HAL Id: hal-00889733
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Submitted on 1 Jan 1998
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Description de la croissance de canettes mulardes
Gérard Guy, Daniel Rousselot-Pailley, Roger Rouvier
To cite this version:
Gérard Guy, Daniel Rousselot-Pailley, Roger Rouvier. Description de la croissance de canettes mula-
rdes. Annales de zootechnie, INRA/EDP Sciences, 1998, 47 (4), pp.303-310. �hal-00889733�
Article original
Description de la croissance de canettes mulardes
Gérard Guy a Daniel Rousselot-Pailley Roger Rouvier b
a
Station
expérimentale
despalmipèdes
àfoie
gras, Inra, Artiguères,40280 Benquet,
FrancebStation d’amélioration
génétique
des animaux, Inra, B.P. 27, 31326 Castanet-Tolosan cedex, France(Reçu
le 18 novembre 1996 ;accepté
le 5 mai 1998)Abstract - Growth
description
of the female mule ducks. Growth data arepresented
for female muleducklings resulting
from a cross between an Inra 44 common duck and a commercialMuscovy
drake. The
ducklings
were dividedrandomly
at birth into five groups of 25 animals each, and wereweighed
at 43days
of age ( 1988 ± 176g).
The groups were thensequentially weighed
andslaughtered
at 65
days
(2915 ± 256g),
72days
(3158 ± 258g),
79days
(3249 ± 320g),
86days
(3365 ± 290g)
or100
days
(3339 ± 345g).
Theday following slaughter,
the carcasses were cut up. Thefollowing weights
were measured: abdominal fat, the breastincluding
its components (skin, subcutaneous fat and themajor pectoralis
muscle), and thethigh including
its components (skin, subcutaneous fat, muscleand bone). Growth, in terms of age, and relative
growth,
in terms of liveweight
beforeslaughter,
wereanalysed. Logarithmic
values werecomputed.
The increase inweight
of the parts of the carcass stu- died did not vary much after 65days
of age. Theweight
of theadipose
tissues increased more than the liveweights.
Theregression
coefficients b of thelogarithmic
values above the ones of the liveweight
at eachslaughter
age for breast skin,thigh
skin and abdominal fat varied from 1.30 to 1.59,from 1.06 to 1.83 and from 2.29 to 3.75>
respectively.
Thegrowth
of thethigh
bone and muscle wascompleted by
65days
of age: all the b values were lower than 1. The relativegrowth
of the breast muscle increased up to 86days
of age when the value of bbegan
to be lower than 1. (@ Elsevier / Inra)male female ducks /
growth
/ relativegrowth
Résumé -
L’expérience
aporté
sur 134 canettes mulardes,hybrides
d’une cane de souche Inra 44 et d’un mâle de Barbarie commercial.À l’âge
de43 j,
tous les animaux ont étépesés,
leurpoids
moyen était de 1 988 ± 176 g. Les canettes,réparties
defaçon
aléatoire à la naissance danscinq
lots, ont étépesées puis
sacrifiées auxâges respectifs
de65 j (2 915 ± 256 g), 72 j
(3 158 ± 258g), 79 j
(3 249 ± 320g), 86 j
(3 365 ± 290g)
et100 j
(3 339 ± 345g).
L’évolution dupoids
et des élémentsde la
découpe :
gras abdominal,poids
du filet et de ses éléments constitutifs(peau
et gras sous- cutané, musclegrand pectoral), poids
de la cuisse et de ses éléments constitutifs(peau
et gras sous- cutané, muscle et os) en fonction del’âge
et les croissances relatives aupoids
vif auxâges d’abattage
ont décrit la croissance. Les calculs ont été réalisés sur les valeurs
logarithmiques.
Lepoids
vif des*
Correspondance
et tirés à part .Tél.: (33) 05 58 71 11 11 ; fax: (33) OS 58 71 02 07 ; e-mail :
[email protected]
canettes et les
poids
des éléments de ladécoupe
ont peu évolué en fonction du temps au-delà del’âge
de 64j.
