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Texte intégral

(1)

Les polynˆ omes

Herv´ e Hocquard

Universit´ e de Bordeaux, France

22 septembre 2015

(2)

G´ en´ eralit´ es

D´ efinition

Soit f 0 la fonction telle que pour tout x ∈ R , f 0 (x) = 1 et

∀n ∈ N , f n (x) = x n . Une fonction monˆ ome de degr´ e n est une fonction f de R dans R telle que pour tout x ∈ R, f (x) = ax n (avec a ∈ R et n ∈ N ).

Exemples

x 7→ −x 3 est une fonction monˆ ome de degr´ e 3.

(3)

G´ en´ eralit´ es

D´ efinition

Soit f 0 la fonction telle que pour tout x ∈ R , f 0 (x) = 1 et

∀n ∈ N , f n (x) = x n . Une fonction monˆ ome de degr´ e n est une fonction f de R dans R telle que pour tout x ∈ R, f (x) = ax n (avec a ∈ R et n ∈ N ).

Exemples

x 7→ −x 3 est une fonction monˆ ome de degr´ e 3.

(4)

G´ en´ eralit´ es

D´ efinition

On appelle fonction polynˆ ome toute fonction f d´ efinie sur R par : f (x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0

o` u a 0 , a 1 , . . ., a n sont des r´ eels donn´ es et s’appellent les coefficients du polynˆ ome. Une fonction polynˆ ome s’´ ecrit comme une somme de monˆ omes.

Exemples

x 7→ −x 3 − 5x 2 + 7x − 1 est un polynˆ ome. x 7→ x 4 − 4

x 2 + 2 n’est pas un polynˆ ome. x 7→ x 3 − 4 √

x + 2 n’est pas un polynˆ ome.

(5)

G´ en´ eralit´ es

D´ efinition

On appelle fonction polynˆ ome toute fonction f d´ efinie sur R par : f (x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0

o` u a 0 , a 1 , . . ., a n sont des r´ eels donn´ es et s’appellent les coefficients du polynˆ ome. Une fonction polynˆ ome s’´ ecrit comme une somme de monˆ omes.

Exemples

x 7→ −x 3 − 5x 2 + 7x − 1 est un polynˆ ome.

x 7→ x 4 − 4

x 2 + 2 n’est pas un polynˆ ome.

x 7→ x 3 − 4 √

x + 2 n’est pas un polynˆ ome.

(6)

Degr´ e d’un polynˆ ome

D´ efinition

Soit P un polynˆ ome d´ efini par P(x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0 avec a n 6= 0. Le nombre n est appel´ e degr´ e de P . En d’autres termes, le degr´ e d’un polynˆ ome P est le maximum des degr´ es des monˆ omes composant P .

Par convention deg(0) = −∞.

Exemple

x 7→ −x 3 − 5x 2 + 7x − 1 est un polynˆ ome de degr´ e 3. x 7→ 3x − x 5 est un polynˆ ome de degr´ e 5.

Remarque

Les fonctions polynˆ omes sont de classe C sur R .

Si P est un polynˆ ome de degr´ e n alors P 0 est de degr´ e n − 1.

(7)

Degr´ e d’un polynˆ ome

D´ efinition

Soit P un polynˆ ome d´ efini par P(x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0 avec a n 6= 0. Le nombre n est appel´ e degr´ e de P . En d’autres termes, le degr´ e d’un polynˆ ome P est le maximum des degr´ es des monˆ omes composant P .

Par convention deg(0) = −∞.

Exemple

x 7→ −x 3 − 5x 2 + 7x − 1 est un polynˆ ome de degr´ e 3.

x 7→ 3x − x 5 est un polynˆ ome de degr´ e 5.

Remarque

Les fonctions polynˆ omes sont de classe C sur R .

Si P est un polynˆ ome de degr´ e n alors P 0 est de degr´ e n − 1.

(8)

Degr´ e d’un polynˆ ome

D´ efinition

Soit P un polynˆ ome d´ efini par P(x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0 avec a n 6= 0. Le nombre n est appel´ e degr´ e de P . En d’autres termes, le degr´ e d’un polynˆ ome P est le maximum des degr´ es des monˆ omes composant P .

Par convention deg(0) = −∞.

Exemple

x 7→ −x 3 − 5x 2 + 7x − 1 est un polynˆ ome de degr´ e 3.

x 7→ 3x − x 5 est un polynˆ ome de degr´ e 5.

