A NNALES DE L ’I. H. P., SECTION B
M ARC M ALRIC
Filtrations browniennes et balayage
Annales de l’I. H. P., section B, tome 26, n
o4 (1990), p. 507-539
<http://www.numdam.org/item?id=AIHPB_1990__26_4_507_0>
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Filtrations browniennes et balayage
Marc MALRIC Laboratoire de Probabilités Université Pierre et Marie Curie Tour 56, Couloir 56-66, 3e étage 4, Place Jussieu 75252 Paris cedex 05, France
Vol. 26, n° 4, 1990, p. 507-539. Probabilités et Statistiques
RÉSUMÉ. Si A est une matrice n x n à coefficients
réels,
et si(Xt, t
>0)
est un mouvement brownienn-dimensionnel,
M. Yor aconjecturé
quela filtration de
MA
=(t
>0)
est celle d’un mouvement brownienk-dimensionnel,
pour un certain k. J. Auerhan et D.Lépingle
ont
prouvé
cetteconjecture lorsque
A est sous-normale. Dans cetravail,
denouveaux cas sont traités à l’aide du
balayage
desmartingales continues,
et il est montré que la
conjecture
est vraie pour n 3.ABSTRACT. - M. Yor has
conjectured
that if A is an n x n matrix with real-valuedcoefficients,
and(Xt, t
>0) is
an n-dimensional Brownianmotion,
then the filtration ofMA
=(t > 0)
is that ofa k-dimensional Brownian
motion,
for someinteger
k. J. Auerhan andD.
Lépingle
haveproved
theconjecture
to be true when A is subnormal.In his paper,
martingale balayage
is used to treat further cases, and theconjecture
is shown to hold for n 3.Mots clés : mouvement brownien, balayage, filtration, valeurs propres
Classification A.M.S : Primary : 60 J 65, 60 J 55. Secondary : 60 H 05, 60 G 44
Annales de l’Institut Henri Poincaré = Probabilités et Statistiques -
024~
INTRODUCTION
A la base de ce
travail,
se trouve l’idée(bien
vague!) qu’une
filtrationbrownienne doit
pouvoir
se laisser enrichir par la filtration naturelle de certains processus associés sansperdre
son caractère brownien.L’exemple
surlequel
cette idée repose est bien connu :la filtration de mouvement Brownien
réfléchi,
enrichie par celle desgn(B)
donne la filtration de B.De là à
envisager
la situation en dimensionsupérieure
ouégale
à2,
et àenrichir la filtration des valeurs absolues des
composantes
du mouvement brownienn-dimensionnel(1)
X par la filtration dessignes
desproduits
2à 2 des
composantes
deX,
iln’y
aqu’un
pas.Franchir ce pas demande la construction d’un
MB(n) qui engendre
lafiltration enrichie.
Mais
alors, pourquoi
ne pas travailler directement sur lestrajectoires
du
MB(n)
initial X ?Cette
idée, qui
meparaissait
asseznaturelle,
n’est pas trèsclassique.
Aussi convient-il de commencer
simplement
en dimension 2.Dans ce cas, le mouvement brownien recherché est
plus
facilementaccessible : on construit d’abord un processus
générateur, qui
se révèleêtre un
MB(2),
transformé duMB(2)
initial parbalayage.
Rappelons,
à ce propos, la formule debalayage
d’Azéma - Yor dessemi-martingales
continues(voir,
parexemple, [5]) :
Pour toute
semi-martingale
continue(Yi)
et tout processusprévisible
borné
( Zt )
on a :n ’f
En
particulier,
si est unemartingale
localecontinue,
il en est de mêmede
Et voilà le secret de la transformation
trajectoire
partrajectoire
d’unemartingale
continue : lebalayage...
Ensuite,
en dimensionsupérieure
à2,
on balaie à nouveau et onprocède
par récurrence.
On obtient ainsi au
paragraphe
1 duchapitre
1 que toutes les filtrationsquadratiques entières,
à savoiri, j n),
sont browniennes decaractéristique
n.Dans les
paragraphes
suivants duchapitre I,
on se sert des filtrationsquadratiques
entières comme«building
blocks» afin de construire des filtrations browniennesplus
élaborées : les filtrationsquadratiques
déterminantes. ‘
~ Nous écrirons par la suite, en abrégé
à4B(n )
Annales de l’Institut Henri Poincaré - Probabilités et Statistiques
Il est
temps
d’en venir àl’origine
de cetravail, qui
est l’étude des filtrationsquadratiques
browniennes de M. Yor[4] :
M. Yor
[4]
a étudié lesmartingales M.A
= où X est unMB(n)
et A une matrice carrée d’ordre n, et émet laconjecture
que toutemartingale MA
a une filtration propre brownienne.J. Auerhan et D.
Lépingle [1]
montrent ensuite que laconjecture
deM. Yor est vérifiée
lorsque
A est normale mais lacomplexité
del’expression
de la
caractéristique
deMA
les font douter de la validitégénérale
de laconjecture.
Dans le
présent travail,
les filtrationsquadratiques permettent
d’abor- der laconjecture
par le côté« général »
de la matrice A et non par le côtéparticulier.
