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Amplificateur à seuil

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Academic year: 2021

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Amplificateur à seuil

A. Pagès, R. Wahl

To cite this version:

(2)

94 A.

AMPLIFICATEUR

A SEUIL Par A.

PAGÈS

et R. WAHL,

Service des Constructions électriques, Centre d’Études nucléaires, Saclay (Seine-et-Oise).

Sommaire. 2014 On décrit un amplificateur à seuil destiné à être intercalé entre un amplificateur

linéaire et un sélecteur d’amplitude d’impulsions. Le seuil réglable de 5 à 250 V est défini à mieux que 0,02 V. Le gain est réglable de 2 à 10 et la linéarité varie entre et 3 pour cent suivant les condi-tions d’utilisation. Un circuit de blocage permet l’ouverture ou la fermeture de l’amplificateur, dans le cas de mesures en coïncidences.

Introduction. - Les fluctuations

et dérives des seuils d’un sélecteur

d’amplitude

limitent leur

emploi

vers les faibles

largeurs

de bande.

Par

ailleurs,

l’égalité

des bandes d’un sélecteur

à

plusieurs

canaux est difficile à rendre

indépen-dante de la forme des

signaux

pour des

impulsions

de durée courte.

Un

amplificateur

à

seuil,

muni de circuits de mise en forme

appropriés,

permet

d’améliorer les

performances

des

sélecteurs,

tout en

simplifiant

leur construction.

Principe.

- Considérons un

groupe

d’impulsions

dont on veut

analyser

le

spectre

d’amplitude

entre

, les valeurs

A,

et

A 2

(fig. i).

Fig. I.

Seule la

partie

de

chaque impulsion dépassant

le niveau

~11

est transmise à un

amplificateur

de

gain

G,

puis

à un sélecteur dont les bandes ont une

largeur ,

V.

La

largeur

de bande vue de l’entrée est donc

équivalente

à une valeur

y-

et les instabilités des

largeurs

de bandes sont réduites dans un

rapport

G;

le

problème

se ramène à celui de la stabilité d’un seuil

unique qui

est celui de

l’amplificateur

à seuil.

La fonction du circuit de mise en forme est de délivrer à

partir

d’une

impulsion

un

signal

dont le front de montée est

identique

au front de montée

initial, mais

qui

conserve sa valeur maximum

.

pendant

un

temps

choisi,

puis

redescend

rapidement

au

point

de repos.

Le circuit de mise en forme a été

placé

après

l’amplificateur

à

seuil;

le

signal

est

envoyé

enfin

dans un

amplificateur

de sortie

(fig. 2).

Fig. 2.

Dans ces conditions le sélecteur sera alimenté

uniquement

par des

signaux

normalisés

ayant

un

sommet horizontal et une descente

rapide,

et la

largeur

des bandes de sélecteur pourra être aug-mentée.

Principaux

éléments successifs de

l’amplii

ficateur à seuil. Détails des circuits. - I.

Ampli-ficateur

d’entrée-discriminateur. - Il est

composé

des tubes

Tl,

T2,

T3,

Dl

et

D2.

Son rôle est de ne

Fig. 3.

laisser passer que la

partie

de

l’impulsion

dépas-sant un seuil

réglable (fig. 3).

Les tubes

T,

et

T2

constituent un

amplificateur

à cathodes

couplées.

Le

gain

maximum est obtenu

quand

la

grille

de

T2

est fixe. Le

gain

est ramené

à des valeurs

plus

faibles en

appliquant

sur cette

grille,

en

contre-réaction,

une

partie

de la tension

apparaissant

sur la

plaque

de

T,.

(3)

95 A

L’extrémité du

pont

de contre-réaction est

reliée,

soit à une tension continue de référence

égale

à 85

V,

soit à la

plaque

de

T2,

suivant que l’une ou

l’autre des diodes à cristal

D,

et

D2

est conductrice.

Au repos, la diode

D,

est

bloquée,

la diode

D2

est

conductrice;

la

plaque

de

T2

est

négative

de 20 V

environ par

rapport

à l’anode du tube de réfé-rence

T3

(+

85

V).

Dès que la

plaque

de

T2

entraîne le circuit de

contre-réaction,

la tension de la

grille

de

T2

croît

et un

signal

est transmis à la

grille

de

T 4.

Le seuil est défini par la différence de

potentiel

entre la tension au repos de la

grille

de

T,

et le niveau

auquel

cette dernière doit être

portée

pour provoquer l’entraînement par la

plaque

de

T2

du circuit de contre-réaction.

Deux valeurs de

gain

sont obtenues par variation

du taux de contre-réaction. II. Circuit de mise en

f orme.

-

La

tension délivrée à la sortie de

l’amplificateur

à seuil est transmise par le tube

T4

à la

plaque

de la diode

D3

qui charge

la

capacité

C.

Au repos, la

grille

de

T 6

est maintenue à une tension intermédiaire entre celle de la

plaque

de

D3

et celle de la cathode de

D4.

Cette dernière valeur

est

ajustée

par le

potentiomètre

de 2 kQ

(circuits

de

T’10 - T Il)

de

façon

que

D3

et

D4

fonctionnent à leur limite de

blocage.

