• Aucun résultat trouvé

Mesure, par une méthode d'émanation, des rendements des gaz rares dans la fission de 238U et 232Th par neutrons de 14 MeV

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Mesure, par une méthode d'émanation, des rendements des gaz rares dans la fission de 238U et 232Th par neutrons de 14 MeV"

Copied!
10
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00208586

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00208586

Submitted on 1 Jan 1977

HAL

is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire

HAL, est

destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Mesure, par une méthode d’émanation, des rendements des gaz rares dans la fission de 238U et 232Th par

neutrons de 14 MeV

C.A. Alvim, J.P. Bocquet, R. Brissot, J. Crancon, A. Moussa

To cite this version:

C.A. Alvim, J.P. Bocquet, R. Brissot, J. Crancon, A. Moussa. Mesure, par une méthode d’émanation,

des rendements des gaz rares dans la fission de 238U et 232Th par neutrons de 14 MeV. Journal de

Physique, 1977, 38 (3), pp.273-281. �10.1051/jphys:01977003803027300�. �jpa-00208586�

(2)

DE 14 MeV

C. A. FEU ALVIM

(*),

J. P.

BOCQUET,

R.

BRISSOT,

J. CRANCON et A. MOUSSA

Laboratoire de Chimie

Physique Nucléaire, Département

de Recherche

Fondamentale,

Centre d’Etudes Nucléaires de

Grenoble, 85X,

38041 Grenoble

Cedex,

France

(Reçu

le 8 octobre 1976,

accepte

le 26 novemhre 1976)

Résumé. 2014 On a mesuré, par une méthode directe utilisant l’émanation des gaz rares à partir

des stéarates d’uranyle et de thorium, les rendements cumulatifs fractionnels de divers isotopes du

krypton

et du xénon, dans les fissions de 238U et 232Th par neutrons de 14 MeV. En couplant ces

résultats à des mesures antérieures, par

séparation

isotopique en ligne, des rendements indépendants

des mêmes isotopes, on a calculé les

largeurs

des distributions en masse et en charge, les valeurs relatives des rendements de chaîne, les rendements cumulatifs fractionnels de divers isotopes du

brome et de l’iode, les valeurs de la

charge

la plus

probable

dans les chaînes isobariques 87 à 93 et

137 à 142, et les rendements élémentaires du krypton et du xénon.

Abstract. 2014 A direct method, using emanation of rare gases by uranyle stearate and thorium stearate, has been applied to the measurement of cumulative fractional yields of certain isotopes of

krypton

and xenon, in the fissions of 238U and 232Th by 14 MeV-neutrons. The independent yields

of the same isotopes were measured previously by means of isotopic on-line separation. Combining

these results we have calculated the widths of the mass and charge distributions, the relative chain

yields, the fractional cumulative yields of certain bromine and iodine isotopes, the values of

Zp,

the most probable

charge,

in the isobaric chains 87-93 and 137-142, and the elemental yields of krypton and xenon.

1. Introduction. - Le

grand pouvoir

6manant des

st6araies

pour les gaz rares a ete souvent utilise pour les mesures de distribution en

charge

dans la fission

[1,

2,

3].

Dans ce travail nous avons utilise les stearates

d’uranyle

et de

thorium,

irradi6s avec des neutrons de

(14,7

+ 0,5) MeV, pour les mesures des rendements cumulatifs fractionnels

(Ycf)

de Kr et Xe dans dix

chaines

isobariques.

Bocquet et

al.

[4]

ont mesure, pour les memes

fissions,

les rendements cumulatifs relatifs des gaz

rares, et, pour certaines chaines

isobariques,

le rap- port du rendement

independant

du gaz rare au ren- dement cumulatif de

I’halog6ne.

A

partir

de leurs

resultats et des

notres,

il est

possible

d’obtenir les

largeurs

(J n et cz des

gaussiennes

utilis6es pour d6crire les rendements

independants

a Z et A constants, les valeurs des rendements de chaine relatifs

(Ytr),

les

valeurs des rendements cumulatifs fractionnels des

halog6nes (Br

et I) et les valeurs de la

charge

la

plus

(*) Adresse actuelle : Instituto de Engenharia Nuclear, CP 2186

ZC-00. 20000 Rio de Janeiro, Bresil.

probable Zp,

ainsi que les deviations de celle-ci par rapport a

ZucD.

