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144 FMH«Choosing Wisely»: moins de prestations pour davantage d’utilité

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Academic year: 2022

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(1)

Bulletin des

médecins suisses

BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers

Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch

5 1 . 2 . 2 01 7

139 Editorial

La différence entre ne pas faire et ne rien faire

147 La santé à l’ère électronique Praktische Umsetzung des elektronischen Patienten­

dossier­Gesetzes

174 «Et encore…»

par Anna Sax

Responsabilité personnelle

144 FMH

«Choosing Wisely»: moins de prestations

pour davantage d’utilité

(2)

SOMMAIRE 137

Rédaction

Dr med. et lic. phil. Bruno Kesseli, membre de la FMH (Rédacteur en chef); Dipl.-Biol. Tanja Kühnle (Managing Editor);

Isabel Zwyssig, M.A. (Rédactrice coordinatrice);

Dr med. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr med. Samia Hurst;

Dr med. Jean Martin, membre de la FMH; lic. oec. publ. Anna Sax, MHA;

Dr med. Jürg Schlup, président de la FMH; Prof. Dr med. Hans Stalder, membre de la FMH;

Dr med. Erhard Taverna, membre de la FMH;

lic. phil. Jacqueline Wettstein, cheffe de la communication de la FMH

Rédaction Ethique

Dr theol. Christina Aus der Au, p.-d.; Prof. Dr med. Lazare Benaroyo, membre de la FMH;

Dr phil., dipl. biol. Rouven Porz, p.-d.

Rédaction Histoire de la médecine

Prof. Dr med. et lic. phil. Iris Ritzmann; Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.

Rédaction Economie lic. oec. publ. Anna Sax, MHA Rédaction Droit

Me Hanspeter Kuhn, chef du Service juridique de la FMH

FMH

ÉDITORIAL: Christoph Bosshard

139 La différence entre ne pas faire et ne rien faire

DDQ/ASQM: Michelle Gerber, Esther Kraft, Christoph Bosshard

140 Document de base de la DDQ/ASQM: «Choosing Wisely» pour diminuer les prestations inutiles En se fondant sur la littérature scientifique, la division Données, démographie et qualité (DDQ) de la FMH rédige des documents de base sur différents thèmes relatifs à la qualité. Publiés dans le Bulletin des médecins suisses, ils servent de base à la FMH pour se prononcer officiellement dans un document intitulé «Prise de position de la FMH». Nous vous présentons ici le document de base et la prise de position de la FMH consacrés à l’approche Choosing Wisely.

DDQ/ASQM: Comité central de la FMH

144 Prise de position de la FMH: «Choosing Wisely»: moins de prestations pour davantage d’utilité

146 Nouvelles du corps médical

Autres groupements et institutions

TRENDTAGE GESUNDHEIT LUZERN 2017: Urs Stoffel

147 Praktische Umsetzung des elektronischen Patientendossier-Gesetzes

SFCNS: Anton Valavanis, Claudio Bassetti, Karl Schaller 149 Un regard sur l’avenir des neurosciences cliniques

Courrier / Communications

151 Courrier au BMS

152 Examens de spécialiste / Communications

FMH Services

154 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)

(3)

ANNA

SOMMAIRE 138

Impressum

Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services

Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,

fax +41 (0)61 467 85 56,

[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, fax +41 (0)61 467 85 56, www.emh.ch Marketing EMH / Annonces:

Dr phil. II Karin Würz, responsable marketing et communication, tél. +41 (0)61 467 85 49, fax +41

personne de contact, tél. +41 (0)61 467 86 08, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,

fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:

FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,

fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements,

Prix de l’abonnement: abonnement annuel CHF 320.–, port en sus.

ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi

© EMH Editions médicales suisses SA (EMH), 2017. Le Bulletin des médecins suisses est une publication «open- access» de EMH. Sur la base de la licence Creative Commons «Attribu- tion – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International», EMH accorde à tous les utilisateurs le droit, illimité dans le temps, de repro- duire, distribuer et communiquer cette création au public, selon les conditions suivantes: (1) citer le nom de l’auteur;

(2) ne pas utiliser cette création à des

obtention explicite de l’autorisation de EMH et sur la base d’un accord écrit.

Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.

Production: Schwabe SA, Muttenz, www.schwabe.ch

Tribune

POINT DE VUE: Urs Strebel

164 Ein Kassenmodell für mündige Patienten

COMPTE RENDU DE CONFÉRENCE: Adrian Ritter 168 Digital Health: Medizin am Wendepunkt

Horizons

SOUS UN AUTRE ANGLE: Bernhard Gurtner 170 Ange-hörige

SOUS UN AUTRE ANGLE: Thomas Hofer 171 Abschied von einem Fähigkeitsausweis

NOTES DE LECTURE: Erhard Taverna 172 Forensik

NOTES DE LECTURE: Jean Martin

173 Fin de vie: tension entre principes théoriques et réalité clinique

Et encore…

Anna Sax

174 Responsabilité personnelle Tous les canaux d’information évoquent, une fois de plus, la hausse des coûts dans le secteur de la santé et bien entendu, tous les experts et politiciens de la santé ont un remède à proposer: moins de prestations, d’hôpitaux, de liberté dans le choix du médecin, des franchises plus élevées, ainsi que davantage de concurrence et, surtout, de responsabilité personnelle. Mais qu’entend-on exactement par «responsabilité personnelle»?

(4)

La différence entre ne pas faire et ne rien faire

Christoph Bosshard

Dr méd., vice-président de la FMH, responsable du département Données, démographie et qualité

Il y a 20 ans environ, dans le cadre d’une bourse post­

doctorale, j’ai eu l’opportunité de participer aux consul­

tations d’un professeur ordinaire en chirurgie de la main. Cela a été pour moi l’occasion de voir comment il gérait non seulement les situations médicales com­

plexes mais aussi les patients impatients. Un jour, alors qu’il venait de prescrire une IRM, je me suis permis de lui demander pourquoi il avait pris cette décision, qui ne me semblait pas indiquée pour le diagnostic. Il m’a répondu en souriant: «Aucune indication médicale ne justifie cette IRM mais le rendez­vous est dans six à huit semaines et sans lui, le patient n’aurait pas été disposé à poursuivre d’ici là sur la voie théra­

peutique qui lui fera du bien.» Cette situation me re­

vient souvent à l’esprit. Je ne sais malheureusement pas si, comme soupçonné, l’IRM avait été superflue.

Mais j’ai appris qu’il fallait investir beaucoup plus de temps et de travail de persuasion pour accompagner et aider nos patients à supporter et accepter une situation, que pour agir ou faire. Sans compter que le temps dis­

ponible pour leur expliquer et les soutenir diminue par­

tout un peu plus. Dans ce contexte, les éventuelles rai­

sons de sombrer dans une forme d’hyperactivité sont toutes trouvées: personne ne veut laisser quelque chose au hasard, qui plus tard pourrait lui être reproché. On veut avoir tout essayé! Le temps, c’est de l’argent et l’ab­

sentéisme au travail est aussi un problème de la méde­

cine. Aujourd’hui, les patients ne restent que quelques jours à l’hôpital alors qu’avant, avec le même diagnostic, ils y auraient passé plusieurs semaines. Cette concen­

tration laisse peu de place au temps. Si auparavant, il fallait que je justifie à mes mentors pourquoi avoir pre­

scrit une mesure diagnostique plutôt qu’une autre, j’entends aujourd’hui que, malgré les DRG, nos jeunes confrères en formation doivent rendre des comptes s’ils ne sont PAS intervenus. Cette peur de l’omission fait aussi partie de notre culture de la méfiance de plus en plus marquée. A cause d’elle toujours plus de ressources sont allouées à l’administration, à la documentation et aussi parfois à des mesures médicales qui, en défini­

tive, ne servent qu’à étayer cette documentation et non le diagnostic. Pourtant la loi exige partout des critères EAE, ou justement peut­être pas partout? Dans le cadre des assurances sociales, lorsque nous discutons de nou­

