Arthur LANNUZEL
le 29 Novembre 2008
http ://mathutbmal.free.fr
Les polynˆ omes
K=Rou C.
1 D´ efinition-Notation.
D´efinition 1.1 On appelle polynˆome `a une ind´etermin´ee sur K, un objet du type :
P(X) = X∞
k=0
pkXk avec pk = 0 sauf pour un nombre f ini de k.
On note K[X] l’ensemble des polynˆomes `a une ind´etermin´ee sur K.
D´efinition 1.2 (degr´e, valuation)
1) On appelle degr´e du polynˆome P(X) = P∞
k=0pkXk 6= 0, le plus grand k tel que pk 6= 0.
deg(P(X)) := max{k ∈N/pk 6= 0}.
Par convention deg(0) =−∞.
2) On appelle valuation du polynˆome P(X) =P∞
k=0pkXk6= 0, le plus petit k tel que pk 6= 0.
val(P(X)) := min{k ∈N/pk 6= 0}.
Par convention val(0) = +∞.
Exemples 1.3 1) P(X) = 5X4−X2+X, val(P(X)) = 1, deg(P(X)) = 4.
2) P(X) =−2.3, val(P(X)) = 0, deg(P(X)) = 0.
Remarque 1.4 On a une correspondance bijective entre les polynˆomes formels X∞
k=0
pk.xk
comme d´efinis ci-dessus et les fonctions polynˆomes P : K −→ K
x 7→ P∞
k=0pk.xk .
Cette correspondance est totale. Par exemple, on verra plus tard que la d´efinition formelle du polynˆome d´eriv´ee correspond avec la d´eriv´ee analytique de la fonction polynˆome.
2 Op´ erations sur les polynˆ omes ` a une ind´ etermin´ ee.
D´efinition 2.1 i) Deux polynˆomes sont ´egaux si chacun de leurs coefficients sont ´egaux : X∞
k=0
akXk = X∞
k=0
bkXk⇐⇒ ∀i∈N, ai =bi.
ii) Somme de deux polynˆomes :
( X∞
k=0
akXk) + ( X∞
k=0
bkXk) = X∞
k=0
(ak+bk)Xk.
iii) Multiplication par un scalaire λ∈K :
λ.
X∞
k=0
akXk= X∞
k=0
(λ.ak)Xk.
iv) Produit de deux polynˆomes :
( X∞
k=0
akXk)×K[X]( X∞
k=0
bkXk) = X∞
k=0
( Xk
i=0
ai.bk−i)Xk.
Propri´et´es 2.1.1 i) (K[X],+,×) est un anneau commutatif (unitaire). Le neutre pour la loi + est le polynˆome P(X) = 0 et celui pour la loi × est le polynˆome P(X) = 1.
ii) deg(P(X) +Q(X))≤max{deg(P(X)),deg(Q(X))}avec ´egalit´e si ces deux polynˆomes sont de degr´e diff´erents.
iii) val(P(X) +Q(X))≥ min{val(P(X)),val(Q(X))} avec ´egalit´e si ces deux polynˆomes sont de valuation diff´erentes.
iv) deg(λ.P(X)) =deg(P(X)) siλ 6= 0.
v) val(λ.P(X)) =val(P(X)) siλ 6= 0.
vi) deg(P(X)×Q(X)) = deg(P(X)) + deg(Q(X)) si P(X)×Q(X)6= 0.
vii) val(P(X)×Q(X)) = val(P(X)) + val(Q(X)) si P(X)×Q(X)6= 0.
viii) P(X)×Q(X) = 0⇐⇒P(X) = 0 ou Q(X) = 0.
Preuve.
i) en exo.
ii) Soient P(X) = P
pkXk etQ(X) =P qkXk.
On a∀k >deg(P(X)),pk= 0 et∀k >deg(Q(X)),qk= 0. Donc∀k > max{deg(P(X)),deg(Q(X))}, pk+qk = 0, d’o`u deg(P(X) +Q(X))≤max{deg(P(X)),deg(Q(X))}.