Ainsi,
auchapitre II,
onmontre que
laconjecture
de M. Yor est vérifiéedès que les valeurs propres de AA sont deux à deux distinctes. Dans la
suite,
ongénéralise
enreprenant
l’idée essentielle de J. Auerhan et D.Lépingle :
lasymétrisation.
On obtient ainsi la validité de la
conjecture
pour les dimensions1,
2 et3.
Au
chapitre IV,
l’étude des filtrationsMA
estreprise
en dimension 4.On constate ici la
complexité
croissante des casparticuliers. Néanmoins,
toutes les filtrations sauf
peut-être
une, sont browniennes.La filtration isolée est
étudiée,
et sesgénérateurs précisés.
C’est unefiltration du
type
de celle du processus de l’aire deLévy ;
est-elle brow- nienne ?Au
chapitre III, je reprends
l’étude des filtrationsquadratiques
limitéejusque
là aux filtrationsquadratiques (|Xi|)-déterminantes.
On obtientassez
rapidement
le résultatcomplet :
toute filtrationquadratique
estbrownienne.
En
conclusion, je
remercie très vivement M. Yorqui
m’apermis
parses nombreux
conseils, suggestions
etcritiques
de réaliser ce travail. Je remercie aussi T. Jeulin et D.Lépingle
pour le soinqu’ils
ont bien vouluprendre
à la lecture de monmanuscrit,
et pour leurs remarques trèsprécieuses.
I. FILTRATIONS
QUADRATIQUES
(|Xil)-DÉTERMINANTES
1)
Préliminaires et notationsDans tout ce
travail, P) désigne
un espaceprobabilisé
filtrévérifiant les conditions
habituelles,
surlequel
est défini un mouvementbrownien à valeurs dans IRn X = issu de 0.
Soit Z un processus .~-mesurable à valeurs réelles ou
vectorielles ;
onnote
~’(Z)
sa filtrationnaturelle,
renduecomplète
et continue à droite. On notera~In = ~l, 2, ... , n~
et pour tout i ENn, 91
=sup~s t, Xs
=0~ ;
pour tout I C
Nn, 9t l
=sup{s t, Il Xs
=0}
=sup git.
iEI
iEIDÉFINITION : Soit K C
~) n ~
onappelle
filtrationquadratique
associéeà K la filtration
.~’X (2, K) _ (i, j)
EK).
En
particulier
si K =On, diagonale
deN;, .~’X {2, On)
et la filtration des valeurs absoluesn) ;
si K =N;,
on note lafiltration
quadratique
entière.2)
Filtrationsquadratiques
entièresRappelons qu’en
dimension1, .Î ’~ {2,1)
est la filtration duMB{1 ) réfléchi qui
estengendrée par sgn (Xs)dXs, puis
abordons le casn = 2 par la remarque suivante :
On a alors le
LEMME 1.1 :
.~(2, 2) _ X Y),
avec, pour tout t E(~+ :
De
plus, (YX, X Y)
est unMB(2) .
Preuve : On sait que
P-p.s.
X et Y n’ont pas de zéro commun(sauf O!)
Probabilités
où
V± (a) désigne
levoisinage
à droite de a, a exclu.Donc, ~X
etXy
sont.~X (2, 2)-adaptés.
’
Réciproquement,
=( X ~ ,
etIX YI
tandis queOn en
conclut, puisque g!XI
=et gY
=g!YI
= que :d’où l’identité des deux filtrations.
Montrons enfin que est un
BM(2).
C’est une
conséquence
de la formule debalayage
d’Azéma-Yor : eneffet, d’après
cetteformule, puisque sgn(Y)
est un processusprévisible,
on a :Ainsi, Xy
etYX.
sont desmartingales
localescontinues,
et l’on a :Ceci
permet
de conclure parapplication
du théorème deLévy-Itô.
DRemarques :
Le cassimple
de la dimension 2permet
dedégager
lesméthodes intervenant dans cette
question.
On notera enparticulier
letraitement
trajectoriel
desproblèmes
de mesurabilité.Il
s’agit
maintenant degénéraliser l’emploi
de ces méthodes au cas desdimensions
supérieures,
cequi
n’est pas immédiat.C’est ainsi
qu’on s’aperçoit rapidement
de l’insuffisance duBM(n) (en
convenant que =Xl),
mouvement brownienqui
convenait en dimension 2.
Pour
plus
decommodité,
nous posonsN~
=~0,1, 2,
...,N~,
et nous
rappelons
que : VK CNN, gK
= VgXit
Z est le dernier zéro deiEK
Il
X’ avant t.iEK
Nous
désignons
parséquence
d’excursion de Xprécédant t
toute suitefinie aléatoire
(nr,
telle que :to
= no estl’unique
entier nonnul vérifiant = 0.
Pour tout r E
tr+1
= nr+1 estl’unique
élément deNn B
vérifiant 1 = 0. est donc la dernière des coordonnéesavec j ~
nr, à s’annuler avant l’instanttr,
ettr+1
=On
appelle support de la séquence,
I = i de 0 àN~
etlongueur
de la
séquence, card(I).
