Reflets du Valais
No 5 Mai 1977
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R eb elles e t hors-la-loi e n Suisse
Des brigands du Jo ra t aux Béliers du Jura, l’ethnologue Paul Bugger décrit en ce livre sept m ouvem ents de ’’rebellion sociale” qui o n t agité la Suisse du X V IIIe siècle à nos jours et cherché ce que l’histoire (celle qui se cache derrière la façade officielle) p e u t nous appren dre à ce sujet. Dans le passé des cantons suis ses, les exemples ne sont pas rares où un mé c o n ten tem en t populaire a fait surgir des "rebelles sociaux”, fom entateurs de jacqueries qui o n t fini parfois sous la main du bourreau et sont demeurés des héros mythiques. L ’auteur nous donne ainsi des récits hauts en couleurs. Mais derrière ces figures révoltées, il cherche à percevoir, en ethnologue, les cou rants sociaux qui o n t suscité les actes de rebel lion. Il rappelle q u ’un malaise profond, ignoré ou néglige par les autorités, p eut chercher obs curém ent a s’exprimer ju sq u ’au jo u r où un ’’rebelle social” , voire un "bandit social”, se dresse par hasard et p a ra ît incarner le regre! d ’un passé heureux ou la promesse d ’une vie meilleure.
Paul Hugger doit sa popularité au succès ex ceptionnel de son livre ”Le Jura vaudois", étude remarquable, par l’ampleur de son in form ation e t sa finesse, sur les travaux e t les jours des alpages.
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N ouvelles cartes ro u t iè r e s
La maison d ’édition bernoise Kiimmcrly & Frey, qui fête cette année son 125e anniver saire e t d o n t l’abondante p roduction carto graphique est renommée dans le m onde entier, vient de faire paraître deux nouvelles cartes routières: la Tunisie (1: 1 000 0 00), el l’Egypte (1: 750 000).
A ctuellem ent, 50 éditions o n t été publiées el mises au point selon les plus récentes données disponibles. Les cartes importantes portent toutes au verso un texte explicatif avec, soit la liste des localités seulement, soit en plus un petit lexique touristique. C om me toujours, l’exécution cartographique et la qualité de l’impression sont irréprochables. Elles sont en vente dans les librairies et papeteries ainsi q u ’auprès des agences du TCS et de l’ACS. Il n ' e s t d e v r a i e r a c l e l l e
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Trois sœ urs sont élevées dans le m êm e village. Devenues adultes, le destin les sépare. L’une s’en va à Genève. Les deux autres découvrent l’amour. Mais d ’une façon particulière: épa nouissement ou dépression. Dans la ville, la troisième consomme, par le truchem ent du hasard, une bien curieuse aventure...
E t c’est au m o m en t où les trois destinées, con juguées au départ dans le m êm e décor, v ont se séparer, et probablem ent ne plus se rejoindre, q u ’un événement exceptionnel va se produire, en pleine nuit, dans une forêt tourm entée par l’orage.
Laquelle de ces trois jeunes femmes, à la fa veur d’un courage merveilleux e t d’une foi to tale en la vie, réussira-t-elle à rappeler les che mins égarés à venir s’emmêler de nouveau à la croisée de l’affection ?
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Mais non, c ’est impossible !
Vous n’allez pas nous faire
ça. Passer à Naters sans
vous arrêter ? Impensable
pour qui connaît le triptique
des gastronomes, le tiercé de
la bonne cuisine, cette idée
géniale d ’un Maurice Roten
de réunir trois restaurants
sous le même toit Et quels
restaurants !
La Channe d ’abord, bien sûr,
cette « Walliser Kanne», une
taverne de mélèze construite
avec le bois de sept étables
en ruines descendues des
hauteurs de Mühlebach, à
2000 mètres d ’altitude, et qui
ne cesse d ’enthousiasmer
les Parisiens. Dans ce décor
l’on sert toutes les spéciali
tés valaisannes dans l’am
biance du Vieux-Pays.
Un geste du patron, une
porte qui s’ouvre et vous
voilà dans le Restaurant fran
çais : une salle de nonante,
soixante ou trente places
suivant vos désirs, où défi
lent les plats de la grande
cuisine européenne et où
l’on remet en honneur éga
lement les vieilles recettes
des Alpes, en commençant
par le mouton macéré dans
la dôle. Faut goûter ça !
Vous n’avez pas tout vu. Un
clignement d ’œil de Pepe, le
pizzaiolo au sourire éternel,
et vous voici en pleine Italie,
au paradis des pizza, tortel
lini, lasagne et des spaghetti
aux cent façons, autant de
délices que le grand four de
bois vous livre sous vos yeux
dans la joie complice de vos
voisins de table.
On accourt de Genève, Lau
sanne, Sion, Brigue. On des
cend des stations en couple,
en famille, en groupes, en
sociétés. Quinze employés
sont là pour vous servir. Le
chef, M. Ambroise Zurbrig-
gen, est tellement formidable
q u ’on a essayé de l’enlever !
Demandez-lui de vous ra
conter sa dernières aventure.
Furkastrasse, Naters, dans
ce secteur chargé d ’histoire
d ’Ornavasso... une halte qui
s’impose ! C ’est le grand re
lais avant l’assaut des cols
(Furka, Grimsel, Nufenen ou
Simplon). C ’est la dernière
marche avant l’Italie.
En tout temps c ’est déjà les
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La re p ro d u c tio n de textes ou d ’illustrations, m êm e partielle ne p e u t être faite sans u n e au to risa tio n de la rédaction
27e année, N ° 5 Mai 1977
Sommaire
Le livre du mois Et voici le joli mai... T o u rism e estival R a n d o n n ée dans la vallée de C onches G om s u n d seine 13 S terne — H ö h en w eg U nsere K u r o r te m elden T ourism e, p etite rev u e mensuelle E v o lu tio n L ettre du L ém an Bridge All w o r k and no plan m akes Jack a dull boy
Les costum es d u Valais D anse et folklore L ’A n ax e m p e reu r Les co m bats de reines P o tin s valaisans M ots croisés La m aison C ro q u is valaisan : U n e v e n te aux enchères
T reize E toiles-S chnuppen Jean V ogt, l’an tip ré sid en t U n mois en Valais
N o t r e c o u v e r t u r e : U n e b elle « e n c o r n a d e • ( P h o t o O s w a l d R u p p e n ) D e s s in s d e J e a n c l a u d e R o u i l l e r , S k y l l e t A l f r e d W i c k y P h o t o s B i ll e , M a h a s s e n , M i c h e l o u d , O n s t , P i l l e t , R i t l e r , R u p p e n ,
E t voici le joli mai
...
