HAL Id: jpa-00208586
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Mesure, par une méthode d’émanation, des rendements des gaz rares dans la fission de 238U et 232Th par
neutrons de 14 MeV
C.A. Alvim, J.P. Bocquet, R. Brissot, J. Crancon, A. Moussa
To cite this version:
C.A. Alvim, J.P. Bocquet, R. Brissot, J. Crancon, A. Moussa. Mesure, par une méthode d’émanation,
des rendements des gaz rares dans la fission de 238U et 232Th par neutrons de 14 MeV. Journal de
Physique, 1977, 38 (3), pp.273-281. �10.1051/jphys:01977003803027300�. �jpa-00208586�
DE 14 MeV
C. A. FEU ALVIM
(*),
J. P.BOCQUET,
R.BRISSOT,
J. CRANCON et A. MOUSSALaboratoire de Chimie
Physique Nucléaire, Département
de RechercheFondamentale,
Centre d’Etudes Nucléaires de
Grenoble, 85X,
38041 GrenobleCedex,
France(Reçu
le 8 octobre 1976,accepte
le 26 novemhre 1976)Résumé. 2014 On a mesuré, par une méthode directe utilisant l’émanation des gaz rares à partir
des stéarates d’uranyle et de thorium, les rendements cumulatifs fractionnels de divers isotopes du
krypton
et du xénon, dans les fissions de 238U et 232Th par neutrons de 14 MeV. En couplant cesrésultats à des mesures antérieures, par
séparation
isotopique en ligne, des rendements indépendantsdes mêmes isotopes, on a calculé les
largeurs
des distributions en masse et en charge, les valeurs relatives des rendements de chaîne, les rendements cumulatifs fractionnels de divers isotopes dubrome et de l’iode, les valeurs de la
charge
la plusprobable
dans les chaînes isobariques 87 à 93 et137 à 142, et les rendements élémentaires du krypton et du xénon.
Abstract. 2014 A direct method, using emanation of rare gases by uranyle stearate and thorium stearate, has been applied to the measurement of cumulative fractional yields of certain isotopes of
krypton
and xenon, in the fissions of 238U and 232Th by 14 MeV-neutrons. The independent yieldsof the same isotopes were measured previously by means of isotopic on-line separation. Combining
these results we have calculated the widths of the mass and charge distributions, the relative chain
yields, the fractional cumulative yields of certain bromine and iodine isotopes, the values of
Zp,
the most probable
charge,
in the isobaric chains 87-93 and 137-142, and the elemental yields of krypton and xenon.1. Introduction. - Le
grand pouvoir
6manant desst6araies
pour les gaz rares a ete souvent utilise pour les mesures de distribution encharge
dans la fission[1,
2,3].
Dans ce travail nous avons utilise les stearatesd’uranyle
et dethorium,
irradi6s avec des neutrons de(14,7
+ 0,5) MeV, pour les mesures des rendements cumulatifs fractionnels(Ycf)
de Kr et Xe dans dixchaines
isobariques.
Bocquet et
al.[4]
ont mesure, pour les memesfissions,
les rendements cumulatifs relatifs des gazrares, et, pour certaines chaines
isobariques,
le rap- port du rendementindependant
du gaz rare au ren- dement cumulatif deI’halog6ne.
Apartir
de leursresultats et des
notres,
il estpossible
d’obtenir leslargeurs
(J n et cz desgaussiennes
utilis6es pour d6crire les rendementsindependants
a Z et A constants, les valeurs des rendements de chaine relatifs(Ytr),
lesvaleurs des rendements cumulatifs fractionnels des
halog6nes (Br
et I) et les valeurs de lacharge
laplus
(*) Adresse actuelle : Instituto de Engenharia Nuclear, CP 2186
ZC-00. 20000 Rio de Janeiro, Bresil.
probable Zp,
ainsi que les deviations de celle-ci par rapport aZucD.
De
plus,
il estpossible,
si on introduit les rende- ments de chaine connus, d’obtenir les valeurs des rendementsindependants
des gaz rares et, en extra-polant
certainesvaleurs,
les rendements 616mentaires de Kr et Xe.2.
