• Aucun résultat trouvé

La société de statistique d'Irlande

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "La société de statistique d'Irlande"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

J OURNAL DE LA SOCIÉTÉ STATISTIQUE DE P ARIS

La société de statistique d’Irlande

Journal de la société statistique de Paris, tome 60 (1919), p. 172-173

<http://www.numdam.org/item?id=JSFS_1919__60__172_0>

© Société de statistique de Paris, 1919, tous droits réservés.

L’accès aux archives de la revue « Journal de la société statistique de Paris » (http://publications-sfds.math.cnrs.fr/index.php/J-SFdS) implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions). Toute uti- lisation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infrac- tion pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la pré- sente mention de copyright.

Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques

http://www.numdam.org/

(2)

V

V A R I É T É S

LA SOCIÉTÉ DE STATISTIQUE D'IRLANDE

Comme la Société royale de Londres, la Société de Statistique de Dublin est une sœur aînée de la nôtre : elle date de 1847 et son premier président fut le professeur Hancock. Par un rare privilège elle a trouvé dans son berceau une véritable fortune.

En 1848, un riche industriel de Dublin, John Barrington lui laissa par testament une somme considérable, dont les intérêts accumulés pendant douze années o*it produit un revenu de 4.000 livres (100.000 francs). Quelle société de statistique ne serait pas jalouse d'une telle libéralité !

Ce legs devait, d'après l'intention du testateur, être consacré à des conférences (Lectures) sur l'économie politique qui seraient données dans les villes et villages d'Irlande, sous la condition expresse que toute préoccupation politique ou religieuse en seraient exclues. Ces conférences, les Barrington Lectures n'ont pas cessé depuis cette époque.

En 1850, avait été fondée en Irlande la «Société d'enquêtes sociales»; elle ne tarda pas à fusionner avec la Société de Statistique (en 1855), qui devint dès lors la Statis- tical and Social Inquiry Society, qui elle-même s'adjoignit une filiale, la Social Inquiry Society, de Belfast.

Au début de son existence, la Société de Statistique de Dublin avait publié les différentes communications faites par ses membres, mais c'étaient des brochures sé- parées. A partir de 1855, ces communications parurent dans un recueil périodique : le

Journal of the Statistical and Social Inquiry of Ireland.

A partir de 1850, la Société commence à constituer sa bibliothèque; elle s'augmente, en 1877, par un legs de Sir Thomas Larcom. Ce legs avait une importance unique : c'était plus de 500 volumes dont 142 de documents relatifs à la situation sociale et économique de l'Irlande. Parmi ceux-ci figurent beaucoup de lettres d'hommes d'État anglais qui furent en correspondance avec Sir Thomas Larcom, notamment Robert Peel, Russell, Gladstone, etc. Le logement de cette bibliothèque ne fut pas sans causer à nos collègues de Dublin des soucis que nous connaissons bien. Une partie des livres, plus du tiers — ceux qui avaient trait plutôt à l'histoire générale qu'à la statistique — ont été récemment remis à la Bibliothèque nationale d'Ir- lande (1918).

Mais, il y a plus de cinquante ans, la question de la bibliothèque avait provoqué-un essai de fusion de la Société de Statistique avec la Société Royale (académie) de

(3)

-

173

-

Dublin. Il échoua surtout à propos de l'admission des ferhmes que demandait la So- ciété de Statistiquo et ce fut l'occasion pour cette Société d'arrêter de nouveaux statuts en 1862. Dorénavant, la Société pouvait s'intéresser à toutes les questions de la science sociale; elle admettait des femmes comme associées; elle prenait le nom de Stalikical and Social hiquiru, non plus de Dublin, mais d'Irlande; elle répartis- sait l'objet de ses études en trois departments : 1° jurisprudence et réformes dans la législation ; 2° science sociale (y compris l'éducation, l'économie politique) ; 3° hygiène.

L'objectif de nos confrères irlandais est donc plus complexe que le nôtre par la raison bien simple que leur société répond à ce que sont chez nous la Société de Sta- tistique et la Société d'Économie politique, pour le moins. Mais l'essentiel n'est pas là, et les mots importent peu. Par ses travaux et ses publications depuis près de trois quarts de siècle, notre sœur ainée de Dublin est demeurée fidèle à sa belle devise : Our pôle star is trutfr, « Notre étoile polaire est la vérité. «

P. M.

Références

Documents relatifs

L’ouverture et l’accès aux données de santé notamment génomiques pour la recherche doivent être conditionnés à des pratiques déontologiques très strictes : exiger des

GSt  : Les plus jeunes du comité de rédaction de Statistique et Société, dont je fais partie, t’ont connu d’abord au contact de ton manuel publié chez Technip

Au contraire, celles que nous vous livrons dans le dossier de ce numéro montrent le grand intérêt des détours que la statistique et les probabilités ont pris dans ce

Le but de Statistique et société est de montrer d’une manière attrayante et qui invite à la réflexion l’utilisation pratique de la statistique dans tous les domaines de la vie,

L’article 21 modifie l’article 10 de la loi du 6 janvier 1978 afin d’étendre les cas dans lesquels, par exception, une décision produisant des effets juridiques à l’égard

L'historien doit dans un même mouvement : invoquer contre les interprétations historiennes concurrentes un simple argument d'autorité (recours à Marx comme théoricien

l’existence d’une stratégie « science et société » pluriannuelle dans les établissements d’ESRI pour faire émerger un réseau d’initiatives adossé aux sites

Professeur émérite à l’université Toulouse III Paul Sabatier Laboratoire de recherche en sciences. végétales UMR CNRS 5546 / université Toulouse III