Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Le Petit Parisien (Paris). 15/11/1913.
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d'Automne
Ce
fut une bellejournée
pour lapeinture,
encore que gâtée
par
une pluie désagréable, tenace, froide, menue, et une bouc atroce.Dès dix heures, tout le clan des
fauves,
des cubistes, des
orphistes
etautres
futu-ristes
était mine enbataille.
On yvoyait
Metzingeret Gleizes, Lhote et LeFau-connier, La
Fresnaye
etBnussingault
unis,autour
du seulcritique
quileur
soitfavo-M.
Frantz
Jourdain
CI. Braun.Président de la Société du Salon d'automne
rable,
encore que ses éloges, parfois,pa-raissent
sifflants
commecravaches.
Il yavait
toutl'état-major
du Salond'automne,
autour
de M.Frantz Jourdain,
plus épanoui,plus souriant,
plusamène
quejamais.
On ysaluait une peintresse
.moldo-valaco-polo-naisé,
jolie femme,d'ailleurs,
et nonsans
talent, vêtue de voiles
noirs galonnés
d'or,chaussée
decothurnes sans
talons,noirs,
lacés-d'or.
et qui,monastique, funèbre
etmystérieuse, passait
muette dansles
grou-pes.
On
yvit
unJaponais, nu
piedsdans
dessandales
rouges. les cheveux coupées àla saule
pleureur,
et coifféd'un miraculeux
borinet vénitien, en
velours brun
etviolet.
(-harles Guérin, mélancolique et myope,courbant sa haute
taille, sepromenait
seul,tout
rêveur.
Jaulmescausait
avec Maxime'Dethoinas.
L'abbéPascal
s'entretenait
avec Vibert et Naudin.. Desvallières,
Geor-ges
d'Espagnat
et Maurice Denis.auprès
dequi se
les
tenait Gustave
Kahn,recevaient,
mu-éloges et les
marques
d'es-time
affectueuse queleur prodiguaient
amis etadmirateurs.
Des
critiques allemands,
italiens, chiliens,1 des
exposants russes,
dessémites
polonais, des Tchèques, des Moraves,représentant
l'art
slave.
Des Américains, des Anglais, des Canadiens, froids, compacts, correctsquelques
Suédois. Norvégienset
Danois,
aflirnuint
laprédominance
de l'influenceM-amlinuve.
DesEspagnols,
desRoumains,
unBulgare.
Dans les
salles, sous
lnlumière
froide etlrrillante des bec;s
renversés
et deslampes
électriques,
des milliers et des milliers devisiteurs,
défilant enrangs
serrés.
On nevivait
rien destableaux,
on nepouvait pas
s'arrêter,
on marchai!,las,
dans un bruit
de piétiment,
parmi
des remous, despar-fums, de la
poussière.
Cefut
unejournée
bien
parisienne.
Au dehors, mélancolique et morne, la
pluie tombait, tine, tenace, froide,
sur
les Chain ps-Eiysées oül'àpre
vent d'automnefaisait tournoyer
ettomber
lesdernières
feuilles
mortes.
Et,vers six heures,
ce fut lafuite,
versParis
étincehmt, de toutes les automobilesbrillantes.
Un seul incident,
au
cours de cettejour-née.
Dans lamatinée, avant
que lesportes
fussent ouvertes
au public, M. Chanot,com-missaire
de police, critiqued'art
improvisé,mais
pleind'autorité,
litenlever
une toile de M. Kees Van Dongen,représentant
unefemme nue, se
proniant sur
un châleespa-gnol, et dont l'exécution,
par
trop.
minu-tieuse, touchait à l'indécence.
Lecommis-saire
de policeusant d'un
droit qui lui estconféré
par
la loi, le comité du Salond'au-tomne
s'inclina.
Mais M. Kees VanDon-gen
était
navré.
A TRAVERS
LES
SALtLtES
Voici donc
ouvert,
une fois de plus, ceSalon
d'automne,
dont ondisait
quil
avait !encouru ladéfaveur gouvernementale,
pour'ce
qu'ilavait
detrop hardi
et de tropobs-cur
à la fois. Le voiciouvert,
et déjà,au-tour
de sestendances,
de sesnovations,
de sonesprit,
labataille
recommence.Bataille utile,
bataille âpre,
encore quecourtoise, et qui
démontre victorieusement,
avec ses
mitrailles d'arguments
et seschar-ges
de mots en liberté, combien ce Sa!on est'nécessaire
et combienvirent juste
ceux qui;'le frondèrent. On
avait
dit que.sur
la plainte !de quelquespersonnalités
honorables, mais Imalinspirées,
onallait fermer
legrand
Pa-"lais aux
novateurs
en mal de cubisme, etsupprimer
cettesubvention sans
quoi leSalon
d'automne
ne peut vivre. Ons'est
trompé. Et les
fondateurs
et lesamis
de ce Salon en ont reçul'assurance
de la bouche même de \1.Bérard.
Lesous-secrétaire
d'Etat
a.x
Beaux-Arts a dit, ensubstance,
que la République ne se
reconnaissait
pas le droit de'favoriser
une école, unidéal,
uneffort,
audétriment
d'unautre
effort oud'une autre école
Mais, direz-vous, les
cubistes
ont doncdroit de cité
dans
legrand Palais. Sans
doute. Ne vous en tâchez pas. Suivez lecon-seil, que tout bonhomrnemerit M. Marcel Sembat vous donne dans la
narquoise
et'mordante
préface dont ilorna
lecatalogue
de ce Salon ne les
regardez
pas,s'ils
vouschoquent.
Qui sait ? De
leur tentative
incohérente etdestinée à
mourir
(parce qu'elle nes'appuie
pas, comme l'a dit excellemment M. Gustave
Kahn,
sur
l'éternité
de la vie et de lanature,
dans
tousleurs
aspects)sortira
peut-êtrepar
antagonisme
d'idées, unjour
oul'autre,
uneidée neuve, une
œuvre
forte, unebeauté
profond«.
Ceci dit,
qu'est
ceSalon?
Le plat de lan. gues d'Esope, où l'ontrouve
le meilleur etle
pire.
C'est à nons dedéterminer
ce qui,selon le
sentiment
plus ou moinsépuré
que nous avons de la beauté, peutprendre
placedans l'une
oul'autre
catégorie.
Souffrez,
maintenant, 'amis
lecteurs, que • Je vousmontre
lechemin.
