• Aucun résultat trouvé

Etude par spectroscopie infrarouge a basse temperature des groupes OH de structure de la kaolinite, de la dickite et de la nacrite

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Etude par spectroscopie infrarouge a basse temperature des groupes OH de structure de la kaolinite, de la dickite et de la nacrite"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: hal-02722846

https://hal.inrae.fr/hal-02722846

Submitted on 1 Jun 2020

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Etude par spectroscopie infrarouge a basse temperature des groupes OH de structure de la kaolinite, de la

dickite et de la nacrite

Rene Prost

To cite this version:

Rene Prost. Etude par spectroscopie infrarouge a basse temperature des groupes OH de structure de la kaolinite, de la dickite et de la nacrite. Agronomie, EDP Sciences, 1984, 4 (4), pp.403-406.

�hal-02722846�

(2)

Etude par spectroscopie infrarouge à basse température

des groupes OH de structure de la kaolinite, de la dickite

et de la nacrite (1)

René PROST

d’Eliane HUARD

LN.R.A., Station de Science du Sol, Route de Saint-Cyr, F 78000 Versailles

RÉSUMÉ Les bandes de vibration de valence des groupes OH de structure de la kaolinite, de la dickite et de la nacrite sont mieux résolues à 150 °K qu’à 300 °K. Ceci est due à un déplacement en sens contraire des composantes hautes et basses fréquences lorsque la température diminue. C’est ainsi qu’on observe pour la dickite 6 composantes à basse température et seulement 3 à température ambiante. Ceci donne de nouvelles possibili-

tés pour la caractérisation et l’étude des groupes OH de structure de ces minéraux.

Mots clés additionnels : Cellule azote liquide, dépôt orienté, dichroïsme.

SUMMARY Low temperature IR study of structural OH groups of kaolinite, dickite and nacrite.

The stretching modes of structural OH group of kaolinite, dickite and nacrite have a better resolution at I50 °K than at 300 °K. This is due to an opposite shift of the low and the high frequency components. The- refore for dickite 6 components are observed at low temperature and only 3 at room temperature. This gives

new possibilities for the characterization and the study of structural OH groups of these minerals.

Additional key words : Liquid nitrogen cell, oriented deposit, dichroism.

1. INTRODUCTION

Les groupes OH de structure des argiles sont très

souvent utilisés comme sonde infrarouge pour l’étude de la structure des matériaux argileux. Cette techni- que a été éprouvée avec succès dans le cas des phylli-

tes 2:1 pour lesquelles les groupes OH de structure

peuvent être considérés comme des groupes fonction- nels isolés. Cette situation particulière a été mise à

profit pour la décomposition des bandes de vibration de valence des groupes OH des argiles (VEDDER, 1964 ; CHAUSSIDON, 1972). Mais ceci n’est plus vala-

ble pour les phyllites 1:1 au sein desquelles existent des groupes OH internes et externes aux feuillets. Si les groupes OH internes peuvent encore être considé- rés comme des groupes fonctionnels isolés ce n’est pas le cas des groupes OH externes qui sont couplés (ROUXHET et al. , 1977 ; CRUZ-CUMPLIDO et al.,

e) Cette note a fait l’objet d’une communication orale à l’occa- sion de la réunion du Groupe européen des Argiles qui s’est tenue à Prague du 31 août au 3 septembre 1983.

1982). Ces couplages entraînent l’apparition d’un

nombre de bandes d’absorption qui est supérieur au

nombre de types de groupes OH externes. La techni- que de deutération partielle semble être une des méthodes les mieux adaptées pour déterminer le nom-

bre des différents types de groupes OH de structure

qui existent dans les feuillets des argiles 1:1. Toute- fois la mauvaise résolution des systèmes partiellement

deutérés ne permet pas d’apporter une réponse défini-

tive à cette question.

Partant de résultats rapportés par FREUND (1974), qui montrent que les composantes hautes et basses fréquences des modes de vibration de valence des groupes OH de structure de la kaolinite se déplacent dans des directions opposées quand la température diminue, nous avons essayé d’utiliser cette propriété afin d’obtenir une meilleure résolution des spectres d’absorption infrarouge des minéraux argileux dioc- taédriques à 7 À. Nous présentons ici les résultats obtenus en étudiant les spectres infrarouges à basse température des groupes OH de structure de la kaoli-

nite, de la dickite et de la nacrite.

(3)

II. MATÉRIEL ET MÉTHODE Quatre échantillons ont été utilisés :

- la fraction < 2 um de la kaolinite - Na de GEORGIE,

- une dickite de OURAY (COLORADO) donnée par le Professeur 1BRINDLEY,

- la fraction < 2 pm de la « dickite » de SAN JUANITO donnée par le Professeur KELLER et prépa-

rée par le Dr ROUXHET,

- une nacrite donnée par le Dr Hélène PAQUET.

