Cours de Terminale S / Suites
E. Dostal juillet 2014
1 Suites 2
1.1 Notion de Suites . . . 2
1.2 Suites arithm´etiques et suites g´eom´etriques . . . 2
1.3 La d´emonstration par r´ecurrence . . . 3
1.4 Comportement global d’une suite . . . 4
1.5 Techniques d’´etude de la monotonie d’une suite . . . 5
1.6 Techniques pour prouver qu’une suite est major´ee (ou minor´ee ou born´ee) . . . 7
Chapitre 1
Suites
1.1
Notion de Suites
D´efinition 1 Une suite num´erique est une fonction de N dans R, d´efinie `a partir d’un certain rang n0 ∈ N
Remarques :
– La notation (Un) d´esigne la suite en tant qu’objet math´ematique, et Und´esigne l’image de l’entier
n (appel´e aussi terme d’indice n de la suite (Un)). Certaines suites ne sont d´efinies qu’`a partir d’un
certain rang.
– Une suite est donc d´efinie sur un intervalle du type [[n0, +∞[[. On note dans ce cas (Un)n≥n0
Exemples : Un= 1 n d´efinie pour n ∈ N ∗ Un= √ n − 5 d´efinie pour n ≥ 5
Il faut comprendre qu’il y a de multiples fa¸cons de d´efinir une suite. Nous en rencontrerons princi-palement de deux types. Celles qui sont d´efinies par une relation de r´ecurrence et la donn´ee de un ou plusieurs termes initiaux comme par exemple Un+2= Un+1+ Un et U0 = 0 ; U1= 1 (Suite de Fibonacci).
Et celles d´efinies de mani`ere explicite “en fonction de n” comme les exemples pr´ec´edents.
Illustration : Un=
√
n d´efinie pour n ∈ N Un= f (n)
1.2
Suites arithm´
etiques et suites g´
eom´
etriques
D´efinition 2 On dit qu’une suite (un) est arithm´etique s’il existe un nombre r´eel r tel que
pour tout n ∈ N,
un+1= un+ r
r est appel´e la raison de la suite.
Proposition 1 Soit (un) une suite arithm´etique de raison r.
Proposition 2 Poour tout entier naturel m et tout entier naturel p non nul, la somme Sp = Um+ ... + Um+p−1 de p termes cons´ecutifs d’une suite arithm´etique (Un) est :
Sp= p
Um+ Um+p−1
2 Autrement dit,
S = nombre de termes premier terme + dernier terme 2 Cas particulier : n X k=1 k = n n + 1 2
D´efinition 3 On dit qu’une suite (un) est g´eom´etrique s’il existe un nombre r´eel q tel que
pour tout n ∈ N,
un+1= un× q
q est appel´e la raison de la suite.
Proposition 3 Soit (un) une suite g´eom´etrique de raison q.
∀m ∈ N et ∀p ∈ N, Um = Up× qm−p
Proposition 4 Pour tout entier naturel m et tout entier naturel p non nul, la somme Sp =
Um+ ... + Um+p−1 de p termes cons´ecutifs d’une suite g´eom´etrique (Un) de raison q 6= 1 est :
Sp = Um
1 − qp 1 − q
Autrement dit,
S = premier terme ×1 − raison
nombre de termes
1 − raison
1.3
La d´
emonstration par r´
ecurrence
Consid´erons la suite (Un) d´efinie pour tout n ∈ N, par :
Un+1= 2Un+ 1
U0= 0
Cette suite est d´efinie par r´ecurrence. On souhaite en obtenir une d´efinition fonctionnelle si cela est possible.
En calculant les premiers termes, on conjecture :
pour tout n ∈ N, Un= 2n− 1
Comment confirmer, par une d´emonstration, la propri´et´e conjectur´ee ci dessus ? Notons P la propri´et´e d´efinie pour n ∈ N, par :
P (n) : Un= 2n− 1
Supposons un instant, que pour un certain entier n, on ait effectivement la propri´et´e P (n). Alors on aurait :
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Ce qui est P (n + 1)
Autrement dit, si la propri´et´e est vraie `a un certain rang n alors elle l’est ´egalement au rang suivant. On dit que la propri´et´e P est h´er´editaire.