Remarque

(9)

Propri´ et´ es

Propri´ et´ es admises

1

Soit P le polynˆ ome d´ efini par

P (x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0 .

P est le polynˆ ome nul ⇐⇒ a 0 = a 1 = · · · = a n = 0.

2

Soient P et Q les polynˆ omes d´ efinis par P (x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0 et

Q(x) = b p x p + b p−1 x p−1 + · · · + b 1 x + b 0 avec a n 6= 0 et b p 6= 0.

P = Q ⇐⇒

n = p

a 0 = b 0 ; a 1 = b 1 ; · · · a n = b n

Cons´ equence

L’´ ecriture d’un polynˆ ome est unique.

(10)

Propri´ et´ es

Propri´ et´ es admises

1

Soit P le polynˆ ome d´ efini par

P (x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0 .

P est le polynˆ ome nul ⇐⇒ a 0 = a 1 = · · · = a n = 0.

2

Soient P et Q les polynˆ omes d´ efinis par P (x) = a n x n + a n−1 x n−1 + · · · + a 1 x + a 0 et

Q(x) = b p x p + b p−1 x p−1 + · · · + b 1 x + b 0 avec a n 6= 0 et b p 6= 0.

P = Q ⇐⇒

n = p

a 0 = b 0 ; a 1 = b 1 ; · · · a n = b n

Cons´ equence

(11)

Propri´ et´ es

Th´ eor` eme

Si P et Q sont deux polynˆ omes alors P + Q est un polynˆ ome de degr´ e inf´ erieur ou ´ egal ` a max (deg(P ), deg(Q )) et PQ est un polynˆ ome de degr´ e deg (P ) + deg(Q) (P et Q non nuls).

Exercice

1

D´ eterminer le degr´ e de P + Q et PQ avec P(x) = x 2 + 3 et Q(x) = 3x 5 − 2x 2 + 7.

2

D´ eterminer le degr´ e de P + Q et PQ avec P(x) = x 2 + 3 et

Q(x) = −x 2 + 7x + 3.

(12)

Propri´ et´ es

Th´ eor` eme

Si P et Q sont deux polynˆ omes alors P + Q est un polynˆ ome de degr´ e inf´ erieur ou ´ egal ` a max (deg(P ), deg(Q )) et PQ est un polynˆ ome de degr´ e deg (P ) + deg(Q) (P et Q non nuls).

Exercice

1

D´ eterminer le degr´ e de P + Q et PQ avec P (x) = x 2 + 3 et Q(x) = 3x 5 − 2x 2 + 7.

2

D´ eterminer le degr´ e de P + Q et PQ avec P (x) = x 2 + 3 et

Q(x) = −x 2 + 7x + 3.

(13)

Divisibilit´ e dans R [X ]

D´ efinition

Disons que le polynˆ ome A divise le polynˆ ome B, ou encore que B est multiple de A, et notons A | B, s’il existe un polynˆ ome C tel que B = AC . Il est facile de v´ erifier que tout polynˆ ome divise 0, mais que 0 ne divise que lui-mˆ eme. De mˆ eme, 1 divise tout polynˆ ome, mais les seuls polynˆ omes qui divisent 1 sont les constantes non nulles.

Propri´ et´ es

La relation de divisibilit´ e poss` ede les propri´ et´ es suivantes :

1

elle est

transitive

: si A | B et B | C , alors A | C ,

2

elle est

r´ eflexive

: on a A | A. Cons´ equence

Si A divise B 6= 0, alors deg A ≤ deg B.

(14)

Divisibilit´ e dans R [X ]

D´ efinition

Disons que le polynˆ ome A divise le polynˆ ome B, ou encore que B est multiple de A, et notons A | B, s’il existe un polynˆ ome C tel que B = AC . Il est facile de v´ erifier que tout polynˆ ome divise 0, mais que 0 ne divise que lui-mˆ eme. De mˆ eme, 1 divise tout polynˆ ome, mais les seuls polynˆ omes qui divisent 1 sont les constantes non nulles.

Propri´ et´ es

La relation de divisibilit´ e poss` ede les propri´ et´ es suivantes :

1

elle est

transitive

: si A | B et B | C , alors A | C ,

2

elle est

r´ eflexive

: on a A | A.

Cons´ equence

Si A divise B 6= 0, alors deg A ≤ deg B.