Ecoutons chanter ce joli vers de H ugo: «Puisque
mai tout en fleurs dans les prés nous réclame... »
Tout est d it: Quittons la maison où l'hiver, du
moins cette année, nous a si longtemps condamnés.
La nature en fleurs nous ouvre toutes ses portes.
Voici les prés, voici les champs et les forêts où
chante le coucou. Regardez, s’il en existe encore
autour de vous, les troupeaux heureux dans l'herbe
closent la fête du verger. M onte-t-on encore au
mayen ? Entendez-vous sonner le doux nom des
prairies hautes ou, justement, il convenait, en mai,
A h ! les soirs de mai, là-haut, ces soirs qui ne sem
blaient jamais s’assombrir ! Les enfants jouaient sur
le gazon, sous les étoiles. O n ne redescendait que
vers la fin juin, après avoir confié les bêtes aux
bergers de l’alpage. Il y avait, alors, au-dessus des
forêts, de terribles batailles où l’on voyait parfois
des cornes voler en éclats comme des épées rompues...
Dimanches de mai dans les fleurs, blanches comme
les premières communiantes devant les églises où
s’arrêtent des cortèges. Fanfares et festivals. Le
monde est ouvert à la joie des foules dans le plein
feu d’un soleil qui s’essaient à mordre. Il y a bien
ces saints récalcitrants et jansénistes qui protestent
contre le bonheur de la terre. Ils ont des noms et
des caprices un peu ridicules. On les amadouait,
dans les villages, en priant le chapelet. La chapelle
bruissait de « Je vous salue, Marie » au crépuscule.
T out était très doux et la terre criait depuis les plus
vieux temps: «En mai, fais ce qui te plaît! »
déjà haute. Regardez les pommiers fastueux qui
de conduire les vaches, les génisses et les veaux ?
T O U R I S M E
C ’est la trêve de mai. La saison
d ’hiver connaît l’heure des bi
lans et du repos p o u r les t r a
vailleurs du tourisme. A regret,
après avoir savouré leurs ulti
mes descentes, les skieurs d ’avril
ont abandonné les alpages à
leurs solitudes encore enneigées
cependant que dans la plaine
fleurissait le printemps. Les hô
tels ont fermé leurs portes et
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montagne, les stores et les vo
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immeubles et des chalets. T r a n
sition rapide. Il fau t oublier
l’hiver et p réparer la saison
d ’été : que sera-t-elle ? L ’inter
rogation soupèse le doute et
l’espérance.
En altitude, la transition p rin
tanière n ’existe presque pas. La
nature se hâte. La neige skiée
hier po u rrit encore dans les
creux d ’ombre quand déjà tout
reverdit et fleurit. La perce-
neige mérite son nom. D ’autres
espèces l’imitent. Le soleil et le
fœ hn chauffent et sèchent le
sol. Les pâturages, vierges en
core de la souillure des tro u
peaux, se p aren t avec somp
tuosité. Les forêts renaissent.
Le jaune tendre des mélèzes, le
blanc des cerisiers sauvages, le
vert délicat des pousses no u
velles s’emplissent de chants
d ’oiseaux et le coucou, revenu
de sa longue m igration, salue
les promeneurs émerveillés et
les chercheurs de morilles.
Juin approche. Les touristes qui
savent viendront découvrir la
fraîcheur de l’été nouveau. Ils
profiteront des longues jour
nées que les caresses du soleil
prolongent jusqu’à plus de 20
heures. Ils écouteront, dans la
clarté du m atin, les sonnailles
des troupeaux le jour de l’inal-
pe et ils grim peront à leur tour
jusqu’à l’alpage p o u r se joindre
à la fête paysanne et encoura
ger les combats des vaches bel
liqueuses. Ils viendront, mais
hélas en nom bre insuffisant si
l’on en juge d ’après les statisti
ques qui n ’attribuent au mois
de juin q u ’un peu plus du 6 %
des nuitées de l’année touristi
que.
C ar le problème majeur du to u
risme estival est son extrême
concentration dans une période
très brève : juillet et août. E n
core faudrait-il p lu tô t dire du
10 juillet au 20 août. Deux
mois qui, chacun, représentent
environ le 15 % des nuitées
annuelles. Septembre suit, avec
la même désaffection que juin,
ou presque : 7 % ...
La m ontagne écréme la foule
des vacanciers de l’été, libérée
des servitudes de la ville et du
travail. Malgré la concurrence
acharnée de la mer, elle garde
jalousement ses am oureux in
conditionnels. P our eux, rien
ne saurait rem placer les joies
des longues promenades à tr a
vers les champs et les bois ou
des excursions plus ou moins
sportives sur les petits et les
grands sommets. Ils savent a p
précier la nature estivale et
profitent de sa tranquillité
pour se reposer des fatigues
accumulées.
Mais cette élite suffit-elle à
faire vivre notre tourisme esti
val ? L’extraordinaire dévelop
pement de la saison d ’hiver a
provoqué la construction de
nombreux hôtels et logements
q u ’on ne saurait, sans autre,
tenir fermés d u ra n t la belle sai
son. Il im porte absolument de
valoriser la saison d ’été en o f
fran t plus que la montagne et
la nature. Le Valais l’a com
pris depuis longtemps et des
efforts énormes ont été entre
pris p o u r élargir les moyens de
sports et de distractions mis à
la disposition des hôtes : tennis,
golfs, minigolfs, piscines ouver
tes ou couvertes, manèges, p ro
menades balisées et soigneuse
ment entretenues, concerts, etc.
Nos stations s’efforcent de sé
duire une clientèle qui hésite
entre la mer et la montagne.