Les tissusadipeux
ont eu une vitesse de croissanceplus
élevée que lepoids
vif tout aulong
de lapériode
de contrôle. La croissance relative de la cuisse s’estpoursuivie jusqu’à
la fin del’expérience ;
elle est le fait du seul tissuadipeux
car la croissance du muscle et de l’os est achevé dèsl’âge
de 65j.
La croissance relative du muscle du filet,supérieure
à celle du tissuadipeux,
s’est pro-longée jusqu’à l’âge
de 86j.
(@ Elsevier / Inra)canards mulards femelles / croissance / croissance relative
1. INTRODUCTION
Le canard mâle
mulard, hybride intergé- nérique
d’un canard de Barbarie et d’unecane commune, est l’animal le
plus
utilisé engavage. Aux
âges auxquels
onl’exploite,
ledimorphisme
sexuel du mulard est peu pro-noncé,
voire inexistant. Lescaractéristiques morphologiques
de la canette mularde nepermettent
pas sa commercialisation en car- casse entière en raison d’un formattrop élevé,
ni endécoupe
en raison d’un formattrop
faible.Le but de cette étude est de décrire la croissance
pondérale
et lacomposition
ana-tomique
de la canettemularde,
issue de lasouche
expérimentale
d’une cane communeInra 44 d’un
poids
adulte de2,5 kg
et d’uncanard Barbarie
blanc,
pour laproduction
éventuelle de canette à rôtir.
2.
MATÉRIEL
ETMÉTHODES
2.1. Animaux et alimentation
134 canettes mulardes, filles de canes com-
munes de souche 44, sélectionnée par la station
d’amélioration
génétique
des animaux(Saga)
à lastation
expérimentale lapins
etpalmipèdes (Selap),
et de canards d’une souche commercial de Barbarie, sont toutes nées le 7 novembre 1995 à la stationexpérimentale
despalmipèdes
à foiegras (SEPFG). Le
démarrage
s’est effectué sousradiants sur litière de copeaux et, à
l’âge
decinq
semaines, les animaux ont eu accès à un parcours extérieur sur caillebotis (la densitéd’élevage
estalors de 2,5
canettes.m- 2
et de 7,5 pour le seulparcours extérieur).
A
six semaines, la litière a été retiréeet l’élevage
s’estpoursuivi
sur caillebotisintégral.
Durant toute la durée de l’essai, les ani-maux ont été abreuvés et alimentés à volonté selon le programme résumé au tableau I.
2.2. Mesures
Tous les animaux ont été
pesés
àl’âge
de43 j après
unjeûne hydrique
de 12 h.Les canettes,
réparties
defaçon
aléatoire à la naissance danscinq
groupes de 25 animaux au moins, ont été sacrifiées auxâges respectifs
de 65, 72, 79, 86, et100 j après
unjeûne hydrique
de12 h. Les
poids
vifs des 25 canettes dechaque
lot ont été mesurés
juste avant l’abattage,
et leurpoids saigné
etplumé,
déterminéaprès
12 h deressuage.
Chaque
canette a reçu une notesynthétique
de
présentation
de la carcasse ; elle est lamoyenne des notes attribuées au cou, au dos et aux flancs, à la
poitrine
et à la cuisse selon l’échelle : (0) pas de sicot, (1) peu de sicots, (2)quelques
sicots, (3) nombreux sicots et (4) sitecouvert de sicots.
Après découpe
selon latechnique
décrite par Ricard et Rouvier [11], ont étéenregistrés
lepoids
du gras abdominal, lepoids
du filet et deses éléments constitutifs
(peau
et gras souscutané, muscle Pectoralis
major)
ainsi que lepoids
de la cuisse et de ses éléments constitutifs(peau
et gras sous-cutané, muscle et os).2.3.
Analyse statistique
Les données ont été
analysées
au centre detraitement de
l’informatique génétique
à l’aidedu
logiciel
SAS ([ 12]Reg
Procedure).Par
hypothèse,
la croissance relativedy/y
pen- dant un court intervalle de temps dt d’un organe d’unpoids
y croissant d’unequantité dy
obéit àla relation :
dy/y
= k*dZ (1 ) où k est une constantecaractéristique
de la croissance dans l’intervalle dt.En déterminant
l’intégrale
del’équation
(1), larelation de la croissance relative en fonction de
l’âge
peut être estimée. Elle seprésente
sous laforme :
Log(y)
= kt + c (modèle 1). ).Pour comparer les croissances relatives de deux organes x et y ou d’un organe y et d’un
poids
vif x, on définit la relation(dy/y)/(dt/!)