Supposons maintenant deg(P(X)) < deg(Q(X)), alors pdeg(Q(X) = 0 et qdeg(Q(X) 6= 0, donc pdeg(Q(X)+qdeg(Q(X) 6= 0,
d’o`u deg(P(X) +Q(X)) = max{deg(P(X)),deg(Q(X))}
iii), iv), v), vi), vii), viii) en exo.
CQFD
3 Division euclidienne.
Proposition 3.1 Soient A(X), B(X)∈K[X] avec B(X) 6= 0.
Il existe alors un unique polynˆome Q(X) et un unique polynˆome R(X) tels que :
½ A(X) =B(X)×Q(X) +R(X)
R(X) = 0 ou deg(R(X))< deg(B(X))
Q(X) est appel´e le quotient de la division euclidienne de A(X) par B(X).
R(X) est appel´e le reste de la division euclidienne de A(X) par B(X).
Si R(X) = 0, on dit que B(X) divise A(X).
Preuve.
1) Unicit´e
Soient Q(X), R(X), Q1(X), R1(X) ∈ K[X] tels que A(X) = Q(X).B(X) +R(X), A(X) = Q1(X).B(X) +R1(X), deg(R(X))≤deg(B(X)) et deg(R1(X))≤deg(B(X)).
Alors Q(X).B(X) +R(X) = Q1(X).B(X) +R1(X), d’o`u B(X).(Q1(X)−Q(X)) = R(X)− R1(X).
- SiQ1(X)6=Q(X) alors deg(B(X).(Q1(X)−Q(X))) = deg(B(X)) +deg(Q1(X)−Q(X)). Or deg(R(X)−R1(X))<deg(B(X)) par hypoth`ese.
D’o`u une contradiction.
- Si Q1(X) =Q(X) alors R(X)−R1(X) = 0 et, par suite, R(X) = R1(X).
2) Existence.
i) Si A(X) = 0 alors A(X) = B(X)×0 + 0, la proposition est v´erifi´ee.
ii) Si deg(A(X))<deg(B(X)) alors A(X) =B(X)×0 +A(X), la proposition est v´erifi´ee.
iii) Si deg(A(X))≥deg(B(X)).
PosonsA(X) = P
akXk et B(X) =P bkXk.
Il existec0Xq0 tel que A(X) =B(X)×c0Xq0 +A1(X) avec deg(A1(X))≤deg(A(X))−1.
- Si deg(A1(X))<deg(B(X)), la proposition est v´erifi´ee.
- Si deg(A1(X))≥deg(B(X)), on continue.
Il existe c1Xq1 tel que A(X) = B(X)×c0Xq0 +B(X)×c1Xq1 +A2(X) avec deg(A2(X)) ≤ deg(A1(X))−1≤deg(A1(X))−2.
- Si deg(A2(X))<deg(B(X)), la proposition est v´erifi´ee.
- Si deg(A2(X)) ≥ deg(B(X)), on continue jusqu’`a obtenir deg(Ai(X)) < deg(B(X)) (ce qui sera v´erifi´e apr`es un nombre d’´etapes inf´erieure `a deg(A(X)−deg(B(X)) + 1.
CQFD
Exemples 3.2 (pour illustrer la m´ethode)
Faisons la division euclidienne de X5−7X3+X−6 par X3 +X2−X−1.
4 Diviseur commun ` a 2 polynˆ omes.
D´efinition 4.1 Soient A(X) et B(X) deux polynˆomes de K[X]. On dit que C(X)∈K[X] est un diviseur commun `a A(X) et B(X) si C(X) divise A(X) et B(X).
Exemples 4.2 X+ 1 est un diviseur commun `a X2 −1 et X3+ 2X2+X.
Remarque 4.3 (en exo.)
Si P(X) divise Q(X) et Q(X) divise P(X) alors P(X) et Q(X) sont dits ´equivalents et
∃λ∈K/Q(X) =λ.P(X).
Th´eor`eme 4.4 (admis)
Soient A(X) et B(X) deux polynˆomes de K[X] non-nuls. Il existe des polynˆomes de degr´e maximal qui sont diviseurs communs de A(X) et B(X).