Technique expkrhnentale.
- Latechnique exp6-
rimentale utilis6e est une modification de celle pro-
posee
par Wahl[1].
Elle utilise le bonpouvoir
d’6ma-nation des stearates pour les gaz rares. Le
dispositif experimental
montre dans lafigure
1 nous permet d’utiliser 300 mg de stearated’uranyle
ou de thoriumsous vide
dynamique pendant
l’irradiation. Cettemasse nous permet d’obtenir une activite convenable compte tenu du flux de neutrons
disponible,
des’ sections efficaces,
de 1’efficacite du d6tecteurGe-Li,
et des
p6riodes
desproduits
de fission utilises. Deuxéchantillons,
l’un sous vide et 1’autreferme,
sont irradi6s etcompt6s
a 1’aide d’un d6tecteurGe-Li,
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01977003803027300
274
FIG. 1. - Dispositif experimental d’irradiation.
dans les memes conditions de temps et de
geometrie.
La
figure
2 illustre la methode utilis6e dans le casparticulier
de la chaine 140FIG. 2. - Spectres gamma correspondant a deux echantillons, l’un irradi6 sous vide, 1’autre en container ferme. Le processus
d’irradiation et de comptage est le meme dans les deux cas.
Dans 1’echantillon ferme 1’activite du
140La
estprise
commeproportionnelle
au rendement de chaine(rendement independant
estim6 inf6rieur a 0,01%).
L’activit6 dans l’échantillon irradi6 sous vide est
proportionnelle
a la différence entre le rendement de chaine et le rendement cumulatif du gaz rare. Onprend
pour
reference
unisotope (ou plus)
non 6manantainsi que ses
pr6curseurs (103Ru
dans1’exemple).
Les rapports des surfaces S sous les
photopics
pour les irradiations ferm6es et sous vide donnent directe- ment le rendement cumulatif fractionnel. Dans 1’exem-ple
ci-dessus, si on pose :on obtient ais6ment
Ces calculs
s’appliquent
au cas oul’isotope
mesurea une dur6e de vie tres
longue
devant celle du gazrare,
permettant
d’attendre ladisparition
de ce dernier.Pour la chaine de masse 138 ou cette condition n’est pas
remplie,
nous avons fait la correction n6cessaire.L’utilisation de cette-m6thode suppose une émana- tion
complete
des gaz rares dans 1’echantillon irradiesous vide.
Gregory
et Moorbath[5]
avaient verifie que 1’emanation de220Rn (Tl/2
= 56s)
par le stearate debaryum
était de 100%.
Wahl[6]
a montre ensuiteque 1’emanation des gaz rares est
superieure
a 99%
pour une
6paisseur
de 10mg/cm2
de stearate debaryum
a unepression
inferieure a 7.5 mm de mercure et pour les gaz rares deperiode sup6rieure
a 4 s.Grover et al.
[7]
ont montre que les stearates debaryum, d’uranyle
et de lanthane conservaient unbon
pouvoir
emanant meme pour des gaz rares dep6riode
courte comme218Rn (0,035
s).La masse
plus importante
deproduit
fissile irradi6ne nous a pas
permis
d’utiliser le stearate debaryum
sur une couche mince de
produit
fissile comme ont faitWahl et ses eleves
[1,
2,3].
Nous avons donc utilise les stearatesd’uranyle
et de thorium ou 1’elementfissile est
incorpor6
au stearate. Lespropri6t6s
d’6ma-nation du stearate
d’uranyle
etaientd6jd
connuesmais non celles du stearate de thorium. Nos essais ont d6montr6 d’autre part
qu’il
est n6cessaire de faireun test d’6manation pour
chaque preparation
destearate.
Les stearates
d’uranyle
et de thorium ont etepr6- pares
en suivant une m6thodeanalogue
a celle d6crite par Wahl[6]
pour lapreparation
du stearate debaryum.