De

plus,

il est

possible,

si on introduit les rende- ments de chaine connus, d’obtenir les valeurs des rendements

independants

des gaz rares et, en extra-

polant

certaines

valeurs,

les rendements 616mentaires de Kr et Xe.

2.

Technique expkrhnentale.

- La

technique exp6-

rimentale utilis6e est une modification de celle pro-

posee

par Wahl

[1].

Elle utilise le bon

pouvoir

d’6ma-

nation des stearates pour les gaz rares. Le

dispositif experimental

montre dans la

figure

1 nous permet d’utiliser 300 mg de stearate

d’uranyle

ou de thorium

sous vide

dynamique pendant

l’irradiation. Cette

masse nous permet d’obtenir une activite convenable compte tenu du flux de neutrons

disponible,

des

’ sections efficaces,

de 1’efficacite du d6tecteur

Ge-Li,

et des

p6riodes

des

produits

de fission utilises. Deux

échantillons,

l’un sous vide et 1’autre

ferme,

sont irradi6s et

compt6s

a 1’aide d’un d6tecteur

Ge-Li,

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01977003803027300

(3)

274

FIG. 1. - Dispositif experimental d’irradiation.

dans les memes conditions de temps et de

geometrie.

La

figure

2 illustre la methode utilis6e dans le cas

particulier

de la chaine 140

FIG. 2. - Spectres gamma correspondant a deux echantillons, l’un irradi6 sous vide, 1’autre en container ferme. Le processus

d’irradiation et de comptage est le meme dans les deux cas.

Dans 1’echantillon ferme 1’activite du

140La

est

prise

comme

proportionnelle

au rendement de chaine

(rendement independant

estim6 inf6rieur a 0,01

%).

L’activit6 dans l’échantillon irradi6 sous vide est

proportionnelle

a la différence entre le rendement de chaine et le rendement cumulatif du gaz rare. On

prend

pour

reference

un

isotope (ou plus)

non 6manant

ainsi que ses

pr6curseurs (103Ru

dans

1’exemple).

Les rapports des surfaces S sous les

photopics

pour les irradiations ferm6es et sous vide donnent directe- ment le rendement cumulatif fractionnel. Dans 1’exem-

ple

ci-dessus, si on pose :

on obtient ais6ment

Ces calculs

s’appliquent

au cas ou

l’isotope

mesure

a une dur6e de vie tres

longue

devant celle du gaz

rare,

permettant

d’attendre la

disparition

de ce dernier.

Pour la chaine de masse 138 ou cette condition n’est pas

remplie,

nous avons fait la correction n6cessaire.

L’utilisation de cette-m6thode suppose une émana- tion

complete

des gaz rares dans 1’echantillon irradie

sous vide.

Gregory

et Moorbath

[5]

avaient verifie que 1’emanation de

220Rn (Tl/2

= 56

s)

par le stearate de

baryum

était de 100

%.

Wahl

[6]

a montre ensuite

que 1’emanation des gaz rares est

superieure

a 99

%

pour une

6paisseur

de 10

mg/cm2

de stearate de

baryum

a une

pression

inferieure a 7.5 mm de mercure et pour les gaz rares de

periode sup6rieure

a 4 s.

Grover et al.

[7]

ont montre que les stearates de

baryum, d’uranyle

et de lanthane conservaient un

bon

pouvoir

emanant meme pour des gaz rares de

p6riode

courte comme

218Rn (0,035

s).

La masse

plus importante

de

produit

fissile irradi6

ne nous a pas

permis

d’utiliser le stearate de

baryum

sur une couche mince de

produit

fissile comme ont fait

Wahl et ses eleves

[1,

2,

3].