Les
décorateurs
Les
décorateur?
ont ici le passur
leursconfrères
et, pour direvrai,
le mouvement qu'ilscréèrent,
voicitantôt
dixans, a
eu delarges retentissements.
C'est pourquoi, cette année, l'ona
fait leshonneurs de
la mise enlumière
a undécorateur
euisse Hodler.Si i'on .jugfyit
l'arliste sur
la seule toilernanimilr.
o» leclasserait
parmi lesbru-talistcs. Fin-
i-t
gix'sse, colorée certes. mois d'un fiirLi'-îère un peu trop facilement at-teint. Ce. s s.illardï musculeux,barbarement
Coloriés,
levait
avec ensemble unbras
droitou
gauche
autour d'une
espèce de Me-,pbisto
au regard hagard,
letout sur
fond de toile, blanccru.
cen'est
pasextrêmement
plaisant.
Mais,incontestablement,
l'effet estde ceux qui étonnent, qui déconcertent.
C'est
immense.
C'est rudemais, surtout,
çan'est
pas
de cheznous.
Peut-être,
peintfres-que,
sur
un mur,dans
unevaste
salle, l'ef-fetserait-il
plusheureux.
L'Amour,
l'H-euresacrée
sont plus accessibles, plusfranche-ment allemands
aussi.
Onretrouve dans
certains
de sespersonnages
destraits
qui viennentd'Albert Durer, mais
destraits
af-firmés,
grossis,
solides,pesants.
Cestrois
toiles ne
sent
pasnégligeables.
l^aprade négligent, désinvolte, a essayé
de
réaliser
un Carton detapisserie,
unees-pèce de ballet
d'un goût assez
fiu, et un Pan.neau
décoratif,d'une matière
bienmince.
Terhœven essaie,
et
luiaussi,
avec lesDentet-la Danseuse hindoue, de se
diriger
vers
la décoration sonart barbare
et naïf sembleassez propre
às'y
ylier. Dusoiichet,avec son
grand carton
detapisserie,
lesJet
'efforce
vers
lasérénité
et la couleur rnaisn'atteint
pas
il lasimplicité.
Son petitpanneau décoratif,
icsHyracusaines,est
pres.que
sculptural.
NI. OthonFriesz
a mis unefemme
verte
dans unhamac,
an bord d'unemer cartonneuse
aux bleussalis.
Cen'est
pas beau. M. J.Flandrin
est idyllique etcharmant, mais négligent aussi, dans sa
Fantaisie
sur
le
Prélude deNijinsky.
M.Jean Peske
exposeun
beau,clair
et solidepaysage
provençal,décorativement traité
etoù joue et
vibre
la lumière les deuxgrands
envois de
Valtat
peuventcompter parmi ses
meilleurs. Ce sont les Pâtés (le
sable
et leCerceau.
M. Bouseingault, qui louche au cubisme, nous offre une
vaste
toile destinéeà décorer
le salon
d'essayage
d'ungrand couturier.
Le catalogue affirme que cette œuvrerepré-sente
Robinson ev 1830. Avec beaucoupd'ef-forts, on finit
par distinguer
desamazones
en
chapeau
de soie, et descavaliers.
11 ya
même des
arbres,
unescalier
et une femmemi-nue, vue de
dots.
Tout ceci estangu-Jeux.,
couleur
desuie
et de zinc oxydé les ligneschaotiques chahutent, la perspective
est.
fausse,
lespersonnages semblent
décou-pes dans
la
tôle.
Ilparait
quec'est très
re-marquable.
Et puis, il y
a
Chérét.
Jules
Chéret.
Cela
s'intitule Mascarades,
etc'est
dans
unebrume d'or,
parmi
desjeux
delumière
opa-lescente,
sur
des fonds quivont
du rouge aubleu en
passant par
lejaune
et levert,
depetites
figuresdansantes, aériennes,
légère-ment tracées
avec une souplesse, unebon-ne grâce, ubon-ne courtoisie
vraiment
françai-ses et dehaut
style. Celui-ci nes'ingénie
pas àtronçonner
ses figures pour en faire des jeux decubes.
Etil
n'écritpas
desbro-chures
enpathos métaphysique pour
expli-quer
son âme aupublic.
Mais il fait de belle etbrave
peinture.
et c'est lenéces-saire.
L'art
Religieux
et
l'art Païen
NI. Maurice Denis, qui,
souventes
Um.af-firma
sa maitrise dans
la décorationpictu-rale,
estrevenu
à
sa
première manière,
sitendrement
et sipurement mystique,
avec son Annonciation.Dans
unehumble maison, près d'une
fe-nêtre
ensoleilléedevant
laquelle s'éploie un lys, Mariereçoit
de l'ange, agenouillée,l'annonce
desa
divine élection. Elleest
hum-blement déférente
et son visage,aux
yeux clos, dit leravissement,
un peu effrayé, deson
âme.
Etl'ange
ailé,somptueusement
vêtu delumière,
se profiledans
laclarté
t1'une porte
ouverte
sur
unjardin
fleuri. Cette toile, toute de douceur, de calme, degrave
émotion,est
de la plusrare
perfec-tion plastique.L'artiste l'a
conçue entein-tes
atténuées, riches
et voilées,dont
lesveris,
les rosés, lesgris
et lesblancs
for-ment un ensemble
exquis.
C'est uneœu-vre d'une
délicieusecandeur,
par
laquellel'artiste très moderne qu'est
NI. MauriceDe-nis
se rattache
auxgrands peintres
duseizième siècle.
Le Kyrie eleison, de M. Desvallières, est
d'un
art
plusâpre.
Son Christ émacié,dou-loureux, exsangue,
fait cruellement
opposi-tion
au
ciel noir, la ville livide,aux
sol-dats
dont leslances rouges rutilent dans
lalumière sulfureuse
etcuivrée
du soir. Il ya là, en
premier
plan, un bonlarron
colos-sal dont letorse herculéen est
unsuperbe
morceau depeinture.
M. Girieud nous offre un Bain de Vénus
qui
marque, dans
l'oeuvre decet
artiste
iné-gal et
tourmenté,
une étape considérable. On pense,devant
cette lourde Vénus blon-de, cesmassives
nymphes, cessomptueux
accessoires
coffret d'or, miroir,draperies
brodées
auxpeintres flamands,
italiani-séspar
l'intluence de laRenaissance.
Mais deslourdeurs
de dessin, desdésaccords
deton font que cette toile ne touche
pas
auchef-d'œuvre,
quoi que l'on en ait déjàdit!