Faisons un bilan. On a v´erifi´e que la propri´et´e est vraie au rang n = 0, 1, 2, 3, 4 et 5. (On dit que la propri´et´e P est initialis´ee). Mais comme elle est h´er´editaire, elle sera vraie encore au rang n = 6, puis au rang n = 7 etc... Si bien que notre propri´et´e est vraie `a tout rang.
Nous venons de faire un raisonnement par r´ecurrence
Axiome 5 Soit P une propri´et´e d´efinie sur N ( ou un intervalle I de N) Si :
– La propri´et´e est INITIALISEE `a un certain rang n0 (C’est `a dire P (n0) est vraie)
– La propri´et´e est HEREDITAIRE `a partir du rang n0 ( C’est `a dire : pour tout n ≥ n0,
P (n) ⇒ P (n + 1)) Alors :
La propri´et´e est vraie `a tout rang plus grand que n0.
Histoire : C’est Pascal (1623-1662, fran¸cais) qui, dans son Trait´e sur le triangle arithm´etique, ´
enon¸ca, pour la premi`ere fois, le principe de raisonnement de r´ecurrence.
Remarques :
1) Il existe un autre principe de r´ecurrence appel´e principe de r´ecurrence forte. On proc`ede `a l’´etape d’initialisation, puis dans l’´etape d’h´er´edit´e, on suppose non pas que la propri´et´e est vraie pour un certain entier naturel n mais que la propri´et´e est vraie pour tous les entiers naturels inf´erieurs ou ´egaux `
a n, et on d´emontre alors qu’elle est vraie au rang n + 1 .
2) Attention, il ne faut pas oublier l’´etape d’initialisation : une propri´et´e h´er´editaire mais non initialis´ee peut n’ˆetre vraie pour aucun entier naturel.
1.4
Comportement global d’une suite
1.4.1 Suites major´ees - minor´ees - born´ees
D´efinition 4
– Une suite (Un) est major´ee lorsqu’il existe un r´eel M tel que Un≤ M pour tout entier n.
– Une suite (Un) est minor´ee lorsqu’il existe un r´eel m tel que m ≤ Un pour tout entier n.
– Une suite est born´ee si elle est `a la fois major´ee et minor´ee.
Remarques :
1) Une suite (Un) est born´ee ssi il existe une r´eel positif M tel que |Un| ≤ M pour tout entier naturel n.
(`a demontrer)
1.4.2 Sens de variation d’une suite
D´efinition 5 Soit (Un) une suite de nombres r´eels.
– La suite (Un) est croissante (`a partir du rang n0) lorsque Un≤ Un+1 pour tout entier n ≥ n0.
– La suite (Un) est d´ecroissante (`a partir du rang n0) lorsque Un ≥ Un+1 pour tout entier
n ≥ n0.
– La suite (Un) est monotone (`a partir du rang n0) lorsqu’elle est croissante ou d´ecroissante `a
partir du rang n0.
– La suite (Un) est stationnaire s’il existe un entier n0 tel que Un = Un+1 pour tout entier
n ≥ n0.
– La suite (Un) est constante lorsque Un = Un+1 pour tout entier n du domaine de d´efinition
de (Un)
Remarque :
1. Pour comprendre la nuance entre une suite stationnaire et une suite constante, donnons un exemple. Notons E la partie enti`ere d’un r´eel et (Un) la suite d´efinie, pour n ∈ N∗, par :
Un= E(
1 n)
2. Il existe des suites qui sont ni croissantes, ni d´ecroissantes. Par exemple : Un= (−1)n.
3. Contrairement aux fonctions de la variable r´eelle, on ne d´efinit le sens de variation d’une suite que sur des intervalles de la forme [[n0, +∞[[, ce qui se passe sur les premiers termes reste ici anecdotique.