velles techniques ou que nous les comparons aux mé­

thodes actuelles, nous parlons aussi d’efficacité, d’adé­

quation et d’économicité. Afin d’établir un aperçu des fondements scientifiques en lien avec Choosing Wisely ou Smarter Medicine et de susciter le débat, la FMH pu­

blie dans le présent numéro un document de base et la prise de position du Comité central de la FMH avec des propositions claires à ce sujet. Par ce biais, il souligne que le corps médical veut aussi empoigner ce défi, comme

il l’a déjà fait sur les questions de surconsommation [1], de guidelines [2] et de décision partagée [3]. Au­delà des bases scientifiques claires, ne­pas­faire exige aussi un travail de persuasion auprès du corps médical, l’accep­

tation des patients et de toute la société qui ne cesse d’exiger des «actes». Nous ne réussirons que si ce pro­

cessus, mené par les médecins dans une relation méde­

cin­patient basée sur la confiance et allégée des tra­

vaux administratifs, arrive à trouver sa place entre les espaces libres nécessaires pour que, dans certains cas justifiés, les médecins puissent bénéficier de marge de manœuvre par rapport aux listes Choosing Wisely ou aux guidelines. En effet, tous deux sont principalement axés sur la morbidité et ne tiennent pas suffisamment compte de la complexité de nos patients de plus en plus souvent polymorbides. En règle générale, ces recom­

mandations devraient nous aider à investir pleinement notre réflexion médicale dans les cas complexes, et à faire valoir notre expérience et nos connaissances du cas particulier bien au­delà de la médecine et de l’évi­

dence scientifique.

Références

1 Comité central de la FMH. Position de la FMH. Réduire la surconsom mation, augmenter la qualité des soins. Bull méd suisses. 2016;97(7):244–5.

2 FMH/DDQ. Position de la FMH. Recommandations pour la pratique clinique (RPC): conditions et application. Bull méd suisses. 2014;95(3):52–3.

3 FMH/DDQ. Position de la FMH. Décision partagée. Bull méd suisses. 2014;95(50):1890–1.

Il faut beaucoup plus de travail de persuasion pour accompagner et aider nos patients à supporter et accepter une situation que pour agir ou faire.

FMH Editorial 139

(5)

Document de base de la DDQ/ASQM

«Choosing Wisely» pour diminuer les prestations inutiles

Michelle Gerbera, Esther Kraftb, Christoph Bosshardc

a lic. phil. hum., collaboratrice scientifique DDQ/ASQM; b lic. rer. oec., cheffe de la division DDQ; c Dr méd., vice-président de la FMH, responsable du département DDQ/ASQM

En se fondant sur la littérature scientifique, la division Données, démographie et qualité (DDQ) de la FMH rédige des documents de base sur différents thèmes rela- tifs à la qualité. Publiés dans le Bulletin des médecins suisses, ils servent de base à la FMH pour se prononcer officiellement dans un document intitulé «Prise de position de la FMH». Nous vous présentons ici le document de base et la prise de po- sition de la FMH consacrés à l’approche Choosing Wisely.

«Now we’re choosing wisely. Body scans, annual exams, can do more harm than good. We’re choosing wisely.

Imaging for minor things may not give you the truth.

We’re choosing wisely. Antibiotics for a cold will do noth­

ing but make you ill. We’re choosing wisely. A routine screen for many things is often overkill.» (Parodie par James McCormack de la chanson «Happy» de Pharrell Williams, www.youtube.com/watch?v=FqQ­JuRDkl8.)

En 2012, la fondation American Board of Internal Medi- cine (ABIM) a lancé la première campagne «Choosing Wisely» aux Etats-Unis en posant la question des possi- bilités d’éviter les prestations médicales inutiles face aux coûts croissants de la santé. Plus de 70 sociétés de discipline médicale des Etats-Unis ont alors publié des listes top 5 regroupant cinq examens ou traitements fréquents que les médecins et les patients devraient remettre en question en raison de leur inutilité ou même de leur caractère nuisible, prouvés par l’évi- dence scientifique. L’objectif de cette campagne est de sensibiliser la population, les patients et les médecins au thème de la surconsommation et de susciter la dis- cussion entre médecins et patients (shared decision making ou décision partagée2). Dans ce contexte, les modules de discussion développés pour les médecins (cf. www. choosingwisely.org), le message de la cam- pagne diffusé parmi la population et le matériel d’in- formation pour les patients sur les listes top 5 [4–6], établi avec l’aide de l’organisation de consommateurs

«Consumer Reports», ont permis d’inciter les patients à intervenir en tant que partenaires dans la prise de décision. La campagne Choosing Wisely s’est rapide- ment étendue au niveau international, p. ex. Canada,3 Australie, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Pays-Bas.

Plus près de nous, la Société suisse de médecine interne générale (SSMIG) a publié en 2014 une première liste top  5 intitulée «Smarter Medicine» pour le domaine ambulatoire et en 2016 une deuxième liste pour le sec- teur hospitalier (cf. www.smartermedicine.ch et Selby et al. [7]). Dans les hôpitaux publics du Tessin, des diffé- rences importantes ont été relevées d’un établisse- ment à l’autre concernant cinq pratiques pour lesquel- les il existe des recommandations Choosing Wisely [8].

1 Par surconsommation, on entend ici une surconsommation économique et médicale.

La surconsommation médicale (en anglais:

overuse) désigne des

«prestations avec un diagnostic ou un traitement médical qui n’est d’aucune utilité pour le patient ou dont les risques dépassent l’utilité potentielle» [1]. La surconsommation économique désigne des prestations qui sont fournies de manière inefficace ou dont l’utilité ne justifie pas les coûts [2].

2 Pour de plus amples informations, voir le docu- ment de base de l’ASQM relatif au shared decision making [3].

3 Au Canada, la démarche Choosing Wisely est très avancée avec différents documents d’information pour les patients ou avec la campagne Choosing Wise ly Canada STARS lancée par des étudiants en médecine pour des étudiants en médecine (www.choosingwisely canada.org).

Résumé

La première campagne «Choosing Wisely» a été lan- cée en 2012 par la fondation American Board of In- ternal Medicine (ABIM) dans le but d’éviter les pres- tations médicales inutiles et d’utiliser de manière responsable les ressources à disposition dans le domaine de la santé. Dans le cadre de cette cam- pagne, des sociétés de discipline médicale de diffé- rents pays ont publié des listes «top 5», à savoir des listes contenant cinq prestations fréquentes que les médecins et les patients devraient remettre en ques- tion. Les campagnes Choosing Wisely visent à réduire les prestations inutiles (sur consom mation1) au moyen de décisions prises en commun entre médecins et patients sur la base de l’évidence scientifique.

Choosing Wisely est une démarche pragmatique éma- nant du corps médical. Ses points forts résident dans la communication et la sensibilisation aux questions de surconsommation avec une implication ciblée des patients et de la population. Jusqu’à présent, l’effica- cité des campagnes Choosing Wisely n’a pas encore fait l’objet d’études. Pour être crédibles, les listes top 5 doivent répondre à des critères qualité.

FMH DDQ / ASQM 140

(6)

En 2015, lors d’une rencontre commune de l’Académie suisse des sciences médicales (ASSM) et de l’Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM), plusieurs experts ont discuté des avantages et des inconvénients des guidelines et de Choosing Wisely [9, 10].

Le présent document donne un bref aperçu de Choosing Wisely, ses points forts et ses points faibles, en s’ap- puyant sur des publications scientifiques (vulgarisées).

Il examine en particulier l’efficacité de la démarche et les exigences posées à la méthode. L’objectif est de mettre à la disposition des organisations médicales in- téressées et des spécialistes de la santé des informa- tions pour les aider à décider du lancement ou non d’une campagne Choosing Wisely. De plus amples ren- seignements sur les prestations médicales inutiles figurent dans le document de base de l’ASQM sur la sur- consommation [1].