Ces diviseurs sont appel´esplus grands communs diviseurs (PGCD) deA(X)et B(X). Ils sont tous´equivalents (i.e. siP(X)etQ(X)sont PGCD deA(X)etB(X)alors∃λ∈K/Q(X) = λ.R(X)).
M´ ethode de recherche d’un PGCD (algorithme d’Euclide).
Soit A(X) et B(X) deux polynˆomes.
Effectuons la division euclidienne de A(X) par B(X) :
A(X) =Q1(X)B(X) +R1(X), avec R1(X) = 0 ou deg(R1(X))<deg(B(X)).
- Si R1(X) = 0 alors B(X) divise A(X) et B(X) est un PGCD.
- Si R1(X)6= 0, on effectue la division de B(X) par R1(X) :
B(X) = Q2(X)R1(X) +R2(X), avec R2(X) = 0 ou deg(R2(X))<deg(R1(X)).
- Si R2(X) = 0 alors R1(X) divise B(X).
MaisA(X) =Q1(X)B(X) +R1(X) donc R1(X) divise A(X).
Donc R1(X) divise les PGCD de A(X) et B(X).
- Si R2(X)6= 0, on effectue la division de R1(X) par R2(X).
...
On continue jusqu’`a obtenir Rk(X) = 0 (ce qui arrivera puisque ∀k ∈ N, Rk(X) = 0 ou degRk(X)<degRk−1(X). Le nombre maximum d’´etape est donc deg(B(X)).
Quand Rk(X) = 0, Rk−1(X) divise les PGCD de A(X) et B(X).
Montrons que Rk−1(X) est un PGCD deA(X) et B(X).
Soit P(X) un PGCD de A(X) et B(X).
AlorsP(X) divise R1(X) = A(X)−Q1(X)B(X) ; donc P(X) divise R2(X) =B(X)−Q2(X)R1(X),
donc par r´ecurrence, P(X) divise Rk(X) `a chaque ´etape, donc Rk−1(X) est ´equivalent `a P(X),
donc Rk−1(X) est un PGCD de A(X) et B(X).
CQFD
Corollaire 4.5 (Th´eor`eme de Bezout)
Soient A(X) et B(X), 2 polynˆomes sur K et D(X) un PGCD de A(X) et B(X).
Alors il existe U(X), V(X)∈K[X] tels que D(X) = A(X)U(X) +B(X)V(X).
Preuve.
Voir exemple ci-dessous.
CQFD
Exemples 4.6 B(X) = X4+ 2X2+ 1 et A(X) = X5+X4−X−1.
- A(X) =Q1(X)B(X) +R1(X) avec Q1(X) =X+ 1 et R1(X) = −2X3−2X2−2X−2.
- B(X) =Q2(X)R1(X) +R2(X) avec Q2(X) = −12X+ 12 et R2(X) = 2X2+ 2.
- R1(X) =Q3(X)R2(X) +R3(X) avec Q3(X) = −X−1 et R3(X) = 0.
Donc 2X2+ 2 (ou X2+ 1) est un PGCD de A(X) et B(X).
On ”remonte” maintenant l’algorithme pour trouver U(X) et V(X) v´erifiant le th´eor`eme de Bezout et
R2(X) = B(X)−Q1(X)R1(X) = B(X)−Q2(X)(A(X)−Q1(X)B(X)) ce qui donne facilement le r´esultat.
5 Polynˆ omes premiers et premiers entre eux.
D´efinition 5.1 Un polynˆome A(X) ∈ K[X] est dit irreductible ou premier dans K[X] ssi les seuls polynˆomes de K[X] qui le divisent sont de degr´e 0 ou ´equivalent `a A(X).
Exemples 5.2 X2+ 1 est irr´eductible dans R[X] mais r´eductible dans C[X].
D´efinition 5.3 Deux polynˆomes A(X), B(X) ∈ K[X] sont dits premiers entre eux ssi un (ou les) PGCD de A(X) et B(X) est de degr´e 0. Ce qui ´equivaut `a dire que si C(X) divise A(X) et B(X) alors C(X) est de degr´e 0.