= b, où b est constant dans l’intervalle dt.L’intégrale
de cette relation :
Log (y)
=b * Log
(x) + m (modèle 2) permetd’exprimer
àchaque âge
lescroissances relatives d’un organe par rapport à un
autre ou d’un organe par rapport au
poids
vif.3.
RÉSULTATS
3.1. Consommation alimentaire
La consommation moyenne d’aliment par animal et par
jour (tableau 11)
a aug- mentéjusqu’à l’âge
de70 j, puis
a diminué.L’indice de consommation cumulé
(IC cumulé)
aégalement augmenté
et cela pen- dant toute lapériode
de l’essai.3.2. Croissance et croissance relative
À l’âge
de43 j,
lepoids
moyen des ani-maux est de 1988 ± 176 g.
Les coefficients de
régression
k dumodèle
1, qui
sont lesexpressions
desvaleurs
logarithmiques
dupoids
vif de l’ani- mal ou des éléments de ladécoupe
en fonc-tion de
l’âge,
desâges
de 65 à100 j,
ont étéestimés comme étant
statistiquement
nondifférents de zéro pour le
poids
vif et lepoids
de la cuisse(éléments
constitutifscompris).
Ceux des autres caractères ont étépositifs
maisfaibles,
de 5/10 000 pour le gras abdominal à 197/10 000 pour le muscle du filet. Lepoids
vif des canettes a aug-menté de 14 % de
l’âge
de65 j
àl’âge
de100 j.
Durant cette mêmepériode,
lepoids
du muscle du filet a
également augmenté (de
106%)
alors que celui du gras abdomi- nal a fluctué de 50 à 58 g.Les valeurs des coefficients de
régression
b et de leurs écarts types sb
(tableau III),
calculées à
partir
du modèle2, permettent
decomparer à
chaque âge
la croissance rela- tive d’un élément dedécoupe
par rapportau
poids
vif. Les tissusadipeux :
gras abdo-minal,
peau et gras sous-cutané du filet ou de la cuisse(tableau III)
ont eu une vitesse de croissancesupérieure
à celle dupoids vif ;
les valeurs des coefficients de
régression
ont été d’autant
plus
élevées que l’animalest
âgé. Les
croissances relatives du muscle du filet et du filetlui-même, importantes
àl’âge
de65 j (tableau III),
ont diminuéjusqu’à l’âge
de79 j.
Les données du tableau IV estiment la croissance relative des éléments constitutifs d’un organe par rapport à
l’organe
lui-même.La croissance du filet a été caractérisée par
une croissance du muscle
plus importante que
celle du tissuadipeux jusqu’à l’âge de 86 j.
A
partir
de 100j,
la croissance du tissu adi- peux est devenueprédominante (tableau IV).
Les croissances de l’os et du muscle de la cuisse ont été terminées dès
l’âge
de 65j.
Les croissances ultérieures de la cuisse ont
donc été
principalement
le fait de la crois-sance de la peau et du gras sous cutané.
3.3. Présentation des carcasses
Les moyennes et les écarts
types
desnotes de
présence
de sicots sur lapoitrine,
les
cuisses,
le dos et le cou sont donnéesdans le tableau V.
À
l’exclusion du cou,zone où la note 3 a été
parfois attribuée,
lesnotes de sicots ont varié de 0
(pas
desicot)
à 2(quelques sicots).
La
fréquence
des sicots sur lapoitrine,
les cuisses et le dos a diminué avec
l’âge.
Elle a été minimale pour la
poitrine
dèsl’âge
de
79 j.
Pour la cuisse et ledos,
elle a dimi- nuéjusqu’à l’âge
de100 j.
La
chronologie
dedéveloppement
desplumes
du cou semble différente car la fré- quence a été laplus
élevéeà 79 j.