,NI. h. Vallotton, que
d'aucuns
seplaisent à
comparer à Ingres, n'a emprunté
aumaître
montalbanais
que ses plusmauvais
côtéssa sécheresse
etsa
froideur. Sagrande
toileallégorique intitulée
Homme et femme leprouve
surabondamment.
L'arabesque
de ces deuxcorps nus,
lut-tant
avec unesorte
de frénésie,est curieuse,
mais
les deux figures semblentêtre
enmé-tal
découpé et peint, appliquées auhasard
de lapalette
sur
un fondbleuâtre,
carton-neux, cotoncarton-neux,
inconsistant.
Cetteœuvre,
malgré tout
originale etintéressante,
man-que
totalement d'harmonie.
Cubistes, Orphistes,
Futuristes
Ils se
donnent
un maltnorme pour
quel'on parle
d'eux.
Ils coupent, ils taillent, ilsrognent,
fontd'un plancher
une collineet
dela
figured'un
ami unabominable
jeu de pa-tience, où le nez setrouve dans
l'oreille etl'œil gauche sous la bouche,
cependant
quel'œil
droit
étonnés'ouvre
comme unebouton-nière
dans la
joue.
Si encore on en pouvait rire. Mais, onne
peut plus,tant c'est
triste Il enest
un qui a peint uneNais-sance
deVénus
Et de loin, çaressemble
à unpanneau
debahut
Louis XIII taillé à pointes dediamant.
Celui-ci intituleses
toi-.les Eddtaonisl
et
Udnie.
etça représente
uncarnet d'échantillons
d'étoffes.
une poi-gnée deprospectus
decouleurs.
avec laprétention
demontrer
unecclésiastique
et une jeune filleaméricaine.
C'est
tout ce que vous voudrez, excepté quoi que se soit d'hu-main. Cetautre
a commis des choses qu'ilcatalogue sous le
titre Localisations
deMo-biles
graphiques
et ça dégote un peu comme comique les Poémes mobiles de cepauvre
Mac-Nab.
Et
si vous voyez la figure de la Convalescente, vous vous direzsûrement
qu'en se
retrouvant,
au réveil, affligéed'une.
tête comme celle qu'elle possède, lamalheureuse
n'aura
plusqu'à
sesuicider.
C'est laid, et
c'est
pauvre.
Çacause
uneimpression
demalaise,
devide.
Çaman-que
d'imagination.
Et l'on devine que laplupart
deces.
artistes
neseraient
proba-blement pas capables demettre
en place,sur
une table, d'aplomb, unebrave
petite pomme, uneassiette,
un gobelet, unecarafe
et uncouteau.
commeChardin
Mais Chardin,c'est
bienpompier.
Jean CLAUDE.
Les
augmentations
d'effcctif
des
P. T. Tdans la
région de
l'Est
Le
renforcement
destroupes
decouver-ture dans
la région de l'Est a eu pourconsé-|
quenced'aggraver assez sensiblement
latâche
dupersonnel
postal,notamment dans
les villes de Toul, Verdun,
Epnal,
Belfort, Châlons. Reims, Chaumont,dont
lesgarni-sons
ont étéconsidérablement
augmentées.NI. Alfred Massé,
ministre
du Commerce,de
l'Industrie
et desP.T.T.,
quis'est
préoc-cupé de cette
situation,
vient, à la suite del'étude d'ensemble qu'il
avait prescrite,
dedécider
l'augmentation
des effectifsd'un
cer-tainnombre
debureaux
de la régionfron-tière
et desdivers bureaux ambulants
dela
région de
l'Est.
Les nouveaux emplois
d'agents
ou desous-agents reconnus nécessaires
pourfaire
face àl'accroissement
dutrafic forment un
total
desoixante
unités.Hors
SEINE ET SEINE-ET-OISE
ARGENTEUIL. Deux cambrioleurs se sont
introduits, route d'Enghien,dans la villa de M.
Juriel, entrepreneur de maçonnerie.
Ils
avaientdeja placé le coffre-fort sur un lit et
commen-çaient à
l'ouvrir,
quand leur présence fut signa-' lée par des voisins, qui, sachant M. Jariel a Nice,avaient été intrigués par la lumière. Les cam-brioleurs ont pu s'enfuir. On les a vus il la gare
premint le train pour Paris.
AUBERVILLIERS. M. Pierre S
quarante-huit ans, retraité de la Société du ^az. se
li-vrait u des extravagances sur la voie publique.
11 se croyait directeur de toutes les compagnies
du gaz et possesseur de las d'orqu'on voulait lui
voler.
Le malheureux dément il été dirigé surl'infirmerie spéciale du dépôt.
BEZONS. DanS des circonstances qui n'ont pu encore être définies, une somme de 2..7CO fer.
avait été voléo chez M. Perrussot. rue de
Poli'
toise. Au cours des recherches, un portefeuille^
renfermant 7Q0 francs seulement fut retrouvé.
r^
FONTENAY-LE- VICOMTE.–
Voulant
éviterMÀÉvoiture au moment où il traversait, la route, Je
petit Char!es Sassot, sept ans. s'est
jeh
dans uneautomobilequi venait en sens inverse. L'enfant,
a été grièvement blessé aux jambes et il la tête.
IVRY. t.a péniche Louis, chargée de grésil-lons appartenant il Chasserat, de Migennes
(Yonne!, a coulé, en Seine, près d'Ivry.
PANTIN. Un pauvre diable sans domicile, Jean-Marie Godière, âgé de quarante ans,
dor-mait, à quatre heures du matin, malgré l'inclé-mence de la température, sur un sac de
chif-forts, en pleine rue Hoche.
Un passant, Pierre Végot, âgé de vingt-neuf ans, chef d'équipe dans une usine, réveilla
ru-dementle dormeur, en lui disant « Je suis agent de police ».
L'autre se leva et se mit en devoir d'infliger une correction au faux policier. Végot, pour
appeler à l'aide, tira un coup de revolver en
l'air. Des
agents
des vrais cette foissur-vinrent et cueillirent nos deux hommes. Le
va-gabond a été envoyé au dépôt, Quant à Végot, il sera poursuivi pour port d'arme prohibée.
SAINT-DENIS. Un journalier, Louis Ceti,
de-meurant à Saint-Ouen, qui, frappé d'interdiction
de séjour, ne réussissait pas à trouver de
L'ou-vrare, s'est constitué prisonnier entre les mains
de NI. Laurens, commissaire de police.