Des dépôts sur des fenêtres de Ca F2 ont été prépa-

rés pour étudier le caractère dichroïque des bandes de vibration de valence OH. Les spectres basse tempéra-

ture ont été obtenus avec une cellule fabriquée dans

notre laboratoire. Elle a été décrite dans un précédent article (PROST., 1975). Les spectres ont été enregistrés

en lumière polarisée avec un spectromètre PERKIN-

E LMER 580.

III. RÉSULTATS

La figure 1 montre les spectres’ infrarouges de la kaolinite, de la dickite et de la nacrite à 150 et 300 °K pour plusieurs angles d’incidence du faisceau

sur le dépôt o:rienté : a = 0°, a = 30° et a = 45°.

IV. DISCUSSION

La comparaison des spectres enregistrés à 150 et

300 °K (fig. 1) montre que la résolution des bandes de vibration de valence OH augmente quand la tem- pérature décroît. C’est une conséquence du déplace-

ment spécifique de chacune des bandes d’absorption.

Afin de clarifier la présentation de ces résultats nous discuterons d’abord la position des bandes puis leur

caractère dichroïque en considérant successivement les bandes basses fréquences situées vers 3 620 cm-!, les

bandes moyennes fréquences situées vers 3 650 cm-! 1

et les bandes hautes fréquences situées vers 3 695 cm - 1.

A. Position des bandes

1. Les bandes basses fréquences

La bande à 3 617 cm - de la kaolinite et la bande à 3 619 cm -1 de la dickite se déplacent respective-

ment à 3 615 et 3 617 cm -1. Ce déplacement est petit

mais significatif. Dans le cas de la nacrite apparaît

une nouvelle bande à 3 599 cm - 1. 2. Les bandes moyennes fréquences

La bande à 3 650 cm - 1 de la kaolinite se déplace

vers les hautes fréquences à 3 658 cm - 1. Pour la dic- kite, on observe un déplacement de la bande à 3 652 cm - 1 vers les basses fréquences à 3 650 cm - 1.

Le déplacement dans le cas de la nacrite est plus important puisque la bande à 3 645 cm-1 se confond

avec la bande à 3 630 cm - 1. Les déplacements impor-

tants de la composante qui donne la bande à 3 599 cm-’ de la nacrite et de la bande à 3 645 cm - 1

de ce même minéral laissent à penser que ces 2 com-

posantes doivent être associées.

3. Les bandes hautes fréquences

La bande haute fréquence de la kaolinite et de la dickite se déplace vers des fréquences plus élevées.

Ces déplacements sont respectivement de 12 et

14 cm - pour les bandes à 3 666 et 3 692 cm - de la kaolinite. L’abaissement de la température n’a aucun

effet sur la position de la bande à 3 695 cm - de la nacrite.

La résolution à 150 °K de 4 composantes respective-

ment à 3 676, 3 689, 3 710 et 3 723 cm-’ dans le domaine haute fréquence du spectre de la dickite sug-

gère que la bande à 3 705 cm - observée à 300 °K est

le résultat de la superposition de toutes ces compo- santes. La figure 2 qui donne les spectres de cette même dickite à 300 et 7 °K, obtenus grâce à l’amabilité de Monsieur PAJOT (Université Pierre et Marie Curie, Paris), révèle l’existence de 6 composantes à 3 618, 3 654, 3 677, 3 690, 3 712 et 3 730 cm - 1 encore mieux résolues ; ce qui conforte la remarque faite plus haut.

Le déplacement en sens opposé des bandes de vibration de valence OH hautes et basses fréquences

de ces minéraux explique la meilleure résolution observée à 150 °K.

B. Caractère dichroïque des bandes

Cette meilleure résolution obtenue à 150 °K permet l’étude du caractère dichroïque de chaque compo- sante.

1. Les bandes basses fréquences

Les bandes basses fréquences observées à 300 °K de la kaolinite, de la dickite et de la nacrite respecti-

vement à 3 617, 3 619 et 3 626 cm - ne sont pas

dichroïques. Elles sont généralement attribuées aux

groupes OH internes des minéraux dioctaédriques (LEDOUX & WHITE, 1965 ; FARMER, 1974).

2. Les bandes moyennes fréquences

Les bandes à 3 652 et 3 645 cm - ! 1 de la dickite et de la nacrite observées à 300 °K sont dichroïques. Le déplacement à 150 °K de la bande à 3 645 cm - de la nacrite vers 3 630 cm - est à l’origine du caractère dichroïque de cette dernière composante. Le dichroïsme de la bande à 3 652 cm-! 1 de la dickite a

déjà été rapporté par CRUZ-CUMPLIDO et al. (1982).

La bande à 3 650 cm-! de la kaolinite n’est pas

dichroïque.

3. Les bandes hautes fréquences

La figure 1 indique que la bande à 3 692 cm - de la kaolinite est dichroïque. Ceci avait déjà été noté

par SERRATOSA et al. (1963). Parmi les bandes hautes fréquences de la dickite observées à 150 °K on note un net effet dichroïque pour la bande à 3 710 cm - 1. La bande haute fréquence de la nacrite à 3 695 cm-11 n’est pas dichroïque.