Nous avons donc utilise les stearates

d’uranyle

et de thorium ou 1’element

fissile est

incorpor6

au stearate. Les

propri6t6s

d’6ma-

nation du stearate

d’uranyle

etaient

d6jd

connues

mais non celles du stearate de thorium. Nos essais ont d6montr6 d’autre part

qu’il

est n6cessaire de faire

un test d’6manation pour

chaque preparation

de

stearate.

Les stearates

d’uranyle

et de thorium ont ete

pr6- pares

en suivant une m6thode

analogue

a celle d6crite par Wahl

[6]

pour la

preparation

du stearate de

baryum.

La verification d’6manation a ete faite en

deux

6tapes.

Dans la

premiere

nous avons mesure 1’emanation des gaz rares de

p6riodes plus longues

et dans la deuxieme nous avons 6tudi6 l’influence de

1’epaisseur

de la

poudre

dans 1’emanation de gaz

rares de

p6riodes plus

courtes. Pour mesurer 1’ema-

nation de

produits

de fission de

p6riodes plus longues

nous avons

compte,

sous vide

dynamique,

dans un

dispositif semblable a

celui utilise pour les

irradiations,

le stearate irradi6

quelques

heures avant. Dans le cas

du stearate de thorium la

presence

du

22oRn

(Tl/2

= 54 s) descendant du

232Th

nous a

permis

aussi de mesurer son emanation en v6rifiant la

dispa-

rition des

photopics caractéristiques

des descendants de ce gaz rare

(212 Pb

et

20STI).

Les verifications faites ont montre que les gaz rares 6manent a

plus

de 99

%

des stearates utilises, a une

pression

inferieure à

10-4

atm.

Quelques preparations

de stearate

d’uranyle

ont montre une emanation de seulement 70

%

et ont

ete

rejet6es.

Dans ce cas, il se forme au cours de la

preparation

un

precipite jaune

fonc6 de densite apparente

plus grande

que la normale.

Pour verifier les variations d’6manation avec les

p6riodes

du gaz rare. nous avons irradi6 des stearates de differentes

6paisseurs.

Nous avons v6rifi6 que les corrections a introduire dues a la d6croissance des

(4)

14.7 +

La detection gamma a ete faite avec un d6tecteur a

jonction Ge(Li)

coaxial, de marque

Schlumberger,

de volume 52 cm3. Sa resolution sur le

pic a

1 332 keV

de

6°Co

est de 2,1 keV et son rapport

pic

sur

Compton

est

sup6rieur

a 32. Un

analyseur

Didac 4 000 canaux

couple

a un calculateur Multi 8 et a un

enregistreur

pour bande

magnetique Ampex

TM2 ont

permis l’analyse

des spectres gamma soit en utilisant le calculateur Multi 8, soit en utilisant un calculateur externe et le programme TEST 1

[8].

3. Risultats

exp6rimentaux.

- 3.1 RENDEMENTS

CUMULATIFS FRACTIONNELS DES GAZ RARES. - Dans le tableau I nous pouvons voir les valeurs des rende- ments cumulatifs fractionnels obtenues pour le sys- teme

(238U

+

n14MeV)’

Ces resultats sont

compares

a ceux obtenus par

Wolfsberg [3]

et Grau

[10].

D’une

faqon generale,

nous observons un bon accord entre

nos valeurs

experimentales

et les leurs. Les discor- dances

qui d6passent

deux fois les barres d’erreur

indiqu6es

sont

signalees

par un

ast6risque.

TABLEAU I

Pour le

systeme (232Th

+

nIlMeV) il

n’existe aucune

autre valeur

experimentale

et nous avons

compare

les notres

(Tableau

II) a une estimation faite par

Bocquet et

al.

[4].

Dans la

figure

3 nous avons

represente

les valeurs

du rendement cumulatif fractionnel

(Ycf)

obtenues

dans ce travail dans une echelle de

probabilite.