La verification d’6manation a ete faite endeux
6tapes.
Dans lapremiere
nous avons mesure 1’emanation des gaz rares dep6riodes plus longues
et dans la deuxieme nous avons 6tudi6 l’influence de
1’epaisseur
de lapoudre
dans 1’emanation de gazrares de
p6riodes plus
courtes. Pour mesurer 1’ema-nation de
produits
de fission dep6riodes plus longues
nous avons
compte,
sous videdynamique,
dans undispositif semblable a
celui utilise pour lesirradiations,
le stearate irradi6quelques
heures avant. Dans le casdu stearate de thorium la
presence
du22oRn
(Tl/2
= 54 s) descendant du232Th
nous apermis
aussi de mesurer son emanation en v6rifiant la
dispa-
rition des
photopics caractéristiques
des descendants de ce gaz rare(212 Pb
et20STI).
Les verifications faites ont montre que les gaz rares 6manent aplus
de 99%
des stearates utilises, a une
pression
inferieure à10-4
atm.Quelques preparations
de stearated’uranyle
ont montre une emanation de seulement 70
%
et ontete
rejet6es.
Dans ce cas, il se forme au cours de lapreparation
unprecipite jaune
fonc6 de densite apparenteplus grande
que la normale.Pour verifier les variations d’6manation avec les
p6riodes
du gaz rare. nous avons irradi6 des stearates de differentes6paisseurs.
Nous avons v6rifi6 que les corrections a introduire dues a la d6croissance des14.7 +
La detection gamma a ete faite avec un d6tecteur a
jonction Ge(Li)
coaxial, de marqueSchlumberger,
de volume 52 cm3. Sa resolution sur le
pic a
1 332 keVde
6°Co
est de 2,1 keV et son rapportpic
surCompton
est
sup6rieur
a 32. Unanalyseur
Didac 4 000 canauxcouple
a un calculateur Multi 8 et a unenregistreur
pour bande
magnetique Ampex
TM2 ontpermis l’analyse
des spectres gamma soit en utilisant le calculateur Multi 8, soit en utilisant un calculateur externe et le programme TEST 1[8].
3. Risultats
exp6rimentaux.
- 3.1 RENDEMENTSCUMULATIFS FRACTIONNELS DES GAZ RARES. - Dans le tableau I nous pouvons voir les valeurs des rende- ments cumulatifs fractionnels obtenues pour le sys- teme
(238U
+n14MeV)’
Ces resultats sontcompares
a ceux obtenus par
Wolfsberg [3]
et Grau[10].
D’unefaqon generale,
nous observons un bon accord entrenos valeurs
experimentales
et les leurs. Les discor- dancesqui d6passent
deux fois les barres d’erreurindiqu6es
sontsignalees
par unast6risque.
TABLEAU I
Pour le
systeme (232Th
+nIlMeV) il
n’existe aucuneautre valeur
experimentale
et nous avonscompare
les notres
(Tableau
II) a une estimation faite parBocquet et
al.[4].
Dans la
figure
3 nous avonsrepresente
les valeursdu rendement cumulatif fractionnel
(Ycf)
obtenuesdans ce travail dans une echelle de
probabilite.
DansFIG. 3a, 3b. - Rendements cumulatifs fractionnels des gaz rares
(mesures de ce travail).
cette 6chelle les
Ycf
seraientrepr6sent6s
par une droite si leshypotheses
ci-dessous etaient v6rifi6es[9] :
a) Les rendements cumulatifs fractionnels peuvent etre decrits par
1’expression
de Wahl. Pour une chaine276
de masse donn6e et pour un element de
charge
Z*donn6e nous avons
ou
a- est le
parametre
associe a lalargeur
de lagaussienne, suppose
constant pour toutes les chainesisobariques
etudiees, et
Zp
est lacharge
laplus probable.
b) Les
charges
lesplus probables
pourchaque
chaine de masse A sont
align6es
sur une droite dans leplan
Z, A.Nous pouvons voir que pour les
kryptons
lespoints exp6rimentaux pr6sentent
le comportement attendu pour les deuxsystemes
fissionnants etudies. Les valeurs pour les xenonspr6sentent
par contre une nette deviation du comportementpr6vu.