Puissent-elles y p arvenir to u
jours mieux et agrandir année
après année le cercle des incon
ditionnels de la montagne. Cet
espoir est vital pour de no m
breux travailleurs de notre to u
risme qui, d u ra n t la trêve de
mai, s’interrogent avec anxiété
sur la saison d ’été qui vient.
Randonnée dans la vallée de Conches
S u r les h a u t e u r s de la vallée de C o n c h e s , en tre O b e rw a ld e t Bellwald, u n n o u v e a u ch e m in p é d e stre d ’u n e lo n g u e u r de 29 k m . a é té am énagé. O n ne p a r c o u r r a pas en une seule j o u r n é e t o u t ce trajet qui d e m a n d e plus de n e u f h e u r e s de m a rc h e . C e tte p artie supérieure de la vallée de C o n c h e s invite le to u r is te à p ro c é d e r p a r étapes. C h a q u e village re p r é se n te une p a rtic u la rité . Les h a b i ta t io n s noircies par le soleil se b lo t ti s s e n t a u t o u r de le ur église t o u t e bla n c h e ; un p e u à l’é c a rt du village, les m a z o ts reg o rg en t de foin p a r fu m é et de gerbes de blé après une b o n n e m o isso n .
C ’est par les sentiers m u le tie rs e t d ’a n ciens bisses que cet itinéraire a é té tracé.
M ü n s t e r
Il s ’agit d ’u n p a rc o u r s varié : des clai rières a l te r n e n t avec des fo rêts de sapins, puis le c h e m in longe le cours de t o r r e n t s t u m u l t u e u x j u s q u ’au f o n d des vallées la té rales, o ù des p o n t s de bois e n j a m b e n t les e a u x glaciales p o u r n o u s c o n d u i re sur l’a u tre versant du vallon ; ici les m a z o ts des m a y e n s n o u s in v ite n t à une sieste, là les fleurs rares p arm i l’h e r b e savoureuse des alpages réjo u is sen t l ’am i de la flore. Et p o u r q u o i ne pas é c o u t e r le b ru isse m e n t du v en t d an s la cime des arbres ce n te n a ire s , le c h a n t d ’u n oiseau, le sif f le m e n t de la m a r m o t t e ? P o u r q u o i ne pas aussi ressentir ce b o n h e u r qu e no u s d o n n e l’absence de b r u i t, le silence s o le n n el?...
Le degré de d én iv ellatio n p e r m e t d ’e n t r e p r e n d r e la r a n d o n n é e dan s les d e u x sens. Le village de Bellwald se tr o u v e à 1560 m. d ’a ltit u d e e t le d e rn ie r village de la vallée de C o n c h e s , O b e r w a l d , se situe à 1368 m. E n tr e ces d e u x villages, le c h e m in lo nge le v ersant d u c o t e a u , t a n t ô t e n p e n t e d o u c e , t a n t ô t e n p e n te un peu plus a b r u p t e ; le p o i n t c u l m in a n t se situe à 1800 m. d ’a ltit u d e .
C h a c u n des d o u z e villages est relié à ce ch e m in p é d e stre p a r des sentiers bien ét ablis e t m a r q u é s . La d u rée d u p a rc o u rs varie e n t r e 3 0 e t 50 m i n u te s selon que l ’on q u i t t e o u r e jo in t le c h e m in du c o t e a u . P o u r une ra n d o n n é e d ’u n e j o u r née les p a rc o u rs O b e rw a ld -M ü n s te r, Bellw ald-M ünster o u e n c o re G eschinen- M ü n stig e r ta l-R e c k in g e n /G lu rin g e n s o n t conseillés.
U n e a u tre p r o m e n a d e lo n g e a n t le R h ô n e d ’O b e rw a ld à E rn e n fait partie de la l o n gue ra n d o n n é e de La F u r k a au L é m a n , é tablie par l’A ssociation valaisanne de to u r is m e p éd estre. C h a q u e p r o m e n e u r p e u t p a r c o u r ir a g ré a b le m e n t c e tte é tap e. C ’est u n e p ro m e n a d e q ui p e r m e t de ’’vi vre” u n paysage, de s ’ém erveille r d evant ces prairies parsem ées de p rim evères et de g en tian es, de v a n t ces ru isseaux qui g a m b a d e n t jo y e u s e m e n t , d e v a n t ces m é lèzes q ui b o u r g e o n n e n t ... E t c o m m e n t ne pas visiter l’église de M u n s te r avec son autel sc u lp té du g o th i q u e ta rd if , ou la m a g n ifiq u e église b a r o q u e du X V I I I e siècle de R eck in g en . A E r n e n on a d m i rera la m a iso n de Tell d o n t les fresques r a c o n t e n t la vie du héros.
Chemin d'altitude - Höhenweg Chemin du Rhône - Rottenweg
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Goms und seine 13 Sterne-H öhenw eg
E n a m é n a g e a n t c e t te p ro m e n a d e facile le lo n g des berges du R h ô n e e t le c h e m in p é d e s tre sur le c o t e a u , les offices de to u r is m e , le c h e m in de fer F u rk a - O b e ra lp en c o l la b o r a t io n avec l ’A sso ciatio n valai- sanne de to u r is m e p é d e s tre o n t réalisé u n e oeuvre r e m a rq u a b l e . L ’h o m m e p e u t s’y a d o n n e r à la m a rc h e e n t o u t e q u i é tu d e e t sans h â t e . Il dispose du te m p s nécessaire à la c o n t e m p l a t i o n des fleurs, des a rb re s, des pie rres, de l’eau...
Celui q ui utilise les m o y e n s de t r a n s p o r t s publics est avantagé. A u d é p a r t de Brigue o u de G ö s c h e n e n le c h e m in de fer F u rk a - O b e ra lp ( F O ) c o n d u i t le t o u riste au village de so n c h o ix o ù d é b u t e ra sa r a n d o n n é e . P o u r a t te i n d r e Bellwald on p e u t utiliser le té lé p h é r i q u e au d é p a r t de la s t a ti o n FO de F ü rg a n g e n , ou faire le tr a je t à pied sur un c h e m in bie n m a r q u é . L ’a u t o m o b il is te a avantage à laisser sa v o itu re au p o i n t d ’arrivée de la r a n d o n n é e e t d ’a t te i n d r e le p o i n t de d é p a r t p a r c h e m in de fer e t té lé p h é ri q u e , de f a ç o n à n e plus d é p e n d re des h o ra ire s d u r a n t la m a rc h e .