Points forts et points faibles

Les points forts suivants caractérisent les campagnes Choosing Wisely [5, 6, 11]:

– Les campagnes émanent du corps médical. Elles montrent que les médecins veulent réfléchir à leurs pratiques et prendre des responsabilités de manière concertée. Grâce à leur mise en œuvre par les socié- tés de discipline médicale et les organisations régio- nales, elles ont un fort potentiel de diffusion.

– Les organisations de consommateurs et de patients sont associées dès le début aux campagnes de dif- fusion. Des brochures destinées aux patients sont mises librement à leur disposition sur internet.

Chaque campagne est communiquée au public via différents médias.

– Les campagnes favorisent la compréhension grâce à leur message simple, clair et limité à cinq recom- mandations.

– L’objectif consiste à susciter une discussion méde- cin–patient axée sur la situation individuelle des patients et ne vise aucun rationnement des presta- tions de santé.

Les campagnes Choosing Wisely ont été critiquées sur les points suivants [6, 11–15]:

– Contrairement aux recommandations, certaines so- ciétés de discipline médicale ont introduit dans leurs listes top 5 des prestations relevant d’autres disciplines ou ont opté pour des procédures rares et incontestées, donc sans réel impact.

– Aucun échange interdisciplinaire ou interprofes- sionnel n’a lieu si chaque société de discipline médi- cale établit seule sa propre liste. Parfois, les listes top 5 ont été rédigées par un petit nombre de per-

sonnes sans l’implication des praticiens ou de tous les acteurs concernés et sans la mention des conflits d’intérêts potentiels.

– Peu d’indications ou de recommandations n’existent sur la méthode pour établir une liste top 5 (formula- tion des objectifs, recherche bibliographique systé- matique, recherche de consensus ou priorisation).

De ce fait, les listes sont très différentes entre elles, elles manquent de transparence quant à la méthode suivie et, pour certaines, rien n’indique que les re- commandations sont basées sur l’évidence scienti- fique.

Effets

Choosing Wisely part du principe qu’une campagne sensibilise la population et les médecins, qu’elle encou- rage une prise de décision partagée et diminue ainsi la surconsommation. Une étude [16] a bien montré un lien entre la décision partagée et la surconsommation.

Mais ces suppositions doivent être examinées de manière approfondie, notamment par l’évaluation de l’implémentation et de l’effet d’une campagne. Jusqu’à présent, rien ne prouve scientifiquement qu’une cam- pagne Choosing Wisely réduise la surconsommation ou diminue les coûts. Une première étude avec des données administratives [14, 17] n’est pas arrivée à la conclusion que les comportements avaient vraiment changé dans le domaine clinique et elle en a conclu que la publication de listes top 5 ne suffisait pas à elle seule pour éviter la surconsommation. Les initiateurs de Choosing Wisely devraient donc développer des straté- gies d’implémentation et tenir compte des différents facteurs susceptibles d’influencer la surconsommation (cf. document de base sur la surconsommation [1]).

Méthode

Aux Etats-Unis, les initiateurs de la démarche Choosing Wisely ont accordé beaucoup d’autonomie aux sociétés de discipline médicale dans leur manière de procéder afin de les gagner à leur campagne. Ils estiment que les listes top 5 doivent remplir les quatre conditions sui- vantes [18]:

1) Les recommandations sont basées sur l’évidence scientifique.

2) Le processus d’élaboration est transparent.

3) Elles s’appliquent à des procédures ou tests fré- quents.

4) Les prestations citées émanent de leur propre disci- pline.

Dans une étape suivante, plusieurs voix critiques ont exigé que le développement et la réévaluation des

FMH DDQ / ASQM 141

(7)

listes top 5 se réfèrent à des exemples de bonne pra- tique (Best practice)4 ou à des critères qualité, à l’instar de ce qui est fait avec les guidelines.5 Les recommanda- tions suivantes découlent du manuel de la Commu- nauté de travail des sociétés de discipline médicale scientifique allemande [21], en vue d’aider à définir une méthode pour élaborer une liste top 5.

Consensus

Un groupe d’experts représentatif des destinataires des recommandations est constitué. Il est composé de médecins des sociétés de discipline médicale concer- nées, d’autres professionnels de la santé et de représen- tants d’institutions/organisations impliquées dans les soins, pour autant qu’ils fassent partie des destina- taires. Des praticiens, des experts des méthodes scien- tifiques et idéalement aussi des représentants des pa- tients sont associés aux travaux. Les liens et conflits d’intérêts des participants sont présentés ouverte- ment.

Pour parvenir à un consensus permettant l’élaboration d’une liste top 5, ce groupe applique une procédure scientifique formelle (p. ex. processus de groupe nomi- nal, conférence consensuelle structurée, technique Delphi). Au cours de la procédure, il s’informe éventuel- lement aussi auprès d’autres praticiens ou experts [20].

Une fois rédigée, la liste top 5 est adoptée par la société de discipline médicale concernée.

Proposition et choix de recommandations Il s’agit tout d’abord de proposer des recommandations pertinentes. Pour cela, il existe différentes manières de  procéder: brainstorming entre experts, enquête auprès de praticiens, analyse des publications scienti- fiques, guidelines (recommandations Do not) et listes Choosing Wisely existantes [5, 7, 16].

Figure 1: Méthode pour parvenir à un consensus.

Figure 2: Critères qualité envisageables pour choisir les recommandations Choosing Wisely (représentation basée sur [7, 19–21]).

4 Dans JAMA Internal Medicine [15], Schuur et al.

[20] sont cités en exemple pour leur méthode.

5 Cf. AGREE II [19].

FMH DDQ / ASQM 142

(8)

Ensuite, les recommandations obtenues sont évaluées en fonction de critères explicites qui peuvent être répartis en quatre domaines comme le montre la figure 2 ci-après.

Diffusion et implémentation

– Fixer les objectifs d’une campagne Choosing Wisely – Définir la stratégie pour la diffusion parmi les pro- fessionnels de la santé, les patients, les autorités et le public

– Rédiger le matériel d’information pour les patients et les modules de discussion pour les médecins – Mettre en œuvre la campagne en association avec

les cliniques et les cabinets médicaux – Planifier l’évaluation

– Planifier la mise à jour

Discussion

Les campagnes Choosing Wisely sont un premier pas pour réduire la surconsommation, avec l’objectif de sensibiliser les patients et les médecins et de modifier leur comportement. Elles soutiennent les médecins dans la discussion avec leurs patients sur les presta- tions inutiles. Choosing Wisely a été développé en vue d’une répartition juste des ressources de la santé, mais peut également viser des améliorations de la qualité.

De ce fait, Choosing Wisely peut aussi être une réponse possible aux questions de surconsommation (cf. docu- ment de base sur la surconsommation [1]). C’est une ap- proche pragmatique à laquelle il manque cependant des critères qualité et la transparence sur la méthode.

Jusqu’à présent, aucune évaluation des campagnes Choosing Wisely n’a été effectuée, si bien qu’il n’existe encore aucun élément prouvant leur efficacité. Il semble cependant que la seule diffusion de listes top 5 ne suffise pas, à l’instar des guidelines [22], pour une mise en œuvre efficace des recommandations dans la pratique.

Références

1 Gerber M, Kraft E, Bosshard C. La surconsommation de prestations médicales: un problème de qualité. Bulletin des médecins suisses.

2016;97(7):236–43.

2 Wirtschaftslexikon.co. Überversorgung. 2015 Accessed: 15.8.2016, Available from: http://www.wirtschaftslexikon.co/d/

ueberversorgung/ueberversorgung.htm.

3 Gerber M, Kraft E, Bosshard C. Décision partagée – Médecin et patient décident ensemble. Bulletin des médecins suisses.

2014;95(50):1883–9.