Cette deviationne se voit pas pour les valeurs mesur6es par
Wolfsberg
pour le
systeme 238U
+ n14MeVqui
sont en d6saccordavec les notres pour les masses 138 et 139. Elle est
cependant
confirmée(Fig. 4)
par les valeursobtenues,
apartir
des valeursexperimentales
des rendements cumulatifs relatifs(Ycr)
deBocquet et
al.[4]
et desvaleurs de rendement de chaine
Ych
de Meek and Rider[II],
a 1’aide de la relation‘ FIG. 4. - Rendements cumulatifs fractionnels compares a ceux
calcul6s a partir des mesures, r6f. [4], et des rendements de chaine
compiles, ref. [11].
ou k est un facteur de normalisation choisi
pour reproduire
notre valeur deY,,f
pour la masse 138 etqui
a tres peu d’influence sur l’allure de la courbe.D’autre part, le
systeme (23sU
+nth) qui
a des valeurs deY,,f proches
de celles dusysteme (238U
+n I 4mev) pr6sente
aussi cetteirr6gularit6,
comme on peut levoir dans la
figure
5 construite apartir
des donn6es de Wahl et al.[12].
Cela veut dire que leshypotheses
que nous avons faites ne sont pas bonnes dans cette
region.
Cela peut etredu,
soit a desph6nom6nes
lies au moment de la
scission,
soit a descaractéristiques
des
fragments
formesqui pourraient
provoquer parexemple
uneirregularite
dans 1’6mission de neutrons.FIG. 5. - Rendements cumulatifs fractionnels du syst6me 235U + nth montrant pour les isotopes du xenon une deviation
analogue a celle observ6e dans ce travail (Fig. 3b).
3.2 VALEUR DE U_, ET On. - Dans les cas ou nous
pouvons admettre les
hypotheses indiqu6es plus
haut
(3.1),
nous pouvons associer a lagaussienne
dans le
plan
a Z constant leparametre
(Inqui
peut etre determine apartir
des donn6es de lafigure
3. Nousavons : a_, = (In
tg 0,
ou 0 est1’angle
fait, dans leplan
Z, A, par laligne
desZp,
avec la direction Z = Cte.Si nous prenons la
ligne Zp parallele
a cellepr6vue
par
1’hypothese ZUCD,
nous avons(r6f [9])
Nous ne connaissons pas de valeurs
experimentales
de
OVIOA
pour les fissions induites pour des neutrons de 14 MeV. Nous avonspris
alors la valeurqui prend
en consideration des mesures deBishop
et al.
[13]
et Burnett et al.[14]
pour des fissions induites par protons de 11,5 a 14 MeV.Les valeurs de (In et (Jz ainsi obtenues a
partir
desvaleurs
experimentales
des rendements cumulatifs fractionnels deskryptons
sontindiqu6es
dans letableau III.
Ces valeurs de Qz, comme il est montre dans la r6f.
[9],
sontpeu influencees
par 1’effet deparité
encharge
car, dans larepresentation
dans 1’6chelle deprobabilit6,
les valeurs deYf
sontd6plac6es
dans lememe sens.
3.3 RENDEMENTS CUMULATIFS FRACTIONNELS DES
HALOGENES. - Dans le tableau IV nous avons
repre-
sente, a cote de nos valeurs
experimentales
deY,,f
des gaz rares
(Kr
etXe),
celles obtenues parBocquet
et al.
[4]
pour les rendements cumulatifs relatifs deces gaz rares, et les
rapports R
entre les rendementsindependants
des gaz rares et les rendements cumu-latifs fractionnels des
halogenes (Br
etI).
Les valeurs entre
parentheses correspondent
a desvaleurs
extrapol6es
ouinterpolees.