’On définit enfin le transformé
quadratique
de X de la manière suivante : c’est le processus noté :c’est-à-dire
que st
est lesigne
àl’instant git
de la dernière coordonnéeXk, 1~ ~ i, qui
s’annule avantl’instant g1.
Pour
simplifier
lesnotations,
onnotera,
au cours de la démonstration du théorèmesuivant,
au lieu deX {2~n~ .
THÉORÈME 1.2 :
X ~2?n>
est unBM(n)
dont la filtration propre est la filtrationquadratique
entière.Ainsi :
,~’(X t2’n~ )
_,~’(~, n).
Comme H est un processus
prévisible,
onpeut appliquer
à nouveau laformule d’Azéma-Yor
[5].
Ceci
entraîne, d’après
le Théorème deLévy-Itô,
que X est unMB(n).
(b)
On constate aisément que X est(2, n)-adapté, puisque :
et que les intervalles d’excursion des
X j
coïncident avec ceux desou
des
(c)
Pour laréciproque,
on raisonne par récurrence.On raisonne U) par u), en se
plaçant
sur le sous-ensembleplein,
soit00,
de 0 où les
composantes
de X n’ont pas de zéro commun sauf0,
et où 0est un zéro non isolé de
chaque composante
de X.Annales de l’Institut Henri Poincaré - Probabilités
Considérons la
proposition :
(Pp) :
«Pour touteséquence
d’excursion(nr,
delongueur
p la connaissance des)t±
pour tout r E[0,
N -1]
entraînecelle des pour tous
( j,1~)
EI2
où Idésigne
lesupport
de laséquence
d’excursion ».Il est clair que
(P2)
est vraie.Supposons (Pp)
vraie.Soit
(nr, tr)OrN
uneséquence
d’excursion delongueur
p + 1 telle que les informations contenues dansl’hypothèse
de soient connues.Quitte
à minimiser l’information contenue dans laséquence,
on seramène au cas où
{nr,
0 rN -1 ~ . (Il
suffit d’arrêter laséquence lorsque
la( p
+ nouvelle coordonnée de X intervient pour lapremière fois).
Alors, (nr, tr)orN-1
est uneséquence
delongueur
p;ainsi, d’après (Pp),
pour tous r et s dede
plus,
est connu.Or,
sur]tn, t],
XnN ne s’annule pas. Pardéfinition,
ne s’annulepas sur
tN_2~,
doncsgn(XnN )tN-2
est connu.Par
hypothèse,
XnN-2)t+ N-2
est connu.On
peut
itérer ce raisonnement. On en déduit que)t+ °
estconnu, c’est-à-dire que
sgn(XnN
est connu.Donc,
parproduits,
on connaît : pour tous( j,1~)
EI2,
Iétant le
support
de laséquence
delongueur p+1,
cequi
établit la validitéde
(Pp+l)’
.Il nous reste néanmoins à établir que tous les
(i, g1) peuvent
être insérés dans une mêmeséquence
d’excursion de X avant t.Raisonnons par
l’absurde ;
s’il n’en était pasainsi,
soitpuis
tel 1 que4+1
= et = 0. ~ .On définirait ainsi une suite double infinie.
(tr )rEN
serait une suite de réels strictement décroissante minorée par0 ;
~nr, r
EN}
serait strictement contenue dansNn.
La suite
(nr)
nepouvant
être constante àpartir
d’un certain rang(puis-
que nr+Inr pour tout
r) possèderait
au moins deux valeurs d’adhérence n’ et ~’.Alors,
à l’instanttoo
=Hm ! tr, xn’
etxn"
aurait un zéro commun.Ceci
exige : too
=0,
cequi
estabsurde,
car, dans ce cas, toute compo- sante de X non mise en oeuvre par laséquence
d’excursion admettrait 0comme zéro isolé.
Soit donc
(nr,
uneséquence
d’excursion delongueur
n. Ellecontient tous les
(i,
Il est clair que, pour cette
séquence,
sous(Pn)
est satisfaite. Onen déduit que sous
0t(X),
pour tous(j, k)
E est connui.e.
~’~ (2, n)
C,~(X),
d’où le résultat. 0Le résultat suivant montre que l’information
perdue
dans.~’(X {2an~ )
(relativement
à l’information contenue dans0(X))
estparticulièrement
« petit ».
Defaçon précise :
PROPOSITION 1.3 : Toutes les filtrations
quadratiques
duMB(n)
X sontstrictement contenues dans la filtration propre de
X,
car :Preuve :
.
L’indépendance
résulte immédiatement du fait que la transformation X -+ -X tranformesgn(X~ )
en sonopposé
et laisseX {2’n~
invariant :.
Ensuite,
il est clair que Vo-(sgn
c. Montrons l’inclusion inverse : on raisonne encore ici w par w ; sup- posons connues les
trajectoires
de sur[0, t),
ainsi quesoit
Aw -= ~v t :
Vu Ew, t~,
estconnu).
Aw
est un intervalle aléatoire inclus dans[0, t].