4 ABIM Foundation. Choosing Wisely. Accessed: 23.10.2016, Available from: http://www.choosingwisely.org.

5 Morden NE, Colla CH, Sequist TD, Rosenthal MB. Choosing wisely – the politics and economics of labeling low-value services. N Engl J Med. 2014;370(7):589–92.

6 Admon AJ, Cooke CR. Will Choosing Wisely® Improve Quality and Lower Costs of Care for Patients with Critical Illness? Ann Am Tho- rac Soc. 2014;11(5):823–7.

7 Selby K, Gaspoz JM, Rodondi N, Neuner-Jehle S, Perrier A, Zeller A, et al. Creating a list of low-value health care activities in Swiss pri- mary care. JAMA Intern Med. 2015;175(4):640–2.

8 Gabutti L, Pironi M, Della Bruna R, Heinkel J, Clivio L, Greco A.

Choosing Wisely: von der Theorie zur Praxis. Rev Med Suisse.

2015;11(491):1973–7.

9 Amstad H, Gaspoz J-M, Zemp L. Guidelines und Choosing wisely: to do’s and not to do’s. Bulletin des médecins suisses. 2015;96(5):130–1.

10 Kesseli B. Wertvoll, aber aufwendig. Impressionen vom Workshop

«Choosing wisely und Guidelines: Chancen und Stolpersteine».

Bulletin des médecins suisses. 2015;96(26):966–9.

11 O’Callaghan G, Meyer H, Elshaug AG. Choosing wisely: the mes- sage, messenger and method. Med J Aust. 2015;202(4):175–7.

12 Malhotra A, Maughan D, Ansell J, Lehman R, Henderson A, Gray M, et al. Choosing Wisely in the UK: the Academy of Medical Royal Colleges’ initiative to reduce the harms of too much medicine.

Bmj. 2015;350:h2308.

13 Strech D, Follmann M, Klemperer D, Lelgemann M, Ollenschläger G, Raspe H, et al. When Choosing Wisely meets clinical practice guidelines. Z. Evid. Fortbild. Qual. Gesundh.wesen (ZEFQ).

2014;108:601–3.

14 Rosenberg A, Agiro A, Gottlieb M, Barron J, Brady P, Liu Y, et al.

Early trends among seven recommendations from the Choosing Wisely campaign. JAMA Intern Med. 2015;175(12).

15 Grady D, Redberg RF, Mallon WK. How should top-five lists be deve- loped? What is the next step? JAMA Intern Med. 2014;174(4).

16 Légaré F, Labrecque M, Cauchon M, Castel J, Turcotte S, Grimshaw J.

Training family physicians in shared decision-making to reduce the overuse of antibiotics in acute respiratory infections: a cluster randomized trial. Cmaj. 2012;184(13):E726–34.

17 Gonzales R, Cattamanchi A. Changing clinician behavior when less is more. JAMA Intern Med. 2015;175(12).

18 Baron RJ, Wolfson D. Advancing medical professionalism and the choosing wisely campaign. JAMA Intern Med. 2015;175(3):464–5.

19 Brouwers M KM, Browman GP, Cluzeau F, Feder G, Fervers B, Hanna S, Makarski J on behalf of the AGREE Next Steps Consor- tium. AGREE II: Advancing guideline development, reporting and evaluation in healthcare. Deutsche Übersetzung. 2014. Available from: http://www.agreetrust.org/wp-content/uploads/2014/03/

AGREE_II_German-Version.pdf.

20 Schuur JD, Carney DP, Lyn ET, Raja AS, Michael JA, Ross NG, et al. A top-five list for emergency medicine a pilot project to improve the value of emergency care. JAMA Intern Med. 2014;174(4):509–15.

21 Arbeitsgemeinschaft der Wissenschaftlichen Medizinischen Fach- gesellschaften (AWMF) – Ad hoc Kommission «Gemeinsam klug Entscheiden». Manual Entwicklung von Empfehlungen im Rah- men der Initiative Gemeinsam Klug Entscheiden. Version 1.1. 2016.

Available from: http://www.awmf.org/medizin-versorgung/ge- meinsam-klug-entscheiden.html.

22 Prior M, Guerin M, Grimmer-Somers K. The effectiveness of clin i- cal guideline implementation strategies – a synthesis of system- atic review findings. J Eval Clin Pract. 2008;14(5):888–97.

Correspondance:

FMH/ASQM Elfenstrasse 18 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 asqm[at]fmh.ch

FMH DDQ / ASQM 143

(9)

Prise de position de la FMH

«Choosing Wisely»: moins de

prestations pour davantage d’utilité

Comité central de la FMH

Dans le cadre de campagnes Choosing Wisely, les sociétés de discipline médicale publient des listes «top 5» de prestations médicales inutiles. Ces listes ont pour but d’inciter une prise de décision en partenariat entre médecins et patients sur la base de l’évidence scientifique sans viser de rationnement. L’élaboration d’une liste top 5 tient compte des critères qualité et l’efficacité d’une campagne est vérifiée au mo- yen d’une recherche concomitante.

Contexte

La première campagne Choosing Wisely a été lancée en 2012 par la fondation American Board of Internal Medi- cine (ABIM) dans le but d’éviter des prestations médi- cales inutiles et d’utiliser de manière responsable les ressources à disposition dans le domaine de la santé.

Dans ce contexte, des sociétés de discipline médicale de différents pays ont publié des listes «top 5», à savoir des listes contenant cinq prestations fréquentes que les médecins et les patients devraient remettre en question. En collaboration avec les organisations de pa- tients, il s’agit de sensibiliser la population, les patients et les médecins à la surconsommation et de susciter la discussion entre médecins et patients. Dans notre pays, la Société suisse de médecine interne générale (SSMIG) a publié, sous le nom de «Smarter Medicine», une liste top 5 pour le domaine ambulatoire en 2014 et une autre pour le secteur hospitalier en 2016.

Démarche pragmatique émanant du corps médical, Choosing Wisely s’est rapidement répandu à l’interna- tional grâce à la clarté de son message.

Arguments

La réponse possible à une question importante Réduire les prestations médicales inutiles grâce à Choosing Wisely est dans l’intérêt de la sécurité des patients. Le point fort de cette approche réside dans la communication et la sensibilisation aux questions de surconsommation avec une implication ciblée des patients. A l’instar d’autres démarches qualité, Choosing Wisely comporte aussi des points faibles tels que des directives sur la méthode trop vaguement définies.

Afin d’utiliser avec efficacité les ressources dédiées au développement de la qualité, il est important de fixer au préalable les objectifs d’une campagne concrète et d’en évaluer le coût et l’utilité en comparaison avec d’autres mesures qualité.

Les sociétés de discipline médicale définissent les prestations inutiles

Les sociétés de discipline médicale définissent les pres- tations inutiles sur la base de l’évidence scientifique et des critères EAE. Pour la crédibilité et la diffusion de Choosing Wisely, il est primordial que les organisations médicales concernées s’entendent sur un processus consensuel très large et adoptent les listes top 5. Il faut également que les recommandations soient élaborées de façon interdisciplinaire.

Renforcer la relation médecin-patient

Une bonne relation médecin-patient est un élément central des campagnes Choosing Wisely. Les recom- mandations des listes top 5 permettent de sensibiliser et d’offrir une base de discussion pour une prise de dé- cision en partenariat entre le médecin et son patient (décision partagée, shared decision making) en accord avec l’évidence scientifique. Cette discussion demande du temps, et doit être rémunérée à sa juste valeur, car les recommandations Choosing Wisely visent une ap- plication générale réexaminée à la lumière de chaque cas particulier. Le praticien motive les écarts entre la règle générale et le cas particulier tout en maintenant le travail administratif réduit au minimum. Les limita- tions en termes de rémunération des prestations sont contraires à l’esprit Choosing Wisely parce qu’elles em- pêchent les décisions partagées.