Th´eor`eme 5.4 Soient A(X) et B(X) deux polynˆomes sur K et D(X) un PGCD de A(X) et B(X). Soient A0(X) et B0(X) tels que A(X) = D(X)A0(X) et B(X) = D(X)B0(X). Alors A0(X) et B0(X) sont premiers entre eux.
Preuve.
Supposons A0(X) et B0(X) non premiers entre eux.
Alors il existeD0(X) tel que deg(D0(X))>0.
DoncD(X).D0(X) diviseA(X) etB(X) avec deg(D(X).D0(X))>deg(D(X) d’o`u une contra- diction.
Donc A0(X) et B0(X) sont premiers entre eux.
CQFD
Th´eor`eme 5.5 (de Gauss)
Soient A(X), B(X), C(X)∈K[X] tels que A(X) divise B(X).C(X) et A(X) premier `a B(X) (i.e. A(X) et B(X) premiers entre eux). Alors A(X) divise C(X).
Preuve.
A(X) divise B(X)C(X) donc il existeD(X)∈K[X] tel queB(X)C(X) =D(X)A(X).
D’apr`es le th´eor`eme de Bezout, puisqueA(X) etB(X) premiers entre eux, on a 1 =A(X).U(X)+
B(X).V(X),U(X), V(X)∈K[X].
D’o`u C(X) = A(X)C(X)U(X) +B(X)C(X)V(X) = A(X)C(X)U(X) +D(X)A(X)V(X) = A(X)(C(X)U(X) +D(X)V(X)).
Donc A(X) divise C(X).
CQFD
Corollaire 5.6 1) SiA(X)premier `aB(X)etD(X)diviseA(X)alorsD(X)premier `a B(X).
2) Si A(X) premier `a B(X) et `a C(X) alors A(X) premier `a B(X)C(X).
3) Si A(X) premier `a C(X) alors tout diviseur commun `a A(X) et B(X)C(X) est diviseur commun `a A(X) et B(X).
4) Si B(X) divise A(X) et C(X)divise A(X), B(X)´etant premier `a C(X), alors B(X)C(X) divise `a A(X).
Preuve.
en exo CQFD
6 Division suivant les puissances croissantes.
Proposition 6.1 (admise)
Soit A(X), B(X)∈K[X] avec val(B(X)) = 0.
Alors, pour tout m∈N, il existe Q(X)∈K[X] unique et R(X)∈K[X] unique tels que
½ A(X) =B(X)×Q(X) +Xm+1R(X) Q(X) = 0 ou deg(Q(X))≤m
Q(X) est appel´e quotient et R(X) appel´e reste de la division suivant les puissances croissantes de A(X) par B(X) `a l’ordre m.
Exemples 6.2 1) Diviser suivant les puissances croissantes 1 +X par 1 +X2 `a l’ordre 2.
2) Diviser suivant les puissances croissantes A(X) = 2 + 3X+ 2X2−2X3 −7X4 + 4X5 par B(X) = 1 +X−X2 `a l’ordre 3.
7 Polynˆ ome d´ eriv´ es, racines.
7.1 Polynˆ ome d´ eriv´ es.
Proposition-d´efinition 7.1 SoitP(X) =P∞
k=0pk.Xk ∈K[X]. On appellepolynˆome d´eriv´e de P(X) et on note P0(X), le polynˆome
P0(X) = X∞
k=0
(k+ 1)pk+1Xk. Et deg(P0(X)) =deg(P(X))−1 si deg(P(X))>0.
Remarque 7.2 Soit P(X) = P∞
k=0pk.Xk ∈K[X].
Pour i∈N, P(i)(X) est la i´eme d´eriv´ee successive de P(X) et P(i)(X) =
X∞
k=0
(k+i).(k+i−1)...(k+ 1)pk+iXk = X∞
k=0
(k+i)!
k! pk+iXk.
Propri´et´es 7.2.1 i) ∀λ∈K, ∀P(X)∈K[X], le polynˆome d´eriv´e de λ.P(X) est λ.(P0(X)).
ii) ∀P(X), Q(X)∈K[X], le polynˆome d´eriv´e de P(X) +Q(X) est P0(X) +Q0(X).
iii) ∀P(X), Q(X)∈K[X], le polynˆome d´eriv´e de P(X)×Q(X) est P0(X)Q(X) +P(X)Q0(X).