SAINT-OUEN. L'Association syndicale des
petits propriétaires, commerçants et locataires il
bail ou sans bail de la zone des fortifications de
Paris organise peur demain dimanche, à deux
heures et demie de l'après-midi, une grande
réunion publique, à
la
mairie de Saint-Ouen. VERSAILLES. En revenant de l'école, lejeune Leonardi Gauthier,àg<- de quatre ans, a été
renversé, me Champ-la-Garde. par un camion
et
grièvementblessé aux jambes.L~t. Au cours dé la tempéte. un câble
électri-que s'est rompu rue Saint-Médéric.
•»
Vers six heures du soir, un journalier.Henri Fauve, qui traînait une voiture il bras,
a été tamponné, avenue de Paris, par l'automo-bile de M. Dubois, propriétaire, Ai. rue du Mail,
à Blois. Helevé avec la jambe
droit
fracturée etune plaie profonde au sommet de la tête, Fauve
a été conduit à l'hôpital.
M. Alquier, commissairede police, a arrêté un ouvrier serrurier, Louis
M.
trente-trois ans,pour coups et blessures.
DANS LES AUTRES DÉPARTEMENTS
CLERMONT(Oise). Au cours d'une battue
faite à Agnetz, dans le bois de M. Gervais, un rabatteur, M. Gaston Leguillon, âgé de vingt-quatre ans, a été atteint par un coup de feu il
l'oeil. Il a dû être transportéà l'hôpital de Beau-vais.
Un incendie, qu'on croit dû à la
malveil-lance, a détruit, la nuit, une énorme meule de
10.000 gerbes de blé établie sur le territoire de
Rcrmwnirlet appartenantà M. Arthur Bocquet.
COMPIEGNE. 11 y a quelques jours, une
jeune fille, Denise Lecomte, de Vcrpillières
'Som-me), quittait furtivement son patron, NI. Boyart,
cultivateur. L'enquête a démontré qu'elle avait
dérobé du linge, des tabliers, des corsages, etc.,
à une jeune fille de ses camarades de travail, Mlle Eugénie Delamôre, de Crapeau-Mesnil.
M. Demonceaux. entrepreneurde charrois
à Thourottfi, conduisait un haquet a arbres en
forét de Compiègne, quand il a glissé sous son
véhicule et a eu la cuisse gaucheécrasée.
™~ M. Dumont, charretierchez M. Luisin,
cul-tivateur à Margny-lès-Compiègne, conduisait un
lourd chariot, quand, brusquement, le terrain sur
lequel il s'engageait s'écroula. Chevaux et
voitu-LA VIE
SPORTIVEI
bES
COURSES
VINCENNES
Aujourd'hui samedi novembre 1913
NOS PRONOSTICS
Prix Giselle. Trot monté.2,500 fr.. 3,000
mè-tres. Keepsake (Ballière). Klora.
Prix de Cronstadt. Trot attelé, 3,000 francs, 3,100
mètres.
Ecurie Rous.seau, Baolîn.Prix Jean-Bart. Trot monté, 2,500 francs,
3,i00
mètres.
Ee. Olry-Rœderer, Ivraie.Prix de Normandie. Trot attelé, 10.000 fr.,
mares. Ec. /iousscau. flip Hip Hourrah.
Prix des
Frimas.
Trot attelé, 2,500 francs,mètres.
Ivn C. flygie.Prix de Nogent. Steeple-chase,10,000 francs,
4,000 mètres. Héros iX, Bob V.
SAINT-CLOUD
Résultats du vendredi U novembre 1913 C'était hier la clôture de la saison de plat 191:1. Elle fut célébrée sous
la
pluie. et ce fut fâcheux;car le sport présentait uu indéniable intérêt. Prix des Cyclamens. 3,000 fr., 2.000 mètres.
1. Foullah Deor, à NI. A. Childs (Ch. Childsl
2. Rivoli 111 (O'Neill) 3. Miss Poulett (M Barat).
Non
placés
Traquenard, Gavotte V, Lavandon,La Mi Carême. Réussite, Fribourg, Fizpour,
Minas. Persévérance, Pataud, La Sagitta, Genève. Gagné d'une encolure, le troisième à deux
lon-gueurs et demie.
Prix du Zodiaque. 4.000 fr.. 1.500 mètres.
1. Flacey. à M. D. Kélékian (Mac Gee) 2. Duras
(Sharpe): 3. I-lautot (0'Neill).
Non placés Wall Street, Kidron, Balagny, Cordova, La Braque, Hongrie
Il-Gagné d'une demi-longueurle troisième il une
longueur.
Prix des
Faunes.
5.000 fr., mètre!),1. Fédaja, é M. X. Balli (O'Neill); 2. Veillée
(Granti 3. Prediètor (Rovella).
Non placés Kellermann, Montagagne, Le
Baladeur, Madras, Charing Cros III, Amabo, Mrs Henry, Auri Sacra, Vertueuse.
Gagné d'une encolure,le troisième à une
demi-longueur.
Prix du Sagittaire. 3,000 fr.. 900
mètres.
1. Saint Georges, au comte P. du Verdier(O'Neill);2. Mizpah (Mac Gee) 3. La Parigote (J. Childs).
Non placés Lesbos. Watchman, Monno, Black
Prince, Brumaire 111, Tesla, Stratégie, At Home,
Silver Queen, Balthy, Tally Ho.
Gagné de deux longueurs et demie, le troisième
à trois quarts de longueur.
Handicap da Clôture. 6.000 fr., 3.200 mètres.
1. Carandor, à M. Félix Dubois (Ch. Childs):
1. Mon Rêve Il, il M. P. Defos (F. Lane) 3. Scam-monée (Marsh).
Non placée Lelio V, Chouchoute. Cyrinus. Cham. Antonine,Le Monétier,. Mistinauette. Lut-teuse, Ecaille Il, Sainte Freya, Oria, Field Trial,
Lumigny
Dead
h,it
pour la première place, le troisième à deux longueurs.Prix dea Araucarias. 5.000 fr., f,000 mètres.
1.
Le Lhéris, tl M. J. Lieux (Botlequin);2. Rivista (Sharpe) 3. Nestor V (T. Robinson).
Non placés Oxyure, Big Wave, Gonneville,
Endiablée, Quidor. Galliard, Sylviane T..
Her-mance, Hélhelbelle, Kouka Il, Cher Maître.
Gagné d'une encolure, le troisième à deux
lon-gueurs et demie.