4. DISCUSSION
La relation
qui
a été retenue entre la crois-sance relative instantanée et le temps
implique
une courbe de croissance de formeparabolique. Brody [3]
et Laird[7]
ont mon-tré
qu’une
telle courbe ne rend pas compte, defaçon satisfaisante,
de la croissance autoralentie. Aussi ont-ils
proposé
des relationsqui
tendentasymptotiquement
vers lepoids
adulte
A,
parexemple :
p =A(1-e- kt ) [3].
Leur mise en oeuvre suppose la connais-
sance du
poids
adulte.Or,
bien que lepoids
moyen des canettes à
l’âge
de100 j
soit infé-rieur de 26 g au
poids
moyen àl’âge
de86 j,
l’étendue et l’écart type à
100 j
ont eu desvaleurs
supérieures
à celles observées àl’âge de 86 j.
Dans ce contexte,quelle
valeur depoids
adulte faut-il attribuer àchaque
canette ? Nous avons fait le choix dans cette
étude
d’exprimer
larégression
des valeurslogarithmiques
d’une variable parrapport
à une autre variable pour décrire la crois-sance relative
[6, 14].
Celle-ci traduit la constance durapport
des croissances ins- tantanées moyennespendant
unepériode
detemps
réduite et estindépendante
dupoids
adulte.
Les résultats de consommation alimen- taire
(tableau I!
montrent,qu’au-delà
de42
j,
les consommations par canette et parjour
sont élevées. L’accès à un parcours extérieur enpériode
froide(décembre- février),
les besoins derégulation thermique
accrus
qui
en découlent et la distribution d’un aliment peuénergétique expliquent probablement
ce résultat.Les
jeunes
canes mulardes sontplus légères
que les canetonscontemporains [1 ].
Cette différence s’amenuise
cependant
avecle vieillissement et
devient,
engénéral, négli- geable
auxâges
habituelsd’exploitation
desanimaux.
À 43 j
les canettes de notre étudepesaient
158 g de moins(8
°7o dupoids vif)
que leurs frères du même lot d’éclosion.
Cette différence n’était
plus
que de 89 g(3
% dupoids vif)
à79 j.
D’unefaçon géné- rale,
lesperformances pondérales
descanettes que nous avons
analysées
sontplu-
tôt faibles. Elles sont
probablement
la consé-quence du format réduit de leur mère : une cane de souche 44
pèse
àl’âge
adulte2,5 kg.
Lorsque
l’on compare nos résultats avec ceuxde
Leclercq
et Carville[8]
auxâges
de 65et 86
j,
nos canettespèsent respectivement
600 g et 300 g de moins. Ces auteurs ont
également
noté un ralentissement de la crois-sance à
l’âge
de72 j ;
ce ralentissement alieu un peu
plus
tard dans notre étude.Auvergne [ 1 et
Setiawan et al.[13]
esti-ment à
30-31 j l’âge
aupoint
d’inflexion de la courbe de croissance des mulardsmâles,
fils de Barbarie lourds ou de format moyen. Le début de lapériode
de contrôledans notre étude est
trop
tardive pour estimer laposition
de cepoint. Cependant
la réduc-tion de la vitesse de croissance dès
l’âge
de64 j
et la contribution du tissuadipeux
auxcroissances relatives du filet et de la
cuisse,
indice d’animauxphysiologiquement âgés [3], indiquent
une localisationprécoce
dupoint
d’inflexion.Auvergne [ 1 ] et
par une démarche un peu différente Brun et al.[4] distinguent
lescaractères à croissance
précoce,
tels que l’os et le muscle de lacuisse,
de ceux à crois-sance
plus
tardive. Nos résultats confirment ledéveloppement
tardif du musclepectoral [l, 4, 8, 9, 10, 131.
La croissance relative de la cuisse et de ses éléments constitutifs parrapport
aupoids
vif semblereprendre
chez les canettes les
plus âgées. Babile 12]
etAuvergne [1] l’attribuent
à une substitution intramusculaire d’eau par deslipides
suivid’un processus d’accumulation de
lipides.
Un processus
identique
aurait lieu au mêmemoment dans la moelle osseuse.