La présente position est basée sur l’article «Choosing Wisely» – Pour diminuer les prestations inutiles, publié simultanément dans le Bulletin des médecins suisses (2017;98(5):140–3).

FMH DDQ / ASQM 144

(10)

Respect de critères qualité

Pour que les listes top 5 soient crédibles, elles doivent être établies dans le respect de critères qualité. Les ini- tiateurs de Choosing Wisely posent les quatre condi- tions minimales suivantes:

1) évidence scientifique 2) méthode transparente

3) recommandations dans le domaine de la discipline médicale concernée

4) recommandations en lien avec des prestations fré- quentes

Par ailleurs, la réflexion et la planification portent sur les trois points suivants:

1) consensus

2) proposition et choix de recommandations 3) diffusion et implémentation

Efficacité des campagnes Choosing Wisely

En l’absence d’études à ce sujet, il est impossible à l’heure actuelle d’évaluer l’efficacité des campagnes Choosing Wisely, dont le lancement, la mise en œuvre et l’effet doivent être absolument examinés dans le cadre d’évaluations et de recherches concomitantes.

Correspondance:

FMH

Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM) Elfenstrasse 18

CH-3000 Berne 15 asqm[at]fmh.ch

Adopté par le Comité central de la FMH, Berne, le 15 dé- cembre 2016.

Nos propositions

Pour la meilleure qualité possible et la sécurité des patients, la surconsommation doit être réduite.

Les organisations médicales examinent quelle est la démar- che qui leur convient le mieux pour éviter la surconsomma- tion (Choosing Wisely ou autre).

Les listes top 5 sont établies et adoptées par les organisations médicales concernées dans le cadre d’un développement interdisciplinaire et interprofessionnel.

Les listes top 5 respectent les quatre conditions minimales:

1) évidence scientifique; 2) méthode transparente; 3) recom- mandations dans le domaine de la discipline médicale concernée et 4) recommandations en lien avec des presta- tions fréquentes. Par ailleurs, elles tiennent compte de critères qualité pour 1) le consensus; 2) la proposition et le choix des recommandations et 3) leur diffusion et implé- mentation.

– Les listes top 5 visent une prise de décision en partenariat entre le médecin et son patient en accord avec l’évidence scientifique; elle ne vise pas de rationnement. Tout écart par rapport aux recommandations est motivé et le travail admi- nistratif réduit au minimum. Le temps nécessaire à la discus- sion est indemnisé à sa juste valeur.

– Le lancement, la mise en œuvre et l’effet des campagnes Choosing Wisely sont étudiés dans le cadre d’évaluations et de recherches concomitantes.

FMH DDQ / ASQM 145

(11)

Todesfälle / Décès / Decessi Herbert Breil-Haldemann (1924), † 23.11.16, Facharzt für Arbeitsmedizin und Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 4125 Riehen

Alex Troxler (1940), † 15.12.16,

Facharzt für Nuklearmedizin und Facharzt für Radiologie, 1295 Tannay

Jürg Hegglin (1936), † 21.12.16, Facharzt für Chirurgie, 8832 Wollerau

Rudolf Knab (1932), † 6.1.17,

Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie 8514 Amlikon-Bissegg

Aargauischer Ärzteverband

Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärzte- verband haben sich angemeldet:

als ordentlich praktizierende Mitglieder:

Marina Barandun, Fachärztin für Plastische, Rekonstruktive und Ästhetische Chirurgie, FMH, 8004 Zürich, Praxiseröffnung in Pra- xisgemeinschaft in Aarau seit 1. Januar 2017

Andrea Göpfert, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, 8953 Dietikon, Praxiseröff- nung in Praxisgemeinschaft in Neuenhof per 1. Februar 2017

Katharina Kötter-Maleck, Fachärztin für Neurologie, 5736 Burg, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Wohlen seit 6. Januar 2017

Wolfgang Maleck, Facharzt für Anästhesio- logie, FMH, 5736 Burg, Belegarzt Klinik Villa im Park in Rothrist seit 1. Januar 2017

Gudrun Mehring, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe, Schwerpunkt Operative Gynäkologie und Geburtshilfe, FMH, 8006 Zürich, Praxiseröffnung in Praxis- gemeinschaft in Baden per 1. März 2017

Monika Ridinger, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, FMH, 5413 Birmenstorf, Praxiseröffnung in Baden per 1. März 2017

als Chef- und Leitende Ärzte/-innen:

Markus Béchir, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin und Intensivmedizin, FMH, 5000 Aarau, Chefarzt im Zentrum für Innere Medizin, Hirslanden Klinik in Aarau per 1. August 2017

Jean-Paul Schmid, Facharzt für Kardiologie und Allgemeine Innere Medizin, FMH, 5000 Aarau, Chefarzt in der Klinik Barmelweid seit 1. Januar 2017, Pensum Kanton Aargau: 100%

Diese Kandidaturen werden in Anwendung von Art. 5 der Statuten des Aargauischen Ärzteverbandes veröffentlicht. Einsprachen müssen innert 14 Tagen seit der Bekannt- machung schriftlich und begründet der Ge- schäftsleitung des Aargauischen Ärzte- verbandes eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet die Ge- schäftsleitung über Gesuch und allfällige Einsprachen.

Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied hat sich angemeldet:

Philipp Leemann, Praktischer Arzt, FMH, Gutenbergstrasse 5, 3011 Bern

Zur Aufnahme als ordentliche Mitglieder in leitender Tätigkeit haben sich angemeldet:

Michael Liebrenz, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, Chefarzt, Forensisch-Psych- iatrischer Dienst, Falkenplatz 18, 3012 Bern

Verena Vedder, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, FMH, Gutenbergstrasse 5, 3011 Bern

Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio ein- gereicht werden. Nach Ablauf der Frist ent- scheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen.

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt hat sich gemeldet:

Valentina Burka, Praktische Ärztin, Tätigkeit ab 1.3.2017: Monvia Gesundheitszentrum Luzern, Spitalstrasse 40, 6004 Luzern Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern

Ärztegesellschaft Thurgau

Zum Eintritt in die Ärztegesellschaft Thurgau hat sich gemeldet:

Georg Konstantin Gogos, Sonnmattstrasse 7, 9320 Arbon

FMH Nouvelles du corps médical 146

Nouvelles du corps médical

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Eine grosse Herausforderung für das Schweizer Gesundheitswesen

Praktische Umsetzung des elektro- nischen Patientendossier-Gesetzes

Urs Stoffel

Dr. med., Mitglied des Zentralvorstands FMH

Ausgangslage

In der Sommersession 2015 wurde das Bundesgesetz über das elektronische Patientendossier (EPDG) vom Parlament verabschiedet. Das Gesetz soll gemäss Bun­

desrat im April 2017 in Kraft treten.

Die FMH hat sich von Beginn weg mit dem EPDG einge­

hend auseinandergesetzt und die Anliegen der Ärzte­

schaft dezidiert und engagiert im Gesetzgebungs­

prozess in den beiden Kammern des Parlaments eingebracht. Die FMH steht klar hinter diesem verab­

schiedeten Gesetz. Unsere zentralen Forderungen nach einer von der AHV unabhängigen Patientenidentifika­

tionsnummer und die so genannte doppelte Freiwillig­

keit (freiwillige Teilnahme für die Patienten und für die niedergelassene Ärzteschaft) wurden von Bundes­

rat Berset unterstützt. Nach vielen Höhen und Tiefen wurde das Gesetz schliesslich vom Parlament weit­

gehend gemäss der Botschaft des Bundesrats verab­

schiedet.

Ausführungsrecht zum EPDG – der Teufel liegt im Detail!

Nachdem das Gesetz erfolgreich verabschiedet werden konnte, ist nun für die praktische und erfolgreiche Um­

setzung des EPDG das Ausführungsrecht entscheidend.