Comme l’événement
~X~ - 0~
estnégligeable,
les tribus étant toutescomplètes,
onpeut
seplacer
sur l’événement contraire.Dès
lors,
on constate facilement que v03C3-(sgn Xi )
détermineles
signes
et les valeurs absolues de toutes lescomposantes
de X suri],
donc t ~ A
Soit cx = Inf A. Par continuité des
trajectoires browniennes,
on déduit :Supposons
a > 0.Nécessairement, X~ ==
0(sinon
le raisonnementprécédent s’applique,
etA).
Mais
alors,
à unexemple négligeable près,
0.Ceci est
impossible puisque
le même raisonnement conduit àg;
E A.Ainsi,
A =[0, t] .
0Pour les instants suivant
t,
on introduit de la mêmefaçon
l’ensemblealéatoire :
Alors, t
EB,
etsi 03B2
=sup B,
on a : B =[t,
Par une démonstration par l’absurde
analogue
à celle du cas antérieurà t,
on obtient~3
= s, d’où le résultat annoncé. DTerminons cette section par une
première
extension immédiate des résul- tats du théorème fondamental 1.2.Pour
cela, lorsque
I est unepartie
non vide deNn,
on introduit le processus vectoriel ainsi dé~ni :soit
I~1,1~2, ... , kp
la suite strictement croissante des éléments de I.Alors,
est le
MB(p)
decomposantes
=Vj
ENp.
Onappelle
transformé
quadratique
de X relatif à I le processus à valeurs dans!Rn,
noté
X(2,I),
défini par sescomposantes :
Preuve : C’est la traduction immédiate du théorème 1.2. D
3)
Filtrationsquadratiques (|Xi|)-déterminantes
Il
s’agit maintenant,
àpartir
des filtrationsquadratiques
entières duparagraphe précédent,
de construire des filtrationsquadratiques plus générales.
Dans un
premier temps,
on vasimplement
mettre bout à bout de telles filtrations.DÉFINITIONS : 1
Soit ~ _ ~I1, ... , Ip~
unepartition
deNn.
Onappelle
filtration
quadratique
de X associée à lapartition J
la filtration :On
appelle
transforméequadratique
de X relatifs à~,
le processus, notéX ~2W ~ ,
à valeurs dans IRn et défini par sescomposantes
defaçon
suivante :où,
pour tout i Edésigne l’unique
élément deNp
vérifianti E
I~(i) .
Preuve :
. La
première
assertion est évidente.. Pour démontrer la
seconde,
on note que :Considérons maintenant une
partie
K def~n
telle que :c’est-à-dire telle que toutes les valeurs absolues des
composantes
de X soient(2, K)-adaptées.
On dira
qu’une
tellepartie
K estOn dira aussi que la filtration
(2, K)
estOn va
établir,
encomplétant
parproduit
la famille desgénérateurs
que
(2, K)
est alors une filtrationquadratique
dutype précédent,
c’est-à-dire associée à unepartition.
Pourcela,
introduisons la relation suivante dansNn :
Deux éléments i
et j
deNn
sont dits K-reliés si :C’est évidemment une relation
d’équivalence.
On
appelle
K -chaînes les classesd’équivalence
de cette relation.Soit
JK
= ...,Ip ~
lapartition
deNn
constituée par les K-chaînes.On
appelle
transforméquadratique
de X relatif à K leMB(n) qu’on
notera désormaisX(2,K).
THÉORÈME 1.6 : Toute filtration
quadratique (|Xi|)-déterminante
estbrownienne de
caractéristique
n, et(2, .K) _ ~(Xt2~K)).
preuve : Pour tous
(i, j )
EK,
iet j
sont doncPar
ailleurs,
pour tout k ENp,
pour tous(i, j )
EI2k, XiXj
est(2, K)- adapté,
donc :V
C(2, K),
c’est-à-dire :k=1
Remarque :
Il est clair queFX (2, K)
est(|Xi|)-déterminante
dès que K contientOn,
ladiagonale
deN~.
Annales de l’Institut Henri Poincaré - Probabilités
Cependant,
cette condition n’est pas nécessairepuisque .~’(X~ze~) _
~X(2~ ~{1~ 1)~ {1~ 2)~)~
Voici une
façon remarquable d’engendrer
les filtrations nantes :THÉORÈME 1.7. Soit
FX(2,K)
une filtrationquadratique
minante.
Alors, FX(2,K) = F(~XisdXjs; (1, j)
ou(j, 1)
E.K .
Preuve : Notons X’ le processus à valeurs vectorielles
donc
XiXj
est c’est-à-dire :FX(2,K)
G.
Réciproquement,
pour tous(i, j )
Ef~n
tels que(i, j )
ou( j, i )
E Kcomme est
(|Xi|)-déterminante, |Xi|
et sontadaptés.
Ainsi, / XisdXjs
est cequi
achève ladémonstration. ,
Tirons maintenant les
conséquences
de cequi précède
dans le cas des filtrationspartiellement (|Xi|)-déterminantes :
On dit que
FX(2,K)
est(|Xi|)i~I-déterminantes
si :COROLLAIRE 1.8 : Soit
FX(2,K)
une filtrationquadratique
déterminante.