D ans les g rands villages il y a des a u b e r ges e t des h ô te ls ; de plus, des c h a m b re s p e u v e n t ê tre lo uées ch ez des particuliers. U n d é p lia n t avec la carte officielle du Service t o p o g r a p h iq u e fédéral d o n n e t o u t e s les in d ic a tio n s sur l’itinéraire, les é ta p e s , la d u r é e , e tc . Il p e u t être o b t e n u a u p rè s de la d ir e c tio n d u c h e m in de fer F u rk a - O b e ra l p , case postale 9 7 , 3 9 0 0 Brigue, p o u r le p rix de Fr. 1.—. F O . ”J e t z t k o m m t die Z eit, da ic h w a n d e rn m u s s ” ... b e g in n t ein h ü b s c h e s Volkslied. Wer sich v on ih m a n im ie re n lässt, ist g u t b e ra te n : er t u t n i c h t n u r e tw as f ü r seine G e s u n d h e it — e r s t e m p e l t sich zu m N a t u r v e r b u n d e n e n , der zu sc h ä t z e n weiss, was da h e rrlic h au sg e b r e ite t ist.
Wer a u f W a nderung g e h t, sollte e n t s p r e c h e n d au sg e r ü ste t sein: solide W ander o d e r B ergschuhe m i t griffigen S o h len g e h ö re n dazu, u n d R e g e n s c h u tz sollte a u f keinen Fall fehlen, selbst w e n n einem am M orgen schier m ä r c h e n h a f t e s W etter lacht.
M ä r c h e n h a ft m a g m a n c h e m Leser auch u n s e r T itel e rs c h e in e n , u n d e r m a g sich fragen : k a n n ein W anderw eg w irklich 13 S te r n e b e k o m m e n ? N u n — die Be z e ic h n u n g s t e h t n ic h t deshalb, weil m an G a s t s t ä t t e n u n d H o tels e n t s p r e c h e n d ih r e r G ü t e m i t S te r n e n v ersieh t u n d dies n u n a u c h a u f Wanderw ege a n w e n d e n m ö c h te . D er H ö h e n w e g G o m s ist a u c h n ic h t des w egen ein ” 13 S t e m e - H ö h e n w e g ” , weil von ih m in ’’Treize E to ile s ” die R e d e ist, o b w o h l das n o c h nah elieg en d wäre. N ein ! Die U rsache zu seiner ausgew ähl te n B eze ic h n u n g liegt in den G o m m e r D ö rfe rn . Es sind deren d re iz e h n ! Z w ei von ih n e n b e r ü h r t e r — Bellwald u n d O b e rw a l d — beide D ö r f e r so w o h l als Ausgangs- wie als E n d p u n k t d e n k b a r, die ü b rig e n elf sind d u rc h "N ab el s c h n ü r e ” m i t dem G o m m e r H ö h e n w e g v e rb u n d e n . D e r G o m m e r H ö h e n w e g ist
kein h o c h a l p in e r Weg. E r ist m e h r als " H im m elsle ite r" in einem T al zu ver ste h e n , das ein P o litik e r ein m a l als " H im m e ls ta l” b eze ic h n e te .
In dieser "H im m e lsle ite r” sind n u r w e nige S prossen, die m i t ein w enig A n s t re n g u n g begangen w e rd e n , weil es S teigungen o d e r Gefälle zu ü b e r w i n d e n gilt ; der grosse R e s t ist a n g e n e h m e s W andern. Das lä n g en p ro fil des G o m m e r H ö h e n w e g e s ä h n e lt z w a r e in e r Walliser B e rg k e t te , d o c h lieft sein H ö h e n u n t e r schied zw ischen Bellwald u n d O b e rw a ld n u r bei 125 M etern .
D er K arto g r a p h isc h e V erlau f m u t e t da gegen wie B r a n d u n g an, die das o ffe n e m e e r gegen das G e s ta d e t r e i b t , u n d die B ra n d u n g h a t drei ausgeprägte Wellen- lä m m e , die sich als W egführung d urchs Beligertal, B ächital u n d M ünstigertal e n t p u p p e n .
Wollen w ir gem einsam L ä n g e n p ro fil u n d W ellenkäm m e a b s c h r e it e n ? K o m m e n Sie m it!
Wissen m ü ssen Sie n o c h , dass der G o m m e r H ö h e n w e g eine Länge von 29 K ilo m e te r n aufw eist u n d a u f ein er d u r c h sc h n i tt li c h e n H ö h e von 1600 M etern verläuft. Seine h ö c h s t e H ö h e e r r e ic h t er im B ä ch ital: 1800 M eter ü b e r Meer. Z u tiefst dem Tal k o m m t e r a u f der H ö h e des D orfes G esch in en , w o e r sich auf 1400 M eter h in a b b e g ib t. D er G o m m e r H ö h e n w e g e r l a u b t ein W andern n ach Mass. Wer sich zu viel z u m u t e t e , w er verw eilen m ö c h t e , d o r t , w o sich sein Blick n i c h t loszureissen verm ag, d e r h a t n a c h k u rz e n E t a p p e n die M öglichkeit, in eines der G o m m e r D ö rfe r h i n a b z u steigen, die sich in das Tal des ju n g e n
R o t t e n schm iegen.
J e d e s ty p is c h fü r sich. Je d e s je nseits des R o t t e n s a u f der S o n n e n se ite .
A u f der S o n n e n s e ite des T ales v erläu ft u n s e r Wanderw eg. Wir beg in n en die H ö h e n w a n d e r u n g in Bellwald ( 1 5 5 9 m ) u n d gelangen n a c h 4 5 M i n u te n a u f die H ö h e vo n N ie d e rw a ld , zu dem ein h a l b stü n d ig e r Weg h in a b f ü h r t . 50 M i n u te n in d e s h a t derjenige zu g e h e n , d e r ab N ie d e rw a ld in d e n H ö h e n w e g einsteigt. Wir sind bei K ilo m e te r 3.