RÉSULTATS DO PABI MOTOBL
Foui. Dcor.G
29..
St Georges. P 16508..
P 6 50 Mizpah P
63..
23.. Rivoli 111..P Le Parigote P 17..8..
M.Poulett.
P 17.. 7 50 Carandor.G 47.. 2350Flacey
G 35.. P40S02O6O P 7 50 MonRêvellG 58 5031..
Duras
2350
15 50 PHautot
P 36..12
ScammonéeP 2250Fédaja
G122..
6t..
Ecur. LieuxG 6150 PVeillée
P 36.. 2650Rivista
P 26S 50Predictor.
30 50 11.. NestorV.P
SI Georges.G 38 50
23
re disparurent dans une excavation, mais on put
Qn a constate que
le
sous-sol était formé d unancien souterrain dont les récentes pluies avaient diminué la solidité. C'est la seconde fois qu'un accident semblablese produit danscet endroit.
COULOMMIERS, Cinq ouvriers maçons, em-ployés sur le chantier de la nouvelle caserne de
Coulommiers. étaient montés sur une longue
échelle et se passaient de main eu main des
bri-ques, lorsqu'elle se rompit. Dans la chute, un seul ouvriera été hlessé
'entent
Gonuy. trente-cinq ans, qu'on a dû transportera l'hôpital.CREIL. Deux Belges ont été arrêtés à la
suite de cambriolages importants commis à
Bruxelles.Ce sont les nommés Basile Lathauver, quarante et un ans, et Joseph Yserwyn, vingt-neuf ans. Ils s étaient constitué un faux état civil
est habitaient a Montataire dans la rue des
la-tions.
NANGIS. Le jeune (Rouleau, âgé de treize ans, faisait chauffer son déjeuner sur une lampe
-.4. alcool. lorsqu'elle fit explosion, le brûlant
grièvement au visage et dans la bouche.
VHAENOY. Invité à quitter les locaux de
l'usine où
il
s'était présenté en état d'ivresse. Ipuvrier belge Albert Pieyns, âgé de vingt-sixans, s'est arnté d'un couteauet a tenté d'en
frap-per le surveillant de l'usine. On a pu le maîtriser et le remettre entre
les
mains des gendarmes.LA BRÈVE DE l'ÉQUIPEMENT MILITAIRE
Echec
d'une tentative
de conciliation Conformément ir la loi, M. Boyron, jugede paix du
neuvième arrondissement,
a
voulu
rapprocher
lespatrons
et lesouvriers
de
l'équipement
militaire.Mais la
tentative
de conciliation a échoué, lesparties étant
décidées à ne cédersur
aucun
despoints
en litige.Le conflit
intéresse
lepersonnel
dequa-torze
maisons confectionnant
leharnache-ment
etl'équipement
dela'
place deParis,
celui de
quatre
corpsd'armée,
dela
gendar-merie nationale
et dela
policedépartemen-tale.
Les
patrons
ne semontrent pas
moinsin-transigeants
queleurs
ouvriers ils ontfer-mé les
ateliers pour affirmer leur solidarité
avecla
coopérative
de Malakoff et avecleur
Collègue, M.
Lasser,
les deuxmaisons
oùdébuta
lemouvement
de grève. Ilssont
d'ailleurs,
eux-mêmes,nettement
opposés àl'application
de lasemaine anglaise.
En ce qui concerne
l'amélioration
desta-rifs, les
patrons
seretranchent
derrière
lebordereau
desalaires
adjoint
aucahier
descharges.
La signature
decontrats
collectifs et laconstitution d'une
commission mixte char-gée dereviser
lesprix
defabrication
sont,en principe,
écartées
par
lespatrons,
quiveulent
auparavant
régler
lesquestions
d'ordre
générale,causes
de la grève actuelle.Au
cours
de laréunion
quotidienne à la Bourse dutravail,
M. Pilet,secrétaire
dusyndicat,
a mis sescamarades
aucourant
dela situation corporative
et del'organisa-tion méthodique des secours.
Les
grévistes
ontespoir dans une
inter-vention del'administration
del'intendance,
qui,à
les encroire, pourrait mettre
lesadju-dicataires en
demeure delivrer sans
retard
les
commandes passées.
La
bande
de
l'As
de
Coeur
SON CHEF VIENT D'ÉTRE
Creil,
14 novembre.On
vient
d'arrêter à \ogent-sur-0ise
Lu-cien Degouy, quinze ans.
Ce
jeune vaurien, malgré
son âge.était
déjà chef d'unebande
quimettait
au pillagela
gare
de Creil. EUes'intitulait
labande
de1' « As de Cœur
».
Les complices de Degouy ont été
arrêtés
il
y a
deux mois.Leur
chefs'était
réfugié enBelgique,
mais
ilétait
deretour
à Nogent de·puis
quelquesjonrs
etpréméditait
denou-velles expéditions.
On ne lui a
pas laissé
letemps
he lesper-pétrer.
AERONAUTIQUE
LE CONCOURS DE DISTANCE
DE L'AERO-CLUB
Un concours de distance, organisé par
l'
Aéro-Club, se disputera aujourd'hui.
Les départs seront donnée cet après-midi à
partir do trois heures, au parc des
Coteaux-de-Saint-Cloud.
Voici la liste des engagés et l'ordre des
de-parts
1. Henri Duval 'Bollon-ll), m(- 2. Séralzky
ilanit), y00 me 3. Maurice Bourgeois l'Mowgli)
!KX) me 4. Laurenceau (Albatros),
me
• 5Al-fred Leblanc (Mireille), 900 mc 6. Ernest Duval
(lioUon-I). 600 mc; 7. liavaine ((Le-Moucheron',
900 me 8. l'ierron (Onevieva), 600 me
Blan-chet (Aéro-Club-du-Héarni, 600 me 10. Letellier
(Dais\'),
file
'il.
Dubois ( 'Vrc-en-Cief)me 12. Casenave (Juana-Cœli-II), 900 me.
L'ÉTAT DE L'AVIATEUR SEGUIN
ET DU MECANICIEN HENDRIOT
Nous avons fait prendre hier des nouvelles de
l'aviateur Séguin.
L'état du blés.* est très bon et aussi
satisfai-sant que possible.