Alors,
CFX (2, K).
En
particulier,
pour tout(i, j )
ou( j, i)
E K~0XisdXjs
estFX (2, K)-
adapté. ~0
La preuve est immédiate. La
proposition
1.5 segénéralise
enPROPOSITION 1.9 : Soit
On
CI~l
CK2
C S’il existe deux éléments iet j
deK2-reliés qui
ne sont pasK1-reliés,
alorsF(2, K1 ) g
( 2, K2 ).
Preuve : Il suffit de transformer en leurs
opposées
toutes les compo- santes de X dont l’indice est contenu dans laK1-chaîne
contenant i.Alors, X(2,K1)
est laisséinvariant,
contrairement àX~’~ puisque
est transformé 0
Remarque :
Soit K unepartie (|Xi|)-déterminante
deN;.
Posons :Alors,
est une suite strictement croissante de filtra-tions ; n ,~’n (X, K) _ (X, K)
est encore une filtration.n ~ N
ler cas : K =
An.
Quelle
est la nature de la filtrationasymptotique ~°° (X, An) ?
Le
problème
est bien connuparticulièrement
en dimension 1 et n’admetpas encore de solution.
Grossièrement, quelle
est laperte
d’informationlorsqu’on
passe de.~n{B)
à~’n-~llB) ‘?
On ne
perd
pas la connaissance des zéros duMB(l) j3n qui engendre 0t,
mais onperd
lesigne
de sur chacune de ses excursions.Donc,
si l’on considère une énumération des zéros de onperd
unevariable uniformément distribuée sur
[0,1]...
Ceci
permet
de supposer quepeut-être (B)
est triviale. En consé- quence, en dimension n,(X, An)
serait triviale...cas : K =
Nn.
Il est clair que ~
Cette
fois,
laperte
d’information entre et a été déter- minée : onperd
c’est-à-dire une v.a. de Bernoulli. A-t-on4)
Invariance par transformationsorthogonales
des filtrationsquadratiques
Soit R E
On(R).
Il est bien connu que RX est unMB(n) équivalent
àX
(car
X =R(RX )).
PROPOSITION 1.10 :
.~’R~ (2, 0~) _ .~’~ (2, On)
si et seulement si Rlaisse
globalement
invariante la réunion des axes de coordonnées.Preuve : La condition est clairement suffisante. Montrons
qu’elle
estnécessaire.
Si la réunion des axes de coordonnées n’est pas
globalement invariante,
R n’est pas une matrice de
permutation.
Posons Y = RX. En
conséquence,
onpeut
supposer que :Raisonnons par l’absurde et supposons :
.~’(X{2~°n ~ ) _ .~(Y{2~°n ~ ) ; alors, (Y1 )2
seraitOn en
déduit,
en considérant le crochet de ce dernier processus avec(X3)2,
queCeci est
impossible, puisque
la transformationX2, ... , X") -~ (X1, -X2, X3, ... , Xn)
laisse la filtration,~X (2, On)
invariante,
tandisqu’elle
transformeX2 X3
et sonopposée.
0A l’inverse de ce
résultat,
on a la :PROPOSITION 1.11 :
.~’(X t2,n) )
est invariante par transformations ortho-gonales.
Deplus,
c’est la seule filtrationquadratique )-déterminante qui
est invariante sousPreuve :
1)
Il suffit d’établir que C,~(X ~2~n> ) .
Mais cela est
clair,
car lescomposantes
de RX sont des formes linéairesen les
Xi,
et leursproduits
deux à deux des formesquadratiques.
Soit
FX(2,K)
une filtrationquadratique (|Xi|)-déterminante
différentede
(2, n).
Soit
(i, j )
uncouple
non K-relié deN;.
Soit R la transformation
ortogonale
de !Rn ainsi définie :Alors, (Xj)2 - (X 2)2
estFX(2, K) adapté,
mais n’est pasK)-
adapté
cequi permet
de conclure. 0Remarque :
Enfinrappelons (cf.
Théorème 1 de[2])
que la filtration naturelle du carré de processus de Bessel de dimension n issu de 0 :est la filtration du
BM(1) :
Cette filtration est évidemment invariante sous
On(!R).
Dans le
chapitre suivant,
nous verrons intervenir simultanément les filtrationsquadratiques
de RX et les filtrations de carrés de Bessel associés àRX,
R EII. LES FILTRATIONS DES MARTINGALES
BROWNIENNES DE M. YOR
1) Rappels
On
note,
comme dans[4],
pour toute matrice A deMA
lamartingale ~0(AXs,dXs),
etMA
sa filtration naturelle.(On
noteraM.A(X)
et s’il y arisque
deconfusion).