Th´eor`eme 6 Soit (Un) une suite arithm´etique de raison r.
– La suite (Un) est strictement croissante ssi r > 0
– La suite (Un) est strictement d´ecroissante ssi r < 0
– La suite (Un) est constante ssi r = 0
Th´eor`eme 7 Soit q un r´eel non nul
– La suite (qn) est strictement croissante ssi q > 1 – La suite (qn) est strictement d´ecroissante ssi 0 < q < 1 – La suite (qn) est constante ssi q = 1
– La suite (qn) n’est pas monotone si q < 0
Th´eor`eme 8 Soit (Un) une suite g´eom´etrique de raison q.
– Si q > 0 et U0> 0 alors la suite (Un) a le mˆeme sens de variation que la suite (qn).
– Si q > 0 et U0< 0 alors la suite (Un) a le sens de variation contraire de la suite (qn).
– Si q = 0 alors la suite est stationnaire `a partir du rang 1, voir constante si U0 = 0.
– Si q < 0 alors la suite (Un) n’est pas monotone.
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1.5.1 Technique fonctionnelle
Th´eor`eme 9 O`u l’on utilise le sens de variation de la fonction associ´ee
– Soit (Un) la suite d´efinie par Un = f (n) o`u f est une fonction d´efinie sur un intervalle du
type [a; +∞[ o`u a ∈ R.
– Si la fonction f est monotone sur [a; +∞[ alors la suite (Un) est monotone sur [[E(a)+1; +∞[[
et poss`ede le mˆeme sens de variation que f .
D´emonstration Cas ou f est croissante sur [a; +∞[ (les autres cas se prouvent de mani`ere analogue) Soit n ∈ [[E(a) + 1; +∞[[, comme f est croissante sur [E(a) + 1; +∞[ , on a alors :
Un+1− Un= f (n + 1) − f (n) ≥ 0
Donc (Un) est croissante sur [[E(a) + 1; +∞[[
De mˆeme la stricte monotonie de f entraine celle de (Un)
Exemple 1
Etudier les variations de la suite (Un) d´efinie , pour n ∈ N, par :
Un=
2n2+ 1 n2+ 5
1.5.2 Techniques alg´ebriques
C’est l’utilisation pure et simple de la d´efinition
(Un) est croissante `a partir du rang n0 ⇔ pour tout n ≥ n0 on a Un+1− Un≥ 0
Exemple 2
Un= 2n + sin(n)
Variante :
Soit (Un) une suite `a termes strictements positifs.
Si pour tout entier n, Un+1 Un
≥ 1 alors (Un) est croissante.
Si pour tout entier n, 0 < Un+1 Un
≤ 1 alors (Un) est d´ecroissante.
Exemple 3
Un=
2n
n2 pour n ≥ 1
Exemple 4
Cas d’une suite d´efinie par une somme :
Un= n X k=1 1 k2 pour n ∈ N ∗
1.5.3 Technique par r´ecurrence
pratique pour les suites du type Un+1= f (Un)
Exemple 5
Soit (Un) la suite d´efinie par :
Un+1=
√ Un
1.6
Techniques pour prouver qu’une suite est major´
ee (ou minor´
ee ou
born´
ee)
1.6.1 Technique alg´ebrique
Manipulation d’in´egalit´es
Exemple 6 : Un= (−1)n+ sinn n2 pour n ∈ N ∗ Exemple 7 Un= n X k=1 1 k2 pour n ∈ N ∗
Montrer que (Un) est major´ee par 2.
Exemple 8 Un= n X k=0 1 k!
o`u pour k ∈ N∗ on a k! = 1 × 2 × 3 × ... × k (factorielle de k) et par convention 0! = 1 Montrer que (Un) est major´ee par 3.