7.2 Racines.
Proposition 7.3 SoientP(X)∈K[X]etα∈K. Les propositions suivantes sont alors ´equivalentes : i) α racine de P(X) (i.e. P(α) = 0).
ii) (X−α) divise P(X).
Preuve.
ii) =⇒i) est ´evident.
i) =⇒ ii). Soit α une racine de P(X), alors grˆace `a la division euclidienne, on a P(X) = (X−α)Q(X) +R(X) avec R(X) = 0 ou deg(R(X))<1 (R(X) est une constante).
Mais P(α) = 0 =R(α). Donc R(X) = 0.
CQFD
D´efinition 7.4 On dit que α est une racine d’ordre k de P(X) ssi P(X) = (X−α)kQ(X) avec Q(α)6= 0.
Proposition 7.5 (admis)Soit P(X)∈K[X]. Les propositions suivantes sont ´equivalentes : i) α racine d’ordre k de P(X).
ii) P(α) = P0(α) =P(2)(α) =...=P(k−1)(α) = 0 et P(k)(α)6= 0.
Lemme 7.6 (facile)
∀j ∈N,∀P(X), Q(X)∈K[X],
(P(X).Q(X))(j) = Xj
i=0
Cji.P(i)(X).Q(j−i)(X).
Preuve de la proposition. (non r´edig´ee)
8 Cas de C[X ].
Th´eor`eme 8.1 (de d’Alembert) (admis)
Tout polynˆome de degr´e sup´erieur ou ´egal `a 1 de C[X] admet au moins une racine.
Corollaire 8.2 i) Tout polynˆome de C[X] est scind´e. i.e. Si P(X) ∈ C[X], deg(P(X)) = n alors
∃a, α1, α2, ..., αn∈C/P(X) = a.(X−α1).(X−α2)...(X−αn).
De plus, cette factorisation est unique `a l’ordre des facteurs pr´es.
ii) Les polynˆomes irr´eductibles de C[X] sont les polynˆomes de degr´e 1.
iii) Soient A(X), B(X) ∈ C[X]. A(X) divise B(X) ssi toute racine de A(X) d’ordre k est racine de B(X) d’ordre au moins k.
Exercice 8.3 1) Trouver une racine ´evidente de X3+ 1 et factoriser ce polynˆome dans C[X].
2) Factoriser X3+ 2 dans C[X].
9 Cas de R[X ].
Soit P(X) =P∞
k=0pk.Xk ∈R[X]. Alors P(X)∈C[X].
Soit α∈C une racine de P(X). P(α) = P∞
k=0pk.αk = 0.
Donc P(α) = P∞
k=0pk.αk =P∞
k=0pk.αk = 0, donc α est racine de P(X).
ATTENTION : cela ne fonctionne pas siP(X)∈C[X] et P(X)6∈R[X]. Pourquoi ?
Cons´equence 9.1 i) Tout polynˆome de R[X] admet sur C un nombre pair de racines non- r´eelles.
ii) Tout polynˆome de R[X] de degr´e impair admet une racine r´eelle.
D´ ecomposition des polynˆ omes de R[X ] dans R ?
Soit P(X)∈R[X].
Dans C[X], On a :
P(X) = a.
Yr
i=1
(X−αi).
Ys
j=1
(X−βj)(X−βj) avec αi ∈R etβj ∈C−R.
Donc
P(X) =a.
Yr
i=1
(X−αi).
Ys
j=1
(X2−2.Re(βj))X+|βj|2 avec,∀j ∈ {1,2, ..., s},X2−2.Re(βj))X+|βj|2 de discriminant n´egatif.
Cette factorisation est unique `a l’ordre des facteurs pr´es.
Exercice 9.2 D´ecomposer dans R[X] et C[X] les polynˆomes : 1) P(X) =X4+ 1.
2) P(X) =X5+X4+ 3X3+ 3X2+ 2X+ 2 et Q(X) = X4+X3+ 3X2+ 2X+ 2 apr`es avoir trouver un PGCD.