M. Yor amontré les résultats suivants :
_
(i) MA
domineMA~ = |AX|2
=(AAX, X)
_ dt
(ii) MA+A
et(AX, X)
sont des processuséquivalents (conséquence
dela formule
d’Itô). Ainsi, d’après (i)
et(ii), MA
domine pour toutA E
_
(iii)
pour toute R E Preuve : En effet :où Y = RX est un processus
éqivalent
à X. 0On a enfin le résultat fondamental :
’
(iv) Lorsque
A estsymétrique, MA
est une filtration brownienne decaractéristique k,
nombre des valeurs propres distinctes non nulles de A.Preuve :
D’après (iii),
onpeut
supposer Adiagonale.
Soient
~l, ... , ~~
les valeurs propres distinctes non nulles deA,
etE1, ... , Ek
les s.e.v. propres associés. On noteX(Ei)
> laprojection
ortho-gonales
de X sur E. Soit(Pp)
laproposition :
domineest vraie.
Supposons (Pp)
vraie.Alors
d’après (ii), MA
domineMAP ;
deplus, d’après (i), MA
domineMA
domineX
ce que l’on voulait établir.Ainsi,
pour tout p EN*, MA
dominei=1
On en déduit
(Van
derMonde)
queMA
domine pour tout i ENk . Réciproquement,
pour tout i ENk,
le processus/ V XjsdXjs
est
)-adapté,
cequ’il
fallait établir. oM. Yor a émis la
conjoncture (cf. [4])
que touteMA
serait une filtrationbrownienne.
Les travaux
d’Auerhan-Lépingle ([1])
ont montré quelorsque
A estnormale ou même sous-normale
(i.e.
laprojection orthogonale
de A surIm AA est normale et commute avec
AA), il
en est ainsi. Onrappellera
par la suite la démonstration de ce résultat.
Grâce à l’étude des filtrations
quadratiques,
on vapouvoir
étendrelargement
la validité de laconjecture
de M. Yor.Nous allons maintenant définir les filtrations
quadratiques
minantes
qui jouent
un rôle essentiel dans cettequestion :
Soit A E On
appelle
filtrationquadratique (|Xi|)-déterminante
associée à A la filtration
2)
Cas où les valeurs propres de AA sont deux à deux distinctes(a)
Ker AA =~0~.
Vol. 26, n° 4-1990.
Commençons
d’abord par la :THÉORÈME 2.1 :
1) Lorsque
est(|Xi|)-déterminante, MA(X)
-
On en déduit aisément que C
MA.
Réciproquement, d’après
le Théorème1.7,
étantdéterminante,
lesprocessus XisdXjs
lui sontadaptés
dès que aij ouaji -#
0.Il en va donc de même de
MA. Ainsi, MAc .~’{X {2~Ad) ) .
2)
Comme dans lapremière partie
de1),
on montre queMA
dominexixj,
pour tous(i, j )
E[2
tels que aij ou0,
c’est-à-dire.
Comme dans la deuxième
partie
de1),
on montre que :pour tous
(i, j)
EI2
tels que aij ou0,
les processus~0 XisdXis
et
/ XjsdXis
sont(On
utilise le corollaire 1.8 duThéorème
1.7). MAi
est donc)-adapté.
oConvention
(C)
Grâce à(iii),
onpeut toujours
supposer AAdiago-
nale. Nous supposerons désormais
systématiquement (C)
satisfaite sansnouvelle référence à
(iii).
Onpeut
alors énoncer le :THÉORÈME 2.2 :
Lorsque
les valeurs propres de AA sont deux à deux distinctes et nonnulles. MA
est une filtration brownienne decaractéristique
n. Plusprécisément,
sous(C),
Preuve : Il
suffit, d’après
le Théorème2.1,
de montrer queMA
est
(|Xi|)-déterminante,
cequi
résulte immédiatement de(i), (ii)
et ladémonstration de
(iv).
DRemarques : 1)
Ce résultat n’est pas couvert par le cas des matrices nor- males ou sous-normalesd’Auerhan-Lépingle,
comme le montrel’exemple
Annales de l’Institut Henri Poincaré - Probabilités et Statistiques
suivant dès la dimension deux.
2)
Parmi les matrices inversiblesqui
constituent un ouvertpartout
dense de les matrices A telle queAA possède n
valeurs propres distinctes et non nulles constituent encore un ouvertpartout
dense.Ceci
permet
de dire que le casenvisagé
ici estgénéral,
alors que le casdes matrices normales ou sous-normales est
particulier.
Remarque :
Ona toujours :
Ker AA = KerA. En effet, x
E Ker Aimplique : x
E Ker AA.Inversement,
si x E Ker AAalors
=0,
etdonc : x E Ker A. En
conséquence,
comme on suppose AAdiagonale (cf.
( C ) ) , A
est de la forme :Voici,
dans le même ordred’idées,
un lemme de Géométrie trèspratique:
LEMME 2.3 :
AA
estdiagonale
si et seulement si les vecteurs colonnes de A constituent unsystème orthogonal.
Dans ce cas, les
carrés
des normes de ces vecteurs colonnes sont lesvecteurs propres de AA.
n
Preuve: On utilise les relations:
(AA)zj
=£
akiakj. uk=1
Supposons
désormais MA(X)(|Xi])i~Nr-déterminante.