Le mécanicien Hendriotva également aussibien que possible. Son état
est
stationnaire avec ce-pendant, une très légère amélioration.HELEN CONTINUE SA RONDE
Malgré le vent et la pluie l'aviateurHelen
con-courant pour la coupe Michelin, continue à tota. Il a couvert 7,462 kilomètres, dépassant ainsi
Cavelier, mais Il Iui reste encore kilomètres à couvrir pour dépasser Fourny.
L» courant. flelen espère avoir battu le
re-cord de Fourny.
BONNIER EST ARRIVE A VIENNE
L'aviateur Marc Bon mer, qui, accompagné
de son mécanicien,
,st
partide Paris pour Vienneet Odessa, a couvert une nouvelle étape.
Parti de Wurzbourg, Bonnier a atterri à
Plat
ting, à 300 kilomètres du point de départ après
un voyage rendu pénible par le vent el le
brouil-Jeudi matin, il est reparti de cette dernière
A 4 heures,il atterrissaità Linze, où il fut
wn
cité parle
président de l'Aéro-C!ub autrichien. reprenant son vol hier matin, à 10 h. 45,Bon-Dier
Vienne,
au champ d'Aspern, àII en est reparti hier après midi, se rendant à
Œdenburg, pour assister à une partie de chaçse.
il rentrera ce matin a Vienne, puis reprendra
son vot pour Budapest, Odessa et,
si
tout
vabien, peut-être d'ici quelques jours ira-t-fj
des-cendre au bord du golfe Persique.
CYCLISME
AUX MOTOCYCLISTES ET AUX CYCLISTES Vous avez intérêt à adopter les pneus-moto
Soly qui ont obtenu un si vif succès auprès de tous les agents de France, au Salon du grand
Palais des Champs-Elysées. Ces nouveaux
modè-les d'enveloppes avec antidérapants caoutchouc
à crampons comportent trois types jo type
cou-rant. pour motos légères et srdecars 2o type
renforcé pour motosde 3 à 4 HP: ao type
extra-fort, type course pour motos 5 HP et au-dessus.
Notez que ces pneus-moto Soly sont. en tous
points, dignes des célèbres pneus-vélo de cette
marque on ne peut faire un plus bel éloge. C'est, en effet, avec des pneus-vélo Soly qu'ont été gagnéesles plus dures épreuves de la
route
Tour de Belgique. Bordeaux-Paris,etc.
SUR
rcu7f-sffSB0NMÊS
HACHIHCS^/
Courrier
dos
Théâtre
Le
théàtre
de l'Ambigu,avant
de nousprésenter l'œuvre
de M.Gabriel
d'Annun-zio, le Chèvrefeuille, a mis
sur
Eon affiche une pièce qui connut, authéâtre
Réjane, legrand
succès Rafltes. Letitre n'indique pas
l'opération
policière que l'onpratique
par-foissur
des boulevards encombrés Humesest
le nom d'un gentilhommecambrioleur
etce sont ses exploits que la pièce de MM.
Hornung
etPresbey nous
content avecbeau-'
coupd'humour.
Le publicaimera
toujourslee pièces qui
mettent
auxprises
despoli-ciers et des voleurs
dans
desaventures
com-pliquées elles sontparticulièrement
à
leur
place à l'Ambigu on peut donc
prédire une
nouvelle etfructueuse carrière
à la pièce où l'onpeut applaudir, aujourd'hui,
MM.An-dré Brûlé,
créateur
du rôle de RafflesJean
Coquelin, policier rempli de bonhomie
Pierre
Renoir, la jolie Mlle Andrée Barelly,la
gracieuse
Nille AndréePascal
et Mlle Vidal.Il
faut retenir
le secondspectacle
duthéâ-tre
du Vieux-Colombier.C'est une pièce d'unjeune
auteur
français.
Jean
Çchlumber-ger,
les F'ils Lonverné <xuvredistinguée
etforte, elle
a
été bien jour/1par
MM. Karl et Dallés, Mmcs Albane etBarbieri.
Ad. Au.Ce soir
Opéra,8 Il,, les Joyaux de la Madone. Coppélia.
Comédie-Française.8 h. 3/4, Primrrosc.
Opéra-Comique, 8 h. .1phradite. Odéon,8 Il.
Vif
H Heidelbery.Gaité-Lyrique, 8 h. Mignon. Variétés, 8 h. la Vie parisienne.
Porte-St-Martin,8 h. 3/4, le Huismau. Ambigu-Comique,S h. 1/2, Railles. Athénée, 8 h. Triptegatie.
Trianon-Lyrique,S h. VAccotdée de
Villa-ge, le Barbier de Séville.
Nouveau-Théâtre(25, rue Fontaine), 9 h., Vous n'avez rien
déclare?
Chàteaud'Eau,8 h. 1/2, Rêve de Valse.
Concerts Touche, 9 h., Francis Touche et son
orchestre.
A fa Porle-Saint-Martin. Le Ruisseau, qui a
été si chaleureusemént accueilli par le public et
la critique, sera donné, en matinée, demain
di-manche, à 2 h. 1/4, aver la magnifique
distribu-tion de tous les soirs Mmes Jane Pierly. Cécile
Caron,
Sabri«\
Carèze MM. Félix Huguenet,Hozenberg, Armand Bour, Pierre Juvenet et Mlle
Jane Provost en tête.
A l'Ambigu. La reprise de Raffles
s'annon-ce comme un suoeàs kxtraordinaire. Hier et avant-hier, on a refusé du monde et l'effet
pro-duit a été énorme du commencement
à
la fin.La charmante et amusante pièce aux péripéties si variées et si attrayantes, IL, d'ailleurs trouvé,
d l'Ambigu,des interprètes hurs pair. M. André
Brnlé est étourdissant de verve, d'élégance et de
finesse en Rafiles M. Jean Coquelin a fait du
personnage de Bed,tard une création d'un pitto-resque
magistral
¡MM. Pierre Renoir, LucienBrulo. "Basseuil, Reyval Jvlmes Andrée Pascal,
Andrée Barellv, Duiao, DSpresle, Talow et tous leurs camarades, sont excellents.
Rappelons que Ra[fles n'aura, à l'An; bigu,
qu'un nombre de représentations limité, MM.
Hertz et Coquelin ayant d'ores et déjà pris date avec M. d'Annunzio pour le Chèvrefeuille.
Demain dimanche.a 2 h. 1/4, première matinée
avec la même distribution que le soir.
Aux Bouffes-Parisiens. La première
nou-veauté que dormera le théâtre sera Son Bébé! comédie bouffeen 3 actes de M. Maurice Henne-quin (d'après la farce américaine Baby 7nine,.