La valeur de Rindiqu6e
par(t) correspond
a la valeur de la r6f6-rence
prise
par ces auteurs dans les determinations deparametres
dusysteme experimental
utilise.Les rendements cumulatifs fractionnels des halo-
genes pr6curseurs
des gaz rares peuvent etre calcul6s par1’expression :
Dans le tableau IV nous avons
indique
les valeurs ainsi calcul6es. L’erreurindiqu6e
suppose une propa-gation quadratique
des erreurs.Dans la
figure
6 nous avonsrepresente
les valeurs deFcf
ainsi obtenues pour le Brome et 1’Iode. Pour la fission induite dans le noyau cible238 U
nous avonsrepresente
aussi les resultats obtenus par Alexan- der[15]
apartir
des mesures du rendementind6pen-
dant des noyaux
semi-proteges 133Xe
et135Xe.
La valeur de
Ycf
pour le8’Br
sembleindiquer
unrendement
independant
trop faible de87 36 Kr 15,, qui pourrait
etre attribue auvoisinage
de la couchemagique
a 50 neutrons. Nous pouvons observerce meme
phenomene
dans les mesures r6cemmentfaites par Brissot et al.
[16]
par la meme m6thode pour lesysteme
235U + nth’A
partir
deYcf
obtenu ainsi, il estpossible
d’estimerles valeurs de (J n et
de a-
par la m6thode d6critepr6c6demment.
Cesquantit6s
sontreportees
dans letableau III.
3.4 RENDEMENTS DE CHAINE. - Nous avons :
FIG. 6a, 6b. - Rendements cumulatifs fractionnels des halogenes.
Les droites en trait interrompu (Fig. 6a) illustrent la manière d’esti-
mer les incertitudes dans 1’6valuation des rendements non mesures.
ou encore
ou
Yh
est le rendement de chaineabsolu, Ytr
est lerendement de chaine relatif et
f,
etf2
des facteurs de normalisation.Dans le tableau IV nous avons
indique
les valeurs deYtr
ainsi obtenues. Du fait que les erreurs absoluessur
Ycf
sont a peupres
constantes la determination deYtr
devient tresimprecise quand Ycf(GR)
estpetit.
Nous n’avons donc
report6
dans le tableau V que les valeurs deYch
resultant de valeurs deYtr
dont 1’erreur estim6e est inferieure a N 10%. Ytr
est un r6sultatdirect de nos mesures
(au
facteurf2
arbitrairepres).
Au contraire le passage a
Ych
par l’interm6diaire du facteurf,
fait intervenir d’autres mesures.Pour le
syst6me (238U
+n14MeV)
il y ad6jA quelques
278
TABLEAU IVa
TABLEAU IVb
Les valeurs entre
parenthèses
sontinterpolées
ouextrapolées
apartir des figures
3 et 5Les valeurs de R marquees (f) sont des valeurs théoriques de r6f6rence pour la d6termination des param6tres du syst6me expérimental.
aux resultats
exp6rimentaux disponibles.
Les valeursde normalisation
adopt6es
sont celles deNethaway
et sont
soulign6es
dans le tableau Vb.3.5 DETERMINATION DE
Zp.
- Nous pouvons voir souvent dans la litt6rature des determinations deZp
a
partir
d’une seule ou de deux valeurs deYcf
dansune chaine de masse. Dans le
premier
cas, il est n6ces-saire de supposer une
largeur
de lagaussienne (d’ordi-
TABLEAU Vb
naire (Jz = 0,56) et dans le deuxieme cas
l’ajustement
fournit une
largeur
de lagaussienne.
Ces deux types de determination posent desproblemes quand
on setrouve en
presence
d’un effetpair-impair
encharge.
Nous avons
adopte
pour la determination deZp
la
procedure
decrite dans les ref.[9]
et[26] qui
cherchea minimiser l’influence de 1’effet de
parite.
Les valeurs du tableau VI sont la moyennearithm6tique
de cellesobtenues en utilisant dans
1’expression (1)
les valeurs deYf (hal)
etY,,f (GR) et
la valeurde a,,
obtenue àpartir
de la moyenneponderee
des valeurs du tableau III. Les valeurs deZp
ainsi obtenues sontplus
convenables pour decrire la distribution normale à
laquelle
on peut superposer une correction pour tenir compte de 1’effet deparite [9, 20].