Aus Sicht der FMH kann das EPDG aber mit dem vorlie­

genden Entwurf für das Ausführungsrecht nicht all­

tagstauglich umgesetzt werden. Die wesentlichen Ziele des EPDG, insbesondere die Patientensicherheit und die Unterstützung der Behandlungsprozesse, wurden aus den Augen verloren. Die FMH sieht bei den vorlie­

genden Entwürfen grosse Schwierigkeiten:

– Die Anforderungen und die Regelungsdichte sind so hoch, dass kein praktikables, nutzbares und vermit­

telbares Patientendossier entstehen kann.

– Die Vorlage umfasst extrem umfangreiche techni­

sche und juristische Detailregelungen, ohne jedoch die wichtigen Prozesse einzubeziehen und zu klä­

ren.

– Die Höhe der Anforderungen lässt hohen Aufwand im Betrieb ohne gesicherten Nutzen für die Patien­

tenbehandlung und damit einen Kostenschub be­

fürchten.

In einer ausführlichen Stellungnahme im Rahmen des inzwischen abgeschlossenen Vernehmlassungsprozes­

ses hat die FMH ihre Verbesserungsvorschläge diffe­

renziert eingebracht. Es bleibt zu hoffen, dass die auch von anderer Seite eingebrachten Kritikpunkte ernst genommen werden und in die erwartete definitive Fas­

sung des Ausführungsrechts zum EPDG einfliessen.

Erfolgsfaktoren für ein sinnvolles elektronisches Patientendossier (EPD) aus Sicht der Ärzteschaft

An dieser Stelle sei vorab wieder einmal festgehalten, dass das elektronische Patientendossier weder eine elektronische Krankengeschichte (eKG) ist, noch ein Primärsystem ersetzt. Wichtig ist auch, dass die Syn­

ergien zwischen den Primärsystemen und dem EPD effizient genutzt werden können und Mehrfacherfas­

sungen von medizinischen Daten entfallen.

– Das EPD muss sowohl für den Patienten wie auch für die behandelnde Ärztin oder den behandelnden Arzt einen klaren Nutzen und Mehrwert bringen und damit Sinn stiften.

– Das EPD soll nur die behandlungsrelevanten Daten umfassen und Daten, welche einen ein «Leben lang» begleiten, wie beispielsweise Allergien und

Fit für die digitale Transformation?

Vom 29. bis 30. März 2017 treffen sich im KKL Luzern an den Trendtagen Gesundheit Luzern einmal mehr über 600 Meinungs- und Entscheidungsträger des Gesundheitswesens. Der zwei- tägige Kongress richtet sich ganz nach dem Thema «Gesundheit 4.0». Digitale Transformation ist allgegenwärtig, kaum eine Bran- che oder ein Unternehmen bleibt dabei unberührt. Wie läuft diese Entwicklung im Gesundheitswesen ab, wo stehen wir heute und welches sind die wichtigsten Trends? Die Trendtage Gesundheit 2017 widmen sich diesem digitalen Wandel und gehen zentralen Fragen nach.

Weitere Informationen und Anmeldung unter:

www.trendtage-gesundheit.ch

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Trendtage Gesundheit Luzern 2017 147

(13)

Unverträglichkeiten, Impfdaten, operative Ein­

griffe, chronische Erkrankungen und Dauermedika­

tionen etc.

– Ein unübersichtlicher «Datenfriedhof» muss unbe­

dingt vermieden werden.

– Damit das EPD eine Erfolgsgeschichte wird, ist es wichtig, dass eine alltagstaugliche Verbreitung von elektronischen Dokumentationen (Primärsysteme) in den Praxen der niedergelassenen Ärzteschaft und insbesondere bei den Grundversorgern geför­

dert und unterstützt wird.

– Es braucht auch eine klare Regelung, wie es zu Emp­

fehlungen von verbindlichen Standards und Aus­

tauschformaten kommt und wie diese verabschie­

det werden.

– Es braucht die Ausarbeitung von Empfehlungen, die bei der praktischen Umsetzung von eHealth und dem EPD unterstützen sollen.

– Es braucht die berufsübergreifende, gemeinsame Erarbeitung von interprofessionellen Prozessen und daraus abgeleiteten Inhalten des EPD durch die Interprofessionelle Arbeitsgruppe (IPAG).

– Damit ein EPD sinnvoll genutzt werden kann, muss das Dossier gepflegt werden. Diese Arbeit fällt aus­

serhalb der Primärsysteme an und muss dement­

sprechend tarifarisch entschädigt werden.

– Der Datenschutz muss jederzeit gewährleistet sein.

Es braucht die Identifikation und Bearbeitung von Schnittstellen oder besser Nahtstellen, welche Medienbrüche eliminieren und dadurch von Nut­

zen für Patienten und Ärzteschaft sind.

Erwartungen der Ärzteschaft an die Austauschplattformen und Gemeinschaften

Zurzeit entstehen Gemeinschaften und Stammge­

meinschaften im Sinne des EPDG bzw. die für die Um­

setzung notwendigen Betriebsgesellschaften werden gegründet. Noch ist die Verwirrung beim einzelnen Leistungserbringer gross, wer nun welche Rolle ein­

nimmt und wie und wo sich die Ärztin oder der Arzt einer Gemeinschaft anschliessen soll und kann. Für die Umsetzung des EPD ist der Anschluss an eine Ge­

meinschaft für den Leistungserbringer ebenso nötig und sinnvoll wie für den Patienten, der sich für die Eröffnung eines EPD zwingend einer Stammgemein­

schaft anschliessen muss.

Die Teilnahme an der Umsetzung des EPD ist für die Patientinnen und Patienten ebenso freiwillig wie für

die ambulanten Leistungserbringer. Im Gegensatz dazu sind die Spitäler und Pflegeheime zur Teilnahme verpflichtet. Es ist deshalb sehr wichtig, dass der Anschluss an eine Austauschplattform für die Leis­

tungserbringer möglichst einfach und unkompliziert erfolgen kann. Ebenso wichtig ist es, dass die gleiche Austauschplattform sowohl für den «ungerichteten»

Datenaustausch (EPD) als auch für den «gerichteten»

(zwischen einzelnen Leistungserbringern) Austausch medizinischer Daten genutzt werden kann. Einfach und unkompliziert bedeutet für die ambulanten Leis­

tungserbringer, dass vorhandene und in der ambulan­

ten Praxis bereits implementierte und verwendete, datenschutzkonforme und sichere elektronische Kom­

munikationskanäle, im Sinne eines single sign-on, ge­

nutzt werden können. Ambulante Leistungserbringer werden beim EPD und auch beim gerichteten Daten­

austausch nur mitmachen, wenn sie ein «Sorglos­

paket» erhalten, welches für sie einen echten Nutzen generiert und bei dem sie weder grossen finanziellen noch personellen Aufwand betreiben müssen.

Fazit

Wenn es gelingen soll, das EPDG in der Alltagspraxis erfolgreich zu implementieren, dann ist es wichtig, dass der Nutzen des elektronischen Patientendossiers und der digitalen Vernetzung aufgezeigt und praktisch umgesetzt werden kann. Dazu müssen die Prozesse in  der freien Praxis miteinbezogen werden und die prak­

tische Umsetzung muss entlang dieser Prozesse erfol­

gen. Der administrative Aufwand und die Hürden für einen Anschluss an die Austauschplattformen müs­

sen möglichst gering sein und der «gerichtete» wie auch der «ungerichtete» Datenaustausch soll über die gleichen Kommunikations­ und Identifikationskanäle datenschutzkonform, überregional und unkompliziert abgewickelt werden können.

Nachdem sich die medizinischen Versorgungsprozesse bekanntlich an keine Grenzen halten, darf auch die digitale Vernetzung nicht an administrativen, organi­

satorischen, technischen, regionalen oder berufs­ bzw.

fachspezifischen Hürden oder Grenzen scheitern. Die­

ses Ziel werden wir nur mit offenen, durchlässigen und kooperativen Systemen erreichen, welche der Vielfalt des föderativen Schweizerischen Gesundheitswesens Rechnung tragen und für alle Beteiligten einen echten Mehrwert bringen.