Dans

FIG. 3a, 3b. - Rendements cumulatifs fractionnels des gaz rares

(mesures de ce travail).

cette 6chelle les

Ycf

seraient

repr6sent6s

par une droite si les

hypotheses

ci-dessous etaient v6rifi6es

[9] :

a) Les rendements cumulatifs fractionnels peuvent etre decrits par

1’expression

de Wahl. Pour une chaine

(5)

276

de masse donn6e et pour un element de

charge

Z*

donn6e nous avons

ou

a- est le

parametre

associe a la

largeur

de la

gaussienne, suppose

constant pour toutes les chaines

isobariques

etudiees, et

Zp

est la

charge

la

plus probable.

b) Les

charges

les

plus probables

pour

chaque

chaine de masse A sont

align6es

sur une droite dans le

plan

Z, A.

Nous pouvons voir que pour les

kryptons

les

points exp6rimentaux pr6sentent

le comportement attendu pour les deux

systemes

fissionnants etudies. Les valeurs pour les xenons

pr6sentent

par contre une nette deviation du comportement

pr6vu.

Cette deviation

ne se voit pas pour les valeurs mesur6es par

Wolfsberg

pour le

systeme 238U

+ n14MeV

qui

sont en d6saccord

avec les notres pour les masses 138 et 139. Elle est

cependant

confirmée

(Fig. 4)

par les valeurs

obtenues,

a

partir

des valeurs

experimentales

des rendements cumulatifs relatifs

(Ycr)

de

Bocquet et

al.

[4]

et des

valeurs de rendement de chaine

Ych

de Meek and Rider

[II],

a 1’aide de la relation

‘ FIG. 4. - Rendements cumulatifs fractionnels compares a ceux

calcul6s a partir des mesures, r6f. [4], et des rendements de chaine

compiles, ref. [11].

ou k est un facteur de normalisation choisi

pour reproduire

notre valeur de

Y,,f

pour la masse 138 et

qui

a tres peu d’influence sur l’allure de la courbe.

D’autre part, le

systeme (23sU

+

nth) qui

a des valeurs de

Y,,f proches

de celles du

systeme (238U

+

n I 4mev) pr6sente

aussi cette

irr6gularit6,

comme on peut le

voir dans la

figure

5 construite a

partir

des donn6es de Wahl et al.

[12].

Cela veut dire que les

hypotheses

que nous avons faites ne sont pas bonnes dans cette

region.

Cela peut etre

du,

soit a des

ph6nom6nes

lies au moment de la

scission,

soit a des

caractéristiques

des

fragments

formes

qui pourraient

provoquer par

exemple

une

irregularite

dans 1’6mission de neutrons.

FIG. 5. - Rendements cumulatifs fractionnels du syst6me 235U + nth montrant pour les isotopes du xenon une deviation

analogue a celle observ6e dans ce travail (Fig. 3b).

3.2 VALEUR DE U_, ET On. - Dans les cas ou nous

pouvons admettre les

hypotheses indiqu6es plus

haut

(3.1),

nous pouvons associer a la

gaussienne

dans le

plan

a Z constant le

parametre

(In

qui

peut etre determine a

partir

des donn6es de la

figure

3. Nous

avons : a_, = (In

tg 0,

ou 0 est

1’angle

fait, dans le

plan

Z, A, par la

ligne

des

Zp,

avec la direction Z = Cte.

Si nous prenons la

ligne Zp parallele

a celle

pr6vue

par

1’hypothese ZUCD,

nous avons

(r6f [9])

Nous ne connaissons pas de valeurs

experimentales

de

OVIOA

pour les fissions induites pour des neutrons de 14 MeV. Nous avons

pris

alors la valeur

qui prend

en consideration des mesures de

Bishop

et al.

[13]

et Burnett et al.

[14]

pour des fissions induites par protons de 11,5 a 14 MeV.

Les valeurs de (In et (Jz ainsi obtenues a

partir

des

valeurs

experimentales

des rendements cumulatifs fractionnels des

kryptons

sont

indiqu6es

dans le

tableau III.

Ces valeurs de Qz, comme il est montre dans la r6f.

[9],

sont

peu influencees

par 1’effet de

parité

en

charge

car, dans la

representation

dans 1’6chelle de

probabilit6,

les valeurs de

Yf

sont

d6plac6es

dans le

meme sens.