1.6.2 Technique fonctionnelle
Exemple 1 :
Un=
2n2+ 1 n2+ 5
1.6.3 Technique par r´ecurrence
Exemple 1 :
Un+1=
p
E. Dostal - 2014 CHAPITRE 1. SUITES
1.7
Comportement asymptotique d’une suite
1.7.1 Suites convergentes
D´efinition 6 Suite convergente
– On dit qu’une suite converge (ou admet une limite finie) lorsqu’il existe un r´eel l tel que : tout intervalle ouvert I centr´e en l contient tous les termes de la suite `a partir d’un certain rang
– Lorsque (Un) converge vers l, on note alors : l = lim n→+∞Un
– Une suite non convergente est appel´ee suite divergente
En formulant diff´erement cette d´efinition, on obtient plusieurs variantes toutes ´equivalentes : (Un) converge lorsqu’il exite un r´eel l tel que :
1. Tout intervalle I =]l − ε; l + ε[(ε ∈ R∗+) contient tous les termes de la suite `a partir d’un certain
rang
2. Pour tout r´eel ε ∈ R∗+, il existe un rang N `a partir duquel tous les Un v´erifient Un∈]l − ε; l + ε[
3. Pour tout r´eel ε ∈ R∗+, il existe un rang N tel que pour tout indice n, on ait :
n ≥ N ⇔ |Un− l| < ε
Graphiquement, cela se traduit ainsi :
Quelle que soit la largeur de la bande horizontale choisie, il existe un rang (ou un indice) `a partir duquel tous les points de la repr´esentation graphique de la suite sont situ´es dans cette bande.
Sur cet exemple, le graphique permet de conjecturer que la suite (Un) converge vers
3
2 ce que le th´eor`eme des gendarmes confirmera.
Proposition 10 Unicit´e de la limite
Histoire : Cantor (1845 - 1918, allemand) a utilis´e les suites pour ´elaborer une construction rigoureuse et d´efinitive des nombres r´eels, d´ej`a entreprise par M´eray (1835 - 1911, fran¸cais). Un nombre apparaˆıt comme la limite d’une suite de nombres rationnels.
Proposition 11
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Exercice
Soit (Un) une suite born´ee et (Vn) une suite convergeante vers 0.
D´emontrer que la suite (UnVn) converge vers 0.
Th´eor`eme 12 Th´eor`eme d’encadrement ou des “gendarmes”
Soient (Un) , (Vn) et (Wn) trois suites telles que :
• A partir d’un certain rang : Un≤ Vn≤ Wn
• (Un) et (Wn) convergent vers le mˆeme r´eel l.
Alors (Vn) converge vers l.
(d´emonstration admise)
Exemples :
1. D´eterminer la limite de la suite (Vn) d´efinie par : Vn=
3n + 5 ∗ (−1)n 2n
2. D´eterminer la limite de la suite (Un) d´efinie par : Un=
√ n2+ 1
n pour n ≥ 1
Th´eor`eme 13
– Toute suite croissante et major´ee converge. – Toute suite d´ecroissante et minor´ee converge d´emonstration admise (hors programme)
Applications :
• La suite (Un) d´efinie par Un = n
X
k=1
1
k2 pour n ∈ N
∗, pour n ≥ 1 est croissante et major´ee donc
convergente. (sa limite est difficile `a d´eterminer, elle vaut π
2
6 • La suite (Un) d´efinie par Un=
n
X
k=0
1
k! est croissante et major´ee donc convergente. On montrera que sa limites est irrationnelle. (Nombre e qui sera d´efini ult´erieurement)
Proposition 14 Soit (Un) une suite de r´eels d´efinie dans N convergente vers l.
– Si (Un) est croissante, alors pour tout n ∈ N , Un≤ l
1.7.2 Limite infinie en l’infini
D´efinition 7 Suite divergente vers +∞
On dit qu’une suite diverge vers +∞ lorsque tout intervalle ouvert du type ]A; +∞[ (o`u A > 0) contient tous les termes de la suite `a partir d’un certain rang.
