis qu’il siège d’un seul côté du

point central d’inversion du sel d’argent et pour cette raison agit pleinement sur ce dernier.

L’hypothèse n’a pas d’autre but que de montrer la

possibilité d’adopter, en s’appuyant sur les données de la physique, l’interprétation des nouvelles photothéra- pies comme une thérapie par les couleurs avec trans-

formation (réduction) artificielle de la longueur d’onde, comme une thérapie par transformation des

couleurs.

Et ce nom serait encore juste s’il était démontré que la transformation supposée en une autre espèce de

rayons ne correspond pas à la réalité, parce que, d’après

ce clue nous savons des formes de l’énergie,. il es[

nécessaire d’admettre une transformation du rayonne-

ment primitif coloré en une autre forme d’énergie, et

cette transformation est artificielle en ce sens qu’elle

n’est pas produite en nous par les cellules mêmes qui

absorbent le rayonnement. Il se pourrait que le pro- duit de transformation ne fut pas une radiation, que

Ce fut une action chimique; à cette hypothèse on opposerait d’ailleurs que dans l’cffet sur les tissus on

reconnaît les réactions typiques propres à la lumière.

Dans ces derniers temps, tandis que jachevais Ce tra-

vail, on a précisément produit, bien que d’une manière inconsciente et inexplicite, des arguments dans le même

sens.

Ceux qui cultivent avec le plus d’éclat ce domaine

ont montré une tendance manifeste dans ces derniers temps al l’abandonner, faute de résultats chimiques. On

a publié, dans un travail récent, que l’épithélioma superficiel qui disparaît infailliblement sous l’influence des rayonnements très pénétrants de RÖntgen et du

radium n est pas nettement iuilueueé par la nouvelle

thérapie, bien que sa caractéristique soit de répartir

(5)

notblement son action dans la profondeur : que le llllttl·. tuméfie et ulcère, s’épidermise, mais ne s’arrête pas dans son évolution. De ces faits en harmonie alvt’t’

les explications précédentes on pourrait facilement conclure que finalement l’agent et trace de la thérapie par transformation des couleurs n’est pas une radia- tion, mais un mode d’énergie chimique sans action spécifique. dont les dermatologistes eux-mêmes com- mencent à être rassasiés et dont l’insuccés n’est pas très

surprenant.

Dans ces conditions je proteste contre l’abandon

prématuré du poste si nouvellement conquis l’ineffi- cacité qu’on allègue, à supposer qu’ele ne soit pas due

aux défauts d’une technique encore en voie de per- fectionnement. ne plaide nullement contre La nature

radiante du produit final. L’épithelioma. de par sa

nature, de par sa tendance al renaîte rapidement des plus petits reliquants du traitement, exige une destruc-

tion extrêmement régulière qu’une méthode emprun- tant ses moyens d’action à des injections intra-cutanées

ne peut que difficilement réaliser. Mais pour le lupus on n’a pas coutume . à l’aide des rayons d Rontgen, d’obtenir autre chose que l’aplanissement des régions

funétrées et l’épidermisation des portions ucérés :

c’est un fait suffisamment constaté et dont la cause

est facilement explicable cependant la lumière curnen-

trée peu penétrante de l’arc électriq le lupus tandis que la lumière de Rontgen. puisque un ante.

n’en est pas également capable. Sil la thérapie par trans-

formation des couleurs. dont la caracteristique est l’action en profondeur, ne le peut pas non plus qu’y

a-t-il là d’étonnat?

c’est à la méthode nouvelle de faire naître les condi- tions de son emploi mais il ne faut pas que ses créateurs l’abandonnent. cela pourrait décourager grandement tous ceux qui étaient prêts à collaborer, sur le terrain pratique, à son achèvement.

Dr Guido Holzknecht,

Privat-docent de radiologie médicale

à l’Université de Vienne.

Notions sur le fonctionnement

des bobines d’induction

Les phénomènes qui se produisent dans les bo- bines d’induction sont trop complexes pour que

l nous puissions les envisager dans leur en-

semble ; nous savons à peu près quel est l’effet pro-

duit par chacun des facteurs du problème. mais à

moins de faire une analyse complète pour chaque cas il est impossible de dire la le phénomène total.

Limitons le problème à la bobine d’induction simple.

telle qu’elle sert en radiographie par exemple exami-

nons tous les effets obser- valables et. en partant des données expérimentales nous pourrons reconstituer à peu près le phénomène complet.

La bobine d’induction se

compose comme l’en sait

d’un circuit primaire P.

font ement d’un

gros lll auront : sur un

noyau en fil de fer f. fi-

gure l

.

Au-dessus du primaire . et séparé de lui par-

un tube de subst ance isolante. est enroulé le

ciruit

secondaire formé d’un rand combre de te un

de fil plus fin que celui du primaire. Pour fixer les

idées, disons que le circuit primaire d’une bobine moyenne peut renfermer 200 tours de gros fil. tandis

que le circuit secondaire en a de 20 à 60 000. c’est- à-dire 100 à 300 fois plus

Les choses sont disposées comme identique le

schéma ci-contre. Le primaire est relié à la pile ou à la source d’électricité E, directement à un bout et par l’intermédiaire d’in interrupteur K, à l’autre bout.

Un condensateur G. formé de feuiles d’étain séparées

par des feuilles de papier est placé en dérivation sur

l’interrupteur K.

Relions aux bornes B,B’ du secondaire des conduc-

teurs b,b’ sysceptibles d’être rapprochés à volonté et actionnons l’interrupteur K. Au moment de la ferme-

ture du circuit , nous ne pouvons obtenir entre b,b’

qu’une étincelles très courte, tandis qu’au moment où nous interropons le circuit en éloignant K de K’

nous pouvons obtenir une étincelle très longue voie l

donc un premier point établi : la force électromotrice,

à la rupture est beaucoup plus grande qu’à la ferme- ture, car nous savons que pour faire éclater une étin- celle entre deux conducteur séparés il faut qu’il existe entre eux une différence de potentiel d’autant plus grande que la distance elle-même est plus grande

maintenant un galvanomètre dans le cir-

cuit de conducteur entre conducteur b.

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