Dans ces con-ditions, d’après
le Théorème2.1, MA
DF(X(2,A0,0394r)(r))
etMA
domineM~°
oùX(r)
=Montrons que
|est F(X)(2,A0,0394r)(r))-adapté
En effet =n-T T
£ ( £ bijXj) = £ bf . J X? J
+ 2£ £ bijbikXjXk.
Lapremière
somme1=1 j=1 1,j i jk
est clairement F(X)(2,A0,0394r)) La seconde
peut
s’écrire sous la forme: 2£ XJ Xk £ bijbik.
jk 1
Vol. 26, n° 4-1990.
Or
d’après
le lemme2.3,
sousl’hypothèse (C),
on a :Ceci montre alors que
lorsque
intervient dans l’écriturede
X~
Parest
ailleurs, lorsque ~o 7~ O? P-p.s. J~(~)
ne rencontre pas Ker~o.
Soit
(FB
...,y~)
ungénérateur
de~(X~~’~~).
PosonsD’après
le théorème deLévy-Itô, (yl, ... ,
est unMB(r
+1)
dèsque
Bo ~ 0, et,
par construction : =~’(y1, ... , yr+1 ).
D’où le :THÉORÈME 2.4.
Lorsque
AApossède
r valeurs propres distinctes nonnulles et un noyau de dimension n - r,
alors, MA
est une filtrationbrownienne de
caractéristique :
r si Ker A 1Im A,
et r + 1 sinon.3)
Utilisationsystématique
de lasymétrisation
Il
s’agit
degénéraliser l’emploi
de lasymétrisation qui
s’est révélé essentiel dans le travaild’Auerhan-Lépingle ([1]). (Cas
normal ou sous-normal).
Soit les s.e.v. propres associés aux valeurs propres non nulles de AA. Soit
Pi
laprojection orthogonale
surOn a vu en
(iv)
queMA
domine(puisque MA
domineMAA).
En
conséquence, MA
domine(AX, PiX ) _ (PiAX, X)
~ dt
(APZX, X).
On a aussi
dire que
MA
domine(AX, PiX)
+(PiAPiX, X ).
Or,
lepremier
terme estMA-adapté,
doncMA
domineAinsi, d’après (11), M"
domineM2 ’ (PiAPi+PiAPi)
Posons
A~
== Onpeut
alors énoncer le :Annales de l’Institut Henri Poincaré - Probabilités et Statistiques
THÉORÈME 2.5 :
1) MA
domineoù Ai
= +T(Ai)
avecS(Ai) = 1 2
+Ai) et T(Ai) = 1 2 (Ai - Ai).
2) MA
domine oùPij désigne
laprojection orthogonale
surEi j ,
étant les différents s.e.v. propres de
S(A1) (de
somme directeEi).
Remarque :
0 n’est pas à exclureparmi
les valeurs propres deS(Ai)
carles
P rocessus 1.
XjdXj et( 03A3 ~ XkdXk)
S(Aj ) sont
MA-adaptés (on
a bien sûrsupposé S(Ai) diagonale, quitte
àchanger
de base orthonormée dans
Ei).
Pardifférence,
on connaît alors sous.~lit A :
On
peut
maintenant énoncer le deuxième résultatimportant
dans l’étude THÉORÈME 2.6 :Lorsque,
pour tout i ENr,
les valeurs propres deS(Ai)
sont 2 à 2distinctes,
est brownienne decaractéritique
n.plus précisément, la caractéristique
est :Preuve :
Lorsque
Ker A =~0~,
on conclutd’après
le Théorème2.1, 1). Lorsque
Ker~0~,
la démonstration estidentique
à celle duthéorème 2.4. D
Remarque :
Le cas où les valeurs propres de AA sont 2 à 2 distinctes saufpeut
être 0 est le casgénéral.
Dansl’exception,
celui où les valeurs propres deS(Ai),
pour tout i ENr
sont toute d’ordre 1 est encore le casgénéral.
Dans la direction
opposée,
onrappelle
maintenant le résultat d’Auer-han-Lépingle [1],
Théorème 4.Enonçons
tout d’abord la : DÉFINITION : SoitPo la projection
sur ImOn suppose comme d’habitude
(C) réalisée,
A =Ao 0
.Vol. 26, n° 4-1990.
(Cela
revient à dire :Po APo , P AP0
et AAcommutent).
THÉORÈME 2.7.
(Auerhan-Lépingle) : Lorsque
A estsous-normale,
est brownienne de
caractéristique :
r si A est
symétrique,
où rdésigne
le nombre des s.e.v. propres de A distincts de Ker A.r
s + 1
sinon,
oùL mi,
midésignant
le nombre de valeurs propresi~l
distinctes de la restriction de
S(Ao )
àEi.
(Les (Ei)iENy.
sont les s.e.v. propres distincts du noyau deÃA).
Preuve : Notons S =
S(Ao).
Montrons tout d’abord que, pour tout i E
Nr, S((E))
CEi :
soit x EEi,
AAx =
aZx.
On en déduit aisément que, pour tout i E
Nr ,
=,5’(Ai ) . Aussi, d’après
le Théorème
2.5, MA
domine lesMPij.