Les principaux interprètes en seront Mlles
Mon-na Delza, Jane Saint-Bonnet, MM. Henry Rous-sell, Reschal et Max Dearly, à qui directeurs et auteur ont confié le soin de monter cet ouvrage. Cette pièce des plus gaies a obtenu en Améri-que et en Angleterre un nombre incalculable de
représentations. On répète tout doucement, car l'indéracinable Coup de téléphone poursuit
tou-jours sa fructueusecarrière, grâce à l'étincelante fantaisie de Maux Dearly.
Notre eacellent contre -e Edmond Stoullig nous
donne, aujourd'hui, la trente-huitième année de ses précieuses Annales du thédtre et de la musi-que. Dans une très brillante préface, M. Léon
Blum plaide avec la plus rare éloquence
et
le plus sur talent une cause qui lui est toutparti-culièrement chère: celle du Critique dramatique
du lendemain.
Théâtre des Arts. M. Irénée Mauger vientde
recevoir, pour être jouée très prochainement, au théâtre des Arts, une pièce en 3 actes intitulée
le Pasteur Fudèle, de notre confrèreJules Bateau.
L'Université des Annales rouvre ses portes
lun-di 17 courant, avec une conférence de M. Jean Richepin, de l'Académie française.
Au théâtre
Mont
A l'affiché, cettesemaine, Chéri.Bibi. drame tiré du roman de M.
Gaston Leroux. Tout contribue au succès juste-ment mérité de cette pièce: interprétation
par-faite, mise en scène de tout premier ordm. Tous les soirs, à 8 h. 1A- le dimanche, matinée à 2 h.
Location par téléphone 721-02.
Au théâtre des ('«obelins. L'Enfant du
ruis-seau,
le
drame de MM. Albert Lambert HFer-nand Mfiynet, va continuer sa hrillante carrière
an théâtre des Gobelins et ;ustifier de plus en
plus tout l'éloge que Davin de Champclos en a
fait dans son bel articleparu dans Comœdia du
lundi 10 novembre.Tous les soirs, à 3 h. 1/E; le
dimanche, matinée à 2 h. Location par
télé-phone b39-5t.
Au théâtre de Grenelle. La coquette salle du théâtre de Grenelle verra encore toute cette
se-maine un nombreux publie
venir
applaudir Mirka la Brune, le beau drame de M. OctaveBer-nard. Ce drame, interprété par des artistesaimés
du public, obtient de réels succès. Tous les son-s,
à h. 1/2 dimanche, matinée à 2 h. Location par téléphone 745-05.
Au théâtre de Belleville. La revue T'en as
imc. santé!, qui vient de remporter un véritable
triomphe au théâtre Montparnasse. \w prendre
possession de la scène du théâtre de Bellevilfe,
où, tous les soirs, à partir d'aujourd'hui samedi. auteurs et interprètes savoureront à nouveau la
joie des applaudissements. Tous les soirs, à
8 h. matinée le dimanche, il. 2 h.
SPECTACLES DIVERS.
Ce eoir
La Pie-qui-Chante. Revue, Un coup de
collier, Ch. Fallût.
Moulin-Rouge.
tout.
ma gosse, revueen tableaux.
< Moulin de la Chanson. A9 h. les
chansonniers Enthoven,Ferrôol,Marinier, Bastia.
w~~ Le Grand Escalier, avec la Redoute blanc et or, les Tuileries, les Pupilles de la garde, les Poupées, les Fées, toutes les incomparables mer-veilles de la Revuc des Folies-Bergère ce spec-taclc colossal, inouï, qui attire chaque soir te
Tout-Paris élégant aux Folies-Bergère, sera
éga-lement donné demain dimanche après midi, il
2 h. 1/2. Ce sera le clou des matinées.
~<» A
i
Wlhambra. Le spectacle d'Houdiniconstituerait une expérience terrifiante si l'on ne
connaissait l'adressa vraiment merveilleuse de Houdini est applaudi avec un fort bel
enthou-siasme qui est très méritéet. ce qui est tout aussi
merveilleux,c'est l'empressementque met la fou-le à venir l'applaudir.
Demain dimanche, en matinée, Houdini et
dé-buts de plusieurs attractions nouvelles.
Les matinées du Nouveau-Cirque. On ne
saurait trop insister pour rappeler que les luttes
et le mimodrame le Soup,ron n'ont lieu que le
soir, au Nouv^au-Citque.
M. Ch. Deb'iy
n'a
reculé en effet devant au.cun sacrifice pour élaborer un programme
spé-cialement réservé aux ramilles pour les
matinées
qui ont lieu les mercredis, jeudis, dimanches etjours fériés.
Les dieux s'en
vont.
Ils sontpartis. Mais
s'ils ont quitté l'Olmpe, c'est pour se retrouver
à
l'Olympia, où Io Palais de la Danse organisepour aujourd'hui samedi une nuit de gala avec
la délicieuse Bordoni et l'élégant Fred Pascal. Tous les professeurs de tango de Paris ont
pro-mis leur concours, et toutes les joties théâtreuses sont invitées.
»~~ Monsieur. Madame et Bébé, le plus
extra-ordinaire trio de chimpanzés du monde,
joue-ront, avec tous les créateurs, la revue
roui.
ma qosse!, demain dimanche, enmatins
>u•v»v> Bal
Tabarin
Décidément, ce joveuxéla-blissement est. le iieu de prédilection des nom-breux étrangers de passage à Paris. Tous les
soirs un public des plus sélects vient applaudir
les fameux Zaretzky et les French Cancans. Ce
soir, grande manifestation artistique, fête
galan-te (la danse à travers les Ages). Somptueux
cor-tége, grand défilé, char de la danse, d'Eve et du serpent, char du menuet, apothéose du tango.
Demain dimanche, matinée populaire à 2 h. 30. Le Coup de jou-H au Cirque d'Hiver. Le
théâtre contemporain n'a jamais rien produit
d'aussi gai que l'adaptation cinématographique
du
Coup de jouet, le célèbre 'audevilledeHenné-quin
et
Duvat, que donne en ce moment leCir-que d'Hiver-Cinéma Pathé.