(15)

Divisibilit´ e dans R [X ]

D´ efinition

Disons que le polynˆ ome A divise le polynˆ ome B, ou encore que B est multiple de A, et notons A | B, s’il existe un polynˆ ome C tel que B = AC . Il est facile de v´ erifier que tout polynˆ ome divise 0, mais que 0 ne divise que lui-mˆ eme. De mˆ eme, 1 divise tout polynˆ ome, mais les seuls polynˆ omes qui divisent 1 sont les constantes non nulles.

Propri´ et´ es

La relation de divisibilit´ e poss` ede les propri´ et´ es suivantes :

1

elle est

transitive

: si A | B et B | C , alors A | C ,

2

elle est

r´ eflexive

: on a A | A.

Cons´ equence

Si A divise B 6= 0, alors deg A ≤ deg B.

(16)

L’algorithme de division euclidienne

On se pose ici la question suivante : comment savoir si un polynˆ ome A

donn´ e divise un polynˆ ome B donn´ e. Si A est nul, cela n’est possible que si

B est nul ; et, si A est une constante non nulle, c’est vrai quelque soit B .

On va d´ eterminer un algorithme qui permet de traiter tous les cas. Comme

pour les entiers, on va utiliser la division euclidienne.

(17)

La division euclidienne

Th´ eor` eme

Soient A, B deux polynˆ omes ; on suppose A 6= 0. Il existe alors un unique couple (Q, R) de polynˆ omes tel que :

B = QA + R et deg R < deg A.

D´ efinition

Les polynˆ omes Q et R dans ce th´ eor` eme sont respectivement appel´ es le quotient et le reste de la division euclidienne de B par A.

Remarque

Si le reste de la division euclidienne de B par A est nul alors A divise B.

(18)

La division euclidienne

Th´ eor` eme

Soient A, B deux polynˆ omes ; on suppose A 6= 0. Il existe alors un unique couple (Q, R) de polynˆ omes tel que :

B = QA + R et deg R < deg A.

D´ efinition

Les polynˆ omes Q et R dans ce th´ eor` eme sont respectivement appel´ es le quotient et le reste de la division euclidienne de B par A.

Remarque

Si le reste de la division euclidienne de B par A est nul alors A divise B.

(19)

La division euclidienne

Th´ eor` eme

Soient A, B deux polynˆ omes ; on suppose A 6= 0. Il existe alors un unique couple (Q, R) de polynˆ omes tel que :

B = QA + R et deg R < deg A.

D´ efinition

Les polynˆ omes Q et R dans ce th´ eor` eme sont respectivement appel´ es le quotient et le reste de la division euclidienne de B par A.

Remarque

Si le reste de la division euclidienne de B par A est nul alors A divise B.

(20)

Exercices

Exercice 1

Effectuer la division euclidienne de :

1

A(x) = 4x 6 + 3x 5 + 2x 3 + 3x + 1 par B(x) = x 4 + 2x 3 + x 2 + x + 1.

2

A(x) = 4x 3 + 3x 2 − x + 1 par B(x ) = 2x 2 + x − 1.

Exercice 2

Montrer que A(x) = x 5 − 2x 3 + 2x 2 − 1 est divisible par B(x) = x − 1 (en

effectuant la division euclidienne).

(21)

Exercices

Exercice 1

Effectuer la division euclidienne de :

1

A(x) = 4x 6 + 3x 5 + 2x 3 + 3x + 1 par B(x) = x 4 + 2x 3 + x 2 + x + 1.

2

A(x) = 4x 3 + 3x 2 − x + 1 par B(x ) = 2x 2 + x − 1.

Exercice 2

Montrer que A(x) = x 5 − 2x 3 + 2x 2 − 1 est divisible par B(x) = x − 1 (en

effectuant la division euclidienne).

(22)

Racines d’un polynˆ ome

D´ efinition

Une racine du polynˆ ome P est un r´ eel α tel que P (α) = 0.

Th´ eor` eme

Le r´ eel α est racine de P si et seulement si (x − α) | P .

Preuve

Si (x − α) divise P , on a P = (x − α)Q avec Q, et il est imm´ ediat que P (α) = 0 · Q (α) = 0, i.e. que α est racine de P .

Supposons que α est racine de P . La division euclidienne de P par (x − α) donne :

P = (x − α)Q + P (α) = (x − α)Q ,

puisque P (α) = 0 par hypoth` ese. Donc (x − α) divise bien P .

(23)

Racines d’un polynˆ ome

D´ efinition

Une racine du polynˆ ome P est un r´ eel α tel que P (α) = 0.