Korrespondenz:

Dr. med. Urs Stoffel Mitglied des Zentral­

vorstands der FMH Seestrasse 49 CH­8002 Zürich urs.stoffel[at]fmh.ch

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Trendtage Gesundheit Luzern 2017 148

(14)

3

e

Congrès de la Swiss Federation of Clinical Neuro-Societies (SFCNS) en septembre 2016

Un regard sur l’avenir des neurosciences cliniques

Anton Valavanisa, Claudio Bassettib, Karl Schallerc

a Prof. Dr méd., Zurich, Past-Président SFCNS, membre FMH

b Prof. Dr méd., Berne, Président SFCNS de 2009 à 2013, membre FMH

c Prof. Dr méd., Genève, Président SFCNS, membre FMH

Lorsque la Swiss Federation of Clinical Neuro-Societies (SFCNS) a été créée il y a 7 ans, l’un des principaux ob- jectifs était non seulement de combattre la fragmenta- tion croissante au sein des neurosciences cliniques, mais également de renforcer l’interaction entre les nombreuses branches de la neuroscience clinique mo- derne. L’idée était de donner aux neurocliniciens la possibilité d’échanger davantage sur les sujets d’intérêt communs sans pour autant faire obstacle à la spécia- lisation nécessaire. La SFCNS a donc l’échange inter- disciplinaire dans le sang. Rien que pour cette raison, la fédération considère de sa responsabilité d’organiser régulièrement un congrès offrant l’opportunité d’une telle rencontre. En 2016 s’est donc tenu, du 28 au 30 sep- tembre, le 3e Congrès SFCNS, à Bâle, où avait déjà eu lieu la première édition.

Spectre thématique agrandi

Environ 670 intéressés et professionnels du domaine des neurosciences cliniques ont participé fin sep- tembre à ce congrès triennal. Depuis la première édi- tion du congrès en 2010, le spectre thématique s’est continuellement élargi. Pour le président de la SFCNS,

Anton Valavanis, de Zurich, le programme de cette an- née, élaboré par le comité scientifique sous la direction de Claudio Bassetti, de Berne, reflétait pleinement la diversité de la SFCNS, composée d’un total de 14 socié- tés de neurosciences. Outre des thèmes principaux médicaux, tels que la neurogénétique, le sommeil et l’épilepsie, la neuro-immunologie, la neuro-oncologie, les accidents vasculaires cérébraux et la douleur, le congrès de cette année avait également pour but, dans le cadre de six manifestations se déroulant pour cer- taines en parallèle, de discuter de la direction que pourraient ou devraient prendre à l’avenir les neuro- sciences cliniques suisses sur le plan professionnel, ainsi que sur le plan de la politique de santé et de la politique professionnelle.

Au cours de son dernier discours d’ouverture, Anton Va- lavanis, remplacé à son poste de président de la société par Karl Schaller, de Genève, lors de l’assemblée générale de la SFCNS, a fourni un aperçu de cet avenir en présen- tant les projets actuels et futurs de la fédération.

Common Trunk: entrer en contact avec les sous-disciplines dès le début de la formation postgraduée

L’un des grands projets de la SFCNS, qui s’inscrit tout à fait dans la tradition interdisciplinaire de la fédération en tant qu’intermédiaire, est l’introduction d’un tronc commun, ou common trunk, dans la formation post- graduée en neurosciences cliniques. Les jeunes neu- roscientifiques de Suisse doivent ainsi entrer en contact avec les nombreuses sous- disciplines des neurosciences cliniques, et ce dès le début de leur for- mation postgraduée. De la neurologie à la neuropédia- trie en passant par la neuroradiologie et la neurochi- rurgie, toutes les neurodisciplines cliniques doivent être représentées dans ce tronc commun sous une forme adaptée. L’objectif est de former les meilleurs professionnels. «Il est clair que seules les futures géné- rations de neurocliniciens profiteront de cette offre, mais il est de notre devoir de poser les bases d’un tel projet», souligne Anton Valavanis.

Quelle direction pourraient prendre à l’avenir les neurosciences cliniques suisses sur le plan professionnel, ainsi que sur le plan de la politique de santé? Au congrès de septembre 2016, les participants ont discuté cette question de manière intensive.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS SFCNS 149

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Une autre étape essentielle pour une promotion efficace de la relève est la création d’une Federation for Young Clinical Neuroscientists, dans laquelle la jeune généra- tion de neurocliniciens peut échanger. Le président en exercice de la Swiss Association of Young Neurologists (SAYN), Arseny Sokolov, de Lausanne, prend la prési- dence de ce réseau. La Summer School de la SFCNS, qui se tiendra pour la toute première fois en août prochain à l’Université de Zurich, devra encore davantage favoriser l’échange. Elle abordera principalement des sujets tels que la neuro-immunologie, les maladies neuro- vasculaires, la neurodégénérescence et la neuro-on- cologie.

Un autre projet qui sera prochainement lancé par la SFCNS est la création du journal en ligne Clinical and Translational Neuroscience, soutenu par de nombreux neurocentres suisses, par des neurosociétés, ainsi que par certaines fondations et des partenaires de l’indus- trie. Ce nouveau journal gratuit, qui devrait paraître à hauteur de quatre à six numéros par an, s’adresse à tous les acteurs des neurosciences cliniques.

Plus de reconnaissance en matière de politique de santé pour la neuroradiologie

Avec les années, les neurosciences cliniques, qui étaient jusqu’à présent plutôt contemplatives, sont devenues une discipline dans laquelle les urgences, telles que les hémorragies intracrâniennes et les accidents vascu- laires cérébraux, déterminent souvent le quotidien

dans une clinique. Dès 2011, la SFCNS s’est vue confier le mandat de coordonner les processus de certification des centres de compétence hautement spécialisés dans les accidents vasculaires cérébraux (les Stroke centers et les Stroke units). Un groupe de travail de la SFCNS spéciale- ment créé à cet effet se consacrera désormais exclu- sivement à la neuromédecine intensive. Tout à fait dans l’esprit de la SFCNS, ce groupe de travail sera lui aussi fondamentalement axé sur l’interdisciplinarité.

Aider la neuroradiologie – l’une des disciplines clés des neurosciences cliniques et l’une des disciplines fonda- trices de la fédération – à gagner plus de reconnais- sance en matière de politique de santé est une priorité majeure de longue date de la SFCNS. Le fait que la neu- roradiologie en tant que discipline ne dispose au- jourd’hui d’encore aucun titre de spécialiste, malgré son influence croissante et sa grande importance in- discutable, n’est pas adapté à l’époque et est par consé- quent insatisfaisant. Dans les prochains temps, la SFCNS souhaite s’engager encore plus afin que bientôt, les premiers jeunes neuroradiologues puissent passer un diplôme de médecin spécialiste dans cette neuro- discipline établie et attractive pour la relève.

Crédits photo SFCNS Correspondance:

Swiss Federation of Clinical Neuro-Societies (SFCNS) c/o IMK Institut pour la médecine et la communica- tion SA

Münsterberg 1 CH-4001 Bâle sfcns[at]imk.ch

La SFCNS a l’échange interdisciplinaire dans le sang.

Les neuroscientifiques suisses doivent entrer en contact avec les sous-disciplines des neurosciences cliniques, dont par exemple la neuroradiologie, dès le début de leur formation postgraduée.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS SFCNS 150

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Warum werden nicht auch in der ambulanten Medizin Zusatzleistungen für Privatversicherte angeboten?

Brief zu: Lüthi D. «Ich bin kein Präsident für schwarze Schafe».

Schweiz Ärztezeitung 2017;98(1–2):42–4.

