• Aucun résultat trouvé

du 5 au 8 octobre 2016, Bordeaux |

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "du 5 au 8 octobre 2016, Bordeaux |"

Copied!
1
0
0

Texte intégral

(1)

Augmentation significative du contenu hépatique en graisse en cas de pathologies hypophysaires : implication d’une atteinte du secteur somatotrope

PA-011

A. Nguyen, F. Ricolfi, S. Lemaire, C. Fourmont, P. Thouant, B. Bouillet, L.

Duvillard, B. Lemogne, R. Loffroy, L. Aho, JP. Cercueil, B. Vergès, JM Petit Contexte

Matériels et méthodes

Résultats

Conclusions

La stéatose hépatique non-alcoolique est une pathologie fréquente surtout décrite comme associée à l’obésité, au syndrome métabolique et au diabète de type 2. Récemment, il a été suggéré que la stéatose hépatique non- alcoolique était plus fréquente en cas de pathologies hypothalamo-hypophysaires (PHH). Toutefois, toutes les études ne sont pas concordantes, et les mécanismes mis en cause ne sont pas clairement authentifiés. L’objectif de notre étude est de déterminer les liens entre stéatose hépatique, PHH et déficit en GH.

Quatre-vingt-huit patients porteurs de PHH et 74 témoins ont été inclus de façon prospective. Tous les participants ont bénéficié d’une IRM hépatique. L’IRM présentait un champ magnétique de 1,5T et une séquence triple-écho été réalisée pour évaluer le contenu en graisse (CHG). Les patients étaient considérés comme présentant une stéatose si le CHG était suprérieur à 5.5%. Nous avons recueilli les données générales et bilans biologiques hormonaux.

Notre étude confirme la prévalence plus élevée de stéatose hépatique en cas de PHH. Le CHG est fortement corrélé au taux d’IGF-1. Le taux d’IGF1 est significativement associé à la stéatose hépatique et cela, indépendamment de l’indice de masse corporelle, évoquant un rôle de l’axe GH/IGF-1 dans la stéatose hépatique indépendant de l’insulino-résistance. L’ensemble des résultats suggère que la relation entre les PHH et la stéatose est principalement secondaire au déficit en GH. L’intérêt du traitement par GH des patients de PHH déficitaires et atteints de stéatose avec des critères de sévérité devrait être évalué.

Facteurs associés stéatose hépatique

OR IC 95 % p

âge 1,04 1,02-1,15 0,0061

Indice de masse corporelle

1,28 1,14-1,45 < 0,0001

Pathologies hypothalamo- hypophysaires

0,74 0,23 -2,43 0,64

IGF1 0,98 0,98-0,99 0,006

Patients avec

PHH Témoins P

Sexe (H/F) 40 / 48 31 / 43 NS

Age (ans) 54,4 ± 14,7 40,8 ± 14,5 0,002

IMC (kg/m2) 29,5 ± 6,6 25,8 ± 5,1 < 0,0001

Stéatose hépatique (%) 36,7 14,8 < 0,0001

Contenu hépatique en graisse (%)

6,4 ± 7,3 3,3 ± 5,4 0,0069

Insuffisance (%):

Gonadotrope Thyréotrope Corticotrope Somatotrope

48,8
 35,2 37,5 15,9

Les 2 populations sont décrites dans le tableau 1. Les patients porteurs de PHH présentaient un adénome (67%), une selle turcique vide (10.2%), une lésion kystique (5.6%), autres pathologies (17%). Les patients porteurs de PHH étaient plus âgés et présentaient un IMC significativement plus élevé que les témoins.

Les patients porteurs de PHH avaient un CHG et une prévalence de stéatose hépatique plus élevés que chez les témoins.

Le taux d’IGF1 était significativement plus bas chez les patients PHH que chez les témoins (143 +/-89 vs 209 +/6 90 ng/ml , p<0,001). Le CHG était inversement proportionnel au taux d’IGF-1 (r=-0.40; p<0.001).

Le tableau 2 montre qu’en analyse multivariée, les facteurs prédictifs indépendants de la présence d’une stéatose étaient l’âge, l’IMC et l’IGF1 alors que la présence d’une PHH et le sexe n’étaient plus associés à la stéatose hépatique.

Tableau 1: Caractéristiques générales des 2 groupes Tableau 2: Analyse multivariée des facteurs associés à la stéatose hépatique

Références

Documents relatifs

Chez des adolescentes avec syndrome de Turner, le nouveau dosage ultra-sensible de l’AMH détecte une activité sécrétoire folliculaire dans un nombre de cas supérieur au

1- Service d’endocrinologie, diabétologie, reproduction CHU Nice, France ; 2- Centre Etude et Recherche sur l’Obésité Nice Cote Azur, CHU Nice, France ; 3- Service de

Considérant que, pour le BPG, la morbidité et la mortalité étaient d’environ 15% et en termes de réduction du taux de succès de l’excès de poids de l’ordre de 85%, une taille

* Université de Toulouse 3, Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) UMR1048, Institut des Maladies Métaboliques et Cardiovasculaires, Toulouse, France ; †

En Mauritanie c’est la première petite série qui éclaircie la lumière sur cette entité, mais selon les estimations ce syndrome n’est pas assez diagnostiqué, en cause

La plupart (72,7%) des patients ayant un déficit en GH persistant et sévère après réévaluation en fin de parcours pédiatrique ont poursuivi leur traitement GH 5 ans après

Il faut penser à cette infection en zone d’endémie tuberculeuse et doit être évoqué devant toute masse de la région hypophysaire elle peut être guérie avec succès par un

Les paramètres cliniques, para cliniques, histologiques et immunohistochimiques étaient comparés avec le risque de récidive et/ou de progression tumorale. Aucune