(6)

3.3 RENDEMENTS CUMULATIFS FRACTIONNELS DES

HALOGENES. - Dans le tableau IV nous avons

repre-

sente, a cote de nos valeurs

experimentales

de

Y,,f

des gaz rares

(Kr

et

Xe),

celles obtenues par

Bocquet

et al.

[4]

pour les rendements cumulatifs relatifs de

ces gaz rares, et les

rapports R

entre les rendements

independants

des gaz rares et les rendements cumu-

latifs fractionnels des

halogenes (Br

et

I).

Les valeurs entre

parentheses correspondent

a des

valeurs

extrapol6es

ou

interpolees.

La valeur de R

indiqu6e

par

(t) correspond

a la valeur de la r6f6-

rence

prise

par ces auteurs dans les determinations de

parametres

du

systeme experimental

utilise.

Les rendements cumulatifs fractionnels des halo-

genes pr6curseurs

des gaz rares peuvent etre calcul6s par

1’expression :

Dans le tableau IV nous avons

indique

les valeurs ainsi calcul6es. L’erreur

indiqu6e

suppose une propa-

gation quadratique

des erreurs.

Dans la

figure

6 nous avons

represente

les valeurs de

Fcf

ainsi obtenues pour le Brome et 1’Iode. Pour la fission induite dans le noyau cible

238 U

nous avons

represente

aussi les resultats obtenus par Alexan- der

[15]

a

partir

des mesures du rendement

ind6pen-

dant des noyaux

semi-proteges 133Xe

et

135Xe.

La valeur de

Ycf

pour le

8’Br

semble

indiquer

un

rendement

independant

trop faible de

87 36 Kr 15,, qui pourrait

etre attribue au

voisinage

de la couche

magique

a 50 neutrons. Nous pouvons observer

ce meme

phenomene

dans les mesures r6cemment

faites par Brissot et al.

[16]

par la meme m6thode pour le

systeme

235U + nth’

A

partir

de

Ycf

obtenu ainsi, il est

possible

d’estimer

les valeurs de (J n et

de a-

par la m6thode d6crite

pr6c6demment.

Ces

quantit6s

sont

reportees

dans le

tableau III.

3.4 RENDEMENTS DE CHAINE. - Nous avons :

FIG. 6a, 6b. - Rendements cumulatifs fractionnels des halogenes.

Les droites en trait interrompu (Fig. 6a) illustrent la manière d’esti-

mer les incertitudes dans 1’6valuation des rendements non mesures.

ou encore

ou

Yh

est le rendement de chaine

absolu, Ytr

est le

rendement de chaine relatif et

f,

et

f2

des facteurs de normalisation.

Dans le tableau IV nous avons

indique

les valeurs de

Ytr

ainsi obtenues. Du fait que les erreurs absolues

sur

Ycf

sont a peu

pres

constantes la determination de

Ytr

devient tres

imprecise quand Ycf(GR)

est

petit.

Nous n’avons donc

report6

dans le tableau V que les valeurs de

Ych

resultant de valeurs de

Ytr

dont 1’erreur estim6e est inferieure a N 10

%. Ytr

est un r6sultat

direct de nos mesures

(au

facteur

f2

arbitraire

pres).

Au contraire le passage a

Ych

par l’interm6diaire du facteur

f,

fait intervenir d’autres mesures.

Pour le

syst6me (238U

+

n14MeV)

il y a

d6jA quelques

(7)

278

TABLEAU IVa

TABLEAU IVb

Les valeurs entre

parenthèses

sont

interpolées

ou

extrapolées

a

partir des figures

3 et 5

Les valeurs de R marquees (f) sont des valeurs théoriques de r6f6rence pour la d6termination des param6tres du syst6me expérimental.

(8)

aux resultats

exp6rimentaux disponibles.

Les valeurs

de normalisation

adopt6es

sont celles de

Nethaway

et sont

soulign6es

dans le tableau Vb.

3.5 DETERMINATION DE

Zp.