(4)
(5)

Les bandes à moyenne et haute fréquence sont généralement attribuées aux groupes OH externes de

ces minéraux (LEDOUX & WHITE, 1965 ; FARMER, 1974 ; ROUXH:ET et al., 1977 ; CRUZ-CUMPLIDO et al., 1982).

C. Conséquences sur la caractérisation des minéraux

à 7 À

La meilleure résolution des spectres obtenus à 150 °K dans le cas de l’échantillon de SAN JUANITO permet d’affir!mer qu’il est formé d’un mélange de

dickite et de nacrite. On retrouve en effet les bandes

caractéristiques de la nacrite à 3 599, 3 629 et 3 697 cm-! et de la dickite à 3 617, 3 648, 3 675, 3 710 et 3 723 cm-!. Les légères différences de fré- quences observées résultent de la superposition des

différentes composantes.

V. CONCLUSION

Ce travail préliminaire sur l’étude infrarouge des

groupes OH de structure de la kaolinite, de la dickite

et de la nacrite à 150 °K montre la possibilité d’obte-

nir une meilleure résolution des spectres. Il apparaît,

à l’exception de la kaolinite, que les bandes de vibra- tion de valence sont dues à plus de 3 ou 4 composan- tes comme l’indiquent les spectres obtenus à 300 °K.

Cette résolution accrue devrait conduire à une meil- leure analyse des spectres d’absorption infrarouge des

groupes OH de structure des phyllites 1:1 et à une

caractérisation plus précise des minéraux.

VI. REMERCIEMENTS

L’auteur remercie Madame E. HUARD pour l’aide qu’elle lui a apportée, mais aussi les Drs BRINDLEY, KELLER, ROUXHET et PAQUET qui lui ont fourni les échantillons nécessaires à la réalisa- tion de ce travail.

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Chaussidon J., 19’!2. The I.R. spectrum of structural hydroxyls of K-depleted biotites. Clays and Clay Miner., 20, 59-67.

Cruz-Cumplido M., Sow C., Fripiat J. J., 1982. Spectre infrarouge

des hydroxyles, c!-istallinité et énergie de cohésion des kaolins.

Bull. Mineral., 105, 493-498.

Farmer V. C., 1974. The layer silicates. M The infrared spectra of minerals, edited by V. C. Farmer, 15, 331-358, Mineralogical Society, London.

Freund F., 1974. Ceramics and thermal transformations of mine- rals. In The infrared spectra of minerals, edited by V. C. Farmer, 20, 465-482, Mineralogical Society, London.

Ledoux R. L., White J. L., 1965. Infrared studies of the hydroxyl

groups in intercalated kaolinite complexes. Clays and Clay Miner., 13, 289-315.

Prost R., 1975. Etude de l’hydratation des argiles : interactions eau-minéral et mécanisme de la rétention de l’eau. Thèse Faculté des Sciences, Paris, 135 p.

Rouxhet P. G., Samudacheata Ngo., Jacobs H., Anton O., 1977.

Attribution of the OH stretching bands of kaolinite. Clays Miner., 12, 171-179.

Serratosa J. M., Hidalgo A., Vinas J. M., 1963. Infrared study of

the OH groups in kaolin minerals. International Clay Conference, Sweden, Edited by Th. Rosenquist and P. Graff Peterson. 17-26.

Pergamon Press, New York.

Vedder W., 1964. Correlation between the infrared spectrum and chemical composition of mica. Am. Mineral., 49, 736-768.

Références

Documents relatifs

Les acteurs rencontrés sont des élus, des responsables de services et des tech- niciens dans les collectivités territoriales et autorités déconcentrées, et des conseillers et

La conjonction d’un diagnostic d’assez fort isolement du monde des enseignants de la conduite et de la sécurité routière, par rapport au monde de l’éducation à la

Cependant, alors que la position des femmes françaises en Europe est la meilleure pour les maladies cardio-vasculaires et un peu au dessous de la moyenne pour la mortalité par

L’indicateur correspond au nombre de femmes ayant séjourné au moins une fois dans ce type d’unité au cours de la période gravido-puerpérale, rapporté au nombre de

En 2012, le taux d’incidence standardisé sur l’âge de la population mondiale est de 362,6 pour 100 000 personnes-années chez l’homme et de 252,0 chez la femme en France

Les conditions dans lesquelles l’accueil et l’accompagnement des internes sont assurées dans les établissements hospitaliers emportent aussi des enjeux majeurs,

En s’appuyant sur les travaux de sa commission permanente de l’attractivité médicale, le Conseil d’Administration de la Fédération Hospitalière de France propose un

9- Contractualiser la mise en responsabilité des pôles ou groupes de services selon la typologie des patients hospitalisés à partir des urgences (prise en charge des