• Aucun résultat trouvé

DOCUMENTS FAUNISTIQUES ET ÉCOLOGIQUES

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "DOCUMENTS FAUNISTIQUES ET ÉCOLOGIQUES"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: hal-02958137

https://hal.sorbonne-universite.fr/hal-02958137

Submitted on 5 Oct 2020

HAL is a multi-disciplinary open access

archive for the deposit and dissemination of sci-entific research documents, whether they are pub-lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

DOCUMENTS FAUNISTIQUES ET ÉCOLOGIQUES

Jacques Theodor

To cite this version:

Jacques Theodor. DOCUMENTS FAUNISTIQUES ET ÉCOLOGIQUES. Vie et Milieu , Observatoire Océanologique - Laboratoire Arago, 1969, pp.635-637. �hal-02958137�

(2)

DOCUMENTS FAUNISTIQUES ET ÉCOLOGIQUES

CONTRIBUTION A L'ETUDE DES GORGONES (VIII) :

EUNICELLA STRICTA APHYTA

SOUS-ESPÈCE NOUVELLE SANS ZOOXANTHELLES,

PROCHE D'UNE ESPÈCE NORMALEMENT

INFESTÉE PAR CES ALGUES

Eunicella stricta (Bertoloni, 1810), a été récemment redécrite

par Rossi (1959) et par CARPINE (1963); ces deux auteurs précisent

que, des trois Eunicella de la Méditerranée (verrucosa, stricta,

cavo-lini), seule E. stricta possède des Zooxanthelles.

Eunicella stricta comporte deux formes : l'une grisâtre,

infes-tée par les Zooxanthelles et que nous avons rencontrée entre 3 m

de profondeur (Port-Vendres) et 50 m (Corse), l'autre, dépourvue

de ces Algues symbiotiques et rencontrée par nous à partir de 33 m

de profondeur (Banyuls-sur-Mer).

Nous proposons de nommer Eunicella stricta aphyta ssp. n. les spécimens dépourvus de Zooxanthelles, que l'on trouve sous deux variétés : l'une d'un blanc sans nuance, l'autre rose saumon; ces deux variétés ont été vues par D. REYSS (communication

person-nelle), à 220 m de profondeur lors d'une plongée en soucoupe au

large du Cap Creus (Espagne).

Les larves planulas de E. s. stricta apparaissent abondamment infestées par les Zooxanthelles dès avant leur libération dans le milieu. Pour vérifier l'hypothèse selon laquelle nous pensions que les seules E. s. stricta pouvaient être infestées, voire réinfestées, nous avons tenté par des élevages à l'obscurité totale de débarrasser

(3)

— 636 —

ces Gorgones de leurs Zooxanthelles, sans succès après 176 jours, cependant que ces spécimens étaient parvenus à un état de délabre-ment physiologique extrême.

Les larves de E. s. aphyta sont dépourvues de Zooxanthelles. Nous avons élevé pendant plusieurs mois des spécimens de cette sous-espèce à divers stades de leur développement (l'œuf, la planula, le polype unique, la colonie) dans un aquarium alimenté en circuit ouvert. L'eau d'alimentation provenait d'une aire où les Eunicella sont toutes infestées par les Zooxanthelles. Les conditions d'éclai-rement en élevage étaient quantitativement comparables à celles que l'on relève à 20-25 m de profondeur dans les régions où l'on trouve

E. s. stricta encore en abondance. A l'issue de ces expériences,

ni les planulas, ni les polypes n'ont jamais été infestés. Des suspen-sions de Zooxanthelles, obtenues par broyage des tissus d'E. s. stricta ont été injectées, sous l'ectoderme, à des spécimens d'E. s. aphyta sans que les symbiontes soient acceptés par ces Gorgones.

Si l'on n'en jugeait que par les différences de formes de leurs spicules, la distinction entre E. s. stricta, E. s. aphyta et E. cavolini aparaîtrait fort subjective, mais les différences morphologiques marquées entre E. s. stricta et E. cavolini et le fait que ces deux espèces ont été vues sur un même faciès à plusieurs reprises en font deux bonnes espèces. D'autre part, E. s. stricta et E. s. aphyta ont été trouvées, proches l'une de l'autre, par nous sur un fond au large du Cap Cerbère à 35 m; L. LAUBIER et F. LAFARGUE nous ont rapporté avoir également vu ces deux formes sur l'extrémité du coralligène du Cap l'Abeille, par 38 m de fond. Les raisons qui nous incitent à séparer ces populations à'Eunicella en deux sous-espèces sont les faits que :

a) les deux formes cohabitent;

b) même lorsqu'elles sont placées dans des conditions favora-bles les E. s. aphyta ne s'infestent pas;

c) chez E. s. stricta les Zooxanthelles sont toujours trouvées chez deux générations successives.

Il semble, dès lors, qu'un facteur biologique régissant soit l'existence, soit l'absence d'une infestation est transmis de géné-ration en génégéné-ration.

La morphologie générale et de détail, la forme des spicules et leurs dimensions n'apportent aucun élément permettant la sépa-ration de ces populations.

Les caractères apparemment liés à l'infestation sont, parmi d'autres : une coloration différente, une physiologie respiratoire particulière, une vitesse de régénération apparemment accélérée. Nous considérons que le caractère biologique précité constitue un caractère sub-spécifique.

(4)

— 637 —

Cette diagnose, consistant à ne donner pour seul caractère différentiel que la symbiose avec les Zooxanthelles est imposée par l'absence de caractères qui ne paraissent précisément liés à cette symbiose.

Les Eunicella de la Méditerranée seraient, à ce jour, au nombre de quatre : cavolini, stricta stricta, stricta aphyta, verrucosa.

Jacques THEODOR,

Laboratoire Arago, 66 - Banyuls-sur-Mer

BIBLIOGRAPHIE

CARPINE, C, 1963. Contribution à la connaissance des Gorgones Holaxonia

de la Méditerranée occidentale. Bull. Inst. océanogr. Monaco, 60

(1270) : 1-52.

Rossi, L., 1959. Le specie di Eunicella (Gorgonaria) del Golfo di Genova.

Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, 81: 203-225.

Références

Documents relatifs

de reproduire les quelques renseignements obligeamment communiqués par cet éminent spécialiste. Il s'agit d'un Conocéphalide d'Afrique Occidentale, Lanistes

■—■ Sphacelaria brittannica Sauvageau nouvelle pour la côte française et quelques algues marines nouvelles ou rares pour la région de Roscoff.. GREGARINA

Une couche interne hyaline, non résolue, même à l'immersion, rappelant un exsudât coagulé (mais probablement élastique?) en contact direct avec le parasite. Les

dans les Garrigues sèches et les Pinèdes à Pinus halepensis, cette espèce est très rare avant le mois de mars, plus fréquente à partir du mois d'avril.. On la récolte

Les observations d'Egretta alba, Platalea leucorodia, Charadrius alexandrinus, Sterna albifrons, Anthus campestris et Motacilla flava cinereocapilla méritent

Jusqu'ici, cette espèce pouvait donc être considérée comme une forme sténotherme chaude, localisée au bassin méditerranéen oriental et à la partie la plus

longues papilles adanales, des lobes dépourvus de soies margi- nales autour de la région spiraculaire et le dernier segment abdo- minal sans touffes de soies.. La

La présence de Philocheras monacanthus dans la baie de Banyuls étend septentrionalement l'aire de cette espèce et montre qu'elle dépasse vers le nord le cap