Th´ eor` eme

Le r´ eel α est racine de P si et seulement si (x − α) | P .

Preuve

Si (x − α) divise P , on a P = (x − α)Q avec Q, et il est imm´ ediat que P (α) = 0 · Q (α) = 0, i.e. que α est racine de P .

Supposons que α est racine de P . La division euclidienne de P par (x − α) donne :

P = (x − α)Q + P (α) = (x − α)Q ,

puisque P (α) = 0 par hypoth` ese. Donc (x − α) divise bien P .

(24)

Racines d’un polynˆ ome

D´ efinition

Une racine du polynˆ ome P est un r´ eel α tel que P (α) = 0.

Th´ eor` eme

Le r´ eel α est racine de P si et seulement si (x − α) | P .

Preuve

Si (x − α) divise P , on a P = (x − α)Q avec Q, et il est imm´ ediat que P (α) = 0 · Q (α) = 0, i.e. que α est racine de P .

Supposons que α est racine de P . La division euclidienne de P par (x − α) donne :

P = (x − α)Q + P (α) = (x − α)Q ,

(25)

Racines d’un polynˆ ome

Corollaire

Soient a 1 , . . . , a k des racines distinctes de P . Alors (x − a 1 ) · · · (x − a k ) | P .

Corollaire

Un polynˆ ome non nul de degr´ e n admet au plus n racines distinctes.

(26)

Racines d’un polynˆ ome

Corollaire

Soient a 1 , . . . , a k des racines distinctes de P . Alors (x − a 1 ) · · · (x − a k ) | P . Corollaire

Un polynˆ ome non nul de degr´ e n admet au plus n racines distinctes.

(27)

Racines multiples

D´ efinition

Soit P un polynˆ ome. On dit que le r´ eel a est racine d’ordre ≥ k de P si (x − a) k divise P . On dit que a est racine d’ordre k de P si (x − a) k divise P et (x − a) k+1 ne divise pas P . On dit que a est racine simple si c’est une racine d’ordre 1, et que a est racine multiple si c’est une racine

d’ordre ≥ 2.

Remarque

Une racine d’ordre 0 de P n’est donc pas une racine du tout, et on ´ evitera

cette expression. Une racine est automatiquement d’ordre ≥ 1.

(28)

Racines multiples

D´ efinition

Soit P un polynˆ ome. On dit que le r´ eel a est racine d’ordre ≥ k de P si (x − a) k divise P . On dit que a est racine d’ordre k de P si (x − a) k divise P et (x − a) k+1 ne divise pas P . On dit que a est racine simple si c’est une racine d’ordre 1, et que a est racine multiple si c’est une racine

d’ordre ≥ 2.

Remarque

Une racine d’ordre 0 de P n’est donc pas une racine du tout, et on ´ evitera

cette expression. Une racine est automatiquement d’ordre ≥ 1.

(29)

Racines multiples

Exemple

Soit P (x) = (x 2 − 1) 3 (x − 1) 2 (x 2 − 4x + 3) 2 . 1 est racine de P d’ordre 7.

-1 est racine de P d’ordre 3.

3 est racine de P d’ordre 2.

Th´ eor` eme

Pour que a soit racine d’ordre ≥ k de P , il faut, et il suffit, que les k premi` eres d´ eriv´ ees de P en a, ` a partir de P lui-mˆ eme, soient nulles, i.e.

P(a) = P 0 (a) = · · · = P (k−1) (a) = 0.

(30)

Racines multiples

Exemple

Soit P (x) = (x 2 − 1) 3 (x − 1) 2 (x 2 − 4x + 3) 2 . 1 est racine de P d’ordre 7.

-1 est racine de P d’ordre 3.

3 est racine de P d’ordre 2.

Th´ eor` eme

Pour que a soit racine d’ordre ≥ k de P , il faut, et il suffit, que les k premi` eres d´ eriv´ ees de P en a, ` a partir de P lui-mˆ eme, soient nulles, i.e.

P(a) = P 0 (a) = · · · = P (k−1) (a) = 0.

(31)

Racines multiples

Th´ eor` eme

Pour que a soit racine d’ordre k de P , il faut, et il suffit, que

P (a) = P 0 (a) = · · · = P (k−1) (a) = 0 et P (k) (a) 6= 0.