- Nous pouvons voir souvent dans la litt6rature des determinations de

Zp

a

partir

d’une seule ou de deux valeurs de

Ycf

dans

une chaine de masse. Dans le

premier

cas, il est n6ces-

saire de supposer une

largeur

de la

gaussienne (d’ordi-

TABLEAU Vb

naire (Jz = 0,56) et dans le deuxieme cas

l’ajustement

fournit une

largeur

de la

gaussienne.

Ces deux types de determination posent des

problemes quand

on se

trouve en

presence

d’un effet

pair-impair

en

charge.

Nous avons

adopte

pour la determination de

Zp

la

procedure

decrite dans les ref.

[9]

et

[26] qui

cherche

a minimiser l’influence de 1’effet de

parite.

Les valeurs du tableau VI sont la moyenne

arithm6tique

de celles

obtenues en utilisant dans

1’expression (1)

les valeurs de

Yf (hal)

et

Y,,f (GR) et

la valeur

de a,,

obtenue à

partir

de la moyenne

ponderee

des valeurs du tableau III. Les valeurs de

Zp

ainsi obtenues sont

plus

convenables pour decrire la distribution normale à

laquelle

on peut superposer une correction pour tenir compte de 1’effet de

parite [9, 20].

3.6 DEVIATION PAR RAPPORT A

ZUCD.

-- Nous avons

calcule les 6carts AZ(A) =

Zp(A ) - ZUCD(A )

pour le

systeme

238U + n14MeV, les valeurs de

ZUCD

6tant

celles de

Wolfsberg [19].

Ces 6carts sont rassembles

dans le tableau VI et

repr6sent6s

dans la

figure

7. Ils

semblent montrer une structure vers la masse 145 du

fragment

lourd. 11 faut

cependant

remarquer que AZ

est tres sensible a des variations de

v(A),

comme

l’ont montre Kratz et Herrmann

[27].

Du fait que les valeurs de

v(A )

sont estimées il est

possible

que la structure observ6e soit due en r6alit6 a une méconnaissance du comportement exact de

v(A )

dans cette

region.

Dans le tableau VI nous avons

indique

encore les

valeurs de

AZ(A)

pour le

systeme (2 3 2T11

+

n14MeV)’

·

Dans ce cas

ZUCp(A ) a

6t6 obtenu en consid6rant le nombre de neutrons 6mis donne par

1’expression

ou

v(Ap)

= 1.475

(r6f. [4])

est la moiti6 du nombre moyen de neutrons 6mis par la

paire

de

fragments

(9)

280

avec les

charges complémentaires

36 et 54 ayant les

masses les

plus probables Ap

= 90,16 et

Ap

=

138,87.

Nos resultats sont en accord avec

1’hypothese

d’un

deplacement

constant par rapport a

ZUCD

TABLEAU VI

3.7 RENDEMENTS ELEMENTAIRES. - Si on utilise

un facteur de normalisation externe il est

possible

d’estimer les rendements

independants

absolus à

partir

des valeurs relatives de

Bocquet

et al.

[4].

Si on fait une

extrapolation

en supposant une distri- bution

gaussienne

pour les rendements

independants

relatifs a une meme

charge

nucl6aire il est

possible

d’obtenir les valeurs du rendement 616mentaire des gaz rares. Le facteur de normalisation pour transfor-

mer les rendements

independants

relatifs en absolus

FIG. 7 - Ecarts AZ, pour le systeme 238U + nl¢Mev, en fonction de la masse A’ du fragment lourd. 0 : mesures sur le fragment

lourd, 9 : mesures sur le fragment 16ger.

est donn6

par fn

=

Yeh. Y,,fl Y,,,.

Les valeurs de

Yer

sont celles de la ref.

[4],

celles de

Fcf

sont

prises

dans

ce

travail,

les valeurs de

Yeh

sont pour 238U celles

indiqu6es

par Meek et Rider

[11] (masses

87 a 93 et

137 a 142) et pour 23 ’Th celles de

Nethaway [17]

(masses

89 et 91 et 139 a

140).