3.6 DEVIATION PAR RAPPORT A
ZUCD.
-- Nous avonscalcule les 6carts AZ(A) =
Zp(A ) - ZUCD(A )
pour lesysteme
238U + n14MeV, les valeurs deZUCD
6tantcelles de
Wolfsberg [19].
Ces 6carts sont rassemblesdans le tableau VI et
repr6sent6s
dans lafigure
7. Ilssemblent montrer une structure vers la masse 145 du
fragment
lourd. 11 fautcependant
remarquer que AZest tres sensible a des variations de
v(A),
commel’ont montre Kratz et Herrmann
[27].
Du fait que les valeurs de
v(A )
sont estimées il estpossible
que la structure observ6e soit due en r6alit6 a une méconnaissance du comportement exact dev(A )
dans cette
region.
Dans le tableau VI nous avons
indique
encore lesvaleurs de
AZ(A)
pour lesysteme (2 3 2T11
+n14MeV)’
·Dans ce cas
ZUCp(A ) a
6t6 obtenu en consid6rant le nombre de neutrons 6mis donne par1’expression
ou
v(Ap)
= 1.475(r6f. [4])
est la moiti6 du nombre moyen de neutrons 6mis par lapaire
defragments
280
avec les
charges complémentaires
36 et 54 ayant lesmasses les
plus probables Ap
= 90,16 etAp
=138,87.
Nos resultats sont en accord avec
1’hypothese
d’undeplacement
constant par rapport aZUCD
TABLEAU VI
3.7 RENDEMENTS ELEMENTAIRES. - Si on utilise
un facteur de normalisation externe il est
possible
d’estimer les rendements
independants
absolus àpartir
des valeurs relatives deBocquet
et al.[4].
Si on fait une
extrapolation
en supposant une distri- butiongaussienne
pour les rendementsindependants
relatifs a une meme
charge
nucl6aire il estpossible
d’obtenir les valeurs du rendement 616mentaire des gaz rares. Le facteur de normalisation pour transfor-
mer les rendements
independants
relatifs en absolusFIG. 7 - Ecarts AZ, pour le systeme 238U + nl¢Mev, en fonction de la masse A’ du fragment lourd. 0 : mesures sur le fragment
lourd, 9 : mesures sur le fragment 16ger.
est donn6
par fn
=Yeh. Y,,fl Y,,,.
Les valeurs deYer
sont celles de la ref.
[4],
celles deFcf
sontprises
dansce
travail,
les valeurs deYeh
sont pour 238U cellesindiqu6es
par Meek et Rider[11] (masses
87 a 93 et137 a 142) et pour 23 ’Th celles de
Nethaway [17]
(masses
89 et 91 et 139 a140).
La valeurde fn adoptee,
que nous avons
indiqu6e
dans le tableau VII, est unemoyenne
ponderee
en consid6rant leserreurs estim6es
pour
chaque
masse, elle est telle queYi
=fn . Y;r
ouYir
=Yer/(1
+1/.R)
est le rendementind6pendant
relatif
(r6f. [4]).
Une erreur arbitraire de 50%
estattribuee aux rendements
extrapol6s.
Les rendements616mentaires ainsi obtenus sont
indiqu6s
dans letableau VII.
4. Conclusion. - Les resultats de ce travail ont montré
1’avantage
de mieux connaitre la distributionen
charge
et en masse pour dessystemes
fissionnants autres que(235U
+nth).
En effetbeaucoup d’hypo-
theses avanc6es pour ce
systeme
peuvent etre mises a1’epreuve
par des mesures moinscompletes
d’autressystemes
fissionnants.La m6thode d’6manation associ6e aux
techniques
de
spectrom6trie
gamma et deseparation
enligne
s’est montr6e tres utile pour ce type de mesures.
TABLEAU VII
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