Un

signal rectangulaire positif produit

par le monovibrateur

T,-T,,

est

appliqué

à la cathode de

D4

à travers

T11.

Toute

impulsion supérieure

à 3 V environ

appliquée

au monovibrateur à travers

l’amplificateur T13-T14

fait basculer ce monovibrateur. Le

potentiel

de la

cathode de

D4

croît

rapidement,

ce

qui

libère la

capacité

C

qui

peut

être

chargée

par

D3

à la valeur

maximum de

l’amplitude

de

l’impulsion

transrilise

par le tube

T4.

La

charge

de la

capacité

C ne

peut

s’écouler

qu’à

travers la résistance d’isolement des circuits de sorte que la cathode de

D3

demeure très

sensiblement au

potentiel

où elle a été amenée.

Cependant,

dès le retour à environ I V de

l’im-pulsion

à

analyser,

le monovibrateur rebascule et par l’intermédiaire du tube

T11, décharge

la capa-cité C

(fig. 4).

,

Une

surcompensation

du circuit

plaque-grille

du

monovibrateur

T9-T1o

impose

une durée minimum

au

signal rectangulaire produit

par le monovibrateur

(5

environ).

Les

capacités plaque-cathode

des diodes

D3

et

D4

provoqueraient l’apparition

à la

grille

de

T 6

de

tensions

parasites.

°

Pour éviter ces

effets,

les

signaux respectivement

appliqués

à la cathode de

D4

et à la

plaque

de

D3

sont inversés par les tubes

T5

et

T12 puis

transmis

à la

grille

de

T 6

à travers des

capacités

de

neutro-dynage Cnl

et

Cn,.

L’application

sur la

grille

de

T 6

de deux

charges

égales

mais de

signes opposés

élimine les

signaux

parasites.

III.

Amplificateur

de sortie. -

L’impulsion après

la mise en forme est

appliquée

à un

amplificateur

à cathodes

couplées (tubes T6

et

T7).

Le

gain

est

réglé

par une contre-réaction

plaque-grille

du tube

T7

(gains

2 et 5

environ).

Le

signal

obtenu à la sortie de cet

amplificateur

est transmis à un sélecteur à travers le tube

trans-formateur

d’impédance

T8.

IV.

Blocage.

- Ce circuit

est

ajouté

pour per-mettre

d’analyser

uniquement

les

signaux

en coïn-cidence ou en anticoïncidence avec ceux

qui

arrivent sur une deuxième entrée. La

plaque

du tube

T15

est

couplée

à la

plaque

du tube

T,.

Si

T15

débite la

plaque

de

T2

ne

peut

monter

Fig. 4.

au delà du

point

définissant le seuil de

l’amplifi-cateur

Tl-1’2.

Suivant la tension

grille

de

T15

le circuit est soit

fermé,

soit ouvert au repos. Dans le

premier

cas

un

signal

négatif bloque

la

lampe.

Dans le second

cas un

signal positif

permet

l’analyse

de

l’impul-sion.

Le tube

T16

sert

uniquement

à faire monter la cathode de

T2

quand

sa

plaque

est effondrée. Ce tube évite une

trop

grande dissipation-écran

de

T 2-

-V. Performances. -

a. Le seuil de

l’amplificateur

est

réglable

de 5 à 25o V par bonds de o,25 V. b. Le

gain

est

réglé

par les

amplificateurs

d’entrée

et de sortie à des valeurs

approximatives

de 2,

4,

6

et II i mesurées sur

chaque appareil.

c. La stabilité du seuil a été étudiée avec une alimentation ± 25o V stabilisée

précédée

d’un

trans-formateur à fer saturé. Pour une tension de secteur

variable de 10o à i 5o V les

chauffages

des tubes

sont ainsi stabilisés à ± i pour 100, les alimen-tations à o, 02 V

près.

Dans ce cas, la stabilité des seuils de

l’appareil

est meilleure que 1 o,o2 V

(4)

96 A

Fig. 5.

Fig. 6. ,

des tubes de

l’amplificateur

à seuil et les dérives des alimentations et des tubes.

d.

L’amplificateur

à seuil et les circuits de mise

en forme admettent des

impulsions

dont la

cons-tante de

temps

de montée minimum est

égale

à 10-6 s.

e. Les

signaux

de sortie ont une

amplitude

maximum de 10o à I 2o V suivant le

gain.

L’amplitude

admissible de la tension d’entrée se déduit de cette valeur suivant le

gain,

ornais aucune

perturbation

n’est

apportée

si le

signal

d’entrée

dépasse

le seuil de I oo V.

f .

La linéarité a été mesurée en

supposant

des bandes de sortie fixes. La

figure

6 donne pour deux

valeurs de

gain

la variation de la

largeur

de bande d V~

nécessaire pour obtenir une bande

donnée 3V,ç

en sortie en fonction de la tension de sortie.

La

région

linéaire s’étend environ sur go V de

la tension de sortie.

La variation de la

largeur

de bande vue de l’entrée

est

comprise

entre =~ I et -- 3 pour I oo.

Manuscrit reçu le septembre 1953.

BIBLIOGRAPHIE.

COOKE YARBOROUGH E. H. - Proc. Inst. Électr. Eng.,

1950,

97, 108.

VALLADAS G. - J.

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