Dass seit Einführung des KVG in der ambulan- ten ärztlichen Versorgung ausser für Nicht- pflichtleistungen keine Privathonorare mehr zugelassen sind, benachteiligt alle niederge- lassenen Ärzte, die nicht als Belegärzte tätig sind. Neben den Grundversorgern und den Psychiatern, für die es die Möglichkeit einer Belegarzttätigkeit normalerweise nicht gibt, sind auch Augenärzte, Gynäkologen etc. be- troffen, die in ihrem Fachgebiet nicht operativ tätig sind. Es ist nicht einzusehen, warum nicht auch in der ambulanten Medizin Zusatz- leistungen für Privatversicherte angeboten werden können, beispielsweise Sprechstunden ausserhalb der üblichen Zeiten, also abends oder am Samstag. In einer Zeit, in der nicht nur Spezial- sondern auch Hausärzte oft am Samstagmorgen keine Termine mehr anbie- ten und die meisten Erwerbstätigen montags bis freitags arbeiten, ist eine Samstagsprech- stunde eigentlich eine Zusatzleistung. Dies gilt auch für Termine nach dem Nachtessen.

So könnten die Verdienstmöglichkeiten zu- mindest für einen Teil derjenigen Ärzte, die heute am wenigsten verdienen, verbessert werden, ohne die Grundversicherungsprä- mien zu belasten.

Dr. med. Monika Diethelm-Knoepfel, Uzwil

Wer soll denn heute noch Chefarzt werden oder bleiben?

Brief zu: Unger-Köppel J. Chefarzt entlassen.

Schweiz Ärztezeitung. 2017;98(3):53.

Diese prägnante Stellungnahme war schon überfällig. Das Hausärztesterben ist in aller Munde, aber das Chefärztesterben war bisher kaum Thema. Spitäler sind keine Heilinstitute mehr, sondern Unternehmen. Offenbar braucht es dazu einen vielköpfigen, teuren Verwal- tungsrat, häufig bunt zusammengewürfelt, meist mit marginaler (Sozial)kompetenz ver- sehen, aber zumindest Teil von lukrativen Seilschaften. Die zusätzlichen Mandate eines solchen Verwaltungsrates werden optimal verwedelt. Wenn ein solcher eine Berater- firma besitzt, so wird er sehr gerne einen Auftrag dem Kollegen übergeben, der sich be- stimmt revanchieren wird. Da werden zum Beispiel Strategiefindungsstudien inszeniert,

am Chefarzt vorbei, und männiglich wundert sich, dass nur ein riesiger Papiertiger von Schreibtischtätern geboren wird, teuer und aus praxisfernen Galaxien. Damit werden die (Chef)ärzte entmachtet, und die Spitäler be- wegen sich in eine rein profitorientierte Rich- tung, sehr zum Gaudi der Prämienzahler.

Politiker haben immer noch nicht begriffen, dass es sehr gute, qualitativ und menschlich hochstehende Ärzte und Chefärzte braucht, ansonsten kann man das Spital defizitär schliessen. Vergessen wird die ganze Ausbil- dung, die sich schlussendlich auch bei den Hausärzten und den Haftpflichtprozessen massiv auswirkt. Wer soll denn heute noch Chefarzt werden oder bleiben? Gibt es noch so viele bestausgebildete Ärzte, die sich auf mehr furcht- als fruchtbare administrative Sitzungen freuen, riesige Verantwortung übernehmen möchten, ohne auf Coronarien schonende Kollegen in der Privatklinik zu schielen, die nur noch für ihre eigenen Patien- ten verantwortlich sind?

Zu Risiken und Nebenwirkungen fragen Sie zum Beispiel den Spitalverbund Appenzell Ausserrhoden.

Prof. Dr. med. André Gächter, Mörschwil

Respekt den Erfahrenen gegenüber wäre nötig

Brief zu: Taverna E. Hellsichtig.

Schweiz Ärztezeitung 2017;98(1–2):50.

Ich frage mich, was Sie mit diesem Artikel wollen. Kraut und Rüben werden in einen Topf geworfen und am Schluss werden die Nahtoderfahrungen (NTE), die schon Millio- nen von Menschen erfahren haben, darunter auch Professoren und Wissenschaftler, und die heute gut erforscht sind, einfach unter den Tisch gewischt. Sie seien mit einfachen Experimenten widerlegt worden, was keines- wegs stimmt. Von den Versuchen mit Ratten- hirnen wollen wir gar nicht sprechen. Es geht nämlich um das Bewusstsein des Menschen, das sich durch ausserkörperliche Erfahrun- gen erweitert. Die Experimente von Dr. Olaf Blanke zeigen z. B., dass durch Elektrostimula- tion des Gehirns eine Patientin sich von oben sah, allerdings nur den unteren Teil des Rumpfes und die Beine. Sie schilderte visuelle Verzerrungen, u. a. dass ihre Beine kürzer geworden seien und sich auf ihr Gesicht zu- bewegt hätten. Das sieht eher nach Hallu- zination aus. Das hat mit ausserkörperlichen Erfahrungen bei NTE nichts zu tun. Eine NTE- Erfahrene sagte, wenn sie Wissenschaftler

über Nahtoderfahrungen reden höre, komme es ihr vor, wie wenn ein Blinder über Farben doziere. Auch wenn man etwas nicht ver- stehen kann, weil man es nicht erfahren hat, wäre Respekt den Erfahrenen gegenüber nö- tig.

NTE-Erfahrene befinden sich ganz ausserhalb ihres Körpers, können mit Erstaunen alles sehen und hören, und auch Blinde können sehen. Sie können durch Decken und Wände ins All fliegen. Einem Patienten wurde bei der Reanimation das Gebiss herausgenommen und in eine Schublade des Instrumenten- wagens gelegt. Er hat das in seiner NTE gese- hen. Als er wieder aus dem Koma erwachte, fand die Schwester die Zähne nicht mehr. Der Patient konnte genau sagen, wo sie suchen musste.

Bei einer NTE kommen 13 Elemente immer wieder vor, nicht jeder erlebt immer alle zu- sammen. Es gibt aber eine Skala nach Grey- son, die definiert, ab wann es sich um eine NTE handelt. Wenn jemand nur den Anfang erlebt, ist das noch keine NTE. Diese Leute nei- gen dann dazu, NTE als Durchblutungsstörun- gen abzutun. Die eindrücklichsten Elemente sind nach dem Tunnel die Licht/Liebe-Erfah- rung, der Lebensrückblick und das Allwissen.

Beim Lebensrückblick gibt es auch Skeptiker, die meinen, das sei ein Abwehrmechanismus der Psyche, durch irgendwelche elektrische Entladungen würden Erinnerungen aktiviert.

Bei einem Lebensrückblick werden aber alle Gedanken, Gefühle und Handlungen kristall- klar gesehen, und nicht nur das; in der ge- nauen Beurteilung werden auch alle Zusam- menhänge der Taten und Gedanken klar. Es ist eine mentale Hochleistung. Ein NTE-Er- fahrener beschrieb es so: «… Alles, was ich je gedacht, getan, gesagt oder gehasst, wann im- mer ich geholfen oder nicht geholfen habe, oder hätte helfen sollen, lief vor mir ab. Wie gemein ich zu andern war, wie gemein ich auch zu Tieren war, sogar die Tiere hatten Ge- fühle gehabt. Es war schrecklich … Ich sah, wie das, was ich getan, sich auf andere Menschen und ihr Leben ausgewirkt hat. Erst da hab ich erkannt, dass jede kleine Entscheidung sich

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Choosing Wisely Canada is a campaign to help clinicians and patients engage in conversations about unnecessary tests, treatments, and procedures, and to help physicians and

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In each installment of the Choosing Wisely Canada series in Canadian Family Physician, a family physician is interviewed about how he or she has implemented one of the

The interviews are prepared by Dr Kimberly Wintemute, Primary Care Co-Lead for Choosing Wisely Canada, and Diana Wegner, Project Manager, Choosing Wisely, for the College of Family