Or, d’après (iv),
est une filtration brownienne de dimension 1.Ainsi, MA
D i ENr, j
E où lesYij
sont desMB(1), indépendants,
au nombre de s. 01 AB
. Montrons que est Pour
cela,
on établitque pour tout x E 1 S’x.
En
effet, ((A - S)x, sx) _ (Ax, Sx) -
Annales de l’Institut Henri Poincaré - Probabilités et Statistiques
Comme de
plus |AX|2
=03A3 03BB2i|PiX|2,
on en déduit bien que estTout ceci n’a d’intérêt que si A - S
~ 0,
c’est-à-dire A n’est passymétrique, auquel
cas est unMB(1 ) indépendant
duMB(s).
oRemarque : 1) Envisageons
un casparticulier
intéressant du résultatd’Auerhan-Lépingle,
le cas où les valeurs propres de AA sont confondues i.e. AA = AI(A
>0).
A est une matrice de
similitude,
et àl’évidence, MA
= où1
On(R).
Quitte
àchanger
de baseorthonormée,
on obtient lareprésentation canonique :
où
R03B81 = j cos àz
2 - sin82
, les8i
étant des élémentsde ]0, 203C0[
et ci = ±1.
On constate que R est
symétrique
si et seulement si r =0,
et ques = i E + tx,
2)
Entre le casgénéral où,
pour tout i ENr,
les valeurs propres deS(Ai)
sont toutes d’ordre
1,
et le casparticulier
où toutes les valeurs propres de AA sontconfondues, prennent place
bien d’autres casparticuliers,
deplus
en
plus
nombreux au fur et à mesure que naugmente.
Aussi,
allons-nous tenter de donner une formeplus typique
aux matricesdes cas non encore traités.
PROPOSITION 2.8 : On
peut
supposer sans nuire à lagénéralité :
(b)
pourtout
i ENT) S(Ai) = l 2 (PiAPi
+PiAPi) diagonale
(c)
pour tous i ENr, et j
E les blocsdiagonaux Aij
associés auxs.e.v. propres
Ei3
de sont tels queAijAij
soitdiagonale.
Preuve : Il
s’agit simplement
d’effectuer desdiagonalisations
simul-tanées,
enremarquant
que dans unchangement
de base orthonormée les matricessymétriques (resp. antisymétrique)
sont transformées en matricessymétriques (resp. antisymétriques).
04)
Le cas des dimensions inférieures ouégales
à 3THÉORÈME 2.9 : En dimension n =
1, 2
ou3,
pour toute A EMA
est brownienne decaractéristique ~
n.Preuve : Le résultat est
classique
en dimension 1. Il est clair endimension 2 car les valeurs propres de AA sont distinctes ou confondues.
En dimension
3,
mis àpart
le cas des valeurs propres 2 à 2 distinctes de chacune des(le
cas « trèsgénéral»),
et celui où les valeurs propres de AA sont confondues(le
cas « trèsparticulier »),
on estramené,
en utilisantla
proposition 2.8,
à supposer :/A
-a0
Finalement,
A=
a À0 .
A estnormale,
donc :MA
est brow-nienne de
caractéristique
3. 0CONCLUSION : La
conjecture
de M. Yor est entièrement vérifiée endimension ~.,
2 ou 3.III. FILTRATIONS
QUADRATIQUES GÉNÉRALES
1) Quelques
filtrationsremarquables
Le
point
dedépart
est la filtrationF(Xl X2)
donnée enexemple
par M. Yor dans[4].
Cette filtrationapparaîtra
d’ailleurs comme le cassingulier
dans la suite.Rappelons
le résultat connu :v v ~
On en déduit en
particulier
que est une filtration brownienne decaractéristique
2.Donc, Y2
etY2
sontF(Xl X2) adaptés,
d’où le résultat. D Le lemmesuivant, qui
initialement était une tentative degénéralisation
du lemme
précédent,
va révéler uncomportement
nettement différent dès la dimension 3..
Réciproquement,
pour tout z E[2,
n -1] ;
Ainsi,
est-il ...,X 1 Xn)-adapté.
Comme
= X 1 ~
on en déduit queXf
est...,
X1Xn)-adapté, puis
que pour tout i E[2, n],|Xi ]
est aussi
.~’(X 1 X 2 , ... , X 1
Donc,
K= {(1,2),(1,3),...,(1,n)}
est unepartie
deN;,
minante. Il est immédiat maintenant que la relation
d’équivalence
dansNn
«être K-relié à »possède
uneunique K-chaîne,
c’est-à-dire que :,..,
==J~(X~~).
aLa différence entre la dimension 2 et les dimensions
supérieures
semblenette.
PROPOSITION 3.3 :
,~(X ~2’2) ) .
Preuve : En
effet,
sinon :Mais,
enéchangeant
les rôles deX 1
et deX 2,
on obtient :Remarque :
On obtient le même résultat en utilisant laproposition
1.11. En effet
.~’(X ~2~n~ )
_.~’(Y~2,n) )
où Y est leMB(2)
=RXX =
4
2)
Filtrationsquadratiques
associées à desparties
nondéterminantes