Bei K ilo m e te r 5 b e fin d e n w ir u ns bereits ü b e r B litz in g e n : 3 0 M i n u te n Abstieg, u n d w ir sind im O rt...
D o c h wir w o lle n ’’a u f der H ö h e sein". U n ser w a r t e t n u n eine grössere E ta p p e v o n 90 M in u te n D a u e r — eine erste Sprosse der H im m els leiter, die u n s stei gen heisst a u f ein er Länge v on 2 K ilo m e te r n . D o c h d a fü r geniessen w ir das h e r r
sc h a f tlic h e Erlebnis, ü b e r d e r G ra fs c h a f t d a h i n z u w a n d e m u n d das B eligertal — d e n e r s te n W ellenkam m a u f d e r k a r t o g rap h isch en Skizze — zu d u rc h s c h re ite n . Die O rte der G ra fs c h a f t: Selk ingen, Biel, R itz in g e n . 3 0 M i n u te n ta lw ä rts — u n d w ir k ö n n e n a u f die D ä c h e r der G ra f s c h a f t v o n u n t e n h e r sch au en .
U nsere zu rü ck g eleg te Wegstrecke n a c h g ut dreistü n d ig em M arsch: 9,5 K ilo m e te r — ein D ritte l des g e sa m te n Weges, w o ra u s geschlossen w erd en darf, dass d e r G o m m e r H ö h e n w e g in ein e m Z ug in 9 S tu n d e n zu s c h a f fe n ist.
F ü r M a m m u t -W a n d e re r also? N ein, für besinnliches W andern g e sch affen , d a m it das Auge sich s a t t t r i n k e n k a n n an den R eizen der L a n d s c h a f t u n t e r d e r Walliser S o n n e , an der Lage der kleinen Weiler u n d V oralpen u n d den b ra u n e n D o r f siedlungen im Tal des ju n g e n R o tt e n s . Wie sagt der O b erw alliser? " N u m m u nit sch p ren g g u "!
V or u n s liegt d e r " H ö h e p u n k t ” d e r Wan d e ru n g , der z u m h ö c h s t e n P u n k t des Wanderw eges f ü h r t. K ilo m e te r 12 u nd 13 fü h r e n u n s ins B ächital u n d w ieder h e r a u s : Zu u n s e r e n F ü sse n liegen Glu- ringen u n d R e c k in g e n , u n d w ir n ä h e rn u n s dem G o m m e r H a u p t o r t M ü n ste r, w o m it w ir die H älfte der W anderung ge m e is t e rt h a b e n .
Es ble ib t je d e m W anderer ü berlassen, w o er sein m ü d e s H a u p t b e t t e n m ö c h t e , u n d die sbezüglich e n t h a l t e n wir uns h ie r der E m p f e h lu n g e n .
E in stü n d ig e s W andern b rin g t u ns d an n a u f den tie fs te n P u n k t des W anderw eges a u f der H ö h e vom G e s c h in e n b a c h . N o c h e inm al m ü s se n w ir steig en, u m zw ischen U lrichen u n d O b erg estein — bei K ilo m e te r 22 — a u f Nessel a u f H ö h e 1700 Me te r zu s t e h e n , bei ein e m Z e it a u f w a n d von 70 M in u ten .
Vor u n s Hegen n o c h 2 S t u n d e n Wegs. U n t e r u n s grüssen die b eid en o b e r s te n G o m m e r D ö r f e r aus dem T a lg r u n d : O b erg estein u n d O b e rw a ld . K ilo m e te r 29 : w ir sind am Ziel.
A u c h w ir h a b e n u n s e in e n S te r n ver d ie n t, gleich, o b w ir die W anderung z u o b e rs t im G o m s o d e r a u f der B ellwalder S o n n e n te rra s s e beginnen. Wir genossen den Z a u b e r eines Bergtales, dem die Ve reinig ung der V erkehrsverein e O bergom s (von B litz ingen bis O b e rw a ld ) m i t Präsi d e n t Dr. m e d . H. W irth n er, M ünster, an d e r S p itz e , in Z u s a m m e n a r b e i t m i t der Walliser Verein igung fü r W anderw ege u n d der F u rk a - O b e ra lp -B a h n einen h e rr lic h e n Weg s c h e n k t e , dessen einzigartiger V or teil darin liegt, je d e rz e it ’’a u ss te ig e n ” zu k ö n n e n u n d n e u zu beginnen.
Seit e r am 1. Juli 1976, versehen m it au sg e z e ic h n e te r M arkierung, e rö f fn e t w u rd e , w u rd e e r bereits e rs ta u n lic h viel begangen. Die I n i ti a n te n w ü r d e n es be- grüssen, k ö n n t e der Weg n o c h w e ite r fü h r e n ü b e r Fiesch-L ax-M artisberg - B e tt e n n a c h Brig. L. K a u e rtz .
11
'’W w Ê Ê f''
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B e i l w a l dUNSERE
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MELDEN
L e u k e rb a dLeukerbad h a t in den vergange nen Jahren nicht nur äusserlich sein Gesicht verändert, da es sich bewusst in seinen F u n k tio nen als "aktiver B adekurort” au f den m odernen Menschen unse rer Tage bezieht. Wesentliches Merkmal ist dabei die E rk en n t nis, dass in der m odernen K ur der Mensch nicht nur allerlei m it sich geschehen lässt, sondern dass er veranlasst wird, selbst etwas zur G esundheit beizutra gen. Seit Jahren wird daher die "aktive K ur" m it Erfolg propa giert, welche Gesundheitskräfte mobilisiert und dem Körper neue, anregende Impulse zu führt.
Neben der medizinischen Be treuung h at sich die sportliche Betätigung zum zweiten beherr schenden F a k to r entwickelt. Nach dem "Therm al-Boom” der sechziger Jahre hat ganz speziell der ’’weisse B oom ” der siebziger Jahre die enge Beziehung zwi schen Sport und Tourismus vor Augen geführt. O hne Ü bertrei bung kann heute festgestellt
werden, dass der Wintersport zum M otor der Entw icklung L eukerbads in den letzten Jahren geworden ist. Ohne die Errich tung von touristischenT ransport- m itteln (Grosskabinenbahnen, G ondelbahnen und Skilifte), ohne die Popularisierung des Wintersports - m an denke vor allem an das S portzentrum m it der Eishalle und Kunsteisbahn, aller auch an die einzigartigen F reiluft-Thermalbadeanlagen der Burgergemeinde, die speziell im Winter eine ungewöhnliche Fas zination ausüben - wäre die touristische Entw icklung Leu kerbads als W intersportplatz wohi tief im Dornröschenschlaf versunken geblieben.