(32)

Lien avec la factorisation

Th´ eor` eme

Soient a 1 , . . . , a k des racines distinctes de P ∈ R [X ], de multiplicit´ es respectives m 1 , . . . , m k . Alors

(X − a 1 ) m

1

· · · (X − a k ) m

k

| P .

Corollaire

Si P est non nul, le nombre de ses racines compt´ ees avec leurs

multiplicit´ es est inf´ erieur ou ´ egal ` a deg P .

(33)

Lien avec la factorisation

Th´ eor` eme

Soient a 1 , . . . , a k des racines distinctes de P ∈ R [X ], de multiplicit´ es respectives m 1 , . . . , m k . Alors

(X − a 1 ) m

1

· · · (X − a k ) m

k

| P .

Corollaire

Si P est non nul, le nombre de ses racines compt´ ees avec leurs

multiplicit´ es est inf´ erieur ou ´ egal ` a deg P.

(34)

Lien avec la factorisation

Th´ eor` eme

Tout polynˆ ome de degr´ e impair admet une racine r´ eelle.

Th´ eor` eme

Tout polynˆ ome se d´ ecompose en un produit de facteurs de degr´ es 1 ou 2. Exemple

x 4 − 1 = (x − 1)(x + 1)(x 2 + 1)

(35)

Lien avec la factorisation

Th´ eor` eme

Tout polynˆ ome de degr´ e impair admet une racine r´ eelle.

Th´ eor` eme

Tout polynˆ ome se d´ ecompose en un produit de facteurs de degr´ es 1 ou 2.

Exemple

x 4 − 1 = (x − 1)(x + 1)(x 2 + 1)

(36)

Lien avec la factorisation

Th´ eor` eme

Tout polynˆ ome de degr´ e impair admet une racine r´ eelle.

Th´ eor` eme

Tout polynˆ ome se d´ ecompose en un produit de facteurs de degr´ es 1 ou 2.

Exemple

x 4 − 1 = (x − 1)(x + 1)(x 2 + 1)

(37)

L’algorithme d’Horner

L’algorithme de Horner est un algoritme permettant de limiter les erreurs lors de l’´ evaluation d’un polynˆ ome.

Soit

P(x) = a 0 + a 1 x + a 2 x 2 + ... + a n x n

L’algorithme consiste ` a r´ e´ ecrire le polynˆ ome et d’´ evaluer plutˆ ot P (x ) = a 0 + x(a 1 + x(a 2 + x(a 3 ... + x(a n−1 + a n x)...))) Exemple

P (x) = 2 + 4x + 5x 2 + 3x 3 = 2 + x(4 + x(5 + 3x))

On passe ainsi de 5 multiplications et 3 additions ` a 3 multiplications et 3

additions.

(38)

L’algorithme d’Horner

Exercice

Soit P (x) = x 3 − 6x 2 + 11x − 6.

1

Calculer P (1), P (2) puis P (3).

2

En d´ eduire une factorisation de P .

(39)

L’algorithme d’Horner

Solution

1 −6 11 −6

1 1 −5 6

1 −5 6 0

P (1) = 0 et P (x) = (x − 1)(x 2 − 5x + 6)

(40)

L’algorithme d’Horner

Solution

1 −6 11 −6

1 1 −5 6

1 −5 6 0

P (1) = 0 et P (x) = (x − 1)(x 2 − 5x + 6)

(41)

L’algorithme d’Horner

Solution

1 −6 11 −6

2 2 −8 6

1 −4 3 0

P (2) = 0 et P (x) = (x − 2)(x 2 − 4x + 3)

(42)

L’algorithme d’Horner

Solution

1 −6 11 −6

2 2 −8 6

1 −4 3 0

P (2) = 0 et P (x) = (x − 2)(x 2 − 4x + 3)

(43)

L’algorithme d’Horner

Solution

1 −6 11 −6

3 3 −9 6

1 −3 2 0

P (3) = 0 et P (x) = (x − 3)(x 2 − 3x + 2)

P (x) = (x − 1)(x − 2)(x − 3)

(44)

L’algorithme d’Horner

Solution

1 −6 11 −6

3 3 −9 6

1 −3 2 0

P (3) = 0 et P (x) = (x − 3)(x 2 − 3x + 2)

P (x) = (x − 1)(x − 2)(x − 3)

(45)

L’algorithme d’Horner

Solution

1 −6 11 −6

3 3 −9 6

1 −3 2 0

P (3) = 0 et P (x) = (x − 3)(x 2 − 3x + 2)

P (x) = (x − 1)(x − 2)(x − 3)

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