En formulant diff´eremment cette d´efinition, on obtient plusieurs variantes toutes ´equivalentes :
(Un) diverge vers +∞ lorsque :
1. Pour tout A ∈ R∗+, l’intervalle ]A; +∞[ contient tous les termes de la suite `a partir d’un certain
rang.
2. Pour tout A ∈ R∗+ il existe un rang N tel que pour tout indice n, on ait : n ≥ N ⇒ Un> A
On d´efinit de mˆeme la divergence vers −∞ `a l’aide d’intervalles du type ] − ∞; A[
Proposition 15 Toute suite croissante et non major´ee diverge vers +∞
d´emonstration :
Quelques limites de r´ef´erences :
lim n→+∞ 1 n = 0 n→+∞lim 1 n2 = 0 n→+∞lim √ n = +∞ lim n→+∞n 2 = +∞
(d´emonstration hors programme)
Exemples :
1. Divergence vers +∞ de la s´erie harmonique Hn= n
X
k=1
1 k
2. Etudier la limite de la suite (Un) d´efinie par Un=
3n2− 2n + 4 4n2+ 1
3. Autres cas de divergence Un= (−1)n
4. D´emontrer que les suites (sinn) et (cosn) divergent
Th´eor`eme 16 Soient (Un) et (Vn) deux suites telles que : pour tout n, Un≤ Vn
• Si (Un) diverge vers +∞ alors (Vn) aussi.
E. Dostal - 2014 CHAPITRE 1. SUITES
Exemples :
1. Etudier la limite de la suite (Un) d´efinie pour tout n ∈ N par : Un= 2 cos n + 3 · (−1)n− 3n
2. Etudier la limite de la suite (Un) d´efinie pour tout n ∈ N par : Un= n4(cos n − 2)
3. l’affirmation “une suite qui diverge vers +∞ est n´ecessairement croissante est-elle vraie ?
1.7.3 Th´eor`emes d’op´erations
Les tableaux suivants rassemblent les th´eor`emes d’op´erations, admis, relatifs aux suites.
Th´eor`eme 17 Limite d’une somme
Si (Un) a pour limite l l l +∞ −∞ +∞
et si (Vn) a pour limite l0 +∞ −∞ +∞ −∞ −∞
alors (Un+ Vn) a pour limite l + l0 +∞ −∞ +∞ −∞ F.A.D.
Th´eor`eme 18 Limite d’un produit
Si (Un) a pour limite l l 6= 0 ∞ 0
et si (Vn) a pour limite l0 ∞ ∞ ∞
alors (UnVn) a pour limite ll0 ∞ ∞ F.A.D.
Comprendre dans ce tableau, qu’il faudra en plus une ´etude des signes pour d´eterminer `a quel ∞ on a affaire.
Th´eor`eme 19 Limite d’un quotient
Si (Un) a pour limite l l ∞ ∞ l 6= 0 ∞ 0 et si (Vn) a pour limite l0 6= 0 ∞ l0 6= 0 ∞ 0 0 0 alors (Un Vn ) a pour limite l l0 0 ∞ F.A.D. ∞ ∞ F.A.D.
En particulier, lorsque le d´enominateur tend vers 0, il sera important d’en d´eterminer le signe afin de savoir si on obtient finalement +∞ ou −∞.
1.7.4 Suites arithm´etiques et g´eom´etriques
Th´eor`eme 20 Soit (Un) une suite arithm´etique de raison r
• Si r > 0 alors la suite (Un) diverge vers +∞
• Si r < 0 alors la suite (Un) diverge vers −∞ • Si r = 0 alors la suite converge vers U0
Th´eor`eme 21 Pour tout r´eel a positif et quelque soit l’entier naturel n,
(1 + a)n≥ 1 + n a
Th´eor`eme 22 Soit q un r´eel non nul,
• Si −1 < q < 1 alors la suite (qn) converge vers 0.
• Si q = 1 alors la suite (qn) est constante et ´egale `a 1.
• Si q > 1 alors la suite (qn) diverge vers +∞.