Mit G enugtuung und Stolz darf daraus die Schlussfolgerung ge zogen werden, dass die lang jährigen Anstrengungen, Leuker bad zum aktiven Sommer- und W interkurort zu machen, sich gelohnt haben, sind doch die Logiernächte in den vergange nen acht Jahren um 70°/o gestie gen.
R enato Pacozzi, Kurdirektor.
TOURISME
PETITE REVUE MENSUELLE
A rra n g e m e n ts fo rfaitaires L ’Office national suisse du tourisme vient de faire paraître une brochure conten an t la liste des localités consentant des ar rangements forfaitaires durant le printem ps, l’été e t l’autom ne 1977. On y trouve également douze villes im portantes à dé couvrir par le train.
Six autres publications orientent sur les possibilités offertes à chacun de passer des vacances instructives e t divertissantes en s’adonnant aux: 1. Arts appli qués, dessin, peinture, photo, film; 2. Musique, danse, jeux détente, art, culture; 3. E quita tion, cyclisme; 4. Ski d ’été, ten nis, golf; 5. Alpinisme, tourisme pédestre; 6. Sports nautiques, pêche.
Ces brochures peuvent être o btenues à l’Office national suisse du tourisme, T alack er4 2 , 8023 Zurich.
L e Valais à B ruxelles L ’UVT e t l’Office suisse du to u risme à Bruxelles o n t organisé une quinzaine touristique et gas tronom ique (28 avril au 11 mai). De nombreuses spécialités ont été proposées par M. F. Balestra, président de l’Académie suisse des gastronomes e t m em bre de Brillat-Savarin. Dans le même temps, la Galerie Louise a été mise à l’heure valaisanne. On y a dégusté la raclette e t les vins du canton et un groupe en cos tume régional a chante le Valais. Les gagnants d ’un concours ont été invités à aller se reposer, gra tuitem ent, durant quelques se maines dans le verger de la Suisse.
M a n ife sta tio n s d e ju i n 1 : Cries-Vollèges, Exposition D. Landry; Sierre, exposition G eor ges Schneider (Manoir de Villa, ju sq u ’au 12 juin).
4-5 : Collombey, F ête cantonale des pupilles.
5 : Loèche-les-Bains, Concert à l’église.
9: (Fête-Dieu) : Processions à Brigue, Viège, Saas-Fee, Zerm att, Saint-Nicolas, Sion, Sierre, vais d ’Anniviers e t d’Hérens, Saint- Maurice, etc .; à Visperterminen et dans les villages du Lötschen- tal (Wiler, Kippel, Ferden, Blat ten), procession des Grenadiers du Bon Dieu, ainsi q u ’à Savièse.
10 : Riederalp, Ouverture du Centre écologique d’Aletsch (jusqu’au 16 octobre).
10-11-12: Sion, Centenaire des musiques valaisannes.
12: (Segensonntag): Procession et parade des Grenadiers du Bon Dieu à V isperterminen et dans les villages du Lötschental (Fer den, Wiler, Kippel).
17-18-19: M onthey, F ête can to nale des costumes.
19 : Loèche-les-Bains, Soirée fol klorique sur la place.
24-25-26 : Viège, F ête cantonale de gymnastique.
26 : Sembrancher, Grand-messe à la chapelle de Saint-Jean avec distribution de pain.
26-27: Lötschental, F ête canto nale des guides.
F in ju in : Inalpes (m ontées à l’alpage du bétail avec combats de reines) dans les alpages de Sa vièse, Saint-Martin, Evolène, Nendaz, C onthey, Lens, Gri- m entz, Hérémence, Bagnes, Vex et Leytron.
Des d a te s à Swissair
N otre compagnie nationale, qui couvre aujourd’hui 248 492 km. et dessert 88 villes dans toutes les parties du m onde, sauf l’Océanie, rappelle quelques dates im portantes de son exis tence depuis trente ans: 1947: premiers vols d ’essai entre Ge nève e t New York (ligne régu lière dès 1948), de même que Le Caire e t Tel Aviv. 1957: Extrême-Orient ju sq u ’à Tokio; Atlantique Sud ju sq u ’à Buenos Aires. 1962: prolongem ent de la même ligne ju sq u ’a Santiago du Chili.
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Est-il e n c o re de ces H elvètes au cervelet bien n o u é q u i ig n o r e n t qu e les vignerons vau d o is a u r o n t le u r fê te , e n ta m é e à la fin du se p tiè m e m ois de l ’a n n é e e t validée au long d u s u iv a n t? T o u t a é té d it, im p rim é , so n o risé e t l ’on n e cesse de r é p é te r q u e, la r u m e u r p u b liq u e le v o u la n t, les dizaines de m illiers de places p révues au x e stra d e s veveysannes a c c u e ille ro n t c h a q u e j o u r des s p e c ta te u r s venus de près e t de lo in , plus n o m b r e u x e t t o u t aussi v ib ra n ts qu e les q u e lq u e q u a t r e mille figurants qu i se d é p e n s e r o n t sans rserve e t sans gain. Le m e t t e u r e n scène, Charles A p o th é l o z , affirm e q u e la place du M arché o ù se d é ro u le ra le spectacle sera la plage circulaire d ’u n e baie parad isiaq u e.
Bien des gens, p ré v o y a n ts à l ’o rd in a ire , e n s o n t à esp é re r qu e des fo rfa its in d i viduels se p r o d u i r o n t dans la masse des sp e c ta te u r s e t n o u s vivons, p e t ite m e n t , dans c e t esp o ir, au bénéfice a rtis tiq u e de t o u s c e u x qu i a i m e n t à su b ir la p o u s sée im pulsive de dernière h e u r e , V audois e n tê te .