La
problématique
de laprésentation
dela carcasse varie selon la couleur de l’ani- mal :
blanc,
sonaspect dépend
peu de laprésence
de sicots. La souche 44 croiséeavec
cinq
souches de mâles Barbarie Blancsengendre
au moins 96 % de mulards blancssans différence entre mâles et femelles
(résultats
nonpubliés). Ainsi,
laprésenta-
tion des canettes est commercialement satis- faisante.
Leclercq
et Carville[9],
Héraut et al.[5]
montrent
qu’il
existe chez le mulard un gra- dientantéro-postérieur
de mues. Les muescommencent par le cou et se terminent par la cuisse. Ainsi à
l’âge
de 66j,
la muejuvé-
nile de la cuisse et du dos s’achève alors que la mue
prébasique
du cou, de lapoi-
trine et des flancs est en cours
[5].
Les appa- ritions des sicots du cou et de lapoitrine
n’ont pas été
synchrones
dans notre étudecontrairement à ce que
proposent
Héraut etal.
[5],
en revanche les observations pour la cuisse et le dos sont concordantes.Leclercq
et Carville[9]
soucieux de mini- miser l’indice de consommationsuggèrent
de sacrifier les canettes mulardes à un
âge
voisin de
60 j,
voireplus précoce. À
cetâge,
les canettes associent un rendement en
viande correct,
malgré
un rendement en filetmédiocre,
et uneprésentation
de la carcasseconvenable. Notre étude confirme leurs résultats pour les rendements en viande et en
filet mais pas ceux de la
présentation
de lacarcasse ; en
effet,
auvoisinage
de60 j
lafréquence
des sicots a été laplus
élevée.Leclercq
et Carville[9]
montrent que des modifications de conditionsd’élevage (pho- topériodisme, alimentation, densité)
peu-vent entraîner un
changement
de chronolo-gie d’apparition
des mues.5. CONCLUSION
La croissance des canettes
mulardes,
filles d’un mâle de Barbarie commercial et d’une femelle commune de souche 44 sélec- tionnée par l’Inra est ralentie dès65 j. À
cetâge,
la croissance de l’os et du muscle de la cuisse estachevée ;
le tissuadipeux
par-ticipe
donc d’autantplus
aupoids
del’organe
que l’animal estâgé.
La croissance du muscle du filet sepoursuit
au moinsjusqu’à 86 j
et estsupérieure
à celle du tissuadipeux jusqu’à
cetâge. À
65 ou 72j,
lerendement en filet est
acceptable
et l’indicede consommation
majoré
par les conditionsd’élevage
est peupénalisant,
mais la fré-quence des sicots est élevée. Il faudrait attendre les
âges
de 86 ou100 j
pour que laprésentation
de la carcasse devienne satis-faisante,
mais les valeurs de l’indice de consommation ne permettent pas de conduire les canettesjusqu’à
cesâges.
Les
potentialités
de croissance de lacanette
hybride
de la souche 44paraissent
suffisantes pour en faire une canette à rôtir.
Un effort
particulier
de définition des condi-tions
d’élevage (habitat, densité, photopé- riodisme, alimentation, rationnement)
pour augmenter, autant que faire ce peut, le ren- dement en viande tout en assurant un bon rendement alimentaire et uneprésentation
satisfaisante de la carcasse semble être l’une des
priorités.
Desprogrès
dans la connais-sance de ces domaines
permettraient
depré-
ciser les conditions
d’exploitation
et de dif-fusion des canettes.
REMERCIEMENTS
Nous remercions le
personnel
technicien et animalier de la StationExpérimentale
des Pal-mipèdes
à Foie Gras et de laSelap ;
sans leur par-ticipation
cette étude n’aurait pu être réalisée.RÉFÉRENCES
! 1 [ Auvergne A., Facteurs de variation de la com-
position corporelle et tissulaire des canards avant et après gavage, thèse, INP de Toulouse 252 p.,
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[2] Babile R., La production de foies gras de canards de Barbarie (Cairiiia lI1oschUfU): aspects géné- tiques, nutritionnels et technologiques, thèse,
INP de Toulouse 222 p., 1989.
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Intluence de l’âge et du gavage, Ann. Zootech.
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