La valeur

de fn adoptee,

que nous avons

indiqu6e

dans le tableau VII, est une

moyenne

ponderee

en consid6rant les

erreurs estim6es

pour

chaque

masse, elle est telle que

Yi

=

fn . Y;r

ou

Yir

=

Yer/(1

+

1/.R)

est le rendement

ind6pendant

relatif

(r6f. [4]).

Une erreur arbitraire de 50

%

est

attribuee aux rendements

extrapol6s.

Les rendements

616mentaires ainsi obtenus sont

indiqu6s

dans le

tableau VII.

4. Conclusion. - Les resultats de ce travail ont montré

1’avantage

de mieux connaitre la distribution

en

charge

et en masse pour des

systemes

fissionnants autres que

(235U

+

nth).

En effet

beaucoup d’hypo-

theses avanc6es pour ce

systeme

peuvent etre mises a

1’epreuve

par des mesures moins

completes

d’autres

systemes

fissionnants.

La m6thode d’6manation associ6e aux

techniques

de

spectrom6trie

gamma et de

separation

en

ligne

s’est montr6e tres utile pour ce type de mesures.

TABLEAU VII

(10)

(1951) 1064.

[6] WAHL, A. C., DANIELS, W. R., J. Inorg. Nucl. Chem. 6 (1958)

278.

[7] GROVER, J. R., LEBOWITZ, E., BAKER, E., J. Inorg. Chem. 31 (1969) 3705.

[8] LEDERER, M., communication privée (1973).

[9] FEU ALVIM, C., à paraître.

[10] GRAU, A., ORNL-NP-16155 (1966).

[11] MEEK, M. E., RIDER, B. F., NEDO-12154-1 (1974).

[12] WAHL, A. C., NORRIS, A. E., ROUSE, R. A., WILLIAMS, J. C., Proceedings, 2nd IAEA Symposium on Physics and Che- mistry of Fission, IAEA, Vienna (1969) p. 813.

[13] BISHOP, C. J., VANDENBOSCH, R., ALEY, R., SHAW, R. W., HALPERN, I., Nucl. Phys. A 150 (1970) 129.

[14] BURNETT, S. C., FERGUSON, R. L., PLASIL, F., SCHMITT, H. W., Phys. Rev. Lett. 21 (1968) 1350.

Physics and Chemistry of fission, Rochester,1973 IAEA, Vienna, Vol. II (1974) p. 65.

[21] BROOM, K. M., Phys. Rev. 133B (1964) 874.

[22] THEIN, M., RAO, M. N., KURODA, P. K., J. Inorg. Nucl. Chem.

30 (1968) 1145.

[23] LYLE, S. J., MARTIN, G. R., WHITLEY, J. E., Radioch. Acta 3 (1964) 80.

[24] VLASLOV, V. A., ZYSIN, Yu. A., KIRIN, I. S., LBOV, A. A., OSYAEVA, L. I., SEL’CHENKOV, L. I., AEC-TR-4665 (1960).

[25] BLACHOT, J., CHAUVIN, C., Communication privée (1974).

[26] FEU ALVIM, C., Thèse Université Scientifique et Médicale, Grenoble (1975).

[27] KRATZ, J. V., HERRMANN, G., Proceedings of a Symposium on Physics and Chemistry of Fission, Rochester, 1973 2014 IAEA, Vienna. Vol. II (1974) p. 95.

Références

Documents relatifs

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

Neutrons were produced by D(d, n) reaction with the pulsed beam from a 12 MeV Van de Graaff accelerator. Réactions productrices de neutrons. Pour ce point, nous avons

2014 The independent fission yields of rare gas isotopes produced from the fission of 239Pu and 241Pu by thermal neutrons have been measured by means of on-line

analyse par activation reste le temps de transit entre la fin d’irradiation et le début des comptages.. Différents dispositifs sont déjà en place

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

L'utilisation de relations parcours-énergie que nous avons établies pour les fragments de fission de masse et de charge différentes, nous a permis d'obtenir le rapport

Le système électronique permet d’enregistrer séparément les fissions, les neutrons détectés par les compteurs à BF3 et enfin ceux des neutrons qui