L a revue m e n su e lle qu i e s t a v a n t t o u t l ’organe b ie n c o té de l’O ffice n a tio n a l suisse du to u r is m e , a o u v e rt dans s o n n u m é r o d ’avril u n e so ix a n ta in e de pages au x tr a v a u x e t a u x j e u x de la v igne, en rich ies de c h r o n iq u e s qu i m e t t e n t à l’aise les le cteu rs de b o n g oût.
N e m a n q u e z pas, lo rsq u e vous e m p r u n te r e z le rail, c o m m e o n t d it, de décro c h e r a u x p a tè re s le n u m é r o d ’avril ; si c ’est tr o p ta r d p o u r sav o u re r ces belles pages, l ’o ffice de to u r is m e local, le libraire de q u a r t ie r o u le k io s q u e du réseau c o m b le r o n t vos désirs e t l ’absence d ’u n e p e r f o r a ti o n , à g a u ch e en h a u t de la c o u v e rtu re , té m o ig n e ra de v o tr e b o n n e foi.
L a p r o p a g a n d e , il f a u t le dire, va b o n tr a in , aussi in s ista n te q u ’u n désir de bien faire. L a page de c o u v e rtu re e n té m o ig n e , avec le c o nvoi a u x te in te s fu y a n te s qu i fr a n c h it allè g re m e n t u n vignoble q u i a t t e n d s o n h e u re . T o u te u n e é p o q u e s’ouvre à des désirs p o i n t e ss e n tie lle m e n t viticoles, m ais c h a le u re u x e n diable. Le 77 aura-t-il la classe de ses frères les plus h u p p é s , les plus v e lo u té s ? Le privi lège d ’ê tre le ”V in de la F ê t e ” c o m m a n d e u n e réussite à to u s crins, q u ’il so it né de ceps m a g is tra le m e n t ouillés o u t e n d r e m e n t rêveurs.
V e u ille n t les m é té o ro lo g u e s s ’associer au c o m b le m e n t des v oeux que les V evey- sans f a ç o n n e n t à ravir. L a tr a d i t i o n le v o u la n t, la M unicipalité d ’on n e sait quelle c o m m u n e y e s t allée de son in t e r d i c ti o n — c o m m e il se d o it e n ce pays o ù t o u t e s t l i b e r t é /p a t r i e — de " p r e n d re du raisin” . U n élan ty p o g r a p h iq u e ap p a r e m m e n t irrésistible le v e u t : il e n c o û t e r a it 24 francs à l ’in d é c e n t égrap p eu r... Le b o n g o û t e t la m e su re é c la ire n t ces pages o ù les erre u rs des h o m m e s p assen t u n m auvais q u a r t d ’h e u re , c o m m e ces blocs de b é t o n , raid es e t n e u t r e s , qui éc ra s e n t de vieilles ferm e s bernoises. A L au sa n n e , n o u s au rio n s d ’a u tre s fâc h e u x té m o ig n a g es à o ffrir. A u c e n tre de la ville, le sabordage de la classique résidence v o u ée a u x m ag n o lia s, face au T h é â tr e m u n ic ip a l, qui avait de la ligne e t de là c o u le u r, va c éd er la p lace à je n e sais quelle h a u t e t o u r sans rim e, mais n o n sans raison locative : ça paie e t c ’est bie n l ’essentiel a u x y e u x e t à la b ourse de gens p o u r qu i la fin du m o is n ’est pas haïssab le. Plus loin, l’H ô te l A le x a n d ra a cédé, lui aussi, à de f â c h e u x assauts.
Ce qu e n o u s e n disons ne vise p e rs o n n e . Les p ro p r ié ta ire s o n t le u r m o t à dire, d é fin itif avec c e t te alignée de p e tits zéros q u i é v o q u e n t la tripaille des p e tits p h o q u e s p ro tég és à distance p a r F ra n z W eber e t B rigitte B a rd o t, u n e associa tio n de rêve.
A la T V , certains p a rtic ip a n ts à des je u x q u i n e v isen t t o u t de m ê m e pas à l’im m o r ta l it é a n n o n c e n t c la ire m e n t des p ro fessio n s q u i s o r te n t de l ’o rdinaire. C o m m e ce p ré p o s é a u x ren se ig n e m e n ts qu i se v e u t " i n f o r m a ti c ie n ” e t co m m e cet a u tre qu i b rûle sans d o u te de se p ré s e n te r sans d é to u rs e n pra g m a tic ie n , fier d ’o p é re r dans le vide indigne, a ss u ré m e n t, de fê t e r l’a rt du vig n e ro n e t le ta le n t de ceu x q u i le c h a n t e r o n t d an s q u e lq u e s sem aines, à V evey.
Les h u m a in s q u e l ’o n voue e f f r o n té m e n t au tro isièm e sta d e de l ’âge s e r o n t les p rem iers à v ib r e r; c e u x q u e l’escalade des ans classe e n b o n rang e t qui s o n t plus à l ’aise d an s le vrai, d an s le pays, q u e les sn o b s au ju g e m e n t facile, f e r o n t face a u x vérités de to u jo u rs . Ils a u r o n t relu R am u z.
Je n e sais plus q u el p h ilis o p h e p ro c la m a it q u ’u n p ro fil d ’h o m m e ne n o u s m o n t r e q u ’u n oeil. Aussi v o it-o n que les e n fa n ts dessinent s o u v e n t d e u x y e u x sur u n profil. L ’a p p a re n c e e s t m e n te u s e e t u n h o m m e a ré e lle m e n t d e u x y e u x , ajo u tait-il, in s tin c tiv e m e n t.
Ce ta n d e m suffira-t-il à c o m b le r n o s désirs, à V ev ey ? N o u s n ’a u ro n s pas assez d ’y e u x p o u r voir, d ’oreilles p o u r g o û t e r t o u t ce qu e les a u te u rs , les choeurs, les o rc h e s tre s , les fan fares e t le m e t t e u r e n scène o n t v o u lu . E t réussi.
le bridge
D ’u n a p o p h t e g m e
La "Philip Morris European Cup 1977" po u r suit son petit bonhom m e de chemin. A Tel Aviv, 5 e étape, ce fu t le triom phe des Hé breux. Voici par exemple Yeshayahu Levit en Sud et son partenaire Michael H ochzeit à l’oeuvre. Ils font partie de l’équipe d’Israël qui, l’an dernier, termina deuxième du cham pionnat d ’Europe derrière l'Italie, puis troi sième de la Coupe des Bermudes, le cham pionnat du m onde gagné par les Etats-Unis.