Une émouvante comédie sentimentale, Sa mère,
figure également au programme, et les
artis-tes choristes et solistes du Cirque d'Hiver, prft» tent1leur concours à oes représentations.
cirque Medrano. Ce soir, débutes
d'Arnosi et ses animaux la famille Géni, jeux icarienset travail de perchesjaponaises Pepino,
clown
dresseur
les Modérais, manipulateurs,telles sont les grandes attractions,avec Rico et
Alex, dunseurs de tango tes écuyers, écuyères, clowns et augustes du cirque Medrano.
phone Central
Le
Coup de foue*. d'après le célèbre vau-(Ifiviîle de Hen.'iequinet
Ducal, joue par Prince;le BiV.-H de Inaervnt, vaudeville militaire les Cattés de l'Esca-ii-o-t, d'après l'œuvre célèbrede Georges Cotirteline de nombreuses vues en
cou-leurs et toutes les aci lalités. Semaine do gala au
Palais Rochechouart,56, boulevard Rochechouart. Métro Anvers.
Kursaal. C'est un immense éclat de rire, chanteurs et attractions rivalisant d'entrain et de
gai té. La tmnpe Osranis dans un sketch
burles-que: les Montkldos et- leurs perroquets dressés
-le professeur Georges, haute école comique;
Gos-set, Mars Moncey, florin, tous provoquent le
ri-m. Débuts de Femandex et dernières
représen-tations de Oliruis.
Musée Grévin. Toujourstrès gros succès
pour
le
magnifique lable.iu de Jeanne d'Arcre-présentant l'héroïnedans la cathédralede Reims, assistant au couronnementdu roi Charles VIf. Lé
public ne cesse d'affluer et de témoigner de son
admiration enthousiaste. Au cinématographe, lé
programme, incessamment renouvelé,comprend
notamment, cette semaine les Pagures, Cascade»
norvégiennes, les Verreries de Lunéville, etc.
•*•-» Jardin d'Acclimatation. Le théâtre du
Jardin d'Acclimatation donnera, demain diman-che, en matinée, l'Ecole des vieillards, comédiel en 5 actes d^ Casimir Delavigne.
Cet ouvrage sera précédé d'une conférence, pall
M. Porel. directeur du théâtre du Vaudeville. On
commencera
2 b. très précises.Prix des placés rez-de-chaussée, 2
francs
premier étage, 1 franc.LA HERSE.
LA
TEMPÉRATURE
La
journée d'hier,
14novembre
Région parisienne
éclaircies
lematin
et
température
moins élevéeaverses
ensuite,
baromètre
enbaisse
En
France, averses générales
ettemps
moins doux.
Vents
forts outrès
forts
del'ouest
sur
toutes les côtes.THERMOMÈTRE du
matin.
8°2A
2
9°5Minuit
D'autre part,
à
deuxheures
du soir, lethermomètre
marquaitIle
12° 11°6 7°2 -antes 13°Il-
go LeHavre.
goTemps probable
pour
aujourd'hui
Région
parisienne
éclaircies
et aversestempérature
peu élevëebaromètre
enhausse
auvariable.
En
France,
temps àaverses
etéclaircies
avec
température sensiblement la même,
vents très forts
du nord-ouest.BULLETIN
FINANCIER
Paris,
14novembre.
Sous l'influence des
premières
cotesde
Londres en
grande fermeté
sur
lesvaleurs
mexicaines et américaines notre marché
débute,
aujourd'hui, assez animé et
enamé-lioration
quasi générale.Par
lasuite,
la rô-ponse desprimes
dequinzaine
pèsequelqua
peu
sur
lescours
decertaines valeurs,
mais
dans
l'ensemble, laclôture s'opère
endis-positions
soutenues,
lesbaissiers
ayant
bien voulu faire
trêve
en nerééditant pas
leurs manœuvres
de laséance précédente.
Nous ne
perdons rien
pourattendre,
ilsre-viendront certainement sous
peu àla charge.
Du côté des
places étrangères,
Berlinet
Vienne
restent
en bonnestendances.
Saint-Pétersbourg est
plus calme.Notre
3 finità
87 15contre
87 25.Les
achats
desCaisses
ont portésur
39.000fr,
derente
au comptant.Aujourd'hui doit
être
déposésur
lebu-reau
dela
Chambre leprojet
d'emprunt ilsera
dutype
3perpétuel
aumontant
de 1.300millons,
gagépar
leproduit
de lataxe
successorale
de 72 millions etamortissable
au
moyen derachats
en bourse.Dans le groupe des fonds
étrangers,
leTurc
progresse
à nouveaujusqu'à
87 35, le Serbe se consolide à 82 50.Reprise
del'Ex-térieure à
91 20.Russes
alourdis le Conso-lidéà
92 20, le 1891 à 75 42, le 1906à
102 95.Seul, le 1909 se
raffermit
à 100 20.Parmi
lesétablissements
de crédit,la
Banque de
Paris
savance à
1730, leLyon-nais
à l'UnionParisienne
il. 1075.Cré-dit Mobilier634. Banque
Privée
fermeà
430.En sociétés
étrangères,
la BanqueOtto-mane
regagne
une fractionnotable
à 648, de même la Nationale r1u Mexiqueà 618.Grands chemins
fiançais sans
beaucoup d'animation.Lignes Espagnoles
toujours
nn peuhési-tantes.
Le Nord-Espagne cote 462, leSara-gosse 442, les Andalous 310.
Valeurs
detraction non
loin deleur
clô-ture
de la veille, soit le Métroà
617,l'Omni-bus à
634, la Thomson à 761.Electriques
bien tenues.Dans le
compartiment industriel russe,
la
Sosnowiceest
enavance à
1510,Briansk
1 se
retrouve à
492,Prowodnick
à
566,cette
dernière en bonneorentation.
Le Rioouvre
à 1844 et finit
à
1847contre
1840. Cuivre 1/4 de hausse.En Banque, les mines
d'or
Sud-Africai-nesreproduisent exactement leurs cours
précédents, soit la Goldfields 53 75,la
Rand.
Mines
l'East-Rand
53 25.La De
Beers après
s'être
avancée à
473est
finalement
ramenée à
467 50.Métallurgiques
russes en
légère dépres-sion. La Maltzofest
la plus éprouvée à 810.Hartmann vaut
673, lePlatine
679.Grande
fermeté
descuprifères, parmi
les-quelles la Chino
s'améliore
à 208, la Rayà
98 50, l'Utahà
264. De son côté,la
Coro-Coro semaintient aisément vers
22.Caoutchoutieres
sans changement
appré-ciable.
Aux
valeurs
de pétrole, laRussian
Oilest
activement traitée
à 53 50. Aucomptant, la
Colombiaa
valu 2800et
2850, l'Omnium 910et 920.