♦ R A D 9 3 O R V 5 4 * V 10 7 4 N W E S * A 9 8 7 5 1 Ç> 6 O A 9 8 2 •ft A R 6
Leur camp NS est vulnérable et le donneur Est tente d’élever un barrage, qui ne retien dra personne, au dem eurant:
3Ç> s Levit x 4 * 5 0 w N Hochzeit 4Ç> 5 + 6 0 Michael H ochzeit se trouve placé sur-le-camp devant l’alternative, de passer p our prendre 700 de chute, soit plus que la m anche vulné rable, ou de grimper au slam. Il choisit avec superbe la deuxième option et tient les en chères ouvertes ju sq u ’à l’accord parfait, que nous appelons le "fit".
E t la gauche entam e le coup, du 5 de coeur, p o u r l’As e t le 8. Yeshayahu Levit engrange ensuite la levée du Roi de pique, pour voir. Il contemple la Dame qui tom be à droite, hoche du chef e t tire ato u t, avec l'As suivi d ’un petit vers le Valet, qui tient, puis du Roi, sur lequel la droite écarte le 2 de coeur, tandis que s’effondre la Dame de l’autre. C om m ent conduiriez-vous la suite des opéra
tions?
Q uant à notre Hébreu, il remplira son con trat, cela va sans dire. E t la paire terminera troisième du tournoi de Tel Aviv, derrière Shalon Suissa - Yosef Millioner de Netanya et E dm und Azeil - Joseph Meshulam de Savyon, mais devant leurs partenaires de l’équipe d’Israël Shmuel Lev - Pinhas Romik, enfants du lieu.
A l l work and no play
makes Jack a dull boy
In May, after the darts o f Phoebus have melted the last remnants
o f dirty snow hidden in crags and gullies and only the glaciers
glitter under the brilliant sky, Ceres, the goddess o f agriculture
calls her servants, the farmers o f the Valais to cultivate their
fields, to sow, prune and tend their vineyards and orchards. It is
a busy month for them, but in late summer and autumn, rich
crops which supply all Switzerland with fruit and vegetables,
will reward their hard labour. In late May, the cattle owners
begin preparations to send their cows to the alpine pastures
toward the end o f June. Before the festive day o f departure,
they prepare their best cows o f the Hérens race for the ”Battle
o f the Queens”, feeding them especially nourishing foods and
sometimes even giving them wine. The cow which is able to
push all her rivals away by locking horns with them, will be the
queen o f the herd, the lead cow. Other breeds o f course go
through this ritual also, but the Hérens cows have a particularly
battling character and the monetary value rises on the winners.
These battles have become a folklore festival, watched not only
by the interested farmers, but by many visitors.
Long before any strangers came to the Valais to rest, hike or
practice other sports, the Valaisans had realized that all work
and no play makes Jack a dull boy. Church holidays were a wel
come occasion to relax and to wear their colourful costumes to
mass in the parish church. In many villages, bread, cheese and
wine were, and still are, destributed outside the church after
mass, or in the village square on Easter Sunday or Easter Mon
day and on the feast day o f the patron Saint. Such a distribu
tion will be held in Ayant at Whitsun, May 29. The custom is
very old. Originally, one or several families vowed to give the
milk which their cows gave the first day on the summer pastures
and a particular kind o f cheese was made with it to be distribu
ted to the aged poor, to widows and orphans at Easter o f the
following year. Others donated the corn grown on one o f their
fields, if they were spared during an epidemic or to expiate a
sin. In time, ever more people contributed milk, flour and wine
to be distributed to all the parishioners and now even to visitors.
Corpus Christi, on June 9, is another great feast with proces
sions in Brig, Glis, Saas-Fee, Zermatt, St. Nicolas, Sion, Sierre,
Saint-Maurice and in the valleys o f Anniviers and Hérens. In Vis-
perterminen and in the villages o f the Lötschental, these proces
sions are led by "The Lord’s Grenadiers”. These men wear the
grenadiers’uniforms which their forbears wore at the beginning
o f the 19th century while serving in Napoleon’s armies. I f pos
sible, the Valaisans who have emigrated to other cantons or
countries, return to their village for this feast. Unfortunately,
sometimes visitors not realizing these processions are not a tou
rist attraction but a religious feast, offend the participants in
their efforts to photograph the festivities from a not very dis
creet distance.
In June, folklore festivals are held throughout the canton. The
many brass bands, folklore and costume groups and gymnastic
clubs hold their annual cantonal festivals to play, sing and dance.
The mountain guides hold theirs in the Lötschental, when a
priest blesses their ropes and piolets.
Finally, if the alpine pastures are free o f snow, the cows whose
heads are decorated with flowers and streamers, meet for the
’’Inalpe
”in the village square, where the herdsmen who will tend
them until late September take charge o f them. The cows seem
to feel this is a special day. They frolic until the queen wearing
the biggest bell puts them in their place and leads them in a
long pageant toward their summer residence. Long after they
have left, the music o f their bells can be heard in the village.
In recent years, folklore groups have started to entertain sum- \
mer guests in the resorts once a week or fortnight with music
and dancing. These events are generally announced by posters
in hotel lobbies, in the Post Office or local Tourist Office. In
some places, small professional orchestras play classical music.
The village o f Liddes in the Val d ’Entremont exhibits ceramics
o f the young FrenchSwiss potters and in Vercorin, antique
flat-irons, as well as works o f craftsmen and painters are on
show from July 10 to August 21.
But the big events o f the season are the International Organ Fes
tival in the Cathedral o f Valére in Sion from July 16 to Au
gust 27; the Tibor Varga Festival o f Sion with symphony
concerts and chamber music given in Sion and several other
towns and villages between July
7and September 9, and Tibor
jVarga's course o f interpretation from July 17 to August 27.
With all this to see and hear, nobody will have time to be bored.
fovcef/vVcT—• 1
I